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  • il y a 27 minutes
Vendredi 11 septembre 2026, retrouvez Anthony Calci (Fondateur, Calci Patrimoine), Régis Yancovici (Dirigeant et fondateur, Luxavie) et Mansour Khalifé (Fondateur, MNK Partners) dans SMART PATRIMOINE, une émission présentée par Nicolas Pagniez.

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00:08Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Smart Patrimoine.
00:10Smart Patrimoine, l'émission qui vous aide à comprendre les enjeux,
00:14mais aussi les actualités du secteur de la gestion de patrimoine.
00:17Une émission que vous pouvez retrouver tous les jours sur Bsmart for Change,
00:20sur les réseaux sociaux de Bsmart for Change,
00:22mais aussi nous écouter en podcast sur toutes les plateformes de podcast.
00:26Au sommaire de cette édition, nous nous demanderons tout d'abord
00:28si l'Europe suffit pour aller chercher de la performance en matière de SCPI.
00:32Une question que nous poserons à Mansour Khalifé, fondateur et président de MNK Partners.
00:36Ce sera la première partie de l'émission.
00:39Nous enchaînerons ensuite avec enjeux patrimoine,
00:41un enjeu patrimoine consacré à la préparation d'une potentielle expatriation.
00:45A l'approche de la présidentielle, faut-il prévoir un plan expatriation ?
00:49Nous poserons la question à Anthony Calci, fondateur de Calci Patrimoine.
00:53Même si le plan ne devait jamais être exécuté,
00:55est-ce que cela permet d'anticiper notamment le risque politique France ?
01:00Et puis enfin, nous finirons cette émission avec l'œil de l'expert,
01:02où nous reviendrons sur les actualités ETF de l'été.
01:06Les ETF synthétiques, bien sûr, et qui ont failli sortir du PEA,
01:09mais aussi la montée en puissance des ETF actifs.
01:12Les ETF à résultat défini.
01:14Nous en parlerons avec Régis Yankovici, fondateur et dirigeant de Luxavie.
01:19On se retrouve tout de suite sur le plateau de Smart Patrimoine.
01:26Et pour commencer cette émission, une question à se poser.
01:29L'Europe suffit-elle pour aller chercher de la performance en matière de SCPI ?
01:34Une question que nous allons poser à Mansour Khalifé.
01:37Bonjour Mansour.
01:37Bonjour Nicolas.
01:38Merci d'être avec nous.
01:39Vous êtes fondateur et président de MNK Partners.
01:41MNK Partners qui est une société de gestion immobilière.
01:45Vous proposez notamment la SCPI Reason et on va parler au travers de cette SCPI Reason
01:49des convictions que vous pouvez avoir sur le marché de l'immobilier.
01:53Premier élément à évoquer ensemble, on entend beaucoup parler de SCPI européenne
01:58qui investissent ou non en France, mais qui vont chercher de la performance en Europe.
02:02Vous, vous avez décidé d'aller plus loin.
02:04Vous avez décidé d'aller chercher de la performance au niveau de tous les pays de l'OCDE.
02:08Pourquoi ce choix ?
02:10Ça veut dire quoi ?
02:10Que l'Europe ne suffit plus à aller chercher de la performance, Mansour Khalifé ?
02:14Alors, effectivement, on a décidé d'avoir un terrain de jeu qui est très très large.
02:18On parle des 38 pays de l'OCDE qui représentent plus de 50-60% du PIB mondial.
02:24Et c'est surtout des pays qui sont structurés, qui sont organisés, qui sont développés.
02:29D'accord.
02:29Pourquoi on a fait ce choix-là ?
02:31Alors, effectivement, vous l'avez dit, l'Europe est un terrain qui est déjà large.
02:36Et c'est souvent l'argument donné pour dire quand il n'y a pas suffisamment de performance en France,
02:40on va la chercher en Europe.
02:42Alors, effectivement, je pense qu'en matière de SCPI, il faut avoir un souffle qui est très très long.
02:46Donc, on ne gère pas de la performance à un an, deux ans, cinq ans, mais on cherche la performance,
02:51du moins essayer de générer de la performance sur un temps qui peut aller jusqu'à 20 ans, 30 ans,
02:5640 ans.
02:57Et donc, on se dit, si on investit qu'en France, on est risqué, c'est-à-dire qu'on
03:01porte le risque du pays.
03:03D'accord.
03:03Donc, autant aller en Europe, mais l'Europe, alors c'est l'Europe continentale, donc on sait qu'il y
03:08a l'Union européenne,
03:09il y a d'autres regroupements de pays.
03:11Si ces pays vont mal, finalement, notre investissement va en pâtir.
03:16Et donc, on se dit, autant aller chercher le monde.
03:19Les 38 pays de l'OCDE, je rappelle, il y a le Canada, il y a les États-Unis, il
03:23y a quelques pays d'Amérique latine,
03:24il y a les pays européens, mais il y a aussi des pays d'Asie et du Pacifique.
03:28Est-ce que ça ne rend pas les choses juridiquement plus compliquées d'aller au-delà de l'Europe,
03:32où il y a une sorte d'unité avec l'Union européenne, où on peut se dire que le commerce
03:36est plus facile ?
03:37Est-ce que ça rajoute une complexité en tant qu'investisseur ?
03:39Ça rajoute, j'ai envie de dire, une complexité, un, de comprendre le marché lui-même,
03:43ça veut dire qu'il faut avoir les outils pour analyser, comprendre et suivre l'évolution de ces marchés immobiliers.
03:49Ça rajoute, effectivement, une compréhension sur la fiscalité,
03:53parce qu'on rappelle que la SCPI est un véhicule qui est fiscalement transparent,
03:56et que l'épargnant français, comment est traité son revenu qui vient d'autres pays que l'Europe ?
04:02Mais finalement, j'ai envie de dire, ce n'est pas plus complexe que d'investir en Europe,
04:05parce qu'on a déjà ces problématiques.
04:07Aujourd'hui, quand on investit, par exemple, en Pologne, en République tchèque, en Irlande,
04:11ou même en Royaume-Uni, on a déjà ces problématiques qui sont d'ordre juridique.
04:16Qui sont des pays dans lesquels vous êtes investi aujourd'hui ?
04:17Qui sont des pays dans lesquels on investit, on investit dans plus que ça,
04:20mais ces quelques pays, et derrière, ça rajoute aussi la complexité du traitement fiscal.
04:26Mais, dans tous les cas, les pays de l'OCDE ont des conventions de non-double imposition entre elles,
04:30et donc, finalement, on arrive à trouver de belles performances
04:34qui ne sont pas garanties, je rappelle,
04:36et qui, après fiscalité, restent, somme toute, assez avantageuses.
04:41On va parler de la performance, puisque vous avez revalorisé deux fois le prix de part
04:44depuis le lancement de la SCPI Ryzen, ça fait quoi, 18 mois qu'elle existe ?
04:48Non, ça fait 22 mois à fin août.
04:4922 mois à fin août, ok.
04:51Donc, un petit peu plus de revalorisation de prix de part,
04:54juste avant d'aller sur ce sujet,
04:55quand on a un champ d'action de 38 pays dans lesquels on peut investir,
04:59est-ce qu'il y a des pays dans lesquels on sait qu'on n'ira pas, pour une raison
05:02ou une autre ?
05:03Alors, effectivement, 38 pays, comme je le disais, c'est un territoire qui est extrêmement large.
05:08Comment se fait le choix des pays ?
05:10Alors, comme vous le savez, on a un modèle quantitatif
05:13qui va nous donner les signaux immobiliers,
05:16c'est-à-dire les signaux des marchés immobiliers,
05:18quand rentrer, quand sortir.
05:19Mais au-delà de ça, on a aussi un scoring de gouvernance pays,
05:24de risque pays, ce qu'on appelle le risque pays,
05:27dans lequel on va intégrer de la data, bien entendu,
05:30sur la gouvernance, le développement,
05:34les droits des femmes et des hommes dans ces pays, la corruption.
05:37Et donc, de facto, quand on regarde les pays de l'OCDE,
05:41par exemple, il y a la Colombie, il y a la Turquie,
05:43c'est des pays qui, aujourd'hui, ne nous intéressent pas d'un point de vue investissement.
05:47On regarde d'autres pays.
05:48Le Canada, par exemple, commence à nous intéresser.
05:51Les États-Unis sont un pays de l'OCDE qui sont bien organisés.
05:56Je veux dire, le scoring risque pays, à ce stade, est assez favorable.
06:01Mais la macro ne nous convient pas, la macroéconomie.
06:05Et donc, on voit bien que le choix du pays n'est pas fait sur un critère simple,
06:10mais finalement sur un multicritère qui va être composé,
06:14qui va nous permettre de dire, tiens, il faut mieux aller ici et ne pas aller là-bas.
06:17En France, on investit aujourd'hui dans l'immobilier
06:19ou comparativement aux autres pays de l'OCDE, il y a plus d'opportunités ailleurs ?
06:23Alors, la France fait partie des pays de l'OCDE, effectivement.
06:26Donc, elle fait partie des géographies où nous pourrons être amenés à investir.
06:30Aujourd'hui, nous ne l'avons pas validée,
06:32pour des raisons, j'ai envie de dire, qui sont évidentes.
06:35Tout d'abord, on est aux portes d'élections qui peuvent changer le débat en France.
06:39On a quand même une macroéconomie et une dette publique qui est assez importante
06:43et pour laquelle le budget ne répond pas,
06:47ça veut dire ne peut pas soutenir cette dette.
06:50Donc, on sent qu'il y a une tournure macroéconomique
06:52qui n'est pas favorable sur la France.
06:54L'inflation repart, la croissance est en baisse,
06:57on est aux portes de la stagflation.
06:58Donc, est-ce qu'on va préférer aller investir en France,
07:01si on adore la France, juste pour dire que nous avons des actifs en France ?
07:05Non, on préfère aller sur d'autres géographies.
07:08On parle par exemple de la Pologne, de l'Europe du centre,
07:11qui aujourd'hui affiche de meilleures croissances économiques
07:14et surtout qui donne un peu plus de visibilité et de stabilité.
07:18Vous êtes donc investi dans un certain nombre de pays,
07:20la Pologne et le Portugal pour les plus récentes,
07:23en tout cas les actualités les plus récentes.
07:24Si on regarde la SCPI Reason, vous le disiez, 22 mois d'existence,
07:27vous avez revalorisé deux fois le prix de la part.
07:31Pour quelles raisons ?
07:32Alors, pourquoi on a revalorisé le prix de la part ?
07:34Pour la simple et bonne raison, c'est la promesse qui a été faite à nos épargnants,
07:37c'est de dire qu'on ne veut pas embarquer de décote.
07:40Comme vous le savez, la valeur de part de la SCPI peut se situer entre moins 10 et plus 10%,
07:48plus 10% pardon, de ce qu'on appelle la valeur de reconstitution.
07:52C'est-à-dire, c'est la valeur réactualisée des actifs.
07:55La réalité, c'est qu'une SCPI qui est jeune comme Reason
07:58et qui se développe de manière importante,
08:01si nous sommes décorrélés fortement,
08:03c'est-à-dire si la valeur de part est fortement décorrélée de la valeur des actifs,
08:07finalement, on va embarquer de la dilution.
08:09Donc, ça veut dire, au lieu d'aller vite, on va se ralentir soi-même.
08:13Et donc, on pense qu'il est plus intéressant d'éviter d'avoir trop de décote.
08:18La moyenne, aujourd'hui, du marché se situe entre 5 et 6%.
08:21Et nous avons revalorisé à chaque fois que nous avons atteint ce niveau de décote de moins 5
08:27pour se situer dans un tunnel à moins 3.
08:29Donc, finalement, ça permet de préserver les intérêts des investisseurs qui nous ont fait confiance,
08:34parce que finalement, c'est eux qui payent cette dilution,
08:36et de continuer à avoir de la performance, en tous les cas, sur le long terme.
08:42Quel avenir, enfin, comment se dessinent, selon vous, les prochains mois pour cette SCPI ?
08:47Vous êtes, je l'ai dit, vous êtes allé au Portugal, vous êtes allé en Pologne.
08:50Pour l'instant, on reste quand même dans l'Europe.
08:51Est-ce qu'il y a d'autres pays qui vont s'ouvrir, peut-être de l'OCDE, pour le
08:55coup, un peu plus large ?
08:56Alors, effectivement, nous avons commencé avec le territoire européen,
08:58et aujourd'hui, on peut dire, dès la semaine prochaine, nous allons rentrer à un huitième pays européen.
09:03Donc, on a déjà acté une diversification géographique.
09:06Nous avons des actifs au Royaume-Uni, comme je le disais, en Irlande, aux Pays-Bas,
09:11la République tchèque aussi.
09:13Et nous avons aussi une diversification qui est typologique.
09:16C'est-à-dire qu'on n'a pas une grosse thématique immobilière qui remporte un gros pourcentage.
09:22On a, je veux dire, en pourcentage, on n'a pas de majorité absolue dans le fond.
09:29Mais dans tous les cas, on a quasiment 45% de logistique et d'industriel.
09:33On a 40% de bureaux.
09:34On a de l'hôtellerie.
09:35On a du commerce.
09:36On a de l'éducation.
09:37Donc, la diversification est très importante, parce que ça évite d'avoir des effets de concentration.
09:42Et maintenant, nous sommes parés, depuis quelques mois,
09:45à aller chercher d'autres géographies internationales.
09:48On a parlé du Canada parce que nous avons entré de la data sur le Canada
09:52et on trouve qu'il est intéressant d'aller sur certaines zones
09:55acheter des actifs logistiques et industriels,
09:58plutôt sur le centre-ouest du Canada.
10:01Et nous regardons de manière très récente d'autres géographies qui sont extrêmement lointaines.
10:06Je tairai le nom pour le moment.
10:07Mais dans tous les cas, on a cette volonté d'aller diversifier le portefeuille de Reason
10:13au niveau le plus international.
10:14Bon, ce sera l'occasion d'en reparler dans Smart Patrimoine.
10:17Merci beaucoup, en tout cas, Mansour Khalifé, de nous avoir accompagné dans l'émission.
10:20Je rappelle que vous êtes fondateur et président de MNK Partners.
10:22Et quant à nous, on se retrouve tout de suite dans Enjeu Patrimoine.
10:29Et dans Enjeu Patrimoine, nous allons à présent nous poser une question.
10:32Faut-il prévoir un plan E, un plan expatriation, à l'approche de la présidentielle ?
10:37C'est en tout cas le sujet que nous allons aborder avec Anthony Calci.
10:40Bonjour Anthony.
10:41Bonjour Nicolas.
10:41Merci d'être avec nous.
10:42Vous êtes fondateur de Calci Patrimoine.
10:44Alors c'est vrai que depuis la dissolution de l'Assemblée nationale qui a eu lieu en France,
10:49beaucoup de conseillers en gestion de patrimoine ou de professionnels de gestion de patrimoine
10:53nous parlent d'assurance vie luxembourgeoise et de cette volonté de commencer à sortir des actifs de France.
10:59Vous, ce que vous dites à l'approche de la présidentielle, c'est qu'il faut réfléchir à l'expatriation.
11:03Ça ne veut pas dire qu'on ira jusqu'au bout, mais au moins il faut être prêt et diminuer
11:07peut-être le risque de la prochaine présidentielle.
11:11Oui, ça fait plusieurs années que je recommande ça auprès de mes clients.
11:15Donc ce plan expatriation, ce n'est pas s'expatrier, mais c'est bien se préparer à une expatriation.
11:20C'est comme une assurance.
11:21D'accord.
11:22Donc on prend une assurance, on prépare son patrimoine à s'expatrier, on choisit un pays,
11:27on fait un diagnostic fiscal et civil d'un potentiel départ et on fait comme si on allait s'expatrier.
11:35D'accord.
11:36Et en réalité, on ne le fait pas.
11:37Et s'il devait y avoir effectivement des mesures fiscales qui seraient trop coercitives,
11:42eh bien on aurait déjà l'assurance de prête.
11:45Parce qu'aujourd'hui, on est dans une situation où un certain nombre d'épargnants
11:49ou de personnes qui ont un capital de côté se posent la question du risque politique France
11:57vis-à-vis de leur épargne ?
11:59Bon, ça fait plusieurs années que c'est le cas.
12:01Et là, on va vous dire que ce qui se passe sur la dette française, le mur se rapproche,
12:07on va dire.
12:07Donc la dernière loi de finances, je voudrais rappeler quand même que le parti centriste
12:12voulait passer une taxe de 2% sur les holdings.
12:16Donc si vous avez une holding avec 50 millions, vous devez donner 1 million par an au fisc.
12:22Oui, bien sûr.
12:22Ça a failli être passé, il s'était poussé par le centre.
12:25Et aussi l'excit de taxes.
12:27Oui, bien sûr.
12:28Passait de 2 ans jusqu'à 15 ans, qui avait été voté mais qui a été retiré au 49.3.
12:36Donc tout ça, ce sont plus que des signaux qui montrent qu'ils vont vouloir aller chercher
12:42le capital où il est, c'est-à-dire les riches.
12:44Donc, alourdir la fiscalité, et ça se revalide d'année en année, et c'est pour ça qu'il
12:50faut potentiellement réfléchir à un plan expatriation.
12:52Mais vous avez dit, on ne va pas jusqu'au bout, c'est juste qu'en fait on s'achète
12:56un peu de tranquillité en se disant qu'on pourrait le faire si jamais, mais ça ne veut
12:59pas forcément dire qu'on part dans 2 ans par exemple.
13:02C'est ça, pourquoi ? Parce que si vous deviez vous expatrier demain, imaginons qu'il y a
13:08une loi de finances extrêmement virulente cette année ou l'année prochaine, parce
13:12qu'il y a un nouveau président et une nouvelle assemblée virulente, au moment où vous décidez
13:18de le faire et vous le faites, c'est sans doute des années de préparation.
13:23Pourquoi ? Il faut vendre des biens immobiliers, il faut sortir des contrats, il faut sortir
13:28de fonds peut-être qui sont bloqués, il faut créer une nouvelle société à l'étranger,
13:33il faut diminuer ses revenus en France, réaugmenter ses revenus à l'étranger, il faut réorganiser
13:38sa vie tout simplement.
13:40Bien sûr, oui, oui, complètement.
13:42D'où l'intérêt de l'anticiper, même si on ne l'active jamais, c'est ça ?
13:45Oui, disons que je fais votre bilan patrimonial, cher Nicolas, je me rends compte que votre
13:51immobilier locatif, après fiscalité des revenus fonciers, impôts sur la fortune immobilière,
13:56vous rapporte 2%.
13:59Donc finalement...
14:00Pourquoi ne pas vendre, récupérer le capital, plutôt que vous exposer à l'immobilier français
14:05qui est surtaxé, on est d'accord, et qui va continuer de taxer.
14:09Et en plus, les locataires, c'est-à-dire les Français s'appauvrissent.
14:14Donc vous revendez vos biens immobiliers sur ces prochaines années, avec un départ de locataire
14:18ou autre, eh bien, vous en profitez pour rediversifier votre patrimoine en vous mettant
14:25dans une banque privée en Suisse, en ouvrant une assurance luxembourgeoise, en payant
14:30des honoraires à un avocat fiscaliste international que vous allez interroger pour se dire
14:37« Si je devais partir de France, qu'est-ce que ça impliquerait sur mon patrimoine ? »
14:43Quel pays ça intéresserait d'aller ? Peut-être que vous discutez ça en famille,
14:47si vous préférez le soleil, Portugal, peut-être.
14:50C'est ce que j'allais dire, comment est-ce qu'on prépare et où est-ce qu'on prépare
14:53?
14:53Enfin, il y a deux sujets, c'est quel pays on choisit, et surtout, est-ce que ça coïncide
14:59avec une recherche de performance quand on veut faire aussi de la gestion de son patrimoine, quand même ?
15:04Justement, le choix de vie, c'est quand même quand les gens sont fortunés, on a des choix
15:09à prendre, et ça ne se prend pas forcément comme ça.
15:13Ça veut dire que si vous voulez aller au Portugal, au Maroc, en Belgique, en Suisse,
15:17c'est extrêmement différent, en Italie, évidemment, c'est ce qui est à la mode,
15:22et bien peut-être que ces options-là, vous allez les visiter avant, vous allez choisir
15:26des pays, vous allez choisir des quartiers, vous allez vous projeter.
15:29Donc investir dans l'immobilier du pays, par exemple ?
15:30Non, vous allez prendre des vacances.
15:32D'accord.
15:33Est-ce que je m'y verrais ?
15:36Est-ce que je m'y verrais, tout simplement ?
15:39Est-ce que ça vaut un million par an d'impôts ?
15:42Est-ce que vous préférez le Portugal, l'Italie, ou la Suisse, la tranquillité de la Suisse ?
15:48Concrètement, quand on prépare un plan expatriation, ça veut potentiellement dire aussi qu'on
15:53commence à sortir ses actifs via une assurance vie luxembourgeoise.
15:57Comment est-ce qu'on fait concrètement ? Dans quoi est-ce qu'on investit ?
16:00J'imagine que ça dépend de la stratégie de chacun, mais est-ce qu'il y a une méthode,
16:03ou en tout cas des impératifs pour commencer à alléger quelque part le risque politique français ?
16:11Oui, bien sûr.
16:12Bon, déjà, l'immobilier, l'immobilier de France.
16:15On sort ?
16:16Oui.
16:16D'accord, très clair.
16:18Très bien.
16:19Évidemment, résidence principale, résidence secondaire, vous avez sans doute des très
16:23bonnes raisons de les garder, et il faut sans doute les garder.
16:26Après, vous en discuterez si, au cas de départ, il faudra le vendre.
16:31Mais c'est clair que l'immobilier de l'immobilier, vous aurez un attachement personnel, il faut
16:37le vendre.
16:38Si vous avez des assurances en vie françaises...
16:39Il faut en sortir ?
16:42Oui.
16:43D'accord.
16:44Très clair.
16:45Alors, si vous ne comptez pas mettre le plan expatriation, ce n'est pas la peine d'en
16:49sortir.
16:50Mais si vous vous dites, je veux me projeter peut-être dans un autre pays, oui.
16:54Voilà.
16:55Et puis, vous avez des choses intéressantes à faire.
16:58Par exemple, aujourd'hui, même en étant résident fiscal français, vous pouvez avoir
17:02un million dans une banque privée suisse qui va piloter votre patrimoine et qui va vous
17:08conseiller sur les jeux de réduction de toute l'Europe, voire du monde, qui va vous
17:13suivre, si vous allez en Angleterre, si vous allez en Belgique, vous allez garder cette
17:17banque privée suisse qui va vous conseiller.
17:18Et moi, conseiller en gestion de patrimoine français, on ouvre les assurances en vie luxembourgeoise,
17:24on fait l'intermination avec une gestion de fortune suisse, on fait l'intermination
17:28avec les avocats fiscalistes internationaux en France, spécialistes de la fiscalité
17:33française, les notaires, pareil, et on trouve les correspondants locaux pour avoir le bon
17:41conseil dans les autres pays.
17:43Dernière question, dans vos clients, les gens avec qui vous échangez sur ce sujet, le
17:50sujet de l'expatriation, du risque politique, c'est quoi ? C'est un sujet encore plus présent
17:53aujourd'hui ? Alors je sais que vous, vous en parlez depuis plusieurs années, mais chez
17:56les gens avec qui vous discutez ?
17:58Non, comme d'habitude, les gens n'ont pas forcément envie de s'expatrier, franchement.
18:07Enfin, ceux qui sont arrivés en fiscaux français, ils ont leurs habitudes, ils sont habitués
18:12à payer leurs impôts, souvent, comment dire, on est déjà assez organisé au niveau du patrimoine
18:22français pour payer peu d'impôts.
18:23Pourquoi ? On a une holding, ou on a des assurances vie. Quand c'est à titre personnel, on est
18:28assurance vie, et holding, on est personne morale. Et ces deux solutions capitalisantes
18:34permettent de très optimiser vos revenus et votre fiscalité. Parce que tant que vous
18:38ne faites pas de distribution de dividendes pour la holding ou de retrait sur l'assurance
18:41vie, vous n'avez pas de revenus, et donc vous avez une faible fiscalité. Et puisque c'est
18:47constitutionnel, on ne peut pas vous prendre à peu près 75% de ce que vous gagnez, ça veut
18:52dire que si vous gagnez 100 000 euros, on ne peut pas vous prendre plus de 75 000 euros,
18:57mais on pouvait très facilement plafonner vos taxes par...
19:01D'accord. Oui, donc quelque part, l'idée, c'est plus de sortir de ce qui est le plus
19:05à risque, on parle de l'immobilier locatif ou autre, mais l'idée, ce n'est pas forcément
19:08de s'expatrier, mais en tout cas de réduire le risque, c'est ce qu'on disait au départ.
19:11C'est réduire le risque, et au cas où il devait y avoir quelque chose de trop coercitif,
19:15d'être prêt.
19:16D'être prêt, tout simplement.
19:17Merci beaucoup Anthony Calci, fondateur de Calci Patrimoine, de nous avoir accompagné
19:21sur le plateau de Smart Patrimoine, et on se retrouve tout de suite dans L'œil
19:23de l'expert.
19:28Et pour finir cette émission, L'œil de l'expert, où nous avons le plaisir de retrouver
19:32sur le plateau de Smart Patrimoine, Régis Iankovici.
19:34Bonjour Régis.
19:35Bonjour Nicolas.
19:36Ça va bien ?
19:37Bien et vous ?
19:37Super, c'est vacances.
19:39Très bonne et vous ?
19:40Merveilleuse.
19:41Fondateur et dirigeant de luxavi.fr, on est ravis de vous retrouver pour une nouvelle
19:44saison, avec une petite nouveauté, on va essayer d'illustrer chacune de vos interventions
19:49avec une maxime, et aujourd'hui on va parler de l'actualité des ETF, et la maxime qui
19:53vous est venue, de l'actualité de l'été des ETF, et la maxime qui vous est venue
19:56c'est ?
19:57L'habit ne fait pas le moine.
19:59Alors je dois avouer que quand on a réfléchi à cette introduction sous forme de maxime,
20:04je pensais dire des maximes boursières.
20:06D'accord.
20:06J'avoue que la première de la série n'est pas vraiment boursière, néanmoins c'est
20:10celle qui m'est venue à l'esprit en pensant à ce qui s'est passé cet été,
20:15autour des ETF PEables synthétiques, de la montée en puissance des ETF de gestion
20:22active, des ETF à résultat défini, et donc je trouvais ça intéressant d'en parler
20:26aujourd'hui.
20:27Alors commençons par ces fameux ETF synthétiques, c'est vrai que ça a animé la fin de l'été,
20:31allait-il sortir ou non du PEA ? Il y a eu un risque qu'il sorte du PEA, finalement
20:34il reste dans le PEA, avec cet argument qui était de dire, enfin c'est toujours un peu
20:38cette idée de faire en sorte que l'épargnant européen investisse en Europe plutôt
20:42qu'aller investir aux Etats-Unis, c'est ça derrière la question.
20:44Absolument, l'objectif initial du PEA c'était effectivement d'aider au financement des entreprises
20:49d'abord françaises, puisqu'au début c'était que des sociétés françaises, puis européennes
20:54à partir de 2003 je crois, mais c'était également de favoriser l'épargne longue des Français,
21:01et en ce sens on peut dire que c'est plutôt réussi.
21:04Mais remettons, puisqu'on a filé la métaphore ecclésiastique, remettons l'église au milieu
21:11du village, et donc replaçons les ETF PEA dans l'univers des PEA, parce que ça ne représente
21:20pas grand-chose, il y a à peu près 170 milliards d'euros sur les ETF PEA par rapport à
21:2623-24
21:27milliards, donc c'est moins de 0,7%. Alors je comprends que ça intéresse ceux qui nous
21:32regardent évidemment, mais ça ne pèse pas grand-chose. Et il faut aussi recontextualiser,
21:38parce que la gestion synthétique n'est pas nouvelle. Le premier ETF synthétique PEAble
21:46date de 2001. C'était un Elixor CAC 40 qui était synthétique. Le premier ETF synthétique
21:53avec des valeurs étrangères, c'est de 2003. C'était aussi un Elixor Titan 50 sur les
21:59plus grosses valeurs mondiales. Donc c'est voilà, cette problématique...
22:04Et là, quelle différence entre un ETF synthétique et un ETF classique ?
22:08Alors, pour faire ultra simple et pédagogique, un ETF physique, la performance elle est créée
22:14à la maison, dans la société de gestion. Un ETF synthétique, la performance est
22:20sous-traitée à une banque d'investissement qui va vendre la performance de l'indice
22:27traqué. C'est-à-dire qu'en fait, la construction d'un ETF synthétique, c'est un panier de valeurs
22:33plus un swap. Évidemment, le panier de valeurs, il est choisi des valeurs européennes, justement
22:39pour le rendre payable, au moins 75%. Et le swap, qui d'ailleurs ne peut pas représenter
22:44plus de 10% sur la réglementation USIT, permet l'échange de performance entre ce panier
22:50et l'indice traqué. Ça veut dire quand même au passage que le détenteur de l'ETF, à
22:56travers cet ETF, détient les titres européens.
22:59D'accord, ok.
23:00Il les a vraiment.
23:02Si jamais c'est investi en Europe, si c'est investi aux Etats-Unis ?
23:05Non, dans tous les cas.
23:05Dans tous les cas, d'accord.
23:06Dans tous les cas. Il a son panier de valeurs européennes qui rend l'ETF peuable, parce
23:10que si effectivement la loi est un peu contournée, elle n'est pas bafouée. Non, non, on continue
23:18d'avoir au moins 75% de valeurs européennes.
23:20Ces ETF synthétiques restent finalement dans le PEA. Il y a d'autres actualités des ETF,
23:24notamment une qui vous est chère, c'est la montée en puissance des ETF actifs, Régis.
23:28Alors, c'est un sujet intéressant parce que depuis toujours, je me réjouis de l'élargissement
23:32de la gamme des ETF. Je trouve que plus on donne de choix aux souscripteurs, plus on
23:37lui complique la tâche, plus le rôle de conseiller comme Luc Savy est important. Mais je trouve
23:44intéressant de pouvoir donner du choix aux clients. Maintenant, à quoi ça sert un ETF
23:48de gestion active ? D'abord, ça nous rappelle qu'un ETF n'est pas forcément passif.
23:53C'est quand même bon de le rappeler parce que ce n'est pas si vieux, les ETF actifs. Ça
23:59veut dire
23:59qu'un ETF ne suit pas forcément un indice de référence. D'ailleurs, dans l'ETF, Exchange Traded Fund,
24:07à aucun moment on parle d'index. On parle de fonds cotés. Et donc, c'est intéressant de pouvoir acheter
24:15quelque part un espoir de surperformance qui est coûteux. Ça va être plus cher qu'un indice
24:22classique. Et ça permet au client final de dire à l'investisseur, est-ce que je veux ou pas
24:29déléguer la performance, l'allocation d'actifs, la gestion ou pas ?
24:36D'accord. Oui, bien sûr. On ne se contente pas de répliquer.
24:39C'est la question clé. Bien sûr. Alors, à ce jour, la question que je me pose, c'est
24:45OK, on élargit l'offre, très bien. Mais qui a le plus intérêt à ce qu'il y ait des
24:50ETF de gestion active ?
24:52Et je me demande, est-ce que c'est plus l'investisseur ou plutôt la société de gestion
24:58qui, évidemment, s'inquiète de voir les sorties vers les ETF, la montée en puissance des ETF ?
25:03Bien sûr. Et qui trouve là une occasion de reproposer des fonds actifs.
25:08De reproposer de la gestion active sous une forme différente.
25:11Sous une forme différente, qui coûte moins cher qu'un fonds classique, qui coûte plus cher qu'un ETF indiciel.
25:16On pourra d'ailleurs en reparler dans une autre émission, mais très rapidement, les ETF à résultat défini,
25:20on en avait déjà parlé aussi. Pourquoi est-ce qu'on en reparle en ce début d'année ? Qu
25:24'est-ce que vous avez suivi cet été ?
25:25Mais parce qu'on commence à en parler en Europe. À l'époque où on en parlait, c'est l
25:29'époque où Goldman Sachs
25:30venait de racheter le numéro 1 mondial des ETF à résultat défini Innovatar.
25:35Goldman Sachs se prépare à lancer une gamme en Europe. BNP et iShares en ont lancé cet été.
25:42C'est encore tout petit, ça ne représente pas grand-chose. Même aux Etats-Unis, c'est autour de 1
25:48% des actifs totaux.
25:50Donc c'est une niche, mais c'est une niche qui, à mon sens, est promise à un très grand
25:55avenir,
25:56puisqu'elle vient concurrencer vraiment en face les produits structurés.
26:01D'accord, oui, oui, c'est ça. C'est la même mécanique.
26:03La même mécanique.
26:04C'est pas la même ingénierie derrière, mais c'est la même mécanique et la même promesse.
26:08C'est la même promesse, c'est-à-dire d'avoir une performance encadrée avec une limitation de la hausse
26:13et, en contrepartie, une limitation de la baisse sous différentes formes.
26:16On ne va pas rentrer dans le détail maintenant.
26:18Mais je crois que ça rejoint une vraie demande des investisseurs privés
26:24qui ne veulent pas juste reproduire un indice.
26:27Et je trouve que cette promesse-là de moindre frais par rapport aux produits structurés,
26:32de liquidité, d'absence de risque de crédit, c'est formidable.
26:36C'est fou, on est en train de tout recréer via des ETF.
26:40Mais les ETF ont bouleversé l'écosystème de la gestion financière
26:45et donc le prochain écosystème à bouleverser, c'est les produits structurés.
26:49Merci beaucoup Régis Jean-Covici.
26:50Je rappelle que vous êtes fondateur et dirigeant de Luxavi.
26:53Merci beaucoup.
26:53Merci à vous de nous avoir suivis dans Smart Patrimoine
26:56et je vous dis à très vite sur Bismarck for Change.
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