- il y a 5 mois
Tout pour Investir, la masterclass. Entretien exclusif, signaux faibles sur les marchés, décryptage géopolitique et toutes vos questions. Une émission qui démystifie l’économie. Un regard expert avec Christopher Dembik.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:05BFM Business, tout pour investir, la masterclass Christopher Denbik.
00:09Bonjour à tous, bienvenue dans cette nouvelle masterclass, je suis Christopher Denbik et je vais vous aider à épargner, à
00:15naviguer dans ces marchés financiers qui sont un peu compliqués.
00:18Aujourd'hui on va notamment essayer de regarder ce qui se passe du côté de la situation française, on commence
00:22à avoir des signaux un peu inquiétants, notamment le taux de chômage qui augmente.
00:25Est-ce qu'il faut paniquer ? Est-ce que ça va avoir un impact durable ou est-ce que
00:28finalement c'est plutôt un épiphénomène ?
00:30Et en deuxième partie d'émission, on va discuter concernant les effets de levier, notamment les ETF à effet de
00:36levier qui commencent à être de plus en plus croissants, notamment de la part des particuliers.
00:39Est-ce que c'est intéressant d'en avoir en portefeuille ou est-ce que c'est plutôt dangereux ?
00:43On verra ça en deuxième partie d'émission.
00:45Tout pour investir, la masterclass, c'est parti !
00:49Tout pour investir, la masterclass, les signaux faibles.
00:53On commence cette première section avec vraiment un signal faible puisqu'on va parler en fait du Coca-Cola, du
01:00Coca-Cola Zéro.
01:01Alors attention, ça va être plutôt juste pour illustrer un fait majeur au niveau des chaînes d'approvisionnement.
01:06Juste avant, je vais vous présenter notre invité pour répondre à cette question, notamment Florian Elpo en charge de la
01:13macroéconomie chez Lombard Audier.
01:15Bonjour, je vais juste mettre à plat le scénario. On a eu notamment des annonces de la part de l
01:21'Inde.
01:21L'Inde qui annonce qu'on a une pénurie de Coca-Cola Zéro. Alors attention, en Inde, on est sur
01:26des canettes qui sont faites en aluminium.
01:28Pour faire tout le discours concernant cet aspect-là, bien évidemment, on renoue avec la question du détroit d'Hormuz
01:35et de ce fameux blocage.
01:36Quasiment 8% de l'aluminium mondial passe habituellement par le détroit d'Hormuz.
01:42Et bien évidemment, grosso modo, pour vous donner un ordre de grandeur, on a à peu près 100 millions de
01:47canettes Coca-Cola qui sont vendues, Coca-Cola Zéro qui sont vendues au niveau mondial.
01:51Ça veut dire que derrière cela, vous devez avoir à peu près chaque jour 1 400 tonnes d'aluminium.
01:56J'aimerais juste vous faire rebondir concernant ce fait d'hiver qui est finalement assez symptomatique de la situation actuelle.
02:02Est-ce que par exemple, on peut avoir comme en Inde ce risque de pénurie du côté européen ?
02:07Et puis plus globalement, bien évidemment, derrière cela, la question c'est où est-ce qu'on en est au
02:10niveau des déstabilisations des chaînes d'approvisionnement ?
02:13Est-ce que l'Europe, finalement, l'impact du côté européen est plutôt plus faible que ce qui a été
02:17anticipé il y a encore quelques semaines ou quelques mois de cela ?
02:21Bonjour Christophe, bonjour à tous et merci de me recevoir.
02:24Alors, signal faible, signal faible, j'en suis pas si certain.
02:26C'est-à-dire que ce à quoi on est confronté dans l'exemple que vous citez, c'est l
02:31'une des nombreuses manifestations de ce qu'une économie globalisée peut produire
02:38lorsqu'elle se détourne de la globalisation et se retrouve face à des chocs qui la ramènent vers ce qu
02:44'on appelle la régionalisation.
02:45C'est-à-dire le fait qu'on se rende compte progressivement, qu'on ne peut plus vivre dans une
02:49économie où les coûts sont optimisés
02:52et on vit dans une économie où on doit justement maintenir des stocks, on doit justement avoir des attitudes qui
02:57sont, disons, moins optimisatrices,
03:00quelque part, des coûts de production et plus axées sur la résilience, sur la capacité d'absorption, en fait, de
03:05ces chocs.
03:06Donc, il est difficile d'évaluer la durée.
03:09Alors, on a beaucoup parlé de l'Europe, on a beaucoup parlé de l'Asie dans ce choc.
03:15On a mentionné plusieurs fois que l'Inde, la Chine est très exposée justement à cette pénurie, d'abord, de
03:21matières énergétiques, premier élan.
03:23Et puis là, on le découvre également, un effet sur la production d'aluminium, l'acheminement de l'aluminium.
03:29Côté Europe, on a là beaucoup mieux diversifié.
03:31Vous le savez comme moi, on a autant de bouteilles plastiques que de canettes aluminium.
03:37Donc, je pense que le maître mot là-dedans, dans les placements de vos auditeurs, comme dans la gestion, finalement,
03:44des chaînes d'approvisionnement,
03:46c'est la diversification des partenaires, premier élément.
03:49Et le deuxième élément, c'est de comprendre que maintenant, on est face à une logique de bloc,
03:52et que cette logique de bloc, elle doit ramener, justement, une forme d'autodépendance,
03:58de mettre fin aux grandes interdépendances pour pouvoir, justement, faire face à ces chocs de façon locale plutôt que globale.
04:07On voit l'exemple d'aluminium et un exemple parmi tant d'autres,
04:10puisqu'effectivement, on s'est un peu rendu compte tardivement que le détroit d'Hormuz était essentiel pour une mire
04:14de choses,
04:14au-delà de l'aspect purement énergétique, et bien sûr, les engrais.
04:17On a quelques annonces qui sont positives du côté énergétique,
04:20puisqu'on voit que notamment, l'Arabie Saoudite arrive à faire circuler une grande partie du pétrole
04:25qui passait habituellement, en tout cas du côté de l'Arabie Saoudite, au niveau du détroit d'Hormuz,
04:29qui circule via le pipeline Est-Ouest.
04:31On a aussi des signaux des Émirats Arabes Unis.
04:33Donc, sur le pétrole, on commence à voir qu'il y a une toute petite éclaircie,
04:37même si, bien sûr, les prix restent très clairement élevés au niveau du beryl de pétrole.
04:40Sur tout ce qui est métaux, composants industriels ou encore engrais,
04:44on a quand même l'impression que le pire du choc reste à venir,
04:47parce que là, il n'y a pas vraiment de route alternative,
04:50notamment, bien sûr, du côté des engrais.
04:51Donc, en termes macroéconomiques, est-ce que c'est justement un danger
04:56qu'on doit analyser potentiellement, par exemple, à partir de la deuxième partie d'année ?
04:59C'est là qu'il y aura le vrai impact, notamment en termes d'inflation ?
05:03L'idée, c'est vraiment de réfléchir à ce que l'inflation peut signifier,
05:06en fait, pour le monde de l'investissement.
05:08C'est un peu le raccourci classique.
05:10C'est de se dire, est-ce que le choc inflationniste qui pourrait venir…
05:14Donc, l'inflation, c'est quoi ?
05:15L'inflation, c'est la progression globale du niveau des prix.
05:18Lorsqu'on parle d'élévation du prix du pétrole,
05:20on ne parle pas encore d'inflation,
05:21puisque c'est une seule des matières premières qui voit son prix progresser.
05:24Ça, c'est un élément important à garder en tête.
05:26La question, c'est à quel moment on voit l'ensemble des prix progresser ?
05:29D'abord, quand l'ensemble des matières premières sont affectées.
05:32Donc, une progression des prix des métaux est justement à craindre,
05:36parce qu'elle va se combiner, en fait, avec la progression du prix de l'énergie.
05:40Et dans les zones où l'activité économique est la plus forte,
05:43elle peut ensuite se muter en une véritable inflation.
05:45Maintenant, est-ce qu'on est en 2021-2022,
05:48à un moment où il a fallu que les taux d'intérêt en réaction à l'inflation
05:53passent de 0% à 5% pour caricaturer ?
05:56Probablement pas.
05:57Mais néanmoins, ça signifie que si en début d'année,
06:00on anticipait nos banques centrales et nos marchés obligataires
06:04comme profitant de vents favorables,
06:07aujourd'hui, la situation a clairement changé.
06:09Il va être difficile d'imaginer que les taux banques centrales baissent rapidement.
06:13Il va être difficile d'imaginer que les taux longs baissent rapidement.
06:16Alors, c'est une mauvaise nouvelle globale,
06:17mais c'est une mauvaise nouvelle de second rang.
06:20C'est-à-dire que la croissance économique va plutôt quand même bien au niveau mondial.
06:23Mais, mais, mais, on est aujourd'hui très dépendant de nos conditions de financement.
06:28On veut investir, par exemple, dans l'intelligence artificielle.
06:32Et ces investissements-là, ils vont demander des capitaux.
06:35Et ces capitaux vont venir à un coût plus important
06:37qui vont dégrader la profitabilité de ces projets.
06:39Mais, encore une fois, ce qui compte dans ces projets,
06:41c'est la demande bien plus que le coût de financement.
06:44Néanmoins, ça dégrade, si vous voulez,
06:46à la marge, les perspectives pour le reste de l'année.
06:50C'est une évidence.
06:51Plus les situations perdurent, plus les taux vont rester élevés.
06:54Et plus le coût économique, et en termes de profit, va se préciser.
06:59On n'en est pas encore là,
07:00mais progressivement, ce qui semble se dessiner,
07:02de l'inflation qui amène des taux plus élevés,
07:05qui érode en partie les profits.
07:07Alors, notamment sur les taux courts,
07:08parce que vous évoquiez les banques centrales,
07:10et je poserai cette question aussi à mon invité suivant,
07:13Philippe Wechter.
07:14On voit qu'il y a des signaux de plus en plus limpides,
07:17en tout cas envoyés par la Banque Centrale Raine européenne,
07:19et ce ne serait d'ailleurs potentiellement pas la seule,
07:21à augmenter les taux directeurs au mois de juin.
07:23On serait plutôt, si c'est le cas, sur une action préventive.
07:26Comment vous jugez cela ?
07:27Est-ce que chez Lombardier aussi,
07:28vous anticipez une hausse de taux,
07:30voire potentiellement plusieurs,
07:32pour lutter contre les pressions inflationnistes ?
07:35Je pense que le plus important dans cette question,
07:37c'est finalement de se dire,
07:39est-ce que ça doit avoir une importance
07:40pour le monde de l'investissement ?
07:43Alors ça, on a une,
07:44si la Banque Centrale augmente cette hausse,
07:46mine de rien, elle rend le placement
07:49en investissement monétaire de court terme
07:51plus attractif,
07:52dans un moment où le niveau de valorisation des actions
07:55est quand même assez élevé,
07:56quand vous regardez les multiples.
07:58Est-ce qu'on s'attend à un nombre important
08:00de hausses de taux ? Non.
08:01Est-ce qu'on est encore une fois en 2021-2022,
08:04où les hausses de taux détruisent tout sur leur passage ?
08:06Non plus. Pourquoi ?
08:08Parce que ce sont des ajustements à la marge,
08:10et ce n'est pas un saut des taux de territoire négatif
08:15aux alentours de 3 à 4 %,
08:17ou pour les États-Unis, de 0 à 5 %.
08:19Donc oui, quelques hausses de taux,
08:21probablement du côté européen,
08:23surtout si la Banque Centrale européenne
08:25fait preuve de dogmatisme,
08:26pas de hausses de taux côté Amérique,
08:29là où on aura plutôt un principe de réalisme.
08:32Il reste dans cette équation,
08:33une inconnue qu'il est difficile d'évaluer,
08:35c'est l'impact des gains de productivité.
08:37On parle beaucoup d'IA en termes d'emploi,
08:40beaucoup d'IA en termes de profit,
08:41de progression des marchés,
08:42mais il faut se souvenir que c'est aussi
08:43une source de productivité,
08:45et la productivité est une force désinflationniste puissante.
08:49Vous la voyez quand même plutôt du côté américain,
08:51aujourd'hui en termes de mesures,
08:52plus que probablement du côté européen, j'imagine ?
08:56Alors absolument,
08:57d'après nos calculs,
08:58on pourrait avoir une contribution de la productivité
09:02à la croissance américaine en 2026
09:04de l'ordre de 1%.
09:05Et ça, historiquement,
09:06ça rogne 0,8% d'inflation historiquement également.
09:09Donc vous voyez,
09:10c'est une force puissante,
09:11mais qui est entourée d'incertitudes,
09:14notamment dans sa mesure
09:15et dans sa transmission à l'économie réelle,
09:17puisqu'on parle vraiment justement
09:19de ce mélange économie réelle, économie nominale.
09:24Merci beaucoup Florian Elpau,
09:25vous êtes en charge de la macroéconomie
09:27chez Lombard-Rodier,
09:28et on se retrouve dans un instant
09:29avec Philippe Wester,
09:30que je vais bien sûr aussi interroger
09:32sur cette question de hausse des taux
09:33par les banques centrales.
09:36Tout pour investir,
09:37la masterclass sur BFM Business.
09:41Rendez-vous sur BFM Business, Sandra Gondouin.
09:44BFM Crypto, le club,
09:45je vous donne rendez-vous tous les jours à 15h
09:47pour parler des dernières actus
09:48de bitcoin, de crypto-monnaie,
09:50de contexte politique, économique,
09:52de fiscalité, de réglementation.
09:54Et tous les jeudis également,
09:55on répondra à toutes les questions
09:56que vous vous posez sur les crypto-monnaies.
09:58BFM Crypto, le club,
10:00avec Sandra Gondouin,
10:01du lundi au jeudi à 15h sur BFM Business.
10:03Ce programme est à retrouver à la demande
10:05en podcast sur l'appli BFM Business
10:07et sur les plateformes de streaming.
10:10Tout pour investir,
10:12la masterclass, l'entretien.
10:14On se retrouve pour le grand entretien
10:16avec Philippe Wester,
10:17je suis toujours ravi de vous accueillir en plateau.
10:18Vous êtes chef économiste
10:19chez Ostroom Asset Management.
10:21Avec Lombard Audier,
10:23j'évoquais bien évidemment
10:23les futures hausses ou potentielles hausses de taux
10:25de la part des banques centrales plus exactement.
10:27J'aimerais avoir un peu votre sentiment,
10:28notamment du côté de la BCE.
10:30On voit qu'on a de plus en plus de signaux
10:31qui sont un peu distillés
10:33au marché, via la presse, etc.
10:35sur le fait qu'il y aurait peut-être
10:36une hausse des taux préventives.
10:38Quel est votre scénario ?
10:38Est-ce que ce serait d'ailleurs une erreur
10:39si ça se mette à réaliser ?
10:40On fait souvent la référence
10:42à Jean-Claude Trichet en 2011.
10:45Est-ce que vous attendez finalement
10:46à ce qu'il y ait vraiment des hausses de taux
10:47de la part des banques centrales,
10:48notamment côté zone euro ?
10:49Alors la question sur le comportement,
10:52la stratégie de la BCE est de savoir si elle perçoit
10:55le choc énergétique comme temporaire ou permanent.
11:00Si on considère que les prix du baril vont rester autour de 90 dollars
11:06dans les prochains mois,
11:09eh bien je pense qu'il faut réfléchir
11:11à ce qu'avait fait la Bundesbank en 1973.
11:14En 1973, contrairement à ce qu'avait fait
11:17la Banque de France, la Fed ou la Banque d'Angleterre,
11:20la Bundesbank avait dit
11:21« Attention, il y a un risque d'inflation
11:24et moi je vais adapter une stratégie
11:27plus restrictive que les autres. »
11:30Et ça s'était traduit par des écarts d'inflation
11:32absolument considérables.
11:33La France avait eu entre fin 1972 et fin 1983
11:3711% d'inflation par an,
11:39l'Allemagne 4,9%.
11:41Ça s'était traduit sur les taux longs
11:43par des taux d'intérêt allemands
11:46beaucoup plus bas que les taux d'intérêt français
11:47parce qu'il n'y avait pas de prime d'inflation.
11:49Alors je ne dis pas qu'on est dans la même situation,
11:52mais je pense que c'est un cadre
11:54dans lequel on doit s'interroger.
11:56Parce que la question du prix du pétrole élevé,
12:01la question de la façon dont
12:03la dynamique du marché du pétrole
12:05va évoluer dans les prochains mois,
12:07on n'en sait rien.
12:08On voit bien même la réunion
12:11entre Donald Trump et Xi Jinping
12:13sur la question de l'Iran
12:15est restée très mystérieuse.
12:18Donc on ne peut pas faire l'hypothèse
12:21que demain matin c'est terminé.
12:23Et donc on voit effectivement
12:24quand on regarde les taux d'inflation
12:26en France, en zone euro ou aux Etats-Unis
12:29que la composante énergétique
12:31est celle qui aujourd'hui progresse très vite.
12:33Mais on constate aussi que dans les transports,
12:37pour l'aviation par exemple,
12:40la situation est en train de changer.
12:43Et donc il y aura forcément des effets
12:45de contagion.
12:48Et est-ce que la BCE doit rester neutre
12:52par rapport à ça ou pas ?
12:53C'est une question et il nous semble
12:56qu'il est important qu'elle soit active
12:59sur cette question et qu'elle ne laisse pas
13:01les choses se passer.
13:03Parce qu'effectivement,
13:05on peut avoir un débouclement
13:07du détroit d'Hormuz demain matin,
13:10et ce serait bien d'une certaine manière.
13:13Mais on ne peut pas spontanément
13:15faire cette hypothèse.
13:16Et qu'est-ce que doit faire
13:17la Banque centrale dans ces situations ?
13:19Eh bien elle doit gérer l'incertitude.
13:21Et pour gérer l'incertitude,
13:23elle doit réduire son risque.
13:25Et elle ne veut pas se retrouver
13:26prise à défaut
13:28dans un mois, deux mois, trois mois
13:30avec un taux d'inflation
13:31qui s'est un peu emballé.
13:33parce qu'on voit que le prix
13:35des engrais a augmenté,
13:40les prix alimentaires vont probablement
13:41avoir des pressions à la hausse.
13:43La BCE ne veut pas se retrouver
13:45prise à défaut.
13:47Et donc elle devra très certainement
13:49remonter ses taux d'intérêt.
13:51La question est différente aux États-Unis
13:55parce qu'il y a de l'inflation
13:56plus élevée qu'en Europe,
13:58mais il y a un nouveau patron de la Fed
14:02qui lui a envie de baisser les taux.
14:04Et donc c'est une question
14:06de savoir qui l'emportera.
14:09Est-ce que c'est la dimension
14:10plus politique de Kevin Walsh
14:12ou est-ce que c'est les questions
14:14d'inflation ?
14:15Est-ce que c'est la problématique
14:16du marché du travail
14:17qui n'est pas si en forme que cela ?
14:20Ou est-ce que l'inflation gagnera aussi ?
14:25La question est beaucoup plus ouverte
14:27aux États-Unis qu'elle ne l'est
14:28me semble-t-il en Europe.
14:30Oui parce qu'on voit que du côté américain
14:32en tout cas au sein du FOMC,
14:34il n'y a pas un gros débat sur le fait
14:35est-ce qu'on va augmenter les taux ?
14:36C'est plus est-ce qu'on est neutre
14:39ou est-ce qu'on va éventuellement les baisser ?
14:41Côté zone euro,
14:41si on comprend votre raisonnement,
14:43vous nous dites grosso modo
14:44en termes de messages,
14:45certes on voit qu'il y a des routes
14:46alternatives qui se mettent en place
14:47même au niveau du pétrole,
14:49mais le prix ne baisse pas pour autant.
14:50C'est-à-dire qu'il y a toujours
14:50cette inflation
14:51et qu'il y aura éventuellement
14:52d'autres couches.
14:53Les engrais,
14:54je parlais de l'aluminium,
14:55juste un exemple aussi anodin
14:57avec les canettes,
14:58mais à un certain stade
14:59les industriels vont impacter cela.
15:00Est-ce que vous avez une crainte
15:01que l'inflation devienne
15:02un peu plus structurelle ?
15:03C'est-à-dire,
15:04j'ai compris que vous validez
15:06le scénario d'une hausse
15:06de taux préventive,
15:07entre guillemets,
15:08mais est-ce qu'il y a un risque
15:09que ce soit structurel ?
15:10Moi je pense que l'inflation
15:13sera durablement supérieure à 2%.
15:15On a cette cible à 2%.
15:18Depuis le début de la zone euro,
15:20on est un peu en dessous
15:21quand on regarde la moyenne.
15:22La moyenne française est à 1,7%.
15:24Donc on est un peu en dessous.
15:26Je pense qu'on sera un peu au-dessus.
15:27Pourquoi ?
15:28Eh bien parce que dans cet environnement,
15:31on voit les entreprises
15:33réallouer leurs actifs.
15:35Elles ont besoin de concentrer,
15:39de relocaliser leur production.
15:42On voit que les gouvernements
15:43ont cette volonté aussi.
15:45On l'a vu avec
15:46l'Inflation Reduction Act aux États-Unis,
15:48avec les droits de douane.
15:49C'est la même logique.
15:51C'est venez produire chez moi.
15:53L'Europe a des entreprises
15:55qui vont vouloir produire localement.
15:58Et ces phénomènes créent des frottements.
16:03Et ça fera un peu plus d'inflation.
16:05Alors, on ne sera pas aux 7-8%
16:08qu'on avait eus en 2022,
16:09mais potentiellement,
16:11on va avoir une inflation
16:12un petit peu plus élevée.
16:14Et donc, les banques centrales
16:16devront réfléchir un peu autrement
16:18à la façon dont elles gèrent
16:21leur politique monétaire,
16:22avec éventuellement une discussion.
16:24Mais ça, c'est un peu prématuré,
16:26même si on sait qu'il y a des réflexions
16:28autour de cela,
16:29sur est-ce que la cible doit rester à 2% ?
16:32Avec une autre question,
16:34qui est si la cible bouge,
16:36est-ce qu'elle doit bouger
16:37de la même façon partout ?
16:38Il y avait eu un papier de Blanchard
16:40il y a deux ans,
16:41à l'été 2024, je crois,
16:45dans les échos,
16:46disant que la BCE
16:47pourrait être amenée
16:48à mettre une cible à 3%.
16:52Jason Furman,
16:53qui était le chef des économistes
16:55d'Obama à la Maison Blanche,
16:57avait fait un papier
16:58dans le Wall Street Journal
16:59disant que ça pourrait être
17:004% aux Etats-Unis.
17:01Comment on gère cette situation
17:03d'augmentation des cibles
17:05et de cibles différenciées ?
17:07Ça, c'est une question
17:09posée aux économistes.
17:10Oui, qui peut poser
17:11vraiment aussi des écarts,
17:13y compris dans les taux de rendement.
17:14Exactement.
17:14Donc, il y a plein de situations
17:15sur les marchés.
17:16Vous avez évoqué, effectivement,
17:17cette vision d'avoir une inflation
17:19un peu plus élevée,
17:20plus durablement.
17:20Et j'aimerais qu'on évoque
17:22un peu la France,
17:23comme je l'avais dit en introduction.
17:24C'est quand même compliqué.
17:26Alors, déjà, premier point,
17:28je pense être tendanciellement négatif
17:29sur la France.
17:30Donc, peut-être que vous allez être
17:31un peu plus équilibré que moi.
17:32Mais j'ai le sentiment
17:33qu'avec une inflation,
17:34effectivement,
17:35qui sera tendanciellement
17:36plus élevée que les 2 %,
17:37une croissance française
17:38qui me paraît quand même très faible.
17:40On peut débattre
17:40du niveau de la croissance potentielle.
17:42C'est plus ou moins proche
17:43de 1 % en fonction des estimations.
17:45En tout cas,
17:45la croissance va chuter cette année.
17:47On a des indicateurs
17:47qui sont quand même
17:48un peu inquiétants.
17:50Est-ce qu'on n'est pas
17:50sur un phénomène
17:51de paupérisation
17:52de l'économie française ?
17:53C'est-à-dire qu'il y a
17:54toujours ce sentiment,
17:55on parle beaucoup,
17:55par exemple, Mistral,
17:56des investissements dans l'IA,
17:58etc.
17:58Mais sur les chiffres
17:59aujourd'hui qu'on obtient,
18:00malgré tout,
18:01ça reste quand même
18:01très compliqué
18:02d'avoir un redémarrage.
18:04La problématique
18:04de l'économie française,
18:05quand on regarde
18:06sur une période
18:07un peu longue,
18:08c'est que c'est une économie
18:10très diversifiée.
18:12C'est un avantage considérable.
18:14On voit l'Allemagne
18:15souffrir fortement
18:17dans son industrie.
18:18L'avantage de la désindustrialisation,
18:20c'est qu'on est un peu moins pénalisé.
18:23Mais dans le même temps,
18:25on constate que l'économie française
18:27a beaucoup de mal
18:28à rebondir.
18:29C'est-à-dire qu'on voit bien
18:30la tendance
18:32à autour de 1%
18:33de croissance potentielle.
18:35On ne va pas jouer
18:35à la décimale près.
18:38Mais on a du mal
18:39à imaginer
18:40qu'elle puisse
18:40se caler sur 2%,
18:42par exemple.
18:43Tout à fait.
18:43Et donc,
18:44ça veut dire que,
18:46globalement,
18:47faisons l'hypothèse
18:48qu'elle restera
18:49autour de 1%.
18:50Ça pose des tas
18:52de questions
18:52sur
18:54quelle incitation
18:55il y a à investir,
18:57comment on investit,
18:58quel gain de productivité
19:00on va avoir,
19:00quelle dynamique de l'emploi.
19:02Et puis,
19:03se pose la question
19:04de la répartition aussi,
19:06parce qu'il y a des jeunes,
19:08il y a des vieux.
19:09On sait,
19:09il y a eu tout un débat
19:10autour du budget
19:11sur
19:12comment on alloue
19:14les ressources
19:15entre
19:15ceux qui travaillent
19:17et ceux qui sont retraités.
19:18Est-ce que ceux
19:20qui travaillent
19:21vont avoir
19:22toujours la même
19:23acception
19:24de ce partage ?
19:27Il y a tout un tas
19:28de questions
19:28qui sont posées
19:29par une croissance
19:32relativement faible.
19:33Et donc,
19:34ce qui est très surprenant,
19:36c'est que,
19:37finalement,
19:38les économistes
19:39débattent de cela,
19:41s'interrogent,
19:42mais ça n'est pas
19:43quelque chose
19:44qui rentre
19:45dans la sphère
19:46publique.
19:47Oui,
19:47on le voit,
19:47le débat politique,
19:48c'est complètement absent,
19:50quasiment.
19:50c'est sûr.
19:50Absolument.
19:51La question économique
19:52est finalement
19:53assez peu posée.
19:55Il y a juste
19:57Boris Vallaud
19:58qui dit
19:58qu'il faut
19:59démarchéiser
20:00une grande partie
20:01de l'économie.
20:01Vous en pensez quoi,
20:02justement ?
20:02Je suis très sceptique
20:03quand même
20:03sur cette vision,
20:04puisque vous évoquez
20:05le sujet.
20:06La question de l'économie,
20:09c'est avant tout
20:10une question d'incitation.
20:13Et vous allez
20:15dans tel secteur,
20:16vous développez
20:16tel élément,
20:17parce que vous avez
20:19des incitations
20:19à le faire.
20:22Qu'est-ce que c'est
20:23que démarchéiser ?
20:25Ça peut ressembler,
20:26alors je n'ai pas lu
20:27le livre de Boris Vallaud,
20:29donc je ne ferai pas
20:31de procès
20:32ou quoi que ce soit,
20:32mais ça ressemble
20:33un peu à la question
20:34des nationalisations
20:35qu'il y avait eue
20:37en 1981.
20:38Et on s'était aperçu
20:40à l'époque
20:40que ça n'était pas
20:42une bonne idée.
20:43Donc,
20:45retirer des signaux
20:49très tangibles
20:50de prix,
20:52de demandes,
20:52etc.,
20:53pour gérer
20:55la situation,
20:56c'est compliqué.
20:57On peut avoir
20:58d'ailleurs un contre-exemple
20:59à partir de quel moment
21:01l'économie chinoise
21:02s'est-elle développée
21:04des réformes
21:05de Deng Xiaoping
21:06de 1978
21:07qui a ouvert
21:09l'économie
21:09aux signaux
21:10de marché,
21:11de prix,
21:12de demandes,
21:13etc.
21:13Et donc,
21:15c'est une option,
21:17une optique
21:18qui paraît
21:19un petit peu
21:20vieillotte
21:20et qui,
21:22historiquement,
21:24n'a pas franchement
21:24fonctionné.
21:25Oui,
21:26je suis complètement
21:26aligné,
21:27sans surprise.
21:29J'ai deux autres sujets
21:30que je voulais aborder
21:31avec vous,
21:31un sujet très court terme
21:32puisque vous avez
21:32dézoomé sur la croissance
21:34économique française.
21:35Je vais vous faire réagir
21:36par rapport à un son
21:37d'Anthony Morley
21:38Lavidali,
21:39qui est économiste
21:39chez Rix et Côte,
21:40qui est très pessimiste,
21:42en tout cas avec un vrai
21:43biais baissier
21:43pour l'économie française
21:44à court terme.
21:45Donc, je vous laisse
21:45écouter et réagir ensuite.
21:48L'économie française
21:49ne se porte pas très bien
21:50à l'entrée dans le conflit
21:52ou en tout cas,
21:52quand on va voir
21:53les pleins effets du choc.
21:54Si le conflit,
21:55on ne trouve pas d'issue
21:56très rapide,
21:56on va connaître
21:57les trimestres récessifs,
21:59probablement.
21:59Alors, pas forcément
22:00d'une ampleur
22:01déraisonnablement négative,
22:02mais quand même
22:03probablement récessive.
22:04Donc, ça peut être
22:05une récession technique.
22:06Pour l'instant,
22:06on voit bien
22:07sur l'ensemble de l'année,
22:08la prévision
22:09qui était de 0,9
22:10du gouvernement.
22:11Je pense qu'aujourd'hui,
22:12on est plutôt en centrale
22:13à 0,7,
22:14on va dire,
22:14quand on recale le T1.
22:16Donc, on est toujours
22:17dans le positif
22:18en moyenne annuelle,
22:19mais on sent bien
22:20qu'on perd des dixièmes
22:20de points de croissance,
22:22j'allais dire,
22:23mois après mois,
22:24à mesure qu'on voit
22:24les effets se propager.
22:27Alors, j'ai quand même
22:28un doute sur le risque
22:30récessif cette année,
22:31en tout cas.
22:32Quelle est votre opinion ?
22:34Quand on regarde
22:35les enquêtes du mois d'avril,
22:37on voit que l'économie
22:38a plongé.
22:40Là-dessus,
22:41il y a une rupture,
22:42à la fois à l'échelle française
22:44et à l'échelle européenne.
22:45Donc, ça,
22:46c'est une source
22:47de préoccupation
22:47parce qu'on est bien,
22:48nous, intégrés
22:49dans l'économie européenne.
22:51Donc, si les Allemands,
22:52les Italiens ou d'autres
22:53vont moins bien,
22:54on sera pénalisés.
22:56Le risque...
22:57Alors, on attend
22:58les données de mai.
23:01C'est le problème
23:02des économistes.
23:03ils attendent toujours
23:03la donnée qui va arriver.
23:06Mais, globalement,
23:07quand on regarde
23:08la situation,
23:12on a du mal
23:13à imaginer
23:14que pour le deuxième
23:16et pour le troisième
23:17trimestre,
23:18on soit...
23:22On va imaginer
23:23qu'on ne sera pas
23:24très différents de zéro.
23:25Alors, on peut être
23:26un peu négatif,
23:27on peut être un peu positif,
23:30mais on n'aura pas
23:31une récession brutale.
23:33Non, certainement pas.
23:34Mais, on doit être...
23:36On doit imaginer
23:37que la croissance française
23:40va être autour de zéro,
23:42avec un risque
23:43probablement un peu plus fort
23:45que celui...
23:46que l'autre
23:47d'être un peu négatif.
23:48Donc, voilà.
23:49C'est pas...
23:50Il n'y a pas de drame.
23:51On n'est pas dans
23:51une situation de drame,
23:54mais on a une...
23:57on n'aura pas
23:58de situation favorable.
24:00Le point, quand même,
24:01associé à cela,
24:02c'est que si, effectivement,
24:03la croissance
24:06ralentit fortement,
24:07ce sera le cas
24:07par rapport
24:08à ce qui était attendu,
24:10on va avoir
24:10un vrai problème budgétaire.
24:12Le 5%
24:12ne sera pas tenu.
24:14Et...
24:15Après, ce que j'ai cru comprendre,
24:16Bercy ne souhaite pas
24:17un projet de loi rectificatif,
24:18ça va être compliqué, quand même.
24:19Ça va être compliqué.
24:20Et ça va être compliqué
24:21dans la durée,
24:21parce que l'année prochaine,
24:24on a une élection présidentielle.
24:26Quel est le candidat
24:28qui va faire une campagne
24:29sur une politique budgétaire
24:30plutôt restrictive ?
24:32Ça veut dire que
24:32la première...
24:34On aura probablement
24:35pour l'année prochaine
24:36une loi de finances neutre.
24:38Mais ça veut dire que
24:39on va peut-être
24:41commencer à regarder
24:42les choses sérieusement
24:43en 2028.
24:44Ça repousse.
24:45On est toujours dans la...
24:47On reporte systématiquement.
24:49Et là,
24:51le choc de croissance
24:52qu'on va avoir
24:53n'est pas un bon signal.
24:55À la fois pour la capacité
24:58à gérer le déficit public
24:59et sur le niveau de la dette.
25:02Ça, c'est une vraie source
25:04de préoccupation
25:05et qui ne va pas toucher
25:08que la France.
25:08L'Italie sera pareille.
25:10L'Allemagne va...
25:11Malgré son plan de relance,
25:13a pas une économie aussi
25:17brillante
25:18qu'on pourrait imaginer.
25:19Donc, l'Europe
25:21a une vraie question
25:25d'autonomie de croissance
25:27qui est posée
25:28et qu'il faut...
25:29À un moment donné,
25:30il va falloir réagir
25:31par rapport à cela.
25:32On avait vu qu'après 2022,
25:34il y avait eu beaucoup
25:35d'investissements
25:36dans le renouvelable
25:37pour gagner en autonomie.
25:39On peut espérer
25:40que ce phénomène
25:41se renouvelle
25:43et gagner
25:44quelques pourcentages
25:46de non-dépendance
25:49au pétrole
25:49ou au gaz.
25:50C'est un enjeu fort.
25:51Très rapidement,
25:52parce qu'on n'a que deux minutes
25:53avant la page publicitaire,
25:55c'est un long sujet,
25:56mais je sais que vous savez faire bref.
25:58Sur l'IA,
25:59si nos téléspectateurs regardent,
26:01vous allez voir un visuel
26:02qui va s'afficher à l'écran,
26:03qui est une enquête d'Eurostat
26:04qui montrait justement
26:05que la France
26:05était un peu dans le ventre mou
26:06en termes d'utilisation de l'IA
26:08dans l'éducation.
26:09J'aimerais vous faire réagir
26:10sur ce sujet.
26:11On parle beaucoup d'IA,
26:12y compris sur cette antenne.
26:14On voit qu'il y a eu aussi
26:15Mistralia
26:15qui a été interrogé
26:16au niveau du Parlement.
26:16Mais la réalité,
26:18est-ce que ce n'est pas
26:20un peu beaucoup de communication
26:21et aujourd'hui,
26:21ça ne se voit pas dans les chiffres.
26:23Ce n'est pas en tout cas
26:23ce qui va nous sauver
26:24par rapport à tous les défis budgétaires
26:25que vous avez énoncés.
26:27Je suis désolé,
26:27vous avez peu de temps pour répondre,
26:28mais en tout cas,
26:30de manière succincte.
26:31Alors, il y a deux choses.
26:32Un,
26:33moi, mon sentiment
26:34est que l'IA
26:35est probablement
26:36ce qui peut synthétiser
26:37toutes les innovations
26:38qu'on a eues
26:39depuis une trentaine d'années.
26:40Et à vous être,
26:41enfin,
26:43le choc
26:44technique,
26:45technologique
26:46qui va générer
26:47des gains de productivité.
26:48Sortir de la fameuse phrase
26:49de Solo,
26:50il y a des ordinateurs partout,
26:51sauf dans les statistiques
26:52macroéconomiques.
26:53Ça, c'est une première chose.
26:54Mais,
26:55dans le même temps,
26:56il faut que
26:57l'investissement
26:58soit robuste.
27:00Il faut que
27:01les individus
27:05investissent
27:05et utilisent
27:06l'IA.
27:07Donc,
27:07il y a toute une procédure
27:09à avoir
27:10qui prend du temps,
27:11qui prend des moyens
27:12considérables.
27:13Et donc,
27:14il faut qu'on aille
27:15très très vite.
27:16Ce qu'on ne fait pas,
27:17le rapport Draghi
27:19a plus d'un an et demi
27:20maintenant
27:20et ça n'a pas
27:22bougé les choses
27:23de façon spectaculaire.
27:25Donc,
27:25il faut qu'on se dépêche,
27:26qu'on fasse les choses,
27:27qu'on ne regarde pas Mistral
27:28en disant
27:29on est vraiment des génies.
27:31Mistral,
27:32c'est très bien.
27:33Je suis d'accord avec vous,
27:34je vois ce que vous voulez dire.
27:35Mais,
27:36il faut qu'il y ait
27:37dit Mistral
27:37à l'échelle européenne.
27:39Il faut qu'on génère
27:40un écosystème,
27:41ça demande des moyens,
27:42ça demande une volonté,
27:44ça demande des allocations,
27:46des choix
27:47faits à l'échelle politique,
27:49aussi bien en France
27:50qu'en Europe.
27:51Et pour l'instant,
27:52on va un petit peu doucement.
27:54Parfait timing,
27:55je ne sais même pas
27:56si vous avez vu,
27:56mais c'est excellent
27:57comme d'habitude
27:58et surtout très lumineux.
27:59Merci beaucoup
28:00Philippe Wechter
28:01d'être venu.
28:01Vous êtes chef économiste
28:02chez Ostrom Asset Management.
28:04On se retrouve
28:05en seconde partie.
28:05On va discuter notamment
28:07sur les ETF à effet de levier.
28:09On voit qu'il y a une demande
28:09croissante de la part
28:10des investisseurs,
28:11notamment des particuliers.
28:12Est-ce qu'il faut être
28:12un peu prudent à cet égard ?
28:13On reviendra aussi
28:14sur les échanges
28:15entre Trump et la Chine.
28:17Vous l'avez déjà
28:18un peu évoqué.
28:19Beaucoup de communication,
28:20mais qu'est-ce qui a été
28:21signé concrètement ?
28:22Quelles sont les avancées ?
28:23On se retrouve
28:24en seconde partie.
28:26Tout pour investir.
28:27La masterclass
28:28Christopher Dembic
28:29vous répond.
28:30On se retrouve
28:31pour le questions-réponses.
28:32Bien sûr,
28:33comme chaque semaine,
28:33n'hésitez pas
28:34à nous poser vos questions
28:35sur mon compte X.
28:36On y répondra
28:37le vendredi qui suit.
28:38On a eu plusieurs questions,
28:39notamment sur l'or
28:40ou encore sur les ETF.
28:41Je le disais.
28:42Passons d'abord
28:43à la question de Florian
28:44sur l'or.
28:45C'est vrai qu'on en a
28:46beaucoup parlé
28:46dans cette émission.
28:47En début d'année,
28:48tout le monde prédisait
28:49une envolée de l'or.
28:50Pourtant,
28:51sur les trois derniers mois,
28:52l'once d'or est en repli.
28:53Comment on explique cela ?
28:55Il y a eu plusieurs phénomènes
28:56qui ont joué.
28:57Il y a un phénomène
28:57qui est extrêmement important.
28:59C'est tout simplement
28:59qu'au mois de mars,
29:00on a eu le choc
29:01de la guerre en Iran.
29:02Beaucoup de banques centrales,
29:04notamment de la part
29:04des pays émergents,
29:05je le rappelle,
29:06les banques centrales émergentes
29:07sont celles qui achètent
29:08quand même tendanciellement
29:08le plus d'or,
29:10ont été contraintes
29:10de vendre de l'or en net.
29:13Lorsqu'on regardait
29:14les flux en mensuel,
29:15on avait des ventes nettes d'or,
29:16ce qui est effectivement
29:17très rare.
29:18Mais le point qui est important,
29:19on n'a pas bien sûr
29:20encore les données
29:21pour le mois d'avril,
29:22c'est que ces ventes nettes d'or
29:23par les banques centrales
29:24des pays émergents,
29:25c'est déjà survenu
29:26par le passé,
29:27ça arrive de temps en temps,
29:28ce n'est jamais une tendance
29:29de long terme.
29:30Et en l'occurrence,
29:31c'est surtout pour réagir
29:32à un choc.
29:32Et bien sûr,
29:33l'or qui a été vendu
29:34dans la plupart des cas
29:35a été surtout utilisé
29:36pour soutenir les monnaies.
29:38Donc on parle vraiment
29:38de pays émergents
29:40à cet égard.
29:41Quand on regarde
29:42en termes de flux,
29:43parce que vous le savez,
29:43dans cette émission,
29:44on met souvent en avant
29:45que les flux sont extrêmement
29:46importants à surveiller
29:47pour anticiper
29:48ou en tout cas suivre
29:49les évolutions de prix,
29:50tout comme les rachats d'actions.
29:51On en parlait
29:51il y a quelques semaines
29:52de cela encore dans l'émission.
29:53En termes de flux,
29:54au mois d'avril,
29:55on a en revanche
29:55les données pour les particuliers
29:57parce que même si les particuliers
29:59ne sont pas une force motrice
30:00en termes de formation des prix,
30:02quand on a en face
30:03soit des fonds spéculatifs,
30:04soit des banques centrales,
30:05on a vu que les particuliers
30:06continuent d'acheter massivement
30:08de l'or,
30:08notamment via des ETF
30:09qui sont adossés à l'or.
30:11On a un peu plus
30:12de 6,6 milliards de dollars
30:13qui ont été achetés
30:14au niveau de l'or
30:15juste sur le mois d'avril.
30:16Donc la tendance reste
30:17quand même très nettement
30:18toujours haussière
30:19et même si ça reste compliqué
30:21bien sûr en termes
30:22de cibles de prix,
30:23il faut être très franc,
30:23les cibles qui sont données
30:24sur les prix sont un peu
30:26aux doigts mouillés
30:26mais en termes de tendance,
30:27on voit très nettement
30:28que sur l'or,
30:29ça reste tendanciellement haussier,
30:31particuliers,
30:32fonds spéculatifs,
30:33banques centrales,
30:33notamment des pays immergents,
30:35tendanciellement ont plutôt
30:36tendance à acheter de l'or
30:37et j'insiste encore une fois,
30:39on le dit souvent
30:39dans cette émission,
30:40ce n'a pas vocation
30:41à être une valeur refuge
30:43par rapport aux risques géopolitiques
30:45ou encore via l'inflation,
30:47c'est tout simplement
30:47que vous avez aussi
30:48beaucoup d'investisseurs
30:49aujourd'hui
30:50qui cherchent à diversifier
30:51leur portefeuille,
30:52l'or en fait partie.
30:53Deuxième question,
30:54une question de Clémentine
30:55qui concerne
30:57les plateformes d'investissement
30:58et l'essor également des ETF.
31:01La plateforme d'investissement
31:03que j'utilise
31:03propose de plus en plus
31:04d'ETF à effet de levier,
31:07alors est-ce que c'est
31:07une bonne idée ?
31:08On avait parlé
31:09dans une émission précédente
31:10sur le fonctionnement
31:11de l'effet de levier,
31:12vous en souvenez,
31:12c'est que vous investissez
31:13avec un capital
31:14qui est moindre
31:15que ce que vous avez,
31:16donc effectivement
31:16parfois un effet de levier
31:17fois deux en règle générale,
31:19vous avez 100 euros,
31:20je caricature,
31:21vous investissez avec 200.
31:22Alors c'est positif
31:23lorsque le marché
31:23est tendanciellement haussier,
31:24on le voit aujourd'hui
31:25notamment sur les marchés actions,
31:28on a une très très bonne résistance,
31:29mais on peut avoir
31:30aussi des contre-coûts
31:31et le problème,
31:32et c'est un message
31:32qu'on met souvent en avant
31:33dans cette émission,
31:34grande prudence
31:35sur les EF et de levier,
31:36les ETF notamment
31:37à effet de levier.
31:38Certes,
31:39il y a une demande,
31:39alors au niveau
31:40des dernières données,
31:41c'est énorme,
31:42on a eu 50 milliards de dollars
31:43qui sont allés
31:44sur les ETF à effet de levier
31:46qui sont adossés
31:48aux actions technologiques
31:49Nvidia,
31:50Amazon,
31:50Meta,
31:51etc.
31:52En un mois,
31:52c'est tout simplement massif,
31:54mais prudence,
31:55les effets de levier,
31:55ça fonctionne très bien
31:56lorsque le marché est haussier,
31:58mais vous le savez
31:58très certainement,
31:59on n'a jamais une année
32:00où le marché
32:01est tendanciellement haussier,
32:03qu'on n'ait pas des phases
32:03de prise de bénéfices
32:04voire de correction,
32:06et notamment au niveau
32:07de la prudence
32:07à cet égard,
32:08on en a peu parlé
32:09dans cette émission,
32:10on en parlera certainement
32:11les semaines à venir,
32:12on a quand même
32:13l'envolée des taux longs
32:14qui est extrêmement importante,
32:15on a des taux longs,
32:16y compris au Japon
32:17ou encore au Royaume-Uni
32:18plus proche de nous
32:19qui renouent avec des niveaux
32:20qu'on n'avait pas connus
32:20depuis quasiment 30 ans,
32:22ça c'est un signal aussi
32:22de risque pour les actions,
32:24donc vraiment prudence
32:25sur l'engouement
32:26concernant les ETF
32:27à effet de levier,
32:28c'est un produit marketing
32:28qui est vraiment mis en avant
32:29aujourd'hui,
32:30mais en termes d'investissement,
32:31il faut vraiment avoir
32:32conscience des risques
32:33et réduire son exposition
32:35à cette poche d'actifs.
32:36Troisième question,
32:37et là on a un invité
32:39en l'occurrence
32:39et je vais juste poser
32:41la question déjà
32:42qui a été faite par Bertrand
32:43et qui fera le lien
32:45avec la thématique
32:45qu'on aura ensuite
32:46sur la Chine
32:47et les Etats-Unis.
32:49Avec l'incertitude géopolitique,
32:51est-ce que vous conseillez
32:51aux investisseurs
32:52de se tourner vers
32:53les actifs réels ?
32:54Alors ça peut être
32:55aussi bien l'immobilier,
32:56là on en a déjà parlé
32:57dans cette émission encore,
32:58le private equity,
32:59le cas échéant,
33:00vers lesquels
33:01et dans quelles proportions ?
33:02Alors c'est une question
33:03qui est assez vaste,
33:03je suis ravi d'accueillir
33:04pour y répondre
33:05Benjamin Magny,
33:06vous êtes directeur général délégué
33:07du groupe Orion,
33:08donc on voit effectivement
33:10qu'il y a cette volonté
33:11à minima de diversification,
33:12alors peut-être
33:13qui a été liée effectivement
33:14aux risques géopolitiques,
33:15mais plus globalement,
33:16on voit cette volonté
33:17d'aller vers des actifs réels,
33:19les gestionnaires d'actifs
33:19le mettent en avant aujourd'hui.
33:21Qu'est-ce que vous en pensez
33:22et comment est-ce que
33:22vous répondriez
33:23à cette question
33:24qui reste relativement vaste ?
33:39On va vous reprendre
33:43juste dans un instant,
33:45on va vous appeler par téléphone
33:46puisque le son n'était pas idéal,
33:48donc je le rappelle,
33:49juste on se retrouve
33:50dans un instant
33:51pour répondre à cette question,
33:53l'idée derrière cela,
33:54c'est vraiment de voir
33:55comment on peut essayer
33:55de diversifier au maximum
33:57son portefeuille
33:58avec cette volonté
34:00vraiment d'aller vers
34:01d'autres actifs.
34:02On avait déjà évoqué
34:03un peu dans le détail l'art
34:05puisqu'on avait eu un invité
34:06qui nous avait parlé
34:06de cet actif
34:07en mettant de manière
34:08très très nette
34:09le fait qu'il faut être prudent,
34:10qu'il faut acheter d'abord
34:12probablement plutôt
34:12parce qu'avant de penser
34:14purement investissement,
34:15on pense plutôt plaisir,
34:17mais on aura deux autres éléments
34:19au niveau des actifs réels,
34:20ça peut être éventuellement
34:21au niveau de l'immobilier
34:23ou encore du private equity
34:24puisqu'on voit qu'on a aussi
34:25un fort engouement
34:26à l'heure actuelle
34:27au niveau des investisseurs
34:28sur le private equity,
34:30c'est un des éléments
34:30qu'on voit mis de manière
34:32très très nette en avant
34:34et l'immobilier bien évidemment
34:35ce qui va être intéressant
34:36c'est de voir comment on réagit
34:37dans ce cadre-là
34:38puisqu'on a la hausse
34:39des taux directeurs
34:40qui va être mise en place
34:41donc on va retrouver
34:42d'ici un instant
34:43Benjamin et Mani
34:44pour répondre
34:45à ces différents éléments.
34:47Je crois qu'on l'a désormais
34:48au téléphone
34:49donc je vous invite
34:49à reprendre sur cette question
34:51concernant la diversification
34:52avec les actifs réels.
34:53Ok, désolé pour la connexion
34:55je suis un peu loin
34:56donc les actifs réels
34:58c'est en fait
35:00donc la diversification
35:01évidemment tout le temps
35:02les actifs réels
35:04c'est une bonne idée
35:04mais pas plus que d'habitude
35:06c'est-à-dire que
35:07je rappelle systématiquement
35:09que le market timing
35:11ne fonctionne pas
35:12c'est-à-dire que l'immense
35:13majorité des études
35:14montre qu'il y a
35:15destruction de valeur
35:17et en fait
35:18je vais reprendre
35:19les propos
35:20d'Anna Arendt
35:21on est dans
35:21le présent
35:22c'est une brèche
35:23entre un passé révolu
35:24et un avenir
35:25inconfigurable
35:26et vu qu'il est inconfigurable
35:27il faut se prévenir
35:29systématiquement
35:30de cette incertitude
35:31en se diversifiant
35:33et pour ne pas
35:35se faire abîmer
35:36par l'inflation
35:37qui elle est structurelle
35:38il faut être
35:39diversifié
35:40donc il n'y a pas plus
35:41d'actifs réels
35:42que d'habitude
35:43il faut toujours
35:43en avoir
35:44et en fait
35:44l'obsession
35:45ça doit être
35:46est-ce que je suis bien
35:47diversifié
35:47je vous entendais dire
35:48tout à l'heure
35:49attention les actions
35:50en fait les actions
35:51ça fonctionne tout le temps
35:53c'est juste qu'il faut
35:53faire attention
35:54au fait de bien être
35:56diversifié
35:56dans le marché d'action
35:57comme l'économie américaine
35:59a fortement monté
36:00et que dans les indices globaux
36:01la tech est surreprésentée
36:03là on a un biais
36:05de non diversification
36:06mais sinon
36:07l'important
36:09c'est toujours
36:10de revenir à la base
36:11est-ce que j'ai
36:12du temps devant moi
36:13et est-ce que j'accepte
36:14la volatilité
36:15et si j'ai du temps
36:17devant moi
36:17alors j'investis
36:19et j'ai essayé
36:19de me projeter
36:20dans cet avenir
36:21qui est configurable
36:22et pour pouvoir
36:23maîtriser
36:24le mieux possible
36:25cette incertitude
36:27il faut que je sois
36:28diversifié
36:28avec des actifs
36:30cotés
36:30obligataires
36:31et actions
36:32des actifs
36:32qu'on appelle réels
36:33bien que je trouve
36:34que le terme
36:35est un peu galvaudé
36:36donc on a évidemment
36:37de l'immobilier
36:38on a évidemment
36:39du private equity
36:40et si on a la surface
36:41on peut aller
36:42vers des oeuvres d'art
36:43vers des montres
36:44ou des bouteilles de vin
36:46ou que sais-je encore
36:47mais vraiment
36:48attention
36:49au biais
36:50à la précipitation
36:51sur l'actualité
36:53toujours
36:54se reprojeter
36:55sur le long
36:56sur le long terme
36:57d'une économie
36:58qui est structurellement
36:59croissante
37:00le problème
37:01c'est qu'on ne sait pas
37:01où elle va croître
37:02et ce qui est valable
37:03aujourd'hui
37:04n'est pas valable
37:04demain
37:05donc des actifs réels
37:06oui
37:07mais également
37:09des actions
37:09comme toujours
37:10tout le temps
37:11et quelle que soit
37:12la conjoncture
37:14oui vous le rappelez
37:15à juste titre
37:16l'idée c'est effectivement
37:17d'éviter de se dire
37:18qu'il y a des bons points
37:19d'entrée
37:19parce que la réalité
37:20c'est qu'on n'arrive
37:20jamais à cerner
37:21les bons points d'entrée
37:23c'est extrêmement net
37:24on a eu la même thématique
37:25avec le déclenchement
37:26de la guerre en Iran
37:27c'est-à-dire que le marché
37:27a effectivement chuté
37:28sans surprise
37:29mais à savoir
37:30lorsqu'il avait atteint
37:31le point bas
37:31pour entrer éventuellement
37:33à faire des achats
37:33à bon compte
37:34c'était très compliqué
37:35j'aimerais vous faire rebondir
37:36juste sur peut-être
37:37dans les deux minutes
37:38qu'il nous reste
37:38sur le private equity
37:39je l'avais mentionné
37:41on voit qu'il y a un fort engouement
37:42et notamment à destination
37:43de nos téléspectateurs
37:44qui sont plutôt particuliers
37:45on a un fort engouement
37:46sur le private equity
37:47ces dernières années
37:48il y a eu quand même
37:48depuis à peu près
37:49un an
37:50un an et demi
37:50des questions
37:51mais qui sont plutôt
37:52du côté américain
37:53sur la liquidité
37:54sur les entreprises
37:54qui sont concernées
37:55notamment sur
37:56tout ce qui va concerner
37:58sous-traitants automobiles
37:59en particulier
37:59des questionnements
38:00à cet égard
38:00est-ce que ça reste
38:01un investissement intéressant
38:03et est-ce que
38:05c'est un investissement
38:06qui est peu liquide
38:06en l'occurrence
38:07donc pour un investisseur
38:08je dois dire c'est de l'argent
38:09qui va être bloqué
38:09pendant très très longtemps
38:11donc comment on répartit
38:12parce que de manière
38:12ça reste toujours compliqué
38:13mais c'est toujours
38:14un questionnement
38:14c'est-à-dire la répartition
38:16entre ces investissements
38:17peu liquides
38:18et ces investissements liquides
38:19alors excellente question
38:20il n'y a pas de recette
38:22en fait c'est vous
38:23vous, vous-même
38:24combien de temps
38:26vous avez devant vous
38:27et quels sont vos objectifs
38:28quel âge vous avez
38:30dans combien de temps
38:31vous avez besoin
38:31de cet argent
38:32le private equity
38:33c'est illiquide
38:34et on a fait croire
38:36on a pu croire
38:37que ça l'était
38:38notamment via des fonds
38:39evergreen
38:40et là on se rend compte
38:41de la réalité
38:42du private equity
38:43c'est que ce n'est pas
38:43le marché coté
38:44c'est illiquide
38:45il faut avoir du temps
38:46devant soi
38:47mais si j'ai du temps
38:48devant moi
38:48c'est une partie intégrante
38:51de la diversification
38:52et c'est à forte valeur ajoutée
38:56Merci beaucoup
38:57Benjamin Emani
38:58vous êtes directeur général
38:59délégué du groupe Orion
39:00et on se retrouve
39:01pour une séquence
39:01je sais qu'il est
39:02très populaire
39:03et très appréciée
39:04quand le monde s'affole
39:12On se retrouve en plateau
39:13avec Jean-François Di Meglio
39:15bienvenue
39:16de retour
39:16parce qu'on avait eu l'occasion
39:17de vous recevoir
39:18il y a quelques mois
39:19de cela
39:19vous êtes spécialiste
39:20de la Chine
39:21ancien président
39:21de l'Asia Center
39:23on aimerait vous faire
39:24rebondir bien sûr
39:25sur l'actualité
39:26puisque je me souviens
39:27très bien
39:27il y a quelques mois
39:28de cela
39:28lorsqu'on vous avait invité
39:30vous avez fait
39:30un panorama
39:31très très complet
39:33qui allait vraiment
39:33dans le détail
39:34sur la Chine
39:34c'était passionnant
39:35là on a eu bien sûr
39:36la rencontre
39:37entre Trump
39:38et Xi Jinping
39:39j'ai envie de vous dire
39:40au-delà de la communication
39:42Trump vend toujours
39:43tout très très bien
39:44même lorsqu'il n'y a rien
39:45derrière finalement
39:46on l'a vu avec le Groenland
39:47ou encore avec l'Iran
39:48avec les retours en arrière
39:49où est-ce qu'on en est ?
39:50Qu'est-ce qui a été décidé ?
39:52Qu'est-ce qui est concret ?
39:53Il a parlé notamment
39:53de contrats
39:54qui auraient été signés
39:56on est un peu sceptique
39:57où est-ce qu'on en est ?
39:58Est-ce que vous pouvez
39:58faire un peu le panorama ?
39:59Ce qu'on peut dire
40:01au moment où il est encore
40:03dans l'avion
40:03c'est qu'on va en apprendre
40:05un peu plus
40:06pendant qu'il est dans l'avion
40:07encore un peu plus
40:09quand il sera arrivé
40:10et qu'effectivement
40:11les principaux acteurs
40:12c'est-à-dire ceux
40:12qui ont signé les contrats
40:15vont avancer les chiffres
40:16jusqu'ici
40:16il n'y a pas de chiffres
40:18il y a des produits
40:20il y a du soja
40:22en particulier
40:25mais ce qui apparaît
40:27du point de vue
40:28strictement commerce
40:29c'est qu'il y a eu
40:30des concessions
40:31de chaque côté
40:31qui permettent effectivement
40:33j'allais dire
40:34de sauver la face
40:35pas de sauver la face
40:36mais de montrer
40:37quand même
40:37il s'est passé quelque chose
40:38parce qu'il ne s'est pas
40:39il ne s'est pas passé grand chose
40:41mais qu'est-ce qui s'est passé ?
40:43Effectivement
40:44vous avez remarqué
40:44qu'il y avait beaucoup
40:45de financiers
40:46qui étaient dans l'avion de Trump
40:47donc les américains
40:49ont demandé
40:50et probablement obtenu
40:51une ouverture
40:52des marchés financiers
40:53il faut se souvenir quand même
40:54que les marchés financiers chinois
40:57c'est pas très diversifié
40:59c'est pas très ouvert
41:00les produits sont pas très nombreux
41:02et donc que demandent
41:03les étrangers
41:04depuis des années
41:05et des années
41:06et des années
41:07c'est déjà
41:08un peu plus de place
41:10parce que
41:10les étrangers
41:12dans le marché financier chinois
41:13que dans le marché bancaire
41:15c'est minuscule
41:16ça n'existe pas
41:16que ce soit le marché
41:18des titres
41:20un peu plus significatif
41:21mais c'est encore
41:22très réglementé
41:23donc ils demandent
41:24un peu plus d'ouverture
41:25et les américains
41:25ont toujours été
41:26les leaders
41:27dans ce domaine
41:29bien sûr
41:30les européens sont présents
41:31mais en fait
41:31ceux qui sont en Chine
41:33depuis très longtemps
41:33ce sont les américains
41:35ils sont en mesure
41:35de demander
41:36il faut rappeler quand même
41:38qu'un certain nombre
41:39d'anciens dirigeants
41:41du trésor américain
41:42étaient aussi
41:43chez Goldman Sachs
41:44avant
41:45d'être
41:46au trésor américain
41:48donc il y a
41:49il y a une vraie
41:50connaissance de ce marché
41:52il y a une vraie habitude
41:53en retour
41:55qu'est-ce que demandent
41:56les Chinois
41:57les Chinois
41:57ne peuvent pas demander
41:59la lune
41:59si vous me permettez
42:00mais ils peuvent demander
42:01effectivement
42:02qu'un certain nombre
42:02de leurs industries
42:03qui sont vraiment
42:05les industries de pointe
42:06pour leurs exportations
42:07de techno
42:08c'est en fait
42:09les renouvelables
42:09donc probablement
42:11le deal
42:11est là-dessus
42:12d'un côté
42:13vous m'ouvrez un peu plus
42:14au marché financier
42:15et de l'autre
42:17les renouvelables chinois
42:18sont un peu plus
42:19en meilleur accès
42:21au marché américain
42:23du côté
42:24de ce qui intéresserait
42:26réellement
42:27les Chinois
42:28c'est-à-dire
42:28les puces
42:29très sophistiquées
42:30Yen Senhuang
42:31était dans l'avion
42:33on ne voit pas
42:34réellement
42:35de déblocage
42:36c'est quand même
42:37la carte maîtresse
42:38que les Etats-Unis
42:40détiennent
42:40dans le commerce
42:41bien sûr
42:41on peut dire
42:42les Chinois
42:43détiennent
42:43la carte maîtresse
42:44des terres rares
42:45mais
42:46ok
42:47avec les terres rares
42:48qu'elles y aillent
42:49ou qu'elles n'y aillent pas
42:51les puces
42:52elles sont designées
42:53aux Etats-Unis
42:54et elles sont fabriquées
42:55à Taïwan
42:56entre autres
42:57un peu en Corée
42:58un peu je ne sais pas
42:59donc en fait
43:00on n'est pas allé jusque là
43:02on n'est pas allé jusque là
43:03on est resté
43:04et c'est tout à fait normal
43:05quand on replace
43:07ce voyage
43:08dans la séquence
43:10où on se trouve
43:11on se trouve dans une séquence
43:13relativement courte
43:13qui va s'achever
43:15en octobre 26
43:16c'est l'année
43:17de moratoire
43:18en quelque sorte
43:19sur l'embargo chinois
43:20sur les terres rares
43:21on aurait pu
43:22accélérer
43:23la discussion
43:24mais il n'y avait pas de raison
43:24de l'accélérer
43:25et on est dans une séquence
43:27plus longue
43:27un cycle beaucoup plus long
43:28qui est celui des visites
43:30mutuelles
43:31du président chinois
43:32et du président américain
43:33il n'y avait pas eu
43:34de visite
43:35depuis 2017
43:36donc il fallait
43:38restaurer quelque chose
43:40on a parlé d'une visite
43:41de Xi Jinping
43:42en septembre
43:43donc là il y a
43:43un autre cycle
43:44beaucoup plus long
43:45qui se réenclenche
43:47probablement
43:48la conclusion
43:50de ce voyage
43:51c'est ça
43:53c'est rien d'autre
43:54donc on est vraiment
43:55on essaye de renouer
43:56une relation
43:57qui avait été bien sûr
43:58très chahutée
43:59est-ce qu'on sait
44:00si on a évoqué
44:01notamment la devise chinoise
44:02alors on voit
44:03sur le marché
44:05d'échange
44:05on voit que le yuan
44:06s'apprécie très faiblement
44:08comme d'habitude
44:09mais est-ce que ça reste
44:10un point
44:11qui a été saoulé
44:12ça revient de temps en temps
44:13mais on ne sait pas
44:13si réellement
44:14les américains
44:15ont un vrai focus
44:16sur le niveau
44:17du taux de change
44:19en fait
44:22c'est plus fondamental
44:24la réponse courte
44:26c'est que ça n'est plus
44:27fondamental
44:27pour deux raisons
44:28ça n'est plus fondamental
44:29parce que
44:30d'abord
44:32le système
44:33de change chinois
44:34n'est pas prêt
44:35d'être modifié
44:36pour qu'il soit modifié
44:38vous le savez bien
44:39il faut qu'il y ait
44:39une ouverture totale
44:40du compte de capital
44:41on en est loin
44:42même si les sociétés
44:44financières américaines
44:45ont un meilleur accès
44:47au marché chinois
44:48c'est pas ça
44:48qui va déclencher
44:50une ouverture totale
44:51et puis la Chine
44:51n'a jamais eu envie
44:53de rendre sa devise
44:55totalement convertible
44:56et d'ouvrir
44:57son compte de capital
44:58ce qui veut dire
44:58que de toute façon
44:59le taux de change
45:00sera toujours maîtrisé
45:00qu'est-ce que vous voulez dire
45:01en face de ça
45:02c'est pas la peine
45:03non plus
45:05deuxième raison
45:06pour laquelle
45:07ça n'est plus un sujet
45:08mais finalement
45:09les Etats-Unis
45:10ont réussi
45:11à réduire
45:12marginalement
45:13le déficit
45:15il va
45:15perdurer
45:16ce déficit
45:17les deux économies
45:19sont complètement
45:20interdépendantes
45:20pour l'instant
45:21et
45:22d'une certaine façon
45:23complémentaires
45:24donc
45:25focalisons-nous là-dessus
45:26si j'ose dire
45:27essayons progressivement
45:28de réduire
45:29le déficit américain
45:31mais c'est pas en jouant
45:31sur la devise
45:32qu'on arrivera
45:33c'est pas en faisant remonter
45:34le jambinbi
45:35qu'on arrivera
45:37à réduire
45:38ce déficit américain
45:39l'Amérique a besoin
45:41de produits chinois
45:42elle était prête
45:43d'ailleurs
45:44à en acheter
45:45même
45:46quand
45:46les taxations
45:47étaient de folie
45:48et donc
45:49bon
45:50il n'y a plus de taxation
45:51au niveau
45:52où
45:53Trump voulait
45:54les mettre
45:55il y aura toujours
45:56cette complémentarité
45:57tant que l'autonomie stratégique
45:59n'est pas établie
45:59on est sur le chemin
46:01c'est un chemin
46:01qui va être très lent
46:02très long
46:03et puis on voit aussi
46:04quand on regarde
46:05les derniers chiffres
46:05de la balance commerciale
46:06chinoise
46:06donc du mois d'avril
46:07on voit finalement
46:08qu'il y a une vraie montée
46:09en gamme
46:09de l'économie chinoise
46:10c'est-à-dire que
46:11je crois que c'est un quart
46:12aujourd'hui
46:13des exportations totales
46:14de la Chine
46:14c'est des valeurs tech
46:15on sait très bien
46:16que le taux de change
46:17c'est pas un sujet
46:17en général
46:18pour les exportations
46:19à fortes valeurs
46:20exactement
46:23le revers de la médaille
46:24si vous me permettez
46:26c'est que ça souligne aussi
46:27une dichotomie
46:28de plus en plus fort
46:29dans l'économie chinoise
46:30c'est-à-dire que
46:31ceux qui marchent bien
46:32c'est ce que vous avez dit
46:33la tech
46:34et en revanche
46:35il y a maintenant
46:36les retardataires
46:37ceux qui perdent du terrain
46:39et ceux qui sont
46:40en vraie récession
46:41c'est-à-dire que
46:42quand on regarde
46:42le chiffre
46:43de la croissance chinoise
46:44allez 5% officiel
46:46peut-être un peu moins
46:47de 5%
46:48de toute façon
46:48une économie
46:49qui ne va pas très bien
46:51qui est tirée
46:52par ces secteurs
46:53de la tech
46:54qui ont réussi
46:54leur montée en gamme
46:55mais qui est plombée
46:57et largement plombée
46:58par une consommation
46:59qui est à tonnes
47:00et puis
47:01et puis
47:03par des salaires
47:04qui sont bloqués
47:05donc
47:06en fait
47:08consommation
47:08qui ne peut pas progresser
47:10et puis
47:11des métiers
47:13qui
47:13n'évoluent pas
47:15beaucoup
47:15au bas
47:16de la pyramide
47:17économique
47:17ceux qui ont
47:18une faible valeur ajoutée
47:19et ça c'est une vraie
47:20préoccupation
47:21pour les dirigeants chinois
47:22on voit assez régulièrement
47:24lorsqu'il y a quelques annonces
47:25des plans
47:29les analystes
47:29de marché
47:30sont tous
47:31automatiquement optimistes
47:32je me souviens encore
47:33je crois que c'était
47:33en début d'année
47:34vous aviez une myriade
47:34d'analystes
47:35qui vous disaient
47:35ah ça y est
47:36la Chine prend un bras-le-corps
47:38la question de la consommation
47:39on anticipe une relance
47:41de la consommation
47:41etc
47:42c'est un peu le serpent de mer
47:44c'est pas nos sujets
47:45c'était pas nos sujets
47:46la dernière fois
47:46exactement
47:46c'est finalement
47:48mais non
47:49mais non
47:50mais non
47:52ce serait formidable
47:53et
47:55si
47:55le gouvernement chinois
47:57pouvait avoir les deux
47:57c'est à dire
47:58la consommation
47:59et l'autonomie stratégique
48:00bien sûr
48:01que tout le monde
48:02serait content
48:02néanmoins
48:03la priorité
48:04a complètement glissé
48:06de la possibilité
48:07d'avoir un vrai marché
48:08de la consommation
48:09une diversification
48:10des moteurs
48:11de l'économie
48:12vers la nécessité
48:14impérieuse
48:14de l'autonomie stratégique
48:16dans un monde
48:16qui est difficile
48:17et avec une obsession
48:18de toute façon
48:19de tous les dirigeants
48:20chinois
48:20depuis 1949
48:22c'est à dire
48:23de se libérer
48:23des dépendances
48:24on a fait semblant
48:25d'entrer dans des dépendances
48:26on a géré ces dépendances
48:28de façon extrêmement habile
48:29à partir de l'entrée
48:30dans l'OMC
48:31mais là
48:32la priorité
48:34à l'autonomie stratégique
48:35et à l'indépendance
48:37économique
48:37reprend le pas
48:38or pour acquérir ça
48:42on ne passe pas forcément
48:43par le moteur
48:44de la consommation
48:45on passe par
48:45l'enrichissement
48:46de l'État
48:47l'État s'enrichit
48:48que le consommateur
48:50s'enrichisse
48:50en même temps
48:51c'est très bien
48:52mais s'il ne s'enrichit pas
48:54ça ne doit pas
48:55obérer
48:56la montée
48:56vers l'autonomie stratégique
48:58c'est vraiment
48:58le sujet annexe
49:00dernière question
49:01j'aimerais juste
49:01vous faire réagir
49:02on a vu
49:02et là je vois
49:03notamment les fils
49:04AFP etc
49:05mettant en avant
49:06qu'on aurait eu
49:07une sorte de point d'accord
49:08entre Washington
49:09et Pékin
49:10sur le fait que l'Iran
49:10ne devrait pas posséder
49:11l'arme nucléaire
49:12là c'est un effet d'annonce
49:13concrètement
49:14est-ce qu'il y a réellement
49:15des points d'accord
49:16quels sont les sujets
49:17sur lesquels ils s'entendent
49:18sur l'Iran ?
49:19écoutez je crois que
49:20ni vous ni moi
49:20on est capable de le lire
49:21il y a certainement
49:22une partie secrète
49:25des discussions
49:26on le saura
49:27ou on ne le saura pas
49:30ce qui est sûr
49:31c'est que
49:33l'Iran
49:33n'est pas un allié
49:35de la Chine
49:36c'est effectivement
49:38un contact
49:39si j'ose dire
49:40où une relation
49:41commode
49:42à beaucoup d'égards
49:43en termes de fourniture
49:45de pétrole
49:46mais c'est aussi
49:46un embarras
49:47donc la Chine
49:48est autant
49:50embarrassée
49:51par cette question iranienne
49:52d'où
49:53l'attitude
49:54qui effectivement
49:55dénoncée par Trump
49:56peut-être fournir
49:58des choses
49:58qu'il ne devrait pas
49:59fournir à l'Iran
49:59mais en même temps
50:01un souhait très fort
50:02de débloquer
50:03le détroit
50:04et de récupérer
50:06un accès libre
50:07à ces matières premières
50:08qui viennent du Golfe
50:10donc oui
50:10il y a peut-être
50:11eu des discussions
50:12sur ce sujet
50:13il y a certainement
50:14une volonté chinoise
50:15évidemment
50:16que l'Iran
50:17ne détienne pas
50:18l'arme nucléaire
50:19la Chine
50:20n'est pas pour
50:21la prolifération
50:22elle a son copain
50:24de Corée du Nord
50:25à chaque fois
50:26qu'il envoie un missile
50:27ou qu'il annonce
50:28quelque chose
50:29ça ne fait pas
50:30vraiment plaisir
50:31à la Chine
50:31c'est plutôt
50:32de l'ordre
50:32de l'incontrôlable
50:33donc on n'a pas envie
50:34de se créer
50:35un autre incontrôlable
50:36de l'autre côté
50:37de la frontière
50:38Merci beaucoup
50:39pour cet éclairage
50:40Jean-François Dimeguio
50:41vous êtes spécialiste
50:42de la Chine
50:43ravie de vous recevoir
50:43prochainement encore
50:44pour évoquer ces sujets
50:45et maintenant
50:46l'agenda de la semaine
50:52Je le disais
50:53il y a encore
50:53quelques minutes
50:54de cela
50:54il va vraiment
50:55falloir surveiller
50:56ce qui se passe
50:56sur le marché obligataire
50:57on a des points
50:58de tension
50:58notamment sur les taux longs
50:59qui sont extrêmement
51:00préoccupants
51:01alors pour l'instant
51:01le marché des actions
51:03finalement néglige
51:03complètement cet aspect
51:04mais si on regarde
51:05du côté britannique
51:06alors il y a certes
51:07un aspect crise politique
51:08qui joue
51:08mais force est de constater
51:09qu'on a les taux longs
51:10notamment en 30 ans
51:11qui renouent avec des niveaux
51:12de 98
51:13vous avez le même sujet
51:14du côté japonais
51:15pour d'autres raisons
51:16également
51:17parce que la banque centrale
51:18est en train
51:19d'augmenter les taux directeurs
51:20probablement de nouveau
51:21dans ce processus-là
51:22au mois de juin
51:23mais le problème
51:24c'est qu'il y a un effet
51:24de contagion
51:25sur les autres marchés
51:25obligataires
51:26donc ça va être vraiment
51:27un point à surveiller
51:28probablement sur le temps long
51:29il y a de la liquidité
51:30sur les marchés
51:31donc tant qu'il y a
51:31de la liquidité
51:32a priori
51:33ça devrait résister
51:34mais souvenez-vous-en
51:35lorsqu'on a eu
51:35d'autres épisodes
51:36plus compliqués
51:37sur le marché obligataire
51:38en plein été
51:39ça avait un impact
51:42technologique
51:43en termes d'agenda
51:44vous allez avoir
51:44justement le PIB japonais
51:45au premier trimestre
51:47mardi
51:47mercredi
51:48on va avoir
51:48les chiffres d'inflation
51:49zone euro
51:50et aussi Royaume-Uni
51:52et surtout
51:52peut-être le point
51:53qui est le plus important
51:54jeudi
51:54on va avoir
51:55les premières estimations
51:56pour les PMI
51:57services et secteurs
51:58manufacturiers
51:59au mois de mai
51:59en zone euro
52:00aux Etats-Unis
52:01on a eu déjà
52:02quelques mauvaises surprises
52:03dans plusieurs pays
52:04y compris la France
52:05donc ça va être
52:06quand même un élément
52:06à surveiller d'assez près
52:07parce que ça me donne
52:08le baromètre
52:10quasiment en temps réel
52:11de ce qui se passe
52:12au niveau de l'activité économique
52:13et j'invite Antoine
52:14à me rejoindre
52:15pour le programme
52:16pour lundi
52:17absolument
52:18on va parler de deux choses
52:20on va parler d'ordre
52:21de deux manières
52:21premièrement l'ordre maintenant
52:22qui est l'intelligence artificielle
52:24bien sûr
52:25et c'est un fameux fabricant
52:27de pneus italiens
52:28que je ne nommerai pas
52:28qui disait
52:29sans maîtrise
52:30la puissance n'est rien
52:31et on va voir
52:32avec Vincent Aurese
52:33de Figen AI
52:34qui est un spécialiste
52:35de l'intelligence artificielle
52:37en France
52:37que maintenant
52:38la plus-value
52:39et les dynamiques
52:39de développement
52:40c'est pas tellement
52:41les munitions
52:41la puissance
52:42et tout ça
52:43on voit à peu près
52:44où ça va
52:45c'est dans l'importance
52:46de la maîtrise
52:47de ce qu'il y a
52:48pour créer de la plus-value
52:50parce que sinon
52:50on voit rapidement
52:51qu'on peut faire
52:52n'importe quoi
52:52et en termes financiers
52:53ça se paye cash
52:54et puis on parlera
52:55de l'or
52:56du bon vieil or
52:58avec François Delassus
52:59d'or en cash
53:00qui sera avec nous
53:00et un peu faire le point
53:02sur l'once d'or fin
53:03qui fait plus grand chose
53:04depuis quelques mois
53:05oui c'est ce qu'on disait
53:05ça bouge quasiment en place
53:06c'est la consolidation
53:08malgré les incertitudes
53:09voilà le concept
53:10de valeur refuge
53:11est un peu passé
53:12à la trappe pour le moment
53:12mais où est-ce qu'on va
53:13les prochains mois
53:14risquent d'être intéressants
53:15on va le voir
53:16merci Antoine
53:17merci à tous
53:18pour votre fidélité
53:19vous pouvez nous réécouter
53:19sur toutes les plateformes
53:20de BFM Business
53:21très bon week-end à tous
53:23et maintenant place
53:23aux experts de l'IMO
53:25tout pour investir
53:27la masterclass
53:28sur BFM Business