- il y a 1 semaine
Tout pour Investir, la masterclass. Entretien exclusif, signaux faibles sur les marchés, décryptage géopolitique et toutes vos questions. Une émission qui démystifie l’économie. Un regard expert avec Christopher Dembik.
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00:04BFM Business, tout pour investir, la masterclass Christopher Denbik.
00:09Bonjour à tous, bienvenue dans cette nouvelle masterclass, je suis Christopher Denbik,
00:12je vais vous aider à gérer votre épargne. Alors on l'a vu, on a des marchés financiers
00:16qui sont plutôt très volatiles, on a une dislocation des marchés, c'est à dire que les indices se
00:20portent plutôt bien, mais on a des compartiments où ça reste un peu plus compliqué, on va essayer
00:23de voir s'il faut s'inquiéter à ce niveau. Et puis on a aussi quelques éléments qu'on va
00:26regarder des signaux faibles qui vont revenir dans l'actualité dans quelques semaines,
00:30on va déjà essayer de les aborder pour essayer de comprendre si ça aura un impact sur les marchés
00:34et sur votre épargne. Tout pour investir, la masterclass, c'est parti.
00:44Quelque chose qui est important, qu'on a assez peu évoqué, qui reviendra dans l'agenda, c'est
00:48tout simplement la décision de la Cour suprême américaine sur les taxes douanières. Je suis
00:52ravi d'accueillir en plateau aujourd'hui Pierre Blanchet, vous êtes responsable des solutions
00:55d'investissement pour les réseaux bancaires chez Amundi. On a déjà commencé avant l'émission
01:00de discuter un peu du sujet, vous êtes le parfait expert sur ce domaine-là. Le point qui est
01:05important, j'aimerais juste qu'on aille déjà pour rappeler un peu de quoi on parle, parce
01:09que c'est vrai qu'au mois de janvier, la Cour suprême devait a priori statuer sur les
01:13taxes douanières qui ont été annoncées par l'administration Trump, ça a été repoussé,
01:16repoussé au mois de février, alors potentiellement ou éventuellement pour aujourd'hui,
01:20ou même pour repousser potentiellement au mois de mars. Est-ce que vous pouvez rappeler
01:25l'enjeu et notamment pourquoi c'est un élément qu'on devra absolument surveiller parce que
01:28potentiellement disruptif ? Merci Christopher pour votre invitation. Donc en fait le sujet,
01:33la Cour suprême doit décider si les droits de douane qui ont été mis en place par la Maison
01:38Blanche sont légaux, c'est-à-dire qu'ils rentrent en fait dans le cadre d'une loi en fait
01:43qui touche
01:43sur ce qu'on appelle l'urgence économique et qui a été utilisée par Donald Trump. Si vous
01:48vous souvenez, dans le Liberation Day, il y a eu ce qu'on appelle les tarifs réciproques.
01:53Oui. On a eu aussi un tarif universel et puis on a eu d'autres choses en fait qui ont
01:57à la fin
01:58créé en fait un pourcentage et en fait ça, ça correspond à deux tiers des tarifs douaniers
02:03qui ont été décidés par l'administration depuis l'année dernière. Et donc la question qui est posée
02:07à la Cour suprême, c'est est-ce que oui ou non en fait cette décision est cohérente par rapport
02:12aux droits américains ? Est-ce que oui ou non le président des Etats-Unis a le droit de décider
02:16de façon un peu personnelle dans ce cas-là ? Et non pas le congrès finalement ? Pas le congrès
02:20de ces tarifs douaniers. Ça touche quand même deux tiers des tarifs douaniers américains
02:25donc c'est assez significatif. C'est très très loin d'être anodin. On le voit, le marché
02:30on avait un peu parlé au mois de janvier puisque la décision devait être de mémoire autour
02:34du 20 si je ne me trompe pas, ça a été repoussé. C'est de nouveau au cœur de l
02:38'agenda.
02:38Est-ce que vous pourriez, on a beaucoup échangé avant qu'on commence et vous me parliez
02:42notamment d'une décision sur le Canada qui peut être intéressante, qui est importante,
02:46qui montre que finalement c'est très loin d'être unifié au niveau du spectre politique
02:49américain ? Alors c'est un bon point, c'est qu'en fait la Chambre de représentants qui
02:54pour rappel est à l'élection de mi-mandat en novembre, en fait les représentants ont voté
02:59une loi qui bloque en réalité les droits de douane qui ont été mis en place sur le
03:04Canada, qui considère qu'en fait ils ne sont pas légaux. On revient sur la problématique,
03:09en fait c'est au congrès de décider. Alors pourquoi est-ce qu'on a eu cette bascule ?
03:12Déjà parce qu'il y a six représentants républicains qui sont passés dans le camp démocrate,
03:17donc information quand même importante, malgré la menace du président Trump, mais
03:21également parce qu'on est dans une phase déjà électorale et que en fait ces tarifs
03:27douaniers rentrent dans la problématique de l'inflation, l'inflation qui est un sujet
03:31cœur de la campagne et ces tarifs douaniers sont en train d'être considérés comme étant
03:35en fait finalement un peu un boulet, un peu impopulaire en réalité, puisque la petite
03:39musique inflationniste se maintient et on va dire, ça c'est aussi à cause en fait
03:44des tarifs douaniers et donc on voit déjà certains représentants qui commencent à basculer.
03:48Donc c'est une décision qui n'a aucune chance d'aboutir puisque pour qu'elle devienne
03:52une loi, il faut la signature de Donald Trump, mais néanmoins c'est un signal faible,
03:57et là on est vraiment dans le sujet, d'une bascule qui est en train de se mettre en place.
04:01Oui parce qu'on le voit dans les enquêtes d'opinion ou dans notamment l'indice de confiance du consommateur,
04:06il y a vraiment un pessimisme qui est très important et dans le détail il y a deux sujets,
04:10le marché du travail mais qui est lié finalement d'une certaine manière aussi à l'inflation
04:13et plus directement à l'inflation. Même je crois hier, donc jeudi, vous aviez un des membres
04:20du FOMC qui est plutôt proche de Donald Trump qui disait en raison des éventuelles tensions
04:25inflationnistes, je révise mes anticipations de baisse de taux pour cette année, alors qu'il
04:29était dans le camp vraiment des colombes, ceux qui baissent massivement les taux.
04:32En termes d'impact, qu'est-ce qu'on peut attendre de la Cour suprême ? Alors on ne va
04:36pas
04:36épiloguer sur le col de jour de la décision, mais vous avez à peu près trois scénarios
04:41et j'aimerais savoir notamment celui qui vous paraît le plus crédible.
04:43Voilà, pour rappel, trois scénarios. Le premier, la Cour suprême dit oui, le deuxième,
04:48la Cour suprême dit non, et le troisième, la Cour suprême dit oui mais.
04:52Alors si la Cour suprême dit oui, à ce moment-là, les droits de douane aux Etats-Unis restent
04:57ce qu'ils sont aujourd'hui, à peu près 13% en moyenne en réalité, c'est bien loin
05:01de ce qu'on imagine, mais ça reste important. Première conséquence, en fait on a un transfert
05:07de responsabilité et de pouvoir vers la Maison Blanche au détriment du Congrès,
05:11donc ce n'est pas anodin comme décision. Et vous savez que Donald Trump utilise les
05:15tarifs douaniers évidemment pour des raisons économiques, pour rééquilibrer la balance
05:19commerciale, pour aussi réindustrialiser le pays, mais pas que. Il utilise aussi les droits
05:24de douane pour faire pression sur le Groenland ou autre. Et donc ça pourrait avoir un effet
05:29en politique étrangère, et peut-être aussi en termes d'instabilité, voire sur le dollar,
05:32ça peut avoir une influence. Si en revanche la réponse est non, dans ce cas-là, il y a
05:37deux problèmes, c'est qu'il faut rembourser, et ça ce n'est pas négligeable.
05:41Comment ça se passe ? Alors on a différents échos, la Maison Blanche commence à évoquer
05:44le sujet, ils disent que ce ne sera pas immédiat, ça prendra beaucoup de temps, mais est-ce
05:48qu'on peut avoir un vrai impact sur le budget fédéral assez rapidement ?
05:51Alors oui, ça n'a pas un impact énorme, mais il y a quand même à peu près 20 milliards
05:55de dollars qui chaque mois rentrent dans les caisses du Trésor, dans le cadre en fait
06:00de ces tarifs, donc cumulé c'est à peu près 130 milliards, et si la décision venait
06:06d'être mise en application un peu tardif, c'est-à-dire en juin, on serait sur plutôt
06:09260, donc il faut rembourser. Rembourser ça suppose déjà que les acteurs, les entreprises
06:15demandent à être remboursés, un mécanisme administratif qui bien évidemment va être hyper complexe,
06:19c'est normal. Et les estimations sont qu'à peu près la moitié, une finée, seront remboursées.
06:25Néanmoins, il faut le faire, le mettre en place, et alors ce qui pourrait être assez
06:29problématique, c'est que finalement l'administration américaine va lancer une autre méthode, qui
06:34est en fait d'utiliser d'autres règles qui lui permettent de maintenir les droits de
06:38douane, et donc on aurait un remboursement, mais quasi instantanément, de droits de douane
06:43nouveaux qui s'appliqueraient en utilisant d'autres sections. Et en fait ça amène au troisième
06:47scénario, qui à mon avis est le plus probable, c'est que la Cour suprême considère qu'en
06:53fait c'est une extension du principe de la loi, mais une extension un peu trop forte,
06:58et donc il faut mettre des règles qui peuvent être des règles dans la durée, c'est-à-dire
07:03que le président a le droit de décider, mais uniquement sur une durée de 150 jours par
07:07exemple, avant que le Congrès ne confirme, une limite sur la proportion, dire que finalement
07:13vous ne pouvez taxer que à 15%, 100% ou 20% sans l'accord du Congrès, voire même
07:18une limite sur l'objet. On peut décider que finalement ce n'est pas des unions, par
07:24exemple économiques comme l'Union Européenne, mais seulement des pays. Ça peut être
07:27finalement assez fin la réponse. Donc là la problématique c'est qu'il va quand même
07:31falloir rembourser ce qui dépasse, et garder bien évidemment ce qui reste, et là on reboucle
07:37sur le scénario 2 aussi, c'est que l'administration va très vite utiliser un certain nombre de règles
07:43qui lui permettent de réinstaller en fait cette...
07:46Ils ont d'autres leviers finalement pour réagir. J'ai deux questions dans la foulée, alors une
07:53première, si c'est le scénario 3, donc entre guillemets, alors pas le plus anodin mais le plus
07:57réaliste probablement, on oserait dire. Est-ce qu'on peut envisager un impact sur le
08:02marché des actions, sachant qu'on est sur des marchés un tout petit peu fébrile ?
08:05Donc est-ce que ça pourrait être finalement une bonne nouvelle du côté des marchés des
08:09actions ? C'est plus compliqué j'imagine à répondre. Et un autre sujet, j'aimerais vous
08:12interroger par la suite sur le dollar, parce que vous l'avez déjà un peu évoqué.
08:16Alors en fait je pense que le premier sujet ça va être le marché obligataire.
08:19Oui. Puisque le marché obligataire en fait il a vraiment évolué sur les derniers mois, il
08:24était relativement tendu sur le sujet des tarifs douaniers. Finalement la corrélation
08:28était plutôt négative, c'est-à-dire plus il y avait de l'outrance en fait sur les
08:32sujets douaniers et plus les taux d'intérêt montaient et donc ça fait baisser la valeur
08:35des obligations. Et on voit qu'en fait depuis cet été ça a basculé vers autre chose, c'est
08:40que finalement ces droits de douane sont les bienvenus parce qu'ils renforcent en réalité
08:43la capacité de remboursement du Trésor américain. Et donc en réalité si la réponse
08:50était négative, ça serait probablement pas très bon pour le marché obligataire
08:54américain. Donc il faut faire attention à cette bascule. Notamment sur les taux longs ?
08:57En particulier sur les taux longs. On voit que là les taux sont plutôt en phase baissière
09:01d'ailleurs, il n'y a pas de tension qui est particulière, mais on pourrait avoir un petit
09:04pic. Alors peut-être pas le pic qu'on a connu dans la foulée du jour de la libération
09:07où là le marché obligataire était dans un schéma plus complexe. Non mais ça sera un
09:11élément à prendre en compte, il faudra trouver une autre source de financement pour
09:14équilibrer, ce qui est d'ailleurs un budget très largement déficitaire, mais pour
09:18éviter la dérive. Donc ensuite, on pourrait avoir une influence sur le dollar
09:21effectivement. Alors le dollar qui est un peu en train de se renforcer. On pourrait
09:25effectivement, si cette décision n'est pas très claire ou si elle amène finalement
09:29un peu une surenchère, pas oublier qu'on peut avoir une surenchère aussi de l'équipe
09:33de Donald Trump, voire même de Donald Trump lui-même. Ça pourrait être assez négatif
09:36en fait sur le dollar, puisqu'on pourrait revenir dans la problématique. Finalement
09:40il y a trop de tensions, les institutions américaines sont sous pression, la Fed, le
09:45problème semble réglé, mais maintenant c'est la Cour suprême.
09:47Complètement problème de gouvernance.
09:48Sur les actions, je pense que ça va vraiment s'équilibrer, puisque finalement, si on est
09:53dans le scénario 3, c'est-à-dire une réponse qui est oui mais, certains secteurs vont
09:57bénéficier, d'autres vont être un petit peu pénalisés. Je pense que la difficulté
10:01c'est vraiment en dehors des Etats-Unis, c'est pour les entreprises qui ont calé leur
10:05business sur en fait un taux de droit de douane qui semblait être fixé, en particulier
10:10en Europe. Et là, on va peut-être de nouveau devoir repenser, voire même
10:15renégocier. Et donc je pense qu'en fait, s'il y a un endroit où on est un peu en
10:18pression, c'est peut-être en dehors des actions américaines, probablement en Asie
10:22ou en Europe.
10:22Mais voilà, ça sera...
10:23J'ai une dernière question sur le dollar. On en a parlé avant l'émission et je trouvais
10:27que votre point était intéressant. On se rejoignait d'ailleurs. On parle beaucoup
10:31de debasement trade, de fin du dollar, etc., qui pourraient être justement accentuées
10:36par ces thématiques de guerre commerciale, taxes douanières, Fed, bon tout le sujet
10:39qui est finalement lié à Trump. Et vous étiez assez sceptique justement à cet égard
10:43et je vous rejoins. Est-ce que vous pourriez l'expliquer pourquoi vous êtes sceptique
10:46à nos éditeurs et téléspectateurs ?
10:48Alors, le débasement, c'est l'idée que les Etats, les grandes économies ont émis
10:52beaucoup trop de dettes, que les banques centrales sont obligés de racheter cette dette
10:56pour éviter que finalement les Etats ne puissent plus se financer. Donc ça veut dire
11:01qu'on émet plus de monnaie, ça veut dire que les taux d'intérêt ne sont pas à l'équilibre,
11:04qu'il y a plus d'inflation et qu'en fait, les monnaies, quelles qu'elles soient,
11:08je ne vais pas en citer une spécifiquement, mais elles ont une tendance en fait à se déprécier,
11:12elles n'ont pas la valeur qu'on imaginerait. Ça c'est l'idée de débasement et donc
11:16on le voit, il y a une rhétorique, il y a tout un narratif autour de ça et on utilise
11:20des proxys comme l'or par exemple, comme parfois le bitcoin par ailleurs, pour essayer
11:26de montrer qu'effectivement on est dans cette phase de débasement. Alors, c'est vrai,
11:31le lien existe, existera entre le niveau de dette, la banque centrale et la valeur des monnaies
11:36et c'est vrai qu'aujourd'hui, on a évidemment beaucoup trop de dettes, en particulier sur
11:39les grandes économies. Mais faire le lien instantané me paraît un peu raccourci, alors
11:44pour plein de raisons, déjà parce qu'on a eu l'or, l'argent, mais on a vu que ça
11:47s'est
11:48recalé. En fait, dans les cours de l'or et de l'argent, il y avait aussi la difficulté
11:53de la géopolitique, il y avait le risque sur la Fed, il y avait plein d'autres paramètres.
11:57Il y avait beaucoup de spéculations aussi.
11:58En fait, pas grand chose à voir avec le débasement. Vous n'avez pas de signaux
12:01finalement du marché obligataire parce que si on avait un débasement, on aurait une
12:06pontification de la courbe des taux, c'est-à-dire que les taux longs seraient beaucoup plus élevés
12:09que les taux courts. Et ça, on ne le constate pas vraiment. Et puis enfin, vous aurez une
12:13concurrence beaucoup plus forte d'autres monnaies. Et on voit que finalement, peut-être
12:18que c'est la tendance, mais c'est une tendance qui est très longue. Donc moi, je pense
12:22que cette idée, elle a du sens, mais elle est probablement à exprimer sur des horizons
12:26très très longs. Le dollar reste la devise de référence pour beaucoup de transactions,
12:31si ce n'est l'essentiel des transactions de matières premières. C'est une devise
12:34de réserve. Ça reste quand même clé dans le système. Mais c'est vrai que ça part
12:38de marché, entre guillemets, baisse. Mais c'est une tendance vraiment de long terme.
12:42Complètement. Vous parliez, juste pour conclure, de 2050. Et ça vous montre l'horizon
12:46avant qu'on commence, l'horizon de très très long terme qui ne va pas se matérialiser
12:49aujourd'hui. Je vous rejoins complètement. Merci beaucoup, notamment pour l'effort
12:53de pédagogie. Pierre Blanchet, vous êtes responsable des solutions d'investissement
12:56pour les réseaux bancaires chez Amundi. Et on va continuer sur cette thématique
13:00américaine dans un instant, notamment pour parler plus des marchés actions. On voit
13:04une dislocation qui se met en place, des indices qui montent, mais malgré tout,
13:07des compartiments de marché qui sont plutôt en baisse.
13:10Tout pour investir. La masterclass. L'entretien.
13:14Avec mon avis, vous êtes président de l'Evy, des marchés qui se tiennent très bien.
13:18On garde ce vendredi le 4,40 et sur une très bonne orientation. Malgré tout, on a eu
13:23des mauvaises nouvelles. On a eu des mauvaises nouvelles il y a quelques semaines de cela,
13:25notamment sur le domaine des logiciels. On l'a vu, ce phénomène de contagion,
13:29notamment aux grandes valeurs technologiques américaines, alors qu'elles ont eu des bons
13:32résultats. Donc on va essayer de voir s'il faut s'inquiéter. Donc une perspective un peu
13:36court terme et un peu plus sur du long terme. Sur du court terme, quand on place
13:40le panorama, on peut bien sûr débattre, peut-être qu'on ira dans le détail sur
13:44le secteur des logiciels, mais grosso modo, les résultats aujourd'hui du côté américain
13:48qui sont quasiment finis, la saison des résultats, sont plutôt très bons. C'est supérieur à
13:52ce qui était attendu. On est sur une croissance des bénéfices qui était attendue à 7%,
13:55elle est finalement à 12%, donc ça se passe plutôt bien. Effectivement, tous les compartiments
14:00de marché s'en sortent assez bien. Il n'y a pas que la tech américaine indéniablement.
14:03Mais malgré tout, quand on regarde dans le détail, il y a toujours ce phénomène
14:07de panique. Est-ce que le premier point, est-ce qu'on doit s'inquiéter sur les valeurs
14:11technologiques, les grandes valeurs technologiques américaines qui sont liées à l'IA ? Est-ce
14:14qu'elles dépensent justement trop dans l'IA ? Parce que c'est souvent un sujet qui
14:17revient sur la table.
14:18Je crois qu'il y a effectivement un dézoom qui s'opère aujourd'hui et en bonne gestion.
14:23Il y a pas mal d'intervenants qui prennent leur plus-value. Après, effectivement,
14:27un run exceptionnel sur plusieurs années, avec des valorisations qui étaient peut-être
14:32déraisonnables et on revient un peu plus avec des, je pense, Alphabet, Microsoft, qui
14:37reviennent sur des 24, 26 fois les résultats. Donc, pour des sociétés qui restent en croissance,
14:42mais qui vont devoir investir des montants importants avec des projections de cash flow
14:46qui sont plus complexes à faire pour tous les analystes financiers de la planète.
14:49Donc, je pense qu'il y a une prise de conscience des quatre grands chocs que l'on vit actuellement,
14:55qui sont évidemment cette grande révolution autour de l'IA, évidemment.
15:00La fin du multilatéralisme, très clairement, la guerre commerciale en est l'illustration
15:07la plus extrême et elle n'en est peut-être qu'à ses débuts parce qu'entre la posture
15:11et les faits, il va falloir quand même reprendre Donald Trump dans le texte.
15:16Évidemment, plus que jamais, les pays, notamment les gros, je pense aux États-Unis,
15:21je pense à l'Angleterre, je pense au Japon, je pense à la France, sont très endettés,
15:25très très endettés. Donc, il y a une peut-être perte de confiance dans un monde,
15:30et vous l'avez mentionné avec votre invité précédent, qui se dédolarise quand même,
15:35avec des anxiolytiques comme l'or ou le franc suisse qui reviennent sur le premier plan.
15:40Et enfin, évidemment, un réarmement géopolitique, c'est-à-dire qu'il y a encore le feu
15:48dans un certain nombre de pays, de zones géographiques, pour lesquelles, effectivement,
15:52on voit des zones qui étaient plutôt passives jusqu'à présent, je pense à l'Asie, la Chine,
15:57qui vient intervenir et montrer les muscles dans certains conflits.
16:03Donc, tout ça met beaucoup de tensions, je trouve, donc le VIX réagit,
16:08et c'est pour ça qu'en bonne gestion, ceux qui ont fait déjà l'année,
16:13le début de l'année a été excellent sur les actions, il faut le reconnaître,
16:15donc ça a été peut-être même trop rapide, donc en bonne gestion,
16:18il n'est pas innocent de prendre une partie de ses bénéfices.
16:21Sur les obligations, on a le même sujet, c'est-à-dire, vous l'avez mentionné tout à l'heure,
16:25les taux longs réagissent peu, c'est-à-dire qu'évidemment,
16:28le 10 ans français était à 3,40, on est à 3,30,
16:31mais au final, il bouge peu, le 10 ans US est à 4,
16:36donc, vous parliez de signaux faibles au début,
16:39je vous ai écouté en préambule de votre émotion, c'est très intéressant,
16:41et je pense qu'il faut aujourd'hui dire qu'effectivement,
16:44il y a un problème de myopie dans le marché,
16:46c'est-à-dire qu'il y a des actifs qui sont fortement valorisés,
16:50qui ne méritent pas de continuer à l'être,
16:52et on voit d'autres signaux faibles arriver en masse,
16:55et je pense à ce qui se passe dans la dette privée aux Etats-Unis,
16:59voilà, ça a été distribué à bon nombre d'investisseurs,
17:04et beaucoup de particuliers ces dernières années,
17:06notamment depuis le Covid,
17:07et tiens, il y en a certains qui, avec évidemment la baisse des valorisations dans le logiciel,
17:13qui voudraient sortir, manque de pot, certains ne pourront plus.
17:16Oui, on l'a vu effectivement jeudi, il y a eu des annonces dans des grands acteurs,
17:19ce n'est pas uniquement des petits acteurs aux Etats-Unis sur la dette privée,
17:22ce sera certainement une émission qu'on fera à ce niveau pour aller un peu dans le détail,
17:26mais on voit qu'il y a des points de fragilité,
17:28il y a des gros points de fragilité,
17:29et je crois que vous avez raison de faire toute une émission sur le sujet,
17:33donc vous avez un fonds américain Blue Hole qui pèse quand même 450 milliards de dollars,
17:37qui a annoncé effectivement geler un certain nombre de fonds,
17:40donc même si ça reste des petites poches,
17:42à ce stade-là, ça rappelle de mauvais souvenirs pour ceux qui,
17:45comme vous et moi, sommes sur les marchés depuis 25 ans,
17:47puisqu'il faut dire aussi que quand on regarde dans le détail du détail,
17:52ils ont pu sortir au pair certaines positions,
17:56mais quand on regarde qui était acheteur,
17:58c'est une de leurs filiales, compagnie d'assurance.
18:01Donc en fait, ils se revendent à soi-même un certain nombre de positions,
18:05c'est pour ça que quand je dis qu'il faut effectivement aller chez son opticien,
18:10nous sommes les grands opticiens des marchés financiers,
18:12en plus d'être des architectes,
18:14et ceux qui encadrent les risques de nos clients.
18:16Donc on leur rappelle en bonne gestion qu'effectivement,
18:19pour chaque rendement ou chaque illiquidité,
18:22il y a effectivement un risque qui doit être mis en adéquation.
18:25Les marchés nous semblent, là aussi, exagérément valorisés sur certaines classes d'actifs,
18:32mais l'inverse est vrai aussi, il y a des classes d'actifs qui sont totalement survendues,
18:36qui ont été ignorées, je pense, aux foncières cotées,
18:41depuis quelques semaines, qui reviennent un peu sur le devant de la scène.
18:44Je pense effectivement à la santé, à des secteurs dits stratégiques comme l'agroalimentaire.
18:50Et puis bon, pour ceux qui sont plus audacieux,
18:52une fois que vous avez un certain nombre de sociétés type SS2I
18:55qui pourraient, on ne sait pas, se faire disrupter,
18:58mais qui ont déjà perdu 60% de leur valeur en un mois,
19:01se repositionner, ce n'est pas inintéressant.
19:04Et sur les logiciels, est-ce que vous auriez la même approche ?
19:06Ou vous êtes plus prudent sur les logiciels ?
19:08On reste prudent, parce que là aussi, on est nous-mêmes utilisateurs
19:12d'un certain nombre d'outils IA.
19:14Oui, type Salesforce, etc., qui sont assez classiques.
19:16Oui, mais donc il y a ceux qui sont vraiment dans l'IA natif,
19:20et il y a ceux qui sont utilisateurs ou transformateurs.
19:23Donc évidemment, il faut en être, mais il faut faire la part des choses
19:26dans toute cette nouvelle chaîne de valeur qui va se créer autour de l'IA.
19:31Oui. Et quand on voit en termes de flux, vous le rappelez,
19:34on est sur des marchés très volatiles, on a des données de Bloomberg
19:36qui nous montrent notamment que la volatilité, en tout cas sur le mois de janvier,
19:39sur les actions américaines, est très nettement supérieure
19:41à ce qui existait par le passé.
19:43On est autour de 10% de volatilité, alors que le S&P 500, d'ailleurs,
19:47évolue dans un range plutôt étroit.
19:48Ça montre bien qu'il y a quand même beaucoup de paradoxes
19:50sur le marché en ce moment.
19:52On regarde les flux.
19:53Quand on voit que finalement, il y a effectivement des flux
19:55plutôt vendeurs aux États-Unis, mais les flux acheteurs,
19:58notamment des fonds spéculatifs, je le rappelle,
19:59ça reste des initiateurs tendance,
20:01et 20-25% des volumes sur le marché des actions,
20:04on voit qu'ils vont essentiellement en Asie.
20:07Alors aussi bien de la bourse développée ou de la bourse émergente,
20:09on pensera à la Chine.
20:12Selon vous, est-ce que c'est toujours intéressant de revenir sur l'Asie ?
20:14Parce que par exemple, la Corée du Sud a eu un très très beau rallye haussier,
20:18alors le Japon a bien performé aussi en 2025,
20:21donc on peut se dire, est-ce que ce n'est pas déjà un peu joué
20:23tous ces mouvements haussiers sur l'Asie ?
20:26L'Asie bénéficie d'une tendance structurelle extrêmement forte,
20:29donc c'est un des moteurs de la croissance de demain qui reste
20:33par rapport à cette, je dirais, paralysie européenne d'une part,
20:38et par rapport à...
20:39Vous n'achetez pas la Renaissance européenne,
20:40vous êtes sceptique à l'égard de la Renaissance européenne ?
20:42J'attends de voir, en fait je ne peux pas faire un chèque en blanc,
20:46justement, puisque il y a un...
20:49Et là aussi, je m'extrais de la séquence court-termiste politique et du bruit,
20:54là aussi, et de la posture des Italiens, des Français, des Polonais, des Allemands, etc.
20:57Donc je demande à voir, et puis le peuple est souverain, il votera,
21:01donc une nouvelle gouvernance sera amenée à édifier une nouvelle feuille de route.
21:05Donc oui, pour revenir à votre question, les pays émergents, cette zone-là,
21:10recèle en interne, là aussi dans un monde qui se dédollarise,
21:13des relais de croissance et une décorrélation par rapport à des classes d'actifs classiques Europe-US,
21:19actions ou tech.
21:20Qui étaient un peu de 2025 les thématiques essentielles.
21:23– Ça a été effectivement surprise, surjoué en fait, très très bien joué.
21:28– Je vous propose d'écouter un son de David Cook qui est Head of Trading Dex
21:32chez la financière de l'échiquier, c'est pour savoir, et j'aimerais avoir votre avis,
21:35pour savoir justement si c'est le bon moment après cette forte baisse
21:38de revenir sur les valeurs technologiques,
21:39parce que beaucoup d'épargnants effectivement sont très présents sur cette thématique-là.
21:44– On a eu vraiment un engouement, une rotation, mais qui a été trop loin.
21:48Et pour moi aujourd'hui, il n'y a plus aucun vendeur marginal
21:51sur ces valeurs de grande tech américaine.
21:54D'ailleurs, on s'aperçoit que le S&P surperforme les Max 7 de 14% depuis novembre.
22:00Et généralement, quand on a ces genres de surperformance, dans 98% des cas,
22:04il y a une re-surperformance des Max 7 de près de 18%.
22:06– Est-ce qu'on n'est pas un peu dans le schéma de 2025 ?
22:09C'est-à-dire janvier, février, c'était un peu l'hécatombe
22:12pour les valeurs technologiques américaines.
22:14Et finalement, en termes de contribution au S&P 500 sur l'année 2025,
22:17elles ont été les principaux contributeurs.
22:19Est-ce qu'on n'est pas un peu sur le même schéma ?
22:21Et on a le sentiment, notamment lorsqu'on écoute David Kroos,
22:24qu'on était sur des mouvements spéculatifs, un peu de panique qui est résonée.
22:28Est-ce qu'on se profile vers ce schéma-là ?
22:30Ou vous, vous vous dites, finalement, les valeurs technologiques américaines,
22:33il y a des vrais problèmes intrinsèques, on peut trouver de la valeur ailleurs ?
22:38– On peut trouver de la valeur ailleurs, ça c'est indéniable.
22:41Et il faut ne pas être surpondéré sur la tech US,
22:45comme beaucoup d'Américains le sont, par défaut.
22:48Il ne faut jamais oublier qu'effectivement,
22:50les Américains sont des gros actionnaires de toutes ces…
22:54Ils n'ont pas de fonds euro.
22:55– Oui, c'est des ETF Nasdaq et…
22:57– Ils n'ont pas de fonds euro.
22:59Ce que je veux dire, c'est qu'ils ont leur immobilier
23:00et ils sont sur les Max 7.
23:02Si d'aventure, il y a un bruit, effectivement,
23:04qui contrarie ces stratégies-là,
23:06ou parce qu'effectivement, on met cet oligopole à risque,
23:12ou au contraire, on essaie de le vendre à toute la planète,
23:14je pense que là aussi, les Américains se doivent de réduire leur exposition
23:18et c'est ce qu'ils ont fait en bonne gestion.
23:22Parce qu'ils ne peuvent pas être surexposés là aussi
23:24sans avoir véritablement le retour sur investissement
23:27de tous ces capex, de tous ces investissements à venir.
23:31Regardez la tension qui a régné autour des CDS d'Oracle.
23:35– Oui, les credit swap default,
23:37qui sont un peu des contrats d'assurance
23:38pour savoir si l'entreprise a un risque de faillite.
23:40Et Oracle est un bon exemple.
23:42– Donc c'est un bon exemple,
23:43donc c'est révélateur, effectivement,
23:45de tout ce qui peut se passer autour de ces data centers,
23:50de cette révolution en marche
23:53dont il y aura beaucoup de perdants.
23:54C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
23:56on parle toujours de ces grands oligopoles,
23:58méta, alphabète, sauf Apple,
24:00parce qu'Apple n'a pas encore investi dans ce gisement-là.
24:03Mais cet oligopole pourrait être contrarié.
24:08Selon moi, on est quand même dans une année
24:10où les mid-termes américaines
24:11vont possiblement contrarier aussi Donald Trump,
24:14qui a les pleins pouvoirs.
24:16Donc on a eu cette séquence de deux ans
24:17où il était seul aux commandes.
24:20Et on va voir.
24:22Voilà, la feuille de route pourrait être remaniée.
24:25On a un nouveau banquier central aux États-Unis.
24:28En Europe, il y a des rumeurs.
24:31On attend de voir.
24:33Tout ça va jalonner l'année
24:35qui démarre sur les chapeaux de roue.
24:38Et on nous laisse entendre aussi
24:40que la géopolitique pourrait à nouveau s'immiscer.
24:43Revenir sur l'agenda.
24:43Très clairement.
24:44Regardez le pétrole.
24:4565 dollars le baril.
24:47On était à 60 dollars,
24:48pas plus tard que la semaine dernière.
24:49On reviendra d'ici la fin de l'émission
24:51très rapidement sur cette situation
24:52aux Moyennes et au Proche-Orient.
24:54Où le Groenland,
24:55on avait un invité la semaine dernière
24:56qui nous disait que le sujet
24:57pourrait revenir au mois d'avril
24:59ou au mois de mai
24:59avec la fonte des glaces.
25:00Merci beaucoup Olivier Lévy.
25:03Vous êtes président de Lévy Capital Partners.
25:05On se retrouve dans un instant
25:06pour les questions-réponses.
25:08Il y a eu beaucoup de questions,
25:09notamment sur les bourses émergentes.
25:10On va voir si ça reste pertinent
25:12d'investir sur ce type de levier.
25:14A tout de suite.
25:16La masterclass continue avec une question.
25:21Vous savez, c'est les questions-réponses.
25:23Donc n'hésitez pas à tout moment
25:24à nous poser vos questions.
25:25Vous pouvez les faire sur mon compte Twitter
25:26et on rebondira chaque vendredi
25:29en deuxième partie.
25:30Une question qui est un peu inévitable.
25:32On l'a évoquée,
25:32cette question des basement trades,
25:35cette méfiance à l'égard
25:36des valeurs technologiques américaines.
25:38César nous demande
25:39est-ce qu'Amazon est à la traîne en bourse ?
25:41C'est effectivement un constant.
25:42C'est le moins qu'on puisse dire.
25:44Faut-il s'inquiéter ?
25:45Est-ce la fin des grandes valeurs
25:46technologiques américaines ?
25:48Alors quand on regarde indéniablement,
25:49ma perception finalement
25:51de ce qui se passe
25:51sur les valeurs technologiques américaines,
25:53on a parlé précédemment d'Oracle.
25:55Indéniablement, il y en a certaines
25:56qui sont en difficulté.
25:57Oracle, et on le rappelle assez régulièrement,
25:59dans Tout pour investir,
26:00fait partie de ces sociétés-là.
26:02En revanche, sur les valeurs
26:03technologiques centrales,
26:05notamment typiquement Amazon,
26:06ou encore ça peut être Meta
26:07ou même Alphabet,
26:09anciennement Google,
26:10vous êtes sur des entreprises
26:11qui sont extrêmement stables,
26:12sur Amazon, très précisément,
26:14vous avez quatre domaines d'activité
26:16qui sont particulièrement en bonne santé.
26:18Vous avez notamment le cloud,
26:19mais peut-être le point
26:20qui est le plus intéressant,
26:21c'est quand on regarde
26:22les revenus publicitaires d'Amazon,
26:24vous êtes sur les troisièmes
26:26revenus publicitaires au niveau mondial.
26:28On est à 69 milliards de dollars
26:31de revenus publicitaires.
26:32Je vous laisse imaginer ce que c'est.
26:34Et surtout, Amazon,
26:35ça fait partie quand même
26:36des belles valeurs.
26:36Pourquoi ?
26:37Parce que vous avez un modèle d'affaires
26:38aujourd'hui qui fonctionne très, très bien,
26:40même sans avoir une touche d'IA,
26:42une brique IA
26:43qui va être particulièrement importante
26:45et qui pourrait effectivement
26:46accroître la productivité
26:48ou éventuellement
26:49même ses revenus publicitaires.
26:51Donc, vous êtes déjà
26:51sur une santé de l'entreprise
26:53qui est indéniable.
26:54Ce qui se passe
26:55sur les valeurs technologiques,
26:56ça vaut pour Amazon
26:57et ça vaut pour d'autres entreprises,
26:59c'est relativement simple.
27:00C'est tout simplement de comprendre
27:01qu'aujourd'hui,
27:02ces valeurs,
27:02elles sont très largement détenues
27:04par des fonds spéculatifs.
27:05En moyenne,
27:07sur le flottant d'actions disponibles,
27:08vous avez entre 20 à 30 %
27:10des actions
27:11des grandes valeurs technologiques américaines
27:13qui sont détenues
27:14par des fonds spéculatifs.
27:15Qu'est-ce que fait un fonds spéculatif ?
27:16On le rappelle très régulièrement
27:18dans la masterclass.
27:19Tout simplement,
27:20il prend des positions
27:20de très court terme.
27:22On va parler de positions tactiques
27:24et il vend
27:25quand il fait des bénéfices.
27:26Et typiquement,
27:27il a vendu
27:28les valeurs technologiques
27:30début 2025.
27:31Il le fait sur la même chose
27:32début 2026.
27:34Ça ne veut pas dire
27:34que ça remet en cause
27:35l'intérêt des valeurs technologiques américaines.
27:37En revanche,
27:38point important
27:38et ça vaut
27:39à garder en tête,
27:41c'est que vous avez
27:42beaucoup plus de volatilité
27:43sur ce type de valeurs.
27:44Une autre question
27:45qui est un peu liée
27:46parce que finalement
27:47il y a eu toute cette thématique
27:48quels vont être les secteurs
27:49qui vont être disruptés
27:50par l'IA
27:51et vous avez toujours ce sujet
27:52et vous avez des marottes
27:53sur les marchés financiers
27:54et ce sujet revient
27:55très clairement
27:56à l'heure actuelle.
27:57C'était bien sûr
27:58le secteur des logiciels
27:59avec Arthur.
28:01Le secteur des logiciels
28:02se fait massacrer en bourse.
28:04Qui sont les gagnants
28:05à long terme
28:05et les perdants ?
28:06On va répondre
28:07à cette question
28:07qui est un peu épineuse
28:08avec Antoine Fraisse-Soulier.
28:10Vous êtes responsable
28:11de l'analyse des marchés
28:12chez Etaureau.
28:13Bienvenue.
28:14On l'a vu
28:15juste pour rappeler le cadre
28:16pour nos téléspectateurs
28:17et auditeurs.
28:18Vous avez eu
28:18un effondrement
28:19du marché des logiciels
28:21avec des valeurs en bourse
28:23qui ont chuté
28:23de 20 à 30 %
28:24en fonction des entreprises.
28:26Toujours pas
28:26de redressement
28:27de ce secteur-là.
28:28Si on regarde
28:29en termes de valorisation
28:30puisque c'est toujours
28:30un point qui est essentiel,
28:32le secteur des logiciels
28:33aux États-Unis,
28:34vous êtes pour la première fois
28:35depuis 2007-2009
28:37à un niveau de valorisation
28:38du secteur des logiciels
28:39qui est inférieur
28:40au reste de la cote.
28:41Donc, on pourrait se dire
28:42que ça constitue potentiellement
28:44des points d'entrée.
28:45Toutes les entreprises
28:46du secteur des logiciels
28:47ont chuté en même temps.
28:49On est sur des amplitudes
28:49de baisse
28:50qui sont très rares.
28:51Justement,
28:52la question pour vous,
28:53est-ce qu'on peut déjà
28:54essayer de voir
28:55les gagnants
28:55et les perdants,
28:57notamment, bien sûr,
28:58du fait de cette disruption
28:59liée à l'intelligence artificielle ?
29:02Oui, tout à fait.
29:03C'est vrai que l'annonce,
29:04en fait,
29:04c'est l'annonce d'Enthropic
29:05avec son nouveau modèle
29:07Claude,
29:08Claude Cowork,
29:09en fait,
29:10qui a assez impressionné
29:12puisque ça permet
29:12d'automatiser
29:13en fait des tâches
29:14professionnelles
29:15très complexes,
29:16notamment des tâches juridiques
29:17ou d'analyse de données.
29:19Et donc, forcément,
29:21toutes les entreprises
29:22de fournisseurs
29:25de bases de données
29:25ou encore les éditeurs
29:26de logiciels,
29:27eh bien,
29:28ont été,
29:29on peut le dire,
29:29massacrés en bourse.
29:30Par exemple,
29:31Thomson Reuters
29:32qu'on utilise beaucoup
29:34en finance
29:34ou Walter Kluwer
29:35ont perdu entre 10 et 15 %.
29:37Donc, ça,
29:38c'est les fournisseurs
29:38de bases de données
29:39et les éditeurs
29:40de logiciels
29:40type Applovin
29:42ou Intuit,
29:43le leader des fintech,
29:45eh bien,
29:46ont perdu également
29:49entre 15 et 20 %
29:50en bourse
29:51et notamment,
29:52c'est l'ETF,
29:52l'ETF Tech Software
29:55qui perd 18 %
29:56depuis début de l'année.
29:57Donc, maintenant,
29:58avec ces nouvelles données,
30:00justement,
30:01quels peuvent être,
30:02quels sont ceux
30:03qui vont tirer
30:03leur épingle du jeu ?
30:04Eh bien,
30:05alors,
30:05il y a bien évidemment
30:06les entreprises
30:07qui sont positionnées
30:09sur l'IA générative,
30:10donc Anthropik,
30:11évidemment,
30:12OpenAI,
30:13Microsoft.
30:15Vous iriez sur OpenAI
30:17lorsqu'ils font
30:17leur introduction
30:18en bourse ?
30:20Alors,
30:20je me permets d'être taquin.
30:22Oui,
30:23OpenAI,
30:23le problème,
30:24c'est qu'ils ont encore
30:26énormément de pertes.
30:28Ça perd à peu près
30:298 milliards par an.
30:31c'est vrai qu'OpenAI,
30:32il va falloir encore
30:33remonter la pente,
30:34il va falloir un business model
30:35qui soit un peu plus rentable
30:36à l'avenir.
30:39Oui,
30:39je me permets juste
30:39pour nos auditeurs
30:41de rappeler,
30:41donc aujourd'hui,
30:42vendredi,
30:43vous avez NVIDIA
30:44qui a décidé
30:44d'annoncer
30:45une très nette baisse
30:48de ses investissements
30:49dans OpenAI
30:50et on passe de 100 milliards
30:51à 30 milliards.
30:53Oui,
30:54d'accord,
30:54mais OpenAI,
30:55c'est vrai que c'est un cas particulier.
30:58Ensuite,
30:58on a toutes les fournisseurs
31:00d'infrastructures IA
31:01qui aujourd'hui,
31:02vous venez de parler d'Amazon,
31:03Amazon,
31:04c'est la société
31:04qui a investi le plus
31:06en 2026,
31:07200 milliards de dollars,
31:09eh bien,
31:09je pense qu'à long terme,
31:11ce sont des investissements
31:12qui seront rentables
31:14puisque les capacités
31:16de calcul
31:16vont être démultipliées
31:18pour l'intelligence artificielle
31:20et je pense
31:21que les fournisseurs
31:21d'infrastructures
31:22qui sont aujourd'hui
31:23les hyperscalers
31:24qu'on connaît tous,
31:26Meta,
31:27Google
31:28et essentiellement Amazon,
31:30eh bien,
31:30vont profiter
31:32dans,
31:32je ne sais pas
31:33dans combien d'années,
31:34évidemment,
31:34mais un jour,
31:35ça sera rentable
31:36selon moi.
31:37En revanche,
31:38effectivement,
31:39les sociétés
31:39qui vont en pâtir,
31:41eh bien,
31:42c'est les sociétés
31:44qui ont des domaines,
31:47enfin,
31:47dont le business model
31:48sont des tâches automatisables.
31:51On l'a vu,
31:52bon,
31:53avec Apple Ovin,
31:54par exemple,
31:54mais aussi Salesforce.
31:55Salesforce,
31:56c'est vraiment son cœur de métier,
31:57c'est un modèle SaaS,
31:59CRM,
31:59et je pense que
32:00ces sociétés
32:01vont avoir du mal
32:02à justement,
32:03sur le long terme,
32:06avoir vraiment
32:07de la rentabilité.
32:08Est-ce que finalement,
32:10alors c'est toujours compliqué,
32:11effectivement,
32:11la question était complexe,
32:13les gagnants et les perdants,
32:14mais est-ce que finalement,
32:15le marché ne sanctionne pas
32:16le fait que habituellement,
32:18traditionnellement,
32:19lorsqu'on investissait
32:20sur le secteur de logiciel,
32:21l'idée,
32:22c'est de se dire,
32:23vous aviez des contrats,
32:24des revenus
32:25qui étaient sur 10-15 ans,
32:26donc finalement,
32:27une visibilité incroyable,
32:28et du jour au lendemain,
32:30à cause de l'IA,
32:31on se rend compte
32:31que c'est peut-être
32:32un peu moins le cas.
32:33Et question subsidiaire,
32:35pour faire le lien
32:36avec ce qui s'était passé
32:37sur DeepSync,
32:37donc cet acteur chinois
32:39qui avait perturbé
32:40les valeurs technologiques
32:41américaines en 2025,
32:43est-ce que finalement,
32:44on n'exagère pas ?
32:45Est-ce qu'on n'est pas
32:45finalement purement
32:46sur de la panique ?
32:47Quand je regardais
32:48les flux aujourd'hui,
32:49qui sont les principaux vendeurs
32:50d'actions des logiciels ?
32:52Ça reste les fonds spéculatifs,
32:54donc est-ce que tout ça,
32:54ce n'est pas un peu exagéré ?
32:56Est-ce que la panique
32:57n'est pas irrationnelle
32:58complètement ?
33:00Clairement,
33:00c'est vrai que les mouvements
33:01sont vraiment très importants
33:04et comme vous le dites,
33:05les flux,
33:06c'est très intéressant
33:06de regarder les flux
33:07puisque ce sont les hedge funds
33:09justement qui shortent le titre,
33:11enfin qui vendent ces titres.
33:13Et aujourd'hui,
33:14c'est beaucoup trop tôt
33:14pour répondre à la question
33:16est-ce que ces sociétés
33:17vont-elles disparaître ?
33:18Est-ce qu'on va être réellement
33:20remplacés par l'IA ?
33:20C'est vraiment trop tôt
33:21pour en parler
33:22et c'est sûr que...
33:25Ce qu'il faut regarder aussi,
33:27je pense que c'est en termes
33:27de gain de productivité.
33:29quand on voit Bank of America
33:32qui dit que justement,
33:33grâce à ces outils de codage,
33:35ils vont permettre de gagner
33:38en termes de gain de productivité.
33:40On a aussi des entreprises
33:44comme Publicis
33:45qui a annoncé cela.
33:47Donc effectivement,
33:48Meta aussi,
33:49qui a annoncé 30%
33:50d'os de gain de productivité
33:52sur l'année écoulée
33:54grâce à l'usage de l'IA.
33:55Donc ça,
33:56ce sera également important
33:57de voir quelles sont
33:58les sociétés
33:58qui vraiment profitent
34:00finalement
34:00de cette automatisation
34:02des tâches
34:03dans leur gain de productivité
34:05et qui vont être
34:06de plus en plus profitables.
34:08Je pense que ça,
34:08ça sera intéressant à suivre.
34:10Effectivement,
34:10qui sera en plus sur le temps long
34:11puisqu'on sait,
34:12étant économiste de profession,
34:15on sait que calculer
34:16les gains de productivité
34:16liés à l'innovation,
34:17ça reste toujours
34:18extrêmement compliqué.
34:19Merci beaucoup Antoine Fraisse-Soulier,
34:20vous êtes responsable
34:21de l'analyse des marchés
34:22chez Itoro.
34:23Et dernière question,
34:24une question de Simon
34:26qui est intéressante
34:27puisqu'il a découvert par hasard
34:28que la bourse de Tel Aviv
34:30a fait x7 en deux ans.
34:32Effectivement,
34:32comment on peut expliquer cela ?
34:34Alors,
34:34il y a déjà un phénomène
34:35qui est lié purement
34:37au fait
34:38à ce fameux
34:38debasement trade
34:39et je rejoins mon invité
34:41précédemment,
34:42Damundi,
34:43qui nous disait
34:43il ne faut pas exagérer
34:44les mouvements
34:45du debasement trade,
34:46on n'est pas sur la fin du dollar
34:47mais on est plus
34:48sur un rééquilibrage
34:49parce que finalement,
34:50au cours des dernières années,
34:51on a eu beaucoup d'investisseurs,
34:52notamment les investisseurs
34:53institutionnels
34:54qui étaient surexposés,
34:55actions américaines notamment
34:56et donc aujourd'hui,
34:58la réalité,
34:58c'est qu'on est dans un monde
34:59où on trouve de la valeur
35:00un peu partout.
35:01Donc,
35:01la bourse de Tel Aviv
35:02à l'un star finalement
35:04d'une myriade d'autres bourses
35:05que ce soit les bourses européennes
35:06ou encore en Asie
35:07ont profité de ce rééquilibrage
35:09en cours
35:09et continuent d'en profiter.
35:10Après, bien sûr,
35:11comme pour chaque bourse,
35:14vous avez des facteurs
35:15qui sont plus spécifiques
35:16dans le cadre de la bourse
35:17de Tel Aviv,
35:18vous avez en termes
35:19de segmentation,
35:20déjà juste pour comprendre
35:20de quelle typologie
35:21de bourse on parle,
35:22vous avez beaucoup
35:23d'acteurs financiers,
35:24beaucoup d'acteurs
35:25de l'immobilier
35:26et vous avez beaucoup aussi
35:27d'acteurs de la tech.
35:28Donc, ce n'est pas non plus
35:28complètement aberrant.
35:30Vous avez eu plusieurs phénomènes
35:31qui ont favorisé
35:31la hausse des cours
35:32ces derniers mois.
35:34Vous avez beaucoup
35:34d'introductions en bourse.
35:36Vous le savez,
35:36si vous me suivez régulièrement
35:37dans Tout pour investir,
35:39il y a assez peu
35:39d'introductions en bourse
35:40en Europe,
35:40à part la Suède.
35:41Mais en revanche,
35:42à Tel Aviv,
35:43vous en avez beaucoup
35:43et notamment dans le domaine
35:44de la tech.
35:45Vous allez avoir un phénomène
35:46qui est important,
35:47c'est qu'une grande entreprise
35:48américaine comme Palo Alto
35:49qui est déjà cotée
35:50aux États-Unis
35:51a entamé le processus
35:53pour être cotée
35:54aussi à Tel Aviv
35:55parce qu'ils ont racheté
35:56des entreprises
35:57au niveau local.
35:58C'est assez rare.
35:59Donc c'est un phénomène
36:00aussi qui attire des flux.
36:01L'autre point qui peut
36:02être important,
36:03baisse des taux directeurs,
36:04c'est-à-dire plus de liquidités.
36:05La Banque d'Israël,
36:06donc Banque centrale,
36:07a baissé son taux directeur
36:08en début d'année.
36:09C'était une surprise.
36:10Et peut-être le dernier point,
36:12c'est la bourse de Tel Aviv
36:13comme d'ailleurs les bourses
36:14du Moyen et du Proche-Orient.
36:16Finalement,
36:16elles ont des heures
36:17de cotation
36:18et des jours de cotation
36:19qui sont différents
36:19de l'Europe et des États-Unis
36:20puisque finalement,
36:21en règle générale,
36:22c'est du dimanche au vendredi,
36:23souvent vendredi midi.
36:24C'était le cas aussi
36:25à la bourse de Tel Aviv.
36:26Ils ont décidé
36:27de s'aligner
36:28sur les bourses occidentales
36:30et donc,
36:31ils ont une ouverture
36:32qui est du lundi au vendredi,
36:33en l'occurrence vendredi
36:34fin de matinée.
36:36Tout simplement,
36:37ça, on l'a vu
36:37en termes de flux,
36:38ça a permis
36:38aux investisseurs internationaux
36:40plutôt d'aller
36:41de manière plus aisée
36:42sur la bourse de Tel Aviv.
36:43Donc, un marché
36:44qui est intéressant
36:46sachant que le dernier point,
36:47si vous vous intéressez
36:47aux valeurs technologiques,
36:48il y en a beaucoup
36:49à la bourse de Tel Aviv
36:50mais beaucoup sont aussi
36:51cotés déjà dans le Nasdaq.
36:52Donc, si vous avez,
36:53par exemple,
36:54dans vos fonds
36:54une exposition au Nasdaq,
36:56il est fort probable
36:57que vous avez déjà
36:58ce type d'entreprise.
36:59N'hésitez pas
37:00à nous poser vos questions
37:01sur mon compte Twitter
37:02éventuellement.
37:03On y répond systématiquement
37:05chaque semaine
37:06et bien sûr,
37:07maintenant,
37:07c'est la séquence
37:08géopolitique
37:08quand le monde s'affole
37:09avec Mathieu Jolivet.
37:13Tout pour investir
37:14la masterclass
37:15quand le monde s'affole.
37:18Bonjour Mathieu.
37:18Bonjour, Christopher.
37:21Ça va bien, merci.
37:23Autant que ça monte au cerveau,
37:24ça va très bien.
37:25Oui, il y a eu
37:25un petit moment de vide.
37:27Mais d'habitude,
37:28je ne vous dis pas ça,
37:29c'est pour ça.
37:30C'est plus l'habitude.
37:32Mardi prochain,
37:33donc ça va faire
37:33quatre ans jour pour jour
37:34que la Russie
37:35envahit l'Ukraine.
37:36C'est un sujet
37:36que vous vouliez aborder
37:37à juste titre.
37:39Et l'idée,
37:40c'est un peu
37:40de faire le point,
37:41notamment sur les sanctions
37:42occidentales.
37:43Est-ce qu'elles portent
37:44leurs fruits ?
37:44Vous vous en souvenez,
37:45il y a quatre ans de cela,
37:47même pour vous donner
37:48en aparté,
37:50j'avais eu l'occasion
37:51parce que je suis réserviste
37:52de la Gendarmerie Nationale.
37:53Et à ce moment-là,
37:54la Gendarmerie Nationale,
37:56qui appartient au ministère
37:57de la Défense,
37:57envisageait déjà
37:58la reconstruction de l'Ukraine.
38:00On avait eu des échanges
38:01à ce niveau.
38:01On se rend compte
38:02que c'est un peu compliqué
38:02et qu'on n'y est pas encore.
38:03Donc finalement,
38:04ces sanctions,
38:05est-ce que ça a fonctionné
38:05à l'égard de la Russie ?
38:06Ça commence.
38:07Ça commence.
38:08Ça met du temps.
38:09Pour refaire le film,
38:11il faut voir que Vladimir Poutine,
38:14là, ça y est,
38:14il a reconnu début mars
38:15qu'il avait une croissance
38:16qui commençait à s'essouffler,
38:18qui était à seulement 1% en 2025.
38:20Donc ça,
38:21c'est un véritable coup de frein
38:22qui nous montre
38:23que ce qu'il y a eu
38:23les deux premières années
38:24après l'invasion russe en Ukraine,
38:27c'était une croissance
38:28qui finalement était
38:29un peu en trompe-l'œil.
38:30On a une croissance
38:31qui a été totalement boostée
38:32par toute une industrie
38:33de la défense
38:34qui, elle, était en surchauffe
38:36et avec les nouveaux débouchés pétroliers
38:39noués en urgence
38:41vers la Chine et l'Inde.
38:43Mais cette croissance-là,
38:44elle n'est pas durable
38:45et elle n'était pas saine.
38:47Et on commence à le voir
38:48dans le complexe militaro-industriel,
38:50il y a des premiers signaux
38:51qui nous montrent
38:52qu'il y a plusieurs usines en Russie
38:55qui sont passées
38:55à des semaines à 4 jours forcées.
38:57Donc ça, c'est un signal.
38:58Et puis, on a les recettes pétrogazières
39:00qui commencent à être en chute libre.
39:03Elles étaient en chute libre
39:04de presque 25% en mars dernier.
39:07Et là, il y a un accord
39:08qui vient d'être signé
39:09entre les États-Unis et l'Inde
39:11avec Donald Trump
39:12qui met une pression maximale
39:14sur Narendra Modi
39:15pour qu'il arrête
39:16d'acheter du pétrole russe.
39:19Donc tout ça,
39:20c'est un ensemble de signaux
39:21qui ne sont pas forcément bons
39:22pour créer une économie solide.
39:24Et on a eu aussi
39:25un ou deux signaux faibles
39:26ces derniers temps.
39:28Ça, c'est un signal
39:29assez contre-intuitif
39:30où on s'est rendu compte
39:31que la Russie
39:33s'est mise
39:33à prendre des mesures
39:34protectionnistes
39:35contre la Chine
39:37qui est devenue
39:38son principal partenaire.
39:41Pourquoi ?
39:41Parce que les Chinois
39:42se sont mis à...
39:43Les constructeurs automobiles
39:45chinois
39:45se sont mis à envahir
39:47le marché russe
39:48si bien que
39:49les constructeurs russes
39:51se sont retrouvés
39:51presque étouffés
39:52et ils viennent de mettre
39:53en place une taxe
39:54dite de recyclage
39:55pour taxer
39:56les voitures importées
39:57et notamment
39:58les voitures chinoises.
39:59Et dernier signal
40:00faible sur l'économie russe
40:02c'est...
40:03On voit qu'ils commencent
40:04à brader de plus en plus
40:05d'actifs qu'ils avaient nationalisés.
40:07Donc ils ont besoin
40:07d'argent frais.
40:08Et notamment
40:09on a vu
40:10il y a trois semaines
40:12ils ont voulu vendre
40:13un des quatre aéroports
40:14de Moscou.
40:15Personne n'en voulait.
40:16Donc ils ont dû faire
40:17une deuxième enchère
40:18à l'Hollandaise
40:20donc enchère inversée
40:22et il est parti
40:25à 40%
40:26de son prix initial.
40:27On sait qui est l'acheteur
40:28si c'est un local
40:29ou un étranger ?
40:30Non, l'acheteur
40:31c'est un des trois autres
40:33aéroports de Moscou
40:34donc derrière
40:35c'est le Kremlin
40:35qui supporte.
40:36Oui, effectivement.
40:37Le problème
40:38pour un acheteur étranger
40:40on le voit par exemple
40:41dans le secteur bancaire
40:42c'est-à-dire que
40:42du jour au lendemain
40:43on peut avoir ces fonds
40:44qui sont séquestrés
40:45et même d'ailleurs
40:45des employés sur place
40:46qui sont...
40:47C'est ça, c'est ça.
40:48Et d'ailleurs
40:48lors des premiers enchères
40:50il y a eu en fait
40:51un seul appel d'offres
40:52mais qui était
40:54un entrepreneur kazakh
40:56dont personne
40:56n'avait entendu parler
40:58et qui n'avait jamais
40:59investi dans des infrastructures
41:01aéroportaires
41:01donc en fait
41:02ils ont stoppé
41:03ils ont stoppé
41:04l'appel d'offres.
41:05Donc voilà
41:06peut-être
41:06seul point
41:07un peu positif
41:08mais délicat
41:09dans l'économie russe
41:10c'est l'épargne
41:11l'épargne russe
41:11qui reste extrêmement forte
41:13et en fait
41:13vous avez toute la société russe
41:14qui face à l'inflation
41:15qui a été très forte
41:16ces dernières années
41:17a placé
41:19beaucoup d'argent
41:20sur les livrets
41:20qui eux étaient très
41:21que les taux étaient
41:22exactement
41:22et donc on a délivré
41:23très rémunateur
41:24donc beaucoup d'argent
41:25qui sont
41:26d'épargne
41:27qui est placé
41:27ce qui peut
41:28dans cette période
41:29qui s'avère délicate
41:30pour le Kremlin
41:32créer une tentation
41:33à fiscaliser
41:34cette épargne
41:35mais si vous faites ça
41:36vous ouvrez une brèche
41:37notamment dans
41:37le pacte social
41:38avec la société russe
41:40même si on sait que
41:41pour Poutine
41:42la consommation
41:43en tout cas
41:43n'a jamais été
41:44son focus premier
41:45c'est vrai
41:45et vous le disiez
41:46finalement
41:46c'est une économie
41:48qui est très dépendante
41:49de quelques secteurs
41:50d'activité
41:50dont la défense
41:52mais il n'a jamais
41:53cherché
41:53depuis qu'il est arrivé
41:54au Kremlin
41:54donc ça fait
41:55depuis le début
41:56des années 2000
41:56à développer
41:57une consommation intérieure
41:58alors que tous les pays
41:59s'efforcent de faire ça
42:00et on peut le faire
42:00quand on a des taux d'épargne
42:01justement élevés
42:02voilà
42:02sauf que là
42:03il a besoin quand même
42:04de recettes
42:04pour financer
42:05son économie de guerre
42:06et donc on a quand même
42:07voilà
42:08on est quand même
42:08dans un cercle
42:10qui pour l'instant
42:11ne tient pas la route
42:12sur
42:13si on regarde
42:14outre l'aspect
42:15sanction occidentale
42:15et l'état
42:16de l'économie russe
42:17vous avez bien sûr
42:18les leçons du champ de bataille
42:20quelles sont celles
42:21qu'on peut tirer
42:22alors moi là dessus
42:23je m'appuie sur une note
42:24qui est vraiment
42:25très intéressante
42:26qui a été écrite
42:27par un ancien chef
42:28d'état-major
42:29des armées russes
42:30il y a quelques semaines
42:31dans une revue
42:32liée au Kremlin
42:32qui s'appelle
42:33Russia in Global Affairs
42:35et en fait
42:36il fait ses leçons
42:37des cadres
42:37et lui ce qu'il nous dit
42:38en fait
42:38cet ancien chef
42:39d'état-major
42:40c'est qu'il y a un avant
42:41et après Ukraine
42:42notamment à cause
42:43des drones
42:44pour lui ça a totalement changé
42:45il faut oublier
42:46les doctrines militaires classiques
42:47héritées de la révolution
42:50industrielle
42:50il estime que
42:5170% des pertes humaines russes
42:53sont dues
42:54aux drones
42:54que désormais
42:55la ligne de front
42:57elle est totalement transparente
42:59qui que vous soyez
43:00où que vous soyez
43:01on sait où vous êtes
43:03donc ça c'est quelque chose
43:04qui change complètement la donne
43:05et qui fait que
43:06le bon vieux char traditionnel
43:08il est trop lourd
43:09pas assez agile
43:10et beaucoup trop visible
43:11donc ça c'est une des premières
43:12grandes leçons
43:14pour lui vraiment
43:16il se projette en fait
43:18sur une armée
43:19qui doit être
43:20totalement décentralisée
43:21avec plein de mini commandements
43:24éclatés
43:24un peu partout
43:25c'est fini
43:26l'ère des grands bataillons
43:27ça ça ne marche plus
43:28l'ère des grands bataillons
43:30en fait vous devenez
43:30de la chair à drone
43:31ce qui a été la doctrine russe
43:33pendant très très longtemps
43:34exactement
43:34donc ça en fait
43:35il faut l'oublier dit-il
43:36pour lui en fait
43:37ce qui est maintenant
43:38assez vertigineux
43:39qui a surpris tout le monde
43:40ce sont les esseins de drones connectés
43:42vers lesquels on se dirige
43:44pilotés à l'IA
43:46face à ça
43:47ils plaident
43:48pour des unités minuscules
43:49les unités ne doivent pas
43:51être plus grandes
43:51que deux à quatre soldats
43:53chacun avec des équipements
43:55ultra légers
43:57et des nouveaux équipements
43:58type brouilleur de drones
44:00ou en tout cas
44:01des équipements liés
44:02à la guerre électronique
44:03qui est en train de prendre
44:04le dessus
44:05ce qu'on apprend aussi
44:07dans cette note
44:08le dernier point
44:10hyper intéressant
44:11c'est qu'il dit
44:12que désormais
44:13qui que vous soyez
44:14l'armée
44:15qui a le plus
44:16de puissance de calcul
44:17sera l'armée
44:18qui prendra le dessus
44:19sur l'autre
44:20et que
44:21cette puissance de calcul
44:23est quelque chose
44:24qui sera peut-être
44:25même
44:26qui sera peut-être
44:27à même
44:27de changer l'équilibre
44:29de dissuasion nucléaire
44:30telle qu'on les connaît
44:30jusqu'ici
44:32et en fait
44:33c'est un avertissement
44:33qu'il lance même
44:34au Kremlin
44:34sachant qu'il a encore
44:35écouté là-bas
44:36en disant que s'il y a
44:37un retard
44:39technologique
44:40de la Russie
44:41dans cette course
44:42à l'IA
44:42c'est quelque chose
44:43qui menacera
44:44directement
44:45les intérêts stratégiques
44:47de la Russie
44:47Est-ce qu'on arrive
44:48à savoir justement
44:49c'est très compliqué
44:50je trouve
44:50pour avoir des données
44:51pour savoir
44:52quelle est l'avancée
44:53de l'IA
44:54en Russie
44:55que ce soit
44:55au niveau
44:57des entreprises privées
44:58que de l'État
44:59on n'a quasiment
44:59pas d'informations
45:00on a vu
45:00je crois il y a
45:01quelques mois de cela
45:01le premier robot
45:03dévoilé par
45:03le gouvernement
45:04le gouvernement russe
45:06alors il ne fait pas
45:07le comparaison
45:08par rapport
45:08aux robots chinois
45:09on a un peu l'impression
45:10qu'ils sont justement
45:10en retard
45:11sur cette thématique
45:11qu'il y a
45:12Franchement ça
45:13je n'ai pas de données
45:14sur les robots
45:16sur place
45:16etc
45:19la seule chose
45:20que je peux vous dire
45:20c'est qu'ils mettent
45:21le paquet
45:22sur la production
45:23de drones
45:24et ensuite l'enjeu
45:25est de connecter
45:26ces drones
45:29Vladimir Poutine
45:30a inauguré
45:31il y a 6 mois
45:31une usine
45:32au fin fond
45:32du Tatar 100
45:36qui serait
45:37la plus grande usine
45:39au monde
45:39de production
45:39de drones
45:40où on y fait
45:41la réplique
45:41du drone
45:42Shahed iranien
45:43et en fait
45:43on a vu
45:44et là je reviens
45:45sur peut-être
45:45dernier enjeu
45:46du champ de bataille
45:48qui est lié
45:49directement au champ
45:50de bataille
45:50qui est l'enjeu
45:50des télécommunications
45:52et pour répondre
45:53à votre question
45:53sur aujourd'hui
45:54à quel point
45:54ils sont avancés
45:55sur l'IA etc
45:56c'est lié aussi
45:57aux télécommunications
45:57et on voit bien
45:58que leurs drones
45:59ils n'arrivent pas
46:00à sécuriser
46:02leur propre télé
46:02leur propre communication
46:04pour ces drones
46:04si bien qu'ils sont
46:06obligés de passer
46:06de manière détournée
46:08par Starlink
46:09et ça en fait
46:10et ben oui oui
46:11mais ça je pense
46:12que c'est un signal
46:13en fait
46:13c'est un signal
46:14qui nous montre
46:15qu'ils ne sont pas
46:16si souverains que ça
46:16complètement
46:17oui parce que
46:18c'est la base
46:19des télécommunications
46:19vous avez eu
46:20il y a quelques semaines
46:21en fait
46:21le chef de la diplomatie
46:22polonaise
46:24qui a alerté
46:25sur X
46:26Elon Musk
46:27directement
46:27en lui disant
46:29en gros
46:29c'est quoi ce bordel
46:30on voit de plus en plus
46:31de drones russes
46:33qui sont guidés
46:34en Ukraine
46:35par Starlink
46:37et ça
46:38ça soulève
46:38des questions
46:38qui sont passionnantes
46:40parce que normalement
46:41c'est interdit
46:41mais alors derrière
46:42ils arrivent à contourner
46:43le système
46:43donc ça a créé
46:45une vive émotion
46:45et ce qui s'est passé
46:46ça on l'a appris
46:47il y a une dizaine
46:48de jours
46:49vous avez
46:49le ministre
46:51de la défense
46:52ukrainien
46:52qui a établi
46:53une liste blanche
46:54de tous
46:56les terminaux
46:57Starlink
46:57qui sont autorisés
46:58à être connectés
47:00sur le sol ukrainien
47:01donc il est parti
47:02dans ce sens là
47:03il a envoyé
47:04cette liste
47:05les noms
47:06qu'il a appelés
47:06Starlink
47:07au dessus de l'Ukraine
47:10communiqués
47:10via Starlink
47:12donc à minima
47:12le sentiment
47:14c'est effectivement
47:14qu'ils sont en retard
47:15sur ce sujet là
47:16c'est qu'ils sont en retard
47:18et ça ce que je vous raconte
47:19c'est pas rien
47:20ça aurait plongé
47:22dans le noir
47:23numérique
47:24dans le noir numérique
47:26beaucoup de soldats
47:27et en fait
47:27ça s'est même vu
47:28à travers
47:29des blogueurs russes
47:31dont un
47:32influent
47:32un blogueur russe
47:34qui s'appelle
47:35Yuri Podoliaka
47:36et le 5 février dernier
47:37il écrit
47:38ce que tout le monde
47:40redoutait
47:41est arrivé
47:42Elon Musk
47:43a coupé
47:43le disjoncteur
47:4480%
47:45de nos terminaux
47:46ont cessé
47:46de fonctionner
47:47nous sommes
47:48dans le chaos
47:48complet
47:49voilà ce qu'a écrit
47:50ce blogueur
47:52russe
47:52influent
47:53il y a quelques jours
47:54donc oui je pense
47:55qu'ils ont un peu
47:55de retard
47:56passionnant
47:56comme toujours
47:57merci beaucoup
47:58peut-être
47:58juste dernier point
47:59rapidement
48:00parce que là
48:01c'est quand même
48:01lié aux 4 ans
48:02de la guerre en Ukraine
48:03mais on voit bien
48:03que ça a provoqué
48:05un mouvement
48:06de bascule vertigineux
48:07on voit en ce moment
48:08le parapluie américain
48:10se refermer
48:11de la sécurité
48:12se refermer
48:13au-dessus de l'Europe
48:13et là
48:14ce qu'on va guetter
48:15ensemble
48:16à la fin du mois
48:16peut-être début mars
48:17c'est un discours
48:19très rare
48:19du chef de l'Etat
48:20sur la dissuasion nucléaire
48:21donc vous nous en ferez
48:23le bilan j'imagine
48:23exactement
48:24parce que là
48:24l'idée c'est de savoir
48:25qui en s'affranchissant
48:27du parapluie américain
48:28sera prêt à rentrer
48:29sous le parapluie français
48:30de la dissuasion nucléaire
48:32sachant qu'on est le seul
48:33en Europe
48:34avec la Grande-Bretagne
48:35mais dans l'Union Européenne
48:36en termes d'indépendance
48:36nous sommes les seuls
48:37en France
48:38à avoir cette arme nucléaire
48:39et à pouvoir jouer
48:40de cette doctrine
48:40point important
48:41merci beaucoup Mathieu
48:42on se retrouvera
48:43très rapidement
48:44pour un autre point
48:45sur la géopolitique
48:46si vous souhaitez continuer
48:47sur les questions de défense
48:49n'hésitez pas à regarder
48:50l'émission
48:50Air et Défense
48:51à midi 30
48:52on aura un invité exceptionnel
48:53Guillaume Fauri
48:54qui est président exécutif
48:55d'Airbus
48:56et juste avant
48:57un point sur l'agenda
48:58de la semaine
49:00tout pour investir
49:01la masterclass
49:03sur BFM Business
49:05masterclass
49:06à surveiller
49:07un agenda économique
49:09qui va être encore dominé
49:10par les questions américaines
49:12et les questions européennes
49:13aux Etats-Unis
49:13je pense que ce sera
49:14un indicateur
49:15qui est d'habitude
49:15avec peu d'importance
49:16mais il faudra regarder
49:17de près l'indice de confiance
49:19du consommateur américain
49:20on voit effectivement
49:21qu'on a une plongée
49:22de cet indicateur
49:23alors c'est pas
49:23complètement anodin
49:24il faudra regarder
49:25en parallèle
49:26vous avez quand même
49:27un optimisme
49:28des marchés financiers
49:29en tout cas
49:29sur les grands indices
49:30qui perdurent
49:31donc ce décalage
49:31habituellement
49:32n'est jamais extrêmement sain
49:33donc on va garder
49:34ces indicateurs
49:35vous aurez aussi
49:36les premiers chiffres
49:36de l'inflation
49:37au mois de février
49:38en zone euro
49:39honnêtement pour moi
49:40c'est pas un gros débat
49:41je pense que le débat
49:41sur le fait que la BCE
49:42pourrait baisser de nouveau
49:43son taux directeur
49:44c'est un faux débat
49:45en réalité
49:46ils sont très bien
49:47à 2%
49:48et une baisse
49:49de moins 25 points de base
49:50disons dans les prochains mois
49:51est-ce que ça changera
49:52la donne en termes de dynamique
49:53pour la zone euro
49:54très clairement pas
49:55et bien sûr
49:56une séance ce lundi
49:57qui sera avec
49:57un peu moins de volume
49:58puisque vous allez avoir
49:59le nouvel an chinois
50:01l'indice
50:01il faut du climat des affaires
50:03en Allemagne
50:03sera à surveiller
50:04on devra avoir une amélioration
50:05je rappelle un point
50:06qui est important
50:07pour l'Allemagne
50:07c'est qu'elle a commencé
50:08en fin d'année 2025
50:09à dépenser
50:10ces fameux
50:111000 milliards
50:12qui ont été mis sur la table
50:13en février 2025
50:14donc on commence à avoir
50:15une amélioration
50:16des chiffres économiques
50:17le plan de relance allemand
50:18fonctionne
50:19en revanche
50:19c'est un point à garder en tête
50:20ça prend toujours
50:21énormément de temps
50:22et dernier élément
50:23à garder en tête
50:24bien sûr
50:24il y a toujours
50:25cette situation
50:25au Proche
50:26et au Moyen-Orient
50:27avec les tensions
50:28entre l'Iran
50:29et les Etats-Unis
50:30bien évidemment
50:31ça reste toujours
50:31très tendu
50:32à l'instant T
50:33le seul marché
50:34qui réagit
50:34c'est le marché du pétrole
50:36on a vu que le Brent
50:37et le WTI
50:38étaient plutôt en hausse
50:39sur les dernières séances
50:40même l'or
50:41sans pas trop réagir
50:42en tout cas
50:42on n'a pas un lien immédiat
50:44valeur refuge
50:45or
50:45ou même yenne
50:46qui pourra en bénéficier
50:47donc il faut vraiment
50:48rester extrêmement prudent
50:49sur cette situation
50:50garder en tête
50:51notamment
50:51et c'est peut-être
50:52le point le plus important
50:53si vous nous écoutez
50:54c'est que la géopolitique
50:55ça fait beaucoup de bruit
50:56beaucoup de commentaires
50:57intellectuellement
50:58c'est passionnant à discuter
50:59mais l'impact réel
51:01et durable
51:01sur les marchés financiers
51:02est plutôt très faible
51:03si vous vous en souvenez
51:04en juin dernier
51:05juin 2025
51:06on a eu la guerre
51:07des 12 jours
51:07l'impact sur les marchés
51:09a été extrêmement réduit
51:10et même sur le pétrole
51:12qui est un peu
51:12le baromètre du risque
51:13aux Proches
51:13et au Moyen-Orient
51:14donc ne jamais exagérer
51:16le fait politique
51:17ne jamais exagérer
51:18la géopolitique
51:19c'est vraiment des points
51:20qui sont essentiels
51:21à garder en tête
51:21merci à tous
51:23pour votre fidélité
51:24vous pouvez nous réécouter
51:25sur toutes les plateformes
51:26de BFM Business
51:27en podcast
51:28on se retrouve
51:28bien sûr
51:29vendredi prochain
51:30à 11h
51:31et maintenant
51:31place aux experts
51:32de Limo
51:35tout pour investir
51:36la masterclass
51:37sur BFM Business
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