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  • il y a 11 heures
Tout pour Investir, la masterclass. Entretien exclusif, signaux faibles sur les marchés, décryptage géopolitique et toutes vos questions. Une émission qui démystifie l’économie. Un regard expert avec Christopher Dembik.

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00:05BFM Business, tout pour investir, la masterclass Christopher Dembic.
00:10Bienvenue dans cette nouvelle masterclass, aujourd'hui bien évidemment on a un focus sur l'introduction de SpaceX,
00:15on en a beaucoup parlé dans tout pour investir au cours des derniers jours, bien évidemment on va essayer de
00:19voir quels sont les enjeux,
00:20mais on a d'autres signaux qui sont aussi importants sur le marché, on va parler bien évidemment aussi de
00:24la question de la retraite,
00:25vous en souvenez peut-être la semaine dernière, on l'avait abordé avec mon invité de la Mundi Institute,
00:30on va aborder également de nouveau ce sujet, mais en essayant de comparer et de voir les points de friction,
00:35tout pour investir, la masterclass, c'est parti !
00:39Tout pour investir, la masterclass, les signaux faibles.
00:46Signeaux faibles au niveau de la retraite, la réalité c'est que finalement on a eu bien évidemment un sujet
00:51qui est un peu plus profond,
00:52on va essayer d'aller dans le détail, notamment sur cette thématique avec mon invité aujourd'hui,
00:56Anthony Morley-Lavidali, vous êtes économiste chez Rexecode, bienvenue !
01:03On a eu en début de semaine tout simplement bien sûr le Conseil d'orientation des retraites,
01:08qui nous a donné un message qui était toujours très très clair, c'est-à-dire il va falloir travailler
01:11plus,
01:12notamment les objectifs pour 2070, alors ça peut paraître assez loin pour nos auditeurs et téléspectateurs,
01:18mais le message qui est clair c'est qu'il va falloir travailler plus avec un départ à la retraite
01:22qui sera repoussé,
01:23donc on se rapproche dans les objectifs qui sont fixés de 68 ans.
01:27J'aimerais un peu aller dans le détail, alors pas uniquement revenir sur ce débat sur les retraites,
01:31ça va être un sujet jusqu'à la présidentielle, c'est indéniable,
01:33mais j'aimerais voir avec vous un peu tout ce qui est frein au niveau de l'activité économique.
01:37Alors on peut éventuellement, même si on voit que c'est un sujet, repousser l'âge de départ à la
01:42retraite,
01:42mais il y a aussi une thématique derrière cela, c'est que finalement on travaille très très peu en France
01:47quand on compare avec les autres pays européens.
01:49Est-ce que ce n'est pas justement même cette question des 35 heures aussi,
01:53et donc de la productivité, une productivité plus importante, un gain de richesse plus important,
01:57est-ce que ce n'est pas aussi là un point de friction à regarder de près et pas uniquement
02:01cette question des retraites ?
02:03Alors tout à fait, quand on regarde la problématique que l'on a en termes de création de richesse liée
02:08à nos heures travaillées,
02:10on a un taux d'emploi des jeunes qui est trop faible par rapport à nos voisins européens,
02:13on a un taux d'emploi des seniors également, il y en va y revenir, qui est insuffisant à ce
02:18stade,
02:19qui est en partie un âge trop précoce de départ à la retraite, en tout cas un âge effectif de
02:23départ,
02:24mais on a aussi quand même un sujet qui est sur les 20-55 ans,
02:30où certes on est déjà beaucoup plus proche de la moyenne,
02:32mais on reste quand même inférieur en heures travaillées à temps complet,
02:36et c'est notamment vrai pour les salariés, parce qu'à l'inverse on a des indépendants
02:39qui travaillent plutôt plus que la moyenne européenne.
02:42Donc on a un sujet effectivement d'heures de travail au sens large dans l'économie française,
02:47et puis on se permet d'avoir le luxe d'un départ en retraite qui est beaucoup plus précoce que
02:52nos voisins,
02:52alors même qu'on a une démographie qui est quand même sérieusement en train de décliner,
02:58et en plus on a des pensions qui sont particulièrement élevées,
03:02quand on regarde les taux de remplacement, il n'y a que l'Italie qui sert des pensions
03:06rapportées aux salaires médiums ou moyens plus élevés que les nôtres,
03:09donc on a un système qui est profondément désincitatif,
03:13et qui effectivement crée peu de richesses, en tout cas malheureusement nous appauvrit,
03:18et donc il y a des réformes profondes à faire,
03:20et il y a toujours un déni politique qui reste très présent,
03:23enfin on l'a vu au moment de la publication des scénarios démographiques de l'INSEE,
03:28et même de la sortie du rapport du corps, il y a toujours une absence de prise de conscience vénéralisée,
03:34enfin on est un peu comme dans un petit îlot en France,
03:36où on refuse de voir ce que l'ensemble de nos partenaires européens ont quand même bien pris à bord
03:40désormais.
03:41On travaille moins que nos partenaires européens,
03:43donc il y a effectivement un effet des 35 heures,
03:46et je crois qu'à part effectivement l'Espagne,
03:49notamment la Belgique qui travaille encore moins que nous,
03:51mais effectivement il y a ce sujet,
03:53on a un autre problème, c'est que la création de richesses,
03:55qui est déjà plus faible finalement, elle est aussi très largement ponctionnée,
03:59et je crois qu'en France on a un peu plus de 340 taxes différentes,
04:02si on regarde le deuxième pays en position qui a le plus de taxes,
04:06c'est le Danemark, on doit être autour de 130 taxes,
04:09alors certes ça ne veut pas dire automatiquement qu'on ponctionne plus,
04:12mais ça montre aussi qu'on a un micmac du point de vue administratif,
04:15du point de vue fiscal, qui reste extrêmement prégnant.
04:17Comment on essaye d'en sortir par le haut ?
04:19Est-ce qu'on a des exemples, notamment européens,
04:21où finalement on a des États qui ont réussi à prendre à bras le corps
04:24toutes ces problématiques qui sont liées ?
04:25Parce que pour moi finalement, au-delà des retraites,
04:28au-delà de la natalité, au-delà purement de la fiscalité,
04:30le problème français c'est qu'on a une croissance qui reste très très faible,
04:34parce qu'on travaille peu, on produit peu comparé à d'autres pays.
04:38Alors c'est tout à fait juste, il faut bien avoir en tête que finalement,
04:42les Français sont assez rationnels.
04:43Quand on a des niveaux de prélèvement sur le travail et sur le capital,
04:47qui sont au niveau français, sincèrement ça donne assez peu envie
04:50d'être productif et de créer de la richesse, puisque ce que vous gagnez in fine en net
04:55est bien plus prélevé que partout ailleurs.
04:57Donc les plus productifs d'ailleurs ont même une tendance à fuir le pays,
05:01c'est ce qu'on appelle la fuite des cerveaux,
05:02et on le sait qu'on en perd un certain nombre, notamment aux États-Unis.
05:06Et ça, ça renvoie à quand même une problématique de fond,
05:08qui est le modèle social au sens large en France.
05:11On peut trouver que c'est une chance, mais il a un coût,
05:14et le problématique c'est qu'on fait peser le financement de ce modèle social,
05:17qui est particulièrement généreux, notamment sur le travail.
05:21Et ça, ça a quand même une limite, c'est-à-dire qu'à la fin,
05:23on crée justement les effets pervers qu'on écrivait,
05:25c'est-à-dire la désincitation à travailler davantage,
05:29précisément parce qu'on n'en retire pas les fruits.
05:31Et on a certains pays, effectivement, autour de nous,
05:34et pas les plus libéraux.
05:36On pense notamment aux pays nordiques, j'ai en tête le Danemark par exemple,
05:40qui sur les dix dernières années, les dépenses de protection sociale,
05:44nationales incluant les retraites, ont baissé au Danemark de 4 à 5 points
05:48par rapport à ce qu'on avait en 2015.
05:51Donc ça montre bien que c'est possible.
05:52Ils sont aujourd'hui autour de 28%.
05:54Là, nous, on est à 32% du PIB de dépenses de protection sociale.
05:58Donc on a des pays qui gardent, au fond, un État quand même social assez fort
06:03et redistributif, et qui pour autant ont su faire des réformes importantes.
06:07Donc ça montre bien que c'est possible,
06:08sans forcément passer par de la sueur et des larmes.
06:12Alors, je vais un peu vous titiller, mais supposons qu'on n'a pas de réforme,
06:15ce qui n'est pas complètement exclu, objectivement, quand on voit le débat public.
06:19Est-ce que l'IA peut nous sauver ?
06:20Parce qu'on met souvent en avant, alors il y a différentes interprétations,
06:23on voit du côté américain qu'on commence à voir les premiers chiffres
06:26montrant qu'on a des gains de productivité qui semblent être liés à l'IA.
06:29Alors attention, c'est très émergent,
06:31et notamment ça ne se traduit pas automatiquement, dans l'immédiat en tout cas,
06:35en termes de hausse des salaires.
06:36Mais vous le voyez, on a eu ce matin à l'antenne,
06:39notamment on était à Lille pour discuter de l'IA Summit,
06:43c'est vrai que la thématique IA est très présente en France,
06:45peut-être trop par rapport à ce qui est réalisé,
06:47mais est-ce que l'IA peut un peu nous sauver ?
06:49C'est-à-dire avoir ce supplément de richesse
06:51qui fera que finalement la croissance française va s'étoffer
06:54et qu'on pourra prendre un peu plus de temps que les autres pays européens
06:58à faire les réformes qui sont pourtant nécessaires.
07:01Je vais vous faire une réponse d'économiste,
07:03oubliez non, un peu en même temps.
07:04Alors, à la fois, il faut bien reconnaître que la France a plutôt un écosystème,
07:08quand on se compare aux autres pays européens, qui est en avance,
07:12alors avec des taux d'adoption en revanche peut-être plus lents,
07:14mais du côté de l'offre, on a un des écosystèmes les plus étoffés,
07:17alors on est très très loin, des concurrents américains et chinois,
07:20mais il faut bien reconnaître que c'est peut-être en France
07:21où les gains de productivité pourraient être les plus élevés.
07:25En revanche, tous les pays vont finir par adopter
07:27et faire des gains de productivité liés à l'IA,
07:29et donc ce qui va compter, c'est le relatif,
07:31parce que le déclin, on l'apprécie, ou la croissance,
07:33on l'apprécie d'ailleurs toujours en relatif.
07:35Et c'est là où la France pêche, c'est qu'elle est en train d'aller moins vite
07:38que ses grands partenaires, et fortiori que les autres grandes plaques géographiques du monde.
07:43Et ça, c'est très mal vécu par les Français,
07:45parce qu'au-delà de la soutenabilité financière,
07:47il y a aussi le ressenti de la population,
07:50et on voit bien que ce déclin relatif, il est perçu par tous,
07:53et ça, c'est une vraie problématique,
07:55parce que ça, quand même, ça auberne nos perspectives que l'on peut avoir.
07:58Donc oui, l'IA va probablement nous aider,
08:00il y a clairement des gains de productivité qui vont être réalisés,
08:03mais encore une fois, tout le monde va en bénéficier,
08:05alors à des degrés divers, mais parmi les pays développés,
08:08ça va quand même se diffuser assez généralement.
08:11Donc ça ne pourra pas nous empêcher de faire les réformes.
08:14Je crois que miser sur les gains de productivité pour ne pas faire les réformes,
08:18c'est un peu le syndrome du Père Noël.
08:20Je crois qu'il ne faut pas y croire du tout.
08:22Surtout, si vous me permettez, on a eu de choses France,
08:25et effectivement, il y a eu, je crois, 93 milliards d'engagements
08:27qui ont été présentés,
08:28et une grosse partie dans la logistique et les centres de données.
08:31Mais il ne faut pas oublier,
08:32encore une fois, c'est une des problématiques françaises,
08:35sur les centres de données, en moyenne,
08:37ça met huit ans à être opérationnel en France,
08:39sachant qu'on a six ans qui est uniquement lié à du réglementaire,
08:42autorisation, etc.,
08:43et qu'à proprement parler,
08:45la construction du centre de données, ça prend deux ans.
08:48Donc ça nécessite un temps qui est extrêmement long.
08:51Pour vous, moi j'avais tendance à être très pessimiste,
08:54honnêtement, sur la capacité de la France de se réformer,
08:56et mon scénario, c'est qu'on n'évoluera pas suffisamment vite
08:59sur un âge de départ à la retraite,
09:01on va essayer de boucler la boucle,
09:02mais en revanche, ce qu'on ne nous dit pas dans le débat public,
09:05c'est si on souhaite partir tôt par rapport aux autres pays européens,
09:08la réalité, c'est que les pensions de retraite vont fortement diminuer.
09:11Aujourd'hui, les baby-boomers sont un peu présentés
09:13comme les grands gagnants, finalement, de ce choc générationnel,
09:17mais finalement, les prochains retraités,
09:19ça pourrait faire face à un appauvrissement extrêmement marqué.
09:22Qu'est-ce que vous en pensez ?
09:24Complètement, c'est ce qui nous guette,
09:26c'est-à-dire, au fond, une baisse du pouvoir d'achat des retraites,
09:29parce qu'on a une tension croissante sur les dépenses de retraite,
09:32puisqu'on a de plus en plus de retraités,
09:34et ça va ne faire qu'empirer,
09:36sauf si on décale, effectivement, l'âge de départ à la retraite,
09:40et on a une pression à la baisse très forte
09:41sur les recettes qui sont liées,
09:43puisque la population en âge de travail et la population active
09:47va tendre à diminuer à horizon de 1070.
09:49Donc, on a un effet ciseau qui est extrêmement défavorable.
09:52La sortie par le haut, c'est effectivement
09:54de faire monter le taux d'emploi, notamment chez les seniors,
09:56pour augmenter la taille du gâteau,
09:58et ne pas avoir, au fond, à gérer des pertes de pouvoir d'achat.
10:01La problématique, c'est que la France, elle est un peu malthusienne,
10:04et elle préfère finalement, à la fin, dire
10:06que c'est le pouvoir d'achat de tout le monde qui va baisser,
10:08puisque probablement, on voit bien dans le débat public,
10:11émergeait même certaines propositions d'augmenter le taux de cotisation,
10:14alors qu'on est déjà au taquet,
10:15et ça va se traduire aussi par une baisse du pouvoir d'achat des retraites
10:18pour la génération future.
10:19C'est quand même terrible, parce que c'est une sortie,
10:22une régulation, mais vraiment par le bas,
10:24alors qu'on a des sorties par le haut
10:25qui, effectivement, nécessitent des réformes,
10:28mais on voit bien que le consensus politique,
10:30aujourd'hui, est encore très loin d'atterrir là-dessus.
10:33Ce qui est frappant, c'est de voir à quel point, en France,
10:35on est particulièrement en retard sur ce type de prise de conscience,
10:38alors que ça a été fait même dans des pays
10:40qui n'ont pas une culture du travail particulièrement développée.
10:43L'Espagne est le bon exemple.
10:44Ben voilà, donc on est très atypique.
10:46Je reste plus d'optimiste que vous,
10:48je pense quand même que cette typisté-là va finir par disparaître,
10:52mais c'est vrai qu'à court terme,
10:54force est de constater que le débat public
10:55n'est pas du tout au niveau de l'enjeu.
10:57J'espère que vous aurez raison,
10:58moi j'ai un biais pessimiste en règle générale,
11:00donc peut-être que ça joue.
11:01Merci beaucoup Anthony Morley-Lavidali,
11:03vous êtes économiste chez Rex & Code,
11:05et on se retrouve maintenant pour l'entretien.
11:07On va notamment parler BCE,
11:09on a les chiffres d'inflation aussi du mois de mai qui tombent,
11:11donc on va voir un peu notre spectre sur la zone euro.
11:15Tout pour investir, la masterclass, l'entretien.
11:20Je suis ravi d'accueillir en plateau Clémentine Gallès,
11:22vous êtes chef économiste et stratégiste
11:24chez Société Générale Private Banking.
11:27Déjà, première question immédiatement,
11:29et je pense qu'on vous l'a souvent posé,
11:30est-ce que la BCE nous fait une erreur de politique monétaire
11:33en ayant augmenté les taux,
11:35alors c'était largement entendu,
11:36il y aura peut-être une haute hausse des taux,
11:38donc concrètement si on en a deux,
11:40on passe de 2% à 2,50%,
11:42est-ce que c'est une erreur ?
11:44Alors je n'ai pas envie de répondre sur ce terrain-là,
11:46je vais plutôt me prononcer,
11:48la BCE avait largement pré-annoncé
11:50qu'elle allait monter ses taux,
11:51elle a déjà ouvert la porte pour de futures hausses de taux,
11:55la question c'est plutôt
11:56quel impact ça va avoir à la fois sur l'économie,
11:59et sur les marchés,
12:00et c'est plutôt sous cet angle que j'ai envie de le prendre.
12:02Donc voilà, je ne vais pas tomber dans le piège,
12:05mais je pense que pour la croissance économique,
12:07ça aura un effet de ralentissement,
12:10dans une zone où l'économie est déjà pas mal ralentie.
12:14Vous avez révisé à la baisse vos prévisions de croissance,
12:17on passe de quoi à quoi selon vous,
12:19si on est dans ce scénario-là ?
12:20Alors du coup, on passerait dans...
12:22Alors ce n'est pas le choc de politique monétaire
12:24qui rajouterait,
12:25puisqu'en fait, c'est déjà anticipé par les marchés
12:27depuis quasiment le début du détroit,
12:29du blocage, du blocage détroit d'Hormos.
12:32Mais aujourd'hui, on serait plutôt à 0,7, 0,6
12:35de croissance en zone euro,
12:37et donc on voit bien qu'on est nettement en deçà
12:39de ce qui était attendu avant le blocage,
12:42et donc avant ce resserrement de politique monétaire
12:44qui était plutôt de l'ordre de 1,2,
12:46où on était à un moment où le...
12:47plutôt au potentiel de croissance de la zone euro.
12:51Bon, il y a eu beaucoup de critiques,
12:53évidemment, un peu comme à chaque fois,
12:55la BCE fait face à plus de critiques finalement que la Fed.
12:58Je le rappelle, on peut débattre bien sûr
13:00de l'intérêt de cette hausse de taux,
13:02mais la BCE a un seul mandat,
13:03donc à la différence de la Fed,
13:05donc c'est un peu plus compliqué à cet égard.
13:06Moi, j'ai quand même l'impression que même
13:08si on passe de 2% à 2,50%,
13:10disons dans un scénario maximaliste,
13:13du point de vue des conditions de crédit,
13:14des conditions financières,
13:16ça n'a pas fondamentalement changé la donne,
13:17c'est déjà en partie intégré.
13:19Si on regarde en tout cas les grandes entreprises,
13:20sur le marché du crédit,
13:21ça se passe plutôt bien,
13:23certes, il y a un sujet immobilier,
13:25mais est-ce que pour vous,
13:27il y a une problématique aujourd'hui,
13:28en tout cas dans un premier temps
13:30pour les grandes entreprises,
13:31ensuite peut-être pour les PME et les ETI,
13:32pour se refinancer,
13:34ou finalement le problème économique
13:35qui vient d'ailleurs ?
13:36Non, non, ce n'est pas à l'ordre du jour.
13:38Après, si on compare avec un scénario
13:40dans lequel il n'y avait pas ce blocage
13:42et donc ces hausses de taux,
13:43c'est vrai qu'on voyait venir
13:44une détente des taux d'intérêt
13:46sur tous les horizons de la courbe,
13:48et qui pouvaient apporter un peu d'air
13:50et stimuler la croissance économique.
13:53Là, on voit bien que la situation
13:55n'est plus celle-là.
13:56Après, c'est plus celle-là non plus
13:59aux États-Unis
14:00ou dans les autres grandes économies.
14:02Donc les taux restent plus élevés
14:04et en fait, quand on regarde
14:05sur un horizon un peu long,
14:07on voit que depuis le Covid,
14:08les taux ont largement monté
14:10et ils n'arrivent pas à se détendre.
14:12Est-ce qu'on n'est pas sur justement
14:14un ajustement par rapport à la réalité
14:16au niveau des taux qu'autre chose ?
14:17C'est-à-dire que pendant très longtemps,
14:18ils ont été anormalement bas,
14:20notamment du fait des actions
14:21des banques centrales.
14:22Alors certes, l'inflation joue,
14:23mais il y a aussi des thématiques,
14:24bien sûr, de dettes publiques.
14:26Et les niveaux qu'on a à l'heure actuelle,
14:28c'est à peu près cohérent, selon vous,
14:30par rapport à la condition économique
14:32et budgétaire de la plupart
14:34des pays européens ?
14:35Ou ça peut même aller plus haut, selon vous ?
14:37Alors oui, c'est cohérent.
14:38Après, il n'empêche que ça pourrait aller plus haut.
14:42Oui, c'est cohérent parce qu'on a un niveau
14:43d'inflation observé depuis le Covid
14:46qui s'est clairement détendu en zone euro,
14:48mais qui reste au-dessus de 2%.
14:51Et ça, même avant le choc du Détroit-Dormous.
14:53Donc, c'est cohérent d'avoir plus de taux d'intérêt
14:57que ce qu'on avait au moment, juste avant le Covid,
15:00où on avait une inflation qui frôlait les zéros.
15:03Après, là où on est dans une situation particulière,
15:06c'est que les taux en termes réels,
15:08donc quand on enlève l'inflation,
15:09alors après, il y a tout le débat,
15:11est-ce qu'on prend l'inflation anticipée,
15:12l'inflation qu'on observe aujourd'hui, etc.
15:14Mais si on regarde les taux réels,
15:15donc plutôt sur du long terme
15:16et sur l'inflation anticipée,
15:18on est en territoire positif aujourd'hui,
15:20alors qu'il y a quelque temps,
15:21on était plutôt en territoire négatif.
15:23Donc, on est quand même dans une politique monétaire
15:26où un niveau de taux d'intérêt
15:28qui est plus restrictif que ce qui prévalait
15:30avant toute cette période de choc depuis le Covid.
15:33Si on reste sur la zone euro,
15:34après on parlera des États-Unis,
15:35puisqu'on a la Fed la semaine prochaine,
15:37il y a peut-être plus d'enjeux,
15:39pour savoir, en termes de direction.
15:40Du côté de la zone euro,
15:43vous anticipez finalement
15:44qu'on est sur des hausses de taux
15:45qui sont temporaires
15:47et peut-être un ralentissement en 2027.
15:50Alors, ça dépend, bien sûr,
15:51quelles anticipations de marché on regarde,
15:53mais grosso modo,
15:54le marché est plutôt sur une stabilisation
15:55qu'autre chose
15:55et anticipe encore des baisses de taux.
15:57C'est quoi votre scénario pour 2027 ?
15:59Sachant, bien sûr, que c'est fluctuant,
16:00il y a plusieurs éléments qui vont...
16:01Si on compare aux anticipations de marché,
16:04j'aurais envie de me prononcer
16:05sur un scénario
16:06plutôt d'une seule hausse de taux
16:09d'ici la fin de l'année
16:10et à ce moment-là,
16:12moins la nécessité de rebaisser par la suite.
16:15Mais ça, c'est plutôt en tenant compte
16:17de la communication de la Banque centrale
16:20et dans un scénario
16:21où on verrait un déblocage du Détroit d'Ormous
16:25qui permettrait une détente des prix du pétrole.
16:27Alors, c'est ce qu'on est en train d'observer
16:29depuis ce matin, depuis hier.
16:31Bon, ça reste volatile comme ça.
16:32Ça reste volatile, voilà.
16:33On n'a pas encore la grande visibilité.
16:35D'ailleurs, on parlera du Détroit d'Ormous
16:36du point de vue géopolitique
16:37en seconde partie.
16:40Mais pour vous, effectivement,
16:41finalement, c'est un choc
16:43qui est de très court terme.
16:44Vous n'avez pas d'inquiétude particulière
16:46pour la zone euro.
16:47Sur le taux de change,
16:48je pense que c'est souvent une question,
16:49notamment pour vos clients,
16:50l'euro-dollar,
16:51est-ce qu'on se trouve ?
16:52C'est une question aussi pour les chefs d'entreprise,
16:53bien sûr,
16:54que ce soit importateur ou exportateur.
16:57Les actuels changements de politique monétaire
16:59auxquels on fait face,
17:01ça change votre vision ?
17:02C'est toujours compliqué sur le marché des échanges,
17:04mais grosso modo,
17:04vous pensez que le dollar,
17:06il y avait un consensus,
17:06le dollar va continuer de baisser,
17:09structurellement, entre guillemets.
17:10Est-ce que c'est votre opinion ou pas ?
17:11Et est-ce qu'il faut couvrir, par exemple,
17:12si vous êtes entrepreneur ou investisseur ?
17:15Alors nous, on était plutôt sur une position
17:18un peu attentiste,
17:19avec une partie de nos expositions dollar
17:21qui étaient couvertes.
17:22Et on a fait le choix,
17:23depuis quelques semaines,
17:24de se découvrir, justement,
17:26parce qu'on voit plutôt
17:28un risque à l'appréciation du dollar
17:29contre l'euro
17:30pour différents facteurs,
17:32à la fois le fait que la dynamique
17:33de croissance aux États-Unis
17:35soit quand même plus favorable,
17:37la dynamique sur les marchés
17:38soit plus favorable,
17:39et la dynamique sur les taux
17:41pourrait s'inverser,
17:42surtout avec des marchés
17:44qui n'ont pas si longtemps que ça
17:45anticipé des baisses
17:46du côté de la Réserve fédérale,
17:47et là où nous,
17:49on voit plutôt un risque
17:51de remonter des taux
17:52du côté de la Réserve fédérale.
17:53Donc, un changement d'équilibre
17:57et une histoire différente
17:58entre les États-Unis
17:59et la zone euro,
18:00tant sur le plan économique
18:01que sur le plan des marchés.
18:03Et donc,
18:03qui pourrait être plutôt positif
18:06pour le dollar,
18:07en tout cas à court terme.
18:09Effectivement,
18:09vous parlez de la Fed,
18:10vous l'avez dit,
18:11vous êtes plutôt sur une thématique
18:12de hausse de taux.
18:13Ce serait une hausse de taux
18:14de la semaine prochaine pour vous ?
18:15Non, non, pas du tout.
18:15Non, non, plutôt plus tard,
18:17mais parce que là,
18:19la Réserve fédérale,
18:20comme la Banque centrale européenne,
18:21même s'il y a un changement
18:22de gouverneur,
18:23ils aiment bien préparer
18:25un peu le terrain.
18:25Et donc là, pour l'instant,
18:27il ne me semble pas
18:28que ce soit à l'ordre du jour.
18:29Pour autant,
18:30je pense qu'ils devraient l'évoquer
18:33à la Réunion de la Fed.
18:34Baliser un peu le terrain.
18:35Voilà, baliser un peu le terrain
18:36et commencer à préparer
18:39peut-être une hausse des taux
18:40du côté de la Réserve fédérale.
18:42Dans un contexte où,
18:43comme je le disais,
18:44on a une croissance économique
18:45qui est quand même
18:45beaucoup plus soutenue
18:46aux États-Unis qu'en zone euro.
18:48Et des risques sur l'inflation
18:50qui ne viennent pas que
18:51du choc des prix de l'énergie.
18:53Donc, ils viennent aussi
18:53de ce dynamisme de l'économie.
18:55Et notamment dans le secteur
18:56de l'intelligence artificielle,
18:58on voit des risques de tension
19:00sur les prix,
19:01avec des prix en hausse
19:03sur les semi-conducteurs,
19:04sur l'électricité.
19:05Enfin voilà,
19:06donc différents points.
19:07Et puis, on a toujours
19:08l'effet des tarifs douaniers
19:09qui, même s'il y a encore
19:11de l'incertitude là-dessus,
19:12qui jouent aussi
19:13sur les prix.
19:14Et donc,
19:15dans un contexte de croissance
19:16qui reste malgré tout
19:18vraiment favorable
19:19aux États-Unis,
19:20il y a un risque quand même
19:20d'avoir une inflation
19:22plus élevée
19:23et une inflation
19:24sous-jacente plus élevée.
19:25Il y a une contradiction,
19:26j'ai regardé,
19:27au niveau des chiffres
19:28de l'emploi.
19:29Ça m'interpelle beaucoup.
19:30On a eu les chiffres
19:31de l'emploi du département
19:32du travail
19:32qui ont été publiés
19:34pour le mois de mai.
19:35C'était de très bons chiffres,
19:37178 000 créations d'emplois
19:38et le consensus,
19:38c'était à 88 000.
19:39Bien sûr,
19:40ça a alimenté
19:41les anticipations
19:42de hausse de taux
19:42et donc plutôt bon.
19:44Mais quand on regarde
19:44dans le détail
19:45du marché de l'emploi
19:46aux États-Unis,
19:46finalement,
19:47sur les derniers trimestres,
19:48on a simplement
19:49deux, trois secteurs
19:50qui ont eu des créations
19:51d'emplois nets,
19:51soit par exemple
19:52hôtellerie, restauration
19:53ou encore
19:54les emplois publics.
19:55Et surtout,
19:56vous avez des enquêtes,
19:58alors privées,
19:58qui n'ont pas
19:58les mêmes échantillons,
20:00qui nous envoient
20:00plutôt un message
20:01de ralentissement
20:02assez important
20:03du marché de l'emploi.
20:04Comment vous en sortez
20:05en termes de jugement ?
20:06Qu'est-ce que vous allez
20:06regarder notamment ?
20:07Sachant que ce ne sont pas
20:08les mêmes échantillons,
20:09bien évidemment,
20:10ça complique la tâche,
20:11mais pour votre jugement
20:12notamment de dire
20:13que la Fed peut augmenter
20:15les taux,
20:15j'imagine que vous considérez
20:16que le marché de l'emploi
20:17est plutôt en bonne santé.
20:18Plutôt résilient,
20:19tout à fait.
20:20Et après,
20:20nous,
20:20on se focalise,
20:21c'est vrai que les données
20:22d'enquête,
20:22c'est important,
20:24mais là,
20:25on va plutôt se focaliser
20:26sur les deux données
20:27qui sont publiées
20:28par le Bureau
20:30des Statistiques du Travail,
20:32qui sont à la fois
20:33faites sur deux échantillons
20:34différents,
20:34sur les ménages
20:35et sur les entreprises.
20:36Et quel que soit l'angle
20:38sur lequel on regarde
20:39ces deux enquêtes,
20:39on voit au pire
20:41un marché du travail
20:42qui est stable.
20:42Donc,
20:44ça reste porteur
20:45parce que le marché du travail
20:47reste à un niveau
20:48plutôt favorable
20:50et même un peu plus élevé
20:51que ce qu'on avait
20:52avant le Covid.
20:53Et donc,
20:53ça reste plutôt porteur
20:54et plutôt favorable aussi
20:56pour que les éventuelles
20:57tensions sur les prix
20:59s'installent
21:00ou en tout cas
21:01aient un effet
21:02sur la pression sous-jacente.
21:03– Il y a un autre sujet
21:05sur l'économie américaine
21:06qui revient régulièrement.
21:07C'est,
21:09très clairement,
21:10moi,
21:10je n'adhère pas,
21:11c'est-à-dire de dire
21:11voilà,
21:12l'économie américaine
21:13en réalité,
21:13elle est très fragile
21:14parce que tout simplement,
21:15elle est dépendante
21:16d'investissements dans l'IA
21:17et après,
21:18vous avez toutes les thématiques,
21:19on adhère ou pas,
21:20bulle,
21:20etc.
21:21ça me paraît assez aberrant,
21:22c'est-à-dire que malgré tout,
21:23vous avez une création de richesse
21:24qui est mesurée.
21:25Donc,
21:25que ce soit l'IA,
21:26je voudrais dire
21:26même tant mieux pour eux.
21:28Comment vous appréhendez cela ?
21:29J'imagine parfois,
21:30vous avez peut-être des clients
21:31ou des interlocuteurs
21:32dans les milieux financiers
21:32qui vous disent justement
21:34que c'est une croissance
21:35qui reste quand même fragile
21:36du fait de cette dépendance à l'IA.
21:38– Alors oui,
21:38c'est une croissance
21:39qui est très fortement stimulée
21:41par le secteur de l'IA.
21:42Quand on regarde
21:43la demande interne privée,
21:45donc on enlève
21:46la dépense publique,
21:48on enlève tout ce qui est
21:48export et import,
21:50on voit que la croissance
21:51d'abord reste vraiment positive
21:53et plutôt dynamique
21:55et fortement stimulée
21:57par tout ce qui est lié à l'IA
22:00de près ou de loin.
22:02Donc,
22:02c'est des statistiques
22:03assez macroéconomiques
22:04et assez larges.
22:05Et donc,
22:06mais ça expliquerait
22:07de l'ordre de deux tiers
22:08de cette croissance
22:08de la demande interne privée.
22:10Donc,
22:11c'est un vrai facteur
22:13de soutien
22:13à la croissance économique
22:14aux États-Unis.
22:15Mais c'est de l'investissement
22:18beaucoup en dur
22:19dans les infrastructures,
22:21dans les infrastructures électriques,
22:23même.
22:23Donc,
22:24il n'y a pas...
22:24Tout le renouvelable.
22:25C'est un vrai choc
22:27positif de croissance
22:29et pour l'instant,
22:30ça continue d'être...
22:32Voilà,
22:32il y a un continu
22:33d'avoir des annonces
22:33d'investissement
22:34assez conséquents
22:36qui posent quand même
22:37deux questions.
22:38C'est est-ce qu'il y aura
22:38un retour sur investissement
22:40pour les acteurs
22:41qui investissent
22:42aussi élevé
22:42que ce à quoi
22:43ils s'attendent ?
22:44Et la deuxième question,
22:45et c'est là que ça rejoint
22:47un peu votre point,
22:47c'est qu'il y a une question
22:48de est-ce que ça évince
22:50pas le reste de l'économie
22:51ou même sur les marchés ?
22:52C'est-à-dire qu'on voit
22:54que toute l'actualité
22:55autour de l'IA
22:56prend le dessus
22:58et au risque
23:00que le reste de l'économie
23:01soit un peu fragilisé
23:03par cela.
23:04Oui, vous le dites,
23:05même notamment sur les marchés,
23:06c'est-à-dire qu'on ne voit pas
23:07ce fameux ruissellement
23:08qui devrait à chaque fois
23:09se survenir,
23:10c'est-à-dire on dit
23:11ou cette rotation,
23:12un peu la terminologie
23:13qu'on voit,
23:14il y a une semaine
23:15à peu près de cela,
23:16l'autre vendredi,
23:17il y a une légère rotation
23:18sur les marchés américains,
23:19on a vu qu'un secteur
23:20qui était très délaissé
23:20comme la santé
23:21en avait bénéficié,
23:22mais c'était marginal,
23:23c'était à quelques séances.
23:24Finalement,
23:26vous avez,
23:26enfin moi l'impression que j'ai,
23:27c'est qu'on a une concentration
23:28qui est liée
23:29à un phénomène d'innovation
23:30et on en a eu plein
23:31par le passé,
23:32c'est normal que l'économie
23:33soit très dépendante de cela,
23:34si on avait été au 19e siècle,
23:36ça aurait été les chemins de fer
23:37et aussi du côté boursier,
23:38ça traduit cette composition
23:40macroéconomique,
23:41mais est-ce que
23:42quand on regarde un peu,
23:44on dézoome,
23:45vous vous en souvenez,
23:46l'année dernière,
23:46il y avait une thématique
23:47qui était la renaissance européenne,
23:48on vous disait,
23:49ça y est,
23:50alors après,
23:50ça dépend de ce qu'on entend,
23:51est-ce que c'est boursier
23:52ou macroéconomique
23:53et je vous laisserai réagir
23:54sur ce que vous souhaitez,
23:54mais est-ce que
23:56ce n'était pas juste
23:56la communication,
23:57malgré tout,
23:58quand on regarde aujourd'hui
23:59les chiffres,
23:59vous avez une hégémonie américaine
24:01qui a toutes les chances
24:02de perdurer à court-moyen terme,
24:03non ?
24:04Alors,
24:04c'est vrai qu'on a été
24:05les premiers à aller
24:07sur cette thématique
24:08de souveraineté européenne
24:09avec des annonces
24:10de plans de relance,
24:12beaucoup en Allemagne
24:13et beaucoup sur le secteur
24:14de la défense,
24:15mais pas seulement,
24:16et avec l'idée
24:18qu'il peut y avoir
24:21une stimulation
24:22du côté européen
24:24d'investir dans différents secteurs
24:25avec une volonté
24:26de souveraineté
24:28et pour l'instant,
24:29on est un petit peu déçus
24:30pour deux raisons,
24:31c'est que d'abord,
24:32en Allemagne,
24:33les premières annonces
24:34du plan de soutien allemand,
24:36enfin,
24:36les premiers chiffres plutôt,
24:38parce qu'on a eu
24:39beaucoup d'annonces,
24:39mais les premiers chiffres
24:40sont un peu timides,
24:41un peu plus timides
24:42que ce à quoi
24:42on s'attendait
24:43pour ce début de 2026
24:45et puis c'est là
24:46que le choc
24:46du détroit d'Hormuz
24:49arrive
24:49et risque
24:51de prendre le dessus
24:52avec en Allemagne
24:54déjà des annonces
24:55d'aide
24:55pour les ménages
24:57ou pour les entreprises
24:57qui sont pénalisées
24:58par ce choc
24:59et peut-être
25:00avec le risque
25:01que ça soit
25:01au dépens
25:02d'investissements
25:03un peu plus structurels
25:04dans les infrastructures
25:05allemandes.
25:06Donc pour l'instant,
25:07on a un démarrage
25:08un peu timide
25:09en Allemagne
25:10mais on continue
25:12de croire
25:13à tout ce qui est
25:14thématique
25:15de la souveraineté européenne,
25:17notamment dans la défense
25:18et puis dans des secteurs
25:20de la tech,
25:20dans des secteurs
25:21qui sont importants
25:23pour la croissance
25:25potentielle européenne
25:25et donc je pense
25:26que l'Europe
25:27est peut-être
25:27un peu moins
25:29vocale
25:29sur ce qu'elle fait
25:30mais qu'il y a quand même
25:31des initiatives
25:32qui sont en train
25:33de démarrer
25:34et qui à un moment donné
25:36favoriseront
25:37la croissance européenne
25:38et se verra
25:39sur les marchés
25:40mais ce qui n'est pas
25:40le cas à ce stade.
25:42Très court terme
25:42et juste pour les quelques
25:44dizaines de secondes
25:45qui nous restent,
25:46je recevais
25:47il y a quelques semaines
25:47de cela
25:48Philippe Bechter
25:48qui me disait
25:49on ne peut plus exclure
25:50un risque de récession
25:51technique en France
25:52dont je le rappelle
25:53deux trimestres consécutifs
25:54de contraction du PIB
25:55est-ce que c'est aussi
25:57votre point de vue ?
25:57Est-ce qu'il y a quand même
25:58un sujet français
25:59en termes de croissance
26:00où vous pensez
26:00qu'on évitera de justesse
26:02mais plutôt croissance molle ?
26:04Est-ce que le deuxième trimestre
26:06va être en croissance négative
26:07ou pas ?
26:07Je pense qu'on va rester
26:09de toute façon
26:09sur du zéro plus
26:11ou du zéro moins
26:12et ça change pas
26:13C'est marginal
26:14donc une croissance faible
26:15pour l'année
26:16après c'est vrai
26:17que les données d'enquête
26:18sont assez mal orientées
26:20mais quand on regarde
26:21un petit peu
26:22les entreprises
26:23et les ménages
26:24ont quand même
26:24de quoi limiter
26:26un choc trop négatif
26:28pour la croissance
26:29donc si
26:29on reste dans notre scénario
26:31que le détroit d'Hormuz
26:32se débloque
26:34et que du coup
26:35on ne voit pas
26:35les prix du pétrole
26:37réaugmenter massivement
26:38je pense que
26:39la croissance française
26:39restera en territoire positif
26:41voilà mais la question
26:43c'est
26:43Bon c'est bien
26:44mes deux invités
26:45finissent sur des notes
26:46positives à chaque fois
26:46donc ça permet
26:47de rééquilibrer
26:48avec parfois
26:49mon pessimisme
26:50merci beaucoup
26:52Clémentine Gallès
26:52vous êtes chef économiste
26:53et stratégiste
26:54chez la Société Générale
26:56Pride Banking
26:56c'est un plaisir
26:57de vous recevoir
26:58on se retrouve
26:59dans quelques minutes
27:00pour le question réponse
27:01et bien sûr
27:01quand le monde s'affole
27:02on va avoir
27:03justement
27:04on va parler
27:04du 3dHormuz
27:05du point de vue géopolitique
27:06Tout pour investir
27:08la masterclass
27:09Christopher Dembik
27:10vous répond
27:10On se retrouve
27:11pour le question réponse
27:13alors effectivement
27:14je vous l'avais dit
27:15en introduction
27:16bien évidemment
27:17on ne peut pas
27:18faire l'impasse
27:18sur l'introduction
27:20en bourse
27:21de SpaceX
27:21aujourd'hui
27:22je suis ravi
27:23d'accueillir
27:23Olivier Lechevalier
27:24directeur général
27:25de Death Edge
27:26on a deux questions
27:27pour vous
27:28sur SpaceX
27:29la première question
27:31c'est une question
27:31de Régis
27:32quelles seront
27:33les conséquences
27:34de l'introduction
27:35en bourse
27:35de SpaceX
27:36sur les indices américains
27:37on l'avait véhoqué
27:38je crois la semaine derrière
27:39ou avec un jour de cela
27:40on se disait
27:40il y a un risque
27:40d'aspiration
27:42de la liquidité
27:42c'est-à-dire que
27:43vous allez vendre
27:44certains actifs
27:45on voit sur les cryptos
27:46pour éventuellement
27:46participer à cette fameuse
27:47introduction en bourse
27:48est-ce que c'est un sujet
27:49que vous pensez
27:50pour le marché ?
27:50Oui c'est un vrai sujet
27:51parce que c'est une belle
27:52introduction en plus
27:53qui est assez large
27:55je voulais y reprendre
27:56un petit peu quand même
27:56parce que ça a été créé
27:57quand même en 2002
27:58oui un peu d'historique
27:59un peu d'historique
28:00pour juste repositionner
28:01un peu
28:01parce que ça a été créé
28:02en 2002
28:02avec 100 millions
28:03de dollars à l'époque
28:04et puis après
28:05c'est passé par des étapes
28:06où en 2015 déjà
28:07il y avait quand même
28:07Google
28:08c'est pourquoi j'en parle
28:09qui avait investi
28:09environ 900 millions
28:10de dollars
28:12dans SpaceX
28:12donc ce qui représente
28:14quand même encore
28:145% du capital
28:15aujourd'hui
28:16donc pourquoi je vous dis ça
28:17parce qu'après
28:17pour la suite
28:20des réponses
28:21en tout cas
28:21je vous en parle
28:23immédiatement
28:24donc en fait
28:24en tout cas
28:25ce qui se passe
28:25et comment ça se passe
28:26une introduction en bourse
28:27c'est qu'ils vont rentrer
28:29aujourd'hui
28:29donc dans le Nasdaq
28:32100
28:33voilà
28:33et donc du coup
28:35le Nasdaq
28:36a quand même changé
28:37ses règles
28:37pour 2026
28:38pour pouvoir
28:40introduire
28:40SpaceX
28:41en bourse
28:42il voulait absolument
28:42avoir cette introduction
28:43en bourse
28:44exactement
28:44il voulait absolument
28:45l'avoir
28:46et donc ce qui était
28:46vraiment intéressant
28:47sur ce sujet
28:48c'est que les règles
28:49ont été assouplies
28:50pour pouvoir faire
28:50son introduction
28:51en général
28:51il faut avoir
28:52une cotation
28:53de 6 à 8 mois
28:54et voir comment
28:55ça réagit
28:56avant d'être
28:57totalement intégré
28:58donc ça c'était
28:59le premier point
28:59là aujourd'hui
29:00il n'y a que 15 jours
29:00c'est-à-dire au 30 juin
29:021er juillet
29:03c'est bon
29:04là ils sont totalement
29:04intégrés
29:05mais ce qu'il faut savoir aussi
29:06c'est qu'il y a
29:07c'est une place boursière
29:08donc avec aussi
29:09une place un peu limitée
29:10donc il va falloir faire
29:11de la place
29:12pour SpaceX
29:13et ça sous-entend quoi
29:14ça sous-entend en fait
29:16qu'il y a
29:17qui va trinquer dans l'histoire
29:18c'est Apple
29:19Microsoft
29:20Nvidia
29:20Amazon
29:21on l'a vu
29:21ça a été un peu chahuté
29:22ces dernières séances
29:23ils ont plutôt chuté déjà
29:25exactement
29:26bah du coup ça s'est vu
29:27donc voilà
29:27Nvidia a pris
29:28moins 3,7%
29:30Tesla a pris
29:30moins 3,8%
29:32et en fait
29:32la place
29:33dans le monde entier
29:34c'est une place
29:34qui gère
29:361400 milliards
29:37de dollars
29:38et donc
29:39mécaniquement
29:39il va falloir faire
29:40de la place
29:41et donc ce qui implique
29:42c'est que les fonds
29:42vont devoir acheter
29:43à marche forcée
29:45en fait
29:45des actions
29:46donc pour environ
29:47entre 22 et 27 milliards
29:49de dollars
29:49sur cette partie
29:51donc ça c'est
29:51c'est le premier point
29:52donc déjà
29:52il va falloir faire de la place
29:54donc on voit bien
29:54que les autres valeurs
29:55ont bougé
29:55notamment à la baisse
29:57et de toute façon
29:57le marché ouvre aussi
29:59par rapport à nous
30:00à 15h30
30:00déjà
30:01on avait le chrono
30:03pour la production
30:04qui s'affichait
30:07et du coup
30:08pour le moment
30:08en revanche
30:08sur le S&P 500
30:10en fait
30:10qui est quand même
30:11le grand indice américain
30:12qui regroupe tout le monde
30:13bah là
30:14eux ils n'ont pas voulu
30:14du tout assouplir leurs règles
30:15donc là on est vraiment parti
30:17pour 12 mois de cotation
30:19et ce qui est important
30:20c'est que du coup
30:20ça ne sera pas avant juin
30:212027
30:22pour pouvoir rentrer
30:23sur le marché
30:24quoi qu'il en soit
30:24ça peut être intéressant
30:25aujourd'hui
30:26de prendre des actions
30:27parce que du coup
30:28quand il fera son introduction
30:29on l'avait vu sur Tesla
30:31il y avait eu le même effet
30:33mais Tesla pour ce côté
30:34a quand même pris 10 ans
30:36le premier dossier en 2010
30:37est rentré en 2020
30:39et du coup
30:40ça avait fait quand même
30:41bondir l'action
30:41quand il était rentré
30:42dans les deux indices
30:43de plus de 70%
30:44donc en tout cas
30:45ça peut être un pari risqué
30:46mais ce qui est intéressant
30:47c'est qu'il faut 12 mois
30:48de cotation
30:48dans un premier point
30:49et ne pas faire de pertes
30:50et ça c'est un petit sujet
30:52quand même
30:52parce que vous avez
30:53un segment de SpaceX
30:55qui est rentable
30:55mais pas l'intégralité
30:57de SpaceX
30:57aujourd'hui
30:57qui l'est
30:58effectivement
30:59SpaceX était
31:00moins 5 milliards
31:01de pertes
31:02l'année dernière
31:03et là sur le premier quarter
31:044,3 milliards
31:06quand même de pertes
31:06donc ce qui est attendu
31:07c'est qu'il soit
31:08quand même
31:08à l'équilibre
31:10et qu'il ne réalise plus
31:10de pertes
31:11et en fait en gros
31:12même si dans l'équation
31:14il y a Starlink
31:15qui lui
31:16est la vache à l'air
31:17en gros du groupe
31:19n'est en fait pas
31:21n'est pas intégré
31:22effectivement
31:23à la cotation
31:24parce qu'il est considéré
31:25comme une filiale
31:26donc en tout cas
31:27lui il ne va pas
31:28en bénéficier immédiatement
31:29donc effectivement
31:30ça va faire bouger
31:31les indices
31:32donc il faut garder
31:33je pense un peu
31:34la tête froide
31:34pendant cette période
31:35de mouvance
31:35et d'introduction
31:36on a une question de Fabien
31:37qui va dans ce sens
31:39un peu
31:39c'est l'étape assez logique
31:41par la suite
31:42en tant que particulier
31:43comment est-ce que je peux investir
31:44dans SpaceX
31:44et quel est le meilleur moyen
31:46parce que c'est vrai
31:47moi j'ai discuté
31:48avec énormément de banques
31:49d'interlocuteurs
31:50c'est incroyable
31:51le nombre de particuliers
31:53qui veulent participer
31:53à SpaceX
31:54et qui alors
31:55à titre personnel
31:55ne se posent pas la question
31:56de savoir si c'est un peu
31:57trop cher ou pas
31:58moi je trouve que c'est trop cher
31:59mais comment on y va
32:00si on souhaite y aller
32:01malgré tout
32:01alors déjà
32:02juste petite règle aussi
32:03parce que dans l'introduction
32:05qui a été évoquée
32:06il y a un locker aussi
32:08donc ça veut dire
32:09que toutes les personnes
32:11qui ont déjà des actions
32:12de SpaceX, Elon, etc
32:14des salariés
32:15ou des investisseurs
32:16n'ont pas le droit
32:16de sortir avant 6 mois
32:17ce qui évite
32:18une chute brutale
32:19comme parfois on a
32:20sur les introductions en bourse
32:21exactement
32:21donc du coup
32:22ça va permettre quand même
32:24je pense d'avoir
32:25un effet amortisseur
32:26d'éviter de rentrer
32:27dans une cotation
32:28à 3035
32:28pour des investisseurs
32:29qui auraient été rentrés
32:30beaucoup plus bas
32:31dans l'action
32:31c'est à dire
32:32je prends immédiatement mes gains
32:33donc eux ils sont bloqués
32:34ils n'ont pas le droit
32:34de sortir déjà
32:35sur une partie
32:35peut-être avant décembre
32:37donc ça va se faire
32:37par tranche de 6 mois
32:38à chaque fois
32:39donc en fait
32:40dans un premier temps
32:41vous avez les plus gros fonds
32:42indiciels
32:42sur lesquels vous pouvez rentrer
32:43donc notamment
32:44qui vont représenter
32:45une réplique de l'indice
32:48donc ça
32:48ça va vous permettre d'acheter
32:49vous allez pouvoir aussi
32:50acheter via des ETF
32:52globalement
32:53pour les ETF
32:54qui les ont
32:55donc on peut avoir
32:56des ETF
32:57comme Tema
32:58ESR Shore
32:59VanEck Jedi
33:00etc
33:00qui vont pouvoir
33:01permettre
33:03cette info
33:03puis après on a
33:04des fonds d'investissement
33:06type
33:06Byggy Ford
33:07etc
33:08qui ont déjà pris
33:09en fait
33:09parce que ces larges fonds
33:11ont pris notamment
33:11des actions
33:12comme ils sont en marge forcée
33:13donc eux vont devoir
33:14oui c'est ça le point qui est important
33:16ils n'ont pas le choix
33:17ils doivent aller dans cette direction
33:18ils doivent aller dans cette direction
33:19et d'en acheter
33:19et après
33:20ce qui peut être intéressant
33:21c'est pour ceux qui ont
33:23des actions Google
33:24comme Google détient 5%
33:27peut-être que par translation
33:29vous pouvez
33:30renforcer votre position
33:32sur Google
33:33ça c'est un point intéressant
33:34qui a été peu évoqué
33:35effectivement
33:36on peut avoir un effet
33:37de vaste communiquant
33:38voilà
33:38et puis avec votre invitée précédente
33:40aussi
33:40de Société Générale
33:41comme ils ont participé
33:42à l'IPO
33:42normalement
33:43les investisseurs
33:44de Société Générale
33:46devraient avoir des intros
33:48privilégiés
33:49voilà
33:49mais c'est un peu les points
33:51sur lesquels vous pouvez aller
33:53en tout cas
33:53donc je pense
33:54c'est
33:55pour ceux qui veulent y aller
33:56c'est un bon point
33:57mais il faut garder la tête froide
33:59et ça risque peut-être
34:00de chahuter
34:01et d'être strong
34:02à l'image je pense
34:03d'Elon Musk aussi
34:04oui
34:04il y a les questions de volatilité
34:05qu'il faudra garder en tête
34:07et effectivement
34:08en revanche
34:08le lock-up
34:09qui a été évoqué
34:10est un point important
34:10parce que c'est vrai
34:11que quand on a beaucoup
34:12d'introduction en bourse
34:13on a peut-être un sujet
34:14sur le niveau de valorisation
34:15si vous n'avez pas
34:16ces lock-up
34:17le cours peut chuter
34:18assez lourdement
34:18exactement
34:19et aussi
34:19dernier point
34:20c'est que la valorisation
34:21elle est 94 fois
34:23les revenus
34:24quand même
34:24de SpaceX
34:26qui est relativement énorme
34:27pour une société en plus
34:28qui perd de l'argent
34:29alors que si vous faites
34:30le parallèle avec Apple
34:30c'est 7 fois
34:31oui
34:32donc forcément
34:33l'ordre de brandeur
34:34doit interpeller
34:35on va dire
34:35exactement
34:36oui
34:36pour l'effet de levier
34:38voilà
34:39merci beaucoup
34:40Olivier Lechevalier
34:41je le rappelle
34:41vous êtes directeur général
34:42chez DevTage
34:43et on se retrouve tout de suite
34:44pour quand le monde s'affole
34:45on va parler bien sûr
34:46du détroit d'Hormuz
34:47comme je vous l'avais dit
34:48d'un point de vue
34:48notamment géopolitique
34:51tout pour investir
34:52la masterclass
34:53quand le monde s'affole
34:57on se retrouve en plateau
34:59avec Jilali Benchabban
35:02vous êtes analyste géopolitique
35:03et directeur au COS
35:06on a une actualité
35:07qui tombe à pic
35:08bien évidemment
35:09avec Donald Trump
35:10qui nous laisse entendre
35:11qu'il y aurait potentiellement
35:12un accord
35:12l'Iran est un peu plus prudent
35:14concernant cet accord
35:15où est-ce qu'on en est
35:16quelles sont les informations
35:17qu'on a éventuellement
35:19sur cet aspect
35:19je pense que ce qui est intéressant
35:21par rapport aux déclarations
35:22précédentes du président
35:23parce que si on recense
35:24le nombre de fois
35:25où un accord a été évoqué
35:26mais certains l'ont compté
35:27je crois 38-39
35:28c'est ça
35:28d'après le décompte de CNN
35:30on en est à 39 fois
35:31donc le président Trump
35:32n'en est plus à une fois de trop
35:34mais là il y a
35:35des éléments assez intéressants
35:36pourquoi ?
35:37parce qu'il y a un certain nombre
35:38d'informations assez précises
35:40donc il parle d'une signature
35:41qui pourrait se dérouler en Europe
35:42il parle de vice-président
35:45G.D. Vance
35:46qui irait le représenter
35:47pour signer
35:48donc on a quand même
35:49un faisceau d'indices
35:50qui indique que peut-être
35:51cette fois-ci
35:51on irait vers un accord
35:53et cela d'autant plus
35:54que les Iraniens
35:54dans leur formulation
35:55même si pour l'instant
35:56il reste on va dire
35:57plus ou moins sibylain
35:58on précisait
35:59qu'il ne s'était pas prononcé
36:01définitivement
36:02donc ça veut dire
36:02qu'on réfléchit encore
36:03à certains aspects
36:04et je pense que parmi ces aspects
36:05vous avez l'angle financier
36:07qui est essentiel
36:08puisqu'aujourd'hui
36:09la négociation
36:10tourne autour
36:10des avoirs gelés
36:12et du fait que les Iraniens
36:13puissent entrer en possession
36:14d'une partie de ceux-ci
36:16qui sont nécessaires pour eux
36:17à la fois pour relancer
36:18leur économie
36:19et pour entamer le début
36:20de la reconstruction
36:20de leur territoire
36:22On a eu des échos
36:23alors c'est vrai que le problème
36:24c'est qu'il faut faire le tri
36:25entre les informations
36:26de l'administration Trump
36:27mais à un moment justement
36:28sur ces avoirs gelés
36:29l'administration Trump disait
36:30on va les utiliser
36:31pour qu'il y ait des compensations
36:33pour les pays
36:33qui ont été visés
36:34par les missiles iraniens
36:36est-ce que du point de vue
36:38de la capacité réellement
36:39des Etats-Unis
36:40d'utiliser ces actifs gelés
36:42on sait par exemple
36:42pour les avoirs russes
36:43c'est compliqué
36:44pour l'Europe
36:44il y a plein de répercussions
36:45politiques et juridiques
36:46est-ce que les Etats-Unis
36:47pourraient réellement
36:48mettre la main
36:49sur ces actifs gelés
36:50et les utiliser ou pas ?
36:52Il y a une question fondamentale
36:54qui se pose
36:55c'est jusqu'où va
36:56la volonté politique
36:57des Etats-Unis
36:57est-ce qu'on est simplement
36:58dans la rhétorique
36:59c'est-à-dire l'idée
37:00de mettre pression
37:01l'Iran autour de cette idée
37:02qu'il pourrait y avoir
37:03une compensation
37:04autour des destructions
37:05réalisées auprès des Etats
37:06du Golfe
37:06à travers ces actifs
37:07tout en sachant que
37:08si on entre dans cette mécanique
37:10forcément l'Iran réagira
37:12avec cette volonté
37:14de perturbation
37:14qui engendrera
37:15des coûts supplémentaires
37:16donc on ne sortira pas
37:17de cette mécanique
37:18donc à un moment
37:19il y a le pragmatisme
37:20qui l'emportera forcément
37:21sans compter qu'en plus
37:22il faut quand même
37:23se souvenir que
37:23cette guerre
37:25elle a été déclenchée
37:26à l'initiative
37:27des Etats-Unis
37:28donc à partir de là
37:29il y a aussi la question
37:30des réparations
37:31et contrairement
37:32aux autres opérations militaires
37:33qui avaient eu lieu
37:35précédemment
37:35dans les décennies
37:37il n'y a pas de mandat international
37:38donc pour les Etats-Unis
37:39on est clairement
37:40dans une logique transactionnelle
37:41entre les Etats-Unis
37:42et l'Iran d'un côté
37:43donc tout le monde
37:44fait monter des enchères
37:45mais après
37:45comme vous l'avez souligné
37:46cette mécanique
37:47qui consiste à dire
37:48nous allons saisir
37:49les avoirs iraniens
37:50elle n'est pas si évidente
37:51que cela
37:52On a des interrogations
37:53sur le processus décisionnel
37:55du côté iranien
37:56c'est-à-dire qu'effectivement
37:57il y a des propositions
37:58qui sont faites
37:59qui décident réellement
38:00est-ce qu'on a une marge
38:01de manœuvre
38:01pour savoir
38:02entre le pouvoir politique
38:03les gardiens de la révolution
38:05le guide suprême etc
38:06qui vraiment
38:07a le dernier mot aujourd'hui
38:08est-ce qu'on arrive
38:09à avoir une visibilité
38:09à cet égard ?
38:10Si on analyse
38:12ce qu'est la réalité
38:13du pouvoir iranien
38:14il s'est toujours structuré
38:15autour d'une figure centrale
38:16qui est celle du guide suprême
38:17le guide suprême aujourd'hui
38:18est en retrait
38:19pour des questions de sécurité
38:21vous l'avez souligné
38:22juste au titre
38:22vous avez une prégnance
38:23et une montée en puissance
38:24des gardiens de la révolution
38:25parce que ce sont les acteurs
38:26de l'appareil militaire
38:27ou sécuritaire clé
38:28ce sont des appareils
38:29du champ politique
38:29et ce sont aussi
38:31des acteurs fondamentaux
38:32de l'économie iranienne
38:33puisque toute ou partie
38:34des secteurs
38:35relèvent aussi
38:36de leur influence
38:37donc aujourd'hui
38:38vous avez un pouvoir
38:39qui fonctionne toujours
38:41autour de la figure centrale
38:42qui est le guide suprême
38:43mais avec un facteur décisionnel
38:45qui passe aussi
38:46et on le voit même
38:47dans ces processus
38:47de négociation
38:48par l'aval
38:49et la validation
38:51des gardiens des révolutions
38:52qui jouent un rôle important
38:53vous avez écrit
38:54plusieurs articles
38:55récemment
38:56où vous mettiez en avant
38:57notamment le fait
38:57que ce qui se passe
38:58au niveau du détroit d'Hormuz
38:59ça a vraiment
39:00des implications
39:01beaucoup plus globales
39:02c'est-à-dire pas uniquement
39:03on l'a évoqué
39:04notamment avec mon invité
39:05précédemment
39:06plus du point de vue économique
39:07mais vraiment
39:08que c'est un nouveau format
39:09de conflit
39:10qui se met en place
39:11et c'est vrai
39:11qu'on a un peu l'impression
39:12que tout ce qui est
39:14point de passage
39:14du commerce international
39:16aujourd'hui
39:17c'est vraiment
39:17toutes les zones
39:18qui sont concernées
39:19le Groenland
39:19c'est pas exactement
39:20un point de passage
39:21en revanche
39:21c'est une zone stratégique
39:22on a eu le canal
39:23de Panama
39:24qui est opposé
39:25américain et chinois
39:26est-ce qu'on va
39:27vers un monde
39:27beaucoup plus conflictuel
39:29et finalement
39:29où aussi
39:30vous avez plutôt
39:31un affrontement
39:31uniquement entre puissances
39:32et les autres
39:33je penserais notamment
39:34aux Européens
39:34sont condamnés
39:35à peu être observateurs
39:36on entre effectivement
39:37dans une logique
39:38d'un monde
39:39de plus en plus conflictuel
39:40pourquoi ?
39:40parce qu'on a
39:40une accélération du temps
39:42à mon sens
39:42sans vouloir faire
39:43une comparaison
39:44à hasardeuse
39:45avec l'effondrement
39:46du mur de Berlin
39:47on est face
39:47à une accélération
39:48de l'histoire
39:48pourquoi ?
39:49parce que vous avez
39:49le monde
39:49d'avant Hormuz
39:50avec un certain
39:51nombre de règles
39:52établies
39:52avec finalement
39:54un équilibre
39:55une architecture
39:55qui fonctionnait
39:56mais là
39:57depuis le deuxième
39:58mandat de Trump
39:58vous avez une accélération
39:59de l'histoire
39:59pourquoi ?
40:00vous avez une
40:00dévitalisation
40:01des entités
40:03supranationales
40:04telles que
40:04l'ONU
40:05l'OMC
40:06toutes les logiques
40:06d'arbitrage
40:07de consensus
40:08de dialogue
40:08s'effacent
40:09autour du retour
40:10de la puissance
40:11qui devient finalement
40:12le levier de communication
40:14d'échange
40:14on impose par la logique
40:16du fait accompli
40:17sauf qu'aujourd'hui
40:18on le voit
40:18c'est peut-être
40:19la limite de l'exercice
40:20lorsque la puissance
40:21n'est pas en capacité
40:23d'obtenir la décision
40:23puisqu'aujourd'hui
40:24c'est pas tant
40:25l'appareil militaire américain
40:27ou l'appareil de renseignement
40:27qui a failli
40:28que le manque
40:29de vision politique
40:30et de stratégie
40:31qui a été mis en échec
40:31par une stratégie iranienne
40:33qui a porté ce conflit
40:34justement sur une logique
40:35économique
40:35elle a compris
40:36que la vulnérabilité
40:37du monde
40:37se jouait avant tout
40:38sur ses interdépendances
40:39sur une économie
40:40qui avait des effets
40:42démultiplicateurs
40:42et désastreux
40:43et on le voit aujourd'hui
40:45il ne vous a pas échappé
40:46que la BCE
40:47monte d'un quart de poids
40:49son taux directeur
40:50que les grandes multinationales
40:51ont été impactées
40:52à hauteur de près
40:53de 25 milliards de dollars
40:54et que la projection
40:55sur le temps long
40:56même si aujourd'hui
40:57on se veut rassurant
40:58est plutôt inquiétante
40:59pourquoi ?
41:00parce que plus ce conflit
41:00va s'enliser
41:01plus les effets
41:02seront difficilement maîtrisables
41:03et effectivement
41:04on rentre dans cette logique
41:05où la puissance
41:06va être indéterminante
41:07mais cette puissance
41:08se recompose autour
41:09de blocs et d'espaces précis
41:11et c'est ce qui rend
41:12difficile aujourd'hui
41:14l'existence de l'Europe
41:15puisque l'Europe
41:16est une puissance économique
41:17mais sa dimension militaire
41:19reste encore réaffirmée
41:20et il ne vous aura pas
41:21échappé non plus
41:21et c'est peut-être
41:22ce qui est inquiétant
41:22c'est que dans cette logique
41:24transactionnelle
41:24la diplomatie occidentale
41:26s'est effacée
41:26aujourd'hui on assiste à quoi ?
41:28on a des médiateurs
41:29qui pour l'essentiel
41:29appartiennent à ce bloc du sud
41:30c'est le Qatar
41:31c'est la Turquie
41:33c'est l'Egypte
41:34c'est le Pakistan
41:35mais quid de la diplomatie européenne
41:37aujourd'hui
41:38elle ne pèse pas
41:39elle observe
41:40Justement vous parlez
41:41de diplomatie européenne
41:43et la France
41:43toujours souhaite intervenir
41:44notamment beaucoup au Liban
41:46est-ce qu'on n'est pas
41:47plutôt dans une démonstration
41:48de communication
41:49alors que finalement
41:50sur le terrain
41:51et on le voit
41:52avec le Liban probablement
41:53la capacité d'influence
41:55n'existe plus
41:56parce que finalement
41:57aux Européens
41:57on se dit
41:58on a une capacité d'influence
41:58au Moyen-Orient
41:59parce que c'est historique
42:00la période des mandats
42:01etc.
42:02mais le problème
42:03c'est que sur place
42:04c'est une période
42:04qui est déjà révolue
42:05ils sont passés à autre chose
42:06et vous avez d'autres acteurs
42:07je pense que vous mettez en avant
42:08notamment le rôle du Pakistan
42:09quand même
42:10en tant qu'interlocuteur
42:11qui n'était pas évident
42:12par rapport au Qatar
42:13qui a essayé de s'imposer
42:14en termes d'interlocuteur
42:15depuis très longtemps
42:16donc est-ce qu'on n'est pas
42:17aussi sur une marginalisation
42:19complète quasiment
42:20des pays développés
42:21par rapport
42:22aux pays émergents
42:24qui traduit aussi
42:24une puissance économique
42:25qui clairement
42:26est du côté des émergents
42:27aujourd'hui
42:28vous l'avez dit
42:29la BCE augmente les taux
42:30derrière cela
42:30vous avez
42:31une croissance économique
42:32très très faible
42:33en zone euro
42:33on débat grosso modo
42:35est-ce que c'est 0,6
42:360,7
42:360,8
42:36alors que dans la plupart
42:37des émergents
42:38vous êtes à des niveaux
42:39de croissance
42:39beaucoup plus élevés
42:40donc est-ce que c'est pas
42:41un revirement complet
42:42du paradigme économique
42:43et du côté développé
42:44la seule puissance qui reste
42:45c'est les Etats-Unis
42:46qui font face en revanche
42:47à d'autres interlocuteurs
42:49vous avez parfaitement raison
42:50on assiste à une translation
42:52pourquoi ?
42:52parce qu'on a beaucoup
42:53capitalisé sur l'histoire
42:54l'histoire nous a donné
42:55cette illusion
42:56que le lien
42:57n'évoluerait pas
42:58et que finalement
42:59ce sud qu'on voyait
43:00peut-être parfois
43:01à tort
43:02avec une forme
43:02de condescendance
43:03ne serait pas en capacité
43:05de contester
43:06les suprématies
43:07de contester
43:08l'ordre mondial
43:09or aujourd'hui
43:10ce qu'on observe
43:10et là vous le soulignez
43:12encore à juste titre
43:12c'est le fait que
43:13de nouveaux acteurs
43:15réclament aujourd'hui
43:16non seulement
43:16cette réécriture
43:17des hiérarchies
43:18mais surtout
43:19s'affirment
43:19comme des acteurs clés
43:20lorsque vous avez
43:21dans cette médiation
43:22le Pakistan
43:23qui devient
43:24l'intermédiaire
43:25des références
43:25pourquoi ?
43:26parce qu'il y a
43:26équidistance
43:27entre la puissance
43:28américaine
43:29et la puissance iranienne
43:30parce qu'il ne faut pas oublier
43:31il est aussi
43:32détenteur de l'arme nucléaire
43:33qu'il a un partenariat
43:34stratégique
43:35avec l'Arabie saoudite
43:36et il y a un pacte
43:37qui l'élit
43:38donc on se rend compte
43:38que finalement
43:39dans cette corrélation
43:40et dans ces relations
43:42décomplexées
43:42d'un sud
43:43qui finalement
43:44voit une forme
43:45de faiblesse
43:46de l'Occident
43:47seuls
43:47les Etats-Unis
43:48aujourd'hui
43:49réaffirment
43:49à travers leurs outils
43:50mais parfois
43:51avec maladresse
43:51qu'ils existent encore
43:53on se rend compte
43:54que vous avez
43:54un appel d'air
43:55un appel d'air économique
43:56un appel d'air diplomatique
43:57et un appel d'air militaire
43:59qui fait que ce sud
44:01décide effectivement
44:02d'accélérer le cours
44:03de l'histoire
44:03et quand vous avez
44:04cet impasse stratégique
44:05des Etats-Unis
44:06vous avez malheureusement
44:07un mauvais signal
44:08c'est ce signal
44:08que même la puissance
44:10américaine
44:11peut être mise en échec
44:12à condition
44:13d'adapter sa stratégie
44:15On le voit
44:15vous le disiez
44:16l'économie iranienne
44:18a été lourdement touchée
44:19on le voit sur la devise
44:20on le voit sur les niveaux
44:21d'inflation
44:21en tout cas les données
44:22qu'on a
44:23en revanche
44:24le pouvoir politique
44:25et militaire
44:26reste quand même
44:27toujours en place
44:28quel est le meilleur
44:30des scénarios
44:30je pense être un peu pessimiste
44:32en règle générale
44:33mais l'interlocutrice
44:35qu'on avait précédemment
44:36de Société Générale
44:37disait
44:37nous on tape sur un scénario
44:38de retour à la normale
44:39sur le détroit d'Hormuz
44:40est-ce que c'est pas un peu optimiste
44:42est-ce qu'on aura vraiment
44:43un retour complet à la normale
44:44c'est-à-dire 100-120 navires
44:46qui passeront chaque jour
44:47sans taxes éventuelles à payer
44:49Vous savez ce qui est intéressant
44:50dans ce que vous évoquez
44:51c'est cette idée de la normalité
44:53finalement c'est celle d'un monde
44:54qu'on conçoit
44:55autour d'une notion de crise
44:56alors qu'en réalité
44:57on est dans une notion de choc
44:58et les chocs ne s'absorbent pas
44:59sur des temporalités courtes
45:01mais c'est sur le temps long
45:01et je ne voudrais pas
45:03contredire totalement
45:04votre interlocutrice
45:05mais à mon sens
45:06ce monde d'avant
45:07il n'existera plus
45:08pourquoi ?
45:09parce qu'aujourd'hui
45:10vous avez une incertitude
45:11qui va peser
45:11c'est-à-dire que même si demain
45:12on aboutit
45:13à un protocole d'accord
45:14je rappelle qu'il ne s'agit pas
45:15d'un accord finalisé totalement
45:16c'est un protocole d'accord
45:17ça signifie que
45:19vous n'êtes pas à l'abri de main
45:20de retourner vers une logique
45:21de rescalade militaire
45:22et cette incertitude
45:23elle va peser
45:24ça signifie que
45:25pour la région du Golfe
45:26il y a la problématique
45:28de
45:28est-ce que le modèle
45:29qui préexistait
45:30avant la guerre d'Hormuz
45:31va pouvoir se remettre en place
45:33ou est-ce qu'il va devoir
45:34être repensé
45:34totalement
45:35partiellement
45:36est-ce que cela signifie
45:37que les capitaux
45:38souverains des états du Golfe
45:39vont servir uniquement
45:40à la reconstruction
45:41ou la consolidation
45:42de leurs projets
45:43ou devoir être repensés
45:45au travers d'une stratégie
45:46de périphérisation
45:47c'est-à-dire qu'ils doivent
45:48aussi investir une partie
45:49de leur capital
45:49de peur que leur zone
45:51ne devienne pas une zone
45:52qui puisse être attractive
45:53comme elle avait été précédemment
45:54et si on se souvient
45:55de l'histoire
45:56il faut se rappeler
45:57que le Liban
45:58dans les années 70
45:59petite Suisse du Moyen-Orient
46:01avait une partie
46:02des attributs
46:02des états du Golfe
46:04elle attirait le tourisme
46:06elle avait son architecture
46:07financière
46:08qui permettait
46:09de pouvoir capitaliser
46:10sur les rendements
46:12du Golfe
46:13au travers de leurs ressources
46:14en hydrocarbures
46:15et elle était en capacité
46:16de pouvoir être
46:17l'un des moteurs
46:18sauf qu'elle a été rattrapée
46:19par la guerre
46:19et depuis qu'elle a été
46:20rattrapée par la guerre
46:21ce modèle
46:23n'a jamais pu se remettre
46:24en place
46:25et au contraire
46:25il y a eu une translation
46:26du Proche-Orient
46:28vers les états du Golfe
46:30qui ont récupéré
46:30l'architecture financière
46:33la dimension aussi hub
46:35puisque le Liban
46:36pouvait jouer aussi
46:36le rôle de carrefour
46:37logistique
46:38entre la Méditerranée orientale
46:39et la Méditerranée occidentale
46:42et sa capacité à attirer
46:43un tourisme du luxe
46:44du Moyen-Orient
46:45et de l'Europe
46:46or aujourd'hui
46:47la problématique
46:47est la même
46:48parce que cela signifie
46:49que non seulement
46:50il faut repenser ce modèle
46:52mais il faut aussi
46:53aller vers une solution
46:54pérenne
46:55une solution pérenne
46:56signifie aboutir
46:57à un accord politique
46:57solide
46:58et viable
46:59avec l'Iran
47:01parfaitement intéressant
47:01et je le rappelle
47:02pour nos auditeurs
47:03et téléspectateurs
47:03se rappeler effectivement
47:05qu'absorber les chocs
47:06ça prend beaucoup de temps
47:07c'est ce que vous nous dites
47:08et surtout qu'il n'y a pas
47:09un retour à la normalité
47:10non européen
47:11on a un peu cette impression
47:12que finalement
47:13tout peut revenir
47:14à la normale
47:14merci beaucoup
47:15Djilali Benchabban
47:17vous êtes analyste
47:18géopolitique
47:19directeur au COS
47:20c'est toujours un plaisir
47:20de vous entendre
47:21et de partager
47:22votre expertise
47:23on se retrouve tout de suite
47:24pour l'agenda
47:25pour la semaine prochaine
47:30la semaine prochaine
47:31évidemment il y aura
47:32un gros focus
47:33sur la banque centrale
47:34américaine
47:35alors quand on regarde
47:36dans le détail
47:36on l'a un peu abordé
47:37au cours de cette émission
47:38a priori il n'y aurait pas
47:39de hausse de taux
47:40dès cette semaine
47:41mais effectivement
47:42la fête pourrait quand même
47:44donner quelques lignes
47:45directrices sur la route
47:46pour les prochains mois
47:47de mon point de vue
47:48le meilleur des scénarios
47:49finalement pour la réserve fédérale
47:50c'est quasiment
47:51de ne pas avoir
47:52de hausse de taux
47:53au cours de l'été
47:53on passe le choc inflationniste
47:55puisqu'on devrait avoir
47:56le pic d'inflation
47:57au cours de l'été
47:58qui se met en place
47:58et éventuellement
47:59faire le dos rond
48:00et potentiellement avoir
48:01de nouveau des baisses de taux
48:02il faut garder en tête
48:03que structurellement
48:04en tout cas structurellement
48:05c'est-à-dire sur le temps long
48:06le nouveau président de la fête
48:08considère que les taux
48:09doivent être plutôt bas
48:10aux Etats-Unis
48:10du fait de l'impact
48:12de l'intelligence artificielle
48:14sur l'inflation
48:15c'est plutôt déflationniste
48:16donc gardez quand même
48:16en tête cet aspect-là
48:18vous allez avoir aussi
48:19la banque du Canada
48:20qui va se réunir
48:20c'est très rapide
48:21pas de hausse de taux
48:23de ce côté-là non plus
48:25et vous allez avoir aussi
48:26quelques nouveaux chiffres
48:27d'inflation
48:28on pensera notamment
48:28du côté chinois
48:30mais la thématique en tout cas
48:31reste plutôt sur un retour
48:33faible de l'inflation en Chine
48:34vous le savez
48:34la Chine le sujet
48:35c'était la déflation
48:36ces dernières années
48:37on renoue avec une inflation
48:39mais qui est très basse
48:40donc pas d'impact
48:40en termes de politique monétaire
48:42et bien évidemment
48:43on verra les conséquences
48:44de l'introduction de SpaceX
48:45ça restera toujours
48:46un point important
48:47on l'a évoqué
48:47tout au long de cette semaine
48:48dans Tout pour investir
48:49et je laisse la place
48:50à Antoine
48:51pour l'agenda pour lundi
48:53justement on va
48:54un petit peu décortiquer
48:55ce qui se sera passé
48:56avec l'introduction de SpaceX
48:57ça reste quand même
48:57un événement de taille
48:59macroéconomique
48:59s'intéresser aussi
49:00à cette bourse
49:01qui essaie de donner
49:03une étiquette de prix
49:03à l'inconnu totale
49:05l'exploration spatiale
49:07s'installer sur Mars
49:08ça a un prix en bourse
49:09ça va en avoir un
49:10on a quand même
49:11les têtes pensantes
49:13d'OpenAI
49:13d'Enthropic
49:14et qui vont prochainement
49:15s'introduire en bourse
49:16qui nous disent clairement
49:17en ce moment
49:18qu'ils ne savent vraiment
49:19pas trop où ils vont
49:21voilà
49:21cette bourse
49:22cette nouvelle bourse
49:23qui essaie de
49:23presser le futur
49:25avec des niveaux d'inconnus
49:27assez étonnants
49:27est-ce que ça induit pas
49:28aussi des biais comportementaux
49:30on commencera la semaine
49:31très nettement là-dessus
49:32et en particulier
49:33avec l'œil de Julien Nebenzal
49:35sur la finance comportementale
49:36toujours très très précieux
49:38merci à tous
49:39merci pour votre fidélité
49:40on vous souhaite un bon week-end
49:42bien évidemment
49:42vous pouvez nous réécouter
49:43sur toutes les plateformes
49:44de BFM Business
49:45et maintenant
49:46place aux experts de l'IMO
49:50tout pour investir
49:51la masterclass
49:52sur BFM Business
49:55BFM Business
49:55pour la financement
49:55pour la financement
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