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Vendredi 11 septembre 2026, retrouvez Nathalie Jaoui (présidente, Groupe Crit), Claire Pascal (Directrice générale de COMUNDI et VP de la Fédération des Acteurs de la Compétence, Comundi) et Ilan Llug (président, Junior-Entreprises) dans SMART JOB, une émission présentée par Arnaud Ardoin.
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00:07Bonjour à tous, ravi de vous retrouver dans SmartJob, votre rendez-vous emploi RH management,
00:12débat, analyse, expertise et vos rubriques habituels.
00:14Évidemment, bien dans son job aujourd'hui, on s'intéresse aux jeunes et à ceux qui veulent créer leur entreprise,
00:20aux jeunes notamment des écoles d'ingénieurs.
00:22Et on va en parler avec Ilan Lug, le président de Junior Entreprises,
00:26pour donner envie à ces ingénieurs de créer leur boîte.
00:29C'est passionnant, il est notre invité.
00:32Le grand entretien, un grand entretien, c'est SmartJob évidemment, avec Nathalie Jaoui,
00:37elle est la présidente, directrice générale du groupe Crete.
00:40Alors c'est une marque d'intérim qui est peu connue, qui a créé une niche entreprise familiale.
00:44Elle va tout nous raconter, à la fois sur sa manière de manager et puis sur ses ambitions aussi.
00:49Elles sont fortes, on fera le point avec elle.
00:51C'est un grand entretien, puis on terminera avec Fenêtre sur l'emploi.
00:54Alors avec un sujet qui agace, qui irrite les chefs d'entreprise, la facturation électronique,
00:59dans le cadre des enjeux de formation.
01:01Oui, ça énerve, on en parlera avec Claire Pascal, directrice générale de l'organisme de formation Comundi.
01:06Elle est la première vice-présidente des acteurs de la compétence.
01:10Elle nous dira tout sur cette facturation électronique.
01:13Tout de suite, c'est Bien dans son job.
01:27Bien dans son job pour donner envie aux jeunes, aux jeunes qui sont encore en école et en école d
01:33'ingénieur,
01:33de créer leur entreprise.
01:34Comment faire ? Il faut les inciter à travers un réseau.
01:37On va en parler avec notre invité, Ilan Nuig, bonjour.
01:41Bonjour.
01:41Très heureux de vous accueillir.
01:43Président de Junior Entreprise.
01:45Jeune président par votre âge.
01:46Exactement.
01:47Vous avez 21 ans et jeune président parce que vous avez été élu récemment.
01:51Expliquez-nous, c'est un réseau national créé en 1969.
01:57Exactement.
01:57Ça ne date pas d'hier.
01:58Bientôt 60 ans.
01:59Presque 60 ans, 55 ans ou 56 ans.
02:02C'est quoi l'esprit ?
02:03C'est dire à des ingénieurs, à des étudiants, vous l'êtes toujours et vous êtes en année de césure,
02:09crée ta boîte, deviens chef d'entreprise.
02:11C'est ça l'esprit ?
02:12Exactement, c'est ça l'esprit.
02:14On est dans les écoles d'ingénieurs, les écoles de commerce, les universités.
02:17On a près de 200 juniors entreprises un petit peu partout en France.
02:20Et c'est un réseau qui fédère environ 20-25 000 étudiants autour des questions des étudiants,
02:25de l'entrepreneuriat, d'aller oser créer son entreprise,
02:28incarner un petit peu cette French Touch et oser être dans le dynamisme de la nouvelle génération.
02:34Alors là, on ne parle pas d'école de commerce parce que dans les écoles de commerce,
02:37c'est traditionnel.
02:38Dès la première année, on crée, on incube, on crée sa boîte.
02:41Ça, c'est classique.
02:41Là, on parle d'école d'ingénieurs, c'est-à-dire d'étudiants qui se destineraient plutôt
02:45à rentrer dans des centres de recherche et à qui vous dites créer votre boîte.
02:48Comment ça réagit au sein des écoles ?
02:51La réaction, elle est plutôt bonne puisqu'en fait, on a ouvert des juniors entreprises un petit peu partout.
02:54Et le concept, il est simple, c'est de se dire, vous prenez des étudiants, vous prenez des clients,
02:59vous les mettez en relation et c'est aussi un vecteur d'insertion professionnelle pour les étudiants d'un côté
03:03et également de lutte contre la précarité étudiante.
03:06Donc, ce n'est pas des stages.
03:08C'est des vrais boîtes.
03:09C'est des vrais boîtes.
03:10C'est similaire à un cabinet de conseil.
03:12On a des étudiants qui facturent, qui vont prospecter, qui font du commercial,
03:16qui gèrent des contrats et qui sont intervenants sur une mission comme dans un petit CDD individuel.
03:20Alors, vous, d'un mot quand même, parce que vous êtes en année de césure,
03:23mais vous allez reprendre un master 2 l'année prochaine.
03:26En même temps, vous êtes au Comex 40, au Medef, président de Junior Entreprises.
03:32Comment vous regardez votre avenir ?
03:33Parce que vous êtes entré dans une école d'ingénieurs, je vous vois sourire.
03:36Est-ce qu'à travers cette expérience qui démarre, vous dites, mais il faut que je crée ma boîte, évidemment
03:41?
03:41Je pense que c'est l'idée aussi.
03:43Puis on rencontre un écosystème qui est complètement différent.
03:45Moi, c'est vrai que ça me pose aussi des questions d'orientation.
03:48Forcément, je découvre le monde économique un petit peu par la grande porte,
03:51en entrant directement au Medef, donc entre guillemets, c'est une chance.
03:5558e président.
03:56Exactement, mais il y en a eu 57 autres avant moi,
03:59et bon nombre d'entre eux ont lancé leur boîte, sont devenus aussi chefs d'entreprise,
04:03même PDG de multinationales pour certains.
04:05Donc on a des amis, on a des noms assez connus.
04:09On va voir un CEO de courte paille en Europe, par exemple.
04:13Donc des grandes chaînes de restauration, on va voir des anciens qui ont percé dans les secteurs de l'IA,
04:19de la technologie, qui sont aujourd'hui pour beaucoup expatriés aussi.
04:25Ce que vous nous dites aussi, c'est que le classement PISA qui est tombé,
04:28on voit que les filles sont moins impliquées dans les maths,
04:31enfin ces sujets-là impactent les écoles d'ingénieurs.
04:33Et puis vous dites aussi aux ingénieurs, indépendamment de ceux qui font une école de commerce,
04:36je dirais c'est la voie royale, oser créer votre boîte.
04:39C'est ça le sujet.
04:40C'est ça le sujet, et en fait les juniors entreprises,
04:42c'est ni plus ni moins qu'une initiation, on va dire, à ce qu'est le monde de l
04:46'entrepreneuriat.
04:47On a les étudiants qui pendant 1, 2, 3 ans selon les écoles,
04:50sont complètement responsables de leur structure,
04:52c'est-à-dire qu'au sein de leur établissement,
04:54personne finalement ne s'occupe de les accompagner,
04:57ils sont 100% maîtres de leur structure.
04:59Et nous, Confédération Nationale au niveau des juniors entreprises,
05:02on est là pour les accompagner,
05:03avec des systèmes qui sont proches de ceux des grands cabinets de conseil,
05:06avec de l'audit financier, de l'audit au niveau de la stratégie d'organisation,
05:10de la veille sur des marchés, etc.
05:12Des secteurs très différents.
05:14Vous avez 21 ans, Ilan.
05:16C'est quoi une journée de président de votre structure de junior entreprise ?
05:21C'est quoi ?
05:22Il faut superviser, il faut contrôler, il faut aller sur le terrain.
05:24C'est quoi votre journée ?
05:24Il faut faire tout, c'est beaucoup de plaidoyer institutionnel aussi,
05:27être en contact, que ce soit dans le milieu économique,
05:30on parlait du MEDEF,
05:31mais aussi milieu institutionnel, avec des contacts avec nos ministères,
05:35éducation nationale, enseignement supérieur,
05:37mais encore économie, travail,
05:39et aussi de la gestion.
05:40On a une équipe salariée,
05:42ce qui fait qu'aujourd'hui, à 21 ans, j'ai une salariée, typiquement,
05:45qui va m'accompagner sur de l'attaché de direction,
05:48des tâches administratives, etc.
05:49Donc c'est vraiment un jeté dans le grand bain
05:52et dans la vie de ce qu'est être entrepreneur.
05:55Entrepreneur, et puis aussi, en même temps, dans une relation institutionnelle,
05:57faire du média, venir sur des plateaux de télé.
06:00Et le mandat, un an ?
06:01Parce qu'après, vous repartez en études et vous repartez dans l'anonymat.
06:05Entre guillemets.
06:06C'est pour ça qu'on a aussi un an pour faire notre réseau
06:09et nous faire connaître pour construire des opportunités pour plus tard.
06:13Toutes les écoles d'ingénieurs sont reliées ?
06:15Il n'y en a aucune qui échappe ?
06:16Ou aujourd'hui, sur ce plateau de télé,
06:18vous avez envie de lancer un appel aussi aux écoles ?
06:20Alors, on est en croissance du réseau,
06:22parce qu'à la base, ça vient des écoles de commerce.
06:24Vous le disiez, en 1969, ça a commencé à l'ESSEC.
06:27Et dans les grandes ESC à l'époque,
06:30École supérieure de commerce,
06:31aujourd'hui, on est présent partout,
06:33universités aussi,
06:34beaucoup de développement dans des écoles
06:36auxquelles on ne penserait pas à première vue,
06:38des IAE, des IUT,
06:40même des DUT maintenant.
06:41Donc, on a envie vraiment ouvrir notre modèle
06:44à tout type d'établissement.
06:47Et en effet, dans les écoles d'ingénieurs,
06:49une belle progression,
06:50mais on est toujours ouvert à la création
06:52de junior entreprises dans les établissements cibles,
06:56parce qu'en fait, c'est un vecteur de professionnalisation
06:58pour les étudiants.
06:59Ils vous contactent ?
06:59Ils nous contactent, on les contacte,
07:01on va à leur rencontre,
07:02on est en contact avec des vice-présidents
07:04d'écoles d'ingénieurs en charge de la vie étudiante,
07:07de la vie associative,
07:08de l'insertion professionnelle, etc.
07:10Et nous, notre objectif,
07:11c'est de venir diffuser notre concept
07:13pour que les chefs d'établissement
07:15comprennent que, pour leurs étudiants,
07:17c'est un bon moyen de les faire connaître.
07:19Écoutez, bienvenue, bravo.
07:21Bon vent, monsieur le président,
07:22monsieur 58e président junior entreprise.
07:25Je précise que vous êtes entouré quand même,
07:27parce que vous avez fait une petite campagne,
07:28c'est un vrai travail politique.
07:30Lucille Cheny, vice-président interne,
07:32CELSA, c'est intéressant de donner les marques,
07:34la Sorbonne,
07:35Tancred, Vlodika, secrétaire générale,
07:38ENS Paris-Saclay,
07:40magnifique institution,
07:42Angèle Alazard,
07:43trésorier,
07:44trésorière,
07:44subbiotech,
07:45et puis vous,
07:46Ilan Lug,
07:47président chimie Paris Tech,
07:48PSL.
07:49Tout à fait.
07:49C'est une très belle marque,
07:50aussi bien classée,
07:52dans le classement de Shanghai,
07:54si je ne m'abuse.
07:54Oui, au niveau de l'université PSL.
07:57Absolument.
07:57Merci de nous avoir rendu visite.
07:59Bon tour de France,
08:00parce que vous allez beaucoup bouger.
08:01Et on enchaîne.
08:02Automatiquement, vous allez bouger.
08:03C'était un plaisir de vous accueillir,
08:04et puis vous pouvez évidemment vous inscrire
08:06dans la structure nationale
08:08de Junior Entreprises.
08:10Merci de nous avoir rendu visite,
08:11cher Ilan.
08:12Merci à vous.
08:12Et bon vent.
08:13On tourne une page.
08:14Tiens, une dirigeante d'entreprise
08:16et un grand entretien dans Smart Job,
08:18grand entretien à la rencontre
08:19de la PDG du CRIT.
08:20Alors, une entreprise d'intérim,
08:22familiale à l'origine,
08:23qui cartonne
08:24et qui est peut-être moins connue
08:25que les grandes marques,
08:26mais vous allez le voir,
08:27une très belle réussite entrepreneuriale.
08:29On l'accueille.
08:30C'est le grand entretien
08:31et c'est Smart Job.
08:44Le Cercle RH est un grand entretien
08:47à la rencontre d'une PDG.
08:49Elle dirige cette grande, belle entreprise,
08:52le CRIT,
08:53entreprise d'intérim,
08:54et on accueille Nathalie Jaoui.
08:55Bonjour Nathalie.
08:56Bonjour.
08:57Très, très heureux de vous accueillir.
08:58Présidente, directeur, directrice générale,
09:01PDG du groupe CRIT.
09:03On va parler de l'histoire de l'entreprise,
09:05entreprise familiale créée par votre papa,
09:081969, 2,
09:11partie de rien,
09:12et qui a créé cette entreprise
09:13et évidemment, vous prolongez
09:15et vous la développez.
09:16C'est une question un peu traditionnelle
09:18dans notre émission
09:18parce que PDG, ça ne veut rien dire.
09:20C'est un titre juridique,
09:23mandataire social.
09:24Oui, vous-même.
09:25Voilà.
09:26Mais ce qui est intéressant,
09:27c'est de savoir qui vous êtes.
09:28Comment vous vous définiriez comme dirigeante ?
09:31Vous êtes quel type de dirigeante ?
09:33Qui vous êtes ?
09:36Comme type de dirigeante,
09:39je dirais,
09:41et c'est culturel en fait à l'entreprise,
09:43c'est-à-dire que j'aime bien avoir des collaborateurs
09:46qui ont des expertises fortes
09:48et qui ont une marge de manœuvre également forte.
09:52Voilà.
09:53J'aime bien que les individualités puissent s'exprimer
09:56et que chacun, en fait, à son niveau,
10:00soit un peu chef d'entreprise quelque part.
10:03Et d'ailleurs, le travail temporaire
10:04fonctionne également beaucoup comme ça
10:05puisque ce sont des réseaux d'agences
10:07qui sont implantés sur la totalité du territoire.
10:10Et donc, cette idée, effectivement,
10:14de gérer son agence,
10:16de la développer,
10:17en fonction d'autonomie
10:19et en fonction aussi, en fait,
10:21de ses affinités.
10:22Vous ne pouvez pas non plus demander
10:24à un responsable d'agence,
10:27je ne sais pas,
10:27qui développe du bâtiment
10:30comme il développerait des services commerciaux.
10:34Ce n'est pas du tout le même type de profil.
10:36Et c'est ça qui fait la richesse, en fait,
10:37de notre métier, justement.
10:39Un mot, parce que les entreprises familiales,
10:42elles ont souvent une histoire très particulière
10:43des grandes entreprises,
10:44des grandes enseignes du CAC,
10:45même si vous êtes entré en bourse par ailleurs.
10:48Mais vous racontez ça dans un podcast
10:50en préparant l'émission.
10:52Vous parliez de votre papa
10:52qui a tout créé en 1962
10:54et qui, visiblement,
10:55avait un certain caractère
10:56qui faisait qu'il ne voulait pas être dirigé,
10:58qu'il voulait être libre.
10:59Est-ce que ça, vous l'avez gardé
11:00en y mettant, en y apportant aussi
11:02votre propre personnalité ?
11:03Est-ce que vous êtes celle-là aussi ?
11:06Écoutez, je pense,
11:07mais c'est-à-dire que finalement,
11:08je n'ai jamais été dirigé.
11:10Jamais, en fait, j'irais.
11:12Donc, je pense qu'effectivement,
11:13ce serait extrêmement difficile.
11:15Quelle liberté !
11:16Oui, quelle liberté !
11:18Mais en même temps,
11:19quelle responsabilité aussi !
11:21C'est-à-dire que continuer, effectivement,
11:24sur le chemin d'une entreprise familiale
11:28et de ce qu'avait créé, effectivement, mon père,
11:30c'est aussi le fait de se dire
11:32qu'est-ce qu'on conservait la culture,
11:34en même temps, modifier, développer,
11:38s'adapter à l'ère du temps et à l'époque.
11:40Et avant de nous projeter sur toutes les activités
11:42que vous développez
11:43et que, on parlera de l'aéroportuaire,
11:45qui tient une place très importante,
11:47l'international, on y viendra,
11:49c'est quoi les valeurs qu'il vous a transmises
11:51et qui sont des structures
11:52qui sont encore dans la boîte aujourd'hui ?
11:55L'autonomie, l'humanité,
12:01c'est-à-dire être vraiment dans un contact
12:03assez proche avec, effectivement, les gens.
12:06On fait un métier qui est un métier humain,
12:08voilà, et on y tient.
12:10Donc la qualité de la relation.
12:12La qualité de la relation,
12:14la proximité et la résistance.
12:18Pour ne pas dire la résilience.
12:20Pour ne pas dire la résilience.
12:22Vous avez sorti, je le précise,
12:24parce que c'est là aussi
12:25où vous apportez votre touch,
12:28deux livres blancs.
12:29Alors l'un, qui est un peu technique,
12:30mais qui est passionnant
12:31sur les accidents du travail,
12:32et c'est un sujet tripartite,
12:34parce que ce n'est pas rien,
12:35évidemment, quand vous placez
12:36quelqu'un dans une entreprise,
12:37alors vous parlez d'agression,
12:38il peut y avoir des agressions
12:39d'un salarié intégré vers un...
12:41Et puis un autre livre,
12:43et un autre livre blanc
12:44qui, dans l'actualité, pèse beaucoup,
12:47« Recruter autrement » en 2026.
12:50Qu'est-ce qui vous a poussé
12:51à porter ces deux sujets
12:52à bout de bras
12:53et d'en faire des livres blancs ?
12:54Parce qu'un livre blanc,
12:55ça veut dire que
12:55vous le déposez
12:57sur les pieds des ministères,
12:58des institutions,
12:59vous avez quelques idées,
13:01force.
13:02Pourquoi avoir créé
13:02ces livres blancs ?
13:03Écoutez, il y a deux sujets
13:05auxquels on est effectivement
13:07très attachés
13:08dans notre métier
13:10de travail temporaire.
13:11c'est évidemment
13:11la santé
13:12et la sécurité
13:14de nos intérimaires
13:15et des personnes déléguées.
13:16Et d'ailleurs,
13:17je voudrais préciser,
13:18il y a quand même
13:19des bruits qui courent
13:19et qui disent
13:20qu'en France,
13:21on est le pays
13:23dans lequel il y a le plus
13:24effectivement de mort au travail.
13:25Je voudrais quand même
13:27préciser
13:27que dans les autres pays,
13:29c'est pas du tout
13:29comptabilisé pareil
13:30et qu'en France,
13:31on intègre
13:31les accidents de trajet,
13:33par exemple.
13:34Voilà.
13:34Donc,
13:34il y a vraiment
13:35des différences importantes.
13:36Bon,
13:37nous,
13:37ça nous a semblé
13:37effectivement extrêmement important.
13:39On fait un très beau travail
13:40sur le sujet.
13:42Et puis,
13:43il y a l'intégration
13:45des personnes.
13:46Il y a l'insertion.
13:48Il y a,
13:49effectivement,
13:49ça fait partie
13:50de notre métier.
13:51Et donc,
13:52travailler autrement.
13:53Aujourd'hui,
13:54le CV,
13:55en fait,
13:55les entreprises
13:56cherchent toutes
13:57quand même du personnel.
13:58Alors évidemment,
13:58quand les contextes économiques
13:59sont un peu plus difficiles
14:00comme maintenant,
14:01ça se réduit.
14:02On est d'accord.
14:02Mais globalement,
14:03tout le monde a besoin
14:04de compétences.
14:05Et l'assessment,
14:06c'est considérer
14:07qu'en fait,
14:09on étudie
14:10avec le client
14:11ses besoins,
14:13on visite
14:14les sites des clients,
14:15on fait des études
14:16et on fait
14:17en fonction
14:17des compétences
14:18et de ce que le client,
14:19de la culture d'entreprise
14:20et aussi
14:22des compétences
14:22qu'il faut,
14:23des jeux,
14:24des mises en situation,
14:26des entretiens collectifs
14:27qui permettent en fait
14:28à la personne
14:30et au client
14:31de pouvoir identifier
14:32les meilleures compétences.
14:34Et que ça matche bien.
14:34Et que ça matche bien.
14:35C'est gagnant-gagnant
14:36pour tout le monde là.
14:38Exactement.
14:38Et c'est important
14:39pour un salarié
14:40de se dire
14:41ok,
14:41où est-ce que je vais ?
14:42Parce que sinon,
14:43c'est complètement abstrait.
14:44On vous propose un poste,
14:45vous y allez,
14:46mais vous ne savez pas du tout...
14:47Peut-être que je ne le dis pas si bien,
14:48mais dans votre livre blanc
14:50sur mieux recruter
14:51ou recruter différemment,
14:52vous dites qu'il y a souvent
14:52une déphase
14:53entre ce que cherche le client
14:54et les besoins
14:55et les compétences.
14:56Et on le voit aujourd'hui,
14:57c'est un sujet d'actualité,
14:58c'est-à-dire qu'il y a
14:59des postes non pourvus,
15:05un des vecteurs
15:06du livre blanc, ça ?
15:07Oui,
15:07c'est un des vecteurs
15:08du livre blanc,
15:09c'est-à-dire se dire
15:10qu'aujourd'hui,
15:11les compétences,
15:12l'offre et la demande
15:12ne se rencontrent plus vraiment
15:14et qu'on a un besoin
15:16en fait aussi
15:17de non seulement
15:18de recruter autrement,
15:19mais de former aussi.
15:21Et ça,
15:21je voudrais vraiment défendre
15:23le travail temporaire,
15:24quand même plus globalement
15:25au-dehors de CRIT,
15:26parce que si vous voulez,
15:28c'est un travail formidable
15:30et je trouve
15:30qu'on ne le défend pas assez.
15:32C'est-à-dire que c'est un peu,
15:33c'est à peu près
15:34800 000 personnes
15:35ETP,
15:36donc évidemment
15:36beaucoup plus.
15:38Et notre profession
15:39fait un formidable travail
15:41d'identification,
15:43de sélection,
15:44de recrutement
15:45et de formation.
15:47On dépense effectivement
15:48des budgets formation
15:49qui sont extrêmement importants
15:51pour pouvoir amener
15:52en fait
15:52les compétences
15:54à niveau
15:55et surtout les adapter
15:56par rapport
15:57aux besoins du client.
15:58Deux chiffres
15:59qui sont des petites parenthèses
16:00qui montrent aussi
16:01votre manière aussi
16:03de diriger
16:03cette belle entreprise.
16:055,65,
16:06ça c'est le taux
16:08de travailleurs
16:08en situation de handicap
16:09qui a progressé
16:10au sein de votre entreprise.
16:11Donc ça c'est l'inclusion
16:12et c'est une volonté
16:13que vous portez.
16:14Et puis il y a aussi
16:15les chiffres de croissance,
16:161,8% d'augmentation
16:18du chiffre d'affaires
16:19sur le dernier trimestre
16:21qui dit aussi
16:22qui dit aussi
16:23que la boîte va bien
16:24et en travaillant
16:25et en préparant
16:26cette émission,
16:27je me disais
16:27c'est intéressant
16:28parce que vous faites partie
16:28des leaders mondiaux
16:30du travail temporaire
16:31et la marque
16:32n'a pas une visibilité
16:34comme les leaders
16:35que l'on peut voir
16:35qui font de la publicité
16:37que l'on voit
16:37dans les médias mainstream.
16:38C'est une volonté,
16:39c'est une stratégie,
16:40c'est une envie aussi
16:41peut-être de travailler
16:42plus sur des niches,
16:43je pense à l'aéroportuaire,
16:44des secteurs particuliers.
16:45Est-ce que ça c'est une volonté
16:46de la PDG que vous êtes ?
16:48Il y a une volonté
16:49effectivement d'indépendance
16:51et puis peut-être,
16:51je ne sais pas,
16:52peut-être que vous me le direz,
16:53il y a peut-être l'idée
16:54du pour vivre heureux,
16:56vivons cachés.
16:58Peut-être.
16:59Peut-être qu'il y a de ça.
16:59En tout cas,
17:00je parlais de l'aéroportuaire,
17:01je vois que c'est un secteur
17:02sur lequel vous faites partie
17:04des leaders mondiaux
17:04parce que vous travaillez
17:05en France,
17:06vous le précisez,
17:06le maillage est national
17:07mais vous travaillez
17:08à l'international.
17:10Qu'est-ce qui fait
17:10que vous êtes spécialisé
17:11sur l'aéroportuaire ?
17:12C'est-à-dire
17:12les métiers de l'aéroportuaire
17:13avec des dizaines
17:15de métiers différents.
17:17C'est historique, ça ?
17:19Oui, je vais vous raconter
17:20une anecdote.
17:21Je crois qu'en fait,
17:23oui, c'est vrai,
17:24je ne vais pas raconter ça encore.
17:25Mon père,
17:27pendant la guerre d'Algérie,
17:28était engagé pour la France,
17:29bien évidemment,
17:30et il était mécanicien avion.
17:32Et je crois qu'en fait,
17:35l'avion,
17:35ça a toujours été pour lui,
17:37voilà,
17:37quelque chose
17:38qui a vraiment eu
17:39toujours une importance
17:40forte dans sa vie.
17:41D'ailleurs,
17:42il a été aussi pilote,
17:43enfin amateur,
17:45évidemment.
17:45Passion pour l'avion.
17:47La passion pour l'avion.
17:48Et c'est vrai
17:49que c'est un monde
17:49et que c'est un milieu
17:50très particulier
17:52et assez incroyable.
17:53Spécifique en plus.
17:54Technique aussi,
17:56spécifique.
17:57Et donc, du coup,
17:58on s'est implanté
17:58dans les...
17:59Alors là,
17:59c'était les services
18:00aéroportuaires,
18:01évidemment,
18:03en 99.
18:06Et en 99,
18:08c'était un peu
18:08une opportunité.
18:11et finalement,
18:12sans doute
18:12à cause de la passion...
18:14La marque s'installe
18:14sur les sites.
18:15on reprend une petite entreprise
18:16au moment de la dérégularisation
18:17des services aéroportuaires
18:19parce qu'avant,
18:20si vous voulez,
18:21il n'y avait que
18:22ADP ou Air France
18:23qui traitaient
18:24les avions qui se posaient
18:25et puis enfin bref,
18:26je vais rentrer effectivement
18:27ça un peu technique
18:28sur le sujet.
18:29Et donc, du coup,
18:30on reprend une petite entreprise
18:31et cette petite entreprise,
18:33à l'époque,
18:33elle faisait 20 millions
18:34d'euros de chiffre d'affaires
18:35et aujourd'hui,
18:36on en fait 400
18:37dans les services aéroportuaires,
18:40dans plusieurs implantations.
18:41On n'est pas dans le monde entier,
18:42mais on est effectivement
18:44en France,
18:45en Irlande,
18:46en Angleterre,
18:48on est en Sierra Leone,
18:49au Congo.
18:50En Sierra Leone ?
18:51Oui.
18:51Ça veut dire que
18:52vous avez capacité,
18:53lorsqu'une structure aéroportuaire
18:55vous demande
18:57un profil de poste,
18:58d'être capable
18:59de pouvoir lui proposer
19:00le salarié en face.
19:01C'est bien ça l'enjeu
19:02parce qu'il y a quand même
19:03beaucoup, beaucoup de métiers.
19:04Il y a tous ceux
19:04qui sont sur les tarmacs,
19:05il y a tous les services supports.
19:07Alors, le métier
19:08de l'aéroportuaire,
19:09c'est tout ce qui est
19:10service aéroportuaire
19:11sur le tarmac.
19:12Exactement.
19:12Ce n'est pas de l'intérim.
19:14D'accord.
19:14Voilà.
19:14Du bagage,
19:15du transport d'équipage
19:17sur le tarmac,
19:19de l'enregistrement
19:21des passagers,
19:22c'est tous les services
19:23en fait annexes.
19:24Aujourd'hui,
19:24une compagnie aérienne,
19:25elle prend les passagers,
19:27elle nous prend
19:28dans l'avion
19:29et elle nous amène
19:30à destination point.
19:31Point.
19:31Tout le reste,
19:31en fait,
19:32est externalisé.
19:33Et c'est tous ces services
19:34effectivement
19:34sur lesquels on travaille.
19:36Métier d'ailleurs
19:36réglementé,
19:37notamment sur les tarmacs,
19:39sur les transports
19:40et la sécurité.
19:41Il y a une réglementation
19:43très rigide
19:43depuis les attentats d'ailleurs.
19:44Vous avez raison.
19:46Et effectivement,
19:47toutes les personnes
19:48qui sont sur le tarmac,
19:49elles ont une autorisation
19:50délivrée par la préfecture.
19:52Ce sont des métiers
19:53qui sont très réglementés
19:54et on le comprend,
19:55c'est des accès
19:56au territoire,
19:57c'est très important.
19:59Avant de nous quitter,
20:02déjà,
20:03les meilleurs moments
20:04sont parfois
20:04un peu trop courts.
20:06Nathalie Jaoui,
20:07l'entreprise que vous dirigez,
20:08vous l'emmenez vers quoi ?
20:09C'est quoi
20:09les grands projets
20:11sur lesquels vous dites
20:12dans les cinq ans,
20:13je voudrais que
20:14le crit évolue vers cela
20:15ou vous dites
20:16après tout,
20:16on a installé une marque,
20:18une technicité
20:20et on reste comme cela ?
20:21Ou est-ce que vous avez
20:21des projets ?
20:23Il y a un premier projet
20:24qui est effectivement
20:25la digitalisation,
20:26on est d'accord.
20:27C'est à la mode
20:28mais c'est la réalité.
20:29Donc l'IA,
20:30on est d'accord.
20:30L'IA est la transformation
20:32effectivement
20:32de tous les process.
20:34C'est-à-dire que l'idée
20:35pour moi,
20:35c'est de pouvoir
20:36effectivement
20:38avoir donné
20:38à n'importe quel intérimaire
20:40à la limite
20:41qu'il soit n'importe où,
20:42de pouvoir effectivement
20:43avoir accès
20:44à un emploi,
20:45idem pour le client
20:46et de mettre en adéquation
20:48et ensuite on met en relation
20:49c'est ça l'idée,
20:50c'est de plateformiser.
20:51Oui.
20:52Et en même temps
20:53de pouvoir,
20:54en même temps
20:55n'étant plus à la mode,
20:56c'est fini.
20:58Et de pouvoir aussi
21:00transformer les agences
21:01parce que la présence
21:03sur le territoire
21:03elle est quand même importante.
21:04Preuve en est,
21:05c'est que la société
21:07qui a le plus d'agences
21:07sur le territoire
21:08fait le plus de chiffre d'affaires
21:09donc chercher l'erreur
21:10quand même,
21:10c'est pas pour rien.
21:11C'est un débat
21:11de dire l'intérien,
21:12on fait disparaître les agences,
21:13on crée des plateformes,
21:15alors qu'en réalité
21:17nous on veut accompagner
21:18effectivement les gens,
21:20on veut effectivement
21:21pouvoir les accompagner
21:22dans leur carrière,
21:23dans leur processus
21:24de formation
21:26et puis garder
21:27effectivement aussi
21:28les meilleurs,
21:29les formés
21:29et voilà,
21:30on espère que tout le monde,
21:32que tous les intérimaires
21:32qu'on aura formés
21:33ne partiront pas
21:34chez nos clients.
21:35Et vous Nathalie,
21:35vous imaginez devenir PDG
21:37de l'entreprise
21:37qui a créé votre père,
21:38vous aviez vous aussi
21:39une tentation de Venise,
21:40vous aimiez l'avion,
21:40vous aimiez autre chose.
21:42J'aimais plein de choses.
21:43J'aimais plein de choses,
21:44j'aimais bien le journalisme,
21:45j'aimais bien la culture,
21:47j'aimais bien le théâtre.
21:47Ouverte au monde.
21:49Exactement.
21:49Donc effectivement,
21:50ensuite,
21:52Le destin.
21:52Le destin.
21:54Le destin.
21:55Tu fais bien les choses.
21:56Le destin
21:56et puis le fait de se dire
21:59que je suis très attaché
22:00à la construction en fait
22:01et donc faire durer,
22:05transmettre,
22:06j'ai l'impression
22:06que c'est un peu
22:07mon rôle et ma mission.
22:09Et fort des valeurs,
22:10faut-il le rappeler,
22:11qui ont été transmises
22:12par votre père
22:14qui nous a quittés
22:15il y a quatre ans
22:16et qui a quand même
22:17marqué de son empreinte
22:18cette entreprise
22:19que vous dévoiliez.
22:19Bien sûr.
22:21Merci Nathalie Jaoui
22:22de nous avoir rendu visite.
22:23C'était trop court,
22:24je vous le confirme.
22:25Présidente directrice générale
22:26du groupe Crete,
22:27combien de collaborateurs ?
22:28On a à peu près
22:3010 000 collaborateurs
22:32plus on délègue
22:33à peu près 50 000
22:34intérimaires au jour.
22:36Merci de nous avoir rendu visite,
22:38d'avoir pris un peu de temps
22:38pour venir dans notre émission
22:40Smart Job.
22:41C'est un véritable plaisir.
22:42Tiens, on parle
22:43de la facturation électronique.
22:44Évidemment, ça impacte
22:45tous les chefs d'entreprise,
22:46notamment les PME
22:48et notamment les organismes
22:49de formation.
22:50Et on accueille justement
22:51la première vice-présidente
22:52des acteurs de la compétence
22:53qui regroupe
22:54tous les acteurs de la formation.
22:55Et c'est vrai
22:56que la facturation électronique
22:57fait un peu grincer des dents,
22:58pose quelques difficultés.
23:00On en parle avec cette vice-présidente.
23:02Elle est notre invitée
23:03et c'est Fenêtres sur l'emploi.
23:16Et on termine notre émission
23:18avec Fenêtres sur l'emploi
23:19pour parler d'un sujet
23:20qui vous concerne,
23:22vous, entrepreneurs.
23:22Alors, en fonction de votre taille,
23:24vous êtes plus ou moins impactés,
23:25mais c'est la facturation électronique
23:27dont tout le monde parle.
23:28Et on va en parler
23:29avec Claire Pascal.
23:31Bonjour Claire.
23:31Bonjour.
23:32Très heureux de vous accueillir.
23:33Vous êtes déjà venue
23:33sur notre plateau.
23:34Alors, on ne parlait pas
23:35de facturation électronique
23:36à l'époque.
23:37Directrice générale de Comundi,
23:38qui est un organisme de formation.
23:41On va en parler
23:41parce que le secteur
23:43est chamboulé.
23:45Et puis, vous êtes première vice-présidente
23:46des acteurs de la compétence
23:48avec un nouveau président
23:49qui a été élu.
23:51D'abord, un mot
23:52sur cette facturation électronique.
23:54J'ai envie de dire,
23:54ça ne touche pas que le secteur
23:55des entreprises de formation,
23:56mais aussi mal vécu, bien vécu.
23:59Alors, pour l'instant,
24:00j'avoue que c'est vrai
24:01que c'est un sujet
24:02qui a tellement duré, en fait.
24:04On a tellement repoussé
24:05cette réforme
24:06que, du coup,
24:06il y a eu une forme
24:07un peu de dilution.
24:08Aujourd'hui, il y a le coup près
24:09entre guillemets
24:10du 1er septembre
24:11qui arrive
24:12sur une partie,
24:13bien sûr,
24:14uniquement,
24:15puisque les factures
24:16en émission,
24:17c'est uniquement
24:18les grandes entreprises
24:19et les ETI
24:20qui vont être concernées,
24:22sachant que les petites entreprises
24:23qui sont quand même
24:24le gros du tissu économique français,
24:26ont encore un an
24:27pour se préparer.
24:28Donc, oui,
24:30ça fait partie,
24:31j'allais dire,
24:31des éléments
24:32de transformation
24:34numérique de l'entreprise.
24:35Donc, c'est une des briques.
24:36Il se trouve que
24:37la facture électronique,
24:38elle vient en même temps
24:39que des transformations
24:40liées à l'IA,
24:41toutes les transformations
24:42numériques
24:43liées à l'accès au marché.
24:45Donc, on a quand même
24:46un contexte global
24:46dans lequel la facture électronique
24:48s'inscrit
24:49dans ces transformations
24:50de l'entreprise.
24:51Dans la tribune du dimanche
24:53du 9 juillet dernier,
24:55vous faites une tribune
24:56pour parler au nom
24:57des acteurs de la compétence,
24:58c'est-à-dire
24:58toutes les entreprises
24:59de formation
24:59petites et grandes.
25:01Vous dites globalement,
25:02et si je comprends bien,
25:03la facturation
25:03est un élément de plus
25:05qui alourdit,
25:06finalement,
25:07le panier
25:08des entreprises.
25:09Vous parlez déjà
25:10d'une mise en place
25:13d'une politique
25:13de la compétence
25:14des jeunes.
25:15En creux,
25:16ça veut dire
25:16que ça n'existe pas.
25:17On parle de l'entrée
25:18de formation des jeunes
25:19et des seniors
25:20dont on a beaucoup parlé.
25:22Sur la facturation
25:24électronique
25:24en tant que telle,
25:26elle a quand même
25:26un certain nombre
25:26de vertus
25:27par rapport à l'entreprise
25:28en termes de structuration,
25:29en termes de gain de temps,
25:31en termes aussi
25:31de structuration interne,
25:33d'homogénéisation
25:33des pratiques internes.
25:35Je crois qu'il faut aussi
25:35le voir comme un progrès
25:37et comme une possibilité
25:38pour l'entreprise
25:39de mieux se structurer.
25:40On espère aussi
25:41que cette facturation
25:42électronique permettra
25:43un meilleur recouvrement
25:45des créances.
25:46On a une traçabilité
25:47qui va très certainement
25:48s'améliorer.
25:49On sait que c'est
25:49un des gros sujets
25:50notamment pour les PME.
25:52Après, tout ça
25:53nous renvoie
25:53à l'évolution globale
25:55des compétences
25:56au sein des entreprises
25:57puisque cette facturation
25:58électronique,
25:59elle nécessite
26:00pour être mise en œuvre
26:01des compétences,
26:02des nouvelles compétences
26:03ou une évolution
26:04des compétences
26:04des collaborateurs.
26:05Et aujourd'hui,
26:06au niveau de la fédération,
26:08on appelle de nouveau
26:09une vraie politique
26:09de compétences globale
26:11qui inclut
26:12à la fois
26:13l'apprentissage
26:14tel qu'on l'a pris,
26:15la formation des salariés
26:16qu'on oublie toujours.
26:17On a 21 millions
26:19de salariés
26:20qui sont aujourd'hui
26:21concernés.
26:23Et puis,
26:24bien sûr,
26:24les sujets qui me tiennent
26:25particulièrement à cœur
26:26qui sont les sujets
26:27de la reconversion.
26:28Quand on parle
26:28de facturation électronique,
26:30on parle aussi
26:31de métiers
26:31qui vont se transformer,
26:32voire de reconversions
26:33qui vont arriver.
26:34Et là, pour le coup,
26:35on ouvre des sujets
26:36qui sont stratégiques
26:37pour l'entreprise
26:37et pour la nation.
26:38On est dedans,
26:40avec des métiers
26:40qui disparaissent,
26:41avec des GEPP
26:43ou des GEPC
26:44pour interroger
26:46des salariés
26:47pour savoir
26:47comment on transforme
26:48leur métier
26:48ou on les change
26:50de métier.
26:51Est-ce que le secteur
26:51de la formation
26:52est impacté aujourd'hui
26:53par le projet
26:53de loi de finances
26:54dont on ne connaît
26:55pas grand-chose
26:55pour l'instant ?
26:56Est-ce que vous craignez cela ?
26:57On craint énormément ça,
26:58bien sûr,
26:58parce qu'on sait
26:59qu'aujourd'hui,
26:59on a eu des politiques
27:01de coupe progressive
27:02sur le CPF
27:04qui a été fortement érodée,
27:07sur l'apprentissage,
27:08aussi aujourd'hui
27:09on en parle moins
27:10mais les budgets
27:10sur la formation
27:11des moins de 50 salariés
27:13dans les OPCO
27:14pour certaines branches
27:14ont beaucoup baissé
27:15donc l'argent public
27:17va manquer.
27:18Du coup,
27:19ce sont des politiques
27:20de coupe
27:21qui se mettent en place
27:22ce qui nous fait craindre
27:23bien entendu
27:23qu'aujourd'hui
27:25il y a un système
27:27de formation continue
27:28qui est complexe
27:29qu'il faut faire financer
27:30et aujourd'hui
27:31plus ça va,
27:32plus l'argent récolté
27:33par des entreprises
27:34sur la fameuse
27:35contribution de formation
27:37vient financer
27:38un système
27:38mais ne vient plus
27:39assez financer
27:40les formations
27:41pour,
27:42au bénéfice des actifs.
27:44Donc danger,
27:44on le sait qu'il y a un danger
27:45on sait qu'aujourd'hui
27:46et ce danger
27:47c'est un danger
27:47qui est à la fois
27:49lié,
27:49j'allais dire,
27:50conjoncturellement
27:51à la loi de finances
27:52qui va arriver
27:52et dont on sait
27:53qu'elle sera
27:54j'allais dire
27:55assez douloureuse
27:56mais aussi
27:57c'est un sujet
27:59structurel
27:59une démographie
28:01qui change
28:03des relations
28:03au travail
28:04qui changent
28:04une sociologie
28:05du travail
28:05qui change
28:06une moindre attractivité
28:07du salariat
28:08et donc ça veut dire
28:09qu'une masse salariale
28:11qui va baisser
28:12structurellement
28:12et donc des cotisations
28:14d'entreprises
28:14qui sont assises
28:15sur la masse salariale
28:17qui vont baisser
28:17donc on va arriver
28:18à un croisement
28:20un effet de ciseau négatif
28:22qu'il va falloir traiter
28:23Merci Claire Pascal
28:24de nous avoir rendu visite
28:24directrice générale
28:25comme on dit
28:26et puis vous êtes venue
28:26nous parler de la facturation
28:27électronique aussi
28:28parce que vous êtes
28:29la première vice-présidente
28:30des acteurs de la compétence
28:32les acteurs de la formation
28:33en France
28:34vous l'aurez compris
28:34merci
28:35Merci à vous
28:35A très très bientôt
28:36c'est la fin de notre émission
28:37merci à vous
28:38merci à Nicolas Juchat
28:39l'incontournable Nicolas Juchat
28:40merci à toute l'équipe
28:41merci à Paul Hausson
28:42merci à Pierre-Jean
28:43en réalisation
28:44merci à vous
28:44pour votre fidélité
28:45évidemment
28:46je vous retrouve très prochainement
28:47pour de nouvelles aventures
28:48SmartJob
28:49bye bye
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