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  • il y a 10 heures
Tout pour Investir, la masterclass. Entretien exclusif, signaux faibles sur les marchés, décryptage géopolitique et toutes vos questions. Une émission qui démystifie l’économie. Un regard expert avec Christopher Dembik.

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00:01BFM Business, tout pour investir, la masterclass Christopher Denby.
00:06Bonjour à tous, bienvenue dans cette nouvelle masterclass, la dernière de la
00:09saison. On va parler de la France. C'est vrai que finalement depuis le mois de
00:12septembre qu'on a commencé cette émission, on a assez peu abordé le
00:15sujet, mais en revanche il y a quand même des éléments. Il y a bien sûr ces
00:18questions de budget, il y a la tension sur les taux, on va en revenir. On va aussi
00:21parler d'optimisation fiscale, ça reste un sujet qui est extrêmement important en
00:25ce moment, surtout en France. Et en deuxième partie, on va faire un point en
00:29géopolitique sur le Venezuela, un pays que j'apprécie particulièrement, qui a
00:32connu deux catastrophes simultanées, deux tremblements en terre. On va voir
00:35qu'est ce qui se passe et notamment en termes géopolitiques et l'impact. On
00:38sait que les États-Unis s'intéressent au Venezuela. Tout pour investir, la
00:41masterclass, c'est parti. Tout pour investir, la masterclass, les signaux faibles.
00:49On commence aujourd'hui avec une notion en économie. Si vous avez fait de
00:52l'économie au cours des dernières années ou éventuellement à l'université, c'est
00:57un sujet que vous connaissez, c'est la courbe de l'affaire. La courbe de l'affaire, elle
01:01va peut-être, si vous nous regardez, elle va s'afficher à l'écran, on va avoir un
01:05élément. C'est simplement une courbe en U inversée. Et le point haut, c'est souvent
01:09ce qui est présenté comme le taux finalement d'imposition qui est optimal. Alors attention,
01:16ce n'est pas vraiment cela. C'est souvent mis de cette manière. C'est plutôt le taux
01:20optimal de recette fiscale avec la borne haute de taux d'imposition optimale. Donc petite
01:25divergence, ça veut dire qu'il ne faut pas normalement atteindre ce taux. Et au-delà
01:29évidemment de ce taux, vous avez les recettes fiscales qui diminuent. On va parler justement
01:32de l'effet de la courbe de l'affaire au niveau de l'économie française avec mon invité
01:36aujourd'hui en plateau, Cyril Restier. Vous êtes fondateur et dirigeant de Centor Investments.
01:42Bienvenue. Premier aspect déjà, comment vous analysez cette courbe ? Parce que c'est vrai
01:47que vous avez beaucoup de clients, aussi bien des chefs d'entreprise. Le sujet fiscal revient
01:50systématiquement. Est-ce qu'on a vu une augmentation de la pression fiscale ces dernières
01:54années, aussi bien sur les entreprises que sur les particuliers ? Et comment on gère
01:58ça ? Est-ce qu'on a atteint en France justement le taux au-delà du taux optimal d'imposition
02:03?
02:04Alors la pression fiscale pour les particuliers, on la ressent pleinement parce que beaucoup
02:10de particuliers cherchent des solutions pour optimiser leur impôt et améliorer finalement
02:17leur pouvoir d'achat. Il faut bien garder en tête qu'à peu près un Français sur deux
02:23contribuent à l'impôt. C'est un point important.
02:25Seulement l'impôt est concentré sur 10% des foyers les plus riches. Donc ça veut dire
02:32qu'il y a un consentement à l'impôt qui est en train d'être réduit, de diminuer,
02:37parce qu'il y a un sentiment d'injustice qui est très fort par rapport à ça. Au niveau
02:42entreprise, c'est un petit peu différent dans le sens où l'imposition sur les sociétés
02:48qui est revenu à 25% se rapproche plus ou moins de la norme européenne. Néanmoins,
02:56c'est l'impôt de production qui revient très cher derrière.
03:00Oui, qui a été diminué au cours des mandats mais qui reste toujours un sujet.
03:03Exactement. L'impôt de production, tout ce qui est CSG, charges, TVA bien évidemment, qui fait un
03:12cumul de fiscalité qui demeure compliqué pour les entreprises et surtout pour rester dans le jeu de la
03:19concurrence vis-à-vis de leurs concurrents européens ou internationaux.
03:22On a deux sujets. On a le sujet du budget qui revient et j'en parlerai avec mon invité suivant.
03:28Mais
03:28vous avez aussi, bien sûr, dans ce cadre-là, la présidentielle. On voit qu'en France, ça occupe
03:33automatiquement le premier élément en termes de débat. Et dans le cas de la présidentielle,
03:38tout le monde parle de baisse des dépenses et aussi de meilleure répartition de la fiscalité
03:42ou éventuellement de hausse de la fiscalité. Est-ce qu'il y a un climat anxiogène ? Et pour aller
03:47un peu plus loin, souvent, notamment dans l'émission de Marc Fiorentino, on le rappelle,
03:52dans C'est votre argent, on dit souvent, on met en avant, c'est vrai, depuis la dissolution,
03:56on voit que l'économie française est un peu à l'arrêt, qu'il y a une anxiété réelle
03:59des investisseurs, une anxiété des ménages, des chefs d'entreprise pour investir. Ça se traduit
04:05déjà un peu dans les enquêtes d'opinion. Est-ce que sur le terrain, quand vous êtes en contact
04:09avec chef d'entreprise particulier, etc., est-ce que c'est vraiment un sujet ? C'est-à-dire qu
04:13'il y a eu
04:13la rupture au niveau de la dissolution et ça s'accentue parce qu'on est en pré-campagne
04:20présidentielle, donc automatiquement, on sait qu'il y a une incertitude sur la fiscalité ?
04:23L'incertitude, c'est le mot juste qui fait ralentir l'investissement pour les entrepreneurs,
04:31qui fait réfléchir à éventuellement reporter une cession. En fait, une des problématiques
04:40de l'impôt en France, que ce soit sur les particuliers ou sur les entreprises, c'est
04:44l'incertitude. C'est le fait qu'on ait une législation qui change quasiment tous les ans,
04:50alors qu'un entrepreneur qui va investir sur 5 ans, 7 ans, 10 ans, 15 ans, lui a besoin
04:55d'une fiscalité pluriannuelle sur laquelle il va pouvoir se baser et anticiper plus facilement
05:01l'avenir. C'est un réel problème. Idem pour les sessions d'entreprise. Aujourd'hui,
05:08au niveau de ma clientèle, je vois des chefs d'entreprise qui patientent, qui veulent voir
05:13un petit peu ce qui se profile au niveau des élections. Alors là, c'est un petit peu
05:17tôt, je pense, pour tenir compte réellement des sondages. Néanmoins, on a des tendances
05:23et la vraie décision se prendra probablement dans les 2-3 mois qui précèdent l'élection.
05:32un chef d'entreprise qui va céder et qui va devoir redonner une énorme partie de sa fiscalité
05:41à l'État. Alors, à juste titre, et souvent pour financer tout un tas de choses intéressantes,
05:47l'école, la santé, etc.
05:48Après, on ne peut pas débattre du poids des prestations sociales qui est le sujet.
05:52Mais n'empêche qu'au départ, ça sort de sa poche. Et quand ça sort de sa poche,
05:56lui, il va réfléchir à transmission, à ce qu'il va faire ensuite, à ce qu'il va
05:59rester en France ou pas. On voit énormément de chefs d'entreprise qui envisagent de partir
06:03et pas uniquement des multimillionnaires, des petits PME.
06:06Oui, je pense que c'est ça qui est important de le rappeler. C'est-à-dire qu'on a
06:08un peu
06:08l'image des multimillionnaires qui, je pense, vous pouvez me corriger, vous êtes mieux
06:13au fait sur ce sujet-là, ont quand même une myriade de leviers aujourd'hui actionnés
06:16pour optimiser leur fiscalité et plutôt le chef d'entreprise qui travaille chaque jour,
06:20qui se lève énormément, qui se lève, etc. Et lui, il n'a pas tous ses leviers.
06:24Complètement. Là, j'ai le cas d'un restaurateur qui m'a dit, moi, j'en peux plus, je vais
06:27partir
06:28en Asie. On a la fiscalité des entreprises. Mais si la fiscalité des particuliers est
06:33lourde, d'autant plus avec l'augmentation des prix du carburant récentes, etc., on va
06:39moins aller au restaurant. Donc, si on va moins au restaurant et les entreprises vont également
06:43faire des économies, vont moins y aller. Donc, le restaurateur gagne moins bien sa vie.
06:46Il a une pression fiscale, notamment sur l'impôt de production,
06:50qui va être lourde avant de percevoir les premiers bénéfices sur sa société.
06:55Et du coup, ce ras-le-bol, en fait, va les entraîner à réfléchir à partir à l'étranger.
07:01On le voit aussi avec des commerçants qui se domicilient en Andorre, par exemple.
07:05C'est assez fréquent. Et également une recrudescence des contrats luxembourgeois
07:09pour des gens qui n'ont pas encore des contrats sur vie ou capitalisation.
07:12Juste le principe du contrat luxembourgeois pour nos auditeurs.
07:15Alors, le contrat luxembourgeois est neutre fiscalement, mais va permettre de capter la fiscalité
07:22du pays de résidence fiscale. Donc, on a des gens qui restent en France, qui vont épargner
07:26sur leur contrat luxembourgeois d'assurance vie ou de capitalisation, avec, dans un coin
07:32de la tête, l'idée peut-être, dans un futur plus ou moins proche, de partir à l'étranger
07:36pour plus de pouvoir d'achat, encore une fois, et moins de fiscalité.
07:39Je me souviens, dans la foulée de la dissolution, vous aviez eu des législatives anticipées,
07:44vous aviez eu, je crois, une recrudescence, en tout cas des demandes.
07:46On n'a pas de chiffres agrégés, mais j'ai eu plusieurs échos, notamment certains
07:50de vos collègues, CGP, etc. On a beaucoup de demandes pour les contrats luxembourgeois.
07:54Et ça me permet de rebondir quand même sur votre aspect, parce que vous évoquiez
07:58des cas sur le terrain. Mais si on regarde les derniers chiffres de la croissance française,
08:01alors la Banque de France nous dit, bonne nouvelle, pour citer vraiment la Banque de France
08:05ce matin, bonne nouvelle, la croissance au T2, elle pourrait être autour de 0,2%.
08:10Rappelons qu'au T1, on a une croissance qui laisse entendre quand même qu'il y avait
08:14un risque de récession. Et surtout, quand on regarde dans les détails les éléments
08:17qui ont contribué à la croissance en France, au T1, on a juste la dépense publique.
08:21C'est-à-dire que l'investissement, la consommation des ménages, la contribution était négative
08:26à la croissance. Donc ça se traduit vraiment, ce que vous nous dites, sur les grands chiffres,
08:29les grands agrégats macroéconomiques. En deuxième partie, avec vous, j'aimerais
08:33qu'on voit un peu les moyens d'optimiser sa fiscalité. Voilà. Je veux dire, je pense
08:38que peu importe ce qui va se passer au printemps prochain, il y a une visibilité sur le fait
08:43que, un, vu l'état des dépenses publiques, l'état budgétaire, ça va être très compliqué.
08:48Il faudra certainement passer par une baisse des dépenses, mais il y a quand même ce sujet
08:51de la fiscalité qui va revenir. Donc, si on se place du côté des ménages, quels sont
08:56les leviers qu'on peut utiliser ? Alors, il y a notamment les plaintes par une retraite,
09:00on peut revenir un peu dessus, mais il y a peut-être d'autres leviers qui sont un
09:03peu plus méconnus de la part des ménages, nos éditeurs et téléspectateurs, qui peuvent
09:06être actionnés dans ce cadre-là.
09:08Alors, la base des défenses publiques, ça fait longtemps qu'on l'attend, et j'ose
09:12espérer que le bon sens de nos futurs élus fera le job. Néanmoins, en termes de fiscalité,
09:24effectivement, on voit que les leviers sont en train de diminuer pour économiser les
09:29impôts. Il y a des dispositifs qui ont disparu. On est en train de retoucher sensiblement,
09:36discrètement, par exemple, aux amortissements de l'allocation meublée, qui existe depuis
09:431947. Donc, c'était vraiment une institution. Et ça y est, on a commencé à retoucher,
09:50à repenser le système d'amortissement. Aujourd'hui, nous, ce qu'on voit, c'est
09:55que le PER a un énorme succès. Bien évidemment, la retraite est réellement un sujet.
10:01Oui, on voit. Et le succès des no-brokers, qui est effarant, c'est-à-dire avec certains
10:07qui capitalisent sur le fait qu'il faut investir pour votre retraite dès à présent, ce qui
10:10est vrai dans tous les cas, mais c'est des éléments de communication et c'est vrai
10:13que ça fonctionne très, très bien.
10:14Alors, c'est avant tout un produit retraite, le PER, il faut bien garder ça en tête.
10:19On se rend compte aussi que beaucoup de gens ignorent le fonctionnement, c'est-à-dire
10:23qu'il y a une méconnaissance de la lecture de l'avis d'imposition qui est forte,
10:30dans le sens où ces trois lignes concernant les plafonds retraite sur l'avis d'imposition,
10:36souvent en page 3 de l'avis d'imposition, sur les trois années précédentes, les gens
10:39ne savent pas à quoi ça sert. Or, quand on est sur une tranche marginale d'imposition
10:43à 30% et qu'on a X milliers d'euros à déduire de ses impôts en investissant dans
10:50un PER, c'est un vrai levier de défiscalisation parce que ça vient directement en déduction du
10:55revenu. Reste encore quelques niches type FIP, FCPI, FIP Corse, le Jean Brun qui vient
11:04d'arriver en termes d'immobilier. Mais pour moi, ça va être un cuisant échec. D'ailleurs,
11:09il a déjà été retouché. L'immobilier est complètement délaissé depuis une dizaine
11:14d'années par nos gouvernants. D'ailleurs, il est en train de s'effondrer. On en a parlé
11:20avec Thibaut Prébet lors de mon dernier passage. Là, ça se confirme vraiment. Et qui dit
11:28moins de cessions immobilières, dit moins de droits de mutation, donc moins de recettes
11:33fiscales proportionnellement à ce qui se passait dans le pic des années 2005-2006. D'ailleurs,
11:43on voit des gens qui reportent les sessions immobilières également et qui patientent. Idem
11:50sur les successions, d'ailleurs, où on a une fiscalité qui est encore incertaine pour l'avenir.
11:57Et ce levier, justement, un levier à la fois d'optimisation et qui nous permet un peu d'investir
12:02dans l'économie réelle et qui ne va pas être raboté, disons, en tout cas qui ne fait pas partie
12:06de ceux qui sont dans le radar pour les questions de budget. Dans les solutions récentes, en 2004,
12:10il y a le dispositif d'investissement dans les PME non-côtés, dans les jeunes entreprises
12:16d'innovation et de rupture, les jeunes entreprises d'innovation également. Là, on a des leviers
12:25qui sortent un petit peu des plafonds, des niches fiscales qui restent à 10 000 euros de réduction
12:30d'impôt pour la France, 18 000 pour les dom-toms. Là, un JUR va permettre d'investir jusqu'à
12:39100 000 euros
12:40dans une ou plusieurs entreprises innovantes et de rupture. Là, on vient de finir un très, très beau dossier
12:46sur une boîte qui est non-côté, bien sûr. Alors, il faut que les entreprises aient moins de 8 ans,
12:50consacrent plus de 30 % au R&D. Et la réduction d'impôt va être de 50 %.
12:57Et le ticket d'entrée, parce que vous évoquez jusqu'à 100 000 euros, mais là, le ticket d'entrée
13:01pour...
13:01En fonction des dossiers, le ticket d'entrée va être de 1 000 euros.
13:05Oui, donc c'est accessible en tout cas.
13:07Accessible, accessible au grand public. C'est l'idée de la création du JUR en 2024.
13:12Et jusqu'à 100 000 euros pour le JUR avec 50 % de réduction d'impôt.
13:18Si on a utilisé ces niches fiscales, c'est 50 000 euros.
13:22Si on a mis 100 000, on va retirer les 10 000 euros de plafond de niches fiscales.
13:26Mais ça reste néanmoins intéressant.
13:28Et contrairement à pas mal de dispositifs qui sont assez déceptifs à terme,
13:35là, on arrive à avoir des beaux rendements,
13:37puisqu'on est sur de l'entreprise, encore une fois, innovante,
13:41qui consacre énormément de budget à la recherche.
13:43Je pense à l'hybridation aéronautique sur un dossier à Toulouse,
13:51où cette jeune boîte travaille avec Safran, avec Airbus, avec l'État,
13:58parce que c'est non seulement sur de l'aéronautique commerciale,
14:02mais également militaire,
14:03avec 50 % de réduction d'émissions de carbone sur ces avions ou sur ces drones.
14:14Donc là, on a un vrai impact réel sur l'économie et sur ces jeunes entreprises.
14:20Dernière question, en un mot, sur ce type de dossier, justement.
14:23Est-ce qu'il faut le faire à un certain moment dans l'année,
14:26où on peut finalement l'étaler sur toute l'année ?
14:28Puisque sur certains dispositifs, il y a quand même des dates,
14:30ou en tout cas, c'est plus opportun de le faire au début d'année, etc.
14:33Alors, sur ces investissements en jeunes entreprises innovantes,
14:38en fait, ce sont simplement des levées de fonds sur des entreprises qui sont relativement matures
14:44et qui ont besoin de passer un cap supplémentaire, qui vont probablement…
14:47Même si on n'est pas sur la start-up qui vient juste de commencer avec un risque.
14:50Non, non, il y a un vrai budget qui est créé et on va la plupart du temps vers un
14:59objectif de série A,
15:01voire plus si ça fonctionne comme prévu.
15:05Donc, en fait, il n'y a pas de saisonnalité.
15:07C'est vraiment au moment où le dossier se présente, qu'il faut être en mesure de le saisir.
15:12Je parlais de cette société dans l'aéronautique.
15:14Le dossier Ascendance qui a déjà surinvesti, on est à peu près à 110% de la demande d'investissement
15:22initiale.
15:24Voilà, il faut être présent au bon moment, se venir informer
15:26et puis être capable d'avoir la liquidité suffisante,
15:30parce que là aussi, on a un sujet, la liquidité suffisante pour investir au bon moment.
15:33C'est peut-être un point important à rappeler à nos auditeurs et les spectateurs,
15:35c'est-à-dire que quand vous voulez justement un peu optimiser,
15:38il faut aussi garder en tête d'avoir ces poches un peu liquides à côté.
15:42Absolument.
15:44Merci beaucoup pour ces éléments, Cyril Restier.
15:46Je rappelle, vous êtes fondateur, dirigeant du cabinet Centaure Investissement.
15:50Merci d'être venu pour cette dernière émission de la saison.
15:53On se retrouve dans un instant.
15:54Pour l'entretien, on va continuer sur la France avec une vision un peu plus macro.
15:59Tout pour investir. La masterclass. L'entretien.
16:04On se retrouve toujours sur cette thématique France.
16:06Je crois honnêtement que c'est la première depuis le début de cette émission au mois de septembre.
16:10Mais il y a des circonstances qui sont très propices.
16:12On le voit notamment avec ce qui se passe sur les marchés financiers.
16:16Je suis raveilli d'accueillir en plateau Guillaume Poitrinal.
16:18Vous êtes fondateur de WO2.
16:19Vous êtes promoteur immobilier bas carbone.
16:21Vous êtes aussi un fin connaisseur de l'économie française.
16:24On vous fait intervenir assez régulièrement sur le plateau de BFM Business.
16:28Je vous lance très rapidement.
16:30On voit qu'il y a des tensions sur les marchés financiers, sur la dette française.
16:33Alors bon, si on dézoome un peu, on voit que ça ne concerne pas que la France.
16:36Mais il y a malgré tout un sujet français.
16:39Comment, en tant que chef d'entreprise,
16:42ça fait longtemps que vous êtes justement chef d'entreprise,
16:44est-ce que vous voyez vraiment une dégradation finalement de cette situation économique française
16:48qui est surtout perçue aussi à l'étranger ?
16:50Oui, on la voit.
16:51Hélas, elle était assez prévisible.
16:54Sur ce plateau, on a dit de nombreuses fois que la France était entravée
16:58par trop de réglementations, par trop d'impôts, par trop de dépenses publiques.
17:06On a du personnel politique qui a du mal à comprendre, à intégrer cela,
17:11mais surtout qui a du mal à avoir le courage d'expliquer aux Français,
17:14finalement, la véritable situation.
17:17Donc, on continue avec cette idée qu'en fait,
17:20on pourra continuer à emprunter la toute petite croissance
17:26qui semble nous animer, avec une peur bleue.
17:29La Banque de France nous dit, je cite,
17:31« Bonne nouvelle, on aurait 0,2% de croissance. »
17:330,2% en empruntant chaque année 3 ou 4% de notre PIB.
17:41Donc, moi, j'ai souvent ici rencontré des économistes atterrés.
17:45La question que je leur pose toujours, c'est « Où serait la croissance de la France
17:48si on arrêtait de vivre aux dépens de nos enfants ? »
17:51C'est-à-dire, en fait, d'emprunter cette croissance.
17:53Et la réalité, c'est que l'économie française serait en récession.
17:57Oui, parce que, justement, pour aller dans votre sens,
18:01sur ce qui reste de l'année 6 derniers mois,
18:03la France va emprunter 230 milliards sur 6 mois.
18:07Et surtout, ce n'est pas au même taux.
18:08C'est-à-dire que c'est des emprunts qui avaient été faits à 0, 0,5%.
18:12Là, on est au-delà de 3,5%.
18:14Donc, la charge de la dette va être colossale dans les années à venir.
18:18Absolument.
18:18Vous avez tout à fait raison.
18:19La charge de la dette et puis le principal.
18:21Il ne faut jamais oublier le principal.
18:23C'est-à-dire que, quand on emprunte,
18:25et ça, les chefs d'entreprise le savent,
18:26les politiques ont l'air d'avoir plus de mal avec ce concept.
18:29Quand on emprunte,
18:30quand moi, j'emprunte pour porter mes projets immobiliers,
18:33bas carbone, en bois,
18:34je prends un rendez-vous
18:36avec des conditions futures
18:38de réemprunt,
18:39de refinancement.
18:40Mais il faudra que je rembourse mon principal
18:42ou que je le refinance.
18:44Et donc, en fait,
18:45il faut bien comprendre que
18:46quand, à un moment donné,
18:48j'ai entendu à Bercy,
18:49c'est formidable,
18:50les taux d'intérêt sont négatifs.
18:51Donc, ça veut dire que plus on emprunte,
18:53plus le trésor s'enrichit.
18:55Ce n'est pas vrai.
18:56Parce qu'en fait,
18:57il y a un moment donné
18:58où il faudra rembourser cette dette.
19:00Alors, si cette dette est investie
19:02de façon intelligente
19:06pour réindustrialiser la France,
19:08pour équiper la France, etc.,
19:10on peut avoir, quelque part,
19:12un espoir qui est
19:13de la croissance économique,
19:14des rentrées d'impôts
19:15qui vont faire que
19:16cette dette va être remboursée.
19:17Si cette dette ne sert qu'à
19:19préserver notre modèle social,
19:22ce qui est le cas,
19:23eh bien, là, évidemment,
19:25on va dans le mur.
19:26Et on crée une inégalité intergénérationnelle
19:29qui est colossale.
19:31Parce qu'aujourd'hui, en fait,
19:33c'est ça qui marque la France.
19:35La France, elle est en train
19:36de surprélever sur ses actifs,
19:40d'interdire aux jeunes
19:42de pouvoir se loger, etc.
19:45Et il y a énormément
19:47de patrimoine, finalement,
19:50qui va sur les seniors.
19:52Les seniors, donc les boomers
19:53dont je fais partie,
19:54on aura surconsommé.
19:56Ça veut dire qu'on aura consommé
19:57au-delà de notre réel
19:59pouvoir d'achat économique,
20:02notre réelle capacité
20:03de créer de la valeur.
20:04Oui, parce que quand on regarde
20:05les chiffres, et vous le mentionnez,
20:07c'est-à-dire tout ce qui est
20:08cotisation sociale,
20:09prestation sociale,
20:10c'est deux tiers de la hausse
20:11du déficit primaire.
20:12Donc, c'est vraiment le sujet.
20:14Personne ne s'y attaque.
20:15Mais quand on voit,
20:16malgré tout,
20:17alors je pense que vous fréquentez,
20:18vous avez l'occasion
20:18de côtoyer des hommes politiques,
20:20c'est pareil de mon côté,
20:21je crois que tout parti confondu,
20:23il y a quand même cette notion
20:24que la dette s'importe peu,
20:26pour une simple et bonne raison,
20:27c'est-à-dire que la BCE est là.
20:29Est-ce que finalement,
20:30la BCE, sous Draghi,
20:31qui était un excellent
20:32banquier central,
20:33elle n'a pas créé
20:33un aléa moral,
20:34et tous les politiques
20:35de tous bords
20:36ont parfaitement compris
20:37que, d'accord, certes,
20:38on peut se refinancer
20:39à des taux qui sont plus élevés,
20:40ça complique un peu la tâche,
20:42mais on est en France,
20:42vous avez toujours cette question,
20:44on a beaucoup de patrimoine,
20:45on pourra toujours prélever
20:46dans le pire des cas,
20:47et puis surtout,
20:48s'il y a une question de crise,
20:48la BCE,
20:49elle fait le pompier.
20:50Vous avez raison, en fait,
20:54à sur-emprunter
20:55et continuer à creuser
20:57le déficit.
20:58Bon, la réalité,
20:59on le sait aujourd'hui,
21:00les taux d'intérêt
21:01sont en hausse.
21:03Si nos 3,4 milliards,
21:06et vous savez que ça se fait
21:07progressivement,
21:08mais si nos 3,4 milliards
21:09sont à terme
21:11refinancés à 5%,
21:12ce qui n'est pas non plus
21:13hallucinant,
21:15ça fait 170 milliards
21:18de remboursement,
21:19enfin, de paiement
21:20d'intérêt par an,
21:21c'est-à-dire qu'il va falloir
21:23trouver 100 milliards
21:24de plus,
21:24uniquement pour payer
21:25les intérêts,
21:26pas rembourser la dette,
21:26uniquement pour payer
21:27des intérêts supplémentaires
21:28à 5% de mark to market.
21:30Donc, de toute façon,
21:31tendanciellement,
21:32il y a un énorme sujet,
21:33il est en train de se voir.
21:34Quant à tous les arguments
21:36des gens qui sont
21:38pro-dette publique
21:39et qui ne comprennent pas
21:40qu'il y a une urgence
21:40à maîtriser nos budgets
21:42et à arrêter
21:43les déficits publics,
21:44parce que c'est ça
21:45qu'il va falloir faire,
21:48eh bien,
21:48tous ces gens-là,
21:48ils se trompent
21:49quand on dit
21:50qu'il y a énormément
21:51de patrimoine en France.
21:52Ce patrimoine français,
21:54c'est principalement
21:54du patrimoine immobilier.
21:56Si les taux d'intérêt
21:58augmentent,
21:59si l'OAT explose,
22:01l'immobilier
22:01s'effondre.
22:02Donc,
22:03c'est Perrette et le Potolet.
22:05c'est ça la situation.
22:08Les actifs de l'État,
22:10la même chose.
22:12Donc,
22:13en fait,
22:14on n'est pas là
22:14en disant
22:15qu'il y a un énorme
22:16patrimoine français.
22:17Ce patrimoine,
22:18il est en produits taux,
22:19principalement,
22:20que ce soit immobilier
22:21ou assurance vie.
22:22Et donc,
22:22évidemment,
22:22s'il y a une crise,
22:23sa valeur va baisser
22:26parce que les taux
22:27vont augmenter
22:27et sa valeur va baisser.
22:28On a eu le gouvernement,
22:30alors je pense que c'est
22:30un sujet que vous connaissez
22:31parce que vous êtes
22:31promoteur immobilier
22:32le débat carbone.
22:34On ne va pas rentrer
22:35sur le débat
22:35de la climatisation,
22:36mais on a eu l'annonce
22:37d'un plan de climatisation
22:38pour les hôpitaux.
22:40Où est-ce qu'on trouve l'argent ?
22:41Moi,
22:41j'ai le sentiment
22:42que l'argent va le trouver
22:43simplement avec de nouvelles taxes.
22:44J'ai un peu regardé Eurostat.
22:46Alors,
22:46ça m'a sidéré.
22:47C'est-à-dire qu'en France,
22:48Eurostat nous dit
22:49nous avons 348 taxes différentes.
22:52Le Danemark,
22:53qui est second sur le podium,
22:54il n'en a que 132.
22:55Et je vous laisse imaginer
22:56les autres pays,
22:57Allemagne 90,
22:58Suisse 80.
23:00Alors,
23:01certes,
23:01certaines taxes ont bien sûr
23:02peu de rentabilité,
23:03etc.
23:04Mais ça montre quand même
23:05à quel point
23:06on est dans un schéma
23:06administratif et chaotique.
23:08Il y a des taxes absolument stupides.
23:10Quand j'ai coopéré
23:12au choc de simplification
23:13de François Hollande
23:14pendant six mois,
23:15parce qu'ensuite,
23:16il ne s'est pas passé grand-chose,
23:17mais quand pendant six mois,
23:18on a essayé sérieusement
23:19de simplifier la France,
23:20on avait repéré
23:21une dizaine de taxes
23:22qui en effet coûtaient déjà
23:23à l'évidence
23:24beaucoup plus cher
23:25à collecter
23:26qu'elles ne rapportaient.
23:27Les taxes sur les farines,
23:28les taxes...
23:29La France,
23:30la France est une sédimentation
23:32de taxes,
23:33de normes,
23:34de lois.
23:34C'est ça qui nous distingue
23:35de tous les autres pays.
23:37C'est aussi une sédimentation
23:39d'autorité.
23:41Vous savez que la France
23:41a 45%
23:42des élus
23:43de la commune
23:44de l'Union européenne
23:45pour 15%
23:46de la population.
23:47Pour 15%
23:48de la population.
23:48J'ai eu dans le passé,
23:49j'étais élu
23:50en comité de commune,
23:5140 personnes
23:52pour 10 000 habitants.
23:52on a un élu
23:55pour moins de 100 habitants
23:56en France.
23:56Donc,
23:57tout a été démultiplié.
23:59Tout fait mal
24:00à la tête.
24:01Votre invité précédent
24:02tout à l'heure,
24:03quand il était en train
24:04d'essayer de retrouver
24:05les dernières niches fiscales,
24:06il y a toujours
24:07un petit tiroir
24:07avec une niche fiscale.
24:09Non,
24:09il faut arrêter
24:10tout ça.
24:10Il faut remettre à plat.
24:12Il faut avoir
24:13moins d'impôts
24:14et moins de niches fiscales.
24:16Moins d'avantages,
24:17moins de contrôles,
24:18moins d'intermédiations.
24:19C'est ça
24:21dont la France a envie
24:22et il faut juste
24:23prendre ce modèle
24:24avec beaucoup d'humilité
24:25sur nos pays voisins
24:26qui fonctionnent
24:27mieux que nous,
24:28qui ont moins de déficits,
24:30moins de dettes
24:31et qui consomment
24:33aussi moins de Prozac,
24:34qui ont moins
24:35de congés maladie,
24:37qui ont des gens...
24:37On discute actuellement.
24:39Donc,
24:40nous,
24:40la France,
24:41on est à la fois...
24:42C'est pour ça
24:42que je conteste
24:43cette idée
24:44du modèle social.
24:45Évidemment qu'il faut
24:47de l'assurance sociale,
24:48évidemment qu'il faut venir.
24:50Mais la question
24:50du modèle social
24:52qu'on vous met sur la table
24:54avec du personnel politique
24:55de droite
24:56ou de gauche aujourd'hui,
24:58ce modèle,
24:58plus personne ne l'envie
24:59en Europe.
25:00Ah, complètement.
25:01C'est un anti-modèle social
25:03que nous avons.
25:05Et là encore,
25:07il va falloir
25:08du personnel politique
25:09courageux
25:10qui arrête de penser
25:11qu'on peut toujours
25:12augmenter l'impôt,
25:13qui arrête de penser
25:14qu'en rétablissement,
25:15l'ISF,
25:16c'est-à-dire
25:17en allant chercher
25:172 milliards de plus,
25:19on va corriger
25:20un problème
25:20de 150 milliards
25:24de trous.
25:26Dernière question
25:27qui est à double tranchant.
25:29Est-ce que vous êtes optimiste
25:30dans la perspective
25:30de la présidentielle ?
25:31Est-ce que vous pensez
25:32qu'il y aura
25:33ce déclic ?
25:34Et moi,
25:35je vous donne mon opinion.
25:36Je travaille sur
25:37les marchés financiers
25:37essentiellement.
25:38Et la France
25:39est quand même
25:39bien identifiée
25:40par les investisseurs
25:40notamment asiatiques
25:41comme un pays à risque.
25:42Je vous donne
25:42très rapidement
25:43la comparaison.
25:45quand je discute
25:45des investisseurs
25:47japonais
25:47notamment,
25:47ils me disent
25:48c'est bien d'investir
25:49en Europe
25:49mais c'est un peu
25:50comme les pays émergents
25:50il y en aura toujours
25:51un qui va faire des défauts
25:52ou qui va avoir des problèmes
25:53et en l'occurrence
25:53le pays émergent
25:54c'est nous.
25:55Est-ce qu'on est face
25:56à un long déclin
25:57et peut-être
25:57dans quelques années
25:57on va se réveiller
25:58ou vous pensez
25:59qu'effectivement
25:59la présidentielle
26:00ça va être un élément ?
26:01Je pense que les marchés
26:02financiers ne supporteront
26:03pas l'idée
26:03d'un long déclin.
26:04En fait,
26:05il y a un moment donné
26:05moi j'ai commencé
26:07à travailler dans la faillite
26:08il y a très longtemps.
26:09Non,
26:09les marchés financiers
26:10ne vous autorisent pas
26:11à ce long déclin
26:11si vous êtes surendetté.
26:12Le long déclin
26:14c'est possible
26:14à partir du moment
26:15où vous êtes full equity
26:16vous n'êtes qu'en fonds propres.
26:17À ce moment-là
26:17vous mangez vos fonds propres.
26:19Quand vous êtes surendetté
26:19les marchés ne vous laissent pas
26:21cette possibilité.
26:22Ce n'est pas possible.
26:24Donc en fait,
26:24évidemment qu'il va y avoir
26:25une réaction de marché
26:27et évidemment qu'il va y avoir
26:28une correction.
26:29Je souhaite que cette correction
26:30elle ne nous soit pas imposée
26:32par la BCE
26:32ou le FMI
26:33comme tous les Français
26:35mais je pense
26:36et je suis très optimiste
26:37je pense que la France
26:38a du ressort.
26:39Les ressorts de la France
26:40c'est quoi ?
26:41Son attractivité
26:43touristique
26:43sa cuisine
26:45sa viticulture
26:46bien sûr
26:46mais surtout ses entreprises.
26:47Tout à fait.
26:48C'est-à-dire le CAC 40
26:49le SBF 120
26:50nous avons une richesse
26:52d'entreprises
26:52formidables
26:53les petites entreprises
26:54les TPE
26:55l'innovation
26:56les start-up
26:57de la Silicon Valley
26:58du Marais
26:59c'est ça la France
27:01aujourd'hui
27:02et il suffit
27:03de la libérer
27:03un tout petit peu
27:04c'est quoi ?
27:05Cette France
27:05elle est suradministrée
27:07surtaxée
27:08il faut la désadministrée
27:10c'est-à-dire qu'il faut
27:10d'abord commencer
27:12par supprimer
27:13un certain nombre
27:14d'autorités
27:15qui sont en trop gros nombre
27:17ça veut pas dire
27:17qu'il faut pas de l'autorité
27:18on a besoin d'autorité
27:20on a besoin d'un préfet
27:21on a besoin d'un maire
27:22mais on n'a pas besoin
27:23de quatre niveaux
27:24de collectivité locale
27:25on n'a pas besoin
27:27d'autorités administratives
27:29qui
27:30pour les autorités
27:31environnementales
27:32viennent vous rechercher
27:33des espèces rares
27:33sur la dalle de la défense
27:35sur la dalle de la défense
27:36vous arrête un chantier
27:37parce qu'on aurait trouvé
27:38un coléoptère
27:39sur la dalle de la défense
27:41non mais ça vous fait rire
27:42mais pour nous promoteurs
27:43qui sommes arrêtés
27:44un an
27:45quatre saisons
27:46le truc
27:46et avec même
27:47des hauts fonctionnaires
27:49des fonctionnaires
27:50en face de nous
27:50qui nous disent
27:50je sais que c'est stupide
27:52monsieur Poitrinal
27:52mais c'est la loi
27:53on est obligé
27:54de vous arrêter
27:55pour vérifier sur quatre saisons
27:57le cycle de reproduction
27:58de ce coléoptère
27:59qui vit
28:00dans une fissure
28:01ou dans un truc
28:02sur la dalle de la défense
28:03donc on est passé
28:04au-delà de l'absurde
28:06en matière
28:06de démultiplication
28:08des autorités administratives
28:09qui sont indépendantes
28:10il faut reconcentrer tout ça
28:11supprimer un niveau
28:12de collectivité locale
28:13et puis dans le même temps
28:14il faut qu'on simplifie
28:16nos normes
28:17nos petites obligations
28:18il faut qu'on reprenne
28:19nos codes
28:20la construction
28:21que moi j'anime
28:22le sénateur de l'IG
28:24disait que
28:24le droit de la construction
28:25il est réparti
28:26dans dix codes
28:27codes de l'urbanisme
28:28codes de l'environnement
28:30codes du travail
28:31codes de la protection
28:34enfin la protection
28:35des monuments historiques
28:36auxquels je tiens
28:37mais on est réparti
28:38dans dix codes
28:39donc c'est plus possible
28:40l'inflation normative
28:41elle est plus possible
28:42il faut vraiment
28:43s'attaquer à ça
28:44et c'est pour ça
28:44qu'il faut un étage
28:45à l'Elysée
28:46il n'y a que l'Elysée
28:47qui peut simplifier la France
28:48il faut un étage
28:50à l'Elysée
28:50plutôt que d'avoir
28:51un shadow cabinet
28:52à l'Elysée
28:53comme on l'a aujourd'hui
28:54avec des conseillers
28:55qui sont des ministres bis
28:56il faut envoyer
28:57tous ces gens-là
28:58chez les ministres
28:58et il faut un étage
28:59à l'Elysée
29:00pour simplifier la France
29:01c'est possible
29:01dans six mois
29:02c'est possible
29:03on espère en tout cas
29:04que vous serez entendus
29:05merci beaucoup
29:06Guillaume Quatrinal
29:07vous êtes fondateur
29:07de WO2
29:08promoteur immobilier
29:09Bacarbon
29:10c'est un plaisir
29:11de vous recevoir
29:11et surtout
29:12une petite touche optimiste
29:13c'est toujours plaisant
29:13à la fin
29:14merci encore
29:15merci beaucoup
29:17tout pour investir
29:18la masterclass
29:19Christopher Dembic
29:20vous répond
29:23Fonce
29:24vous le savez
29:24chaque semaine
29:25vous pouvez nous poser
29:26vos questions
29:26on y répondra
29:27alors c'est la dernière
29:27émission de la saison
29:28donc il faudra attendre
29:29la rentrée
29:30pour les suivantes
29:31on va commencer
29:31par une question
29:32qui avait été un peu évoquée
29:33on avait parlé
29:34dans les dernières émissions
29:35de Super L Ligno
29:37on commence par la question
29:38de Marion
29:39Marion nous demande
29:40s'il faut s'attendre
29:41à une flamber
29:42des prix alimentaires
29:43à cause de la canicule
29:44alors on l'entend
29:45c'est bien sûr
29:46plutôt un sujet
29:47franco-français
29:48peut-être juste avant
29:49d'aller sur
29:50la question propre
29:51de la canicule
29:52rappelons aussi
29:52que les prix alimentaires
29:53sont affectés
29:54par ce qu'on appelle
29:55L Ligno
29:55qui est le phénomène
29:57climatique habituel
29:58qui revient
29:59quasiment tous les ans
30:00simplement aujourd'hui
30:01les experts s'attendent
30:02à ce qu'on appelle
30:02un Super L Ligno
30:04qu'est-ce que c'est
30:04un Super L Ligno
30:05concrètement
30:05c'est que vous avez
30:06des températures
30:07au niveau de l'océan Pacifique
30:08qui sont de 2 à 3 degrés
30:10supérieurs
30:10à la norme saisonnière
30:12ça peut paraître peu
30:12mais le problème
30:13c'est que ça entraîne
30:14en général
30:14plutôt une catastrophe alimentaire
30:17une sécheresse
30:18notamment dans plusieurs zones
30:19c'est ce qui s'est passé
30:20par le passé
30:21et évidemment
30:22d'après tous les experts
30:23alors là c'est assez unanime
30:24peu importe
30:25les continents
30:26ou en tout cas
30:26les entités
30:27on est face à un risque
30:28aussi de Super L Ligno
30:29qui pourrait donc
30:30plutôt s'impacter
30:31sur les récoltes
30:33au niveau
30:33plutôt de fin d'année
30:34mais vous avez déjà
30:35avant de parler
30:36purement d'un Super L Ligno
30:38vous avez déjà aussi
30:39la question
30:39de la canicule
30:41alors si on regarde
30:42un peu au niveau
30:43des pré-agricoles
30:44clairement
30:45la situation est compliquée
30:46en France
30:46si on regarde notamment
30:47les cultures de maïs
30:48vous avez une attente
30:49que ça risque de sécher
30:50avant la floraison
30:52ce qui pourrait entraîner
30:53d'après les études
30:54une baisse quasiment
30:54de 30%
30:55d'une année sur l'autre
30:56des rendements
30:57l'état des cultures
30:58se dégrade assez rapidement
31:00on le voit très bien
31:00sur les différentes cartes
31:01au niveau
31:02de la situation en France
31:03vous avez aujourd'hui
31:04des parcelles
31:05notamment de maïs
31:06qui sont jugées
31:07en bon état
31:07qui étaient avant canicule
31:09autour de quasiment 70-76%
31:11ça chute autour de 50%
31:13et l'autre point
31:14c'est bien sûr
31:14vous avez aussi
31:15des attentes
31:16en termes de récolte
31:16qui ont été très très
31:17nettement diminuées
31:18donc comment ça se traduit
31:20alors bien évidemment
31:20vous le savez
31:21sur les prix agricoles
31:22le point qui va être
31:23très important
31:24c'est qu'on va
31:25être extrêmement prudent
31:26ça n'entraîne pas
31:27un changement
31:28dans les grands pays
31:28sur ce qui concerne
31:30plutôt l'inflation
31:30en tout cas
31:31la manière dont on la mesure
31:32c'est à dire
31:32l'indice des prix
31:33à la consommation
31:34mais effectivement
31:35on peut s'attendre
31:36à ce qu'à partir
31:37de cette année
31:38voire éventuellement
31:39avec un impact
31:40un peu plus notable
31:41l'année prochaine
31:42vous allez avoir
31:43des prix alimentaires
31:44qui vont être
31:44tendanciellement
31:45plutôt aussi
31:45effectivement
31:46cette question
31:47fondamentalement
31:48du changement climatique
31:49ça va être vraiment
31:50un élément central
31:51dans les prochaines années
31:52pour regarder au niveau
31:53des différents prix alimentaires
31:55donc merci pour cette question
31:56c'est vrai qu'on l'aborde
31:58assez peu
31:58mais l'inflation
32:00liée notamment
32:00au changement climatique
32:01va être un vrai sujet
32:02on se retrouve bien sûr
32:04pour notre séquence
32:05géopolitique
32:06avec Mathieu Jolivet
32:08on va aborder un pays
32:09que j'apprécie plutôt
32:10le Venezuela
32:10et qui a malheureusement
32:11connu deux catastrophes
32:12simultanées
32:13le même jour
32:20Bonjour Mathieu
32:21Bonjour Christophe
32:22Je l'ai dit
32:23on va aborder
32:24le Venezuela
32:25on a eu
32:26un double tremblement de terre
32:28donc ça date
32:28d'à peu près
32:28il y a 15 jours
32:2924 juin
32:2924 juin
32:30merci
32:31qui a eu lieu
32:32qui a dévasté
32:33une grande partie du pays
32:34on a un peu l'impression
32:36que ce pays
32:36qui a donc
32:38connu potentiellement
32:39un début de transition
32:40démocratique
32:41connaît une myriade
32:42finalement
32:43de problématiques
32:44qui ne cesse de s'accentuer
32:45est-ce que c'est un pays
32:47qui est un peu maudit ?
32:48Quelle est la situation
32:48aujourd'hui
32:49du côté du Venezuela ?
32:50Alors la situation
32:51déjà
32:52juste pour commencer
32:53sur le côté factuel
32:55post-séisme
32:56la situation sur place
32:57est totalement dramatique
32:58et avec le sentiment
33:00qui viennent de toutes
33:01les ONG
33:02et aides
33:04des différents états
33:04qui viennent sur place
33:05que vous avez
33:07toute une structure étatique
33:08qui n'est absolument
33:09pas calibrée
33:10pour gérer
33:11une catastrophe
33:12de cette ampleur
33:13au moment où
33:13je vous parle
33:14au Venezuela
33:14on parle de plus
33:16de 3 800 morts
33:17plus de 17 000 blessés
33:1918 000 sans-abri
33:21les dégâts
33:22sont évalués
33:22pour l'instant
33:23à un peu plus
33:24de 37 milliards
33:25de dollars
33:26tous les besoins
33:27humanitaires
33:28concernent plus
33:29d'un million
33:29de personnes
33:31il faut voir
33:31que là-bas
33:31au Venezuela
33:32et c'est un pays
33:33que vous connaissez
33:33mieux que personne
33:34ici
33:37certaines des communautés
33:38touchées
33:38n'étaient approvisionnés
33:40en eau potable
33:42qu'une fois par mois
33:43ou une fois
33:44tous les deux mois
33:45et ça c'était
33:46avant le séisme
33:47donc vous imaginez
33:48aujourd'hui
33:50les dégâts
33:51d'ordre sanitaire
33:52que ce double séisme
33:53peut provoquer
33:54à Maïketia
33:55qui est une ville
33:56qui abrite
33:56le principal aéroport
33:58du pays
33:58les habitants
33:59on a vu les images
34:01d'habitants
34:01qui faisaient la queue
34:02pour recevoir
34:03un colis
34:04où il y avait dessus
34:05imprimé
34:05un drapeau américain
34:06qui contenait
34:07de la nourriture
34:09de l'eau
34:09un kit d'hygiène
34:10avec du savon
34:11une brosse à dents
34:11et des lingettes
34:13nettoyantes
34:14voilà
34:14donc ça c'est
34:15c'est pour
34:15j'allais dire
34:16l'état de situation
34:17humanitaire
34:18et sanitaire
34:19en ce moment
34:19et la question
34:20que vous souleviez
34:22Christopher
34:22c'est
34:23finalement
34:24la question
34:25de la gestion
34:26de l'après-séisme
34:28qui est devenu
34:28un véritable test
34:29pour le nouveau pouvoir
34:30par intérim
34:31et là-dessus
34:32il y a deux questions
34:33qui se posent
34:34déjà c'est
34:36est-ce que ce gouvernement
34:37par intérim
34:38présidé par Delcy Rodriguez
34:40est capable
34:41de protéger
34:42la population
34:43et la deuxième question
34:44c'est est-ce qu'il est capable
34:45de reconstruire
34:46un état
34:47après des décennies
34:48de chavisme
34:49et là-dessus
34:50je me suis procuré
34:52un rapport
34:52que vient de publier
34:53la FDD
34:55c'est un think tank
34:57la Foundation
34:57for Defense
34:58of Democracies
34:59c'est un think tank
35:01américain
35:01qui a été créé
35:02juste après
35:02le 11 septembre 2001
35:04et dont les chercheurs
35:05sont régulièrement
35:06auditionnés
35:07par le Congrès
35:08ce rapport
35:09est assez
35:09accablant
35:10il nous dit
35:11que l'appareil
35:12d'état vénézuélien
35:13est totalement
35:14vérolé
35:14par des décennies
35:15de corruption
35:16et qu'en fait
35:17la plupart
35:18des contrats
35:19de construction
35:20ont été attribués
35:21à ceux
35:22qui payaient
35:23le plus
35:24de pots de vin
35:25et non à ceux
35:26qui respectaient
35:26les normes
35:27de construction
35:28et donc à l'arrivée
35:29on se rend compte
35:30qu'après ce double séisme
35:32parmi les 58 000
35:33bâtiments recensés
35:35qui ont été détruits
35:36et bien beaucoup
35:37d'entre eux
35:37étaient déjà
35:39fragilisés
35:40au niveau structurel
35:41par des décennies
35:43de malversations
35:44et le problème
35:45ça c'est ce qu'alerte
35:45aussi
35:46le rapport
35:47du think tank
35:48FDD
35:49c'est que cette corruption
35:50ne s'est absolument
35:52pas arrêtée
35:53avec la capture
35:54et l'exfiltration
35:55de Nicolas Maduro
35:56par les forces spéciales
35:57américaines
35:58Nancy Rodriguez
35:59aujourd'hui
36:00la présidente
36:01par intérim
36:02a maintenu
36:03en place
36:04la plupart
36:05des fonctionnaires
36:06qui étaient corrompus
36:07sous l'air
36:08Maduro
36:08et beaucoup
36:09d'entre eux
36:10entretiennent
36:11vous connaissez
36:12très bien le pays
36:12aussi Christopher
36:13mais beaucoup
36:14d'entre eux
36:14qui sont des hauts
36:15fonctionnaires
36:16ou des personnes
36:16haut placées
36:17dans la sphère étatique
36:18vénézuélienne
36:19entretiennent
36:20des liens
36:20très étroits
36:21avec des cartels
36:22avec des groupes
36:23terroristes
36:24qui s'enrichissent
36:25à travers
36:26l'exploitation
36:27illégale
36:28d'or
36:29à travers
36:29le trafic
36:30de drogue
36:30et d'êtres humains
36:31et là-dessus
36:32il y a une scène
36:32que je voulais
36:34aussi vous raconter
36:34qui est visuellement
36:36très éloquente
36:37c'est quand
36:38Delcy Rodriguez
36:39a fait
36:40juste après
36:41le double séisme
36:42un discours
36:44à la nation
36:45pour annoncer
36:45le plan d'intervention
36:46suite au séisme
36:48et bien juste
36:49à côté d'elle
36:49se tenait
36:51Diosdao Cabello
36:52qui est
36:53le ministre
36:54de la justice
36:55et en fait
36:56Diosdao Cabello
36:57elle l'a maintenu
36:58en place
36:58un personnage
36:59alors qu'il a
37:00sur le front
37:01une prime
37:02de 25 millions
37:03de dollars
37:03offerte par les
37:04Etats-Unis
37:05pour trafic de cocaïne
37:06et vente
37:07de lance-roquettes
37:08à une organisation
37:09terroriste
37:10désignée par
37:11les Etats-Unis
37:12voilà
37:14c'était le vrai
37:15bras droit
37:16de Maduro
37:17et même
37:18de Chavez
37:18donc c'est lui
37:19qui tient vraiment
37:19le régime
37:20plus qu'elle encore
37:20exactement
37:21et c'est lui
37:22qui s'affiche
37:23visuellement
37:24à côté d'elle
37:24pour dire à la nation
37:26voilà
37:26quel va être le plan
37:27de reconstruction
37:29et on voit bien
37:29que pour piloter
37:30cette reconstruction
37:31et bien
37:31Delcy Rodriguez
37:32au-delà de ce
37:33ministre de la justice
37:34elle s'est entourée
37:35de figures
37:36qui sont très
37:37controversées
37:38elle a notamment
37:39nommé le gouverneur
37:41Raphaël Lacava
37:43qui est au sein
37:45de la commission
37:46chargée de reconstruire
37:47toutes les régions
37:48sinistrées
37:48lui est toujours
37:50aussi sous sanctions
37:51américaines
37:53Washington l'accuse
37:54d'avoir participé
37:55à un vaste système
37:56de corruption
37:57et d'avoir
37:58dissimulé
38:00énormément d'argent
38:01sur des comptes
38:02en Suisse
38:03et en Andorre
38:04une autre nomination
38:05assez sensible
38:06récente
38:07de Delcy Rodriguez
38:08c'est son propre
38:09frère
38:10Georges Rodriguez
38:11qui est le président
38:13de l'Assemblée nationale
38:14et bien lui
38:15est chargé
38:16de superviser
38:17la construction
38:18des camps
38:18et des logements
38:19destinés
38:19aux milliers
38:21de déplacés
38:22et lui aussi
38:23est visé
38:24par des sanctions
38:25américaines
38:25on a justement
38:27les Etats-Unis
38:28depuis la capture
38:30de Nicolas Maduro
38:31ont travaillé
38:32un peu plus étroitement
38:33avec le nouveau régime
38:34en tout cas
38:34le régime en place
38:36pour autant
38:37il y avait eu
38:38janvier
38:39février
38:39il y avait un peu
38:40une vague d'espoir
38:40c'est-à-dire
38:41il y aura des élections
38:42démocratiques
38:42qui seraient éventuellement
38:43mises en place
38:43à un certain stade
38:44avec l'opposition
38:45mais finalement
38:46la popularité
38:47de l'administration
38:47Trump a largement chuté
38:49parce que concrètement
38:50qu'est-ce qu'ils font
38:50aujourd'hui
38:51c'est
38:51ils s'assurent
38:52une collaboration
38:52avec le régime
38:53alors certes
38:54ils aident financièrement
38:55du fait de la reconstruction
38:56ils ont envoyé
38:57des troupes sur place
38:58mais fondamentalement
38:59les Etats-Unis
39:00sont plutôt en train
39:00de sécuriser
39:01un approvisionnement
39:02au pétrole
39:07et en fait
39:08c'est ce que vous dites
39:10très bien
39:12à l'instant
39:12Christophe
39:13en fait
39:13c'était pas du tout
39:14dans les plans
39:15de Donald Trump
39:16quand il est
39:18quand fin décembre
39:20il a envoyé
39:21les Delta Force
39:22dans le palais présidentiel
39:24à Caracas
39:24chercher de manière
39:25spectaculaire
39:26Nicolas Maduro
39:27pour le faire juger
39:28à New York
39:28lui son plan
39:30c'était
39:31finalement
39:32de reprendre
39:33possession
39:34sur cet état clé
39:36de l'hémisphère occidental
39:38dont il s'est nommé
39:39un peu le shérif
39:41de tout le continent américain
39:42de l'Alastia
39:43à la terre de feu
39:45voilà
39:46en fait
39:47on est
39:47disons que
39:48c'est le
39:50la séquence vénézuélienne
39:51est vraiment
39:52la tête de gondole
39:53de la doctrine
39:53d'Honro
39:54de Donald Trump
39:55mais son plan
39:56en le prenant
39:57c'est non pas
39:58de dire que le Venezuela
39:59est maintenant américain
40:00mais
40:01que le Venezuela
40:03est presque
40:04sous tutelle
40:04ou en tout cas
40:05est un satellite
40:06est un satellite américain
40:07et son plan
40:08était vraiment
40:08de pouvoir
40:09investir fortement
40:11pour
40:13moderniser
40:14et booster
40:15les capacités
40:16de production
40:16notamment
40:17de toute la ceinture
40:18de l'Orenoc
40:20que vous connaissez bien
40:21aussi au Venezuela
40:22qui est un endroit
40:23qui est gorgé
40:24de
40:25de pétrole
40:26première réserve
40:26de pétrole mondiale
40:27de mémoire prouvée
40:28mais la difficulté
40:29c'est que c'est un pétrole
40:30très visqueux
40:31donc il doit être traité
40:32il est traité
40:33et ça coûte très cher
40:34notamment aux Etats-Unis
40:35il faut qu'il y ait un prix du baril
40:36qui soit largement
40:38au-delà des 100 dollars
40:39il y a des études
40:39mais bon on est entre 120
40:40160 dollars
40:42si vous n'avez pas regardé
40:43le prix du baril
40:43on est autour 60
40:4470 à l'heure actuelle
40:45donc on en est très très loin
40:46mais disons que c'est
40:47vous jouez le temps long
40:48entre guillemets
40:48vous vous dites
40:49en plus avec le gain de productivité
40:51que potentiellement
40:52ça va être un pétrole
40:52qui va pouvoir être exploitable
40:54peut-être un niveau de prix
40:55un peu plus inférieur
40:55c'est ça
40:56et puis c'est vrai que sur le plan
40:58voilà
40:58à l'heure des replis
41:00protectionnistes mondiaux
41:01à l'heure où tout le monde
41:02essaye de réduire un petit peu
41:05les chaînes de valeur
41:07ou en tout cas
41:07les chaînes logistiques
41:08pour sécuriser
41:09ces approvisionnements
41:10l'énergie
41:11ça devient
41:11avec l'IA
41:12et la puissance de calcul
41:13l'énergie devient
41:15le nerf de la guerre
41:16on voit que
41:17lui
41:17sur son pays
41:19les Etats-Unis
41:20d'Amérique
41:22c'est le roi du schiste
41:24mais sur son hémisphère occidental
41:27un peu au-dessus
41:29il a l'Alberta
41:30donc il a l'Alberta canadien
41:32qui est aussi
41:33alors là
41:33lui a un pétrole
41:34qui n'est pas visqueux
41:35en plus
41:36très bon pétrole
41:38très bonne qualité
41:39et donc là
41:40quand il dit le Canada
41:40ça peut être aussi
41:41le 52ème Etat américain
41:44voilà
41:44en fait il a l'Alberta en tête
41:46donc ça c'est l'Alberta au nord
41:47et puis au sud
41:48voilà
41:49au sud il a aussi le Venezuela
41:51ça lui permet d'avoir
41:52comme dire
41:53une mainmise
41:55énergétique
41:56absolument
41:57phénoménale
41:58sur le plan géopolitique
41:59ça lui permet aussi
42:00de reprendre la main
42:02et le contrôle
42:03sur un bout de territoire
42:05où l'influence russe
42:07et chinoise
42:08était quand même
42:09très forte
42:10donc on voit bien
42:11que là-dessus
42:11côté russe
42:13Vladimir Poutine
42:14qui voulait faire
42:16une guerre
42:17opération spéciale
42:18comme il dit
42:18éclair
42:19en février 2022
42:21en Ukraine
42:22il a empêtré
42:23depuis 4 ans
42:24son économie vacille
42:25donc il n'a plus
42:27le temps
42:27les moyens
42:28l'argent
42:29de voler au secours
42:31de son ami
42:32vénézuélien
42:33d'ailleurs il n'était pas là
42:34pour Nicolas Maduro
42:35quant à la Chine
42:36il y a une emprise
42:37moins stratégique
42:38que commerciale
42:39une emprise commerciale
42:40qui est extrêmement
42:41forte sur place
42:42dans toute l'Amérique latine
42:43donc là aussi
42:44c'est un signal envoyé
42:45à la Chine
42:46sur
42:50attention
42:50c'est un satellite américain
42:52tout ce qui peut toucher
42:53à la sécurité
42:54des Etats-Unis
42:55dont l'économie fait partie
42:56ça me regarde
42:57donc c'est aussi ce signal
42:58et donc c'était dans
42:59tout cet état d'esprit
43:00que Donald Trump
43:01était parti au Venezuela
43:02il n'avait pas forcément
43:03en tête
43:04d'avoir la gestion
43:05d'une catastrophe naturelle
43:08qui pour le coup
43:10rebat les cartes
43:11c'est-à-dire qu'aujourd'hui
43:12la priorité
43:13c'est de redresser le pays
43:14d'investir des centaines
43:15et des centaines
43:16de milliards de dollars
43:17dans un pays
43:18qui a déjà une dette
43:21autour des 250 milliards
43:22à peu près
43:23en tout cas la dette connue
43:25c'est un peu comme
43:26des entreprises
43:26qui s'endettent
43:27qui mettent dans leur bilan
43:29et les Etats-Unis
43:29c'est à peu près la même chose
43:30on est sur 250 milliards
43:32a priori
43:33d'après les dernières estimations
43:34ce qui est massif
43:35et il y aurait peut-être
43:36encore de la dette cachée
43:37donc ça peut être
43:38notamment à cause
43:39de leur entreprise
43:40pétrolière nationale
43:41qui a servi
43:42beaucoup pour la corruption
43:43donc ça peut être
43:44même beaucoup plus massif
43:45que ça
43:45et donc vous vous mettez
43:46à la place d'un Vénézuélien
43:47qui voit finalement
43:49dont une partie d'entre eux
43:50ne voyait pas forcément
43:52d'un mauvais oeil
43:54l'opération de force
43:59des Américains
44:00si à partir du moment
44:02elle pouvait provoquer
44:03un véritable changement
44:04de régime
44:04sauf que là
44:05qu'est-ce qu'il voit ?
44:06Il voit que
44:06un, le changement de régime
44:08il n'a pas lieu
44:09que Delcy Rodriguez
44:10elle a gardé
44:11la plupart de l'appareil étatique
44:13et des hauts fonctionnaires
44:14qui étaient corrompus
44:16pendant des décennies
44:17sous l'ère chaviste
44:18et que deux
44:20tous les errements
44:21de cet état
44:22se révèlent au grand jour
44:23dans cette gestion
44:24de l'après-séisme
44:27et que finalement
44:28Donald Trump
44:28il n'y peut pas
44:29forcément grand-chose
44:30et donc vous avez
44:31un sondage
44:31qui a été réalisé
44:32par la firme
44:33Meganalysis
44:34de Caracas
44:35qui montre
44:36que près de 90%
44:37des personnes interrogées
44:38désapprouvent
44:39le soutien
44:40apporté par Trump
44:41à Rodriguez
44:4290%
44:44et donc sur place
44:45ce n'est pas forcément
44:46ce n'est pas très fluide
44:47encore ce qui se passe
44:48entre les Américains
44:49et le Venezuela
44:50et d'ailleurs
44:51il y a une enquête
44:52publiée aujourd'hui
44:53par le Wall Street Journal
44:55qui nous montre
44:56que sur le terrain
44:56la réalité est
44:57beaucoup plus chaotique
44:58il y a des équipes
44:59de secours américaines
45:00nous racontent
45:00le Wall Street Journal
45:02qui ont perdu
45:03des heures
45:04et des jours
45:05à cause de la bureaucratie
45:07vénézuélienne
45:07en fait
45:09toute cette équipe
45:10de sauveteurs américains
45:11n'ont pas eu le droit
45:12d'atterrir
45:12les contrôleurs aériens
45:13leur ont demandé
45:14de faire
45:15deux demi-tours
45:16certains firmaient
45:18de ces secouristes américains
45:20avoir été sollicités
45:22pour des demandes
45:24de peau de vin
45:26par les autorités
45:28vénézuéliennes
45:29résultat
45:30ils sont arrivés
45:30trop tard
45:31pour sauver
45:31des survivants
45:32qui étaient encore
45:33piégés
45:34sous les décombres
45:35voilà
45:35donc on a quand même
45:36une situation complexe
45:38une situation complexe
45:39et une opinion
45:41vénézuélienne
45:41qui est à cran
45:42et peut-être
45:43un terreau
45:44qui devient
45:45assez fertile
45:46en tout cas
45:47pour voir émerger
45:48une crise politique
45:48d'une autre ampleur
45:49à surveiller
45:50merci beaucoup
45:51Mathieu Jolivier
45:52pour ce panorama
45:53sur le Venezuela
45:54parfaitement dressé
45:55et on va juste
45:56rapidement parler
45:57un peu d'or
45:58c'est la question
45:58qui revient
45:59assez régulièrement
46:00sur les marchés
46:01de la part de nos auditeurs
46:11Bonjour Laurent Chouard
46:12vous êtes directeur
46:12du comptoir national
46:14de l'or
46:14alors une question
46:15qui nous revient
46:17assez habituellement
46:18c'est une question
46:19qui a été posée
46:19par Julien
46:20est-ce que l'or
46:21reste un placement intéressant
46:22et sous quelle forme
46:23juste avant que je vous donne
46:24la parole
46:24pour contextualiser
46:25on a vu que les prix de l'or
46:26sont plutôt sur une tendance
46:27baissière
46:28ces dernières semaines
46:29donc ça pose des questions
46:30ça pose des questions aussi
46:31parce qu'on a toujours
46:32ce lien or-risques géopolitiques
46:34qu'en est-il
46:35est-ce que c'est toujours intéressant
46:36particulièrement au niveau actuel
46:38et surtout comment
46:39on se positionne sur l'or
46:40il y a tellement de moyens
46:40finalement
46:41d'être positionné
46:42à l'achat sur l'or
46:44Oui bonjour
46:45alors effectivement
46:46on a vu le cours de l'or
46:47augmenter de manière
46:48très significative
46:49ces dernières années
46:49le cours de l'or
46:50a pris 45% en 2024
46:5235% en 2025
46:54et donc on est arrivé au niveau
46:56en début 2026
46:58à des niveaux stratosphériques
46:59puisque le cours de l'or
47:00a dépassé les 5000 dollars l'once
47:04on était presque à 5400 dollars l'once
47:06150 000 euros le kilo
47:07et cette hausse accélérée
47:10s'est accompagnée par la suite
47:13d'une baisse de 20% environ
47:15cette baisse est plutôt saine
47:18quand on voit le cours augmenter
47:20de manière si importante
47:21et donc c'est probablement aujourd'hui
47:23un point d'entrée intéressant
47:25alors il y a un certain nombre
47:27d'éléments factuels
47:29qui poussent et qui militent
47:30en faveur de l'or à l'avenir
47:33d'abord les banques centrales
47:34les banques centrales
47:35continuent d'acheter massivement de l'or
47:37pour diversifier leurs réserves
47:40elles cherchent à diminuer
47:42leur dépendance au dollar
47:42et ça intervient dans une volonté
47:44de dédollarisation
47:47les banques centrales aujourd'hui
47:50détiennent 27%
47:51de leurs réserves en or
47:52c'est la première active de détention
47:55devant le dollar
47:56devant l'euro
47:57et elles détiennent
47:59près de 20% de la détention mondiale d'or
48:01donc on voit le rôle des banques centrales
48:02et donc elles n'ont pas cessé
48:04cette année d'acheter
48:05et à l'avenir
48:06elles ne cesseront pas
48:07en tout cas c'est leur prévision
48:08d'acheter
48:09c'est un soutien fort du cours de l'or
48:11on a également les déficits budgétaires
48:13de beaucoup de pays dans le monde
48:15qui restent très élevés
48:15dans la plupart des grandes économies
48:17et c'est de nature
48:20à soutenir le cours de l'or
48:23les tensions géopolitiques
48:24on le sait
48:25les tensions géopolitiques
48:26sont un facteur important
48:28de soutien au cours de l'or
48:30et puis
48:30on a la politique monétaire
48:31qui est probablement
48:32le principal élément
48:34qui vient déterminer
48:36l'évolution du cours de l'or
48:37quand les taux baissent
48:37l'or monte
48:38et inversement
48:38l'or est en compétition
48:40avec les autres classes d'actifs
48:41et donc
48:42quand les autres classes d'actifs
48:44sont moins bien rémunérées
48:45l'or est comparativement plus intéressant
48:47et là on a
48:49depuis quelques semaines
48:50une volonté
48:53affichée
48:53des différentes banques centrales
48:55que ce soit la Fed
48:56ou la BCE
48:57de limiter
48:59ce qu'ils envisageaient de faire
49:01à savoir des hausses des taux
49:02donc on est sur
49:03un attentisme
49:05au mois de juin
49:06les chiffres de l'emploi
49:07étaient relativement mauvais
49:09aux Etats-Unis
49:09et donc tout cela
49:12provoque cet attentisme
49:13des banques centrales
49:14qui sont moins haussières
49:16qu'elles ne l'étaient
49:16et si on devait décider
49:18de baisser les taux
49:19si elles devaient décider
49:20de baisser les taux
49:22manifestement
49:22ça entraînerait
49:23une augmentation
49:23du cours de l'or
49:25Et comment on se positionne
49:26justement dans ce sujet
49:28alors beaucoup de nos auditeurs
49:29notamment peut-être
49:30plus les particuliers
49:30vont se dire
49:31il faut acheter de l'ingot
49:32vous avez aussi des produits financiers
49:33qui permettent de se positionner
49:34sur l'or
49:34quels sont les plus opportuns
49:36selon vous ?
49:38Alors ils sont tous opportuns
49:39c'est vrai qu'on peut acheter
49:40de l'or physique
49:41on peut acheter de l'or physique
49:43le stocker soi-même
49:44et le faire stocker
49:45on peut acheter
49:47des produits financiers
49:48indexés sur l'or
49:49des ETF
49:49des ETC
49:50ce ne sont pas
49:51les produits financiers
49:52qui manquent
49:53en réalité ça dépend
49:54de votre profil
49:55c'est vrai que nos clients
49:56qui achètent de l'or physique
49:58souhaitent l'avoir
49:59chez eux
50:00ne pas souffrir
50:01de risque de contrepartie
50:03et avoir une forme
50:04de sécurité
50:06une garantie
50:08ce qu'ils n'ont pas
50:09lorsqu'ils ont
50:10des tiennes
50:11des ETF
50:11ou des ETC
50:12alors chez nous
50:13quand ils viennent nous voir
50:13ils peuvent vouloir du physique
50:15mais ne pas vouloir le stocker
50:16alors on leur propose
50:17un service de stockage
50:19ils ont le physique
50:21d'une part
50:22mais ils ne le stoppent pas
50:23ils ont l'avantage
50:24des demandes
50:24en vous écoutant
50:25j'ai un peu l'impression
50:26que sur les matières premières
50:27c'est très volatile
50:28on avait précédemment
50:29par exemple une question
50:30sur les produits alimentaires
50:32où on sait que l'inflation
50:33des matières premières agricoles
50:34enfin l'évolution
50:36des matières premières agricoles
50:37c'est toujours extrêmement volatile
50:38et c'est dur d'avoir
50:39des cibles de prix
50:40mais en vous écoutant
50:41sur l'or
50:41on a l'impression
50:42qu'au niveau des matières premières
50:43c'est un peu
50:44l'une des rares matières premières
50:45on peut se dire
50:46quand même
50:47tendanciellement
50:47c'est haussier
50:48alors on peut avoir
50:48de la consolidation
50:49on peut avoir même
50:50des corrections
50:50on en a connu
50:51aussi l'année dernière
50:52mais tendanciellement
50:53c'est haussier
50:53c'est vraiment votre point de vue ?
50:56Alors tendanciellement
50:57c'est haussier
50:57sur les 20 dernières années
50:59je crois que la performance
51:00de l'or dépasse
51:01les 14%
51:04annuellement
51:04donc c'est assez élevé
51:06il y a eu deux phases
51:07de chute
51:09importantes
51:11qui ont fait suite
51:12à des augmentations
51:13très élevées
51:15des fortes augmentations
51:16du cours de l'or
51:17on a cette baisse
51:18en 2013
51:18et cette baisse
51:20connue plus récemment
51:21qui chacune
51:22ont fait suite
51:22à des augmentations
51:23phénoménales
51:24du cours de l'or
51:24donc sur le long terme
51:26ça monte
51:29la volatilité
51:30l'or est connue
51:31pour être faiblement
51:32volatile
51:33maintenant
51:34le cours de l'or
51:34ayant tellement augmenté
51:36il y a nécessairement
51:38davantage de volatilité
51:40mais le potentiel
51:41de hausse
51:41existe toujours
51:42et d'ailleurs
51:43de nombreuses banques
51:44et de nombreuses
51:45analyses financières
51:46voient encore
51:47une hausse
51:48de 20%
51:49du cours de l'or
51:51sur l'année
51:522026
51:52oui tout à fait
51:53on a vu plusieurs
51:54banques américaines
51:54ces derniers jours
51:55être très positifs
51:56d'ici la fin de l'année
51:57sur le cours de l'or
51:58merci beaucoup
51:59Laurent Schwartz
51:59vous êtes directeur
52:00du comptoir national
52:00de l'or
52:01on se retrouve tout de suite
52:02pour l'agenda
52:03pour la semaine à venir
52:04tout pour investir
52:05la masterclass
52:06à surveiller
52:09notre dernier agenda
52:10de la semaine à venir
52:11puisqu'on va avoir
52:12la période de la saison
52:13estivale
52:14où on va faire une pause
52:15alors un agenda
52:16qui va être dominé
52:17par les chiffres
52:17de l'inflation
52:18aux Etats-Unis
52:18très honnêtement
52:19ça n'a pas changé
52:20la donne
52:20on a eu dernièrement
52:21la publication
52:22du compte-rendu
52:23de la réserve fédérale
52:24américaine
52:24sur sa dernière réunion
52:25le message était limpide
52:27on n'a pas de direction
52:28très claire
52:28les avis vont être partagés
52:29donc il va falloir
52:30entendre plus de chiffres
52:32donc ces chiffres sont importants
52:33mais ceux du mois d'août
52:33le seront tout autant
52:34et probablement
52:35ceux du mois de septembre
52:36dernier point aussi
52:37on va avoir
52:38une introduction en bourse
52:39c'est l'introduction en bourse
52:40du côté français
52:41sur Euronex Growth
52:42du slip français
52:44alors attention
52:44c'est une introduction en bourse
52:46bien sûr qui est importante
52:47elle a été largement communiquée
52:49mais il faut garder en tête
52:50que c'est un secteur
52:51qui a plutôt souffert en bourse
52:52généralement
52:53l'habillement
52:54le prêt-à-porter
52:54on a eu deux introductions
52:56en bourse précédemment
52:56par le passé à Paris
52:58et qui ont été
52:59plutôt assez décevantes
53:00notamment le propriétaire
53:01de la marque Sandro
53:01qui est très largement connu
53:02où vous avez une baisse
53:03de 80% du cours de l'action
53:05c'est un secteur
53:06qui est compliqué
53:06on en parle souvent
53:07sur BFM Business
53:09voilà pour la semaine prochaine
53:10merci à tous
53:11merci pour votre fidélité
53:13on se retrouvera
53:14certainement à la rentrée
53:15avec probablement
53:15quelques ajustements
53:16et quelques surprises
53:17d'ici là
53:17je vous souhaite
53:18un très bon été
53:19vous pouvez retrouver
53:19toutes les émissions
53:20de BFM Business
53:21en replay
53:21sur toutes les plateformes
53:24tout pour investir
53:25la masterclass
53:26sur BFM Business
53:28tout pour investir
53:29Sous-titrage Société Radio-Canada
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