- il y a 7 mois
Tout pour Investir, la masterclass. Entretien exclusif, signaux faibles sur les marchés, décryptage géopolitique et toutes vos questions. Une émission qui démystifie l’économie. Un regard expert avec Christopher Dembik.
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00:00BFM Business, tout pour investir, la masterclass Christopher Dembic.
00:09Bonjour à tous, on se retrouve pour cette dernière masterclass de l'année,
00:12une actualité qui est extrêmement chargée. On va parler en introduction de terres rares,
00:16vous savez c'est un peu mon dada donc systématiquement on en discute, bien évidemment en raison du
00:20contexte on aura aussi un échange à propos du budget, quel est l'impact en termes de fiscalité
00:25et une petite spéciale en seconde partie où on va notamment discuter gestion patrimoine c'est la
00:30période finalement la hausse de la fiscalité comment ça va se répercuter comment on gère cela tout
00:35pour investir c'est parti tout pour investir la masterclass les signaux faibles comme je le
00:45disais systématiquement on a ce focus sur les terres rares on a eu une émission et quelques semaines
00:49de cela spéciale sur les terres rares justement et on a encore une actualité qui tombe on a une
00:54d'actualité on va discuter avec mon invité Anthony Morley-Lavidali vous êtes économiste chez
00:59Rexecode bienvenue on a eu une information qui est tombée récemment tout simplement la Chine
01:04qui est bien sûr la principale zone de raffinage au niveau des terres rares a tout simplement
01:09délivré des licences d'exportation et petite mauvaise surprise pour l'Europe surtout pour
01:14l'Allemagne concrètement l'Allemagne n'a pas obtenu de licence d'exportation pour l'année prochaine ce qui
01:19veut dire que concrètement toute l'industrie allemande et notamment cette fameuse thématique de défense
01:23qu'on évoque depuis le début d'année ça va être un tout petit peu compliqué alors est ce que c'est
01:27un mal pour un bien c'est un peu ce que j'ai envie de vous demander Anthony finalement effectivement
01:31on est coupé automatiquement de l'approvisionnement chinois mais derrière cela est-ce que ça va pas
01:35inciter à aller vers d'autres zones potentiellement par exemple l'Afrique alors on peut l'espérer mais
01:40comme vous le disiez en introduction la problématique c'est qu'on a une forme de
01:44dépendance aujourd'hui qui est absolue vis-à-vis de la Chine et la Chine utilise les terres rares comme
01:48moyen de rétorsion enfin on voit bien qu'on rentre dans un monde conflictuel où si on me met des
01:53barrières douanières et bien je vais restreindre mes exportations de terres rares qui sont quand
01:56même l'intrant aujourd'hui utilisés dans quasiment la totalité de l'industrie c'est quand même un vrai
02:01sujet parce que faut se remettre un petit peu en l'arrière dans les années 80 la France était leader
02:06mondial quand même de raffinement des terres rares on avait une filière intégrée c'est ça exactement ça
02:11nous montre bien déjà qu'on a perdu un savoir-faire qu'on avait on était quand même leader mondial aujourd'hui on est
02:16complètement dépendant je pense qu'une mauvaise stratégie de politique industrielle ça serait de
02:19penser qu'il faut tout relocaliser en tout cas redevenir souverain sur tous les sujets parce qu'on
02:24n'y arrivera pas c'est trop cher en plus on voit bien qu'on a des contraintes environnementales puisque
02:28le raffinement c'est pas très propre c'est pour ça que la Chine a accepté on est d'accord il faut
02:33choisir aussi nos combats il s'agit plus me semble-t-il de trouver des manières de double dépendance on peut
02:40être dépendant sur les terres rares mais à nous de trouver des solutions sur lesquelles la Chine est dépendante de
02:45nous de manière justement à trouver des accords ce qui est très le drame enfin le drame en ce moment
02:49c'est qu'on voit qu'on est de plus en plus dépendant de la Chine de manière unilatérale et qu'à l'inverse
02:54on n'arrive pas à nous à avoir une forme de production de laquelle la Chine serait absolument dépendante donc
03:00là je pense qu'il ya un vrai sujet de est-ce qu'on est en capacité de maintenir des relations de double
03:05dépendance et pas uniquement des dépendances unilatérales est ce qu'on pourrait regarder typiquement du côté
03:09américain les états unis ont annoncé cette semaine une initiative qui s'appelle pax silica concrètement
03:14c'est réduire la dépendance en termes d'approvisionnement sur des métaux stratégiques donc ça va un peu au
03:18delà des terres rares avec plusieurs pays qui vont être alliés vous avez israël les émirats arabes unis en
03:24europe vous avez le royaume uni ou encore les pays bas qui vont faire partie de cela on notera qu'il n'y a pas
03:28la france et l'allemagne qui n'ont pas été conviés est-ce que ce type d'initiative on n'a pas les détails bien
03:34évidemment mais l'idée c'est on cherche ailleurs des sources d'approvisionnement c'est crédible et surtout
03:38quelles sont les limites parce que pour certains minerais stratégiques oui certes on peut essayer de
03:42le faire d'être moins dépendant de la chine pour d'autres vous le rappier un peu tout simplement
03:45juste sur le raffinage ça va être quand même très compliqué oui en plus ils ont la chine maîtrise
03:50la technologie parce que toutes les terres rares certaines sont plus compliquées à raffiner que
03:53d'autres la chine a des économies d'échelle très inconsidérable il faut pas rêver je pense qu'elle
03:58restera complètement dominante et en position de force là dessus les américains sont prêts comme à
04:02consentir un prix beaucoup plus élevé pour gagner en souveraineté donc au fond je pense que les américains
04:08vont aller vers davantage de raffinement sur leur sol là où il faut pas rêver c'est que peut-être
04:13que pour approvisionner le marché américain et vendre localement comme les américains ont du
04:17pouvoir d'achat c'est possible néanmoins il faut pas se faire de l'heure sur la capacité des états
04:21unis à exporter c'est à dire plus on produit localement surtout aux états unis dans des à des
04:25niveaux de coûts très élevés moins les produits américains seront compétitifs à l'international donc
04:31faut pas non je pense que voilà c'est faux faut bien différencier les sujets c'est important pour
04:36le marché local américain probablement d'avoir gagné en souveraineté en résilience notamment pour les
04:41secteurs importants comme la défense ça ne va pas permettre de réindustrialiser des nuits et a
04:46fortiori de les rendre compétitifs à l'export loin de là donc je pense que la chine malheureusement
04:50restera un leader mondial il faut quand même faire attention à pas tomber dans des ultra dépendance
04:54où c'est vraiment la chine ou la chine parce que là ça devient quand même très dangereux on voit bien
04:58que si on nous ferme le robinet on va avoir des vrais sujets mais en comme je le disais il faut
05:02plutôt chercher d'autres points sur lequel après on est en capacité de négocier avec la chine
05:05justement que le tuyau reste ouvert parce que sinon nous mêmes on serait en capacité d'appliquer des
05:09rétorsions ailleurs si on est européen par exemple quel serait le levier potentiel qu'on pourrait utiliser
05:14mais c'est un peu le problème c'est qu'on voit bien que les américains eux ont une capacité à jouer
05:18notamment sur les microprocesseurs sur des services haut de gamme donc on sent bien que la relation
05:23sino-américaine elle est beaucoup plus équilibrée nous européens sur le terrain industriel on a perdu
05:28quand même énormément c'est pas simplement de la capacité productive parce qu'au fond l'europe
05:31reste une grande terre d'industrie surtout l'europe du nord l'allemagne en premier lieu mais il faut
05:37bien être faut être honnête avec nous mêmes on est concentré sur la mid tech en fait sur des
05:40industries de moins en moins stratégiques donc il nous reste des bouts on le voit bien et des positions de
05:45force mais l'aéronautique en fait partie un bout de la chimie spécialisée mais quand même on est de plus en
05:51en plus j'allais dire remplaçable ou substituable et surtout la chine a de moins en moins besoin
05:55d'importation européenne et donc là si on n'inverse pas pour le coup un petit peu si on renverse pas
05:59ces équilibres là je pense qu'on se dirige vers un monde dans lequel on est objectivement
06:04extraordinairement dépendant de la chine d'un point de vue industriel et des américains d'un point du
06:08service on a vu cette faiblesse parce que quand emmanuel macron était il ya quelques jours de cela en
06:12chine alors certes la mise en avant il fallait potentiellement utiliser des leviers protectionnistes
06:17mais bon très objectivement lorsqu'on regardait les échos de la presse chinoise c'était un non
06:21événement je crois que c'était d'ailleurs la troisième visite du président en chine finalement
06:26on voit cette faiblesse et là cette faiblesse elle est complètement intégrée aujourd'hui par la chine
06:30ouais elle est complètement intégrée et puis je trouve que c'est sain que la france porte des
06:34messages pour essayer de dire on ne peut pas tout accepter et si vous jouez pas le jeu on finira par
06:39prendre des mesures de rétorsion mais on voit bien que tous les pays européens sont pas alignés la france joue un
06:43peu son chevalier blanc pour porter les mesures protectionnistes mais en fait c'est un gain
06:46collectif c'est l'europe l'ensemble de l'europe en profiterait mais c'est la france qui passe pour
06:50assez synophobe en quelque sorte et donc le jour où la chine va se décider d'investir davantage en
06:56europe elle va forcément aller vers les pays qui sont beaucoup plus synophiles et là l'allemagne en
07:01jouant un petit peu un double jeu à la fois synophile en se disant on se désengage pas complètement mais on
07:06va profiter du travail que fait la france on voit bien avec les barrières douanières sur les véhicules
07:11électriques ça profite à tous c'est l'allemagne a voté contre c'est quand même la france qui a porté le
07:15projet donc attention à ce que la france ne soit pas un peu la grande perdante en faisant profiter
07:20l'europe d'un gain collectif mais à la fin en ne bénéficiant pas des investissements que la chine fera sur
07:25le sol européen moi j'ai quand même très peur de ça donc si on a des positions fortes il faut qu'elles
07:29soient adoptées au niveau de l'union et qu'il n'y ait pas des pays qui jouent ce double jeu et on voit bien
07:33que les voix sont quand même plus que dissidentes en europe oui la division et l'arme chinoise par excellence et si
07:40on regarde dans cette stratégie on l'a vu à la diversification des approvisionnements ça reste
07:43très compliqué c'est optimal pour certains métaux stratégiques pas pour tous est ce que
07:48potentiellement on pourrait se dire que le recyclage en fait partie parce que je regarde du côté américain
07:52et on a eu une annonce récemment en europe donc tout n'est pas perdu pour l'europe mais du côté
07:56américain si on regarde par exemple apple alors c'est sur le cobalt qui n'est effectivement pas une
08:00terre rare vous avez du cobalt dans vos iphone il ya deux ans de cela apple nous disait on va recycler
08:05100% du cobalt qui est présent dans les iphone donc ils ont créé un robot qui s'appelle desi à ce
08:09facile à se souvenir qui recycle à peu près 1,2 millions d'iphone par an et effectivement aujourd'hui
08:16c'était il ya deux ans cela aujourd'hui décembre 2025 100% du cobalt dans les iphone sont recyclés est
08:22ce que c'est une piste on voit que les américains se rient vers cela on a eu aussi en europe une annonce
08:26qui a été révélée par le point il ya quelques jours de cela une chercheuse française alors en suisse en
08:30revanche à effectivement trouver en termes de recyclage là des terres rares ce qui est vraiment
08:35très complexe il ya une avancée assez importante en termes de recherche est ce que ça peut être la
08:39bonne solution est ce qu'on pourrait se dire finalement l'enjeu c'est pas de rapatrier des
08:43chaînes d'approvisionnement de créer des filières mais de miser sur ce sujet du recyclage je pense
08:47que oui parce que faut être honnête sur l'extraction première on ne met fin on ne domine déjà pas les
08:53mines pas le raffinage on n'a pas les économies d'échelle on n'accepte pas la pollution voilà on n'a pas la
08:58structure de coup je pense que c'est très difficile faut pas se leurrer on peut en avoir quelques filières
09:02stratégiques mais faut pas se leurrer en revanche sur le recyclage en plus il ya toute une partie
09:05d'innovation qui est portée à travers cela on le voit bien avec cette fameuse chercheuse est quand
09:10même est vraiment là on est à la frontière ça c'est quand même très chouette maintenant là non
09:14plus à la fois c'est une forme de résilience parce que ça veut dire que même si la chine nous coupait le
09:18dire le robinet pendant un certain temps on aurait des capacités à réutiliser des terres rares déjà
09:23employées néanmoins ça se fait ça se fera quoi qu'il arrive à des niveaux de coûts qui seront
09:28supérieurs à ce que la chine pourra proposer donc là on va devoir faire attention à nos arbitrages
09:32c'est si on veut être compétitif à l'export attention c'est très bien d'avoir une des intrants
09:36européens qui sont produits sur le sol mais si à la fin on n'est pas compétitif sur le produit aval
09:41ça marchera pas donc il va falloir trouver le bon équilibre entre de la compétitivité d'un côté
09:45c'est comme pour l'acier si on aimerait tous avoir de l'acier européen mais si toutes les voitures
09:49embarquent de l'acier européen à la fin malheureusement la voiture n'est plus compétitive à l'export
09:53donc en tout cas c'est problématique à ce stade ou alors faut remettre un peu ce qu'on fait des
09:57barrières mais mais attention quand même à toujours la productivité des produits en la
10:02compétitivité pardon des produits en aval donc je pense qu'effectivement les stratégies de recyclage
10:07est essentielle on y va mais on sent bien qu'on n'a pas de politique complètement d'ensemble c'est
10:12à dire qu'on avance un petit peu pas à pas sur certains sujets on a beaucoup de mal à avoir une
10:17stratégie bouclée c'est ce qui manque à l'europe je pense qu'il faut qu'elle ait une vision industrielle
10:20dans son ensemble pas se dire uniquement je protège ma filière recyclage ma filière sidérurgique mais
10:27se dire quel est l'impact sur l'ensemble de mes chaînes et comment je veux être compétitif dans
10:30un monde où je vois bien que la chine se positionne de plus en plus comme dominante sur l'ensemble des
10:35intrants on parle des terres rares mais c'est vrai que sur l'ensemble des intrants stratégiques de
10:38production industrielle elle est aujourd'hui archi dominante donc on doit vraiment se poser la
10:42question même voir un petit peu au delà c'est aujourd'hui le sujet des terres rares mais qu'est ce que ça sera
10:46demain est ce qu'on peut pas prendre un coup d'avance pour sécuriser les futurs intrants stratégiques dont
10:51on aura besoin un peu le sujet en dernière question c'est un peu le sujet que vous avez lorsque vous
10:55parce que rex code discute beaucoup avec les entreprises notamment française c'est un peu ces
10:58sujets là c'est à dire que ça va au-delà des terres rares mais ils essayent de viser le coup d'après en
11:01termes de filière et tout à fait on doit absolument se dire quelle sera notre production industrielle en
11:06tout cas sur quel secteur on souhaite vraiment mettre le paquet à un horizon 10 20 ans 30 ans quels seront les
11:12intrants alors on peut pas tout anticiper puisque l'innovation évidemment va très vite mais on doit quand même
11:15se dire est ce qu'on peut prendre un temps d'avance en se disant les filières de demain il faut commencer
11:20dès maintenant à se poser la question de où sont nos dépendances est ce qu'on peut en limiter certaines
11:24parce qu'on sent bien que là on est en réaction on n'est pas du tout en anticipation c'est bien de
11:29réagir mais c'est aussi bien si on le peut d'avoir une encore une fois politique industrielle européenne
11:32en se disant comment on fait pour avoir ce coup d'avance parce qu'on sent bien que les chinois vont à une
11:37vitesse extraordinaire en tout cas on garde bien en tête justement cette avancée européenne dans le
11:42recyclage qui est un peu le point positif pour rester optimiste à cet égard merci beaucoup
11:46anthony morley la vidali vous êtes économiste chez reste exode on se retrouvera j'imagine l'année
11:50prochaine pour d'autres échanges à cet égard et maintenant c'est le vrai faux et puis par la
11:54suite on retrouvera eric ayer on va parler c'est incontournable du budget français de ses conséquences
11:59pour les épargnants tout pour investir la masterclass vrai ou faux comme chaque semaine on se retrouve
12:06pour déchiffrer quelques chiffres là on va rester sur un aspect qui est plutôt boursier et même
12:11saisonnier je vous propose d'écouter la question qui a été posée par jules concernant la bourse en fin
12:16d'année ce que le rallye noël est une réalité sur les actions et sur l'euro vous le savez c'est
12:22systématiquement cette thématique si on regarde l'évolution du cac 40 sur la semaine on peut pas
12:26parler vraiment de rallye puisque à l'instant t on est simplement sur une hausse à peu près de 1%
12:31une semaine du cac 40 ce qui est quand même très très faible 10% depuis le début de l'année il y a
12:35cet impact politique qui reste quand même assez perceptible sur la bourse de paris on en parlera
12:40justement avec eric ayer par la suite le point qui est important c'est que sur le rallye noël
12:45concrètement c'est un terme qui a été inventé en 1972 si on a une définition qui est très stricte de
12:51ce rallye de noël sur les actions grosso modo c'est cinq séances simplement donc c'est très restreint
12:56vous savez on en parle dès fin novembre mais en réalité ça concerne cinq séances les trois
13:01dernières séances de l'année et les deux de l'année suivante en général systématiquement vous
13:07avez quasiment 75% des cas une hausse des actions là où c'est un peu intéressant c'est que malgré
13:12tout ça donne un indicateur un bon baromètre sur l'astralide noël en général pour l'évolution de
13:17la bourse l'année suivante donc c'est plutôt cet aspect là qu'il faut prendre en considération on
13:21l'évoquait aussi jules évoqué dans sa question l'euro vous avez des effets saisonniers aussi qui touchent
13:25les devises pas uniquement les actions typiquement en fin d'année qu'est ce qu'on constate et c'est
13:30plutôt corroboré par les dernières évolutions vous avez une tendance à la hausse de l'euro face
13:34aux autres devises notamment face aux dollars deux raisons à cela la première c'est tout simplement
13:39vous avez beaucoup d'entreprises exportatrices européennes qui ont eu des revenus en euros et
13:43en dollars et qui les convertissent en euros avant la clôture des comptes donc schéma assez classique
13:49l'autre point c'est des gestionnaires de fonds européens en règle générale ils ont une très forte
13:53exposition aux actions américaines parfois 60 70% de leur exposition actions et du côté états unis
13:58donc c'est en dollars ils ont eu une bonne année 2025 automatiquement ils prennent leurs bénéfices
14:04avant la clôture et là encore vous avez cet effet de conversion du dollar vers l'euro donc potentiel
14:10rallye de noël mais attention il faut pas l'exacerber et sur les actions le point qu'il faudra vraiment
14:14garder en considération c'est surtout que ça peut être un élément qui nous indique un peu la tendance
14:19pour l'année 2026 on se retrouve tout de suite avec le grand entretien avec eric ayer tout pour
14:27investir la masterclass sur bfm business rendez vous sur bfm business sandra gondoin bfm crypto le
14:35club je vous donne rendez vous tous les jours à 15h pour parler des dernières actus de bitcoin de
14:40crypto monnaie de contexte politique économique de fiscalité de réglementation et tous les jeudis
14:45également répondra à toutes les questions vous vous posez sur les crypto monnaie bfm crypto le club
14:50avec sandra gandoin du lundi au jeudi à 15h sur bfm business ce programme est à retrouver à la
14:55demande en podcast sur l'appli bfm business et sur les plateformes de streaming tout pour investir
15:01la masterclass l'entretien entretien aujourd'hui avec eric ayer bonjour vous êtes directeur du département
15:08analyse et prévision à l'o fce alors bien évidemment c'est l'actualité du moment on a eu il ya quelques minutes de
15:15cela un tweet de sébastien le cornu je lis simplement la première partie le gouvernement
15:20prend acte de l'échec de la commission mixte paritaire dans laquelle siégeait des députés et
15:25des sénateurs sans le gouvernement c'était assez attendu ça ouvre la porte effectivement à la loi
15:31spéciale quel est votre sentiment est ce que on se dirige effectivement vers une loi spéciale et
15:36surtout concrètement quel est l'impact en termes de budget puisqu'on a eu récemment encore les chiffres
15:41de la dette publique qui a atteint un niveau record on est à 117 4% du PIB donc quand même
15:47situation budgétaire qui est compliqué est ce qu'il faut s'inquiéter alors est ce qu'il faut
15:53s'inquiéter alors effectivement c'est pas une bonne nouvelle c'est encore une loi spéciale donc on on retombe
15:58dans l'exercice de l'an dernier il faut le rappeler et il faut avoir en tête qu'une loi spéciale n'est pas
16:03faite pour rester indéfiniment pendant toute l'année et donc c'est juste temporaire il va falloir
16:10qu'on trouve un accord en janvier février pour sortir de cette loi spéciale parce qu'une loi
16:17spéciale ne va pas permettre de faire suffisamment d'économies pour qu'on respecte nos engagements
16:22vis-à-vis de bruxelles et qu'on soit en dessous ou en tout cas à minima à 5% déficit avec une loi
16:29spéciale le déficit devrait dépasser les 5% alors c'est pas non plus la fin du monde mais ça va nous
16:36mettre en difficulté et donc il va falloir trouver en début d'année et ben une solution pour adopter
16:42un budget qui va permettre en tout cas de se rapprocher des 5% déficit et être pourquoi pas en
16:48dessous c'est justement ce que disait un François-Villoir-Draldo gouverneur de la banque de
16:52france je vous invite à lire juste la citation la loi spéciale nous conduirait un déficit nettement
16:57supérieur à ce qui est souhaitable est-ce que le problème finalement de la France c'est pas tant
17:01le déficit qui est bien sûr un vrai sujet mais le fait qu'aujourd'hui il y a une telle accalmie
17:07sur les marchés financiers et notamment sur le marché obligataire parce qu'on le sait tous il
17:11y a la BCE qui est derrière nous je pense qu'on partage le même point de vue à savoir vous me direz
17:15bien sûr mais à savoir qu'il n'y a pas de risque de crise spéculative à l'égard de la France on voit
17:19assez mal ce scénario là donc finalement il n'y a pas d'incitation politique à vraiment réduire le
17:23déficit et surtout le vrai sujet derrière cela c'est pas tant les marchés financiers leur réaction
17:27que l'impact sur la croissance non mais vous avez raison c'est à dire que globalement il faut sortir
17:33de cette idée que ça serait un danger mortel si on n'avait pas de budget si on n'arrivait pas à
17:38réduire notre déficit non ce n'est pas ça on n'est pas en danger mortel demain ou après demain comme
17:44un premier ministre nous l'avait indiqué non ce qui est important c'est qu'on s'est engagé vis-à-vis
17:50la commission européenne de faire des efforts structurels à l'horizon 2029 et il va falloir
17:56pour pour arriver à ses objectifs et bien faire des efforts de 120 milliards d'euros pour potentiellement
18:03atteindre les 3% déficit en en 2029 ça il va falloir tout même qu'on respecte cet engagement là 120
18:10milliards en cinq ans c'est très fort c'est à dire que globalement on n'a jamais réussi à le faire en
18:16en tout cas on l'a jamais fait pour l'instant et donc il va bien falloir qu'on se dise que pour y
18:21arriver c'est pas une avec une ou deux mesures qu'on va y arriver mais avec plusieurs mesures et
18:26qui que les lignes rouges des partis politiques devraient sauter parce que effectivement on va
18:31devoir réduire la dépense publique ou en tout cas une moindre augmentation de la dépense publique
18:36mais également augmenter un certain nombre d'impôts pour que tous les citoyens participent et donc il va
18:42falloir que les partis politiques intègrent cela et que au parlement et au sénat les
18:49lignes rouges disparaissent pour dire non mais on a un plan sur cinq ans ces 120 milliards d'euros il
18:53va falloir que ces 120 milliards d'euros et ben soit bien étalé sur tous les citoyens et que ça
19:01soit le moins récessif possible il faut sortir de cette incertitude là qui va permettre à l'économie de
19:06de repartir alors attention on n'aura pas des croissances extraordinaires au cours de ces cinq
19:11prochaines années mais allez c'est l'objectif qu'il faut essayer de mettre en place et donc il va
19:17falloir trouver des accords et des compromis la banque de france a justement à publier ses
19:22prévisions de croissance pour les deux prochaines années donc 2026 2027 on est proche de 1% sans
19:27grande surprise donc on est légèrement en dessous de la croissance potentielle vous êtes à quel niveau
19:31chez l'office est ce que vous êtes un peu plus optimiste ou pas du tout alors on pour l'instant
19:36on n'a fait que pour 2026 on n'a pas encore fait 2027 et 2026 on était en dessous de 1 d'accord
19:43c'est à dire que globalement la croissance potentielle chez l'office et 2 pour l'économie
19:48française s'établit à 1,2 et donc il ya le 1,2 de croissance potentielle il ya des chocs qui sont
19:54ensuite positifs c'est le choc monétaire qui permettrait d'être au dessus de 1,2
20:00mais malheureusement il ya des chocs négatifs qui nous font passer finalement en dessous de 1 ces
20:06chocs négatifs et bien il ya un choc budgétaire qu'on a intégré nous c'est à dire qu'on on avait
20:11mis 30 milliards d'efforts structurels mais 30 milliards d'efforts structurels c'est un point de
20:15PIB ce point de PIB va renier un peu la croissance et puis il y avait des chocs d'incertitude qui enlevaient
20:21à peu près un demi point de croissance donc vous voyez il ya à la fois des chocs positifs politiques
20:26monétaires mais des chocs négatifs et quand vous faites la somme de tout cela ben les chocs
20:30négatifs l'emporter sur les chocs positifs c'est ça qui faisait que la croissance pouvait être en
20:36dessous mais donc de toute manière faut pas s'attendre à une croissance extraordinaire mais
20:40voyez c'est parce que on est dans un moment de consolidation budgétaire et quand vous êtes
20:44dans un moment de consolidation budgétaire forcément votre croissance est freinée par cette consolidation
20:50mais ça vous permettra ensuite dans les années qui suivent de retrouver la marge budgétaire et de
20:57permettre à la croissance d'être au dessus de son potentiel j'ai envie de vous demander est ce que
21:01vous êtes optimiste parce que vous l'avez rappelé à juste titre l'effort budgétaire qui doit être fait
21:04dans les années à venir est sans précédent on n'a jamais réussi à faire cela on voit que c'est quand
21:08même très compliqué juste effectivement on a vu que la commission mixte paritaire a été un échec c'était
21:13attendu mais on voit que c'est compliqué on a un calendrier électoral aussi bien sûr qui rentre en termes de
21:18prises en considération donc automatiquement ça radicalise un tout petit peu les opinions puisque
21:22l'objectif c'est de passer le premier tour si on part de la présidentielle est ce que finalement du
21:27côté des économistes je m'inclus également on voit bien l'effort mais est ce que concrètement c'est
21:31faisable et surtout si on n'arrive pas à remplir notre cahier des charges notre feuille de route
21:36quelles seraient les conséquences serait pas tant du côté des marchés financiers mais qu'est ce qu'on
21:39pourrait vraiment craindre est ce qu'il y aurait un électrochoc où finalement c'est une lente
21:43déperdition de l'économie française et une perte de compétitivité de croissance qui va
21:47s'accentuer ce quels scénarios pour avoir encore une fois il faut il faut rappeler est ce que c'est
21:54est ce que c'est faisable oui c'est faisable c'est à dire que globalement les 120 milliards qu'on nous
21:59demande de faire c'est peu ou prou les 120 milliards que l'on a finalement injecté dans l'économie pendant
22:05les boucliers énergétiques on a mis trois points et demi de PIB au moment de la crise énergétique et ça
22:13tout le monde a bénéficié de ces boucliers énergétiques qu'on soit un ménage rural urbain
22:17qu'on soit un ménage aisé ou un ménage modeste qu'on soit une entreprise dans un secteur qui se
22:21portait bien ou mal tout le monde ça n'était pas ciblé donc tout le monde en a bénéficié donc là le
22:26problème c'est que personne n'a l'impression d'avoir bénéficié de ses aides donc personne ne veut
22:29participer à son remboursement mais ça c'était les aides sur le pouvoir d'achat et donc ces aides sur le pouvoir
22:35d'achat ça ne peut pas rester dans du déficit et dans de la dette il faut le rembourser donc je pense qu'il faudrait faire
22:41cette pédagogie pour dire non mais tout le monde a bénéficié des aides donc tout le monde va participer à son
22:46à son remboursement et donc les partis politiques devraient se dire allez tout on va y arriver en
22:52faisant participer tout le monde et donc le vont les lignes rouges et ça je crois que c'est encore
22:57possible rappelons le l'an dernier à la même moment une loi spéciale était votée et quelques semaines
23:03plus tard on avait voté un budget avec 25 milliards d'économies alors plus par des augmentations de d'impôts que
23:10par des économies mais on avait fait les efforts tout même donc ça c'est possible et je pense que
23:15on peut encore le faire cette année de toute manière il va falloir le faire quel est le danger si on le
23:20fait pas le danger petit à petit c'est que et ben notre dette continue à augmenter assez fortement
23:26et des projections font qu'on pourrait monter aux alentours de 140 points à l'horizon de de de 5 6 ans
23:34et là que les charges d'intérêt soit là un peu trop importante pour que on puisse réinvestir dans
23:41des véritables objectifs parce que rappelons le la dépense publique ne va pas baisser dans les années
23:47à venir parce qu'il va falloir augmenter la dépense publique dans la défense dans la recherche et
23:53développement dans l'environnement et donc il va falloir simplement remplacer une dépense publique par une
23:58nôtre et c'est cela qui est important c'est d'avoir des objectifs qu'on sorte de cette de cette
24:04politique qui ne consiste qu'à réduire les déficits et qu'on fasse enfin des projets d'avenir pour que
24:11l'économie française et ben continue à être compétitive tout en respectant des des engagements
24:17environnementaux on en parlait précédemment avec votre confrère de rex et code alors c'est un sujet
24:22plus sur les terres rares mais si vous l'évoquez c'est à dire il ya des choix stratégiques qui doit être
24:26fait dans les années à venir selon vous c'est sur quel sujet que la france a déjà un peu un avantage
24:31compétitif sur lequel devrait se positionner c'est à dire on devrait bien sûr mobiliser toutes les
24:36forces pour la réduction de la dépense publique pour les forces supplémentaires dans cette perspective
24:40déficit mais il faut pas oublier qu'à un certain stade va falloir créer de la croissance donc quel
24:44serait le chantier qui vous paraît important à cet égard il ya différents chantiers il ya d'abord le
24:50chantier à mon avis qui n'est pas assez mis en avant c'est le logement c'est à dire que c'est très
24:55c'est en interne mais globalement c'est pas ça qui va vous faire gagner en compétitivité même si
24:59on se rend compte que dans tous les problèmes que l'on prend il ya forcément on arrive au moins
25:04un problème de logement c'est à dire que si vous arrivez à loger correctement l'ensemble de vos
25:10citoyens à un prix qui est abordable et ben là vous avez moins de problèmes de décrochage scolaire des
25:17enfants moins de problèmes de d'absentéisme au travail moins de problèmes de baisse de productivité et donc
25:24tout ça ça ça ça permettrait de à l'ensemble des salariés d'avoir moins le problème aussi
25:31d'appariement entre l'offre et la demande sur le marché du travail donc ça ça réglerait un certain
25:36nombre de problèmes et donc la première des politiques ce serait la politique du logement
25:40c'est sans doute la meilleure politique de l'emploi et de la compétitivité qu'on peut faire ensuite
25:44bien entendu il va falloir qu'on retrouve et bas une souveraineté énergétique il va falloir qu'on retrouve
25:49une souveraineté médicale une souveraineté industrielle et donc dans tous ces projets là
25:54et ben on va avoir besoin d'incitation et ces incitations c'est bien bien sûr l'état qui
26:00peut les proposer donc si on arrivait à faire une planification au cours des cinq dix prochaines
26:05années de quels sont les secteurs que l'on veut mettre en avant et quel type de mesures on pourrait
26:11prendre ça permettrait d'y voir un peu plus clair sur la stratégie de ce gouvernement bien sûr il faut
26:17pas se leurrer on est en europe il va falloir que dans cette stratégie de souveraineté et ben on
26:23intègre les autres pays européens parce qu'on va pas devenir seul souverain et donc bien entendu
26:28qu'une une discussion avec notamment nos partenaires allemands sur quelle est la stratégie que l'on veut
26:34sur la défense sur l'énergie et industrielle et est primordial et ce qui est assez intéressant c'est
26:41que finalement vous dédramatisez un peu tout ce discours sur sur la dette sur les problématiques
26:47aujourd'hui budgétaire française j'ai envie de vous poser la question qui revient systématiquement
26:52parce que je pense que c'est elle est complètement inutile on est tous d'accord et rappelez le
26:56finalement il n'y a pas de risque que la famille intervienne parce que nos politiques systématiquement
27:00mettent en avant cet aspect là en réalité c'est bien sûr complètement aberrant
27:04non mais alors un d'abord s'il devait y avoir un problème ce qui n'est pas dans mon scénario
27:10central c'est pas le fmi qui nous aiderait c'est plutôt là c'est plutôt la banque centrale européenne
27:15donc le fmi n'interviendra jamais peut-être qu'il sera là en conseil de la banque centrale
27:21européenne la banque centrale européenne peut toujours demander un conseil au fmi pour aider
27:26mais ça sera juste en aide donc c'est il n'y a pas le fmi qui est à nos portes jamais le fmi sera la
27:33personne qui l'institution qui viendra nous aider non c'est la banque centrale européenne
27:37ensuite pourquoi on n'en est pas du tout là aujourd'hui les taux d'intérêt sont certes
27:41bien plus élevé que qu'il y a trois ans mais globalement on est au taux normal le taux
27:47normal auquel devrait lever aujourd'hui l'état français c'est à peu près l'inflation anticipée
27:53au cours des dix prochaines années plus la croissance potentielle allez ça tourne aux alentours de
27:573,2 on est à 3,5 allez on est à peu près au taux normal il y a une petite prime de risque
28:02qui est liée à la situation politique mais ce n'est pas non plus cela qui provoque une crise
28:10sur notre dette et l'agence France Trésor lorsqu'elle va sur les marchés financiers n'a aucun
28:17problème pour lever cet argent et ça va continuer comme cela donc attention ce n'est pas un risque
28:23de crise qui nous attend mais plutôt un risque de on n'a plus on ne pense qu'à cela finalement et à
28:30essayer de réduire peu ou prou sans avoir un objectif de quelle est la croissance que
28:36l'on veut demain une croissance qui est soutenable d'un point de vue environnemental mais qui nous
28:40permet tout de même de d'avoir notre place dans la nouvelle nouvelle organisation mondiale qui est
28:46en train de se faire au niveau du commerce là on a bien compris que l'OMC avait un peu du plomb dans
28:53l'aile donc il va falloir que l'on trouve et ben notre notre place dans cette organisation mondiale
28:59du commerce dans cette nouvelle ordre que le président Trump essaie de nous de nous lancer
29:05merci beaucoup Eric ça vous avait permis un peu de dédramatiser tout ce discours sur la dette et on
29:10le rappelle encore une fois pas de scénario à la liste russe sur les marchés financiers pour la France
29:15ça revient systématiquement il faut complètement sortir de cette idée on se retrouve dans un instant pour
29:20une spéciale gestion de patrimoine avec mon invité Maxime Vivier qui va nous faire un point un peu
29:25sur comment investir son argent cette période de fin d'année et perspective 2026 pour investir la
29:31masterclass christopher d'embic vous répond on se retrouve pour les questions réponses alors
29:35aujourd'hui une spéciale gestion de patrimoine je suis ravi d'accueillir Maxime Vivier vous êtes
29:39conseiller de gestion de patrimoine indépendant et effectivement c'est la période il ya bien sûr
29:44faire un peu le bilan il ya l'argent des fêtes donc on est bien sûr dans cette thématique là voir un peu
29:48aussi comment ça va se profiter pour 2026 on a une première question qui est de Brigitte que je
29:54vous propose d'écouter ensuite je vous laisserai la parole pour répondre très bien est-il possible
29:59de profiter des fêtes pour faire une donation à mes proches sous forme de cadeaux de noël je vous en
30:04prie alors effectivement c'est une question qui revient souvent en ce moment parce que c'est très
30:09propice on a envie de faire plaisir à ses proches à ses enfants ses petits enfants mais il faut faire
30:14attention il ya des règles donc les cadeaux de noël et plus communément tout ce qui est cadeau pour les
30:19anniversaires les mariages etc c'est ce qu'on appelle du présent d'usage et on doit respecter
30:23certaines règles on peut pas donner des sommes astronomiques en fait ça doit respecter on va
30:29dire un petit peu le le patrimoine du donateur ça doit pas être des sommes inconsidérées on doit
30:34pas profiter des fêtes finalement pour faire une sorte de donation d'un patrimoine important
30:38justement ça peut être ça peut être considéré comme une donation déguisée en cas de contrôle
30:43fiscal ou à la succession donc ça c'est la première première chose ça s'appelle le présent
30:47d'usage et il n'y a pas besoin de déclarer aux impôts ni rien c'est vraiment un cadeau comme on
30:52l'entend et la somme doit être aussi évidemment adapté à l'événement on a tendance à donner
30:56peut-être un peu plus pour les mariages notamment pour un anniversaire parce que voilà c'est des choses
31:00plus considérées mais voilà il faut faire attention mais c'est possible vous avez trois autres cas d'école
31:03c'est ça exactement il ya trois autres types de donations donc c'est une question très pertinente
31:08qui permet d'aborder ces choses là donc le deuxième au delà du présent d'usage on a la
31:13donation manuelle ou authentique alors manuelle parce qu'on l'a fait de manière autonome souvent
31:18pour des une donation de somme d'argent et la donation authentique qui va être devant un notaire
31:22donc cette donation là elle va donner lieu il ya des abattements en fait on peut donner une
31:28certaine somme d'argent à n'importe qui il n'y a pas forcément de lien familial etc on fait ce qu'on veut
31:33mais par contre le donataire celui qui reçoit en fait la somme doit le déclarer auprès des
31:38impôts et on a un abattement alors il ya un abattement entre en fonction du lien de parenté
31:43d'accord le plus simple si on prend l'exemple parent enfant on a un abattement de 100 mille
31:48euros donc ça veut dire que jusqu'à 100 mille euros les enfants doivent déclarer donc auprès des
31:52impôts qu'ils ont reçu cette somme de leurs parents et c'est renouvelable tous les 15 ans d'accord
31:56et au delà après il va y avoir une certaine taxation qui va se mettre en place et sur le dernier cas
32:01alors il y en a encore deux autres le troisième c'est la donation exonérée d'impôts alors ce
32:06qu'on appelle familièrement la donation sarkozy est ce qui a été mis en place sous la sous le
32:11mandat du président nicolas sarkozy et en fait cette donation pareil à certaines règles le donateur
32:16le donateur pardon celui qui donne doit avoir moins de 80 ans et le donateur ce qui reçoit doit
32:23avoir plus de 18 ans et alors c'est une donation qui est en ligne de descendance directe donc enfants
32:29petits enfants arrière petits enfants éventuellement s'il n'y a pas de descendance neveu et nièce et
32:34donc là on a un abattement de 31 1865 euros c'est très précis oui 1865 pour pour ce type de donation
32:42et alors ce type de donation il faut savoir que c'est pas non plus c'est reportable à succession
32:46mais ça ne rentre pas dans le cadre des abattements donc ça va pas imputer les abattements qui peut y
32:50avoir dans le cas de la succession ça c'est le troisième et le dernier enfin c'est tout récent c'est
32:55dans la loi de finances 2025 qui normalement va tenir courir jusqu'au 31 décembre 2026 c'est une
33:00donation parraine en ligne directe aux enfants petits enfants et éventuellement neveu et nièce
33:05il n'y a pas de descendance pour un investissement de biens immobiliers neufs résidence principale ou
33:11pour mettre en location mais faut que ce soit la résidence principale du locataire ou pour
33:14rénovation énergétique de résidence principale et là on a un abattement jusqu'à 100 000 euros d'accord sur
33:18la donation et on est sûr et certain que ce dernier point sera pas remis en cause éventuellement
33:22s'il ya un budget qui est voté en début d'année il y a toujours ce risque là mais c'est quand même
33:28quelque chose qui est inscrit dans la loi jusqu'au 31 décembre 2026 il y avait consensus au niveau des
33:33parlementaires sur cet aspect c'était plutôt consensuel oui plutôt quand même ça permet d'être
33:38assuré pour l'année prochaine notamment sur avec la crise de l'immobilier ça a quand même été un
33:43dispositif qui a été mis en place pour inciter les gens aussi à acquérir les primo acquérants etc ouais
33:47exactement oui tout à fait parfait on a une autre question suite de samuel toujours sur cette
33:53thématique de gestion patrimoine sur quel support déposer les fonds que mes enfants reçoivent chaque
33:58année pour les faits alors là il ya une myriade effectivement il ya les assurances vie per on a
34:04même alors j'ai aucune idée de votre opinion sur ça mais les crypto actifs donc vous avez une
34:09myriade d'aspects possibles moi de par mon métier moi je vise patrimonial oui plutôt sur le long terme
34:15donc moins spéculation les gens font ce qu'ils veulent mais moi je m'oriente sur le domaine patrimonial
34:22quand même et donc les supports les plus simples auxquels on pense c'est les livrets bancaires
34:25forcément mais qui ont malheureusement le désavantage sur le long terme de pas être de
34:31pas être très adapté pour les projets ils vont être diminués normalement plus les taux d'intérêt ont tendance à
34:36diminuer parfois ça augmente un petit peu mais bon sur le long terme en fait malheureusement ça ne
34:40va pas être utile pour combattre la hausse du coût de la vie et l'inflation donc moi ce que j'incite
34:45fortement à faire c'est dès le plus tôt possible en fait c'est ouvrir d'autres contrats d'épargne
34:50notamment le contrat d'assurance vie qui est quand même un outil très puissant on peut l'ouvrir à
34:54partir de quel âge on peut ouvrir pour un enfant mineur donc il n'y a aucune limite limite d'âge enfin
34:59limite basse en tout cas et l'avantage de l'assurance vie c'est qu'on va
35:04pouvoir peut-être aller sur des sur des supports plus dynamiques parce qu'on a du temps pour nos
35:07enfants généralement ça va être pour préparer leurs études un achat d'une première voiture
35:11quelque chose comme ça et donc si on va sur des profs sur des supports un peu plus dynamique bah on va
35:15se donner le temps et on va on va un peu lisser le risque qui est lié à ces choses là donc tant que
35:20faire se peut autant aller sur des supports plus rémunérateurs que les livrets d'épargne qui
35:23malheureusement on intègre typiquement par exemple l'assurance vie plutôt des actions plutôt de
35:28lobby de la terre si on est sur une longue période et plus jeune je crois qu'on dit plutôt les actions
35:32parce qu'on a le temps de voir effectivement les cycles jouent favorablement donc c'est plutôt ces
35:36aspects là ouais exactement de manière générale on va on va investir en fonction de son propre
35:39profil aussi parce qu'il ya des gens qui vont être plus modérés les gens qui vont être plus
35:43dynamique justement mais quand on a du temps le risque justement va être lissé donc on va
35:47aller sur des supports dynamiques parce que sur le long terme ça va quand même être être plutôt
35:51gagnant en tout cas ouvrir un peu à peut être pertinent alors dans cette personne en tout cas bien
35:55sûr avec les conditions d'âge bien sûr ouvrir un peu à peut aussi être pertinent c'est un autre support
35:59mais malheureusement là le problème c'est que les on voit avec les nouvelles lois finances et ce qui
36:05vient d'être passé que le PEA est un peu moins bien considéré par nos élus que l'assurance vie pour le
36:11moment en tout cas justement ça fait la transition avec la dernière question question de Fabrice
36:16Fabrice nous demandait avec les hausses de fiscalité dont on entend parler donc on verra si elle se perdure
36:21parce qu'il y aura certainement un autre budget en début d'année mais quelles sont les solutions qui sont
36:26toujours intéressantes puisque effectivement la fameuse flat tax du fait de la hausse de la CSG a
36:30été augmentée donc c'est probable que ça perdure dans le temps j'imagine vu l'état de la fiscalité
36:35française comment on essaye de sortir par le haut avec ces questions de fiscalité en France ?
36:39Bah alors donc effectivement le PFU donc prévent forfeit unique n'a plus d'unique que le nom de fait
36:44parce que maintenant on commence à séparer les supports et les cas alors encore une fois si je me
36:49replace dans mon métier donc conseiller patrimonial de toute façon il vaut mieux faire quelque chose que ne rien faire
36:54du tout certes la fiscalité va bouger elle a bougé dans le passé elle continuera à bouger mais si on
37:00attend indéfiniment en fait on va continuer à attendre et on va rien faire donc autant le faire de toute
37:05façon on voit donc là justement c'est ce que je disais juste avant la hausse de la fiscalité va impacter
37:12certains supports notamment les revenus du PEA les revenus des comptes titres les livrets bancaires
37:17fiscalisés enfin rémunérateurs les comptes courants rémunérateurs aussi malheureusement pour ces supports en tout cas
37:23et donc il y a d'autres supports qui eux pour l'instant ne sont pas encore impactés par une hausse à savoir
37:28les revenus fonciers l'immobilier locatif l'assurance lui n'est pas touché parce que aux yeux peut-être de
37:33nos élus bah c'est considéré comme des vraiment déplacements long terme et puis le compartiment souvent
37:38monétaire et en tout cas aussi actions enfin actions de l'état français pardon obligations de l'état français
37:43qui est extrêmement important et on sait bien qu'il faut financer aussi cet aspect là bien sûr et en
37:48en dernière question on voit qu'on a des acteurs vous le disiez vous êtes dans une gestion plutôt
37:53patrimoniale on a quand même beaucoup d'acteurs aujourd'hui qui profitent de la période des fêtes
37:57qui vous disent par exemple c'est le bon moment d'offrir des actions voire des crypto monnaies etc
38:01quelle est votre approche par rapport à ça ?
38:05pour moi il n'y a jamais de mauvais moment de toute façon encore une fois j'en reviens au discours il vaut mieux faire que ne rien faire du tout
38:10j'entends tellement de discours de personnes que j'accompagne qui me disent maintenant c'est pas le bon moment parce que si je parle de l'immobilier parce que les tonceaux
38:18ou alors c'est pas le bon moment pour x raisons en fait il faut y aller parce que l'important c'est on sait qu'on va être mangé
38:24c'est savoir à quelle sauce en fait ça on le sait pas donc on sait qu'on va être mangé autant le faire la fiscalité va évoluer dans le futur
38:31donc autant mettre en place et utiliser les dispositifs qui existent aujourd'hui et profiter de ce qu'on peut tant qu'on peut
38:37et vous mettez en avant notamment tout ce qui est thématique intelligence artificielle on sait on en parlait dans cette émission
38:43ou dans tout pour investir plus globalement il y a toujours ces thématiques de bulles de l'IA éventuelles bulles de l'IA parce que je suis assez sceptique à cet égard
38:49est-ce que vous mettez toujours ça en avant ça vous paraît pertinent enfin on a eu des marchés qui corrigent pas mal cette année mais c'est probablement normal
38:56est-ce que c'est un point qu'on peut mettre en avant quand on souhaite soit offrir des actions ou intégrer plus exactement dans des produits d'épargne
39:02oui bien sûr alors c'est ce qu'on appelle des investissements thématiques en fait donc ça peut être l'IA ça peut être l'eau ça peut être les matières premières
39:09effectivement l'IA a tellement progressé ces dernières années qu'on se dit qu'il faut y aller
39:13moi j'ai mon propre avis effectivement je suis pas sûr que ce soit une bulle comme on l'entend et que ça va vraiment cracher et exploser
39:19parce que c'est quand même une thématique d'avenir mine de rien ça va remplacer quand même échambouler beaucoup d'habitude
39:25il y a certains acteurs qui vont en pâtir peut-être des petits acteurs qui vont être mis sur le côté mais les gros acteurs vont continuer à se développer
39:31donc lui c'est une thématique qui est intéressante si on veut
39:34faire profiter nos proches et
39:36les faire investir sur des fonds thématiques
39:39de long terme donc effectivement il faut rappeler si on est sur du 3-5 ans j'imagine au minimum
39:43donc il faut être patient
39:45merci beaucoup Maxime c'est un plaisir je vous rappelle Maxime Vivier vous êtes conseiller patrimonial indépendant
39:51et maintenant on va se retrouver pour notre section géopolitique quand le monde s'affole et on va parler notamment
39:57ce débat récurrent depuis quelques jours sur la confiscation des avoirs russes dans le cadre de la guerre en ukraine
40:03Aujourd'hui on se retrouve avec Nicolas Véron vous êtes économiste du centre de réflexion européen Bruegel vous êtes aussi affilié au
40:17Peterson Institute for International Economics qui est basé à Washington
40:21je suis ravi de vous retrouver on m'a dit que vous faisiez partie des meilleurs experts sur le sujet quand on a essayé d'aborder cette thématique
40:28donc je pense que ça va être assez éclairant
40:29c'est un sujet qu'on voit beaucoup dans la presse
40:31d'ailleurs européenne au niveau global
40:33cette volonté, cette discussion entre leaders européens de confisquer les avoirs russes qui sont notamment
40:3970% de ces avoirs russes sont logés en Belgique d'où une opposition notamment de la Belgique
40:44il y a une nécessité c'est que tout simplement du point de vue budgétaire en Ukraine on a une situation qui est de plus en plus compliquée
40:50est-ce que vous êtes optimiste sur cette confiscation et est-ce que aussi parce qu'on le voit dans la presse ou certains experts plus des économistes d'ailleurs que des juristes
40:57sont assez prudents sur finalement les conséquences potentielles à long terme d'une confiscation des avoirs russes
41:04Alors il faut bien se mettre d'accord d'abord merci de me recevoir aujourd'hui il faut bien se mettre d'accord sur les termes
41:11La confiscation des avoirs russes est une option qui n'est pas envisagée aujourd'hui par l'Union Européenne
41:16Point final, l'Union Européenne a introduit une proposition il y a deux semaines qui finalement n'a pas été retenue par le Conseil Européen cette semaine
41:24de ce qu'elle appelle le prêt de réparation
41:27un prêt qui serait rendu possible par à la fois le fait que ces réserves de la Banque Centrale Russe sont immobilisées en Belgique et ailleurs
41:36et le fait qu'il y a une possibilité de dommage de guerre russe à payer par la Russie pour l'Ukraine
41:44dans le futur, unément très hypothétique
41:47mais même cette proposition d'ingénierie financière assez habile, assez sophistiquée, assez compliquée aussi
41:56ne prévoit pas la classification des réserves russes
42:00Pourquoi ? Parce que les réserves russes ne sont pas la propriété de M. Poutine
42:03Les réserves russes sont la propriété en droit international du peuple russe
42:08Par exemple, s'il y avait un changement de régime qui, pourquoi ne pas rêver, apportait à Moscou un régime démocratique
42:15ces réserves continueraient d'appartenir au peuple russe
42:18et donc il y a un niveau de protection en droit international qui est extrêmement élevé
42:22et auquel l'Union Européenne qui se soumet à la règle de droit international veut continuer à respecter
42:29Il faut remarquer que c'est une démonstration de fidélité au droit international
42:36qui est extrêmement forte, qui d'ailleurs choque beaucoup de gens en Europe
42:40Il y a beaucoup de gens qui disent, la Russie se comporte mal à envahir l'Ukraine
42:44commettre des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité
42:46il faut confisquer son argent puisque cet argent est sous notre contrôle
42:50Et l'Union Européenne dit non, on ne veut pas faire ça parce qu'on tient au droit international
42:54on tient à la stabilité du système financier international
42:57donc on va peut-être essayer d'utiliser l'opportunité financière
43:01que représente le fait d'avoir ses réserves sous contrôle européen
43:04mais on ne va pas les confisquer, on ne va pas changer le droit de propriété
43:06ni maintenant, ni dans l'avenir
43:08On le voit et vous permettez effectivement d'éclairer un peu et de rationaliser ce débat
43:12mais vous avez la Belgique notamment qui est assez prudente
43:15parce qu'elle a malgré tout peur des conséquences juridiques
43:18Vous avez certains économistes, j'ai lu notamment des économistes de Belge
43:22qui mettaient en avant, comme je le disais, la Belgique a à peu près 70% des avoirs russes
43:27qui sont dans Euroclear
43:28mettant en avant que finalement aussi ce serait un risque extrêmement important
43:32pour Euroclear et l'État belge
43:34s'il y avait des poursuites juridiques de la part de la Russie
43:38Est-ce que c'est vraiment réaliste ?
43:40Est-ce qu'il y a ce sujet-là qui pèse beaucoup dans les discussions aujourd'hui ?
43:45Soyons honnêtes entre nous
43:47et à vrai dire, le Premier ministre belge, Barthe Weaver, l'a dit publiquement
43:51La vraie préoccupation de la Belgique, ce n'est pas les conséquences juridiques
43:54c'est les conséquences de sécurité nationale
43:55C'est le fait que la Russie, très clairement, a fait passer des messages au gouvernement belge
44:01disant, si vous allez dans cette direction qui, encore une fois, n'est pas une confiscation
44:07simplement un montage juridique qui permet de donner beaucoup d'argent à l'Ukraine
44:11sur la base du fait que les réserves russes sont mobilisées à Euroclear et en Belgique
44:15dans ce cas-là, vous allez subir des conséquences puisque la Russie va vous faire mal
44:21La Russie va vous faire mal d'une manière qui n'a pas été très clairement explicitée par le Premier ministre belge
44:26mais qui semble avoir été explicitée de manière assez claire par M. Poutine vis-à-vis de M. de Weaver
44:31Donc, il faut séparer ce qui n'est pas de la même nature
44:35Il ne s'agit pas d'un risque juridique
44:36Il s'agit d'un risque de sécurité nationale pour la Belgique
44:38qui doit être pris au sérieux, qui doit être respecté
44:40mais qui n'est pas de l'ordre de la règle de droit
44:43Je vous propose de réagir, d'écouter un son du chancelier allemand
44:47justement sur cette initiative européenne
44:49J'aimerais vous faire réagir par la suite
44:50Nous avons été confrontés à la question de savoir si nous avions vraiment compris
44:59le défi de la géopolitique
45:00et si nous avions réellement perçu la provocation d'un nouvel ordre mondial
45:04et si nous avions quelque chose à lui opposer
45:06Et la réponse est clairement oui
45:08L'Europe a compris que l'heure est grave
45:10et l'Europe a fait la démonstration de sa souveraineté
45:13Le paquet financier pour l'Ukraine est en place
45:16Est-ce que les éléments qui sont mis en avant par l'Europe
45:21aussi bien les discussions aujourd'hui pour offrir de la liquidité à l'Ukraine
45:25ce que vous avez évoqué effectivement précédemment
45:27pour avoir des garanties financières
45:29Est-ce que c'est aussi un moyen pour l'Europe de revenir dans le jeu
45:31puisqu'on voit quand même objectivement
45:33qu'en termes de négociations purement sur le conflit
45:35c'est surtout entre Russes et Américains
45:37avec d'ailleurs assez peu de latitude de la part des Ukrainiens
45:40et les Européens qui sont assez négligés
45:42C'est peut-être un moyen aussi pour les Européens
45:43d'avoir un rôle de financier
45:45et donc automatiquement d'avoir une vraie influence
45:47sur le déroulé des négociations
45:48purement sur l'aspect de guerre
45:50entre Ukraine et Russie
45:52Soyons honnêtes entre nous
45:56les négociations, ce qu'on appelle les négociations de paix
45:58c'est un exercice de théâtre
46:00qui répond à une lubie du président Trump
46:03Les diplomates, les responsables de sécurité
46:08les responsables militaires
46:09de par mon observation
46:12ne s'attendent pas à ce que cet exercice porte les fruits
46:14parce qu'il n'y a pas de zone d'accord aujourd'hui
46:17entre la Russie et l'Ukraine sur un traité de paix
46:19donc on a ce théâtre
46:22un peu théâtre de l'absurde
46:24il faut le noter et le déplorer
46:26qui occupe le devant de la scène
46:28un peu comme tout ce que fait l'administration américaine
46:30en ce moment
46:31mais qui n'est pas du réel
46:32qui est un exercice de communication
46:35de divertissement par certains aspects
46:40c'est terrible de dire ça
46:41parce qu'entre temps il y a évidemment une guerre
46:44qui est très réelle
46:44où il y a des gens qui meurent
46:45et qui est tragique
46:46mais il n'y a pas vraiment de perspective
46:49à ce que ces négociations
46:50qui sont tellement spectaculaires
46:52aboutissent à quelque chose de tangible
46:54et c'est ce qu'on a vu depuis six mois maintenant
46:57que ces négociations ont lieu
46:59en mode un peu intermittent
47:00par opposition à ça
47:02le soutien de l'Union Européenne
47:03c'est du sérieux, du solide, du vrai
47:05c'est quelque chose de très tangible
47:06l'Ukraine ne serait pas en capacité
47:09de se défendre comme elle le fait
47:10avec beaucoup de courage et de détermination
47:11si elle ne bénéficait pas
47:13du soutien financier de l'Union Européenne
47:16alors elle bénéficie aussi
47:17d'un soutien militaire
47:18de la part des États-Unis
47:19particulièrement dans le domaine
47:21du renseignement
47:21et de l'information
47:23donc sur des sujets
47:24tels que la désimmigration des cibles
47:26l'identification des frappes russes
47:28etc.
47:29mais c'est un soutien
47:30qui aujourd'hui ne coûte
47:31à peu près rien aux États-Unis
47:32puisque ça utilise leur infrastructure
47:34de renseignement existante
47:36et par opposition à ça
47:37les Européens
47:38apportent un soutien financier
47:40qui est aujourd'hui financé
47:42par de la dette
47:42mais qui au final
47:43est financé par les Européens
47:45donc il faut bien se rendre compte
47:48du fait qu'il y a une différence
47:50très forte
47:50entre le théâtre de Washington
47:52et la réalité de Brustel
47:53qui est une réalité
47:54sans laquelle Ukraine
47:55ne pourrait pas poursuivre
47:56l'effort de défense
47:57qu'elle continue de poursuivre
47:59encore une fois
47:59très courageusement
48:00avec beaucoup de détermination
48:01malgré tous les problèmes ukrainiens
48:02la corruption
48:03les désertions etc.
48:04tout ça est bien connu
48:05mais il faut voir la réalité
48:07alors dans ce texte-là
48:09il faut aussi souligner le fait
48:11que ce soutien européen
48:12ne coûte pas très cher
48:14à l'Union Européenne
48:14pourquoi ?
48:15parce que l'Ukraine
48:16est pour le dire très crûment
48:17un pays à bas coût
48:19le produit national
48:20brut de l'Ukraine
48:21avant l'engagement
48:23du conflit
48:23à grande échelle
48:24par la Russie
48:25en février 2022
48:26donc sur l'année 2021
48:27le PNB de l'Ukraine
48:28c'était de l'ordre
48:29de 200 milliards de dollars
48:30on parle aujourd'hui
48:31de montants
48:32de soutien financier
48:34qui sont extrêmement
48:35importants pour l'Ukraine
48:3690 milliards d'euros
48:37sur les deux prochaines années
48:38mais qui sont relativement faibles
48:40pour l'Union Européenne
48:4145 milliards d'euros
48:42sur un an
48:43c'est à peu près
48:45un tiers
48:46moins d'un tiers
48:46de 1 centième
48:48du PIB européen
48:500,3%
48:51c'est pas un montant négligeable
48:54évidemment
48:55ça nécessite des décisions sérieuses
48:56mais c'est un montant
48:57qui est complètement
48:58soutenable
49:00pour l'Union Européenne
49:01et même pas très douloureux
49:03dans une équation budgétaire
49:04qui chacun sait
49:05est très tendue
49:05pour la plupart
49:06des États membres
49:06Merci beaucoup Nicolas Aveyron
49:09d'avoir apporté votre éclairage
49:10qui était passionnant
49:11d'avoir rappelé aussi
49:12au-delà de la dramatisation
49:13les chiffres qui sont importants
49:15et l'aide qu'a apporté
49:15par les Européens
49:16c'était vraiment un plaisir
49:17de vous recevoir
49:18et maintenant bien évidemment
49:19dernière section
49:20avant qu'on se quitte
49:21c'est l'agenda
49:21de la semaine à venir
49:23vous ne serez pas surpris
49:23c'est plutôt peu étoffé
49:25pour investir
49:26la masterclass
49:27à surveiller
49:28l'agenda de la semaine à venir
49:31bon bien évidemment
49:31vous n'allez pas être surpris
49:32c'est plutôt peu étoffé
49:34il y a assez peu d'indicateurs
49:35c'est la semaine de Noël
49:36donc c'est habituel
49:36ça veut dire aussi
49:37peu de volume
49:38potentiellement aussi
49:40quelques sursauts
49:41sur les devises
49:41on en parlait
49:42notamment en début d'émission
49:44sur l'euro dollar
49:45mais très très clairement
49:46c'est une période
49:46qui est relativement calme
49:48on a essentiellement
49:48deux statistiques
49:49la semaine prochaine
49:50qui vont être importantes
49:50la première
49:51c'est le PIB américain
49:54qui va être l'élément
49:54qui va être crucial
49:55au troisième trimestre
49:56on devrait être
49:57sur une accélération
49:58de la croissance
49:58au troisième trimestre
49:59par rapport au deuxième
50:00bien sûr
50:01une très très forte
50:01composante
50:02intelligence artificielle
50:04tous ces investissements
50:05de l'intelligence artificielle
50:06qui soutiennent
50:06l'économie américaine
50:07ça c'est vraiment
50:08l'élément
50:08qui va être mis en avant
50:10alors bien évidemment
50:11on n'a pas tous les indicateurs
50:12mais probablement
50:13qu'on devrait être
50:13sur une croissance américaine
50:14cette année
50:15qui se rapproche de 3%
50:17c'est énorme
50:18c'est bien sûr
50:18bien supérieur à la zone euro
50:20mais surtout
50:20personne n'anticipait
50:21au niveau du consensus
50:22des économistes
50:23une telle performance
50:24de l'économie américaine
50:25donc force est de le constater
50:27l'autre point
50:28plus rapidement
50:28ce sera dès lundi
50:29on aura le PIB britannique
50:31au troisième trimestre
50:32première estimation
50:33également
50:34là c'est plutôt
50:35une orientation
50:35beaucoup plus faible
50:36en termes de dynamique
50:37de croissance
50:37mais il y a eu
50:38des bons indicateurs
50:38en termes d'inflation
50:39l'inflation britannique
50:40qui reflue un tout petit peu
50:41ce qui veut dire
50:42que la banque centrale
50:43britannique
50:43peut continuer
50:44de baisser les taux
50:45et ça c'est un élément
50:46positif
50:46pour 2026
50:48et bien sûr
50:48j'invite Antoine
50:49à me rejoindre
50:50pour l'agenda
50:51de la semaine prochaine
50:52et les invités
50:53oui ça va être calme
50:54mais ça va pas être chômé
50:55un TPI
50:56tout pour investir
50:57on a des émissions
50:59jusqu'au 24
51:00au matin
51:01tu conclues
51:01voilà on va conclure
51:03un petit peu
51:04cette riche année
51:05et notamment fiscale
51:06sur votre patrimoine
51:07on va continuer
51:08à un petit peu
51:09faire le point
51:09sur ce qui s'est passé
51:10cette année
51:11et dresser des dynamiques
51:12pour l'année prochaine
51:14pour vous aider
51:14à prendre
51:15les meilleures décisions
51:16puis on va se faire
51:17un petit peu plaisir
51:18en fin d'émission
51:19lundi notamment
51:20on a Christie's
51:21qui nous fait
51:21une petite preview
51:22de sa vente
51:23pour RetroMobile
51:24sympathique
51:24voilà c'est RetroMobile
51:26en début d'année prochaine
51:27et on prépare tout ça
51:28si je vous dis
51:29250 GT
51:30ça vous évoque
51:31une marque particulière
51:32oula non
51:33je suis pas bon sur ça
51:34avec un cheval cabré
51:35c'est des voitures rouges
51:36qui rentrent très vite
51:37un véhicule absolument unique
51:39de chez Ferrari
51:39qui sera proposé
51:40à la vente
51:41qui est un historique
51:42absolument passionnant
51:43on va raconter tout ça
51:44enfin on va passer
51:45un moment assez exceptionnel
51:47avec les experts de Christie's
51:48merci beaucoup Antoine
51:50bonne fête à tous
51:51de notre côté
51:52on se retrouvera
51:52vendredi 9 janvier
51:54et bien sûr
51:54TPI continue jusqu'au 24
51:56maintenant
51:57place aux experts de l'IMO
51:58tout pour investir
52:01la masterclass
52:02sur BFM Business
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