- il y a 9 heures
Tout pour Investir, la masterclass. Entretien exclusif, signaux faibles sur les marchés, décryptage géopolitique et toutes vos questions. Une émission qui démystifie l’économie. Un regard expert avec Christopher Dembik.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:06BFM Business, tout pour investir. La masterclass Christopher Denbik.
00:10Bonjour à tous, bienvenue dans cette nouvelle masterclass. Aujourd'hui, on va avoir deux
00:14thématiques centrales. Bien évidemment, vous le savez, on a la semaine prochaine l'introduction
00:18de SpaceX et ça soulève une problématique, notamment en termes de concentration dans le
00:22domaine de la tech et de l'IT plus largement. On va en parler en première partie. On va aussi
00:27faire un focus sur l'épargne, l'épargne des Français, mais surtout comparer aussi à ce qui se passe aux
00:32Etats-Unis,
00:32qui a raison, qui a tort. On y regardera aussi en deuxième partie. Et bien sûr, on aura, quand le
00:38monde s'affole,
00:38le segment géopolitique avec Mathieu Jolivet. Tout pour investir. La masterclass. C'est parti.
00:45Tout pour investir. La masterclass. Les signaux faibles.
00:50Accueillir en plateau Maud Rénalter. Vous êtes directrice des investissements chez Belfus Asset Management.
00:55Bonjour. Bonjour. On a effectivement une thématique qui est assez centrale, bien évidemment. Et on en parlait
01:01avant de commencer cette émission. Vous me disiez, il y a énormément de demandes aujourd'hui pour
01:05SpaceX. Avant d'aller dans le détail sur SpaceX, j'aimerais revenir quand même sur un sujet qui est
01:10essentiel et qui revient assez régulièrement. J'ai eu encore ces questions de la part de clients aussi.
01:14On a une forte concentration tout de même dans la tech, dans l'IT. On le voit de manière très
01:18nette.
01:18Par exemple, sans parler uniquement des États-Unis, en Corée du Sud, vous avez deux, trois valeurs tech
01:24semi-conducteurs qui ont tiré l'essentiel de la performance des entreprises cotées en Corée du Sud.
01:29Est-ce que c'est un risque ?
01:31Alors, je dirais que c'est un risque, mais aussi une opportunité. Premièrement, vous avez raison.
01:35La performance des marchés émergents a été soutenue par la tech, une grosse partie par la tech cette année.
01:41Pourquoi ? Parce que les investisseurs qui avaient marre d'être concentrés sur les US tech, qui étaient assez chers,
01:48se sont mis sur l'émerging tech, qui est devenu aussi un petit peu plus cher.
01:52Donc, dans les deux cas, on est investi sur la tech, une fois sur les US, une fois sur les
01:57émergents.
01:58Alors, vous parliez de concentration, de risque de concentration.
02:02Certes, la tech, c'est un secteur, mais il y a aussi des industries dans le secteur.
02:07Donc, quand on regarde les MSCI, il y a plusieurs niveaux de classification et le premier niveau, c'est le
02:13secteur.
02:13Et puis ensuite, on trouve les industries.
02:15Et moi, je me dis toujours, quand je vois les clients, mais essayons de trouver une analogie simple pour classer
02:21ces industries.
02:22D'ailleurs, je vous propose aujourd'hui, Christopher, d'utiliser l'analogie de la ville pour la technologie.
02:29Alors, si on regarde finalement le monde technologique et on regarde la ville,
02:34la ville, c'est quoi vis-à-vis des industries de la technologie ?
02:38Par exemple, les semi-conducteurs, c'est la matière première pour construire la ville.
02:42On en a besoin partout des semi-conducteurs, dans l'intelligence artificielle, dans votre téléphone,
02:48mais aussi dans des choses aussi basiques que votre four à micro-ondes et ou, pas si basique que ça
02:53au final, la voiture.
02:54Donc ça, on en a besoin partout, c'est la matière première.
02:57Et même dans les semi-conducteurs, on a plusieurs sous-industries.
03:01On a les grosses machines à SML, par exemple, qui vont créer les semi-conducteurs.
03:08On a ce qu'on appelle les fonderies.
03:11TSMC est une grosse fonderie.
03:12On a ceux qui les designent, donc les NVIDIA de ce monde, etc.
03:16Donc ce n'est pas une petite industrie, celle des semi-conducteurs.
03:20Et elle est assez cyclique, on va dire.
03:23On va dire qu'elle est assez cyclique parce qu'elle sert des métiers qui sont cycliques,
03:27comme par exemple les téléphones.
03:29Quand tout va bien, tout le monde achète des téléphones.
03:31Quand l'économie ralentit, généralement, on achète moins de téléphones.
03:35On l'a vu, c'est vrai que sur les semi-conducteurs, c'était un peu compliqué les deux dernières
03:39années.
03:39Là, il y a en revanche un retour ahurissant.
03:41Un retour très, très fort.
03:43Et d'ailleurs, à l'inverse, les logiciels qui ont été plutôt un secteur ou une industrie surtout,
03:50qui a bien performé sur les dernières années,
03:52cette année, c'est un peu plus challengé par l'EI.
03:56Donc on a ces semi-conducteurs qui sont en début de chaîne.
04:00Ensuite, on a notamment les promoteurs immobiliers
04:06qui construisent plutôt, je dirais, les logiciels
04:10qui vont s'appuyer sur les semi-conducteurs.
04:12Donc là, on a les logiciels, on a les Microsoft, les SAP.
04:16Après, on a les plus discrets, Christopher.
04:19C'est ceux qui construisent finalement le cloud de l'infrastructure.
04:22C'est le réseau électrique de la ville.
04:24Donc ils sont assez discrets, mais sans eux, on ne fait pas grand-chose.
04:27Donc eux, finalement, ils doivent avoir une très longue vue sur les infrastructures.
04:32Ils ont une vision très longue du cycle,
04:34alors que les semi-conducteurs, ils ont une vision très courte du cycle.
04:39Vous le rappelez, c'est cyclique.
04:39Voilà, donc des industries sont vraiment très différentes.
04:45Et puis d'ailleurs, au fait, les logiciels, eux, ils payent des loyers.
04:49Ils payent des loyers à l'infrastructure pour donner du service à un client.
04:53Donc ça, c'est le bon payeur, normalement, avec des marges stables.
04:56Vous voyez, les semi-conducteurs très volatiles, l'infrastructure très longue,
05:02les softwares ou les logiciels, plutôt les bons élèves qui payent des loyers.
05:06Justement, à ce sujet, est-ce que vous avez eu les craintes en début d'année ?
05:09Il y avait ces craintes que l'IA perturbe justement ces bons payeurs qu'étaient les softwares.
05:13Est-ce que vous trouvez que c'était exagéré ?
05:15On voit que les flux reviennent sur les softwares.
05:17On voit que les flux reviennent.
05:19D'ailleurs, techniquement, certaines de ces stocks sont très beaux.
05:22Je vous invite à regarder.
05:24Oui, je suis d'accord avec vous.
05:25Effectivement, il y a un rebond très franc.
05:28Pourquoi ? Parce que ce sont ce qu'on appelle les hyperscalers, certains d'entre eux.
05:32Eh bien, ceux-ci, ces grandes sociétés de logiciels qui ont très bien performé pendant des années,
05:39par exemple les Microsoft de ce monde, se sont dit, moi, je vais m'intégrer finalement.
05:44Je vais vendre du logiciel.
05:46Je vais avoir de l'infrastructure.
05:48Puis, je vais peut-être même faire mes semi-conducteurs.
05:51Comme ça, au moins, j'ai toute la chaîne.
05:54Donc là, oui, il y a la concentration parce qu'il y a la concentration sur toute la chaîne.
05:58Ensuite, vous avez le paiement parce que finalement, le paiement maintenant, ça devient la technologie.
06:04Et donc, ce n'est pas les semi-conducteurs, ce n'est pas les logiciels.
06:07Et d'ailleurs, là aussi, il y a un changement parce que ces grandes entreprises de paiement
06:11comme les MasterCard et les Visa, eux, se retrouvent à faire de la compétition avec les cryptocurrencies.
06:16Oui, on avait reçu, alors je crois, il y a deux semaines de cela, un invité qui nous parlait notamment
06:20des stable coins
06:21puisque le secteur des paiements s'intéresse à ce sujet-là.
06:25Après, sur les paiements, c'est mon sentiment.
06:27Vous me direz ce que vous pensez.
06:28Je trouve que c'est toujours très compliqué d'investir sur le temps long sur les paiements.
06:32C'est-à-dire qu'en théorie, ces sociétés, elles sont belles, en règle générale.
06:36Mais c'est vrai qu'elles peuvent être assez chaotiques.
06:37Alors, on n'est pas dans le cas de Worldline qui a eu un parcours difficile.
06:40Mais vous évoquiez, par exemple, du MasterCard Visa.
06:43Je trouve que c'est toujours un peu difficile d'avoir de la visibilité.
06:45Aujourd'hui, ce qui pourrait remplacer les paiements, c'est encore, comme on dit dans notre jargon,
06:52early stage de savoir ce qui va se faire ou pas.
06:55Mais le stable coin, c'est quelque chose quand même qui avance assez rapidement.
07:00La tokenisation des fonds et le paiement des entreprises à entreprises très rapide,
07:06tout ça va se faire assez rapidement, je pense aussi.
07:09Donc oui, il y a quand même un changement d'échelle pour ces MasterCard, ces Revolut, etc.
07:16Maintenant, peut-être qu'elles vont aussi en profiter.
07:18Parce que je suppose qu'elles n'attendent pas et qu'elles vont en profiter.
07:23Après, il y a les publicitaires.
07:24Quand vous vous promenez dans la ville, vous voyez les publicités qu'il y a sur Amazon, etc.
07:30Donc, eux sont aussi très sensibles à la conjoncture et à l'investissement.
07:35Est-ce qu'on fait des publicités quand l'économie va moins bien ? Un peu moins.
07:40Et puis, un peu le dernier en date, vous le disiez tout à l'heure.
07:45C'est la technologie dans l'espace qui va entrer en bourse la semaine prochaine.
07:51Donc, tout ce qui est autour des satellites, finalement, c'est de l'infrastructure,
07:55du data center peut-être pas sur notre planète.
07:59Donc, tout ça aussi est un nouvel arrivé, bien qu'il existait déjà avant.
08:04J'ai envie de vous interroger justement sur ça, sur cette introduction de SpaceX.
08:07C'est le gros phénomène.
08:09On sait qu'il y aura des aspects techniques, bien évidemment, en termes d'évolution du marché.
08:13Un, sur SpaceX, est-ce que vous vous sentez à l'aise avec non seulement le fait que le processus
08:17a été expédié quand même par le Nasdaq
08:20pour justement avoir cette cotation de SpaceX ?
08:22Et sur la société, parce que c'est quand même un problème de rentabilité.
08:25Je regardais même sur les business futurs qui sont évoqués, par exemple, l'extraction minière dans l'espace, etc.
08:31Alors, ça fait rêver.
08:32Mais encore une fois, ce sont des business futurs qui nécessitent des investissements qui sont énormes.
08:37Moi, je me sens assez mal à l'aise à titre personnel avec cette introduction.
08:40Alors, effectivement, il y a peu aujourd'hui de la marquette capitalisation qui est rentable, soyons bien honnêtes.
08:48Après, c'est un pari sur l'avenir.
08:50Il y a pour nous deux séquences dans cet IPO.
08:53Il y a l'aspect séquence 1, technique de l'inclusion des indices,
08:57où je pense que, j'allais dire l'administration Musk,
09:01mais M. Musk et son organisation a tout bien organisé pour rentrer dans de bonnes conditions sur le marché,
09:11c'est-à-dire l'inclusion des indices, il s'est fait de quelques banques, etc.
09:16Vous disiez sur le S&P 500, je trouvais que c'était intéressant.
09:19Oui, ce matin, effectivement.
09:21Donc, le S&P 500 va attendre un an avant de l'inclure.
09:24Au début, ils étaient encore en étude.
09:26Le Nasdaq va faire ce qu'il appelle un fast track.
09:29Donc, il va, après 15 jours, l'inclure.
09:31Et puis, après, il faudra voir, parce qu'il y a quand même beaucoup, beaucoup d'investisseurs
09:34qui ont été déjà dans SpaceX.
09:37Alors, il y aura des flux entrants, mais il y aura sûrement aussi des flux sortants.
09:41Personnes qui veulent sortir parce qu'elles ont investi dans du private equity, etc.
09:45Donc, il faudra voir quels sont ce qu'on appelle les lock-up périodes,
09:48à quel moment chacun va pouvoir sortir.
09:50Donc, nous, effectivement, le caractère technique nous plaît bien.
09:54Ensuite, on verra les insiders, les investisseurs d'avant l'IPO
09:59qui pourraient vouloir sortir.
10:01Il y en a techniquement qui doivent sortir, les fonds de private equity.
10:04Et enfin, on va voir aussi la recherche que les analystes vont sortir,
10:10parce que pour l'instant, Christopher, il n'y a pas beaucoup de recherche.
10:14Exactement.
10:16Et donc, pour nous, on est quand même positif sur le développement de l'entreprise,
10:20mais quand même, la valo, à moyen terme, elle est un peu questionnable.
10:24Oui, et je pense que c'est vraiment le sujet sur la valorisation.
10:27Moi, j'adore le business model, je trouve que c'est passionnant.
10:29On avait reçu, il y a quelques semaines de cela,
10:32alors, c'était la financière de l'échiquier qui a un fonds Space.
10:35On les a invitées exprès à cause de SpaceX, je ne vous cache pas,
10:37mais la thématique est intéressante.
10:39Mais c'est vrai que le niveau de valorisation est un peu compliqué.
10:41C'est un peu cher, effectivement, mais en même temps, les croissances vont vite.
10:48Nvidia, tout le monde me dit, Nvidia, c'est très cher.
10:51Oui, mais quand on a des grands taux de croissance,
10:53et la croissance est exponentielle,
10:55de facto, mécaniquement, la valorisation baisse.
10:58Sur, dernière question, vous avez fait un panorama très intéressant,
11:03finalement, montrant que la concentration, elle n'est pas si présente que cela,
11:06parce qu'il y a plein de segments.
11:07J'ai compris que sur les softwares, vous étiez positif, c'est aussi mon opinion.
11:11Quels sont les autres segments qu'un investisseur peut regarder en ce moment ?
11:14En effet, il y a une chose que je ne vous ai pas précisé.
11:17Dans la ville, il y a également un élément que je n'ai pas mis en exergue,
11:23c'est qu'on a toujours besoin d'ordre chez soi et d'être protégé.
11:27C'est bien de dire ça.
11:28Donc, la cybersécurité, c'est une des thématiques qu'on a en portefeuille aujourd'hui.
11:34Et elle est composée, finalement, de dépenses, la cybersécurité.
11:40On sait qu'il y a beaucoup, aujourd'hui, de volatilité dans le monde actuel,
11:44qu'il faut protéger ces datas.
11:46Donc, il y a une lame d'investissement qui va être faite.
11:48Donc, on a beaucoup de cybersécurité en portefeuille.
11:52Et du coup, c'est moins corrélé au reste de la technologie.
11:58Juste dernier élément, sur les semi-conducteurs, ça a beaucoup, beaucoup augmenté.
12:02Même l'indice global, etc.
12:04On parlait de Corée du Sud.
12:05Est-ce que c'est le moment de prendre éventuellement des bénéfices ?
12:07Si on a bénéfices, bien sûr, on est rentrés à un bon moment.
12:12On est en train de trimer un peu nos positions sur les semi-conducteurs.
12:18Même si, sur le long terme, on reste positif.
12:21Il y a eu des très, très belles performances.
12:22Et un tout petit peu de volatilité à très court terme, là, sur les deux derniers jours.
12:26Donc, oui, on avait, en règle générale, on était resté investi.
12:29On avait pris des protections.
12:31Ah oui, ce qui est important, effectivement.
12:32Vous terminez bien sur le mot de la fin, qui est extrêmement important.
12:35Merci, Maudre Nalter.
12:37Vous êtes directrice des investissements chez Belfius Asset Management.
12:40C'est toujours un plaisir de vous recevoir.
12:42Et maintenant, on passe à l'entretien.
12:43Je vous l'ai dit, on va parler un peu d'épargne des Français.
12:45Surtout, comparé au niveau international, qu'est-ce qui se fait ?
12:48De quoi, finalement, on pourrait s'inspirer en termes d'épargne
12:51pour avoir pensé notre retraite, notamment ?
12:54Tout pour investir.
12:55La masterclass.
12:57L'entretien.
12:58On se retrouve en plateau avec Valentine Ennouz.
13:00Vous êtes responsable de la stratégie TAU au Lamundi Institute.
13:03Et on va évoquer, alors, on pourrait vous attendre sur la BCE, la Fed.
13:07Mais en vrai, déjà, j'en parlerai au niveau de l'agenda.
13:10Et puis, il n'y a pas grand-chose à dire, pour être très franc.
13:11On va aborder un sujet qui est certainement beaucoup plus intéressant à l'heure actuelle.
13:14C'est l'épargne des Français.
13:15Essayer de le comparer, justement, à ce qui se fait ailleurs.
13:17On sera bien sûr aux Américains.
13:19Et voir quelles sont peut-être les bonnes solutions,
13:21les bonnes idées qu'on pourrait essayer de prendre en compte.
13:24Peut-être, déjà, on va commencer par un panorama, tout simplement,
13:27de l'épargne des Français.
13:28Et notamment, en le comparant aux États-Unis.
13:30Alors, on sait, on le dit toujours, en France, il y a tellement d'épargne.
13:32À chaque présidentielle, l'idée, c'est quelle va être, justement,
13:36la solution pour utiliser cette épargne.
13:38Mais déjà, passons sur un panorama.
13:39On en est où, aujourd'hui ?
13:41Bonjour, Christopher.
13:42Oui, déjà, il y a beaucoup d'épargne en Europe.
13:4435 000 milliards.
13:46Et puis, un déficit en investissement.
13:48Donc, l'idée, c'est comment est-ce qu'on réconcilie tous ces sujets.
13:52Alors, déjà, si on compare le bilan des ménages européens
13:55aux ménages américains.
13:56En Europe, on est très orienté, toujours, dans notre bilan, sur l'immobilier.
14:0070 % de notre patrimoine, c'est de l'immobilier.
14:03Seulement 30 %, ce sont des actifs financiers.
14:06Et ces actifs financiers sont majoritairement orientés vers du dépôt,
14:12de l'assurance-vie, et favorisent beaucoup moins des investissements.
14:14Et toujours des fonds euros, notamment.
14:16Beaucoup de fonds euros, oui.
14:18Et ça favorise, notamment, beaucoup moins les actions.
14:22Et si on regarde, au final, l'investissement productif,
14:26il y a 10 % seulement du patrimoine des ménages européens
14:28qui se dirige vers l'investissement productif.
14:31Alors, la situation aux États-Unis, elle est totalement asymétrique.
14:35Ce n'est pas 70 % en immobilier, c'est 70 % en actifs financiers.
14:41C'est énorme.
14:42C'est énorme.
14:43On est proche de point haut, non ?
14:44On est proche de point haut, oui, oui.
14:45On est quand même proche de point haut.
14:47Il faut voir les évolutions des marchés actions.
14:49Oui, ça aide beaucoup.
14:49Ces derniers temps, ça a quand même...
14:51Vous parlez souvent, quand vous venez dans cette émission sur BFM Business,
14:54vous le rappelez, il y a l'effet richesse du côté américain.
14:57Oui, exactement.
14:57Il n'est pas pour rien.
14:58Ils ont beaucoup d'actions.
15:00Et si on regarde sur les actifs financiers,
15:02on a 45 % en détention de titres directs.
15:05Et si on inclut les actions détenues via les fonds de pension,
15:09on est à plus de 60 %, 60, 65.
15:11Soit, au final, 40 % des actifs des ménages américains,
15:1640 % et pas 10 % comme en Europe,
15:18sont investissent sur des investissements
15:22qu'on peut qualifier de productifs.
15:24Ce qui fait que quand on regarde sur l'évolution des bilans,
15:27en Europe, on épargne.
15:29Alors ça, on épargne beaucoup.
15:31On s'en félicite même souvent, d'ailleurs, bizarrement.
15:33On voit ça comme étant une sorte de poche magique
15:36qui pourrait soutenir la consommation.
15:3715 % d'épargne.
15:39Aux États-Unis, c'est moins de 5 %.
15:41Et encore 5 %, j'exagère.
15:43On est plutôt autour de 3 % aujourd'hui.
15:45Mais malgré ça, malgré qu'aux États-Unis, on épargne peu,
15:48quand on regarde, vu que le patrimoine est sur des investissements
15:51qui ont des niveaux de rentabilité plus élevés,
15:53la valeur nette du patrimoine américain
15:55augmente beaucoup plus vite que la valeur nette du patrimoine européen.
15:59Alors en Europe, il y a quand même quelques pays
16:00qui ont une culture action.
16:02On peut citer la Suède, le Danemark, les Pays-Bas.
16:04Mais globalement, en Europe, on n'a pas cette culture des actions.
16:07Oui, c'est vrai que c'est assez marginal.
16:09La Suède est un bon exemple.
16:11Parce que je crois que sur la dernière année,
16:13les IPOs, les introductions en bourse en Europe,
16:16c'était essentiellement en Suède
16:17parce qu'il y a une base d'investisseurs retail
16:19qui est assez importante.
16:20Mais c'est un épiphénomène, vous le rappelez.
16:21C'est un épiphénomène.
16:22En Europe, on n'a pas...
16:24Ce qu'il faut comprendre, c'est comment expliquer ce décalage.
16:28Aux États-Unis, il y a vraiment cette culture de risque
16:31parce que déjà, le système de retraite aux États-Unis,
16:34c'est un système de retraite par capitalisation.
16:36Ça veut dire que les ménages américains,
16:39dès leur plus jeune âge,
16:40ils doivent investir sur du long terme
16:43pour pouvoir financer à terme leur retraite.
16:46Il y a une vraie culture du risque.
16:48Il y a une vraie culture des marchés financiers.
16:50Et je vais donner ces ordres de grandeur assez amusants.
16:53Pourquoi prendre du risque, c'est quand même nécessaire ?
16:56Si on a un actif avec un rendement de 3 %,
16:59il faut 24 ans pour doubler la somme.
17:02Si on a un actif...
17:03Vous parlez là très bien à beaucoup d'épargne en français.
17:06Exactement.
17:0624 ans.
17:08Notez, 24 ans.
17:09Donc, il faut commencer assez jeune si on veut doubler.
17:11Ah, il faut commencer assez jeune.
17:12Mais si on investit plus dans les actions,
17:15on va dire une rentabilité autour de 8 %,
17:17une année qui se passe bien, voilà.
17:19Eh bien là, il faut seulement 9 années pour doubler sa somme.
17:22Donc, c'est pour ça que les jeunes américains,
17:25qui peuvent prendre du risque,
17:26on ne peut pas prendre le même risque en fonction de son âge,
17:29mais pour investir dans sa retraite à terme,
17:31eh bien, on va favoriser les actions,
17:33ce qui permettrait d'avoir une augmentation de son patrimoine
17:35bien plus rapide.
17:36En Europe, c'est différent.
17:39On peut rappeler aussi, pour illustrer cette culture du risque aux Etats-Unis,
17:43Trump qui voulait, je ne sais pas si exactement il l'a fait,
17:45mais voulait donner 1000 dollars à chaque Américain.
17:47Ah oui, c'est vrai qu'il a annoncé pour l'instant.
17:49Je ne sais pas si ça a été mis en place,
17:51mais ça faisait partie de la Big Beautiful Bill.
17:53C'est ça.
17:53C'est vraiment, je trouve, assez amusant
17:55pour illustrer cette idée que des jeunes aux Etats-Unis,
17:58on doit savoir prendre du risque,
17:59on doit avoir cette culture de l'investissement.
18:00Et ça, on ne le voit pas en Europe.
18:03Vous me faites...
18:04Il y a une idée qui me vient à l'esprit,
18:06enfin, plutôt une remarque.
18:07Un des candidats à la présidentielle qui a été déclaré
18:10a annoncé justement,
18:11alors si je ne me trompe pas,
18:11je crois que c'était donner à chaque nouveau-né 1000 euros,
18:14donc argent collectif,
18:15et il considérait que c'était justement
18:17pour faire une sorte de retraite par capitalisation.
18:21On est d'accord,
18:22ce n'est pas de la retraite par capitalisation,
18:23en plus, c'est de l'argent public,
18:24ces 1000 euros.
18:25Donc, c'est...
18:26Mais ce n'est pas...
18:28Bon, après, on a encore de l'argent public dépensé,
18:30mais c'est quand même cette idée
18:31que dès tout jeune,
18:33eh bien, surtout les jeunes,
18:34ils doivent penser à investir,
18:36à placer,
18:36quand ils peuvent,
18:37quand il y a une part du revenu disponible.
18:39Mais voilà, il faut avoir cette dynamique
18:41et réfléchir
18:42qu'être sur des rendements plus faibles,
18:46eh bien, c'est aussi prendre un risque
18:47parce qu'on va mettre plus de temps
18:49pour augmenter la valeur nette de son patrimoine.
18:51Donc, c'est important aussi de comprendre.
18:52Il y a le cadre fiscal aussi, je crois,
18:54aux Etats-Unis,
18:54notamment, je crois, pour les ETF,
18:55qui est très avantageux.
18:57Donc, la fiscalité est quand même
18:58beaucoup plus intéressante.
19:00En tout cas, c'est une incitation.
19:01Mais bien sûr, c'est une incitation.
19:02Donc, si on regarde, par exemple,
19:04en Europe,
19:05on n'est plus sur un système de retraite
19:06par répartition.
19:08Donc, les Européens n'ont pas vraiment
19:09à avoir cette dynamique d'investissement
19:11pour financer leur retraite.
19:13Et les réglementations,
19:14si toute la réglementation des assurances-vie
19:16limite aussi la part détenue en action.
19:18Donc, pour moi, il y a vraiment cette idée
19:21que l'épargne en Europe,
19:23c'est plutôt une épargne de précaution
19:25qu'une épargne de rendement.
19:26C'est-à-dire qu'aux Etats-Unis,
19:27il faut investir,
19:28il faut avoir du rendement.
19:29Ça, c'est quand même une idée importante.
19:30Il y a deux autres segments
19:31que j'aimerais aborder
19:32dans le temps qui nous reste.
19:33Le premier, c'est qu'il y a quand même
19:34des conséquences économiques
19:35qui sont majeures
19:36entre cette différenciation de système,
19:38finalement, et d'appétence au risque.
19:39– Oui, cette surpondération de l'allocation
19:42sur les actions pour les ménages américains,
19:45ça permet d'avoir des fonds importants
19:47à investir dans l'économie américaine.
19:49Et une grande partie du financement
19:50de l'économie américaine,
19:51elle passe aujourd'hui par les marchés.
19:53Si on regarde des indicateurs très simples
19:55comme la capitalisation boursière
19:57par rapport au PIB,
19:58aux Etats-Unis, on est à 220%.
20:00Évidemment, ça a augmenté récemment.
20:02– Oui, il y a une petite hausse des marchés.
20:04– Une petite hausse, ça a augmenté récemment.
20:06Mais si on compare avec l'Europe,
20:08l'Europe, on est à 70%.
20:10Non, mais il y a deux mondes,
20:11il y a juste deux mondes.
20:12Il y a juste aujourd'hui deux mondes.
20:14Et encore, en Europe,
20:15il y a quand même des disparités très fortes
20:17entre les pays.
20:18Si on regarde le Royaume-Uni et la France,
20:20on tourne autour de 100%,
20:22parce qu'on a quand même des grandes entreprises,
20:25LVMH, Total,
20:27ça se lit dans ces chiffres.
20:29Par contre, en Allemagne,
20:30grands pays de grosses PME,
20:33eh bien Allemagne, Espagne,
20:34on est autour de 50%.
20:35Et sur l'Italie, on est à 30%.
20:38Donc, on se rend bien compte,
20:39cette Italie, entre l'économie italienne,
20:41où il y a 30% de market cap,
20:43de la capitalisation boursière
20:45par rapport aux PIB,
20:46et aux États-Unis de 120,
20:48il y a quand même deux histoires,
20:49deux grandes histoires qui se dessinent.
20:51C'est pour ça qu'en Italie,
20:51on n'a pas de champions
20:52qui ont des dimensions internationales.
20:54– Complètement.
20:55– Beaucoup moins.
20:55Beaucoup moins qu'aux États-Unis.
20:57– Vous regardez, c'est le secteur bancaire,
20:58mais qui n'est pas du tout
20:59un champion international.
21:01– Exactement, c'est le sujet.
21:02Alors après, il y a aussi le côté négatif,
21:05parce qu'on a, comme on répète souvent
21:07dans les émissions,
21:09l'économie américaine
21:10dépend extrêmement des marchés.
21:12Si on regarde aujourd'hui
21:14la consommation américaine,
21:15c'est une consommation
21:16qui est tenue par l'effet richesse,
21:17qui est même plus tenue
21:18par le revenu disponible,
21:19dont la croissance,
21:21même maintenant,
21:22on est en revenu réel négatif.
21:23Et il y a aussi,
21:25le financement des retraites
21:26passe beaucoup par le marché actions,
21:27alors peut-être un peu trop,
21:29peut-être qu'il y a un manque
21:30de filets de sécurité aux Etats-Unis.
21:31Et on voit, par exemple,
21:32certains syndicats d'enseignants
21:34aux Etats-Unis
21:34qui s'alarment des niveaux
21:36de valorisation
21:37et de concentration
21:38des grandes capitalisations
21:39boursières américaines.
21:41Par exemple,
21:41ils doivent, à mon avis,
21:42s'alarmer
21:43de l'introduction
21:44en bourse de SpaceX.
21:45Je pense que, à mon avis,
21:47ça doit leur soulever
21:50quelques inquiétudes.
21:52– Et dernier point,
21:53et je vous ferai réagir
21:54notamment un son,
21:56sur, finalement,
21:57qu'est-ce qu'on met
21:57en application en France ?
21:59Quelles sont les solutions éventuelles ?
22:00Mais avant,
22:01je vous fasse réagir
22:02sur un son de Jean-Marc Vittori,
22:04qui est littoraliste aux Echos
22:05et qui parlait, justement,
22:06de notre système de retraite
22:07qui était tout simplement
22:08impilotable.
22:09– On a une machine
22:11qui est impilotable.
22:12Je rappelle que l'une des réformes,
22:14l'un des buts
22:15de la réforme des retraites,
22:17qui était la réforme
22:19des retraites à point,
22:20qui était d'avoir
22:20un système de retraite
22:21qu'on pouvait piloter.
22:22C'est-à-dire,
22:23en fonction de la conjoncture,
22:24on pouvait ajuster l'ensemble.
22:26– C'est bien de le rappeler.
22:27– C'est comme ça
22:28que ça fonctionne
22:29dans les pays nordiques.
22:30Pays nordiques,
22:31quand l'économie va moins bien,
22:32les retraites vont moins bien
22:33et tout le monde trouve ça normal.
22:34En France,
22:35quand l'économie va moins bien,
22:36il faut que les retraites
22:38continuent de progresser
22:39et donc, évidemment,
22:41on creuse le trou.
22:42Donc, on a un système en France
22:44qui est impilotable
22:45et, évidemment,
22:46une dynamique politique
22:47qui ne favorise pas
22:49la reprise en main
22:50des affaires.
22:51– On comprend,
22:52quand on vous entend,
22:53qu'il y a quand même
22:54un sujet en termes de choix
22:55du système de retraite.
22:58En s'inspirant,
22:59notamment un peu,
22:59de ce que font les États-Unis,
23:00alors, vous l'avez dit,
23:02tout n'est pas parfait,
23:02mais finalement,
23:03on a le sentiment
23:04que vous mettez en avant,
23:05il faut introduire
23:05un peu plus de capitalisation,
23:07des fonds de pension européens,
23:08etc., non ?
23:09– Oui,
23:10là, il y a quand même
23:11un vrai sujet
23:12dans toutes les économies développées,
23:14c'est le vieillissement
23:14de la population.
23:16Et aujourd'hui,
23:17nous,
23:17il y a un système de retraite
23:18qui prédomine en Europe,
23:20c'est le système de retraite
23:21par répartition.
23:22Le problème,
23:23c'est que si on regarde
23:24tout simplement
23:24le nombre de cotisants
23:26par nombre de retraités,
23:27alors,
23:27dans les années 60,
23:28il y avait 4 cotisants
23:30pour un retraité,
23:31années 70,
23:31on est à 3,
23:32aujourd'hui,
23:33on est à 1,7.
23:34On voit bien
23:34que c'est quand même
23:35ce poids des retraites
23:36va peser de plus en plus
23:37sur la population active
23:39qui travaille
23:40et qui va devoir,
23:41dans une conjoncture mauvaise,
23:43maintenir le même niveau
23:44de croissance
23:44de ses retraites.
23:45Donc,
23:45on voit bien
23:45que ça pose quand même
23:47aujourd'hui
23:47quelques questions.
23:48Donc,
23:49l'idée,
23:49oui,
23:49c'est d'introduire
23:51dans ce système
23:52une part de retraite
23:54par capitalisation.
23:55C'est déjà ce qui commence
23:56à se faire aujourd'hui,
23:57mais peut-être continuer
23:58dans cette direction-là.
23:59Plus généraliser,
24:00il y a les prix ER,
24:01etc.,
24:01mais ce n'est pas généraliser.
24:02Non,
24:03généraliser,
24:03c'est une bonne idée
24:04de généraliser
24:05ces instruments
24:06qui aujourd'hui,
24:06c'est juste pour une petite partie
24:08l'épargne salariée.
24:09Alors,
24:10je n'ai pas le chiffre récent,
24:11mais je crois que...
24:11Oui,
24:12c'est ça,
24:1220%,
24:13et le montant moyen
24:14est très faible.
24:15Je crois que c'est 10 000 euros
24:15sur les ER.
24:16Exactement.
24:16Mais c'est un très bon dispositif
24:20qu'il faudrait étendre
24:21à plus de salariés,
24:23qui perdraient,
24:24pas de résoudre,
24:25parce que c'est quand même
24:26une vraie problématique,
24:27mais d'aller dans le sens
24:28de moins de poids
24:29sur les actifs,
24:31et ce qui permettrait aussi
24:32d'avoir du capital
24:33à investir dans l'économie.
24:35Parce que les cotisations,
24:36plutôt que de les verser
24:38directement en pension de retirette,
24:40ces cotisations,
24:41sont mises dans des fonds,
24:42ces fonds sont investis
24:44dans l'économie,
24:45ce qui permet d'avoir
24:46une base d'investissement
24:48pour investir de façon productive
24:50dans notre économie.
24:51Et on voit bien qu'aujourd'hui,
24:52nos économies,
24:53elles manquent cruellement
24:54d'investissement.
24:55Si on regarde le rapport Draghi,
24:57on évoque le fait
24:58de 800 milliards,
24:595% de PIB,
25:00on voit bien qu'aujourd'hui,
25:01le vrai sujet en Europe,
25:02on a beaucoup de vrais sujets
25:03en Europe.
25:04L'avantage,
25:05c'est qu'on a les solutions,
25:06c'est juste qu'on ne les met
25:07pas dans l'association.
25:07Il faut les mettre.
25:08On a un problème de productivité.
25:10Depuis le Covid,
25:11les gains de productivité
25:12par leur travail aux Etats-Unis,
25:13c'est plus 10.
25:13En Europe,
25:14c'est quasi stagment.
25:15On manque d'investissement.
25:17Donc, pour moi,
25:18cette problématique des retraites
25:21doit être pensée,
25:22déjà moins pesée sur les actifs,
25:24mais aussi être réfléchie
25:26dans la perspective
25:27qu'il nous faut des fonds
25:28à investir dans l'économie
25:30pour soutenir la productivité.
25:34Donc ça, c'est franchement,
25:35pour moi,
25:35c'est une problématique
25:38qui doit être vue
25:38de façon beaucoup plus globale.
25:40Alors, rapidement,
25:40et vous m'excuserez
25:41de rebondir sur ce thème,
25:42vous avez évoqué
25:43les difficultés
25:44de financement
25:45des projets, etc.
25:46On a quand même
25:47la BCE qui risque
25:48d'augmenter
25:49à deux reprises
25:49les taux cette année.
25:51On avait dit
25:51qu'on n'allait pas en parler,
25:52mais finalement,
25:54du côté des Etats-Unis,
25:55les conditions de financement
25:56sont extrêmement accommodantes.
25:57On n'est même pas sûr
25:58qu'il y aura la hausse des taux
25:59et s'il y en a eu,
26:00et s'il y en a,
26:00ce sera une seule.
26:01Finalement,
26:02ça ne va pas être
26:02un peu compliqué,
26:03justement,
26:04avec des entreprises
26:05qui ont des niveaux de trésorerie,
26:06notamment en France,
26:10des niveaux de taux de défaut.
26:11Je ne parle pas
26:12des entreprises
26:13qui sont dans un indice crédit
26:14où, pour elles,
26:15tout se passe bien,
26:16mais il y a quand même
26:16une dichotomie très forte
26:17entre ces grandes entreprises
26:18pour qui tout se passe bien
26:19et les petites entreprises
26:21aujourd'hui
26:21qui sont quand même
26:22pénalisées par un environnement
26:23où il y a une demande
26:24très faible
26:24et aussi par les niveaux de taux.
26:27Et on voit un taux de défaut
26:29pour les petites entreprises
26:30qui est en train de monter.
26:31Donc oui,
26:33cette hausse des taux
26:34de la BCE,
26:35elle se justifie pour moi,
26:36c'est plutôt pour
26:38maintenir sa crédibilité,
26:39avoir les anticipations
26:41d'inflation qui restent ancrées,
26:42que les investisseurs
26:43soient très confiants
26:44sur le fait que
26:45la BCE va faire son job
26:47pour maintenir l'inflation
26:48à moyen terme à 2%.
26:50Mais c'est vrai
26:51qu'on peut s'interroger
26:51sur la nécessité
26:52de cette hausse de taux
26:53si on regarde
26:54les dynamiques
26:55sur le marché de l'emploi
26:56qui ne sont pas bonnes.
26:57On hausse du taux de chômage
26:58en France,
26:59même globalement,
27:00en Europe,
27:01il y a beaucoup moins
27:02de créations d'emplois.
27:03On va comparer
27:03à la dernière période
27:04à 2022
27:05où la BCE a commencé
27:06à monter ses taux.
27:07On crée entre 4 et 5 millions
27:08d'emplois,
27:09maintenant on est à 1.
27:10Si on regarde
27:11les croissances des salaires,
27:12on était à 4-5%.
27:13Maintenant,
27:14on est péniblement
27:15à 2%.
27:16Et si on regarde
27:18les niveaux de taux,
27:19ils sont complètement différents
27:20par rapport à 2022.
27:22En début 2022,
27:23on se le rappelle,
27:24quand la BCE a commencé
27:25à monter ses taux,
27:26le taux de dépôt
27:26de la BCE
27:27était en territoire négatif,
27:28à moins 0,5.
27:30Et les taux longs réels
27:31étaient en territoire négatif.
27:33Maintenant,
27:33les taux longs réels,
27:34pour moi,
27:35autour de 1,8%
27:36pour la France,
27:39on est sur des niveaux
27:40de taux longs réels
27:41qui sont,
27:41pour certains pays
27:43de la zone euro,
27:44sur des territoires restrictifs,
27:46pour la France et l'Italie.
27:47Donc,
27:48OK,
27:48on monte les taux,
27:49c'est plus pour une histoire
27:50de maintenir sa crédibilité,
27:52mais pour moi,
27:53voir véritablement
27:54un risque
27:55d'avoir
27:57un cycle inflationniste
27:58se mettre en place
27:59en Europe,
27:59je le trouve très faible.
28:00Et juste,
28:01en une minute,
28:02rappelez-nous le chiffre,
28:04si on est à 3%,
28:05un produit qui propose 3%,
28:07il faut combien d'années
28:08pour le doubler ?
28:09Plus de 20 ans,
28:09c'est ça ?
28:09Oui,
28:10il faut 24 ans.
28:1124 ans,
28:12donc ça doit vous inciter
28:13à chercher d'autres alternatives.
28:15C'est pour ça que,
28:15voilà,
28:16aujourd'hui,
28:17pour moi,
28:17je veux conclure,
28:18le plus grand risque
28:19que l'Europe puisse prendre,
28:20c'est de ne pas prendre de risques.
28:21Complètement,
28:22c'est très bien dit.
28:23Merci beaucoup,
28:23Valentin Lénouz,
28:24vous êtes responsable
28:25de la stratégie TAUCH
28:26au Lamundi Institute,
28:27toujours un plaisir
28:28de vous accueillir
28:29et c'est un sujet
28:30qui est extrêmement important.
28:31Effectivement,
28:31on se retrouve
28:32après une page publicitaire,
28:33on va voir le question-réponse
28:34et ensuite,
28:35quand le monde s'affole
28:36avec Mathieu Jolivet.
28:39Tout pour investir.
28:40La masterclass
28:41Christopher Dembic
28:42vous répond.
28:43La masterclass continue
28:44avec les questions-réponses.
28:45N'oubliez pas,
28:46vous pouvez nous poser
28:47vos questions sur mon compte X
28:48qui va s'afficher à l'écran.
28:49On va rentrer directement
28:50dans le vif du sujet.
28:52On a une première question
28:53qui a été posée par Stéphane
28:54concernant les niveaux
28:55de valorisation sur la tech.
28:57Le Nasdaq a enchaîné
28:58les records.
28:59À ses niveaux de valorisation,
29:00la tech américaine
29:01offre-t-elle encore du potentiel
29:03ou le risque de correction
29:04l'emporte-t-il sur l'opportunité ?
29:06Je suis ravi d'accueillir
29:07Jean-François Bay,
29:08directeur général
29:09de Bourses Offers,
29:10pour répondre à cette question
29:11qui est vraiment d'actualité
29:12puisqu'on le voit,
29:13ça revient assez régulièrement.
29:14Merci,
29:15merci Christopher.
29:16Effectivement,
29:17je pense qu'il faut distinguer,
29:18alors je n'ai pas
29:19de boule de cristal
29:20ou de,
29:20je ne suis pas
29:21analyse financière,
29:21donc je ne vais pas
29:22vous donner une conviction
29:23ou une recommandation,
29:24mais c'est important
29:25de regarder à la fois
29:26le court terme
29:27et le long terme.
29:27Quand on parle de Nasdaq,
29:29quand on parle de tech,
29:29quand on parle d'introduction
29:30en bourse,
29:31SpaceX,
29:32OpenAI,
29:32Anthropik,
29:33etc.,
29:34il faut distinguer
29:34le long terme,
29:35le super cycle
29:36sur la tech
29:37et les investissements
29:38du court terme
29:40et j'allais dire
29:40du microéconomique,
29:42valeur par valeur,
29:43pour se faire une idée.
29:46J'aime bien reprendre
29:47le point de vue
29:47sur le long terme
29:48d'Abby Cohen
29:49qui était un peu
29:49la prêtresse
29:50chez Goldman Sachs
29:51dans les années 90
29:52qui disait
29:55pour apprécier
29:55la valorisation
29:57d'une révolution industrielle,
29:58il y a trois éléments
29:59à intégrer,
30:00c'est l'innovation
30:01technologique sous-jacente,
30:03il faut une vraie innovation,
30:04il faut une éducation,
30:05une adoption,
30:06une diffusion
30:06de l'innovation
30:08en tant que telle,
30:08il faut un financement
30:10de ces innovations
30:11et retenir le fait
30:12qu'il y aura
30:13quelques gagnants
30:14au final,
30:15tout le monde
30:15ne sera pas vainqueur
30:16à la fin.
30:17On a en tête
30:18dans les années 2000
30:19le développement
30:20d'Internet,
30:22Facebook,
30:22c'est 2004 finalement
30:23donc c'est assez récent
30:25et effectivement
30:26on se disait
30:26tiens,
30:27il y a le bubble.com,
30:28le développement
30:28d'Internet
30:29donc forcément
30:30on a une innovation,
30:31forcément ça se développe,
30:32tout le monde
30:32commence à utiliser Internet
30:34puis après il y a la question
30:35de la valorisation
30:36entreprise
30:36par entreprise.
30:38Alors si on regarde
30:39quelques grands chiffres
30:40pour apprécier
30:41la valorisation aujourd'hui,
30:43on prend le ratio
30:44cours sur bénéfice,
30:45on est sur le marché américain
30:47autour de 22 fois
30:48les bénéfices attendus,
30:51c'est assez cher,
30:52ça fait plusieurs mois,
30:54j'allais dire plusieurs années
30:55mais en tout cas
30:55depuis 2023
30:56on a eu une accélération
30:57et un effet
30:59avec donc 22 fois
31:01les bénéfices,
31:032009 c'est à peu près
31:0410 fois,
31:0599 c'est plutôt 25 fois
31:07donc on voit
31:08qu'on est quand même
31:08dans la fourchette haute
31:09donc vous n'achetez pas
31:10le marché américain,
31:12pas cher en fait.
31:14Sur la tech spécifiquement,
31:15on est sur un PE
31:17de l'ordre de 26
31:17alors ça dépend
31:18si on prend le PE forward
31:19PE aujourd'hui
31:21donc entre 26 et 30,
31:2234 si c'est le PE
31:23sur les bénéfices aujourd'hui.
31:26Globalement
31:26par rapport à 99
31:27on était fois 50
31:29c'est-à-dire qu'on est
31:30deux fois moins cher
31:31entre guillemets
31:33où le 99
31:34était deux fois plus cher
31:35qu'aujourd'hui.
31:36En 99
31:37on se sentirait moins à l'aise
31:38on serait moins à l'aise
31:39même si c'est facile
31:40de refaire l'histoire
31:41mais quand même malgré tout
31:42donc quelque part
31:43on achète
31:43des sociétés tech
31:44qui ne sont pas si chers
31:46que ça
31:46surtout que la dynamique
31:47c'est plutôt des sociétés
31:48qui sortent des bénéfices
31:50on a vu encore
31:50au premier trimestre 2026
31:52la croissance des bénéfices
31:53aux Etats-Unis
31:54de l'ordre de 25%
31:55qui surprend un peu
31:56tout le monde
31:58et donc quelque part
31:59on achète cher
32:01mais ça ne s'est pas fait
32:02par une hausse des multiples
32:03ça se fait par une hausse
32:04de croissance des bénéfices.
32:06Donc on rentre
32:07sur des sociétés
32:08qui sont chères
32:09mais qui sont assez visibles.
32:10Le troisième élément
32:11c'est que sur la cote
32:12des marchés
32:12et c'est vrai aussi
32:13sur la tech
32:14on va avoir
32:15une dispersion très forte
32:16donc il y a
32:17beaucoup de valeurs
32:18très chères
32:19donc quand on regarde
32:20les PE supérieurs à 20
32:21on a aujourd'hui
32:22à peu près 50%
32:23de la cote
32:24qui est dans cet espace
32:26considéré comme
32:27plus chère
32:27ou très chère
32:28et on a à peu près
32:2912-13%
32:30qui sont sur des PE
32:31inférieurs à 10
32:32sur le marché américain.
32:34Donc en fait
32:34c'est un peu
32:36de l'eau très chaude
32:36et de l'eau très froide
32:37on fait ce marché
32:39qui est relativement chaud
32:40cette eau chaude
32:40eau tiède on va dire
32:41mais avec des sociétés
32:43qui sont carrément bouillantes
32:44donc on a
32:45je vous ai pris l'exemple
32:47des PE
32:47Tesla c'est 220
32:51Nvidia c'est 44
32:52Orat c'est 42
32:54AMD c'est 171
32:56en Europe
32:56ST Microélectronique
32:58c'est 55
32:58ASML c'est 50
33:00et Palantir par exemple
33:01c'est 160
33:02pour citer que ces valeurs-là
33:03donc on va avoir
33:04effectivement
33:05des investisseurs
33:06qui sont vraiment
33:08très orientés
33:08sur ces valeurs.
33:10Les quelques valeurs
33:11qui sont les plus chères
33:12je pense que c'est lié
33:13à l'intelligence artificielle.
33:15Clairement.
33:161980
33:17les années 80
33:18la digitalisation arrive
33:19donc c'est le PC
33:20c'est Microsoft
33:22Apple
33:222000
33:23je le disais
33:24Internet
33:252020
33:26intelligence artificielle
33:27c'est une vraie révolution
33:28qui coche les cases
33:29que j'évoquais tout à l'heure
33:31évoquées par
33:31Abikoen
33:34donc on a une vraie révolution
33:35qui se diffuse
33:37qui attire des capitaux
33:39Alphabet
33:40vient d'émettre
33:4185 milliards de dollars
33:42Warren Buffett
33:43a souscrit
33:44alors qu'il a
33:45400 milliards de cash
33:46en portefeuille
33:47donc comme quoi
33:48il est très soucieux
33:49des valorisations
33:49mais il souscrit
33:51à Alphabet
33:53Alphabet
33:53c'est
33:54180 milliards
33:55d'investissement
33:56cette année
33:56en intelligence artificielle
33:59donc de l'investissement
34:00du CAPEX
34:00180 milliards
34:01de cash flow
34:02opérationnel
34:03sorti
34:04sur
34:0512 mois
34:05donc c'est à dire
34:06que c'est une société
34:07qui est très rentable
34:08et qui se tourne
34:09qui continue à investir
34:11pourquoi ?
34:11parce qu'ils savent que
34:12the winner takes all
34:14il y aura quelques vainqueurs
34:15donc il faut se dépêcher
34:16et donc on voit cette course
34:17à la fois à l'innovation
34:19et au capitaux
34:20donc j'allais dire
34:21on est un peu dans un phénomène
34:23de
34:25j'avais un article de presse
34:26qui disait
34:27la tech siphonne
34:28l'épargne mondiale
34:30effectivement
34:30tout le monde se tourne
34:31vers cette intelligence artificielle
34:33puisqu'on a compris
34:34que c'était une vraie révolution
34:36et après du coup
34:37on voit
34:38les capitaux
34:39qui sont générés
34:41donc
34:41les IPO
34:42SpaceX
34:43OpenAI
34:44Anthropik
34:45on a cette course
34:46à cette ruée vers l'or
34:47oui finalement
34:47il faut regarder
34:48les niveaux de valorisation
34:49c'est ce que nous disions
34:50au mot de Rinalt
34:51en introduction
34:52vous avez une chaîne
34:53de valeur tellement large
34:54un palantir
34:55on peut s'interroger
34:56vous avez évoqué
34:56le ratio cours sur bénéfice
34:58un méta 23
34:58c'est plus à l'aise
35:00j'imagine quand même
35:01exactement
35:01et puis
35:02donc globalement
35:03si vous investissez
35:04vous savez que
35:05vous rentrez dans un marché
35:06un peu élevé
35:07mais il y a des raisons
35:08de cette valorisation
35:09c'est les marchés
35:10avec l'intelligence artificielle
35:11qui sont en forte croissance
35:1290% de la croissance américaine
35:15en 2026
35:15est tirée par l'intelligence artificielle
35:18alors que d'habitude
35:18c'est plutôt
35:19la consommation
35:20et j'allais dire après
35:21en tant qu'investisseur
35:23c'est intéressant
35:23de ne pas être obnubilé
35:25sur ces grandes valeurs
35:27essayer de penser
35:27de diversification de portefeuille
35:29et dans la ruée vers l'or
35:30j'aime bien dire
35:31qu'il y a aussi
35:31des vendeurs de pelles
35:32et de pioches
35:33donc on peut regarder aussi
35:34des valeurs comme orange
35:35par exemple
35:36qui dans les télécoms
35:38il y a plein de valeurs
35:39qui autour de ça
35:40vont adapter
35:41ce type de révolution
35:42qui profiteront
35:43de cette révolution
35:45et qui ne sont pas
35:46sur des niveaux
35:47de valorisation
35:47qui sont peut-être
35:48moins proches
35:49de ce trou noir
35:50que vous évoquez
35:51et que l'on évoque
35:52aujourd'hui
35:53avec ces méga IPO
35:54merci beaucoup
35:54Jean-François Bay
35:55directeur général
35:56de Bourses Offers
35:57pour ce panorama global
35:58qui nous a permis
35:59de voir aussi
35:59d'autres opportunités
36:00dernière question
36:01qu'on va aborder
36:02aujourd'hui
36:03c'est une question
36:04sur les ETF
36:05sur crypto
36:06de Matisse
36:07les ETF sur crypto
36:09se multiplient
36:10sont-ils vraiment
36:10une porte d'entrée
36:11moins risquée
36:12ou ne fait-on
36:13que redéplacer le risque
36:14et le couple
36:15rendement risque
36:15est-il plus intéressant
36:16qu'un investissement direct
36:18je suis ravi d'accueillir
36:18Paul Bureau
36:19vous êtes directeur
36:20de l'offre actif numérique
36:21à la banque de Lubac
36:23pour répondre à cette question
36:25bonjour à tous
36:26ravi d'être parmi vous
36:28alors
36:29pour répondre à cette question
36:31c'est effectivement
36:32une excellente question
36:32déjà je vais préciser
36:33on parle d'ETP
36:34un exchange traded product
36:36parce que les ETF
36:38sur crypto
36:38sont encore interdits
36:39en Europe
36:40donc un ETP Bitcoin
36:42on a pu voir Amundi
36:43qui en a lancé un récemment
36:44c'est évidemment
36:44pour les investisseurs
36:47une question
36:48on ne supprime pas
36:49le risque crypto
36:50évidemment
36:50ça procure une exposition
36:52par exemple
36:52un ETP Bitcoin
36:53vous procure
36:54le rendement
36:55du Bitcoin
36:56ça ne réduit pas
36:58le risque de marché
36:58ça réduit
36:59certains risques opérationnels
37:00et c'est là
37:01que ça devient très important
37:02ça démocratise l'accès
37:03évidemment
37:04puisqu'on peut les acheter
37:05sur un compte-titre ordinaire
37:06on peut donc intégrer
37:08un pay-off crypto
37:09dans une allocation patrimoniale
37:11et puis la fiscalité
37:12et le reporting
37:13sont familiers
37:14on connaît tous
37:15ces instruments-là
37:16c'est quelque chose
37:17que dans une gestion patrimoniale
37:19les français maîtrisent très bien
37:20en revanche
37:21ce qu'il faut bien comprendre
37:22c'est qu'on échange
37:22un risque
37:23contre un autre
37:24un ETP crypto
37:26on ne retire pas
37:27le risque crypto
37:28mais on échange
37:28un risque technologique
37:30contre un risque financier
37:31je précise
37:32dans la crypto
37:33le principal
37:35frein à l'accès
37:36ça a toujours été
37:37de comment est-ce que
37:38je détiens mes cryptos
37:40il y a cette phrase
37:40dans la crypto
37:41vos clés
37:42vos cryptos
37:43donc est-ce que moi
37:44investisseur
37:45je vais devoir me créer
37:45ce qu'on appelle
37:46un wallet bitcoin
37:47pour acheter le bitcoin
37:49à quelqu'un
37:49et venir le déposer
37:50sur mon wallet
37:51avec ce risque
37:52de hack potentiel
37:53ce risque de perte de clé
37:55et tous les autres risques
37:56à faire
37:56l'ETP lui
37:57il échange
37:59ce risque
38:00technologique
38:01et même opérationnel
38:02avec un risque financier
38:04puisque du coup
38:04vous dépendez
38:05de la solidité
38:07de la solution
38:08de custodie
38:09de celui
38:10qui vous fournit l'ETP
38:11comment on est vigilant
38:12justement à cet égard
38:13sur cet aspect
38:15c'est là que c'est
38:16très intéressant
38:16oui c'est très intéressant
38:18et je pense que
38:19l'Europe
38:20là-dessus
38:20a fait un grand pas
38:21en avant
38:21avec la réglementation
38:22de MICA
38:23puisqu'elle a imposé
38:24beaucoup de normes
38:25très élevées
38:25évidemment
38:27on connaît l'Europe
38:28mais de normes
38:29de solidité
38:30de ces solutions-là
38:31et d'auditabilité
38:33et j'insiste
38:34quand même là-dessus
38:34vous avez énormément
38:36d'ETP
38:36qui circulent
38:37mais il faut quand même
38:38se poser la question
38:39de derrière
38:40comment les bitcoins
38:41qui fournissent
38:42la performance
38:43de cet ETP
38:43sont détenus
38:44et avec quel niveau
38:45de solidité
38:46vous allez avoir
38:47des dépositaires
38:48qui ont une licence MICA
38:50qui sont reconnus
38:51comme solides
38:52et qui pourront
38:53vous obtenir
38:54une garantie
38:54de sécurité maximale
38:56de détention
38:56de ces bitcoins
38:57c'est très important
38:58de garder ça en tête
38:59sur le site de l'AMF
39:01j'imagine qu'on peut retrouver
39:02ou la CPR
39:03exactement
39:03vous avez compris
39:04le site de l'AMF
39:06et de la CPR
39:07vous donneront
39:08les bonnes solutions
39:09qui sont
39:10les bonnes sociétés
39:11qui sont en mesure
39:12de faire la détention
39:13de ces bitcoins
39:14dans les règles
39:16de l'Europe
39:16je pointe quand même
39:18quelque chose
39:18qui est important
39:19on a beaucoup
39:20d'ETP américains
39:21qui sont distribués
39:23en France
39:23gardez en tête
39:24que ici
39:25vous rajoutez un risque
39:27géopolitique potentiel
39:28parce que
39:28qu'est-ce qui empêcherait
39:29quelqu'un de l'autre côté
39:30de l'Atlantique
39:31de se réveiller un matin
39:32et de dire
39:32en fait vous savez quoi
39:33ces bitcoins
39:34ils sont à moi
39:37donc il n'y a pas
39:37de cadre réglementaire
39:38à cet égard
39:39le cadre réglementaire
39:41est plutôt diffus
39:42on va dire
39:43voilà
39:43c'est plus diffus
39:45il y a moins de sécurité
39:46que quelque chose
39:46qui serait entièrement
39:47dans les clous
39:48et dans les règles
39:49d'un produit
39:50qui aurait été émis
39:51par un émetteur européen
39:52avec une solution
39:53de détention
39:54dans les clous
39:54de Mika
39:55comme par exemple
39:56le TP d'Amundi
39:57sur le bitcoin
39:58qui a été lancé
39:59avec le dépositaire
40:00qu'à CIS
40:01sauf erreur
40:02je crois que Mika
40:03est en phase de révision
40:04c'est ça
40:04est-ce qu'on a de la visibilité
40:05ou c'est juste
40:06le stade des consultations
40:07à ce stade
40:08alors il y a des consultations
40:09parce qu'il y a
40:10plusieurs éléments de Mika
40:11qui ont dégradé
40:13la compétitivité
40:14des solutions crypto
40:15en Europe
40:16notamment au niveau
40:16des ratios imposés
40:18sur les banques
40:18sur les outils crypto
40:19mais Mika
40:20rentre en vigueur
40:21le 30 juin 2026
40:23donc demain
40:25pour tous les acteurs français
40:27il y a déjà
40:28des deadlines
40:28qui sont passés
40:29en Europe
40:30donc quelqu'un
40:31qui vous fournit
40:32un service crypto
40:32se doit d'avoir Mika
40:35à partir du 30 juin 2026
40:37il y aura
40:37une deuxième version de Mika
40:38puisque Mika
40:39n'avait volontairement
40:40pas regardé
40:41et abordé
40:41tout ce qu'on appelle
40:42la finance décentralisée
40:43les poules de liquidités
40:45et autres choses
40:45n'ont pas été abordés
40:46par Mika
40:47et c'est dans ce cadre
40:47qu'il y a aussi
40:48des consultations
40:50qui sont faites
40:50avec les acteurs européens
40:52Parfait
40:53merci beaucoup
40:53Paul Bureau
40:54vous êtes directeur
40:55de l'offre actif numérique
40:56à la banque de Libac
40:57on se retrouve maintenant
40:58pour quand le monde s'affole
41:01tout pour investir
41:02la masterclass
41:03quand le monde s'affole
41:06bonjour Mathieu
41:07bonjour Christopher
41:07alors je crois qu'aujourd'hui
41:08on allait parler du forum
41:09de Saint-Pétersbourg
41:11qui intervient
41:12dans un contexte un peu particulier
41:13bien évidemment
41:14oui le forum de Saint-Pétersbourg
41:16c'est le Davos
41:17de Vladimir Poutine
41:19qui se tient donc à Saint-Pétersbourg
41:21il a ouvert mercredi
41:23alors quelques heures
41:23avant son ouverture
41:24vous avez eu une salve
41:25de drones ukrainiens
41:27qui ont frappé
41:28des sites militaires
41:29et des sites pétroliers
41:30juste à côté
41:31de Saint-Pétersbourg
41:32donc en fait
41:33ça c'est un symbole
41:35géopolitique fort
41:36parce que
41:37Vladimir Poutine
41:38il fait
41:39il veut faire
41:40de Saint-Pétersbourg
41:41de ce forum
41:42une vitrine mondiale
41:44et ça s'est ouvert
41:47le principal aéroport
41:48de Saint-Pétersbourg
41:49a dû fermer
41:50pendant quelques heures
41:51juste avant
41:52l'ouverture du forum
41:53et le forum
41:54s'est ouvert
41:55avec au loin
41:55à l'horizon
41:56et bien
41:57des fumées
41:58de ces drones
41:59qui s'étaient écrasés
42:00sur ces sites
42:01juste à côté
42:02et donc symboliquement
42:03les ukrainiens
42:05montrent quoi
42:05montrent
42:06qu'ils peuvent frapper
42:06le portefeuille de la Russie
42:08au moment où s'ouvre
42:09son Davos russe
42:10ça montre aussi
42:11la vulnérabilité
42:13quelque part
42:14de la Russie
42:15ils en voient symboliquement
42:16ils disent
42:16on peut toucher
42:18tous les endroits
42:19où va Vladimir Poutine
42:20et puis ça montre
42:22cette capacité
42:23donc des drones ukrainiens
42:24à frapper loin
42:24et à amener
42:25la guerre
42:26dans le quotidien
42:27des Russes
42:28puisque la technologie
42:30et l'agilité
42:31et la résilience
42:33des Ukrainiens
42:33font qu'ils ont réussi
42:35à monter en compétence
42:36sur ces drones
42:37qui aujourd'hui
42:38peuvent frapper
42:38n'importe où
42:39n'importe quand
42:40donc ce n'était pas
42:40vraiment ce symbole
42:41que Vladimir Poutine
42:42voulait à l'ouverture
42:44de ce forum
42:45oui je le rappelle
42:46sur l'émission
42:47de mémoire
42:48de la semaine dernière
42:49vous avez évoqué en détail
42:50l'industrie des drones
42:51donc si vous souhaitez
42:51la revoir
42:52sur le segment
42:53quand le monde s'affole
42:55on se souvient
42:55il y a quelques années
42:56de ça
42:56notamment avant
42:57la Crimée
42:58le forum de Saint-Pétersbourg
42:59c'était plutôt très couru
43:00il y avait beaucoup
43:01de responsables européens
43:02etc.
43:03qui y allaient
43:03et qui va désormais
43:04à ce forum
43:05dans le contexte particulier
43:06et bien là
43:06vous avez 130 pays
43:07qui sont représentés
43:08mais aucune délégation
43:10officielle
43:10d'un pays
43:11de l'Union Européenne
43:13ni du Royaume-Uni
43:14vous avez surtout
43:14l'Arabie Saoudite
43:16qui est emmenée
43:18par le ministre
43:20de l'énergie
43:20ils ont un pavillon
43:21avec Saoudi Aramco
43:23de plus de 400 mètres carrés
43:24qui est là-bas
43:24vous avez le numéro 2 chinois
43:26vous avez des délégations
43:28qui sont assez significatives
43:29importantes
43:29qui viennent d'Inde
43:30de l'Asie
43:31du Moyen-Orient
43:32d'Afrique
43:33d'Amérique latine
43:34en fait quelque part
43:35je regardais le panorama
43:36des personnes présentes
43:38et vous avez un petit peu
43:39la photo de Tianjin
43:40lors du sommet
43:41de Xi Jinping
43:42début septembre dernier
43:43on en avait longuement parlé
43:44où c'est finalement
43:46la photo
43:47de tous les pays
43:49qui se rangent
43:50derrière la Chine
43:51et qui représentent
43:52cet ordre alternatif
43:55à l'Occident
43:56là où aujourd'hui
43:57se concentre
43:57le gros
43:59de la dynamique mondiale
44:01et qui pèse
44:02quasiment plus de
44:02de la moitié
44:03de l'humanité
44:05donc voilà
44:06ça c'est le
44:06ça c'est le profil
44:07des personnes
44:08des délégations
44:10qui sont là-bas
44:10j'ai vu aussi
44:12deux choses intéressantes
44:14c'est
44:15il y a
44:16alors ça c'est pas officiel
44:17mais vous avez une délégation
44:19de l'AFD
44:20du parti d'extrême droite
44:21allemand
44:22qui est en ce moment là-bas
44:23ils y sont allés
44:24avec des entreprises
44:25donc ça c'est quelque chose
44:27qui fait polémique
44:27depuis trois jours
44:28tous les médias allemands
44:29je crois l'AFD
44:30exactement
44:31ils sont en train
44:31de monter en puissance
44:32et en fait
44:33l'AFD
44:34vont sur place
44:35ils plaident
44:36pour une diplomatie pacifique
44:37ils plaident
44:38pour le retour
44:39à une énergie
44:40bon marché
44:40et fiable
44:41en provenance
44:42de Russie
44:42et vous avez hier
44:43un député
44:44de l'AFD
44:45qui publiait des photos
44:47avec sa poignée de main
44:48avec le patron
44:49de Gazprom
44:50qui lui
44:51a arboré
44:51sur sa boutonnière
44:52le Z
44:53qui est le symbole
44:55de l'invasion
44:57de l'opération spéciale
44:58de Poutine
44:59donc de l'invasion russe
45:00en Ukraine
45:01voilà
45:01donc en Allemagne
45:02il y a une polémique
45:03avec des politiques allemands
45:04qui dénoncent
45:05une prosternation
45:06devant un criminel
45:07de guerre
45:08et puis
45:09l'autre délégation
45:10que je trouve intéressante
45:11à regarder
45:12c'est une délégation
45:13américaine
45:13qui pour le coup
45:14est officielle
45:15c'est Vladimir
45:16c'est Donald Trump
45:21c'est Donald Trump
45:24qui a envoyé
45:24un émissaire
45:27qui s'appelle
45:27bah oui
45:28en fait là
45:29je suis en train
45:29de vous parler
45:29des nouveaux empereurs
45:31de la délégation
45:32menée par Rodney Cook
45:33lui c'est un proche
45:34de Donald Trump
45:34j'ouvre une petite parenthèse
45:36mais Rodney Cook
45:37ça quand je parle
45:38des empereurs
45:38les symboles impériaux
45:39qui pleuvent en ce moment
45:40aux Etats-Unis
45:40c'est assez dingue
45:41et en fait
45:42Rodney Cook
45:43aujourd'hui
45:43c'est le président
45:44de la commission
45:45des beaux-arts
45:45aux Etats-Unis
45:46et ce qui s'est passé
45:48c'est que récemment
45:50Donald Trump
45:50a viré
45:51toute la commission
45:53des beaux-arts
45:53américaines
45:54pour la remplacer
45:55par son ami
45:56du premier cercle
45:57Rodney Cook
45:58et six membres
45:59qui sont
46:00tous
46:02loyaux
46:02envers Donald Trump
46:04dans la foulée
46:05il a présenté
46:06ses plans
46:08architecturaux
46:08notamment
46:09pour commander
46:10une arche de triomphe
46:12qui doit faire
46:1326 mètres de plus
46:14que celle
46:14que Napoléon
46:15avait commandé
46:16à Paris
46:17ce sera
46:17l'arche de triomphe
46:18de Trump
46:19qui sera
46:20la plus grande
46:20du monde
46:21avec une opposition
46:22publique massive
46:23aux Etats-Unis
46:24mais cette commission
46:25acquise à sa cause
46:26qui bien sûr
46:28lui a donné
46:29un feu vert
46:29sachant qu'en amont
46:30il avait signé
46:31un décret
46:31dans le bureau ovale
46:33Donald Trump
46:33un décret
46:34qui vise à rendre
46:35plus belle
46:36l'architecture
46:37à Washington
46:38et lui
46:38est vraiment fan
46:39de tout ce qui est classique
46:40avec des colonnes
46:41du marbre etc
46:41il veut s'inspirer
46:43de l'architecture
46:44que voulaient les pères fondateurs
46:45George Washington
46:46Thomas Jefferson
46:47qui eux s'inspiraient
46:48de la Rome antique
46:49et de la Grèce
46:51donc on en est
46:52je referme la parenthèse
46:53mais c'est lui
46:53ce président
46:54de la commission des Beaux-Arts
46:55qui est en ce moment
46:56à Saint-Pétersbourg
46:58symboliquement
46:58c'est pour dire à Portine
46:59je t'envoie un proche
47:01et on va parler
47:02d'un domaine ensemble
47:03qui est un domaine
47:05un peu réservé
47:05qui est celui de la culture
47:06qu'il faut préserver
47:08malgré les différents
47:09qu'on peut avoir
47:10voilà
47:11donc c'est un symbole géopolitique
47:12quand même assez fort
47:13Quels sont les sujets
47:14dont on parle en ce moment
47:15à Saint-Pétersbourg ?
47:16Alors ça
47:17j'ai été regarder le programme
47:18c'est assez intéressant
47:20c'est trois jours de conférences
47:21dans un grand centre de conférences
47:22il y a même un des espaces
47:23qui s'appelle
47:24l'âme de la Russie
47:25il y en a un qui s'appelle
47:26il y a toute une conférence
47:27qui s'appelle
47:28comment renouer
47:28avec une trajectoire
47:29de croissance économique durable
47:30dans un contexte
47:32d'incertitude mondiale
47:33il y en a une autre
47:34sur comment faire
47:34un protectionnisme intelligent
47:37sans abîmer la concurrence
47:38ça ça m'a fait penser
47:39ça pourrait être des conférences
47:40n'importe où dans le monde
47:40Oui et alors celle-là
47:41elle fait écho à un sujet
47:42dont je vous avais déjà parlé
47:44c'est juste pour qu'on ait en tête
47:45un peu l'ambiance économique
47:46qu'il peut y avoir en Russie
47:47qu'on ne distingue pas forcément ici
47:50Vladimir Poutine a pris
47:51il n'y a pas très longtemps
47:52une mesure protectionniste
47:54pour taxer
47:56les importations
47:56de voitures chinoises
47:59alors que c'est son principal allié
48:01parce qu'il a ouvert son marché
48:02vous savez qu'il a pivoté
48:03avec les sanctions occidentales
48:04il a pivoté vers l'Inde et la Russie
48:06qui lui rachètent son énergie
48:07donc il a ouvert son marché forcément
48:09à l'Inde et à la Chine
48:12sauf que la Chine
48:13en fait les constructeurs chinois
48:16ça a été un tsunami de voitures
48:17sur le marché russe
48:18résultat les constructeurs automobiles russes
48:20ont dû pour la plupart
48:21mettre la clé sous la porte
48:22ou sont en difficulté
48:23si bien que Vladimir Poutine
48:25se retrouve à prendre
48:25des mesures protectionnistes
48:26contre la Chine
48:27donc voilà ça c'est un des sujets
48:28qui est mis en avant
48:29et il y a alors là
48:30il faut quand même que je mette en avant
48:31la journaliste Alice Barbier
48:32qui est là-bas sur place
48:33pour les échos
48:34qui a signé un papier passionnant
48:36on est vraiment une petite souris là-bas
48:38et elle nous raconte
48:39qu'il y a vraiment
48:39deux écoles qui s'affrontent en ce moment
48:41lors d'économiques
48:43dans ce forum de Saint-Pétersbourg
48:46il y a deux lignes qui s'affichent
48:48il y en a une où c'est vraiment
48:49les faucons
48:50avec une table ronde
48:52qu'elle relate
48:53laquelle elle a assisté
48:56là-dessus il y avait
48:57cette table ronde
48:58un oligarque ultra conservateur
49:00qui était avec Andrei Berzukov
49:02Berzukov
49:02Andrei Berzukov
49:03c'est un ancien colonel
49:04du renseignement extérieur russe
49:07c'est lui qui a inspiré
49:08le personnage du héros
49:10dans la série
49:10formidable
49:11The Americans
49:12donc il a été en fait
49:13le bureau des légendes
49:14il s'est infiltré en tant qu'américain
49:15pendant 30 ans là-bas
49:16et aujourd'hui
49:17il est conseiller
49:18de Gazprom
49:20et il assistait
49:21à cette table ronde
49:22et lui
49:23il est plutôt partisan
49:25de
49:25il ne faut pas avoir peur
49:27de l'option nucléaire
49:28la guerre avec l'Ukraine
49:29ça va durer 20 ans
49:30et ça va impacter au moins
49:31deux générations
49:33il prône l'annexion
49:34d'Odessa et de Kiev
49:35et toute l'économie russe
49:36doit être au service
49:36de cette guerre
49:37et puis il y a une autre ligne
49:38qui est beaucoup plus critique
49:41qui est représentée
49:42notamment par le président
49:43de la banque de développement russe
49:45qui s'appelle
49:45Igor Shouvalov
49:47et qui lui
49:49met en garde
49:49contre le retour
49:50du dirigisme d'Etat
49:52en Russie
49:53voilà
49:53donc lui
49:54il est en train de dire
49:55attention
49:56on est dans une période de guerre
49:58où tout est au service
49:59de l'Etat
49:59et quelque part
50:00il faut qu'on se pose
50:01la question de savoir
50:03est-ce que
50:04dans une période post-guerre
50:06on va continuer
50:07et finalement revenir
50:08à des pratiques
50:10à une doctrine soviétique
50:11où tout est au service
50:12de l'Etat
50:12ou si au contraire
50:14il faut s'inspirer
50:16de méthodes plus libérales
50:17qui nous viennent
50:17des Etats-Unis
50:18et d'ailleurs
50:18il y a une des tables rondes
50:19qui est intitulée
50:22c'est quelque chose
50:23comme
50:24quel modèle
50:25pour l'ingénierie
50:25faut-il regarder
50:26ce que font
50:27les Américains
50:28et il parle
50:29de l'hémorragie
50:30des ingénieurs russes
50:31en ce moment
50:32et il se pose la question
50:33de savoir
50:33dans la course à l'IA
50:34et la technologie
50:35qu'est-ce qui est le plus efficace
50:37un dirigisme d'Etat
50:38ou un modèle
50:39de start-up
50:40à l'américaine
50:41et ça renvoie
50:42et je termine là-dessus
50:42à un sujet
50:43dont on avait parlé
50:44au début de l'année
50:44qui est un ancien chef
50:45d'état-major
50:46de l'armée russe
50:47qui avait signé
50:47une doctrine passionnante
50:49dans une revue
50:50liée au Kremlin
50:50et où il expliquait
50:51que ce qu'on apprend
50:53de l'Ukraine
50:53c'est que désormais
50:56quelle que soit
50:56la taille du pays
50:57ou d'une armée
50:58l'armée qui aura
50:59le plus de puissance
51:00de calcul
51:01sera l'armée
51:02qui prendra
51:03le dessus sur l'autre
51:04donc c'est ça
51:05en fait la brique essentielle
51:06et donc la question
51:07des ingénieurs
51:08et de la technologie
51:09est aussi au cœur
51:10des débats économiques
51:11de ce forum
51:12de Saint-Pétersbourg
51:13passionnant comme toujours
51:14en particulier
51:14sur un thème
51:15qui est assez peu couvert
51:16vous le disiez
51:17les échos ont écrit dessus
51:18mais c'est vrai que la presse
51:19en général en France
51:19n'a pas été revoquée
51:20à part vous également
51:21c'est le seul que j'ai vu
51:22où on est vraiment
51:23où ils ont pu suivre
51:24finement les débats
51:25et l'ambiance sur place
51:26voilà donc c'est
51:27passionnant de voir
51:28les débats économiques
51:29qui peuvent émarger
51:30en ce moment en Russie
51:30Merci beaucoup Mathieu
51:32on se retrouve la semaine prochaine
51:33pour un autre segment
51:34quand le monde s'affole
51:35et maintenant l'agenda
51:36vous l'avez sûrement deviné
51:38on va parler
51:38Banque Centrale Européenne
51:40Tout pour investir
51:42la masterclass
51:43à surveiller
51:46Je vous l'ai dit
51:46ça va être essentiellement
51:47la Banque Centrale Européenne
51:48en termes de focus
51:49pour la semaine prochaine
51:50tout simplement
51:51qu'est-ce qui va se passer
51:52aucun doute
51:53la Banque Centrale
51:54va augmenter son taux de directeur
51:55de 25 points de base
51:56quasiment tous les membres
51:58du conseil des gouverneurs
51:59ont fait le job
52:00ils ont annoncé
52:01très très clairement
52:01et notamment les Allemands
52:02qui ont un peu plus de poids
52:03dans le processus décisionnel
52:04qu'on va passer
52:05d'un taux dépôt
52:06de 2% à 2,25%
52:08mais l'enjeu est ailleurs
52:10l'enjeu c'est surtout
52:11de savoir
52:11comme le marché l'anticipe
52:12qu'on pourrait avoir
52:13une deuxième hausse de taux
52:15potentiellement au mois de septembre
52:16donc on passera
52:16un taux dépôt à 2,50%
52:18c'est peut-être beaucoup
52:19quand on sait qu'a priori
52:21sauf mauvaise surprise
52:22on est sur l'inflation
52:23qui est transitoire
52:24mais en tout cas
52:24ce ne sera pas la première
52:25Banque Centrale
52:26à augmenter ses taux
52:27puisqu'on en a déjà eu
52:2813 qui l'ont fait
52:29pas toutes
52:29en cause du fait
52:32de la guerre en Iran
52:32mais pour la plupart
52:33en tout cas
52:34c'était le sujet
52:35et voici l'agenda
52:36aussi du côté d'Antoine
52:38pour lundi
52:39et oui effectivement
52:40tout pour investir
52:42on ne chôme pas
52:42il y a beaucoup de sujets
52:43on va parler de la transmission
52:45vous savez
52:45on en a un petit peu parlé
52:46les semaines précédentes
52:48démographiquement
52:48et du point de vue
52:49des cycles économiques
52:50on s'achemine vers
52:51un grand cycle
52:52de transmission
52:53notamment de transmission
52:54Valentin et nous
52:55on nous en parlait justement
52:56ça s'appelle
52:57la grande transmission
52:58ils appellent ça comme ça
52:59et donc comment profiter
53:01des dispositifs
53:02du pacte du trade
53:03notamment
53:03qui peuvent aider
53:04dans ce sens là
53:04on verra tout ça
53:06dans le placement
53:07à suivre lundi
53:07et puis je ne sais pas
53:09si vous avez gardé
53:09vos cartes Pokémon
53:10quand vous étiez petit
53:12un peu trop vieux
53:14pour les cartes
53:14comme Pokémon
53:15ah c'est vrai
53:16c'est un peu comme moi
53:17j'ai raté le
53:18enfin bref
53:19si vous êtes concerné
53:20sortez vos classeurs
53:21on a l'expertise
53:22de la maison Agut
53:23dessus
53:23ça peut prendre
53:25une valeur absolument
53:26colossale
53:26on va faire un petit peu
53:28le point sur les cartes
53:29qui ont le plus de valeur
53:30les plus échangées
53:31avec les spécialistes
53:32de la maison Agut
53:33et d'ailleurs l'auteur
53:34d'un livre très complet dessus
53:35Pierre-Louis Price
53:36qui sera avec nous
53:37merci beaucoup Antoine
53:38merci à tous
53:39merci pour votre fidélité également
53:41vous pouvez nous réécouter
53:42sur toutes les plateformes
53:43de BFM Business
53:44très bon week-end
53:45maintenant
53:46place aux experts de l'IMO
53:47tout pour investir
53:50la masterclass
53:51sur BFM Business
Commentaires