- il y a 5 heures
Mercredi 20 mai 2026, retrouvez Guy Marty (président-fondateur, Pierrepapier.fr), Nicolas Kert (cofondateur, Remake AM), Nour Bendimered (Directeur des investissements, iVESTA Family Office) et Axelle Pinon (Membre du comité d'investissement, Carmignac) dans SMART PATRIMOINE, une émission présentée par Nicolas Pagniez.
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00:08Bonjour, bienvenue à tous, bienvenue dans Smart Patrimoine, je suis ravi de vous retrouver pour cette nouvelle édition.
00:13Au sommaire, on va s'intéresser à l'immobilier. Où en est-on du cycle immobilier ?
00:18Est-ce que c'est le bon moment pour investir sur les SCPI, les sociétés civiles de placement immobilière ?
00:24Fin de saison des résultats. Alors quels sont les secteurs porteurs ?
00:28On va parler tech US au firmament, énergie mais aussi émergents.
00:33Et puis on se posera cette question, quels sont les secteurs à éviter en bourse ?
00:38Enfin, investir au Royaume-Uni, il y aurait une pénurie de bureaux à Londres.
00:43On va voir que c'est très différent selon que vous achetez ou vous louez vos bureaux.
00:47Smart Patrimoine, c'est parti !
00:53Dans Smart Patrimoine, on commence avec cette question, où en est-on du cycle immobilier ?
00:57C'est la question qu'on va poser à notre invité, un spécialiste, Guy Marti. Bonjour !
01:00Bonjour Fabrice !
01:02Guy, vous êtes fondateur de pierrepapier.fr.
01:05Voilà, tout est dit à Pierre Papier, puisque vous observez notamment le monde des SCPI,
01:10les sociétés civiles de placement immobilier.
01:12Et justement, on va voir où est-ce qu'on en est de ce côté-là pour les investissements.
01:15Mais tout d'abord, on se pose cette question sur l'immobilier de bureaux qui est en train de se
01:20chercher.
01:20Alors on entend un peu tout et n'importe quoi, 4 millions ou 5 millions de mètres carrés disponibles,
01:26vacants autour de Paris, pourtant une collecte qui reprend depuis le début de l'année.
01:32Et on peut se poser cette question, est-ce que l'économie a toujours besoin de bureaux finalement ?
01:37Il y a un effet de perspective.
01:39C'est-à-dire que pendant un demi-siècle, l'économie demandait des bureaux, toujours plus de bureaux.
01:45Donc l'industrie immobilière lui a fourni.
01:48Et puis d'un seul coup, la donne change.
01:51Alors c'est vrai, 5 millions de mètres carrés vides, mais il y a quand même plus de 50 millions
01:58qui sont occupés,
01:59si on parle de l'Île-de-France.
02:01Autrement dit, le bureau sert quand même à quelque chose dans l'activité d'aujourd'hui.
02:06Et on a bien entendu tendance à avoir surtout, là où ça bouge, le dernier mètre carré, si je puis
02:13dire.
02:13Donc le vide aujourd'hui est terrible.
02:16Et en même temps, il est difficile d'imaginer que l'économie n'ait jamais besoin de bureaux.
02:22Quand on parle de télétravail par exemple, c'est vrai qu'on aime tous le télétravail, on aimerait rester chez
02:26soi.
02:26Mais il faut bien voir que le télétravail par exemple est formidable pour ceux qui ont déjà une expérience professionnelle,
02:33qui se sont déjà fait des relations, qui ont déjà vécu en entreprise.
02:37Un jeune qui démarrerait juste en télétravail, ce serait quoi ensuite sa vie professionnelle avec son réseau, etc. ?
02:45On n'en sait rien finalement.
02:46Donc on ne peut pas faire uniquement du télétravail.
02:48D'ailleurs on l'a vu, les entreprises sont en train de dire, allez tout le monde revient.
02:52Il y a un peu moins de deux jours aujourd'hui de télétravail, un jour et demi.
02:55Et c'est en train de diminuer.
02:56Et puis il y a ce fameux impact de l'intelligence artificielle, de plus en plus de digitalisation.
03:00Ça veut dire aussi qu'on a besoin de se rencontrer.
03:03Alors déjà avec le bureau, je pense qu'il est difficile de savoir exactement dans quelle société on va vivre
03:10dans 5 ans, 10 ans, 15 ans.
03:11Et avec l'IA, encore plus.
03:14Alors on peut être alarmiste, on peut être très optimiste.
03:18Je crois que personne n'en sait rien.
03:20On verra.
03:21Et il me semble que pour un particulier qui se pose des questions, non pas en tant qu'économiste,
03:27ou non pas en tant que gouvernement pour savoir où est-ce qu'il faut pousser les choses,
03:31mais un particulier qui se pose la question de où est-ce que je mets mon argent.
03:37Si on veut préparer sa retraite, c'est du long terme.
03:40Si on veut laisser de l'argent à ses enfants, c'est également du long terme.
03:44Donc quand on se pose ce genre de questions, là on a le droit d'éviter beaucoup de faux raisonnements.
03:51On a le droit de ne pas se poser de questions finalement sur qu'est-ce qui va se passer
03:54exactement.
03:55C'est-à-dire qu'il y a deux réponses simples.
03:57Alors je sais, la simplicité, c'est pas bien, mais je vais quand même...
04:01Ah si, on aime les réponses simples, allez-y.
04:03Voilà. Non, il y a une première réponse simple qui est de dire que même si on ne sait pas
04:06du tout
04:07dans quelle économie on va, dans quelle société on va, il y aura toujours une valeur travail,
04:12d'une façon ou d'une autre.
04:13Donc on peut imaginer que les actions d'entreprise sont un bon endroit pour l'épargne,
04:19et on peut imaginer qu'il y aura toujours besoin d'un lieu.
04:22C'est-à-dire qu'on doit bien être quelque part pour dormir, pour être en famille, pour les loisirs,
04:28pour travailler.
04:29Le lieu va toujours rester.
04:31Donc il y aura toujours aussi une valeur immobilière.
04:34Et c'est vrai qu'au travers de plein de mutations de l'économie, de la société,
04:39les actions d'entreprise et l'immobilier ont traversé le temps.
04:43Donc là on peut faire pareil.
04:44Le lieu associé à une fonction.
04:46Alors si on fait lien justement avec les SCPI, c'est vrai que pendant des années ça a été compliqué
04:50pour certains SCPI.
04:52On a eu pas mal de SCPI bashing, les gens n'en voulaient plus.
04:55Et puis voilà, il y a les nouvelles qui sont arrivées.
04:57Il y a eu une diversification et géographique et sur les actifs, la logistique par exemple, l'hôtellerie,
05:03les résidences étudiantes, etc.
05:06Et on a l'impression que là, aujourd'hui, on redécouvre cette classe d'actifs,
05:10société civile de placement immobilière, qui, rappelons-le,
05:13a un temps de détention très très long, c'est en moyenne plus de 17 ans.
05:17Oui alors, déjà, je suis désolé, la moyenne n'est pas bonne.
05:21Désolé de vous contredire.
05:22C'est plus ou c'est moins ?
05:22Mais non mais on ne peut pas calculer, puisque c'est un système en augmentation, en croissance.
05:28Donc on ne connaît pas encore la moyenne.
05:30Aujourd'hui, la transmission...
05:32Donc elle augmente au fur et à mesure.
05:32Ça augmente au fur et à mesure.
05:34Aujourd'hui, la transmission de part de SCPI se fait surtout chez le notaire,
05:37avec les successions ou les donations.
05:40Donc on ne connaît pas encore la durée de détention.
05:41Voilà. Désolé, petite parenthèse.
05:44Alors cela dit, la SCPI, tout l'intérêt...
05:47Alors on pourrait dire la même chose de la foncière cotée d'ailleurs.
05:51Ce sont des fonds immobiliers.
05:54Et le fonds immobilier, c'est la réponse à l'incertitude.
05:58C'est-à-dire que si je ne sais pas ce qui va se passer demain,
06:01avoir un portefeuille d'action ou un portefeuille d'immeuble
06:05est mieux qu'une action ou un immeuble.
06:07C'est tout l'intérêt du fonds immobilier ou du portefeuille
06:11qui peut, dans le temps, arbitrer.
06:13Pour un fonds immobilier, on peut même faire des travaux sur les immeubles,
06:16changer leur destination.
06:17Donc les foncières cotées ont montré depuis un siècle et demi,
06:21les SCPI, bon, c'est à peine un demi-siècle,
06:25qu'il était possible de s'adapter dans le temps.
06:28Il y a certains SCPI ont des immeubles
06:32qui ont changé trois fois de destination,
06:34trois fois d'usage depuis qu'elles les détiennent.
06:36– Mais toujours au même endroit.
06:39– Mais toujours au même endroit, le lieu.
06:40– Le lieu, Paris-Centre, ça ne bouge pas et ça conserve une valeur.
06:43– Alors cela dit, il y a des modes.
06:45Alors quand je dis mode, je ne veux pas dire superficiel,
06:47mais c'est vrai que pendant très longtemps,
06:49l'investissement immobilier, c'était bureau commerce.
06:51Aujourd'hui, on va beaucoup plus vers l'immobilier démographique,
06:56déjà, tout ce qui est EHPAD, tout ce qui est crèche, etc.
07:00Quand on parle de commerce, on parle aussi de logistique.
07:03Et puis, aujourd'hui, on parle beaucoup plus de diversification internationale.
07:08Donc ça change.
07:10Mais il s'agit toujours de s'adapter.
07:12Alors même si, bien sûr, il y a quelques SCPI qui souffrent.
07:15– Oui, ça veut dire pour ceux qui nous regardent,
07:17là, parce que le cycle est important,
07:20on peut toujours faire des SCPI,
07:22on peut toujours acheter ses bureaux, ses commerces,
07:25ou d'autres classes d'actifs.
07:26Et l'essentiel, c'est toujours pareil,
07:28c'est de diversifier et d'investir régulièrement.
07:30C'est ça le conseil qu'on peut donner ?
07:33– Alors, j'ai envie de dire qu'aujourd'hui,
07:35les SCPI sont au même point de maturité
07:37que les OPCVM, que les ETF.
07:40C'est-à-dire qu'on ne peut pas faire l'économie de regarder.
07:43En bourse, il y a des analystes financiers.
07:46Il y a des métiers, enfin, il y a un métier
07:47qui consiste à analyser le contenu des ETF,
07:51enfin, la composition des ETF ou la composition des OPCVM,
07:54de savoir si on veut aller là ou là.
07:57On peut souhaiter qu'un jour,
07:59non seulement les SCPI soient peut-être plus lisibles,
08:02mais qu'en plus, il y ait des analystes immobiliers,
08:05des analystes des SCPI.
08:06– Eh bien voilà, en tout cas, on le souhaite.
08:08Et on peut, bien sûr, préparer sa retraite
08:11avec ces sociétés de placement civil immobilier.
08:15Merci Guy Marti.
08:16Je rappelle que vous êtes le fondateur de PierrePapier.fr,
08:18une mine d'informations pour tous ceux qui s'y intéressent.
08:20– Eh bien merci Fabrice.
08:21– A très bientôt sur Smart Patrimoine.
08:27– Le trimestre, le premier trimestre vient de se terminer.
08:31Alors, quels sont les secteurs porteurs ?
08:32C'est la question qu'on va poser à nos invités dans Smart Patrimoine.
08:35On est ravis d'accueillir Axel Pinon.
08:37Bonjour Axel.
08:38– Bonjour.
08:38– Vous êtes membre du comité d'investissement de Carmignac.
08:40Bienvenue à vous.
08:41Et à vos côtés, Nour Bendy-Mérette.
08:43Bonjour Nour.
08:44– Bonjour.
08:44– Vous êtes directeur d'investissement chez Ivesta Family Office.
08:48Axel, on démarre avec vous.
08:50Alors, on a eu un premier trimestre assez chargé.
08:52Pourtant, quelqu'un qui serait parti sur une île déserte,
08:54il regarde les indices, finalement, ça n'a pas beaucoup bougé.
08:56On est pratiquement sur des records aux Etats-Unis.
08:58Sauf qu'on a eu quand même une guerre entre les deux.
09:00On y est toujours plongé avec des marchés qui ont vu leur volatilité exploser,
09:06une fois de plus.
09:06On va en discuter avec vous et on va se poser la question.
09:09Quels sont les secteurs porteurs aujourd'hui ?
09:12Tout d'abord, si on regarde justement ce premier trimestre,
09:14il a été plutôt compliqué pour tous ceux qui font du stock picking.
09:18– Oui, c'est un trimestre.
09:19Alors, quand on regarde les marchés boursiers,
09:22tout va bien quand on regarde les performances depuis le début de l'année.
09:25– Au global.
09:26– Sous la surface, il y a eu des mouvements extrêmement violents,
09:29une dispersion très importante.
09:31Mais c'est aussi caractéristique de l'ère Trump 2.0.
09:34Depuis que Trump a pris le pouvoir,
09:37on a des fortes dispersions dans les marchés.
09:40L'envolée des marchés, la bonne tenue des marchés,
09:42malgré le contexte géopolitique,
09:44ça pose la question de est-ce qu'on est face à une folie des marchés.
09:48Quand on regarde les résultats, et c'est le sujet,
09:50les résultats des entreprises ont été surtout aux Etats-Unis très très bons
09:54et ont surpris de manière impressionnante les investisseurs et les analystes.
09:59On a plus de 27% de croissance sur le trimestre.
10:02Les analystes attendaient 12%.
10:03Donc on a un vrai phénomène de boom sur les résultats des entreprises,
10:08surtout qu'on n'est pas en sortie de crise, mais on est plutôt en fin de cycle.
10:11– Et c'est ça qui a donné du coup un nouvel élan,
10:13notamment au Valère Tech qui était un peu dans la tourmente.
10:16On se disait qu'on était peut-être sur des survalorisations,
10:18on était peut-être sur un effet de bulle.
10:20Non, ça se confirme, les résultats sont là.
10:22– Les résultats sont là, ils sont un vrai support.
10:24Mais quand on regarde sous la surface,
10:26ce qu'on voit, c'est que ces résultats ont été boostés par deux secteurs,
10:30que sont la tech et l'énergie.
10:31Et là-dessus, les marchés ne s'y trompent pas.
10:34Quand on regarde les performances secteur par secteur,
10:37ce qu'on voit, c'est qu'en fait, il n'y a que l'IA qui a bien fonctionné
10:41sur le rallye qui a commencé fin mars, sur l'annonce du cessez-le-feu.
10:45On voit que c'est l'IA et les États-Unis en majorité.
10:48La surperformance de l'Europe s'est arrêtée nette depuis la fin mars.
10:54Et toutes les valeurs hors IA ont tendance à être encore négatives depuis le début de l'année.
10:59Donc, en fait, le marché a félicité les entreprises qui sont capables
11:03de délivrer des bénéfices importants.
11:05Donc, la vérité des chiffres, c'est vrai qu'on a vu ça dans les résultats.
11:09Ça remet, entre guillemets, les pendules à l'heure.
11:11Exactement, c'est back to basics, finalement, avec un retour aux fondamentaux.
11:16Comme ça a été très justement dit, le premier trimestre était très difficile.
11:19On a eu beaucoup de rotations sectorielles, géographiques.
11:22La photo finish au 31 mars n'est pas forcément réjouissante.
11:25Mais on a eu un rallye très, très fort au mois d'avril,
11:27qui se poursuit en ce début du mois de mai.
11:29Le mois d'avril a été extrêmement violent
11:31et a alimenté cette performance apparente des indices
11:35qui a été drivée essentiellement par un secteur,
11:38effectivement, principalement la tech,
11:40et particulièrement les semi-conducteurs au sein de la tech,
11:42mais aussi les Manifusion 7,
11:44qui ne sont en réalité plus vraiment un pool homogène de valeurs, de sociétés,
11:49parce qu'on voit aussi une très forte dispersion
11:51au sein même des acteurs de la tech.
11:53Au sein des acteurs de la tech, entre les différents sous-secteurs,
11:56mais au sein de certains conglomérats
11:59ou certains paniers de valeurs comme les Manifusion 7,
12:02il y a une dispersion extrêmement forte
12:04en fonction des gagnants et des perdants de ce contexte.
12:08Il n'y a pas vraiment de perdants,
12:09mais il y en a certains qui gagnent beaucoup plus que d'autres.
12:11On a vu le grand écart,
12:12alors que le même jour,
12:13on avait la publication de quatre des sept Manifusion 7,
12:16c'était le grand écart, par exemple,
12:17entre Alphabet,
12:18qui a fait une très belle publication de résultats,
12:21avec des contributions exceptionnelles de participation non-côté,
12:23mais aussi de l'organique très, très puissant,
12:26et Amazon,
12:27qui avait une très belle participation du non-côté,
12:30mais un organique qui était un peu moins robuste.
12:32Le jour même après la publication,
12:34un grand écart.
12:35Donc en fait, cette dispersion,
12:36on la voit géographiquement, sectoriellement,
12:38mais aussi intrasecteur,
12:40avec finalement des marchés qui sont capables
12:42de rebattre les cartes très, très rapidement,
12:44au gré des avancées,
12:45des révolutions technologiques
12:46et des différentes innovations.
12:47Ça veut dire que le thème de la bulle
12:49sur l'intelligence artificielle,
12:50on le met de côté pour l'instant ?
12:53Les gens se satisfont,
12:54ou même sont rassurés par les bons résultats ?
12:56Complètement.
12:58Parler de bulle,
12:59c'est peut-être un peu exagéré.
13:01Les valorisations ont été élevées
13:03en début d'année dernière,
13:04en fin d'année,
13:05ça s'était déjà un petit peu comprimé.
13:06Si on regarde pour l'année 2026,
13:08ce qui est intéressant,
13:09c'est qu'effectivement,
13:10on est sur des plus hauts
13:11en termes de prix sur les indices,
13:12notamment sur les indices actions américains,
13:14mais en termes de valorisation,
13:16les valorisations se sont comprimées
13:18sous l'effet de la croissance des earnings.
13:20Donc ce qu'on dit assez facilement,
13:21c'est qu'effectivement,
13:22les indices sont plus hauts,
13:23mais contre-intuitement,
13:24c'est moins cher.
13:25C'est moins cher qu'il y a quelques mois.
13:26Et ça donne lieu à des belles IPOs,
13:28d'introduction en bourse,
13:29notamment un petit concurrent d'NVIDIA
13:33qui s'est envolé avec une introduction en bourse
13:36il y a quelques jours.
13:37C'est Rébrasse, il y a quelques jours.
13:38Ce qu'on voit, c'est qu'effectivement,
13:40on est entièrement d'accord,
13:41il n'y a pas de bulle
13:42à l'échelle globale du secteur de la tech.
13:44Par contre, on l'avait déjà vu en début d'année,
13:46et là, on le revoit,
13:48il y a certaines sous-parties de la tech
13:50où il y a un peu d'euphorie
13:51et d'excès d'euphorie.
13:53Et les IPOs sont souvent
13:55à l'illustration de ça.
13:57On voit des méga-IPOs,
13:59ce qu'on n'avait pas vu depuis des années,
14:00qui commencent à re-rentrer sur le marché.
14:03Et ça, c'est souvent des facteurs
14:05qui alertent sur,
14:06attention, il va commencer à falloir faire attention
14:08aux valorisations
14:09et à un excès d'optimisme
14:11qui pourrait assombrir la tech
14:14pendant quelques temps.
14:14On attend d'ailleurs les IPOs,
14:16bien sûr, SpaceX, bientôt.
14:18SpaceX va faire son filing cette semaine.
14:20On a eu Cérébrasse,
14:20donc la semaine dernière,
14:21qui a monté 70% sur la journée.
14:24Qui a reperdu 27 ou 30%
14:25Voilà, mais bon,
14:26il y a quand même des mouvements
14:29assez violents
14:30et c'est là-dessus
14:31qu'il va falloir être attentif.
14:34Le marché de la tech
14:35devient un vrai marché
14:36de stock picking
14:36parce qu'il y a un vrai côté dispersion
14:40au sein du secteur de la tech.
14:41Il va falloir éviter
14:42de plus en plus
14:43les entreprises non profitables
14:44parce qu'on est quand même
14:45dans un environnement
14:45où les taux montent.
14:46On n'en a pas encore mentionné,
14:47mais c'est la grosse...
14:49C'est l'éléphant dans la pièce.
14:50Et donc, il faut faire attention
14:51aux valorisations
14:52et il va commencer à falloir
14:53faire attention aux fondamentaux
14:55parce qu'on a une croissance
14:57qui, pour l'instant,
14:58se tient très très bien
14:58aux Etats-Unis
14:59mais qui pourrait tanker
15:01un petit peu.
15:02Et donc, ça va être deux facteurs
15:03qui vont redevenir clés
15:04dans la tech.
15:06Profitabilité
15:06et valorisation raisonnable.
15:08Nous, on a beaucoup parlé
15:10bien sûr tech,
15:11tech US notamment
15:12et énergie.
15:13C'était un peu les gagnants
15:14de ces dernières semaines,
15:15même de ces derniers mois.
15:17Est-ce que ça va continuer ?
15:18Quels sont pour vous
15:18les secteurs porteurs ?
15:20Et peut-être, on verra
15:21après, cela a évité en ce moment.
15:22L'énergie, c'est assez intéressant
15:24parce que les performances
15:24en bourse ont été très bonnes
15:26tant en Europe
15:26qu'aux Etats-Unis.
15:27Par contre, quand on regarde
15:28la publication de résultats
15:29aux Etats-Unis
15:30sur tous les secteurs
15:32du S&P 500,
15:32l'énergie est le seul
15:33à avoir publié
15:35des croissances inférieures
15:36aux attentes.
15:38Puisque finalement,
15:38ce contexte de contrainte
15:40de production au Moyen-Orient
15:42pénalise aussi la top line.
15:44Il y a moins de pétrole
15:45qui circule,
15:45donc forcément,
15:46moins de chiffre d'affaires
15:47qui rentre.
15:47Puis aussi des sujets particuliers
15:49propres au secteur de l'énergie
15:51sur le hedging,
15:52les couvertures,
15:53le P&L, le trading, etc.
15:54qui sont très particuliers.
15:55Mais en réalité,
15:56à court terme,
15:57ça a été aussi
15:58un vent de face
16:00qui a freiné
16:01la production
16:02et donc la vente.
16:03Mais on attend
16:04à ce que finalement
16:05l'effet prix
16:06qui devrait être durable
16:07puisse permettre
16:09de profiter
16:10à certaines valeurs
16:12du secteur.
16:13Le secteur,
16:14encore une fois,
16:14n'est pas homogène.
16:14On a vu des boîtes
16:15comme Total
16:16très très bien performées
16:18avec des super publications
16:19puisqu'ils ont été finalement
16:21un petit peu épargnés
16:22par la fermeture
16:23des droits d'Ormousse
16:24avec le reroutage
16:25d'une partie
16:26de la production
16:27qui les a protégés
16:29d'une certaine manière.
16:30Là aussi,
16:30on a un secteur
16:31qui n'est vraiment pas homogène,
16:33qui est très différent.
16:34Les pétrolières intégrées
16:35sont très différentes
16:35des raffineurs,
16:38etc.
16:39Il y a vraiment
16:40une grosse dispersion.
16:41Là aussi,
16:41c'est un terrain de jeu
16:42assez intéressant
16:42pour les stock pickers.
16:44C'est un segment
16:45qui, effectivement,
16:46compte tenu de la...
16:48Il y a les vendeurs aussi
16:49de pioches
16:50au sens propre
16:51avec les tubes.
16:52On pense à Valorèque,
16:53on pense à Viril.
16:54Tout à fait.
16:55Il y a beaucoup de sociétés
16:56qui ont bien marché.
16:57Je prends les sociétés
16:58françaises.
16:59Et qui vont devoir
17:01participer à la reconstruction
17:02de certaines raffineries
17:03au Moyen-Orient.
17:05Ça fait aussi
17:05des contrats potentiels futurs.
17:07qui mettent...
17:08Donc, on continue à investir
17:08sur ce secteur énergétique
17:10pour vous,
17:10même s'il est un petit peu déçu ?
17:12Alors, nous,
17:12on est assez peu exposés
17:13au segment énergie,
17:14globalement,
17:14pour des raisons plutôt ESG.
17:16Mais ça reste un secteur
17:17qui, effectivement,
17:18dans ce contexte
17:19de maintien des prix
17:20relativement élevés
17:21pendant peut-être
17:21un petit peu plus longtemps
17:22qu'on espérait initialement
17:23des prix du pétrole,
17:24pourrait continuer
17:25à tirer son épingle du jeu,
17:27mais avec beaucoup
17:27de dispersion
17:29dans ce segment
17:30qui n'est vraiment pas homogène.
17:31Axel Pinon,
17:32vous, chef Carmignac,
17:32vous aimez bien
17:33les émergents.
17:34Est-ce que c'est toujours le cas ?
17:35Est-ce qu'on regarde
17:36ce côté-là ?
17:36Parce que c'était aussi
17:37à la mode en début d'année,
17:38cette rotation,
17:38d'avis,
17:39ça va être un peu
17:40l'année des émergents.
17:41Et puis ensuite,
17:42avec la hausse,
17:43notamment de l'énergie,
17:44on s'est dit,
17:44ça va peut-être tanguer
17:45aussi de ce côté-là.
17:46Alors, sur les émergents,
17:47c'est pareil,
17:48il faut être sélectif.
17:50Il y a beaucoup
17:51de sous-secteurs.
17:53Ce qui a beaucoup soutenu
17:54les émergents
17:55depuis le début d'année,
17:55c'est la tech,
17:56et notamment des zones
17:57comme la Corée
17:58et Taïwan
17:59qui ont explosé
18:00parce qu'ils sont très exposés
18:01aux semi-conducteurs.
18:02Donc ça,
18:03c'est une zone
18:03sur laquelle on reste positif
18:04et on prend des bénéfices
18:05tous les jours
18:05parce que ça continue de monter
18:06et qu'il y a un moment
18:07où on pourrait avoir
18:08une correction,
18:09mais on reste à moyen terme,
18:11long terme,
18:11très positif sur cette partie-là.
18:13Et puis,
18:13face à un portefeuille tech
18:15et à un marché tech
18:16qui prend beaucoup de place,
18:17on va aller chercher
18:18des outils de décorrélation,
18:20des choses qui bougent un peu
18:21dans des sens inverses.
18:22Et dernièrement,
18:23on a regardé par exemple
18:24les banques émergentes
18:25et notamment en Amérique latine.
18:26On a des pays
18:27qui sont très intéressants
18:29qui souffrent un peu
18:29parce qu'il y a une incertitude politique,
18:31mais c'est un pays
18:32matière première
18:33et donc qui devrait bénéficier
18:36de la hausse
18:37des matières premières généralisées
18:38qu'on a en ce moment.
18:39Donc voilà,
18:40on va aller chercher
18:40des choses en dehors de la tech
18:42qui vont nous apporter
18:43un peu cette idée d'équilibre
18:45pour,
18:46en cas de correction de la tech,
18:47avoir des éléments décorrélants.
18:49On pourrait avoir
18:49justement une rotation
18:51que la tech
18:52à un moment soit un petit peu moins
18:53sous le feu des projecteurs,
18:54notamment sur les semi-conducteurs.
18:56Qu'est-ce qui pourrait se passer ?
18:57Alors,
18:57on pourrait,
18:58on a eu,
18:59il ne faut pas oublier
19:00que la tech
19:00a sous-performé
19:01en février et mars
19:03qui a fait,
19:04et même plus globalement,
19:05Nvidia,
19:05pendant six mois,
19:06n'a absolument rien fait.
19:07Donc on a eu
19:07une sous-performance
19:08de la tech
19:09qui a été passée
19:10assez inaperçue
19:11au niveau des indices
19:11parce que le reste
19:12de la cote
19:13a, lui,
19:14s'est mis à surperformer.
19:16On a regardé
19:16le S&P
19:18équipondéré
19:19à surperformer
19:20pendant une période
19:21de plusieurs mois
19:22le S&P
19:23du fait du reste
19:24de la cote
19:24qui a soutenu.
19:25Donc on a des périodes
19:27de prises de bénéfices.
19:28Là,
19:28la prochaine question,
19:29c'est la prise de bénéfices
19:29sur les semi-conducteurs.
19:31On a un environnement
19:32qui va devenir
19:32de plus en plus compliqué
19:33où on risque
19:34d'avoir des pénuries
19:34sur le secteur
19:35des semi-conducteurs
19:36qui devraient impacter
19:37le secteur électronique
19:38au global
19:38parce qu'aujourd'hui,
19:40la demande est bien
19:41plus importante
19:42que l'offre.
19:43Est-ce que les grosses usines
19:44de semi-conducteurs,
19:45aussi bien au niveau mémoire
19:46que fabrication
19:47comme TSMC,
19:48se concentrent davantage
19:49sur l'intelligence artificielle
19:51et tous les data centers
19:52plutôt que sur notre électronique
19:54du quotidien,
19:55téléphone, etc.
19:56Et là,
19:57on parle beaucoup
19:58de la pénurie de l'énergie
19:59mais on pourrait avoir
20:00une pénurie
20:00des semi-conducteurs
20:01dans les prochains mois
20:02qui créent un petit peu
20:03de volatilité
20:04sur la cote au global
20:05mais aussi sur les semi-conducteurs.
20:07Le vrai avantage
20:07des semi-conducteurs,
20:08c'est le pricing power
20:10quand on a un déséquilibre.
20:12On n'a pas le choix.
20:13Nous, à contrario,
20:14est-ce qu'il y a des secteurs
20:15qui vous inquiètent
20:15sur lesquels vous n'allez pas ?
20:17Or, contraintes réglementaires,
20:19peut-être défense énergie,
20:21vous nous disiez.
20:22Est-ce qu'il y a d'autres secteurs ?
20:24On pense peut-être
20:24avec la hausse des taux,
20:25la consommation,
20:26l'immobilier,
20:27d'autres qui vont souffrir.
20:28Le B2C au sens large,
20:29tout ce qui est consommation
20:31cyclique, discrétionnaire
20:32souffre quand même
20:33assez significativement.
20:34On a une économie
20:35à deux vitesses.
20:36On a beaucoup parlé
20:37de l'IA
20:38qui a été soutenue
20:39par la micro
20:39mais cette micro
20:40soutient aussi la macro
20:41aux Etats-Unis
20:43sur la ligne 2025.
20:44L'énergie,
20:45l'intelligence artificielle,
20:47c'est quasiment 50%
20:48de la croissance du PIB.
20:49Donc, en fait,
20:50ce n'est plus uniquement
20:51un sujet micro,
20:51c'est aussi un sujet macro.
20:53Donc, on évoquait le sujet
20:55de ce qu'on peut avoir
20:55un ralentissement sur les semis.
20:57Si on a un ralentissement
20:58sur les semis,
20:58on a un ralentissement
20:59sur toute l'économie
21:00et donc l'ensemble
21:01de l'économie
21:01peut être mise à mal.
21:03Aujourd'hui, effectivement,
21:05toute la partie
21:06plus consommation cyclique,
21:08plus liée au consommateur
21:09qui est quand même
21:10va devoir faire face
21:11à des remontées de prix,
21:13à des salaires
21:13qui ne suivent pas forcément,
21:14donc des pertes
21:15de pouvoir d'achat,
21:16un moral qui est en berne,
21:17des taux qui remontent.
21:19C'est un contexte
21:20plutôt difficile
21:21pour les consommateurs finaux.
21:23Donc, tout ce qui est lié
21:23au consommateur final,
21:25consommation cyclique,
21:26mais aussi staples,
21:26assez contre-intuitivement,
21:28souffre quand même pas mal.
21:30On a vu des publications
21:31de résultats aussi sur le luxe,
21:33y compris sur des valeurs
21:33qui étaient jusqu'à présent
21:35considérées comme
21:35parfaitement acycliques
21:37comme Hermès,
21:38qui sont difficiles
21:39et qui montrent
21:40un vrai ralentissement
21:42de la partie
21:43consommation cyclique.
21:44Il y a aussi
21:45le segment auto
21:45qui est particulièrement,
21:48qui souffre particulièrement
21:49de la concurrence chinoise
21:50notamment,
21:51de l'électrification
21:51et de l'arrivée
21:53sur notre territoire
21:54de concurrents
21:55très puissants
21:56comme BYD
21:57qui maintenant génère
21:5970% de son chiffre d'affaires
22:00à l'international.
22:01Une internationale
22:01qui est très clairement
22:03réussie pour cet acteur chinois
22:04et qui menace l'Europe.
22:05On les voit de plus en plus.
22:06Voilà ce qu'on pouvait dire.
22:07On va conserver
22:08donc vos idées,
22:10vos bonnes idées
22:10sur la tech
22:12rassurées par les bons ultras,
22:13les émergents
22:14pour la diversification
22:15et puis attention
22:16à certains secteurs,
22:16la consommation en particulier
22:17qui pourrait souffrir.
22:18Merci à nos experts.
22:20Axelle Pinon,
22:20merci pour Carmignac
22:22et Nour Ben-Dimeret
22:23pour Ivesta Famille.
22:24Merci beaucoup.
22:25Merci à vous deux.
22:26Smart Patrimoine
22:27continue.
22:28A tout de suite.
22:33On part du côté
22:34du Royaume-Uni
22:34dans Smart Patrimoine
22:35pour s'intéresser
22:36au bureau
22:37avec un spécialiste.
22:38Nicolas Card,
22:39bonjour.
22:39Bonjour.
22:40Vous êtes président
22:41et cofondateur de Remake
22:42et avec vous,
22:43on va s'intéresser
22:44à ce qui se passe
22:44du côté de Londres.
22:46Alors les Anglais,
22:47ils corrigent toujours
22:48beaucoup plus vite que nous.
22:49Quand il y a une crise,
22:50on a des valeurs
22:51vraiment qui sont ratatinées
22:53on va dire
22:53en très peu de temps
22:54alors que nous,
22:54ça dure,
22:55on a du mal
22:55à enlever ce paradrap.
22:56Eux,
22:56ils font d'un coup,
22:57ça dévalue
22:58et puis ça rebondit.
22:59Où est-ce qu'on en est
23:00aujourd'hui
23:00du côté des bureaux
23:01à Londres ?
23:02Alors c'est vrai
23:02que le Royaume-Uni
23:03et Londres,
23:03c'est un peu le canari
23:04dans la mine.
23:05C'est-à-dire que
23:05c'est là où les choses
23:06commencent à se passer
23:07puis ensuite
23:07on arrive sur le territoire
23:09fin sur le continent
23:10avec un temps de retard
23:11et souvent avec moins
23:12de volatilité.
23:13Donc effectivement,
23:13les baisses sont prononcées,
23:14les hausses sont plus prononcées.
23:16En fait,
23:16on est en plein paradoxe.
23:17Pourquoi on parle du bureau ?
23:18Parce que bureau bashing partout,
23:19il y a eu le télétravail,
23:22il y a eu le flex office,
23:23il va y avoir l'IA
23:24qui va détruire
23:25des métiers de col blanc,
23:26on le sait,
23:26ça va arriver.
23:27Et donc du coup,
23:28il faut jeter en fait
23:28le bébé bureau
23:29avec l'eau du bain.
23:30La réalité en fait,
23:31c'est qu'en disant cela,
23:33on a fait sortir du marché
23:34de l'investissement,
23:35je dis bien les investisseurs,
23:37une très grande partie
23:38de ces investisseurs
23:39qui ne sont aujourd'hui
23:39plus acheteurs
23:40et qui sont vendeurs.
23:41Et donc on arrive
23:42à une situation
23:42très paradoxale
23:43où en fait,
23:44le marché locatif à Londres
23:45mais aussi dans les grandes
23:46métropoles britanniques
23:47est très fort,
23:49c'est-à-dire qu'il est très demandé,
23:50la demande locative
23:51est plutôt costaud
23:52sur l'immobilier de bureaux
23:54mais attention,
23:55attention,
23:56seulement dans les endroits
23:57très prisés,
23:58je dirais les bureaux
23:59les plus désirables
24:00près des transports,
24:01des accès,
24:02à Londres
24:02ou dans les grandes métropoles,
24:03j'insiste.
24:04Comme à Paris finalement,
24:05on cherche du prime.
24:06Exactement,
24:07on cherche du prime
24:07mais ce qui est assez fou
24:09à Londres,
24:09c'est que vous faites 300 mètres,
24:11vous restez dans le même code postal
24:12et là vous pouvez avoir
24:13des baisses de valeur locative
24:14de 20% par rapport à 2022
24:15et des baisses de prix
24:16de 30%.
24:17Alors c'est assez paradoxal
24:19au sens où on a
24:20un marché locatif
24:20qui est très puissant
24:21et on a un marché
24:22de l'investissement
24:22qui est tout mou
24:23parce qu'on a moins
24:24d'investisseurs qui s'intéressent,
24:25quoique ça repart.
24:26Mais en fait,
24:27la cause de tout cela,
24:28c'est encore une fois
24:29l'offre.
24:30Même cause
24:31que dans le résidentiel,
24:32notamment à Paris,
24:33c'est qu'on a une envolée
24:34des loyers
24:35et un maintien des prix
24:35parce qu'il n'y a pas
24:36d'offre neuve.
24:37Il n'y a tout simplement
24:38pas d'offre qui se crée
24:39à Londres.
24:40Juste un chiffre,
24:41taux de vacances à la City
24:42qui est le principal
24:42pôle de bureau à Londres,
24:442,6%.
24:45Non, ce n'est pas du tout
24:46la défense.
24:46Pas du tout,
24:47ça n'a rien à voir.
24:472,6%.
24:48C'est presque son frictionnel.
24:49Oui, absolument.
24:50Et seulement un an et quelques
24:51de production de bureaux neufs
24:54à venir.
24:54Un an et quelques
24:55de demandes placées.
24:57Il faut 3 à 5 ans
24:58pour produire un immeuble
24:59de bureaux.
24:59Donc on voit en fait
25:00l'impact entre
25:01cette demande
25:02qui est assez forte
25:03et puis cette production
25:04qui s'est littéralement
25:06arrêtée.
25:06La conséquence,
25:07c'est l'inflation
25:08sur les loyers.
25:09Donc on a ce paradoxe
25:10des loyers qui montent
25:11et des valorisations
25:12qui sont très basses.
25:13Est-ce que du coup,
25:15un bon momentum
25:17pour investir
25:18pour vous notamment ?
25:19Alors en fait,
25:20il y a la tactique
25:20et la stratégie.
25:22Tactiquement,
25:22il y a des points d'entrée
25:23qui se dessinent
25:24au Royaume-Uni.
25:25Je pense qu'on n'est pas
25:26les seuls à le voir
25:26puisque le marché
25:27de l'investissement
25:28de bureaux,
25:28qui n'était pas le premier
25:29historiquement au Royaume-Uni,
25:30c'est plutôt le marché
25:31des commerces.
25:32Bon, les volumes
25:33d'investissement
25:33ont progressé de 50%
25:34sur l'année dernière.
25:35Mais ils partaient
25:36de très bas.
25:37Donc attention,
25:38le volume reste
25:38relativement faible.
25:39Donc il y a des acteurs
25:40qui s'intéressent.
25:40La réalité,
25:41c'est qu'ils s'aperçoivent
25:42que pour certains
25:43segments de bureaux
25:44très désirables,
25:45avec ces fameux loyers
25:46qui résistent,
25:47on a des taux de rendement
25:48affichés qui sont
25:49particulièrement élevés.
25:51Donc il y a un moment donné,
25:51cette anomalie de marché,
25:53elle est corrigée.
25:54Elle est corrigée
25:54par des acteurs
25:54qui rentrent de nouveau
25:55et qui achètent effectivement
25:56de l'immobilier de bureaux
25:58à 7% à la City.
25:59C'est vraiment très intéressant.
26:00Moi, en 20 ans,
26:01j'ai rarement vu
26:01des rendements aussi élevés.
26:04Après, il y a la stratégie.
26:05Il n'y a pas que la tactique.
26:06Il y a aussi la stratégie,
26:06c'est qu'on n'achète pas
26:07de l'immobilier
26:08et le revendre ensuite
26:08deux ans après.
26:09Ça coûte cher,
26:10on peut le faire,
26:10mais c'est une stratégie
26:11qui est coûteuse.
26:12Et là, c'est la stratégie
26:13qui entre en compte.
26:14Et là, je pense que
26:14ce n'est pas seulement
26:15cette anomalie
26:17qui est temporaire.
26:19Nous, ce qu'on appelle
26:19chez nous,
26:19c'est le prix du béton.
26:20C'est-à-dire que
26:21quand vous achetez
26:22de l'immobilier de bureaux
26:22par exemple à 3 000 euros du mètre,
26:24que juste à côté,
26:25vous avez des transactions
26:25de logement à 5 000 ou à 6 000,
26:27quand vous avez 50% d'écart
26:28entre le prix du bureau
26:29ou le prix du résidentiel,
26:30vous mettez au coffre-fort
26:31finalement de la valeur foncière.
26:33C'est-à-dire que
26:33vous achetez du rentré.
26:34Il y aura un rattrapage ?
26:35On peut imaginer.
26:36Peut-être qu'il y aura un rattrapage.
26:37En tout cas,
26:37vous préservez une partie
26:39de votre valorisation
26:39parce qu'aujourd'hui,
26:40le prix du béton,
26:41le prix du foncier de bureaux
26:42en fait, coûte beaucoup moins cher
26:43que le résidentiel.
26:45Un jour, ça changera,
26:46mais ça ira doucement.
26:48Pendant ce temps-là,
26:48vous capturez un rendement élevé
26:50et vous mettez donc à l'abri
26:51une partie de votre capital.
26:52On a dans l'idée
26:53ce qu'on appelle
26:54la régénération urbaine,
26:55le fait qu'on puisse transformer
26:56un jour ces bureaux en logement
26:58ou c'est une opération
26:58qui est trop chère ?
26:59Oui, en fait,
27:00c'est un peu gadget aujourd'hui.
27:02Il y a un exemple.
27:03Il y a le Fort Tower à Detroit
27:04qui fait l'objet aujourd'hui
27:06d'une enchère,
27:07dans les jours qui viennent.
27:08Cet investisseur avait acheté
27:09cet immeuble de bureau
27:10à peu près à 1 000 euros du mètre.
27:11Je convertis tout en euros
27:12en mètre carré
27:13pour y faire du logement.
27:15Effectivement,
27:15l'immeuble est magnifique.
27:16C'est Detroit quand même,
27:17mais l'immeuble est magnifique.
27:18Vous pouvez faire du logement
27:18à 1 000 euros du mètre,
27:19ça va.
27:20Bon, les enchères commencent
27:21à 110 euros du mètre carré.
27:22Un bâtiment historique
27:23comme celui-là.
27:24Donc, on voit que
27:25ce n'est pas si simple
27:26de transformer du bureau
27:28en logement.
27:29Il faut qu'il y ait un marché
27:30qui soit solide
27:31en immobilier d'habitation.
27:32Ce n'est peut-être pas le cas
27:32à Detroit.
27:33En revanche,
27:34ça peut être le cas à Paris.
27:35Le sujet, c'est qu'il y a
27:36plein de difficultés,
27:38notamment urbanistiques,
27:39des permis à obtenir.
27:40Le temps, il faut financer le temps.
27:41Ça dure très longtemps.
27:42Qui peut porter un immeuble
27:43comme ça aussi longtemps
27:44et se contenter d'avoir
27:450% de rendement en attente.
27:46Donc, c'est dur.
27:47C'est compliqué.
27:48Nicolas, j'ai une dernière question
27:49très importante.
27:50On voit une flambée
27:51des taux actuellement.
27:52Est-ce que ça pourrait être
27:53un coup d'arrêt
27:54justement à tout le secteur immobilier
27:56une fois de plus
27:57qui n'a pas besoin de ça ?
27:58Alors, en fait,
27:58on est parti de très bas en 2022.
28:00On est remonté très haut.
28:01Il y a eu vraiment un mur
28:02de la remontée des taux
28:03pour l'immobilier d'entreprise
28:04qui a cassé les valorisations
28:05du patrimoine acheté avant 2022.
28:07Il y a des fonds d'investissement
28:08immobilier en France.
28:09Certaines SCPI
28:10qui ont des problèmes de valorisation
28:11qui ont ensuite
28:12des problèmes de liquidité.
28:13Donc là, oui,
28:14ça ne va pas arranger
28:14le sort d'un certain nombre
28:16de patrimoines
28:18hantés 2022
28:18qui n'ont peut-être pas encore
28:19pour certains d'entre eux
28:20acté la baisse de la valorisation.
28:22Donc, vous parliez tout à l'heure
28:22en introduction.
28:23Oui, effectivement,
28:24dans certains pays du continent,
28:25il y a encore des baisses
28:26de valorisation assumées,
28:27notamment en Allemagne.
28:28Donc, pour cela,
28:29ça va être encore
28:30le supplice chinois
28:31qui va venir.
28:31Pour tous ceux
28:32qui sont en phase
28:32de collecte positive,
28:34qui achètent dans le marché,
28:35c'est un ajustement
28:36peut-être potentiel
28:37sur les valorisations.
28:38On ne voit pas
28:38d'augmentation
28:39des taux de rendement.
28:40L'argent est toujours là
28:41et l'argent,
28:41il est en equity,
28:42il n'est pas en dette.
28:43Du coup, il y a encore
28:44beaucoup d'argent
28:45dans le marché
28:46et des opportunités
28:47à saisir.
28:47Voilà, et les jeunes
28:48SCPI se frottent les mains
28:50contrairement aux plus anciennes
28:51qui ont des difficultés.
28:52Merci Nicolas,
28:53Nicolas Card,
28:54je rappelle que vous êtes
28:54président cofondateur
28:55de Remake.
28:57Cette édition
28:58de Smart Patrimoine
28:59se termine.
28:59Merci de nous avoir suivis.
29:01On se retrouve très prochainement
29:02pour un nouveau numéro.
29:04Excellente journée à tous.
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