00:04Et pour finir cette émission, l'œil de l'expert, où nous avons le plaisir de retrouver sur le plateau
00:08de Smart Patrimoine, Régis Iankovici.
00:10Bonjour Régis. Bonjour Nicolas. Ça va bien ? Super ses vacances.
00:14Très bonne et vous ? Merveilleuse.
00:17Fondateur et dirigeant de luxavie.fr, on est ravis de vous retrouver pour une nouvelle saison avec une petite nouveauté.
00:21On va essayer d'illustrer chacune de vos interventions avec une maxime.
00:25Et aujourd'hui on va parler de l'actualité des ETF et la maxime qui vous est venue, de l
00:29'actualité de l'été des ETF et la maxime qui vous est venue c'est ?
00:32L'habit ne fait pas le moine. Alors je dois avouer que quand on a réfléchi à cette introduction sous
00:38forme de maxime, je pensais dire des maximes boursières.
00:41D'accord. J'avoue que la première de la série n'est pas vraiment boursière, néanmoins c'est celle qui
00:46m'est venue à l'esprit en pensant à ce qui s'est passé cet été.
00:50D'accord. Autour des ETF payables synthétiques. Bien sûr.
00:55De la montée en puissance des ETF de gestion active, des ETF à résultat défini. Et donc je trouvais ça
01:01intéressant d'en parler aujourd'hui.
01:02Alors commençons par ces fameux ETF synthétiques. C'est vrai que ça a animé la fin de l'été. Allait
01:06-il sortir ou non du PEA ?
01:08Il y a eu un risque qu'il sorte du PEA. Finalement il reste dans le PEA avec cet argument
01:12qui était de dire, enfin c'est toujours un peu cette idée de faire en sorte que l'épargnant européen
01:16investisse en Europe plutôt qu'à l'investir aux Etats-Unis.
01:18C'est ça derrière la question ?
01:20Absolument. L'objectif initial du PEA c'était effectivement d'aider au financement des entreprises d'abord françaises, puisque au
01:27début c'était que des sociétés françaises, puis européennes à partir de 2003 je crois.
01:32Mais c'était également de favoriser l'épargne longue des français.
01:37D'accord.
01:37Et en ce sens on peut dire que c'est plutôt réussi. Mais remettons, puisqu'on a filé la métaphore
01:43ecclésastique.
01:44Bien sûr.
01:45Remettons l'église au milieu du village. Et donc replaçons les ETF PEA dans l'univers des PEA. Parce que
01:55ça ne représente pas grand-chose. Il y a à peu près 170 milliards d'euros sur les ETF PEA
02:01par rapport à 23-24 000 milliards.
02:03Donc c'est moins de 0,7%. Alors je comprends que ça intéresse ceux qui nous regardent évidemment, mais ça
02:10ne pèse pas grand-chose.
02:11Et il faut aussi recontextualiser parce que la gestion synthétique n'est pas nouvelle.
02:17Le premier ETF synthétique PEAble date de 2001.
02:22Ok.
02:23C'était un Lixor CAC 40 qui était synthétique. Le premier ETF synthétique avec des valeurs étrangères, c'est de
02:312003. C'était aussi un Lixor Titan 50 sur les plus grosses valeurs mondiales.
02:38Donc c'est voilà, cette problématique est la sortie.
02:40Quelle différence entre un ETF synthétique et un ETF classique ?
02:43Alors, pour faire ultra simple et pédagogique, un ETF physique, la performance elle est créée à la maison, dans la
02:51société de gestion.
02:52D'accord.
02:53Un ETF synthétique, la performance est sous-traitée à une banque d'investissement qui va vendre la performance de l
03:03'indice traqué.
03:03D'accord. Ok.
03:04C'est-à-dire qu'en fait, la construction d'un ETF synthétique, c'est un panier de valeurs plus
03:09un swap.
03:10Évidemment, le panier de valeurs, il est choisi des valeurs européennes, justement pour le rentre PEAble, au moins 75%.
03:16Et le swap, qui d'ailleurs ne peut pas représenter plus de 10% sur la réglementation UCIT, permet l
03:23'échange de performance entre ce panier et l'indice traqué.
03:27Ça veut dire quand même au passage que le détenteur de l'ETF, à travers cet ETF, détient les titres
03:34européens.
03:35D'accord. Ok.
03:36Il les a vraiment.
03:37Si jamais c'est investi en Europe, si c'est investi aux États-Unis ?
03:40Non, dans tous les cas.
03:41Dans tous les cas.
03:41Dans tous les cas.
03:42Il a son panier de valeurs européennes qui rend l'ETF peuable.
03:45Parce que si, effectivement, la loi est un peu contournée, elle n'est pas bafouée.
03:52Non, non. On continue d'avoir au moins 75% de valeurs européennes.
03:55Ces ETF synthétiques restent finalement dans le PEA.
03:58Il y a d'autres actualités des ETF, notamment une qui vous est chère, c'est la montée en puissance
04:01des ETF actifs, Régis.
04:03Alors, c'est un sujet intéressant parce que depuis toujours, je me réjouis de l'élargissement de la gamme des
04:08ETF.
04:09Je trouve que plus on donne de choix aux souscripteurs, plus on lui complique la tâche, plus le rôle de
04:15conseiller comme Luc Savy est important.
04:18Mais je trouve intéressant de pouvoir donner du choix aux clients.
04:22Maintenant, à quoi ça sert un ETF de gestion active ?
04:24D'abord, ça nous rappelle qu'un ETF n'est pas forcément passif.
04:28C'est quand même bon de le rappeler parce que ce n'est pas si vieux, les ETF actifs.
04:34Ça veut dire qu'un ETF ne suit pas forcément un indice de référence.
04:39D'ailleurs, dans l'ETF, Exchange Traded Fund, à aucun moment on parle d'index, on parle de fonds cotés.
04:47Et donc, c'est intéressant de pouvoir acheter quelque part un espoir de surperformance qui est coûteux.
04:57Ça va être plus cher qu'un indice classique.
04:59Et ça permet au client final de dire à l'investisseur, est-ce que je veux ou pas déléguer la
05:07performance, l'allocation d'actifs, la gestion ou pas ?
05:12D'accord, oui, bien sûr.
05:13On ne se contente pas de répliquer.
05:14C'est la question clé.
05:15Oui, bien sûr.
05:17Alors, à ce jour, la question que je me pose, c'est, ok, on élargit l'offre, très bien.
05:23Mais qui a le plus intérêt à ce qui est des ETF de gestion active ?
05:27Et je me demande, est-ce que c'est plus l'investisseur ou plutôt la société de gestion ?
05:32Ok.
05:32Qui, évidemment, s'inquiète de voir les sorties vers les ETF, la montée en puissance des ETF.
05:39Bien sûr.
05:39Et qui trouve là une occasion...
05:42De reproposer des fonds actifs.
05:43De reproposer de la gestion active.
05:45Sous une forme différente.
05:46Sous une forme différente.
05:47Qui coûte moins cher qu'un fonds classique, qui coûte plus cher qu'un ETF indiciel.
05:51On pourra d'ailleurs en reparler dans une autre émission, mais très rapidement, les ETF à résultat défini, on en
05:56avait déjà parlé aussi.
05:57Pourquoi est-ce qu'on en reparle en ce début d'année ? Qu'est-ce que vous avez suivi
06:00cet été ?
06:00Mais parce qu'on commence à en parler en Europe.
06:03À l'époque où on en parlait, c'est l'époque où Goldman Sachs venait de racheter le numéro 1
06:07mondial des ETF à résultat défini Innovatar.
06:10Goldman Sachs se prépare à lancer une gamme en Europe.
06:14D'accord.
06:14BNP et iShares en ont lancé cet été.
06:18C'est encore tout petit, ça ne représente pas grand-chose.
06:20Même aux Etats-Unis, c'est autour de 1% des actifs totaux.
06:26Donc c'est une niche, mais c'est une niche qui, à mon sens, est promise à un très grand
06:31avenir.
06:31Puisqu'elle vient concurrencer vraiment en face les produits structurés.
06:36D'accord.
06:37Oui, oui.
06:37C'est ça.
06:38C'est la même mécanique.
06:39La même mécanique.
06:39C'est la même mécanique.
06:40Enfin, c'est pas la même ingénierie derrière, mais c'est la même mécanique et la même promesse.
06:43C'est la même promesse.
06:44C'est-à-dire d'avoir une performance encadrée avec une limitation de la hausse.
06:49Et en contrepartie, une limitation de la baisse sous différentes formes.
06:52On ne va pas rentrer dans le détail maintenant.
06:53Mais je crois que ça rejoint une vraie demande des investisseurs privés qui ne veulent pas juste reproduire un indice.
07:02Et je trouve que cette promesse-là de moindre frais par rapport aux produits structurés,
07:07de liquidités, d'absence de risque de crédit, c'est formidable.
07:12C'est fou.
07:12On est en train de tout recréer via des ETF.
07:16Mais les ETF ont bouleversé l'écosystème de la gestion financière.
07:21Et donc, le prochain écosystème à bouleverser, c'est les produits structurés.
07:24Merci beaucoup, Régis Jean-Covici.
07:25Je rappelle que vous êtes fondateur et dirigeant de Luxavi.
07:28Merci beaucoup.
07:29Merci à vous de nous avoir suivis dans Smart Patrimoine.
07:31Et je vous dis à très vite sur Bsmart for Change.
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