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  • il y a 14 minutes
Tout pour Investir, la masterclass. Entretien exclusif, signaux faibles sur les marchés, décryptage géopolitique et toutes vos questions. Une émission qui démystifie l’économie. Un regard expert avec Christopher Dembik.

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00:05bfm business tout pour investir la masterclass christopher denby bonjour à tous bienvenue dans
00:11cette nouvelle masterclass est ce que vous connaissez la route du nord on en parlera dans
00:15une dizaine de minutes et vous allez voir à quel point c'est stratégique on parle beaucoup du
00:19détroit d'ormoz mais plus au nord on a énormément d'actions qui est en train de se passer avant
00:23tout cela on va évoquer un sujet qui est extrêmement important du point de vue des
00:26marchés financiers les rachats d'actions on va voir pourquoi structurellement c'est plutôt
00:30tendanciellement haussier tout pour investir la masterclass c'est parti tout pour investir la
00:38masterclass les signaux faibles on a des marchés financiers qui sont plutôt sur une tendance qui
00:44est très favorable notamment du côté américain on voit finalement ce décalage un peu côté européen
00:49notamment 4,40 il faut bien très clair du côté du 4,40 toute cette polémique sur la surtaxe des
00:55sur profit revient et pénalise quand même un peu la dynamique mais du côté américain on est sur
00:59une tendance qui est extrêmement bonne finalement cette fameuse renaissance européenne qui a été
01:04mise en avant il ya à peu près un an de cela en disant les européens les actions européennes
01:08vont surperformer par rapport aux actions américaines c'est peut-être un peu plus compliqué que cela et
01:14on va parler notamment d'un sujet qui structurellement quand même un impact et qui explique en partie pas
01:19seulement pourquoi les actions américaines se portent plutôt bien on va parler des rachats d'actions je suis
01:23ravi d'accueillir en plateau damien leda vous êtes directeur de la gestion de galilée am bienvenue
01:28bonjour christopher premier aspect puisqu'on est quasiment sur la fin des résultats d'entreprise
01:34quel est le cru ça a l'air plutôt bon on voit les marchés se portent plutôt bien on en
01:37parlait
01:37avant d'entrer en plateau les résultats sont à peu près combien quelles sont les croissances des
01:44bénéfices par action et surtout bien sûr les anticipations tout à fait alors c'est assez hétérogène
01:49malgré tout si on segmente par région alors aux états unis on a plutôt une très bonne saison
01:54puisque les surprises positives ont été de l'ordre de 18% c'est même un des trimestres on
01:59a le l'ordre de grandeur le plus important 18% de surprise sur les bénéfices par action un petit
02:04peu moins sur le chiffre d'affaires c'est de l'ordre de 3 ou 4% par contre ça
02:07a été toujours tiré par la
02:09tech malgré tout malgré les dépenses énormes pour financer l'intelligence artificielle on voit que
02:16certains acteurs commencent à monétiser intelligemment cette manne il ya moins ce débat sur les centres de
02:22données est ce qu'il ya un surplus d'investissement dans ce domaine là on voit effectivement que les
02:27résultats sont bons et que le marché s'acquête un peu moins de ces fameuses thématiques des centres de
02:31données alors je pense que l'inquiétude est toujours présente mais au cas par cas certains
02:35arrivent peut-être à rassurer c'est le cas d'alphabète par exemple dont les résultats ont été salués le
02:40titre a
02:40progressé de plus de 9% le jour de l'annonce la croissance a été significative à 81% de
02:46croissance des
02:47bénéfices sur le trimestre donc c'est un des acteurs qui arrive à tirer son épingle du jeu depuis plusieurs
02:53trimestres maintenant et qui commence à confirmer on peut signaler aussi une certaine euphorie sur les
02:58semi-conducteurs en aval de la chaîne de valeur on a eu des performances spectaculaires pour AMD pour
03:04Intel qui renaît de ses cendres depuis plusieurs trimestres maintenant donc finalement il y a un sentiment
03:10assez positif sur les résultats au global mais pas que sur la tech puisque derrière les matériaux d'autres
03:15secteurs ont pris également le relais les matériaux c'est de l'ordre de 21% de croissance des bénéfices
03:19sur le
03:20trimestre et en termes d'anticipation pardon le marché reste plutôt très optimiste et en tout cas du côté
03:26américain on le voit on serait quasiment peu ou prou en termes d'anticipation de résultats bénéficiaires quasiment sur 2025
03:33donc à
03:34quelques différences donc on est sur une bonne dynamique finalement l'impact de la guerre en Iran c'est
03:38c'est marginal sur les entreprises ? Pour les us on le on le voit pas pour l'Europe c
03:42'est un différent son de
03:43cloche puisque là les résultats sont beaucoup plus mitigés si on regarde le stocks Europe 600 qui
03:48regroupe les 600 plus grandes sociétés on a à peu près deux tiers des sociétés qui ont publié leurs
03:52résultats jusqu'ici pour le compte du premier trimestre c'est beaucoup plus mitigé les secteurs de la
03:56consommation cyclique sont en retrait même l'industrie d'une manière générale est plutôt en retrait il y a eu
04:03des
04:03effets qui expliquent ça par exemple l'effet devise négatif l'impact de l'effet devise sur l'euro dollar
04:10devrait atteindre son pic ce trimestre ça devrait impacter les résultats de l'ordre de 4% mais ça
04:15devrait aller mieux dans la deuxième partie d'année à mesure que les effets de base deviennent plus
04:18favorables donc ça c'est un facteur positif par contre des sanctions boursières assez impressionnantes
04:25dès lors que les perspectives sont un petit peu en deçà des attentes du marché ou lorsqu'on a des
04:30profits
04:30warning notamment dans le secteur de la santé des équipementiers comme Sartorius Tadim ou Biomérieux qui
04:36s'est effondré d'une vingtaine de pourcents le jour de son annonce suite à un profit warning
04:40montrent que les investisseurs étaient peut-être trop optimistes sur les perspectives et que finalement
04:46il faut ramener ça un petit peu à une réalité outre la croissance des bénéfices par action qui ont
04:51été très bons vous l'avez rappelé aux états unis on a quand même un phénomène qui est structurel c
04:55'est sur
04:56les rachats d'actions j'en parlais je voulais qu'on aille un peu dans le détail sur cette thématique
04:59
04:59j'ai regardé sur côté américain en tout cas sur le S&P 500 sur les trois derniers mois cumulés
05:05vous
05:05êtes en termes d'annonces donc j'insiste d'annonces de rachats d'actions sur quasiment 500 milliards de
05:10dollars pour donner un ordre de grandeur sur les rachats d'actions qui ont été effectués aux états-unis
05:14l'an dernier donc effectif on était à 1000 milliards donc quasiment la moitié on a structurellement moi j'ai
05:20toujours l'impression que et j'ai cette tendance là à me dire je vais plutôt aller en règle générale
05:25sur des entreprises qui font assez massivement des rachats d'actions alors on rentra dans le
05:29détail sur quels sont les types de rachats d'actions mais par exemple je vois aussi du côté japonais
05:33ça se passe plutôt bien en termes de dynamique le nikkei 225 affiche une extrêmement bonne performance
05:38et un des facteurs explicatifs c'est les rachats d'actions qu'est ce que vous en pensez
05:42alors là aussi c'est plutôt un effet favorable pour les investisseurs puisque si on reprend la base
05:49finalement lorsqu'on est un dirigeant d'un grand groupe une des missions principales c'est de d'allouer
05:54efficacement le capital et donc pour ça on peut investir dans l'appareil productif on peut faire
06:00des acquisitions et faire du retour à l'actionnaire copropriétaire de l'entreprise via du dividende ou
06:06du rachat d'actions donc effectivement aux états unis c'était les leaders du rachat d'actions depuis
06:12quasiment tout temps je crois qu'il ya à peu près 50% des sociétés du s&p 500 qui
06:17procèdent à des
06:18programmes de rachat d'actions sur les 12 derniers mois et si on va le voir peut-être à l
06:21'écran juste sur les
06:23deux derniers trimestres exceptionnellement c'est le royaume uni qui fait plus de rachats d'actions que
06:27les états unis mais comme vous le disiez sur le long terme c'est très clairement les américains qui
06:31sont les vainqueurs dans ce domaine là exactement alors le royaume uni on peut y voir un double effet
06:36l'effet de sociétés qui sont peut-être cash riche qui ont une trésorerie abondante et finalement il est
06:44sain de faire un retour à l'actionnaire lorsqu'on n'a pas d'autres finalement d'autres projets avec
06:49une
06:49rentabilité intéressante supérieure au coût du capital donc c'est sain de procéder à cette
06:53allocation là ça peut donner un signal également de sous-évaluation du marché alors c'est vrai que
06:58le marché britannique était sous-évalué depuis de nombreuses années par rapport à des leurs
07:03homologues américains par exemple même si les niveaux de valorisation n'ont jamais été vraiment
07:06comparables mais la décote était importante donc voilà ça ça contribue finalement à donner un signal
07:12de confiance et à attirer de nouveaux investisseurs quand vous investissez sur les marchés financiers est ce que
07:16alors c'est certainement pas le seul critère bien évidemment il y en a une myriade les valorisations
07:19fondamentaux perspectives etc mais est-ce que vous allez quand même regarder ces stratégies d'entreprise
07:24sur les rachats d'actions et comment vous les analysez parce que parfois globalement quand même j'ai
07:29tendance à dire c'est structurellement haussier pour les actions mais peut-être aussi que dans au cas
07:33par cas on voit que parfois c'est des mauvaises décisions par les entreprises oui tout à fait alors il
07:37faut
07:38regarder vraiment la décision d'allocation du capital d'une manière générale une société qui procéderait
07:44du rachat d'actions de manière excessive sans investir dans son appareil productif donc par
07:49exemple sans faire des capex de maintenance qui servent à maintenir l'appareil productif ou des
07:54capex plus orientés vers le développement pour stimuler la croissance organique future là on peut
08:01se dire finalement soit l'entreprise n'a plus de perspectives intéressantes à ce stade il n'y a
08:05plus de débouchés suffisamment intéressants pour allouer du capital et donc on va faire du retour à
08:10l'actionnaire par choix par défaut finalement donc là on est peut-être dans le mauvais cas il se pose
08:15également une question de à quel moment on va racheter les actions à quel moment l'entreprise
08:19va racheter ses propres actions pour les annuler ensuite mais typiquement ce qu'on observe dans les
08:24dans les enquêtes c'est que les dirigeants finalement parfois un mauvais timing et ils vont procéder au rachat
08:31d'actions lorsque leur cours et leur valorisation surtout est assez haute au contraire de les racheter
08:37lorsque la valorisation est plus bas c'est là qu'on fait logiquement une meilleure affaire donc si
08:41on prend un PE un PER le ratio cours sur bénéfice d'une société qui serait somme toute surévaluée
08:46et qui paierait 50 fois les profits si on inverse ce multiple on obtient un earnings yield le rendement
08:52bénéficiaire 52 PE c'est 2% de rendement des bénéfices lorsqu'une entreprise peut racheter ses
08:58actions à 2% de rendement alors qu'elle pourrait à côté simplement acheter du treasury à 4% on
09:02se dit
09:03évidemment qu'il y a une mauvaise allocation du capital complètement dernière question quand on
09:07regarde sur le long terme en termes de rachat d'actions on voit que l'europe continentale notamment la
09:11france sont plutôt à la traîne sur cette thématique là on a un débat français que j'aimerais évoquer
09:16avec vous qui est systématiquement de dire il faut arrêter les rachats d'actions qui sont déjà quand
09:22même très très bas en france parce que justement ça évite aux entreprises de redistribuer bien
09:28évidemment aux salariés bon il ya toute cette thématique là qui revient régulièrement est ce que c'est
09:31pas un peu biaisé comme débat parce que finalement y compris en france déjà c'est relativement marginal
09:36c'est rachat d'actions par rapport à d'autres zones mais surtout en parallèle la plupart des
09:41grandes entreprises elles continuent d'investir dans l'innovation elles redistribuent de manière
09:46très importante donc est ce que ce débat est pas un peu biaisé le débat français sans doute après
09:51c'est vrai que c'est une question assez politique et sociétale donc logiquement il faut s'assurer que
09:56l'entreprise rémunère toutes les parties prenantes de manière cohérente on va dire et puis à un moment
10:04donné les excès de trésorerie doivent être utilisés et investis quelque part c'est la même
10:10sur l'effectivement ce que vous mentionniez même sur les obligataires oui voilà se pose ensuite la
10:15question parfois est ce qu'on va le verser en dividendes ou en rachat d'actions alors les dividendes
10:19sont aussi très décriés le notamment lorsqu'on fait des super profits pour certaines sociétés encore
10:25que l'aspect du dividende est différent parce que c'est uniquement un transfert de cash finalement
10:31le lorsque le dividende est versé le cours de l'action il est détaché du cours de l'action et
10:35donc le cours de l'action baisse finalement c'est juste du transfert de liquidités qui passe en plus par
10:40une case taxation donc finalement à court terme à la différence du rachat d'actions oui le rachat
10:49d'actions permet de justement réduire les actions en circulation effectivement mécaniquement reluer le
10:55bénéfice par action on a plus et à multiples constants le cours de bourse va s'aligner sans
11:01passer par la case taxation puisque l'effet capitalisation pure mais par contre l'investisseur
11:06lorsqu'il vendra ses parts de société sera taxé à ce moment là donc l'impôt est finalement différé
11:10complètement et juste pour finir bien sûr il y a eu énormément d'études qui ont été faites sur
11:15les rachats d'actions ces dernières années vous en avez alors ça va vous surprendre mais une étude
11:19qui est la plus poussée en tout cas sur le marché boursier malaisien qui a été sur le très long
11:24terme
11:24qui analysait et qui effectivement en confirme que les rachats d'actions à minima à court terme ont un
11:29effet plutôt bénéfique sur la hausse des actions donc indéniablement quand même un facteur à prendre
11:34systématiquement en compte on le met en avant d'ailleurs assez régulièrement dans la masterclass
11:38merci beaucoup damien leda vous êtes directeur de la gestion de galilée am merci encore on se retrouve
11:44dans un instant je vous avais promis qu'on allait discuter de la route du nord cette voie de passage
11:49vous allez voir à quel point c'est stratégique tout pour investir la masterclass l'entretien entretien
11:56aujourd'hui avec mika blujon méret vous êtes chercheur senior en géopolitique à l'université du
12:00québec à trois rivières je suis ravi de vous accueillir de nouveau on avait pris rendez vous il ya quoi
12:05deux mois de cela je pense
12:06peut-être un peu plus janvier février janvier février on avait beaucoup évoqué le groenland parce que c'est vrai
12:11que c'était le sujet du moment il faut bien reconnaître que sur le groenland
12:14il y avait beaucoup de fausses informations contre vérité et d'ailleurs je crois que je vous ai vu ce
12:17matin ou hier sur x vous mettiez en avant
12:20il faut être très prudent sur les informations qui circulent sur les réseaux sociaux vous avez raison aujourd'hui on
12:25va évoquer trois pans
12:26j'aimerais évoquer avec vous bien sûr un peu voir ce qui se passe du côté du groenland voir surtout
12:30un sujet qui me paraît intéressant et je sais que vous avez
12:32beaucoup travaillé sur cette matière c'est la route du nord pour voir un peu en détail et on rebondira
12:37un peu sur d'autres voies de passage notamment
12:39le détroit de malacca d'abord sur le groenland qu'est ce qui s'est passé depuis nos dernières entrevues
12:44est ce que les états unis
12:46s'intéressent potentiellement de nouveau on voit qu'il ya le sujet iranien mais tôt ou tard ça va retomber
12:51est ce qu'ils vont revenir sur ce sujet du groenland
12:53alors oui et puis on va voir avec dans l'actualité une conférence économique qui est importante et qui aura
12:58lieu le 19 20 mai prochain la conférence future
13:00greenland qui est une conférence qui a lieu tous les deux ans et c'est une conférence qui est la
13:04plus grande conférence économique et politique du groenland
13:06donc vous avez évidemment tous les politiciens groenlandais qui viennent donner leur vision notamment sur la question du développement minier
13:12du développement des infrastructures logistiques
13:13et puis maintenant il y a d'autres industries évidemment qui émergent aussi dont ils vont beaucoup parler comme l
13:17'hydrogène comme les data centers etc
13:19et l'autre élément c'est que on s'attend comme tous les deux ans à avoir une délégation américaine
13:24significative mais cette fois-ci encore plus significative que les fois précédentes
13:28le président américain ou même d'autres membres de l'administration à l'instant t on voit qu'il ne
13:33regarde pas trop du côté du groenland
13:35est-ce que malgré tout du côté de l'administration on a le sentiment vous avez des échos indiquant que
13:40dans tous les cas il y a cette volonté quand même de s'accaparer d'une manière ou d'une
13:43autre
13:43bien évidemment le groenland pour des raisons qui sont stratégiques
13:46oui ça n'a pas bougé c'est à dire que d'un côté c'est vrai que donald trump
13:49ou l'un de ses lieutenants a parlé du groenland depuis le mois de janvier quasiment toutes les semaines
13:55jusqu'au début du mois d'avril et là sur le mois d'avril on sent qu'il y avait
13:58effectivement le groenland est redescendu un petit peu dans les priorités états-uniennes
14:03mais que ce soit avec jeff landry donc l'envoyé spécial des états-unis pour le groenland par ailleurs également
14:10gouverneur de la louisiane
14:11ou que ce soit avec d'autres personnalités dont on a déjà parlé beaucoup et américaines qui sont en charge
14:17en fait d'essayer de voir quels sont les deals qui pourraient être développés au groenland
14:20que soit sur le secteur minier que soit sur le secteur du tourisme infrastructure ou d'autres on voit que
14:25effectivement rien en réalité sur le terrain n'a baissé en termes d'intensité
14:29et ça va même plus loin c'est à dire qu'on a toujours là encore la semaine dernière des
14:34tentatives d'influence des tentatives d'ingérence qui sont manifestes
14:38et qui prennent par exemple la forme d'un touriste américain qui va débarquer à l'aéroport de Newhook donc
14:44la capitale du groenland
14:45et qui dès le taxi qu'il ramène dans le centre-ville propose à ce taxi 200 000 dollars contre
14:50la signature d'une pétition
14:52pour justement dire que ce serait bien que le groenland devienne états-unien
14:55donc si vous voulez on a ça qui se met en place et toutes les semaines ou toutes les deux
14:59semaines il y a ce genre d'initiative ou ce genre de petits moments qui ressortent
15:04et effectivement ça c'est pas nouveau ça date pas depuis janvier on a vu ça tout le long de
15:08l'année 2025
15:08et on avait déjà vu ça aussi en 2019-2020 lors du premier mandat de Donald Trump donc c'est
15:13pas nouveau
15:13et si on dézoome un peu j'aimerais qu'on parle justement de la route du nord donc c'est
15:18sur la façade arctique russe
15:22je pense que c'est tout aussi stratégique et bien sûr c'est un prolongement bien sûr par rapport au
15:26groenland
15:26donc la route du nord de manière assez intuitive fonte des glaces donc nouvelle route commerciale
15:31c'est une route commerciale qui est déjà pratiquée on va rentrer un peu dans le détail mais qui va
15:34être davantage accessible
15:37vous mettiez en avant je me souviens je pense que c'était sur twitter donc je vous invite nos téléspectateurs
15:41auditeurs à vous suivre
15:42peut-être qu'on verra d'ailleurs votre compte twitter s'afficher à l'écran
15:44le point qui est important vous mettiez en avant souvent on met en avant que c'est la Chine qui
15:49est responsable
15:49mais vous disiez dès 2011 finalement la Russie a déjà eu une stratégie
15:54alors elle tendait la main à la Chine pour l'accompagner mais la Chine n'a pas saisi cette opportunité
15:58à ce moment-là
15:59mais la vraie stratégie sur la route du nord c'est aujourd'hui une stratégie qui est russe
16:02et quels sont les atouts notamment de la Russie ou bien sûr la façade mais techniquement
16:06promis je vais essayer de faire court
16:07on a le temps ne vous inquiétez pas
16:09le sujet c'est qu'effectivement ceux qui ont poussé l'idée de route polaire de la soie
16:14ce sont effectivement les russes à partir de 2011
16:17l'objectif pour la Russie c'était d'essayer d'agglomérer tout simplement des investissements en infrastructure
16:21mais aussi tout simplement des investissements liés aux marchandises ou aux minerais ou au bois
16:28ou aux produits de la mer ou évidemment au pétrole gaz et autres énergies
16:31qui pourraient être développés dans l'ensemble de cette zone sur cette façade arctique
16:34et dans ce contexte-là effectivement la Chine comme l'Europe se sont intéressés à ces questions-là
16:40autour de cette route maritime du nord qui n'est que une partie
16:43je le précise ici la route maritime du nord ce n'est que une partie de ce qu'on appelle
16:47le passage du nord-est
16:48le passage du nord-est c'est l'une des trois routes maritimes usuelles ou en développement en Arctique
16:53donc le long des côtes norvégiennes et russes
16:55et la route maritime du nord ça va spécifiquement de la Nouvelle-Zemble à l'ouest
16:59jusqu'au détroit de Béring à l'est
17:01donc c'est une zone très particulière sous réglementation spéciale
17:05si vous voulez naviguer dans cette zone-là
17:07soit vous pouvez naviguer parce que vous avez un brise-glace vous-même
17:10par exemple les métalliers brise-glace peuvent naviguer tout seul
17:13si vous n'avez pas de brise-glace
17:15notamment bien sûr à l'intersaison
17:17et à l'hiver ça va sans dire
17:18vous allez vous faire imposer en fait une escorte
17:21par des brise-glace lourdes
17:23notamment des brise-glace nucléaire
17:24de l'agence d'état nucléaire russe Rosatom
17:27en l'occurrence là leur branche maritime Rosatom flotte
17:29donc dans ce contexte-là
17:31il y a une mainmise de la Russie sur cette route-là
17:33et on peut le comprendre
17:34puisque la Russie pour elle
17:36l'enjeu du développement de la route maritime du nord
17:38c'est d'abord et avant tout ce qu'on appelle du trafic de destination
17:40donc c'est faire venir des bateaux
17:42sur la route maritime du nord
17:44pour récupérer des marchandises qui ont été en fait
17:46extraites des ressources qui ont été extraites
17:48dans cette région-là
17:48et les renvoyer vers les clientèles européennes
17:51d'un côté, asiatique de l'autre
17:52mais ce que la Chine ou les Européens
17:54ont cherché à développer eux
17:56c'est plutôt du trafic en fait
17:58d'océan à océan
17:59donc du Pacifique à l'Atlantique
18:00et vice-versa
18:01et ce plan-là
18:02en réalité les Russes
18:03essaient de les pousser depuis longtemps
18:05mais on a effectivement
18:06les communautés aléoutes
18:07donc autochtones
18:08d'Alaska dans les îles aléoutiennes
18:10qui cherchent à développer ça
18:12depuis plus de 40 ans
18:13vous allez retrouver les Japonais
18:14vous allez retrouver les Coréens
18:15vous allez retrouver de l'autre côté
18:17les Islandais
18:17qui cherchent
18:18les Norvégiens
18:19qui cherchent depuis les années 90
18:21à développer cette route
18:22donc fondamentalement
18:23aujourd'hui
18:23quels sont les atouts
18:24de la route maritime du nord
18:26ces atouts sont relativement limités
18:28en réalité
18:28parce que
18:29même s'il y a effectivement
18:30moins de distance
18:31pour faire une route
18:32par exemple de Shanghai
18:33jusqu'à Rotterdam
18:34ou Havre
18:35il y a moins de distance
18:36c'est vrai
18:36les conditions de navigation
18:38sont plus compliquées
18:39avec le réchauffement climatique
18:41et la dislocation des glaces
18:42vous avez plus de courant
18:44vous avez plus de difficultés
18:45de navigation
18:45en règle générale
18:46vous avez plus de tempêtes
18:47donc si vous voulez
18:48les conditions de navigation
18:49ne sont pas
18:50contrairement à ce qu'on peut penser
18:51plus facile
18:52à cause du réchauffement climatique
18:54et puis le dernier point
18:55surtout
18:55c'est qu'il y a tout à construire
18:56il n'y a pas d'infrastructure
18:57ou très peu
18:58donc si vous avez le moindre pépin
19:00si vous voulez
19:00vous n'avez pas un dry dock
19:01vous n'avez pas
19:02donc une cale sèche
19:03dans laquelle vous pouvez
19:03vous positionner
19:04au milieu de nulle part
19:05dans l'Artec russe
19:06pour réparer votre navire
19:07par exemple
19:07de la même manière
19:08sur le volet du positionnement
19:09sur le volet de la sécurité
19:14permis à la Russie
19:14de développer tout un système
19:16de communication
19:17de positionnement
19:17et tout simplement
19:18de surveillance quelque part
19:20dans l'ensemble de la zone
19:22maintenant clairement
19:23on a des relations avec la Russie
19:24qui sont un petit peu
19:25plus complexes
19:26et effectivement
19:27des compétences
19:28que les Européens
19:29ou les Américains
19:29ou des Asiatiques apportaient
19:31qui aujourd'hui
19:32ne sont plus là
19:32avec les difficultés
19:33au niveau des autres voies de passage
19:34alors il y a bien sûr
19:35Hormuz
19:36de manière assez évidente
19:37mais on a eu aussi
19:37des difficultés
19:38avec le canal de Suez
19:39est-ce qu'on pourrait se dire
19:40que malgré tout
19:41les Russes ont une carte à jouer
19:43alors vous l'avez dit
19:43ça va être compliqué
19:44il faut des brise-glaces
19:46plutôt nucléaires
19:46aujourd'hui c'est les Russes
19:48qui ont cette capacité là
19:49d'ailleurs je crois
19:50qu'ils souhaitent mettre en place
19:51une taxe d'escorte
19:52vous pourrez rebondir sur le sujet
19:53mais est-ce qu'à moyen long terme
19:55ça peut être quand même
19:56une voie de passage
19:57qui se devienne
19:58un peu plus opérationnelle
19:59et surtout
19:59est-ce qu'on a d'autres États
20:01qui s'y intéressent
20:02est-ce que les Américains
20:03d'ailleurs
20:03dézooment aussi
20:04ils ne regardent pas
20:04que le Groenland
20:05alors pour ce qui est des Américains
20:06eux ce qu'ils ont cherché
20:07beaucoup à développer
20:08c'est le passage du Nord-Ouest
20:09donc évidemment
20:10le long des côtes de l'Alaska
20:11et à travers les îles canadiennes
20:13et la côte est-ouest
20:14pardon du Groenland
20:15mais de fait
20:16là-bas
20:16on a des conditions de navigation
20:17qui sont encore plus compliquées
20:19et des zones
20:20qui vont être
20:21de moins en moins
20:22englacées
20:23certes
20:23mais le désenglassement
20:25du passage du Nord-Ouest
20:27va intervenir
20:27plusieurs décennies
20:29après le désenglassement
20:30du passage du Nord-Ouest
20:32On a des estimations
20:32justement
20:33y compris sur la route du Nord
20:35on a des estimations
20:36sur la fonte des glaces
20:39qui sont crédibles
20:40aujourd'hui
20:40on a des éléments
20:41Oui oui
20:41et puis je pense que
20:42le plus simple
20:42pour essayer de donner
20:43un ordre de grandeur ici
20:44pour comprendre
20:44c'est le temps de navigabilité
20:46donc le temps de navigabilité
20:47aujourd'hui
20:48si vous n'avez pas de brise-glace
20:49de fait ça va être
20:50uniquement deux mois
20:52donc les deux mois d'été
20:53et quand on dit été en Arctique
20:54c'est pas juin-juillet
20:56c'est plutôt pour le coup
20:57de mi-août jusqu'à mi-octobre
21:00c'est ça dont on se parle
21:01après si vous avez des brise-glace
21:02ou si vous êtes escorté
21:04par un brise-glace
21:05évidemment plus lourd le brise-glace
21:06et plus la navigabilité
21:07pourra être poussée dans l'année
21:09aujourd'hui avec des brise-glace
21:11lourds
21:11de 60 mégawatts
21:13ou autres de capacité
21:14de puissance
21:15de fait les russes
21:17sont capables d'ouvrir
21:17cette route
21:18jusqu'à 9 mois par an
21:20et donc l'objectif des russes
21:22c'était de lancer
21:23des nouveaux brise-glace
21:24au moins deux
21:24avec donc
21:26d'une capacité de propulsion
21:27de 120 mégawatts
21:28donc le double
21:28pour pouvoir en fait
21:30naviguer partout
21:31dans l'océan Arctique
21:32à n'importe quel moment
21:33de l'année
21:33mais évidemment
21:34là il y a des contraintes
21:35budgétaires
21:35et ces contraintes budgétaires
21:36se sont renforcées
21:38avec les pertes
21:39tout simplement
21:40budgétaires
21:40et les investissements militaires
21:41que la Russie consent
21:42pour son conflit en Ukraine
21:43oui complètement
21:44alors c'est toujours compliqué
21:45avec les données russes
21:46sur la macroéconomie
21:47mais on a des estimations
21:48en tout cas que l'économie russe
21:48serait en récession aujourd'hui
21:50c'est quasiment sûr
21:51quand même vu les dépenses
21:52qui sont faites
21:53la Russie souhaite mettre en place
21:55une taxe d'escorte
21:55de manière assez habile
21:57je crois que c'est au nom
21:57de la protection de l'environnement
21:58est-ce que vous pouvez revenir
21:59sur le sujet
22:00mais en fait elle est déjà en place
22:01c'est à dire que quand
22:02effectivement on a eu
22:03de plus en plus de navires
22:04qui sont passées
22:05sur cette route maritime du Nord
22:06et uniquement pour la zone
22:07de la route maritime du Nord
22:08pas tout le passage du Nord-Est
22:10et bien ce que les russes ont fait
22:11parce que les russes sont signataires
22:13et ont ratifié
22:13la convention des Nations Unies
22:15sur le droit de la mer
22:15comme on dit de Montego Bay
22:17et bien de fait
22:18les russes utilisent
22:19l'article 234
22:20et d'autres articles
22:21de cette convention
22:22pour pouvoir dire
22:23voilà nous pouvons imposer
22:24un certain nombre de limites
22:26même si c'est un détroit
22:27qui pourrait être environnemental
22:29qui pourrait être international
22:30un peu comme le détroit d'Hormuz
22:31ou Malacca
22:32ou plutôt une succession
22:33de détroits en réalité
22:34et bien il n'empêche que
22:36là parce qu'il y a
22:37des contraintes environnementales
22:38fortes à cause des glaces
22:39et à cause de potentiels
22:41marais noirs ou autres
22:42et bien nous allons imposer
22:43d'une part un certain nombre
22:45de restrictions à la navigation
22:47nous allons imposer
22:48un certain nombre
22:48de mécanismes administratifs
22:50pour contrôler
22:51ce qui peut être
22:51sur les navires
22:52un Q88 un peu renforcé
22:53etc
22:53je ne rentre pas dans le détail
22:54mais il y a toutes ces dimensions là
22:56et puis derrière
22:57cette fameuse taxe
22:58qui en fait va être
22:59le coût de l'escorte
23:00et donc le coût de l'escorte
23:02il va être d'environ
23:02400 000 dollars
23:04donc de fait
23:04si vous voulez
23:05c'est comparativement
23:06au canal de Suez
23:07c'est assez similaire
23:08en termes de coût
23:09par rapport au coût
23:10de passage du canal de Suez
23:11ce qui aujourd'hui
23:12finalement à l'instant T
23:13en tout cas
23:13vu les conditions
23:14de navigation etc
23:15ça réduit finalement
23:16un peu l'intérêt
23:17d'aller sur cette voie maritime
23:19finalement en termes de coût
23:20etc
23:20mais absolument
23:21et c'est pour ça
23:22qu'on va retrouver aujourd'hui
23:23donc du trafic
23:24l'été
23:24au moment où il n'y a
23:26effectivement pas de glace
23:26et où la Russie
23:27n'a pas en fait
23:28les moyens d'imposer
23:29ces dimensions de taxes
23:31et d'escorte etc
23:32donc ça c'est vraiment
23:33pendant les deux mois d'été
23:34où on peut naviguer
23:35avec un navire
23:35qui n'a pas de capacité glace
23:37et puis ensuite
23:37pour le reste de l'année
23:38en fait les projets
23:39qui se sont développés
23:40dans cette zone arctique
23:41russe
23:41notamment les projets
23:42de gaz naturel liquéfié
23:43de Yamal LNG
23:44article LNG2 etc
23:45dans la conception du projet
23:47il y avait l'idée
23:49que des métaniers brise-glace
23:50dédiés à ces projets
23:51seraient construits
23:52l'objectif ici
23:53c'est bien sûr
23:54de se débarrasser
23:55de la contrainte
23:55évidemment de cette taxe d'escorte
23:57et de fait
23:58bien sûr
23:59c'est quelque chose
23:59que les Russes
24:00ont sanctionné positivement
24:01puisque à l'époque
24:02quand ça a été imaginé
24:03dans les années 2010
24:04les relations entre Total
24:05et d'autres partenaires asiatiques
24:07et le gouvernement russe
24:08étaient plutôt bon
24:09Dernière question
24:10on voit qu'il y a un peu
24:11de psychose
24:12sur tout ce qui est
24:13détroit, routes navigables
24:14on a eu je crois
24:15il y a quelques semaines
24:16de cela
24:16peut-être moins de 15 jours
24:17des propos
24:18qui ont été mal interprétés
24:19d'un ministre
24:21malaisien
24:22si je ne me trompe pas
24:22concernant le détroit de Malacca
24:24indonésien
24:24pardon oui merci
24:26concernant le détroit de Malacca
24:27je me disais finance
24:29disant que grosso modo
24:30il allait mettre en place
24:31une taxation aussi
24:32finalement
24:33le point qui est important
24:34c'est aujourd'hui
24:35est-ce que potentiellement
24:37ce type de risque
24:39est réel
24:39ou finalement
24:40dans tous les cas
24:41comme vous le disiez
24:41le droit international
24:42fait qu'a priori
24:43quand même
24:43sur la plupart des zones
24:44navigables
24:45le droit des détroits
24:46on n'a pas ce risque
24:47qui se présente
24:47bon ce qui est certain
24:48c'est que beaucoup
24:49de la communauté
24:49des analystes financiers
24:50qui nous écoutent
24:51n'ont pas toujours
24:53une mémoire très longue
24:54dans le passé
24:55donc de fait
24:55en fonction des actualités
24:57et en fonction des contraintes
24:58et des problématiques géopolitiques
24:59certaines choses remontent
25:00évidemment au-dessus de la pile
25:01donc la question des détroits
25:03bien sûr
25:03est remontée
25:04au-dessus de la pile
25:05à la faveur bien sûr
25:06de ce qui se passe
25:07dans le détroit d'Hormuz
25:07et donc c'est vrai
25:09que quand le ministre
25:10des finances indonésien
25:11lors d'une conférence
25:12a fait une espèce
25:14de bon mot
25:14à la tribu
25:15en disant
25:16tiens
25:16et si nous aussi
25:17on imposait des taxes
25:18ça pourrait être
25:18plutôt pas mal
25:19ça a généré
25:20bien sûr un tollé
25:21un tollé en Malaisie
25:22un tollé en Indonésie même
25:23un tollé bien sûr
25:24à Singapour
25:24et les propos
25:25ont été pris au sérieux
25:26par tous les médias étrangers
25:27sans vraiment vérifier
25:28absolument
25:29c'est assez effarant
25:30ça c'est le problème
25:31de faire du journalisme
25:32avec de l'IA
25:33malheureusement
25:34c'est qu'on perd
25:34le côté humain
25:35et la vérification
25:37qui va avec
25:37tout à fait
25:38pardonnez-moi là-dessus
25:38mais il y a un vrai enjeu
25:40ici qui est clair
25:41et c'est ça en fait
25:42que ça révèle
25:43cet épiphénomène
25:44concernant cette déclaration
25:45du ministre des Finances
25:46indonésien
25:46c'est le fait que bien sûr
25:47la question de la fermeture
25:49des détroits
25:50est revenue bien sûr
25:51au-dessus de la pile
25:51des analystes en risque
25:52et ce qu'il faut bien comprendre
25:54ici c'est que
25:54ce qui se passe à Hormuz
25:56n'est pas applicable
25:57tel quel partout
25:58c'est-à-dire que
25:59l'enjeu de Hormuz ici
26:00comme l'enjeu
26:01si vous voulez
26:02de certains détroits
26:03de l'Arctique russe
26:04dont on vient d'évoquer
26:05c'est que finalement
26:06à cause des glaces d'un côté
26:07ou à cause de la géographie
26:08tout simplement de l'autre
26:09ces détroits
26:10ne sont pas vraiment contournables
26:11alors qu'effectivement
26:13si Malacca était
26:14on va dire bloqué
26:15ou qu'il y avait
26:16un mécanisme de taxe
26:17qui serait illégal
26:17bien sûr
26:17en droit international
26:18faut-il le rappeler
26:19encore une fois
26:20qui était mis en place
26:21il y a des moyens
26:22de contournement
26:23que ce soit par Lombok
26:24ou autre
26:25il y a des moyens
26:26de contournement
26:26quand on parle là aussi
26:27du détroit de Taïwan
26:28entre Taïwan
26:29et la Chine continentale
26:30pareil
26:31on a des moyens
26:32de contournement
26:32etc.
26:33donc ce qu'il faut bien
26:34comprendre ici
26:35et bien distinguer
26:36ce sont les détroits
26:37sur lesquels
26:37il n'y a pas de moyens
26:38de contournement
26:38tout simplement
26:39ou des moyens
26:40de contournement terrestres
26:41ou évidemment
26:41les coûts logistiques
26:42sont toujours tout de suite
26:43beaucoup plus importants
26:44comme donc vis-à-vis
26:45du détroit d'Hormuz
26:46et puis les autres détroits
26:47qui eux
26:48sont tout à fait bypassables
26:49en mauvais français
26:50donc on peut effectivement
26:51avoir des alternatives
26:52comme par exemple
26:53le détroit de Bab el-Mandeb
26:54qui donc entre le Yémen
26:55et Djibouti
26:56ce détroit là
26:57on a vu une chute du trafic
26:58à partir de 2024
26:59à cause évidemment
27:00des événements géopolitiques
27:02dans la région
27:03notamment bien sûr
27:04avec le Yémen
27:04mais pas que
27:05et donc on a vu
27:06une chute du trafic
27:06du trafic divisé par 4
27:074 millions de tonnes jour
27:09à 1 million de tonnes jour
27:11en 2024
27:12le trafic ne s'est jamais relevé
27:14parce que de fait
27:15on a préféré
27:16les armateurs
27:17ont préféré
27:17passer par le cap
27:18de bonne espérance
27:19se sont adaptés
27:20avec des coûts
27:21qui ont été finalement gérables
27:22exactement
27:23ça a été plus cher
27:24mais gérable complètement
27:25exactement
27:26et c'est la limite ici
27:27du discours de Vladimir Poutine
27:28pour refaire le lien
27:29avec l'Arctique
27:30c'est que quand
27:30Vladimir Poutine se sert
27:32effectivement
27:32de soubresauts dans le détroit
27:34de Bab el-Mandeb
27:35ou de blocage
27:36dans le canal de Suez
27:38pour dire
27:38passez par ma route
27:39passez par le nord
27:40et bien de fait
27:41la réalité
27:42c'est que Vladimir Poutine
27:43est dans du signal stratégique
27:45évidemment
27:46il y aura certainement
27:47des développements
27:48sur les routes arctiques
27:49parce qu'effectivement
27:50les marchandises
27:50qui peuvent y transiter
27:51sont des marchandises
27:52qui peuvent avoir
27:52une forte valeur ajoutée
27:53mais pour autant
27:54le volume de trafic net
27:57en nombre de navires
27:58si vous voulez
27:59restera
28:00pour encore plusieurs décennies
28:01relativement limité
28:03merci beaucoup
28:04et merci pour cette conclusion
28:05c'est parfait
28:06Mika Bjon-Méred
28:07vous êtes chercheur senior
28:08en géopolitique
28:08à l'université du Québec
28:09à Trois-Rivières
28:10et j'invite nos téléspectateurs
28:12auditeurs
28:12à vous suivre également
28:13sur les réseaux sociaux
28:14vous faites beaucoup de médias
28:15c'est toujours extrêmement limpide
28:16et surtout vous êtes sur le terrain
28:18ce qui est rare
28:19beaucoup parlent
28:19sans être sur le terrain
28:20sur des sujets
28:21qu'ils ne maîtrisent pas complètement
28:22donc vraiment merci
28:22merci beaucoup
28:23on espère vous recevoir
28:24très prochainement de nouveau
28:24dans l'émission
28:25on se retrouve juste après
28:27une pause publicitaire
28:27c'est le question-réponse
28:28comme d'habitude
28:29et bien évidemment
28:30il y a beaucoup de questions
28:31aussi sur quelques résultats
28:32trimestriels
28:33notamment le luxe
28:33on reviendra sur ce sujet là
28:36tout pour investir
28:37la masterclass
28:38Christopher Dembic
28:39vous répond
28:40c'est le question-réponse
28:41on a eu énormément de questions
28:43et bien sûr
28:43comme chaque semaine
28:44vous pouvez nous les poser
28:45sur X
28:46on y répondra
28:47la semaine suivante
28:48tout d'abord
28:49on va commencer par
28:49une question de charge
28:50je vous le disais
28:51on a eu les résultats trimestriels
28:52notamment du secteur du luxe
28:53il faut être très direct
28:55c'était plutôt
28:55assez négatif
28:57en tout cas
28:57le marché a plutôt mal réagi
28:59Charles nous demande
29:00historiquement
29:01les entreprises du luxe
29:02sont bénéficiées
29:02d'un pricing power
29:03qui est plutôt très solide
29:04ce n'est plus le cas
29:06quel avenir pour le secteur
29:07alors quand on regarde
29:08dans le détail
29:08heureusement
29:09il y a une lueur d'espoir
29:10et c'est peut-être
29:10le point qui est important
29:11vous avez deux segments
29:13aujourd'hui dans le secteur du luxe
29:14qui fonctionnent plutôt bien
29:15c'est le segment
29:16un
29:17joaillerie
29:17bijouterie
29:18c'est un peu ce luxe intemporel
29:20qui va être très important
29:21à prendre en considération
29:22et le deuxième segment
29:23qui est intéressant
29:24ce sont les soins
29:25et la beauté
29:26par exemple
29:26si on est très concret
29:27dans les derniers résultats trimestriels
29:28qu'on a eu
29:29une entité comme Sephora
29:31affiche une croissance
29:32qui est exponentielle
29:33à l'inverse
29:33tout ce qui va être
29:34vêtements
29:35maroquinerie etc
29:36c'est beaucoup plus compliqué
29:37ce qui permet
29:38d'avoir cette fameuse
29:39lueur d'espoir
29:40à savoir qu'aujourd'hui
29:41on a énormément
29:42d'entreprises du luxe
29:43qui misent beaucoup
29:44sur ce segment
29:44soins et beauté
29:46soins et beauté
29:47et notamment
29:47sur la recherche
29:49puisqu'on voit
29:49que les biotechnologies
29:50commencent à entrer
29:51de plus en plus
29:52dans le secteur du luxe
29:53alors c'est pas
29:54complètement nouveau
29:54ça remonte déjà
29:55plusieurs décennies
29:56mais c'est une tendance
29:57qui est vraiment
29:57de long terme
29:58on voit notamment
29:59des grandes marques
29:59aujourd'hui
30:00qui s'intéressent
30:00de plus en plus
30:01aux peptides
30:02alors juste très rapidement
30:03les peptides
30:03c'est rien de très nouveau
30:04ce sont tout simplement
30:05des acides aminés
30:07et les peptides
30:07peuvent être utilisés
30:08notamment dans les soins de peau
30:10l'encombe s'y intéresse beaucoup
30:11vous en avez peut-être vu
30:12ça a été très popularisé
30:14depuis à peu près
30:14un an ou deux ans
30:15notamment par tout ce qui est
30:17TikTok, Instagram
30:18et influenceurs
30:19puisque vous avez
30:19également le gouvernement américain
30:21puisque une grande partie
30:22des peptides
30:23aujourd'hui
30:23ne sont pas autorisées
30:24elles sont uniquement
30:24dans la recherche
30:25ce qui fait justement
30:27par exemple
30:27l'encombe dans ce domaine-là
30:28mais vous avez
30:29le gouvernement américain
30:30qui va ouvrir très largement
30:31ce domaine de recherche
30:32dans les peptides
30:33vous allez avoir
30:34notamment la FDA
30:35qui est le régulateur américain
30:36dans les médicaments
30:37qui doit autoriser
30:38un certain nombre
30:39de peptides
30:40on voit déjà
30:40que le marché du luxe
30:41le marché des biotechnologies
30:43réagit de manière
30:44très très forte
30:44à cet égard
30:45donc ça reste compliqué
30:46bien évidemment
30:47au niveau du luxe
30:48il faut être très clair
30:48on le voit
30:49en termes de niveau
30:50de valorisation
30:51en termes d'évolution
30:52du cours boursier
30:53mais le point qui est important
30:54c'est que la transformation
30:55est à l'oeuvre
30:56et cette transformation
30:57notamment
30:58elle va se faire
30:59en partie
31:00pas uniquement
31:00mais en partie
31:01par l'accès
31:02au niveau
31:02des biotechnologies
31:04qui va être un point
31:04qui va être extrêmement important
31:06à cet égard
31:06on a eu une autre question
31:08qui est de Fabienne
31:10alors la question de Fabienne
31:11concerne plutôt
31:12la fiscalité
31:14j'ai appris
31:14qu'on peut investir
31:15dans les monuments historiques
31:17pour optimiser
31:18sa fiscalité
31:19donc là c'est vraiment
31:20un aspect un peu plus niche
31:21en termes de fiscalité
31:21est-ce réellement intéressant
31:23quelles sont les conditions
31:25d'éligibilité
31:26et je crois que nous avons
31:27Estelle Billy
31:28qui est ingénieure patrimoniale
31:29chez Advenis
31:30gestion privée
31:30pour répondre à cette question
31:32oui bonjour
31:35bonjour
31:36bonjour
31:38alors comme je vous le disais
31:39on a eu une question
31:40sur les monuments historiques
31:42pour optimiser la fiscalité
31:44est-ce que vous pourriez
31:44nous en dire un peu plus
31:45et notamment nous dire
31:46pour quelle typologie
31:48finalement
31:48d'investisseurs
31:49est-ce que ça s'adresse
31:50est-ce qu'il faut
31:51un niveau
31:51un taux de fiscalité
31:53qui soit spécifique
31:54pour que ça commence
31:55à devenir intéressant
31:56ça reste quand même
31:57en termes d'optimisation
31:58de la fiscalité
31:59une niche
31:59Oui absolument
32:01donc l'investissement
32:02Monument historique
32:03c'est un investissement
32:04immobilier locatif
32:06qui va consister
32:07en l'achat
32:08d'un bâtiment
32:09qui est classé
32:10Monument historique
32:11en la réalisation
32:13de travaux
32:14de restauration
32:15assez lourds
32:16et ces travaux
32:17de restauration
32:18vont être déductibles
32:19alors dans un premier temps
32:20des revenus fonciers
32:21de l'investisseur
32:22et en cas de déficit
32:24c'est-à-dire
32:25si les travaux
32:26excèdent
32:27le montant
32:28du résultat foncier
32:29et bien ce déficit
32:30va pouvoir être
32:31intégralement déductible
32:33du revenu global
32:34du contribuable
32:35donc c'est un avantage fiscal
32:38qui peut être
32:39selon les situations
32:40effectivement
32:41extrêmement important
32:42c'est un avantage
32:44qui n'est pas plafonné
32:45ni dans son montant
32:48en tant que tel
32:49ni soumis au plafonnement
32:50des niches fiscales
32:51donc c'est plutôt
32:52un investissement
32:53qui va s'adresser
32:54à des contribuables
32:56qui sont assez
32:56lourdement taxés
32:58je dirais
32:59à la tranche
33:00à 41%
33:01ou 45%
33:02qui sont soumis
33:03à la contribution
33:04exceptionnelle
33:04sur les hauts revenus
33:05ou des contribuables
33:07qui ont des revenus
33:07exceptionnels
33:09et qui souhaitent
33:10tout en réalisant
33:11un investissement
33:12immobilier locatif
33:13et bien
33:13amoindrir
33:14cette facture fiscale
33:16sans limitation
33:18de montant
33:20si je ne me trompe pas
33:21finalement
33:21on a deux logiques
33:22on a une logique
33:23en termes de défiscalisation
33:25mais vous avez
33:25aussi une logique
33:26en termes de constitution
33:27du patrimoine
33:28je crois qu'on a une contrainte
33:30malgré tout
33:30c'est-à-dire que
33:31quand vous faites
33:31ce type d'investissement
33:32vous ne pouvez pas revendre
33:33et vous devez détenir
33:34pendant 15 ans
33:35c'est cela si je ne me trompe pas
33:37absolument
33:37les conditions
33:38la contrepartie
33:39de cette déduction fiscale
33:41c'est de s'engager
33:41à conserver le bien 15 ans
33:43alors ça ne veut pas dire
33:44de le louer
33:45pendant 15 ans
33:46c'est de le conserver
33:48pendant 15 ans
33:49l'obligation de location
33:50elle est de 3 ans
33:52à compter
33:53de l'imputation
33:54du déficit
33:55sur le revenu global
33:56donc on a une obligation
33:57minimale de location
33:58de 3 ans
33:59qui est de la location nue
34:00la location meublée
34:01est exclue
34:02et ensuite
34:03le contribuable
34:04est libre
34:05de poursuivre
34:05cette location
34:06ou de transformer
34:09en location meublée
34:10ou d'utiliser
34:12le bien
34:12mais en tout cas
34:13il doit conserver
34:14son bien
34:14effectivement
34:14pendant 15 ans
34:15Peut-être
34:16juste une dernière question
34:17qui sera de moi
34:18dans l'occurrence
34:19sur ce type
34:20d'investissement
34:21donc en termes
34:22de défiscalisation
34:22sur les monuments
34:23historiques
34:24comment c'est sélectionné
34:25et comment justement
34:26quelqu'un
34:26un de nos auditeurs
34:27ou téléspectateurs
34:28qui pourrait être intéressé
34:29à qui doit s'adresser
34:30un fiscaliste
34:31à ce qu'il doit s'adresser
34:32un CGP
34:33etc
34:34Oui alors
34:35l'idée
34:36c'est quand même
34:37de sécuriser
34:38au maximum
34:39l'avantage fiscal
34:41qui est attendu
34:41puisque tous les travaux
34:42de restauration
34:43ne sont pas éligibles
34:44à la déduction fiscale
34:45donc il faut
34:46évidemment
34:47s'entourer
34:47d'un avocat fiscaliste
34:49vous avez des monteurs
34:50d'opérations
34:50qui sont spécialisés
34:51sur ces opérations
34:53monumentes historiques
34:53il faut être
34:54extrêmement vigilant
34:55évidemment
34:56à l'emplacement
34:57du bien
34:59à la ville
34:59d'investissement
35:00puisque le but
35:02c'est aussi
35:02de réaliser
35:03un investissement
35:03patrimonial
35:04on ne recherche pas
35:06uniquement
35:06le bien fiscal
35:07donc c'est vrai
35:08qu'il faut être
35:08très attentif
35:09à la localisation
35:10du bien
35:11à la qualité du bien
35:12aux intervenants
35:13qui va faire les travaux
35:14quels sont
35:15les contrats juridiques
35:17qui est l'avocat
35:19qui va pouvoir
35:20encadrer
35:22cet avantage fiscal
35:24etc
35:24donc moi je recommanderais
35:25effectivement
35:26de s'entourer
35:27des bons partenaires
35:29Est-ce qu'on peut avoir
35:30un seul interlocuteur
35:31qui gère tout
35:32parce que ça paraît
35:33assez fastidieux
35:34sinon ?
35:35Oui vous avez
35:37effectivement des sociétés
35:38dont le métier
35:39comme notre société
35:41d'ailleurs
35:42Advenis
35:42qui est là
35:43pour sélectionner
35:44effectivement
35:45les intervenants
35:46les investissements
35:48de manière
35:48à ce que ce soit
35:49plus léger
35:51pour investir ça
35:51Merci beaucoup
35:53Estelle Billy
35:53vous êtes ingénieure
35:54patrimoniale
35:55chez Advenis
35:56gestion privée
35:57et on a une dernière
35:58question
35:58qui est plutôt
36:00très simple
36:00une question
36:01de Theo Time
36:02c'est d'où vient
36:03l'expression
36:03sell in May
36:04and go away
36:05vous le savez
36:06c'est un peu
36:06l'expression courante
36:07sur les marchés financiers
36:08il y en a quasiment
36:09pour être très franc
36:09sur tous les mois
36:10simplement
36:11certaines sont
36:11un tout petit peu
36:12plus populaires
36:13notamment celles
36:13pour le mois de mai
36:14en fait
36:15c'est une expression
36:15qui remonte
36:16au 19ème siècle
36:17qui était surtout
36:18utilisée du côté
36:20britannique
36:20l'expression complète
36:21même indiquait
36:22simplement
36:22de partir au mois de mai
36:24de revenir
36:24simplement en septembre
36:26en septembre
36:26lorsque vous aviez
36:27une course hippique
36:27au 19ème siècle
36:28qui était très connue
36:29proche de Londres
36:30alors de manière
36:31assez courante
36:33c'est à dire que
36:34pourquoi vendre au mois de mai
36:35parce que pendant les mois d'été
36:36vous aviez à l'époque
36:37les banquiers londoniens
36:38qui quittaient
36:39la City
36:40donc vous aviez
36:41beaucoup moins d'échanges
36:42en bourse
36:43à ce moment là
36:43et automatiquement
36:44ce qu'on constatait
36:46c'est que vous aviez
36:46aussi potentiellement
36:47plus de pics de volatilité
36:49si on regarde
36:50du point de vue historique
36:50et notamment plutôt
36:51sur les 20-30 dernières années
36:53il faut être quand même
36:54très prudent
36:55c'est vrai qu'historiquement
36:56quand même
36:56de mai à octobre
36:58les performances boursières
36:59sont moindres
37:00que d'octobre
37:01à fin avril
37:02mais ce n'est pas systématique
37:04et on le voit d'ailleurs
37:05de manière très claire
37:06sur les quelques jours
37:07les quelques séances
37:08du mois de mai
37:09elles sont plutôt extrêmement bonnes
37:10vous avez beaucoup plus
37:11d'autres facteurs
37:12qui jouent
37:12on en parlait d'ailleurs
37:13en termes de début d'émission
37:15notamment typiquement
37:16les rachats d'actions
37:17vont avoir un impact
37:17un peu plus important
37:18que ces aspects saisonniers
37:20qui peuvent jouer
37:20mais qui sont
37:21beaucoup moins prégnants
37:22merci bien évidemment
37:23comme je le disais
37:24n'hésitez pas à nous poser
37:25vos questions sur X
37:26on y répond chaque semaine
37:28et maintenant
37:29c'est la séquence
37:30géopolitique
37:30quand le monde s'affole
37:31avec Mathieu Jolivet
37:38Bonjour Mathieu
37:39Bonjour Christopher
37:39je crois que vous avez eu
37:40un rendez-vous
37:41un entretien
37:42qui était assez passionnant
37:43vous m'avez dit
37:43et vous souhaitiez
37:44un peu l'évoquer
37:45oui en fait
37:46c'était mardi dernier
37:47lors d'une conférence
37:48organisée par l'excellente
37:49revue géopolitique
37:50le grand continent
37:51c'était à l'école normale supérieure
37:53une conférence
37:54qui réunissait des chercheurs
37:55autour de l'amiral
37:56Pierre Vendier
37:57l'amiral Pierre Vendier
37:59c'est un des meilleurs
38:00stratèges militaires français
38:02il a été commandant
38:03du Charles de Gaulle
38:04et il est aujourd'hui
38:06en charge de la transformation
38:07au sein de l'OTAN
38:08donc c'est un peu
38:09ces grandes leçons
38:10des conflits contemporains
38:12qu'on est en train
38:13de traverser
38:13pour lui
38:14la guerre
38:15elle change clairement
38:16de nature aujourd'hui
38:17donc a priori
38:18rien de nouveau
38:19sous le soleil
38:20nous dit-il
38:21la guerre
38:21elle a toujours changé de caractère
38:23que ce soit sous les Perses
38:24les Med
38:24pendant les deux
38:25guerres mondiales
38:27mais il y a urgence
38:28à s'adapter aujourd'hui
38:29notamment sur le plan
38:30technologique
38:31ce qu'il rappelle
38:31c'est qu'en 14
38:32on a été surpris
38:34par le feu
38:34deuxième guerre mondiale
38:35on a été surpris
38:36par l'ère nucléaire
38:37mais aujourd'hui
38:38on est totalement surpris
38:40par la nouvelle robotisation
38:42et une digitalisation
38:44de la guerre
38:45et il y a un concept aussi
38:46qu'il a repris
38:47c'est un chef d'état-major
38:49des armées norvégiennes
38:51qui lui a soufflé ça
38:52l'année dernière
38:53que je trouvais intéressant
38:54vous allez l'écouter
38:55c'est le concept
38:56non pas de guerre
38:57mais de paix hybride
38:58qu'on traverse en ce moment
39:00on est en état de paix hybride
39:02on n'est pas en paix en fait
39:04pourquoi ?
39:04parce que finalement
39:05un peu comme on pollue une eau
39:06avec des polluants
39:08des microplastiques
39:09mais en fait
39:10une fois qu'elle est polluée
39:10c'est extrêmement dur
39:11de revenir à l'état d'avant
39:12et aujourd'hui
39:13la paix est polluée
39:14elle est polluée de l'intérieur
39:17par finalement
39:18l'état du monde
39:19et l'état de notre société
39:21et on a un autre facteur
39:22qui va être le facteur temps
39:23qui joue beaucoup
39:24c'est ça
39:24pour lui c'est vraiment
39:26peut-être
39:27le principal lien
39:29le principal facteur
39:31qu'il faut avoir en tête
39:31aujourd'hui
39:32quand on essaye de lire
39:33l'évolution du monde
39:34pour lui
39:35l'intelligence artificielle
39:36en particulier
39:37bouleverse notre rapport au temps
39:39ça accélère
39:41la décision militaire
39:42il faut voir qu'en 2003
39:44vous avez plus de 2000
39:46analystes américains
39:48qui étaient regroupés
39:49pour faire du ciblage
39:51donc repérer les cibles
39:52pour l'invasion
39:53américaine en Irak
39:55ok
39:55ils étaient 2000
39:56aujourd'hui
39:57seulement une vingtaine
39:59de soldats américains
40:00donc 100 fois moins
40:01suffisent
40:03avec l'outil
40:04de l'IA
40:04de Palantir
40:05pour faire
40:07les ciblages
40:08en Iran
40:08il n'était
40:09qu'une vingtaine
40:10donc l'IA
40:12aujourd'hui
40:13elle est utilisée
40:13elle accélère
40:14la décision
40:16militaire
40:16et cette géopolitique
40:18algorithmique
40:19et bien l'amiral
40:19Pierre Vendier
40:20l'a déjà bien intégrée
40:21écoutez-le
40:22les outils de micro trading
40:24et de logistique
40:25de ma zone
40:25et bien ils marchent aussi bien
40:27pour les militaires
40:27et ce qui fait que votre bouquin
40:29commandé ce matin
40:30arrive dans votre boîte aux lettres
40:31ce soir
40:32ça vaut aussi pour la logistique
40:33militaire
40:34voilà
40:35ça vaut pour la logistique
40:35militaire
40:36cette accélération du temps
40:37il l'a constaté aussi
40:39quand il était sur le terrain
40:40notamment en Libye
40:41il nous racontait
40:42qu'en 2011
40:43en Libye
40:44pour faire un ciblage
40:46un repérage de cibles
40:47il fallait avec les analystes
40:48environ 48 heures
40:49alors qu'aujourd'hui
40:50il faut un peu moins
40:51de 10 minutes
40:52en Ukraine
40:53donc vous voyez
40:54le temps
40:55se raccourcit
40:56cette technologie
40:58elle change radicalement
40:59la donne
41:00sur le terrain
41:01il nous donne
41:02l'exemple
41:03notamment de l'Ukraine
41:05qui était
41:05à court d'obus
41:07et qui n'a eu
41:07d'autre choix
41:08que d'innover
41:10de se tourner
41:10vers les drones
41:12ils ont inventé
41:13la guerre des drones
41:13parce qu'ils n'avaient
41:14rien d'autre
41:14c'était ça
41:15au mourir
41:15donc ils ont commencé
41:16par mettre des grenades
41:17et des têtes de roquettes
41:18sous des drones
41:18qu'ils ont acheté
41:19chez Carrefour
41:21des drones d'Egy
41:22etc
41:22puis petit à petit
41:22ça s'est institutionnalisé
41:24j'ai visité une usine à Kiev
41:26une puricultrice
41:27de 29 ans
41:27qui dirige une équipe
41:29de 1000 personnes
41:30donc qui fonctionne
41:3124 heures sur 24
41:327 jours sur 7
41:33et qui fait 3000 drones
41:34par jour
41:34voilà
41:35donc cette filière
41:36on la suit
41:36tous ensemble
41:37on voit que c'est une filière
41:38qui se structure
41:38extrêmement vite
41:40avec l'Ukraine
41:41comme laboratoire
41:42des drones
41:43sur les champs de bataille
41:44ça transforme radicalement
41:45les champs de bataille
41:47les Ukrainiens
41:48par exemple
41:48disent aujourd'hui
41:49ne plus avoir besoin
41:51de chars
41:51là-dessus
41:52l'amiral Pierre Vendier
41:53est plus nuancé
41:55mais une chose
41:56est certaine pour lui
41:57le char
41:57doit aujourd'hui
41:59obligatoirement
42:00être accompagné
42:01de drones
42:01c'est pour l'instant
42:02comme ça
42:03qu'il le voit
42:04c'est un peu paradoxal
42:05mais il faut aussi relever
42:06le caractère régressif
42:07de la technologie
42:08sur le champ de bataille
42:09ça c'est un point
42:10qui reste important
42:10oui alors
42:11ça c'est un paradoxe
42:12qui a été relevé
42:13pendant cette conférence
42:16du grand continent
42:17que j'ai trouvé passionnante
42:19que je n'avais pas en tête
42:19et qui est assez
42:20contre-intuitive aussi
42:22ce qu'il faut voir
42:23c'est qu'un énorme progrès
42:25qu'il y a eu
42:26dans la guerre contemporaine
42:28c'est l'hélicoptère
42:29et non pas
42:30d'un point de vue offensif
42:32mais l'hélicoptère
42:33en tant qu'évacuation sanitaire
42:38pour évacuer les blessés
42:39ça pendant la guerre
42:41notamment du Vietnam
42:42ça a permis
42:43de ramener en un temps record
42:45des blessés
42:46pour qu'ils soient très vite
42:46sur les tables d'opération
42:48et c'est là où ça devient
42:50un peu paradoxal
42:51c'est qu'aujourd'hui
42:52la nouvelle menace des drones
42:54empêche ces hélicoptères sanitaires
42:56d'intervenir
42:57ce qui ramène
42:58le taux de prise en charge
43:00des blessés
43:01par rapport aux morts
43:03au même niveau
43:04que celui
43:05de la première guerre mondiale
43:06j'aimerais qu'on écoute
43:07l'historien
43:09Stéphane Audouin-Rousseau
43:10qui est un des meilleurs spécialistes
43:11de la première guerre mondiale
43:13et qui est échangé justement
43:14avec l'amiral Pierre Vendier
43:15Marie Dernier
43:16sur ce sujet
43:18les hélicoptères sanitaires
43:19ne peuvent pas voler
43:21justement à cause des drones
43:22en particulier
43:24d'où un taux de blessés
43:26par rapport aux tués
43:27tel qu'on peut
43:27bien sûr les chiffres
43:29sont très biaisés
43:30vous le savez
43:30mais un taux de blessés
43:31par rapport aux tués
43:33qui est proche de celui
43:34de la première guerre mondiale
43:36ça sonne la fin
43:37des illusions occidentales
43:38tout ça en fait
43:39bah oui
43:39pour l'amiral Pierre Vendier
43:41il faut clairement oublier
43:43le monde d'hier
43:44il faut accepter aussi
43:46de renoncer
43:47il nous rappelle
43:48trois prophéties
43:49qu'il a toujours en tête
43:50dans sa carrière
43:51de stratège militaire
43:53auxquelles nos sociétés occidentales
43:55croyaient dure comme fer
43:56mais qui se sont toutes brisées
43:58cette première des prophéties
43:59c'est qu'on a cru
44:00que le commerce libéral
44:02allait produire
44:03et renforcer la démocratie
44:06or la fin de cette illusion
44:08ça a été en 2005
44:09sur la place Tiana de Mène
44:10deuxième prophétie
44:12on a cru que le commerce
44:14et l'interdépendance
44:15nous protégerait
44:16de nos ennemis
44:17exemple
44:18l'Allemagne
44:19qui s'est liée
44:20avec la Russie
44:21sur le gaz russe
44:22avant de comprendre
44:23et on le voit aujourd'hui
44:24et bien que ça ne serait pas
44:25la solution
44:26et que finalement
44:27cette interdépendance
44:28n'était pas un facteur de paix
44:30mais plutôt un boulet
44:31à ses pieds
44:31c'est ce qu'on constate aujourd'hui
44:32et puis dernière prophétie
44:34on a cru que se désarmer
44:35ne nous vaudrait
44:37aucun ennemi
44:38rappelle l'amiral
44:39Pierre Vendier
44:40mais vous prenez l'exemple
44:42d'un pays totalement désermé
44:43comme le Rwanda
44:44et bien ça a réussi
44:45à mettre des millions
44:47de gens dans la tombe
44:48avec des pelles
44:49et des pioches
44:49rappelé l'amiral
44:51donc c'est vraiment
44:52la fin des illusions
44:53et ce qu'il dit
44:54c'est qu'aujourd'hui
44:56ce n'est absolument pas
44:57un discours pessimiste
44:59mais un constat
45:00qu'il faut absolument partager
45:01pour pouvoir après avancer
45:02et tourner la page
45:04donc finalement
45:04si on l'écoute
45:05outre le fait
45:06que toutes ces fameuses
45:07illusions occidentales
45:08doivent être remises
45:10au placard
45:11vous avez la nécessité
45:12d'être extrêmement agile
45:13puisque dans un monde
45:14où vous avez des guerres
45:15de drones
45:15il faut être extrêmement agile
45:16systématiquement
45:17et essayer de s'adapter
45:18aux nouvelles technologies
45:19c'est ça
45:19et là-dessus en fait
45:20il file une métaphore
45:22assez intéressante
45:23parce qu'avant d'être
45:23commandant du Charles de Gaulle
45:25il a été aussi pilote de chasse
45:27pendant 15 ans
45:29et il en file la métaphore
45:30sur la méthode
45:32qu'on devrait suivre
45:33aujourd'hui
45:34et dans la société
45:36et dans les armées
45:37parce que ce qu'il faut savoir
45:38c'est que sur un porte-avions
45:40vous êtes condamné
45:41à être à l'heure
45:42et si vous n'êtes pas à l'heure
45:43il n'y a qu'une solution
45:44c'est couper les virages
45:46et aller au plus vite
45:48le principe c'est
45:49vous êtes à l'heure
45:50parce que le porte-avions
45:51ne peut vous recueillir
45:52que si vous êtes à l'heure
45:53après il navigue
45:53il n'y a pas le vent
45:54sur le pont etc
45:55donc vous faites à l'heure
45:55si vous avez la chance
45:56d'avoir une navigation
45:57qui fait des branches
45:58vous pouvez essayer
45:58de couper tout droit
45:59et tout ça pour faire vite
46:00donc aujourd'hui
46:01je pense que le défi
46:03pour nous les Européens
46:04dans ce monde-là
46:05c'est d'accepter
46:06de couper dans les virages
46:07c'est-à-dire de
46:08on va dire
46:11de quitter ce monde parfait
46:12qu'on espère
46:13fait de normes
46:14de règles
46:14où tout va aller bien
46:15on va tout avoir coché
46:16toutes les cases
46:17avant de commencer
46:17à faire un truc
46:18ok c'est quoi
46:18le plus urgent
46:21couper dans les virages
46:22enfin couper dans les virages
46:23alors je ne sais pas
46:23si ça vous rappelle
46:25peut-être quelque chose
46:25alors il ne l'a pas prononcé
46:26mais j'imagine
46:27que c'est un peu
46:27ce qu'il a en tête
46:28c'est la méthode Notre-Dame
46:30que met en avant
46:32en ce moment
46:32Emmanuel Macron
46:34c'est Notre-Dame
46:36donc ça a été
46:36un chantier
46:37colossal
46:38titanesque
46:39qui a été fait
46:40en un temps record
46:41aujourd'hui
46:42on appelle ça
46:43le moment Notre-Dame
46:44et il y a quelques jours
46:46Emmanuel Macron
46:47Emmanuel Macron
46:48s'est rendu
46:49c'était le 22 avril dernier
46:50il s'est rendu
46:51sur le site
46:52pour inaugurer
46:53le site
46:54d'une mine de lithium
46:55dans l'allié
46:57et en fait sur place
46:58il a clairement dit
46:59il nous faut
47:00notre moment Notre-Dame
47:01notre méthode Notre-Dame
47:03qu'il faut absolument
47:04appliquer au plus vite
47:05à 150 grands projets
47:06industriels
47:07un peu partout
47:08en France
47:09et bien quelque part
47:10l'amiral Pierre Landier
47:11ce qu'il nous dit
47:12c'est qu'il faut
47:12tourner la page
47:13d'hier
47:16accepter
47:16ce monde
47:17qui se brutalise
47:19arrêter
47:19de tergiverser
47:20et finalement
47:22prendre cette méthode
47:24Notre-Dame
47:25pour couper
47:26les virages
47:27et adapter cette méthode
47:29aux armées
47:29et pas qu'en France
47:30pour lui
47:30c'est vraiment
47:31un défi européen
47:33de simplifier
47:33au maximum
47:34les procédures
47:35J'ai envie de vous poser
47:36une dernière question
47:37puisque comme il est en charge
47:38de la transformation
47:39au sein de l'OTAN
47:40Donald Trump
47:41menace de nouveau
47:42comme lors de son premier mandat
47:43de quitter l'OTAN
47:44est-ce qu'il a réagi
47:45sur ces propos-là ?
47:46Alors vu sa fonction
47:47c'est très compliqué
47:48mais quand même
47:49il a fait passer un message
47:50que je trouve extrêmement intéressant
47:52vu sa position
47:54de boss
47:54de la transformation
47:55au sein de l'OTAN
47:56ce qu'il rappelle
47:57c'est que l'OTAN
47:58c'est 32 alliés
47:59que sur 32
48:00vous n'en avez que 2
48:02qui sont outre-Atlantique
48:03ce sont les Américains
48:04et les Canadiens
48:05donc en gros
48:05il dit qu'il faut qu'on arrête
48:07de se fouetter avec des orties
48:08que les Européens
48:09on est 500 millions
48:10et que finalement
48:12la vraie colonne vertébrale
48:14de l'OTAN
48:15ce ne sont pas les Américains
48:17mais c'est nous
48:18les Européens
48:19et ça il le dit clairement
48:20lors de cette conférence
48:21il a dit
48:21on s'est auto-vassalisé
48:24dans nos têtes
48:24la colonne vertébrale
48:26c'est nous
48:26le fait d'avoir sous-traité
48:28mentalement cette question
48:29à l'extérieur de nous-mêmes
48:30c'est une forme de cécité
48:32donc là
48:32c'est quand même
48:33assez cash
48:34oui pour un militaire
48:36c'est très cash
48:37oui c'est ça
48:39autrement dit
48:39ce que nous dit
48:40l'amiral
48:41Pierre Vendier
48:42le responsable
48:43de la transformation
48:43de l'OTAN
48:44c'est qu'il faut que
48:45l'Europe maintenant
48:46s'assume
48:48arrête de penser
48:48qu'elle est protégée
48:49par quelqu'un d'autre
48:50que c'est elle
48:51qui a sa propre colonne vertébrale
48:52et tout va bien se passer
48:54partenaire égou
48:54finalement
48:55exactement
48:56merci beaucoup Mathieu
48:57on se retrouve la semaine prochaine
48:58pour
48:59quand le monde s'affole
49:00et maintenant
49:01on va regarder l'agenda
49:02pour la semaine à venir
49:03tout pour investir
49:04la masterclass
49:06à surveiller
49:07une semaine
49:08peut être consacrée
49:09bien évidemment
49:09encore un peu
49:10aux résultats d'entreprise
49:11mais on l'a dit
49:12au début de l'émission
49:13finalement le gros
49:14est derrière nous
49:15on a plutôt des résultats
49:16d'entreprise
49:16qui sont très bons
49:17on va avoir aussi
49:18quelques indicateurs
49:19sur l'inflation
49:20notamment on pensera
49:21à l'inflation américaine
49:22aussi bien au niveau
49:23des prêts à la production
49:24que des prêts à la consommation
49:25ça va être très important
49:26parce que ça va permettre
49:27de savoir un peu plus
49:29où est-ce qu'on en est
49:29en termes de pression inflationniste
49:31qui sont liés bien sûr
49:32à la guerre en Iran
49:33mais a priori
49:34sauf surprise
49:35en tout cas du côté
49:36de la réserve fédérale
49:37les dés sont jetés
49:38on ne devrait pas avoir
49:39de hausse de taux
49:39la banque centrale américaine
49:40devrait plutôt
49:41faire le dos rond
49:43et on regardera aussi
49:43ce qui passe du côté
49:44du marché obligataire
49:45ça va être un point important
49:46on a eu les élections locales
49:48au Royaume-Uni
49:49sans surprise
49:50le gouvernement travailliste
49:51a subi un échec cuisant
49:53a priori
49:54d'après les premiers éléments
49:55le premier ministre britannique
49:56n'envisagerait pas
49:57de démissionner
49:58problème
49:58quand on regarde
49:59le marché obligataire britannique
50:00ça se passe plutôt mal
50:02on a eu notamment
50:03il y a quelques jours de cela
50:04le taux long à 30 ans
50:05qui atteint son point haut
50:06depuis 1998
50:08est-ce que c'est un épiphénomène
50:09c'est-à-dire
50:10est-ce que ça concerne
50:10uniquement le Royaume-Uni
50:12et c'est lié
50:12au calendrier électoral
50:13et notamment
50:14à la question du déficit
50:16et du service de la dette
50:17au Royaume-Uni
50:18ou est-ce que c'est un signal
50:19de marché un peu plus important
50:20qui concernerait
50:21d'autres pays endettés
50:22en tout cas
50:22il faudra surveiller
50:23d'assez près
50:23ce qui se passe
50:24du côté du marché obligataire
50:25dans les prochains jours
50:26et les prochaines semaines
50:27et bien sûr
50:28j'invite Antoine
50:29à venir en plateau
50:30pour nous présenter
50:31l'agenda de son côté
50:32Bonjour Christophe
50:34et bien
50:34semaine prochaine chargée
50:36vous savez
50:37c'est la période
50:37des déclarations d'impôt
50:38oui douloureux
50:39si c'est déjà fait
50:41c'était douloureux
50:41très bien
50:42bonne élève
50:42et oui
50:43il y a une commission
50:43d'enquête parlementaire
50:45en ce moment
50:45sur l'imposition
50:46des plus hauts patrimoines
50:47on va regarder ça
50:48avec les spécialistes
50:50du cabinet Arsène
50:51voir s'il n'y a pas
50:51Anguille sous Roche
50:52à ce niveau-là
50:53ça sera pour les exercices
50:55suivants
50:55mais enfin
50:56encore une fois
50:57il faudra être attentif
50:58à ces déclarations d'impôt
50:59à l'imposition patrimoniale
51:01qui peut avoir un effet
51:02sur vos investissements
51:03et puis on parlera
51:04du private equity
51:05on sera avec
51:05Stéphane Rudzinski
51:06de RetoRes
51:08quel est le meilleur segment
51:09pour investir
51:09dans le private equity
51:11et bien
51:12pour l'instant
51:13c'est quand même
51:13les small et mid cap
51:14qui tirent le mieux
51:18leur épingle du jeu
51:19on en parlera avec lui
51:20donc lundi
51:20merci beaucoup
51:22merci à tous
51:22pour votre fidélité
51:23on se retrouve
51:24vendredi prochain
51:25à 11h
51:25vous pouvez nous réécouter
51:26en replay
51:27sur toutes les plateformes
51:28de BFM Business
51:29et maintenant
51:29place aux experts
51:31de l'IMO
51:32tout pour investir
51:34la masterclass
51:35sur BFM Business
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