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##VV_ECOUTENT_FRANCE-2026-09-10##

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News
Transcription
00:00Bienvenue pour cette dernière de la semaine des Vraies Voix Écoute la France en compagnie de Mathéo Lamblot.
00:05Bonsoir Mathéo.
00:06Bonsoir Philippe, bonsoir tout le monde.
00:07En forme ?
00:08Très en forme même.
00:09Très en forme, oui, la dernière de la semaine puisque demain, vous le savez, Sud Radio est la radio du
00:13rugby.
00:14Et ce sera bien évidemment le rugby qui sera au programme.
00:18La pro des deux.
00:18La pro des deux, absolument.
00:20Et nous avons un menu qui est copieux ce soir, Mathéo.
00:23On va d'abord revenir sur un sujet qui a fait réagir hier.
00:25C'est cette proposition d'un fichier national pour que les propriétaires identifient les mauvais payeurs.
00:32C'est une proposition du ministre du Logement, Vincent Jean Brun.
00:35Ensuite, on reviendra sur la campagne de Parcoursup qui se terminait aujourd'hui, en ce jeudi 10 décembre.
00:4310 septembre, vous avez trois mois d'avance.
00:4610 septembre avec la fin de la phase d'admission complémentaire.
00:49Donc, si vous avez un enfant qui est concerné, qui n'a pas réussi à trouver d'études pour cette
00:56rentrée 26-27, on vous attend au 0826 300 300.
01:00On va revenir sur un autre sujet qui a fait réagir.
01:03C'était dans les deux premières heures des vraies voix.
01:05C'est ce projet de loi sur la transparence salariale présenté aujourd'hui en Conseil des ministres.
01:10On vous demande si vous, vous accepteriez que vos collègues connaissent votre salaire.
01:14À condition de connaître le leur aussi.
01:16Ça marchera dans les deux sens.
01:19Et enfin, on parlera des appelés du contingent du Tchad en 1968 qui vous ont contacté.
01:27Oui, parce que vous êtes nombreux à nous contacter pour parler comme sur les impayés, comme sur Parcoursup.
01:33Vous nous avez appelé dès aujourd'hui.
01:34Ou alors, j'ai été contacté par une association d'anciens combattants qui m'a envoyé un beau courrier.
01:41Parce qu'il y a quand même une chose qui n'est pas bien, qui a été faite à des
01:44appelés du contingent qui ont été envoyés en zone de guerre malgré eux en 1968.
01:48Et ils demandent deux choses qui ne coûteraient pas un centime à l'État.
01:51Et je vais leur donner la parole parce que je pense qu'ils les méritent.
01:58Et le sujet vous a fait beaucoup jaser hier dans les vraies voix.
02:01Le sujet, les impayés, les locataires qui sont mauvais payeurs.
02:06Faut-il un fichier ou pas ?
02:08On avait même eu un auditeur hier qui nous a appelé pour parler des mauvais propriétaires.
02:11Puisque lui, il avait un mauvais propriétaire.
02:13Mais Gisleine, vous voulez réagir ?
02:15Vous n'avez pas pu réagir hier soir ?
02:16Bonsoir Gisleine.
02:18Bonsoir Philippe.
02:19Bonsoir toute l'équipe.
02:20C'est toujours un plaisir de vous entendre.
02:22Ah merci.
02:23Merci beaucoup.
02:24Ça me touche énormément.
02:25Ça nous touche énormément.
02:26Et vous, vous nous avez contacté parce que c'est votre maman qui est victime d'un locataire mauvais payeur.
02:31Racontez-nous.
02:33Eh bien écoutez, mes parents ont investi pour leur retraite.
02:37Dans les années 90, ils ont eu un petit héritage à l'époque.
02:40Ça va faire écho au sujet de précédent.
02:42Où les abattements étaient plus intéressants qu'aujourd'hui.
02:46Donc ça leur a permis d'avoir un petit apport pour acheter un appartement.
02:49Parce qu'ils savaient qu'à la retraite, ça allait être un peu compliqué.
02:52Aujourd'hui, maman est veuve.
02:54Elle a 1100 euros de retraite par mois.
02:57Et donc cet appartement devrait lui rapporter 700 euros par mois.
03:02Il y a trois ans, en mai 2023, l'appartement a été loué à des locataires qui étaient salariés.
03:09Donc tout allait bien, on va dire.
03:12Ils ont rempli tous les critères.
03:14Et dès le mois de juillet, ils ont arrêté de payer.
03:17Donc ils ont payé mai, juin, juillet, ils ont payé trois mois, ou deux mois, ou trois mois ?
03:22Oui, non, juillet, on ne l'a pas eu.
03:24On ne l'a pas eu.
03:24Ils n'ont payé que deux mois.
03:25Non, mais c'est fou.
03:26Ils n'ont payé que deux mois.
03:27Oui, oui.
03:29Quand ça ronronnait un peu, il y a dû y avoir un mois ou deux de payer par-ci, par
03:33-là.
03:34Alors j'ajouterais qu'en plus, ils ont 50% du loyer et des charges en APL.
03:41Il a fallu deux ans pour arrêter les APL.
03:44Donc là aussi, c'est pour moi un scandale.
03:47Deux ans pour arrêter les APL alors qu'ils ne payaient pas le loyer.
03:50Oui, voilà, tout à fait.
03:52Donc on pourrait aussi être plus réactif sur ce côté-là.
03:55Comme ça, c'était relativement confortable pour eux.
03:57À partir de là, bien sûr, il y a des procédures qui ont été lancées.
04:00En parallèle, bien sûr, nous avons eu des troubles du voisinage.
04:04Donc ils ont acheté une deuxième voiture.
04:07Il y a une place de parking avec l'appartement.
04:09Ils ont acheté une deuxième voiture qu'ils mettent sur les voies pompiers.
04:11Donc ça gêne tout le monde.
04:14Ils font du bruit à n'en plus finir.
04:16Quand il y a la Coupe du Monde de football, ça va vous parler, Philippe.
04:21Mais ils ont acheté le grand écran qui va bien pour mieux voir les joueurs et les fautes, j'imagine.
04:25L'arbitrage ne demande pas suffire.
04:27Ils voulaient pouvoir juger certainement par eux-mêmes.
04:29Vous ne manquez pas d'humour vu les circonstances ?
04:33Il en faut.
04:34Oui, il en faut.
04:35Parce que là où on est à trois ans de procédure,
04:38donc ça s'est passé en deux temps.
04:39D'abord, il a fallu ça constater qu'ils étaient dans l'appartement sans loi ni titre.
04:44Après, relancer une procédure pour pouvoir obtenir un avis d'expulsion.
04:48En croisant les doigts qu'ils ne soient pas en surendettement
04:50parce que sinon, la procédure pouvait tomber.
04:53Je vais assez vite.
04:55Je ne suis pas occupée, monopolisée.
04:56Non, non, non, allez-y.
04:57Pour notre temps, il n'y a pas de problème.
04:59Je sais qu'il y a plein de sujets aussi importants après.
05:02Là, aujourd'hui, on en est au mois de juillet,
05:05donc trois ans après les premiers incidents de paiement,
05:07on a un jugement qui dit que là, ok, on peut lancer l'expulsion.
05:11Donc, ils ont eu l'information.
05:12Ils ont deux mois pour quitter l'appartement,
05:15ce qui va nous amener au 15 septembre.
05:17Et là, on va dépendre de la décision du préfet
05:20pour pouvoir avoir le soutien de la force publique.
05:23Donc, 15 septembre, 31 octobre, on a six semaines.
05:28Et selon les régions, les préfets ne sont pas tous aussi réactifs.
05:33Et là, on craint que la trêve hivernale leur soit accordée.
05:39Donc, c'est compliqué.
05:41Mais je vais vous poser une question quand même,
05:42parce que depuis trois ans, ils ne l'ont plus payé.
05:44C'est 700 euros de loyer par mois, c'est ça ?
05:47Oui.
05:47Donc, 8400.
05:48Mais il y a toujours les charges.
05:49Oui.
05:50Donc, il y a toujours les charges qui tombent.
05:52La taxe d'endure ménagère qui est due par un locataire,
05:55ne l'est pas payée.
05:57La taxe foncière, votre mère va devoir la payer dans quelques jours.
06:01Oui, oui, oui.
06:03Donc, c'est toutes les charges qui continuent à tomber.
06:06Et j'ajouterais maman à 88 ans.
06:09Ces revenus de retraite ne permettent pas de faire face
06:13à des frais qui pourraient être liés.
06:15Heureusement, elle va bien.
06:17Mais bon, elle vieillit aussi.
06:18Elle commence à avoir besoin aussi un peu d'aide.
06:20Si on se trouve confronté à la dépendance,
06:23l'idée était aussi de vendre cet appartement
06:25pour pouvoir financer des frais de maison de retraite ou autre.
06:30Voilà.
06:30Donc, tout est prévu.
06:31Mes parents avaient tout organisé pour avoir une retraite,
06:33on va dire, sereine.
06:35Et aujourd'hui, avec des mauvais payeurs.
06:37Et je dirais une justice qui, quand même, prend son temps.
06:39Prend son temps.
06:40Parce que les propriétaires ne sont pas véritablement protégés
06:43dans ces cas-là.
06:44C'est clair.
06:44Eh bien, on se retrouve dans une situation ubuesque
06:47où on doit continuer à faire face à des charges,
06:51à des impôts.
06:52Et qu'en face, je vous dis, deux ans d'APL tranquillement.
06:56En parallèle, bien sûr, ils vont bénéficier de l'épicerie solidaire.
06:59Ça, je le sais parce qu'il y a une personne
07:01qui est membre du syndic de la résidence
07:02qui est à l'épicerie solidaire,
07:04qui a failli tomber en PLF quand elle les a vues arriver.
07:08Mais bon, donc, il n'y a pas de limite, quoi.
07:11Il n'y a pas de limite.
07:12Et parce que...
07:13Ils sont en fait, pardon.
07:15J'ai fait le calcul parce que ça fait 8400 euros par an.
07:18Trois ans, ça fait 25 000 euros.
07:2025 000 euros d'impayé.
07:22Votre maire, elle a la taxe foncière à payer.
07:24Les charges et tout i-conti.
07:26Et les frais d'avocat, parce que vous devez avoir un avocat à payer.
07:28Les avocats, ce n'est pas gratuit.
07:30On a une protection juridique, on va dire.
07:33Donc, ça atténue un peu les choses.
07:34Mais oui, il y a quand même des frais.
07:36Oui, bien sûr.
07:37Donc là, aujourd'hui, ils sont condamnés.
07:40Ils doivent rembourser des sommes.
07:41On a obtenu ça.
07:43Mais pour les récupérer, ça va être aussi un cauchemar.
07:46Bien sûr.
07:47Donc, pour nous, c'est quasiment de la perte et profit.
07:49Mais déjà, s'ils partaient.
07:50Et après, la seconde surprise qu'on aura,
07:53c'est qu'on va récupérer l'appartement dans quel état.
07:55Alors, restez avec nous, Gisleine,
07:57parce que vous faites réagir au 0826 300 300.
08:01Et vous savez quoi ?
08:02On a un agent immobilier qui nous appelle pour dire que,
08:05dans une position, il est confronté à ça.
08:07Et notamment aux personnes qui récupèrent leur appartement en mauvais état.
08:11Vous avez récupéré un appartement dans un état catastrophique
08:14après que la personne ne vous ait pas payé.
08:17Venez témoigner au 0826 300 300.
08:19On se retrouve dans quelques instants.
08:2319h20, les vraies voix écoutent la France.
08:2519h20, les vraies voix écoutent la France.
08:28Philippe David.
08:30On est de retour sur Sud Radio pour les vraies voix écoutent la France.
08:36Absolument.
08:37Et on parle de cette proposition du ministre du logement,
08:40Vincent Jeanbrun, d'un fichier national
08:42permettant aux propriétaires de connaître ses mauvais payeurs.
08:46Et au 0826 300 300, on a Luc qui a entendu Gislaine et qui voulait réagir.
08:53Bonsoir Luc.
08:54Bonsoir Philippe.
08:55Bonsoir à toute votre équipe et à vos auditeurs.
08:59Eh bien merci à vous.
09:00Vous avez entendu le témoignage de Gislaine qui est édifiant.
09:02Vous êtes agent immobilier.
09:04Ça ne vous surprend pas ?
09:05Alors, ça ne me surprend pas du tout.
09:08Moi, je suis agent immobilier et surtout promoteur immobilier.
09:12D'accord.
09:13Et je dois être d'ailleurs le seul promoteur immobilier au monde
09:16à ne pas avoir investi dans l'immobilier.
09:19D'accord. Effectivement.
09:21Car je pars du principe que j'ai suffisamment de soucis immobiliers dans mon métier
09:25pour ne pas m'en créer en plus à titre personnel.
09:28D'accord.
09:29Parce que c'est vrai que c'est souvent la croix et la bannière pour les investisseurs.
09:36Moi, je fais des produits d'investissement,
09:39mais je me limite aux résidences pour étudiants.
09:41Oui.
09:42C'est-à-dire que les acquéreurs qui m'achètent ça ont affaire à une société de gestion
09:48et ils n'ont jamais affaire aux locataires.
09:52C'est ça.
09:53Même pas qui il est, d'ailleurs.
09:55Ils perçoivent un loyer de la société de gestion
09:57et ça m'évite bien des soucis avec les locataires et les propriétaires.
10:03Il n'en demeure pas moins que j'ai beaucoup de connaissances et de clients
10:07qui m'ont acheté des appartements et qui se sont trouvés face à de véritables galères.
10:12Alors, soit parce que les locataires, eh bien, écoutez, c'est comme tout le monde,
10:16les gens ont des retours de bâtons dans la vie.
10:20Et même s'il y en a de plus en plus, vous êtes bien placés pour le savoir
10:26avec les actualités que vous écrivez.
10:28On traite ou l'autre ?
10:30Donc, il y en a de plus en plus et ça, malheureusement, on ne peut pas le rendre.
10:33Alors, c'est pour ça que je ne suis pas tout à fait d'accord avec le fichier dont vous
10:38parliez il y a...
10:40Quelques minutes.
10:41Et hier aussi, d'ailleurs, parce que le sujet a beaucoup fait réagir.
10:43Oui, parce que, bon, il faut voir comment il est fait.
10:46Mais il faut vraiment que ça soit un fichier qui se polarise sur les mauvais payeurs compulsifs, si vous voulez.
10:54Ah oui, bien sûr.
10:55Sur les récidivistes, etc.
10:57Alors, Luc, restez avec nous.
10:59Gisleine, restez avec nous.
11:00On a Nathalie qui nous a appelé au 0826 300 300.
11:04Bonsoir, Nathalie.
11:06Oui, bonsoir.
11:06Vous êtes garée, c'est bon ?
11:08Oui, c'est bon.
11:09Parfait.
11:10Je préfère m'en assurer, comme on m'a dit.
11:12Nathalie est au volant, mais elle se gare.
11:14Voilà.
11:15Gisleine et Luc vous écoutent parce que l'appel de Gisleine vous a fait réagir.
11:19Oui, un petit peu.
11:20Donc, moi, ça fait 38 ans que je fais de la gestion locative.
11:22Donc, c'est vraiment mon cœur de métier.
11:24Et plus particulièrement, les cinq dernières années, là, en comptant sur le couvre-manche,
11:27c'est un bailleur social.
11:30Quand j'entends cette dame expliquer un petit peu le suivi de sa procédure,
11:35je me dis forcément qu'il y a quelque chose qui n'a pas fonctionné
11:38ou que quelqu'un n'a pas suivi.
11:40Une procédure, ce n'est pas normal qu'au bout de trois ans,
11:43enfin, que l'ordonnance arrive au bout de trois ans
11:47et qu'au bout de deux ans, la CAF n'ait pas été suspendue.
11:50Ça, ce n'est pas normal.
11:51Il y a quelque chose qui s'est mal passé.
11:53Alors, moi, j'invite toujours, bien sûr, et je presse pour ma roisse,
11:57les propriétaires, il faut passer par une agence.
11:59Je sais bien, il y a des frais, tout ce qui s'en suit.
12:02Ça m'est arrivé, ça coûte beaucoup d'argent aussi sur l'allocation.
12:05Bon, alors, on parle de la gestion courante.
12:08Et plus particulièrement, et aussi, j'insiste aujourd'hui,
12:12c'est de prendre une assurance loyenne payée.
12:14Comme ça, au moins, déjà, il n'y a pas de souci à ce niveau-là.
12:16Simplement, ce qu'il faut bien comprendre,
12:18c'est qu'au niveau de la procédure, elle est donc très encadrée.
12:21Il y a des délais qui sont ce qu'ils font.
12:24Mais, notamment, je dis pour Gisleine,
12:26quand on touche la CAF d'un locataire,
12:28au bout de deux mois de loyer impayé,
12:30on doit faire ce qu'on appelle une saisine impayée auprès de la CAF.
12:33La CAF vous invite ensuite à mettre en place
12:37un plan d'appurement avec le locataire.
12:39Vous avez six mois pour le faire.
12:41Si, au bout de six mois, vous n'êtes pas arrivé à négocier
12:44un plan d'appurement avec le locataire débiteur,
12:47la CAF est suspendue.
12:48Donc, ce document de saisine impayée,
12:51il est indispensable, déjà.
12:53Et lors de l'assignation en référé au tribunal,
12:58quoi qu'il en soit,
12:59le locataire bénéficiant de la CAF,
13:01le juge, vous demandera impérativement
13:05cette notification à la CAF.
13:07S'il manque ce document,
13:09vous serez de toute manière recalé
13:10et il faudra de nouveau repartir en assignation
13:13et avoir des délais d'audience supplémentaires.
13:17Donc, il faut vraiment être vigilant.
13:20Les délais qui se comptent en mois ?
13:22Tout à fait.
13:23Mais ce qu'il faut comprendre,
13:24c'est qu'au bout de deux mois de retard,
13:25c'est un commandement de payer
13:26avec une saisine.
13:28J'insiste vraiment auprès de la CAF.
13:30C'est un document indispensable.
13:32Ensuite, au bout de six semaines,
13:34s'il ne se passe rien,
13:35on part en assignation.
13:36Alors, suivant les régions, les tribunaux,
13:38les délais sont plus ou moins lourds.
13:39Mais généralement,
13:40même si on arrive à une assignation à six mois,
13:44il faut savoir qu'ensuite,
13:45il y a deux mois pour signifier l'ordonnance.
13:48Et au bout de la signification de l'ordonnance,
13:50vous partez ce qu'on appelle en commandement
13:52de quitter les lieux,
13:53vous avez encore deux mois.
13:54Il y a la tentative d'expulsion,
13:55vous avez encore deux mois.
13:56Et c'est au bout du bout du bout
13:57qu'on demande le concours de la force publique.
13:59Voilà.
14:00Donc, ce n'est pas normal qu'au bout de trois ans,
14:02elle n'en soit qu'à l'ordonnance.
14:03Il y a eu un quoi qu'on a manquement.
14:05Nathalie, on va redonner la parole à Gisleine.
14:07Gisleine, vous entendez, Nathalie ?
14:10On a l'impression que quand on est propriétaire,
14:12si on n'a pas une agence,
14:13il faut être juridique en droit immobilier,
14:16juriste en droit immobilier,
14:17pour arriver à se débrouiller.
14:19C'est ça.
14:19Parce que moi, j'ai fait un courrier recommandé,
14:21alors au bout d'un certain temps,
14:23en fait, la CAF demande régulièrement
14:25si les loyers sont payés.
14:26Alors, c'est vrai qu'au début,
14:27on n'y croit pas trop.
14:28Deux mois après le début du bail,
14:31sur des gens qui sont salariés,
14:32on n'y croit pas du tout même.
14:34On est peut-être un peu naïf.
14:36Mais j'ai fait une lettre recommandée,
14:38alors pas dans les délais qu'évoque Nathalie,
14:42mais je n'ai jamais eu de réponse rapide de la CAF.
14:47Ça a été très très long.
14:48Ça a été très très long.
14:49Après, j'avais une question juridique.
14:51Enfin bon, je ne veux pas revenir
14:53sur l'ensemble de la procédure,
14:54mais c'est vrai qu'en tout cas,
14:55nous, on l'a mal vécu par rapport au délai.
14:57Et c'est très clair.
14:58Et que là, aujourd'hui,
14:59il y a les deux mois
15:00pour pouvoir avoir l'expulsion,
15:02on voit la trêve hivernale
15:04arriver gros comme une maison.
15:05On va avoir la couche supplémentaire.
15:06Non, on est arrivé au bout du périple,
15:09je dirais.
15:09Oui, oui, oui.
15:10Mais on est au bout du périple,
15:12mais pour autant, là,
15:13on se dit qu'on va se reprendre
15:14la trêve hivernale.
15:16Donc aujourd'hui,
15:17c'est un peu ça le désespoir,
15:18mais on n'a jamais été aussi proche de la faim.
15:20C'est ça que c'est la bonne nouvelle.
15:22C'est la manière de positiver,
15:24Nathalie.
15:26Pour répondre à Gislaine, oui.
15:29Une dernière chose,
15:30donc si vous êtes dans le délai,
15:32on va dire,
15:32d'obtention du concours de la force publique,
15:35donc il faut savoir qu'une fois
15:36qu'on a saisi le préfet,
15:38le préfet a deux mois
15:39pour vous octroyer ce concours.
15:43Alors, si effectivement,
15:46de toute manière,
15:47au 31 octobre,
15:48c'est cuit,
15:48bien évidemment.
15:49Par contre,
15:50il faut savoir une chose,
15:51c'est que vous avez fait,
15:53par exemple,
15:54vous avez saisi le préfet
15:55le 1er septembre,
15:56donc il a jusqu'où,
15:57on va dire,
15:57le 31 octobre
15:58pour vous octroyer le concours.
16:01S'il ne l'a pas fait
16:03durant ce délai,
16:04vous pouvez lancer
16:06ce qu'on appelle
16:07une demande d'indemnisation état
16:09auprès de la préfecture,
16:11c'est-à-dire que,
16:11à partir du 1er novembre,
16:14c'est l'État
16:14qui va vous payer
16:16votre loyer.
16:17Ah bah vous avez,
16:18c'est pas tombé
16:19dans l'oreille d'une sourde,
16:19Gisleine.
16:21Oui, sauf que moi,
16:22ça arrive au 15 septembre.
16:23Il y a très peu de propriétaires
16:24qui le font.
16:25Il faut juste au 15 septembre.
16:26Ah ouais, ouais.
16:27Donc il faut savoir
16:28que vous avez tout à fait le droit,
16:30donc on appelle ça
16:31une demande d'indemnisation état,
16:33puisque le préfet,
16:34normalement,
16:34il a deux mois pour répondre,
16:36donc soit il ne vous répond pas,
16:37soit il vous répond non,
16:39mais en l'occurrence,
16:40à partir du 1er novembre,
16:42vous serez en droit
16:42de demander
16:43d'être indemnisé
16:45du paiement du loyer
16:47par l'État.
16:49Par l'État.
17:03Bien sûr, à toute aide
17:04et la bienvenue.
17:05Ah bah, grâce à Sudario...
17:07Je vous expliquerai
17:07comment ça se passe
17:08et comment ça se fait concrètement.
17:10On va donner le mot de la fin
17:11à Luc,
17:11qu'on n'a pas beaucoup entendu.
17:13Luc, vous voyez souvent
17:15des appartements saccagés
17:16après des locataires,
17:18on va dire,
17:19pas très préconcionneux
17:20et mauvais payeurs en prime ?
17:22Saccagés, non.
17:23Je n'ai pas des clients
17:24qui m'ont fait part...
17:26Mais abîmés, je veux dire.
17:27Abîmés, oui, bien sûr, abîmés,
17:29parce qu'on fait toujours
17:30moins attention.
17:31Vous savez, c'est le même problème
17:32que les locations de voitures.
17:33Oui, ah oui.
17:35Les joueurs les retrouvent
17:36dans des étapes impossibles
17:38et donc c'est un peu
17:39le même problème.
17:41Les gens font nettement
17:42moins attention
17:43à ce qui n'est pas à eux.
17:45Déjà qu'ils ne font pas
17:45toujours attention
17:46à ce qui n'est à eux.
17:49Ce qui est à partir aux autres,
17:50ils s'en fichent complètement.
17:53Mais je voulais dire une chose,
17:56si j'ai 30 secondes.
17:58Le problème,
18:00si vous voulez,
18:01on revient toujours
18:02au même problème.
18:02Il n'y a pas assez
18:03de produits locatifs.
18:05Mais ça, c'est clair.
18:07Et une des raisons principales
18:09en est que la rentabilité
18:11du produit locatif
18:12est totalement nulle.
18:14Ah, mais c'est clair.
18:16Vous voyez, par exemple,
18:17j'ai construit une résidence,
18:20je fais ça moi quasiment maintenant,
18:21résidence étudiant en Suisse.
18:23Oui.
18:23Et j'ai vendu ça
18:24à des investisseurs
18:25qui me réclament
18:273, 4%,
18:283% de rentabilité.
18:30Oui.
18:30Pas de plus.
18:31Pourquoi ?
18:31Parce que ce n'est pas taxé.
18:32Oui.
18:33Ils vendent la même chose
18:34à un investisseur français,
18:37une compagnie d'assurance,
18:38une compagnie d'assurance,
18:39qui me demande
18:397% de rentabilité.
18:40Ah oui,
18:41ce n'est pas la même chose.
18:42Ce qui est totalement impossible
18:43à avoir dans l'étudiant,
18:44par exemple.
18:44C'est clair, c'est clair.
18:46Et donc, en fait,
18:47le problème, il est là.
18:48Il est là,
18:48c'est que
18:50beaucoup de gens me disent
18:51mais attends,
18:52je fais mes calculs,
18:54tac, tac,
18:54et je gagne zéro.
18:56C'est fou.
18:57Avec l'impôt sur la fortune immobilière,
18:59tu parles d'une fortune.
19:00Lifi, oui.
19:02Et tout ça,
19:03donc c'est vrai que
19:04ça n'a pas,
19:06ça ne favorise pas
19:08cet investissement
19:09qui est essentiel.
19:10C'est évident.
19:11Merci beaucoup, Luc.
19:12Merci beaucoup, Gislaine et Nathalie.
19:14On vous met en contact
19:15toutes les deux.
19:16Ça peut aider, Gislaine,
19:17ce sera parfait.
19:18Merci d'avoir appelé
19:19au 0826 300 300.
19:20On va parler d'un autre sujet
19:22dans quelques instants.
19:23De Parcoursup
19:24avec la fin de la phase
19:25d'admission complémentaire
19:27aujourd'hui.
19:28Donc, si votre enfant
19:29se retrouve sans rien
19:30en cette rentrée scolaire
19:322026-2027
19:33ou si ça a été
19:34un véritable parcours
19:35du combattant
19:35pour lui trouver quelque chose,
19:37vous venez témoigner
19:38au 0826 300 300.
19:41Sud Radio.
19:44Les vrais voix
19:45écoutent la France.
19:46Vous avez voulu
19:46à nouveau réagir
19:47sur les problèmes
19:48d'un payé de loyer
19:49et puis c'est bien,
19:50ça a créé des liens
19:50entre Gislaine et Nathalie
19:52qui vont,
19:52vous me passerez l'expression,
19:54faire bons offices
19:55entre elles
19:55et on les salue
19:56ainsi que Luc.
19:58Il y a un autre sujet
19:59pour lequel
19:59vous nous avez contacté
20:01cet après-midi,
20:02c'est Parcoursup.
20:03Oui, parce que Philippe...
20:04Non, pardon,
20:05j'ai oublié le teasing.
20:06On va quand même parler
20:07de Clément.
20:07Alors, on va parler
20:08de Parcoursup
20:09dans quelques instants
20:10mais mes excuses Clément.
20:12Il n'y a pas de problème,
20:13on pouvait parler
20:14de Parcoursup avant.
20:16Bonsoir Philippe,
20:17bonsoir à tous.
20:18Alors, c'est le menu
20:18de la matinale de demain
20:20avec Jacques Cardoz.
20:21Tout à fait,
20:21à 7h10,
20:22on va parler de ce projet
20:23de loi sur la transparence
20:24des salaires
20:25qui a été présenté aujourd'hui
20:26en Conseil des ministres.
20:27Sur le plan pratique,
20:28l'objectif principal du texte,
20:30c'est d'éradiquer
20:30les écarts de rémunération
20:32injustifiés,
20:33notamment entre les hommes
20:34et les femmes.
20:34Mais cette transparence salariale,
20:36elle ne plaît pas
20:37à tout le monde.
20:37Les entreprises
20:38de taille intermédiaire
20:39s'y opposent fermement.
20:40Elle dénonce
20:41une charge supplémentaire
20:43de 8 milliards d'euros.
20:45À 7h40,
20:46on va revenir sur cette promesse
20:47assez folle de Donald Trump,
20:48le président américain
20:49qui promet 5000 dollars
20:50à chaque Américain
20:51si les Républicains
20:53gagnent les élections
20:54de mi-mandat,
20:55achat de vote
20:56ou coup de génie.
20:56Pour en parler,
20:57on recevra Jean-Éric Branat,
20:59spécialiste de la politique
21:00et de la société américaine.
21:02Et puis,
21:02tout au long de la matinale,
21:04on reviendra sur ce parent d'élèves
21:06qui a menacé
21:07une enseignante
21:08de décapitation
21:09dans une école primaire
21:10près de Toulouse.
21:11Il a été présenté aujourd'hui
21:12en comparution immédiate.
21:14Notre envoyé spécial
21:15a suivi cette affaire
21:16pour Sud Radio.
21:17Reportage et réaction
21:19à écouter
21:19dans les journaux
21:20de Clara Piernay.
21:21Et c'est dès demain
21:23à 7h du matin
21:24en direct Sud Radio
21:25avec Jacques Cardoz.
21:26Merci beaucoup Clément Barguin.
21:27Merci à vous.
21:28Donc, je rattrape mon erreur.
21:30Mon cher Mathéo,
21:31je passe de Mathéo à Clément
21:33et de Clément à Mathéo.
21:34Vous nous avez contacté
21:35pour réagir
21:36sur Parcoursup.
21:38Ah oui,
21:38c'était aujourd'hui
21:39la fin de la phase
21:40d'admission complémentaire.
21:42Et figurez-vous,
21:43Philippe,
21:43que c'est un véritable
21:44parcours du combattant
21:46pour trouver quelque chose
21:47à la rentrée.
21:48et donc,
21:49ça a beaucoup réagi
21:50au 0826 300 300
21:52et notamment Valérie
21:53qui nous a appelés.
21:54Bonsoir Valérie.
21:55Bonsoir.
21:56Vous nous avez laissé
21:57un message
21:58que je vais qualifier
21:59de particulièrement énervé
22:00mais à mon avis
22:01à juste titre,
22:02nous vous écoutons.
22:04Alors,
22:05mon fils était donc
22:06en terminale,
22:08il a eu son bac.
22:09Il postulait
22:10sur Parcoursup
22:11depuis janvier
22:13pour une première année
22:14en licence de droit
22:16sur la région parisienne
22:18puisqu'il souhaite
22:19devenir commissaire de police
22:21et donc,
22:21une des voies d'accès
22:23pour devenir commissaire,
22:24c'est donc
22:24d'obtenir in fine
22:25un master de droit.
22:27Donc,
22:27première année
22:28en licence de droit.
22:30Donc,
22:30nous avions coché
22:31toutes les facs
22:33de droit parisienne.
22:35Voilà.
22:35Alors,
22:36le 6 juin,
22:37une semaine avant le bac,
22:38histoire de bien le démotiver,
22:41il a donc reçu
22:43ses résultats
22:44de Parcoursup.
22:45Alors,
22:45son meilleur classement,
22:46c'était 657ème
22:49à l'université
22:50d'Evry.
22:51Bon,
22:52il a passé son bac,
22:53il l'a eu,
22:53très bien.
22:55Donc,
22:55tous les jours,
22:56entre le 6 juin
22:57et le,
22:59je ne vais même pas dire
22:59le 11 juillet
23:00parce qu'en fait,
23:01les résultats
23:02de la phase complémentaire
23:03se sont arrêtés
23:04en réalité
23:05le 9 juillet
23:06avant que ne tombent
23:07les résultats
23:08des jeunes
23:09qui malheureusement
23:09n'avaient pas eu
23:10leur bac
23:11au rattrapage.
23:12entre le 6 juin
23:14et le 9 juillet,
23:15tous les jours,
23:16au réveil,
23:17nous allions
23:18sur Parcoursup
23:19pour regarder
23:19les places gagnées
23:21et donc le 9 juillet,
23:23ça commençait
23:24à sentir bon l'écurie
23:25comme on dit
23:25puisqu'il était passé
23:26de 657ème
23:28à 69ème.
23:30Ah oui,
23:31la 69ème,
23:32voilà.
23:32Ça avait écrémé là,
23:33oui.
23:34Ça avait écrémé,
23:3569ème,
23:36le 9 juillet,
23:37mais bon,
23:37d'un coup,
23:38Pouf,
23:39Parcoursup.
23:40Alors,
23:40ne s'arrête pas,
23:41c'est ce qu'on nous dit,
23:42mais en tout cas,
23:43le décompte,
23:43notre rituel
23:44de tous les matins
23:45s'arrête,
23:46on se sent orphelin,
23:48mais bon,
23:49il faut quand même
23:49continuer à regarder
23:50tous les jours
23:51sur Parcoursup
23:52pour voir si nous n'avons pas
23:53reçu miraculeusement
23:55une admission,
23:56une proposition d'admission
23:57pour Evry
23:58qui est donc
23:58l'université
23:59la mieux classée.
24:01Donc pendant tout l'été,
24:03donc ça a commencé déjà
24:04le 6 juin,
24:05donc tout l'été,
24:06tous les matins,
24:07Parcoursup.
24:08Et à l'aveugle,
24:09parce qu'on n'a plus
24:10de décompte,
24:10donc on ne sait pas
24:11s'il reste,
24:11quoi,
24:12de place,
24:12en place,
24:13dix places,
24:13d'un place,
24:13on ne sait pas.
24:14Donc tous les matins,
24:15vous êtes en vacances,
24:16c'est pas grave,
24:16Parcoursup,
24:18vous vous êtes occupé
24:19d'autre chose,
24:19Parcoursup,
24:20Parcoursup,
24:20Parcoursup,
24:21tous les matins.
24:22Et puis voilà,
24:23et puis manque de bol,
24:24trois jours avant la rentrée
24:26de l'université d'Evry
24:27qui donc reprenait
24:28les cours,
24:28enfin la réunion,
24:29c'était donc le 2 septembre,
24:31un dimanche,
24:32le 30 août,
24:34là,
24:35la proposition d'admission
24:36à l'université d'Evry
24:38tant attendue arrive,
24:39mais là,
24:41connectée sur internet
24:42ce jour-là,
24:43et donc c'est le lendemain,
24:45le 1er septembre,
24:47que là,
24:47il m'appelle,
24:48il me dit,
24:49maman,
24:50tu ne vas pas me croire,
24:52j'ai eu la proposition,
24:53mais elle a été annulée
24:54dans la foulée,
24:55parce qu'il fallait
24:57que je réponde
24:57avant 23h59,
24:59donc en moins de 24h,
25:01et ça,
25:01j'ai même pas reçu,
25:02moi,
25:03en tant que parent,
25:04un mail,
25:05m'avertissant
25:06qu'il y avait eu quelque chose,
25:07parce que par le passé,
25:08il y avait eu un mail,
25:08donc je savais
25:09que ça fonctionnait comme ça,
25:10mon fils ne savait pas
25:11que les délais
25:12étaient considérablement réduits,
25:14qu'il avait donc
25:14moins de 24h
25:15pour attraper
25:16le TGV Parcoursup au vol,
25:18c'était,
25:18et voilà,
25:19il a raté,
25:20donc le 1er,
25:21bah en clair,
25:21c'était mort,
25:22j'ai tout fait,
25:23j'ai téléphoné,
25:24bon,
25:25il a déjà commencé
25:26par envoyer un mail
25:26à Parcoursup
25:27pour expliquer son histoire,
25:28moi,
25:29j'ai téléphoné 25 fois
25:31au numéro de Parcoursup,
25:33le 0800 400 070,
25:36à chaque fois,
25:37la réponse enregistrée
25:39était la même,
25:40votre appel va être traité,
25:42et puis ensuite,
25:42on me disait,
25:43bah,
25:43qu'il y avait eu
25:43un problème technique
25:44et qu'il ne pouvait répondre,
25:46j'ai envoyé un mail
25:47au président
25:47de l'université d'Evry,
25:49j'ai envoyé un mail
25:50au rectorat,
25:51j'ai laissé un message
25:52au rectorat,
25:53donc le président
25:55de l'université,
25:55bon,
25:56ne m'a pas répondu,
25:57le rectorat non plus,
25:59la seule réponse
26:00que mon fils a eue
26:01a été,
26:02bah,
26:03via Parcoursup,
26:04je la cite,
26:05nous ne pouvons pas
26:06réintégrer votre proposition
26:08d'admission perdue
26:09à ce stade
26:10de la procédure,
26:12et alors,
26:12le pire dans tout ça,
26:13c'est que nous,
26:14on avait coché
26:15au mois de juillet
26:17la case CAES,
26:19alors CAES,
26:19c'est quoi ?
26:20C'est la commission
26:21d'accès à l'enseignement
26:22supérieur,
26:23qui se charge
26:24d'essayer de trouver
26:25une place
26:26pour,
26:27alors,
26:27là je vais vous donner
26:28les chiffres
26:28au mois de juillet,
26:31quand la phase principale
26:33s'est arrêtée,
26:34bon,
26:34c'est Ouest France
26:35qui donnait ces chiffres-là,
26:36donc il y avait
26:37le 11 juillet
26:41126 652 naufragés
26:43de Parcoursup,
26:44dont 57 024 néo-bacheliers,
26:48donc ceux comme mon fils
26:49qui avait eu leur bac
26:51cette année,
26:52début juillet,
26:5446 216 étudiants
26:56en réorientation,
26:57et je termine juste,
26:58il y avait 23 412 candidats
27:01scolaisés à l'étranger,
27:03qui faisaient aussi partie
27:04des naufragés de Parcoursup
27:05et qui postulaient donc
27:06pour avoir une place
27:07à l'université.
27:07Alors, Valérie,
27:09on a beaucoup de réactions
27:10au 0826 300 300,
27:12on prend tout de suite
27:13Héloïse,
27:14bonsoir Héloïse.
27:15Bonsoir.
27:16Vous venez de nous appeler,
27:17vous avez 18 ans
27:18et vous avez un problème
27:19avec Parcoursup aussi.
27:21Oui, c'est ça.
27:22On vous écoute.
27:24Moi, ça fait depuis
27:27début avril plutôt,
27:28excusez-moi,
27:29j'ai fait plein de propositions
27:30sur Parcoursup.
27:32Depuis le 2 juin,
27:33je n'ai aucune proposition,
27:34je suis en attente
27:35de l'université à Évry.
27:38J'ai fait des réponses négatives,
27:41donc j'ai été refusée.
27:42J'ai fait pendant l'été,
27:43je me suis cassée la tête
27:44à chercher plein d'autres domaines,
27:47plein d'autres propositions
27:48de candidature
27:49dans différentes universités.
27:50Pareil, on m'a refusée
27:52pour je ne sais quelle raison.
27:54Et là, depuis fin juillet,
27:57j'ai fait une demande
27:58à l'accompagnement KES
28:00qui me répond toujours
28:02qu'ils vont s'occuper de mon cas.
28:04Ça fait deux mois,
28:05j'attends qu'ils vont s'occuper de mon cas,
28:07ils ne font rien.
28:08Là, j'ai refusé en rendez-vous.
28:10J'ai été refusée.
28:12Là, en début de semaine,
28:12j'ai appelé plein d'universités,
28:14j'ai écrit des mails et tout ça.
28:15On me dit que oui,
28:16on reviendra vers vous.
28:17Non, on n'a pas de place.
28:18Non, c'est impossible.
28:20Donc, ça devient vraiment la somme.
28:22Et vous n'avez rien
28:23pour la nouvelle année scolaire ?
28:25Je n'ai rien du tout.
28:26Je n'ai rien du tout.
28:27Et si vous appelez le même numéro 0800,
28:29j'ai oublié le numéro
28:30que nous donnais Valérie,
28:32pas de réponse,
28:34il faut laisser un message,
28:35là où j'ai envoyé des mails sans réponse
28:36comme Valérie au rectorat.
28:38C'est la ligne vide, c'est ça ?
28:42Le téléphone somme dans le vide ?
28:44Oui, une fois,
28:46ils m'avaient appelé
28:46le numéro de Parcoursup, c'est ça ?
28:48Oui.
28:49Oui, ils m'avaient appelé
28:50en début, en fin juin,
28:52pour me demander
28:53où j'en étais par rapport à mon parcours.
28:55Et ils m'ont dit de les rappeler.
28:56Donc, je me suis dit
28:57je vais les appeler en début septembre
28:59pour peut-être avoir une information
29:01pour qu'ils puissent me guider
29:03vers une candidature.
29:06Sauf, ils répondent plus.
29:07Le numéro, il n'est plus attribué.
29:09Alors, Héloïse,
29:10restez avec nous ainsi, Valérie,
29:11parce qu'on a Pauline
29:12qui veut réagir.
29:13Bonsoir, Pauline.
29:15Bonsoir, tout le monde.
29:16Et vous, manifestement,
29:17vous avez également un problème
29:19pour votre fille
29:19avec Parcoursup.
29:22Je vois que je ne suis pas seule.
29:24Bon, ça ne console pas.
29:24Ça ne console pas,
29:25on est bien d'accord.
29:26Non, pas du tout.
29:28Moi, on a fait le choix
29:30de l'université
29:31qui était à côté de chez nous.
29:32Et après, forcément,
29:33vous faites plusieurs choix.
29:34Elle a été attribuée
29:37à Bordeaux.
29:38Donc, finalement,
29:39elle s'est retrouvée
29:39avec une fac super loin.
29:40On a du tout organisé.
29:41Vous êtes dans le Gard, c'est ça ?
29:43Oui, c'est ça.
29:44Ah oui, Bordeaux,
29:45ça fait 550 kilomètres, oui.
29:47Oui, à peu près, oui.
29:48Donc, il faut trouver un appartement.
29:50Mais c'est toujours au dernier moment.
29:51Il faut trouver un appartement,
29:52sauf qu'ils sont déjà tous pris.
29:53Donc, vous prenez celui qui reste.
29:55Et qui est très cher.
29:56Voilà, qui est très cher.
29:58Gérer les déménagements
29:59parce que ma fille,
30:00elle n'a que 18 ans.
30:01Donc, il faut forcément l'accompagner.
30:03Ça représente une somme énorme.
30:05Et je ne vous parle pas
30:06des concours qu'on a payés
30:07où elle a été refusée.
30:10Et quand on n'a pas les moyens
30:12de sortir plusieurs centaines d'euros par mois,
30:14comment on fait, en fait ?
30:17Comment ces gens peuvent,
30:18ou ce logiciel peut se dire
30:20« Ah ben tiens, il y a une université
30:22juste là où ils habitent,
30:23ben non, on va l'envoyer à Bordeaux. »
30:24Mais quand j'entends Valérie,
30:26quand j'entends...
30:26Parce que Valérie qui dit
30:27« Tous les matins,
30:28on regardait Parcoursup,
30:30on a l'impression que... »
30:32C'est l'info qui doit tomber.
30:34Moi, je ne sais pas.
30:35À l'ère des SMS,
30:36ils ne pourraient pas vous envoyer un SMS.
30:38« Vous êtes admis, machin truc. »
30:40Et puis, laissez un peu plus de 24 heures
30:42pour répondre quand même.
30:44Ce n'est pas quand on appelle les pompiers
30:45qu'il faut qu'ils viennent dans les 10 minutes.
30:47C'est complètement fait, non ?
30:48Tout à fait.
30:49Ah, mais il n'y a rien qui va dans l'histoire.
30:51Ah, mais il n'y a rien qui va, non ?
30:52Ça, c'est clair.
30:53Et alors vous, Pauline,
30:54ça s'est bien terminé
30:55parce que vous avez trouvé une place
30:56pour votre fils.
30:58Votre fille, pardon ?
30:59Oui, Héloïse.
31:01Alors, elle, c'est plus compliqué.
31:04On va redonner la parole à Valérie.
31:05Valérie, est-ce que votre fils
31:06a d'autres pistes, là ou pas ?
31:08Ah, je vais essayer de le mettre
31:10en auditeur libre à l'université d'Evry
31:12parce que je vous avouerai
31:13que ça ne passe pas.
31:15Franchement, c'est horrible
31:17d'attendre pendant un été entier.
31:19Mais c'est dingue.
31:20Tous les matins, non, mais c'est fou.
31:21Ça a pourri.
31:22Et puis, juste pour...
31:23Et même pas un mail
31:25pour prévenir les parents.
31:26Il y a quelque chose qui est arrivé
31:27sur Parcoursup.
31:28Là, c'était...
31:29Je ne sais pas si,
31:30mais comme un TGV.
31:31Voilà.
31:31C'est dingue.
31:32Et donc, là, pour l'instant,
31:34il n'a rien.
31:34De toute façon, il n'aura rien.
31:36Parcoursup, c'est terminé aujourd'hui.
31:37Donc, je vais essayer de le mettre
31:39en auditeur libre
31:40à l'université d'Evry.
31:41Au moins, il aura...
31:42Enfin, si, c'est accepté.
31:44Il aura accès aux amphis,
31:45mais il perd son année
31:46parce qu'il ne peut pas se présenter
31:47aux examens, etc.
31:49au TD.
31:50Voilà.
31:50Donc, je me dis...
31:51Parce qu'en plus, en droit,
31:52on sait qu'il y a 30 ou 40 %
31:53des étudiants
31:54qui abandonnent assez rapidement.
31:57Donc, il faudrait qu'il y ait déjà
31:58une deuxième phase d'entrée
32:00pour les...
32:01Par exemple, en novembre,
32:03pour que tous ceux
32:03qui sont partis ailleurs,
32:05laissent la place
32:06dans l'amphi, dans les TD
32:07pour les étudiants
32:08qui ont eu un problème de parcours.
32:11Donc, moi, je vais le mettre
32:11en auditeur libre
32:12puis on verra bien.
32:13Voilà.
32:14On croise des doigts
32:15qu'une place se libère
32:17dans les heures et les jours qui viennent.
32:18Héloïse, vous,
32:19pas de piste non plus
32:21pour le moment ?
32:22Non, rien du tout.
32:23Je ne sais pas quoi faire.
32:24J'ai l'impression,
32:25en entendant Valérie, Pauline et vous,
32:27vous venez d'avoir le bac, Héloïse.
32:29Vos copains, vos copines de lycée
32:31qui ont bachoté
32:32il y a quelques mois,
32:33vous êtes la seule
32:34dans cette situation
32:35où ils vous disent tous
32:36« Parcoursup,
32:37c'est le foutoir ».
32:40J'allais utiliser un autre mot,
32:42mais que je ne dirais pas
32:43à l'antenne.
32:46Non, mais mes copains et copines
32:48ne me disent pas ça.
32:49Eux, ça s'est passé très, très bien.
32:52Ils ne sont pas dans le même cas que moi.
32:54D'accord.
32:54Mais la fille de Pauline,
32:56ça a failli mal se terminer.
32:57Le fils de Valérie,
32:58c'est mal terminé.
32:59Donc, on peut supposer
33:00que vous êtes quand même
33:02assez nombreux à avoir des problèmes.
33:04Et je ne sais pas,
33:06est-ce que vous ne trouvez pas
33:07que c'est quand même dingue ?
33:07Valérie, vous avez appelé 25 fois
33:09un numéro qui n'a jamais répondu,
33:11c'est ça ?
33:11Oui, jamais.
33:13Mais Philippe, c'est fini.
33:14Il n'y a pas de place à espérer.
33:16C'est fini.
33:16Aujourd'hui, c'est fini.
33:17C'est laconique.
33:19Nous ne pouvons pas réintégrer
33:21votre position d'admission perdue.
33:23Vous n'avez pas répondu
33:25en moins de 24 heures
33:26ce dimanche 30 août
33:29à la veuve.
33:30En plus, ils envoient ça
33:31un dimanche en plus,
33:32tant mais.
33:33Non, mais c'est fini.
33:35C'est fini.
33:35Maintenant, il faut attendre
33:36Parcoursup de l'année prochaine
33:37pour qu'ils puissent,
33:39à moins que quelqu'un intervienne
33:40dans les hautes instances
33:41je ne sais où.
33:43Mais en tout cas,
33:44normalement, sinon,
33:45puis en plus,
33:45quand vous avez affaire
33:46à une plateforme
33:47où vous ne pouvez aller pas
33:48directement à un être humain,
33:49on vous dit non,
33:50sinon, 23h59,
33:52une seconde plus tard,
33:53c'est fini.
33:54C'est fini.
33:54C'est le blocage informatique.
33:56Alors, message que j'envoie
33:57à tout le monde,
33:58si jamais vous connaissez
33:59le recteur de l'Académie d'Evry,
34:02le directeur...
34:02Vous êtes où, vous, Héloïse,
34:03à Paris, ailleurs ?
34:05À Évry aussi, moi.
34:06Alors, attendez, alors...
34:07J'en attente aussi à Évry.
34:08On a deux cas en attente à Évry,
34:10le fils de Valérie et Héloïse,
34:12comme Pauline,
34:12le cas est réglé à Bordeaux.
34:14Si vous connaissez
34:15le recteur de l'Académie d'Evry,
34:16si vous connaissez
34:17le directeur de l'université,
34:19ou le président, pardon,
34:20de l'université d'Evry,
34:21si vous connaissez
34:22quelqu'un qui peut avoir
34:23une action
34:25qui pourrait aider
34:27le fils de Valérie
34:28et Héloïse,
34:29vous savez quel numéro appeler ?
34:31Le 0826 300 300.
34:34Vous nous laissez un message.
34:36On va voir ce qu'on peut faire,
34:37Valérie et Héloïse.
34:38On ne peut pas vous promettre
34:39de miracle,
34:40mais vraiment,
34:41on vous envoie
34:41tout notre soutien, Héloïse,
34:43tout notre soutien,
34:44Valérie, à votre fils.
34:45Merci aussi, Pauline.
34:46On lui souhaite
34:47une bonne année scolaire
34:47à Bordeaux.
34:48Alors, Bordeaux,
34:49c'est comme une ville sympathique.
34:50Le garde, c'est bien, mais...
34:52Oui, mais c'est loin de moi.
34:53Oui, alors ça, c'est clair.
34:54Et puis, c'est cher.
34:55Mais oui, c'est cher, oui.
34:56Vous savez, il faut bien
34:57avec les enfants,
34:58moi, les miens sont grands maintenant
34:59qu'un jour,
35:00l'oiseau s'envole de son lit.
35:02Nous sommes bien d'accord.
35:03Je me permets de vous embrasser,
35:05Valérie, Pauline et Héloïse.
35:07Et vraiment,
35:07quand on voit
35:09le foutoir
35:10qui est Parcoursup,
35:11je me demande
35:12comment des gens
35:12ont pu avoir
35:13des idées aussi stupides.
35:15Tous les ans,
35:16tous les ans,
35:16on a des appels
35:17pour se plaindre
35:17que Parcoursup,
35:18je vais le dire,
35:19c'est le bordel.
35:20Et j'ai l'impression
35:21que chaque année,
35:22c'est pareil,
35:23ça ne s'arrange pas.
35:24Moi, je trouve ça
35:26totalement dingue.
35:27Je trouve ça
35:29totalement incroyable.
35:29Vous êtes d'accord avec ça ?
35:30Vous êtes passé par Parcoursup ?
35:32Je suis passé par Parcoursup.
35:33Vous êtes jeune ?
35:34Oui,
35:34et en fait,
35:35la problématique,
35:36c'est qu'on se retrouve
35:36avec des jeunes
35:37qui voudraient étudier
35:38et que là,
35:38ils se retrouvent sans rien.
35:39C'est quand même dramatique.
35:42C'est inquiétant
35:42pour l'avenir aussi.
35:44C'est inquiétant.
35:44C'est complètement fou.
35:45On va finir
35:46avec un sujet plus léger.
35:47C'est une association
35:48d'anciens combattants
35:49qui nous a écrit
35:49un courrier
35:50que j'ai ici
35:51qui m'a beaucoup touché
35:52et c'est pourquoi
35:53on va donner la parole
35:54à un de ces appelés
35:55du contingent
35:55qui en 1968
35:57a été envoyé
35:58en tête d'opération
35:58alors qu'il n'aurait pas
35:59dû y aller.
36:00Et lui et ses camarades
36:01demandent deux choses
36:02qui ne coûteraient pas
36:03un centime à l'État
36:04et je trouve que c'est beau.
36:05C'est pour ça
36:06qu'on leur donne la parole.
36:07Vous avez des histoires
36:08à raconter
36:08comme Gilbert
36:09qu'on va voir
36:10dans quelques instants,
36:11comme Valérie,
36:12comme Héloïse,
36:12comme tout le monde,
36:14comme Pauline,
36:15Gisleine,
36:16Luc ou Nathalie.
36:17Venez témoigner
36:18au 0826,
36:19300, 300.
36:20On se retrouve
36:20dans quelques instants.
36:23Les Vraies Voix
36:24écoutent la France.
36:26France,
36:26Philippe David.
36:28Les Vraies Voix
36:29écoutent la France.
36:30Mathéo,
36:30vous êtes nombreux
36:31à nous appeler,
36:31nous écrire
36:32et j'ai reçu
36:33un courrier
36:34qui m'a beaucoup touché.
36:36C'est un courrier
36:36qui a été écrit
36:37par le vice-président
36:38de l'UNC,
36:39l'Union Nationale
36:39des combattants
36:40de Saint-Vivien-de-Médoc-Nord-Médoc-
36:41je peux le citer,
36:42un Jean-Émile de Dorvène
36:43qui m'a alerté
36:45sur ce qui s'est passé
36:45pour des appelés
36:46du contingent.
36:47Bonsoir Gilbert.
36:49Oui, bonsoir.
36:50Une histoire touchante.
36:52On a échangé
36:52avec Jean-Émile de Dorvène
36:55et avec vous.
36:56Alors,
36:56je résume l'histoire.
36:57Vous avez été envoyé
36:58au Tchad
36:58en zone de combat
36:59alors que vous étiez appelé
37:00du contingent
37:01en 1968,
37:03en août 68
37:03et qu'on n'aurait pas dû
37:05vous y envoyer
37:05et vous demandez
37:06deux choses
37:07qui ne coûtent pas
37:07un centime à l'État.
37:09Expliquez-nous.
37:10Je souhaiterais
37:11que l'opération
37:12soit reconnue
37:13qui me permettrait
37:14d'avoir
37:15surtout le TRN
37:16le titre
37:17de reconcernation
37:18qui est gratuit
37:19puis plus
37:20la médaille
37:21outre-mer
37:21et surtout
37:22de bénéficier
37:23de l'ONAC
37:23si l'opération
37:24est reconnue
37:25que je puisse avoir
37:26le cercueil
37:26sur mon drapeau
37:27puis d'autres
37:30de ce que favorise
37:31l'ONAC
37:33alors je vais résumer
37:34l'histoire
37:35vous avez été envoyé
37:36au Tchad
37:37il y avait des combats
37:38au Tchad
37:38à l'époque
37:39en août 68
37:41vous n'auriez pas dû
37:41être envoyé
37:42en tant qu'appelé
37:43du contingent
37:43bon vous n'avez pas
37:44eu de perte
37:44a priori
37:45ce qui est quand même
37:45le plus important
37:47et vous demandez
37:48donc la médaille
37:48d'outre-mer
37:49et ce serait à vous
37:50de la payer
37:51et vous demandez
37:52alors le TRN
37:53j'explique ce que c'est
37:54c'est le titre
37:54de reconnaissance
37:55de la nation
37:56ça ne coûte pas
37:57un centime
37:58mais parce que
37:59vos camarades de combat
38:00et vous-même
38:00vous aimeriez
38:01le jour
38:02où vous quitterez
38:04cette terre
38:04avoir droit
38:05au drapeau tricolore
38:07sur votre cercueil
38:08vous êtes nombreux
38:10encore
38:10parce qu'on imagine
38:11que c'était en 68
38:12il y a près de 60 ans
38:13à être encore
38:14dans votre cas
38:16oui oui
38:16on est encore assez nombreux
38:17des appelés
38:18c'est difficile
38:19on s'est fait un peu
38:21perdu de vue
38:21c'est dans toute la France
38:22vous étiez parachutiste
38:23à l'époque
38:24je le dis
38:24oui
38:24j'ai fait
38:27mon service
38:28au
38:28comment
38:29à 6ème CPIMA
38:31au Tchad
38:32qui faisait partie
38:33du 6ème ROM
38:34c'était une unité
38:36qui était censée
38:37intervenir
38:38s'il y avait un problème
38:39de coup d'état
38:40bien sûr
38:42voilà
38:42c'est pour ça que
38:43et vous avez été en contact
38:45avec votre député
38:46etc
38:47pour demander
38:48à ce qu'on vous fasse droit
38:49de ça
38:50qui ne coûterait pas
38:50un centime
38:51et moi je trouve beau
38:52que des hommes me disent
38:53le jour où je pars
38:54je veux avoir le drapeau tricolore
38:56sur mon cercueil
38:56moi ça me touche
38:57énormément
38:59j'ai insisté
39:03auprès de beaucoup
39:04de députés
39:06de sénateurs
39:07mais bon
39:08c'est tout resté
39:09l'être morte
39:12parce qu'il paraît
39:13qu'on n'aurait pas
39:14assez combattu
39:14vous voyez
39:15j'ai pas assez souffert
39:17de l'opération
39:18mais bon
39:19c'est comme ça
39:20vous savez
39:20c'était
39:21le général de Gaulle
39:22il nous a envoyé la voile
39:24il n'a pas dit
39:24ah bah non
39:25vous restez là
39:26non non
39:27on faisait partie
39:28d'une opération
39:29puis on fallait y aller
39:30c'était pas
39:31oui je sais
39:31vous m'avez même envoyé
39:32des photos par mail
39:33de vous en uniforme
39:35dans le désert
39:35avec casquette bijard
39:36et mat 49
39:37c'était l'armement
39:39c'était l'armement
39:40à l'époque
39:40la mat 49
39:41qui a été fabriquée
39:42à Tulle
39:42alors moi je vous promets
39:44une chose
39:44Gilbert
39:46votre cause m'a vraiment
39:47beaucoup touché
39:48je vais voir ce qu'on peut faire
39:49pour que vous ayez ce droit
39:51parce que moi j'estime
39:52que quelqu'un
39:52qui veut avoir un drapeau
39:53tricolore sur son cercueil
39:54surtout s'il a combattu
39:56porter les armes de la France
39:57en opération extérieure
39:59ça doit être un droit
40:00on va voir de notre côté
40:02vous avez mon téléphone
40:03j'ai le vôtre
40:04ce qu'on peut faire
40:05pour vos camarades de combat
40:06parce que
40:06ça m'a vraiment beaucoup touché
40:08et j'aime les militaires
40:09j'aime notre armée
40:10et on va voir ce qu'on peut faire
40:11merci à vous Gilbert
40:13on se tient au courant
40:14bien évidemment
40:15je voudrais aussi rajouter
40:17qu'on parle des drapeaux
40:20la république française
40:21donc le premier ministre
40:22j'ai eu le certificat
40:23de bonne conduite
40:24qui se faisait
40:25pour les appeler à l'époque
40:26félicitations
40:27alors ils disent que
40:31donc c'est
40:34c'est pour la bonne conduite
40:37la bonne conduite
40:38oui
40:38ce qui a été remplacé
40:39par la médaille
40:39de la défense nationale
40:40après pour les appeler
40:41peut-être
40:42non on n'a pas
40:43c'était plus tard
40:44c'était dans les années 80
40:45absolument
40:46c'était dans les années 80
40:48j'ai eu l'honneur
40:49d'être décoré
40:50de la médaille de bronze
40:50de la défense nationale
40:51d'ailleurs
40:52mais j'étais pas allé
40:53en opération extérieure
40:54bravo à vous
40:54on se tient au courant Gilbert
40:56on va voir ce qu'on peut faire
40:57merci Mathéo
40:58merci Philippe
40:58on se retrouve pour
40:59les vrais voix
41:00avec Cécile de Ménibus
41:01demain 17h
41:02mais tout de suite
41:03on vous a compris
41:03Anthony Martin Smith
41:04Sud Radio
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