- il y a 8 heures
Tout pour Investir, la masterclass. Entretien exclusif, signaux faibles sur les marchés, décryptage géopolitique et toutes vos questions. Une émission qui démystifie l’économie. Un regard expert avec Christopher Dembik.
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00:04BFM Business, tout pour investir, la masterclass Christopher Dembic.
00:09Bonjour à tous, bienvenue dans cette nouvelle masterclass, je suis Christopher Dembic et je vais vous accompagner dans votre épargne.
00:15Aujourd'hui on va parler de sujets qui sont essentiels, notamment bien évidemment les banques centrales.
00:18Alors attention, on ne va pas vous dire, la BCE augmente les taux, quel est l'impact directement sur votre
00:23portefeuille.
00:24Mais on va regarder notamment quelques signaux qui sont quand même importants, y compris en Asie en termes de politique
00:28monétaire.
00:29On parlera également d'IA, il y a un débat aujourd'hui entre les économistes, est-ce que c'est
00:32inflationniste ou pas.
00:34Tout pour investir, la masterclass, c'est parti.
00:38Tout pour investir, la masterclass, les signaux faibles.
00:42On commence au niveau des signaux faibles avec non pas la réserve fédérale américaine, on va y venir, mais on
00:47va aller un peu dans le détail.
00:48J'aimerais qu'on parle plutôt de la Banque du Japon, le point qui est important, Banque du Japon qui
00:52cette semaine a augmenté son taux directeur,
00:54on est revenu à un taux directeur de 1%. Ça a un impact assez important, notamment sur le marché d
00:59'échange, mais pas uniquement.
01:01On va en parler avec mon invité aujourd'hui, Alexandre Chong, vous êtes directeur commercial d'Iban First. Bienvenue.
01:06Merci.
01:07On sait, lorsqu'on avait eu en juillet 2024 la Banque centrale du Japon qui avait augmenté ses taux, alors
01:12c'était un contexte un peu particulier,
01:13il y avait des inquiétudes notamment avec une éventuelle récession américaine qui ne s'est pas formalisée.
01:17Mais lorsque la Banque centrale a augmenté ses taux, impact direct avec très très forte volatilité sur les devises.
01:23Derrière cela, il y a eu des effets en cascade. On néglige, je pense, souvent le fait que les devises
01:27ont un impact sur d'autres marchés.
01:29Les actions, notamment technologiques américaines, qui ont chuté, on était sur une correction, pire moment puisque c'était l'été.
01:34Peut-être juste expliquer qu'est-ce qui s'était passé à ce moment-là et justement cette thématique de
01:38carry trade,
01:38parce que pour beaucoup de nos éditeurs-spectateurs, finalement, ce n'est pas un sujet qui est parfaitement maîtrisé.
01:44Oui, bien sûr. La Banque du Japon, elle a conservé pendant presque 30 ans des taux très bas
01:55pour maintenir une inflation à peu près convenable au Japon, une période de désinflation très très longue.
02:03Et en 2024, quand elle recommence à augmenter ses taux, c'est un petit chamboulement dans le milieu des investisseurs
02:11puisque une grande partie d'entre eux utilisaient une mécanique qui s'appelle effectivement le carry trade
02:16qui consiste à emprunter de l'argent dans une devise dans laquelle les taux sont très bas
02:20pour investir dans des devises dans lesquelles les taux sont très élevés et donc espérer en faire un gain.
02:26Et le fait que la Banque du Japon se remette à augmenter ses taux, ça limitait le profit potentiel de
02:35cette mécanique.
02:36Ça avait fait un peu paniquer les investisseurs à ce moment-là, qui avaient débouclé un peu à la hâte
02:43tout leur carry trade et donc ce qui avait effectivement amené une grosse correction sur les actions
02:50et beaucoup de volatilité sur les monnaies.
02:53Cette fois-ci, on n'est pas certain honnêtement qu'il arrive la même chose.
02:59Le premier sujet, c'est que c'est la deuxième fois que ça arrive, il y a moins le sujet
03:04de choc qui était présent
03:06et par ailleurs, c'est une hausse qui est aussi là pour suivre la Fed, pour ne pas laisser trop
03:15d'écart
03:16entre le taux américain et le taux japonais.
03:19Mais tous les indicateurs marchés aujourd'hui, on a des flux qui sont toujours vendeurs de yens.
03:26Ça, c'est le point qui est important.
03:27Exactement.
03:28Parce que c'est vrai que systématiquement, et je vous avoue, j'ai rencontré il y a quelques semaines de
03:32cela
03:32des clients institutionnels, ils disaient, oui, mais hausse des taux au Japon, ça y est,
03:36le yen finalement, après tant d'années, va se renforcer.
03:39Ce n'est pas en tout cas ce que vous voyez sur les chiffres.
03:41Ce n'est pas encore le cas.
03:44Si la Banque du Japon venait à être plus agressive dans ces hausses de taux,
03:50qu'on aille vers 2% dans des délais qui sont proches, alors il faudra à nouveau regarder.
04:00Mais pour l'instant, le yen reste une monnaie qui est encore empruntée massivement
04:05pour investir ailleurs, notamment dans les monnaies exotiques.
04:09Donc, on a toujours le carry trade qui fonctionne.
04:13Oui, exactement, carry trade qui fonctionne, et a priori, un chamboulement des marchés
04:17qui sera moins important de cette hausse que celle qu'on avait observée.
04:21En tout cas, au moins, c'est une bonne nouvelle du point de vue des marchés.
04:24Si on regarde, vous l'avez évoqué, la réserve fédérale américaine,
04:27alors donc, cette semaine, elle a sans surprise laissé ses toits inchangés,
04:30ça, c'était un peu convenu d'avance.
04:32Il y a quand même un débat aujourd'hui au niveau des marchés sur la direction de la Fed
04:37et derrière cela, du dollar.
04:38Vous aviez les anticipations vous disant, bon ben voilà, la Fed va augmenter ses taux,
04:43comme l'a fait d'ailleurs la Banque centrale européenne,
04:44et elle le fera de nouveau probablement la Banque centrale européenne.
04:47Et on commence quand même à avoir un discours disant,
04:49et peut-être que plus tôt, on aurait des baisses de taux qui reviendraient plus tôt que prévu.
04:54Quel est votre sentiment à cet égard ?
04:56C'est très difficile de se faire une conviction long terme dans cet environnement,
05:03tant les vents contraires s'affrontent.
05:06D'un côté, on a l'inflation,
05:11l'économie américaine qui jusqu'à maintenant se comporte très bien,
05:17qui plaide plutôt pour un continuum des hausses de taux,
05:21et dans le même temps, on a des débuts d'indicateurs sur,
05:27vous en parlerez tout à l'heure, est-ce que l'IA continuera de venir alimenter l'économie américaine massivement
05:34avec les capitaux ?
05:35Ben, c'est pas certain,
05:38et on voit un premier essoufflement sur les hausses de salaire.
05:43Qu'est-ce qui va devenir dans les prochains mois ?
05:45C'est pas certain, et par ailleurs, on sous-estime peut-être le poids politique.
05:49Le président de la Fed, le nouveau président de la Fed, Kevin Warch, a été nommé par Donald Trump.
05:56Donald Trump ne se cache pas de sa volonté de faire baisser les taux.
06:01Comment se comportera Kevin Warch ?
06:03Pour l'instant, il a décidé de ne rien faire.
06:06S'il n'est pas du tout exclu, qu'il décide, pour soutenir l'économie américaine,
06:12notamment exportatrice, de baisser les taux.
06:16Dans ce contexte-là, ce qui est toujours intéressant,
06:18c'est, alors on le sait, moi j'avais commencé ma carrière il y a déjà un certain nombre d
06:21'années dans le Forex,
06:22donc je me souviens de la difficulté de prévision,
06:25mais quand on vous entend, on comprend que c'est quand même très compliqué de savoir,
06:29par exemple, la direction de l'euro-dollar.
06:31Alors, typiquement, si je caricature, et c'est loin d'être dans la caricature,
06:34mais la réalité, c'est, là, BCE augmente ses taux,
06:37tout le monde se disait, l'euro-dollar va se renforcer,
06:39alors ce n'est pas ce que nous envoie le marché à l'heure actuelle,
06:41au contraire, en termes d'évolution.
06:43Comment on essaye de naviguer dans cet environnement-là ?
06:46Je sais, par exemple, vos clients sont des entreprises,
06:48mais même pour, par exemple, les investisseurs,
06:50il y a ces sujets de couverture, taux de change.
06:52Comment on essaie d'adapter dans cet environnement un peu compliqué sur les devises ?
06:56Je pense qu'il faut accepter et prendre conscience
07:01que la stratégie un peu commune qui était jusqu'à maintenant de dire
07:05« une fois ça monte, une fois ça baisse, mais à la fin, je m'y retrouve »,
07:09eh bien, c'est sûrement vrai sur le temps très long,
07:11mais dans des cycles économiques d'une année, c'est faux.
07:15Et donc, ça fait peser un risque très important sur les entreprises.
07:19Les entreprises clientes d'Iban First, c'est principalement des gens
07:22qui sont des PME exportatrices ou importatrices.
07:26Et la discussion qu'on a avec eux désormais, c'est qu'il faut accepter ce risque
07:31et il faut prendre des mesures, c'est-à-dire couvrir ses paiements
07:35et ses encaissements, parce qu'il est très difficile,
07:40à cause de ces vents contraires qui s'affrontent au Japon, en Europe,
07:45d'avoir une prévision claire et on ne peut plus,
07:48avec les niveaux de volatilité qu'on observe sur les devises,
07:51faire peser ce risque sur des comptes de résultats ou des bilans de société.
07:54Je pense que ça fait écho avec mon domaine dans la finance,
07:57parce que c'est vrai que, par exemple, en finance,
07:58quand on investit, et c'est très franc, un investisseur français,
08:01il investit surtout aux États-Unis, donc vous avez un risque de taux de change.
08:04Jusqu'à très très récemment, c'était complètement négligé.
08:06Mais il a fallu qu'il y ait cette très forte dépréciation du dollar
08:09qui fait que quand vous êtes en France et vous regardez votre bilan en fin d'année
08:13et j'ai investi sur des actions américaines qui ont beaucoup augmenté,
08:15mais du fait de l'effet taux de change pas couvert,
08:18moi j'ai gagné très très peu.
08:19On voit que c'est un sujet qui vient de plus en plus.
08:21Est-ce qu'on est finalement dans un environnement de marché
08:23où les devises sont de plus volatiles que par le passé,
08:26et moins directionnelles, c'est-à-dire moins intuitives,
08:28c'est-à-dire hausse des taux, ça veut dire que ça soutient la devise.
08:30Vous le dites avec le Yen, c'est compliqué par exemple.
08:32Oui, oui, tout à fait, la hausse des taux et la hausse des taux de la BCE
08:39aura probablement la même approche sur la dernière hausse des taux
08:44qui est normalement un soutien à l'euro.
08:46L'euro avait baissé puisque les hausses des taux interviennent aussi
08:50dans des contextes économiques moins favorables pour l'Europe
08:52qui poussent les investisseurs vers le dollar.
08:55Oui, c'est dur d'être optimiste pour la croissance européenne quand même, objectivement.
08:58Non, exactement, et finalement, la volatilité,
09:03je pense que le dollar a perdu en moyenne glissante l'an dernier 15%.
09:07C'est énorme, 15%, c'est supérieur à la marge de beaucoup de sociétés.
09:13C'est même pareil pour les particuliers qui investissent,
09:16faire gagner 15% sur une année d'investissement.
09:19En moyenne, en bourse, c'est du 8-10%, donc vous êtes à un an négatif.
09:23Exactement, là, vous avez fait les bons choix,
09:26mais parce que vous n'avez pas pris en compte ce risque,
09:28vous êtes juste négatif parce que la monnaie dans laquelle vous achetez
09:30a perdu de la valeur, ou à l'inverse, si elle en gagne, tant mieux pour vous.
09:34Mais là, en l'occurrence, vous ne pouvez plus accepter de telles fluctuations
09:40parce que c'est juste trop risqué.
09:41J'ai une dernière question qui revient assez régulièrement
09:44et qui l'est justement au dollar.
09:46Vous avez systématiquement cette thématique de dédollarisation
09:48qui revient assez régulièrement, c'est depuis la crise financière 2007-2008,
09:52mais là, on l'a vu avec la guerre en Iran notamment.
09:54Est-ce que pour vous, c'est un vrai sujet, c'est-à-dire au quotidien,
09:58pour l'économie réelle, entre guillemets,
10:00intellectuellement, c'est sympathique d'en discuter,
10:01mais pour l'économie réelle, est-ce que vous voyez ce sujet arriver ou pas du tout ?
10:07J'aimerais dire que oui, mais non.
10:10Et en tout cas, sûrement pas pour les Européens.
10:14La BCE fait beaucoup d'efforts pour essayer de mettre de l'euro
10:18un peu partout dans les banques centrales.
10:19C'est un soutien, c'est une bonne idée.
10:23Malgré tout, le dollar reste absolument omniscient
10:27dans l'immense majorité des échanges
10:31et ça ne va pas changer demain.
10:34Merci beaucoup Alexandre Chombe, vous êtes directeur commercial d'Iban First.
10:38On se retrouve dans un instant pour l'entretien.
10:40On va effectivement parler d'IA.
10:42Tout pour investir, la masterclass, l'entretien.
10:47On se retrouve en plateau avec Bastien Drue, économiste CPRAM.
10:51Alors, ça m'a interpellé parce que quand on a préparé l'émission,
10:54il y a un débat, bien évidemment, c'est toujours sur les économistes,
10:57sur l'inflation et l'IA.
10:58Et vous, au point de vue, c'est plutôt de dire que l'IA va être inflationniste.
11:01Alors, ce n'est pas le point de vue de Kevin Walsh, par exemple,
11:03mais c'est aussi, peut-être que vous êtes hors consensus, non ?
11:07Parce que souvent, c'est présenté comme déflationniste à long terme, en tout cas.
11:09Voilà. Je pense que, vous l'avez dit, c'est probablement déflationniste à long terme,
11:15mais en tout cas à court terme.
11:17Et le court terme peut durer quand même un peu de temps.
11:20À court terme, on voit bien, on constate en réalité que c'est inflationniste.
11:24Donc, il y a plusieurs sources, finalement, d'inflation dans ce cycle d'investissement de l'IA.
11:30Bon, peut-être la première chose que je pourrais rappeler,
11:32c'est à quel point ce cycle d'investissement est puissant.
11:36On voit qu'avec l'utilisation des modèles d'IA génératifs,
11:40on ne va pas revenir là-dessus, il y a un essor qui est extrêmement fort.
11:43Tout le monde l'utilise, tout le monde l'utilise de plus en plus.
11:45Et tout ça génère des besoins de services cloud.
11:48Et c'est là qu'interviennent, finalement,
11:50les investissements des grosses sociétés de la tech,
11:54et en particulier de ce qu'on appelle les hyperscalers.
11:56C'est quoi les hyperscalers ?
11:58Ce sont les sociétés qui proposent des services de data center à grande échelle.
12:03Et étant donné que ces entreprises font face à une demande de services cloud qui explose,
12:09ces sociétés, elles investissent énormément.
12:12Et c'est là que peut-être il faut faire le lien
12:16entre un peu le côté sectoriel et le côté macroéconomique.
12:20Parce qu'on sait très bien que les investissements des hyperscalers
12:24ont beaucoup augmenté sur les dernières années.
12:28Ça a très fortement augmenté en 2024, en 2025.
12:31Mais là, il faut essayer de dire ce que ça représente macroéconomiquement.
12:36Les investissements des hyperscalers en 2025,
12:40c'est à peu près 450 milliards de dollars, à peu près.
12:42Et ça, ça fait déjà 1,5% du PIB américain.
12:46Donc déjà, c'est très très gros.
12:48Le PIB américain, c'est très très gros.
12:50Et ce que tout le monde dit, et ce que les entreprises elles-mêmes disent,
12:55c'est qu'elles vont continuer à investir encore plus en 2026, encore plus en 2027.
13:00Et en 2027, on va arriver à quelque chose comme vers les 900 milliards ou 1000 milliards de CAPEX.
13:07Et ça, ça représente aux alentours de 3% du PIB américain, voire plus.
13:12Est-ce qu'on a un excès ? Parce qu'il y a eu ce débat sur les marchés, il
13:15reviendra certainement.
13:16C'est-à-dire qu'il y a trop d'investissements, donc il y aura une sorte de gaspillage,
13:20il se focus sur les centres de données à un certain stade.
13:23Il y en a certains qui ont un peu rétro-pédalés.
13:25Est-ce qu'effectivement, il y a des excès qui pourraient faire que derrière cela,
13:28il n'y aura pas le retour sur investissement qui pourrait être attendu et qui justifierait les niveaux de valorisation
13:32?
13:32En tout cas, si on parle des hyperscalers, ce qu'on peut voir, c'est que la demande, elle est
13:37vraiment extrêmement forte.
13:38La demande pour les services cloud va très fortement augmenter.
13:41Après, on peut se poser des questions sur la rentabilité de certains acteurs dans toute la chaîne de l'IA.
13:47En tout cas, sur ce segment-là, on peut penser que les investissements sont justifiés
13:52parce que vraiment, cette demande de services cloud va très fortement augmenter.
13:56Donc, on a un cycle qui, macroéconomiquement, est très puissant.
14:02En fait, en tant qu'économiste, généralement, on parle des plans de relance des gouvernements, etc.
14:07Mais là, on a un cycle d'investissement qui est privé, mais qui est de l'ordre de grandeur,
14:17des plans de relance qu'on pourrait avoir finalement générés par des gouvernements, par des États.
14:24Donc là, on a vraiment quelque chose qui est très, très fort.
14:26Et c'est à partir de là qu'on peut parler du cycle de l'inflation, des effets sur l
14:30'inflation.
14:30Alors, peut-être, l'une des premières choses qu'on pourrait dire, c'est tout ce qui est relatif à
14:35l'électricité.
14:36Et on le voit, aux États-Unis, c'est palpable.
14:38En Europe, le débat arrive un peu moins, mais aux États-Unis, c'est vraiment une société aujourd'hui.
14:42Oui, parce que les constructions de data centers se font quand même en très large part aux États-Unis.
14:47Alors, leur de grandeur, c'est peut-être les trois quarts, voire un peu plus, des data centers dans le
14:50monde qui sont aux États-Unis.
14:52Et en fait, donc, les besoins d'électricité sont très forts de la part des data centers.
14:57Quelques chiffres qu'on pourrait donner, c'est les data centers aujourd'hui, ça représente 1,5% de la
15:02demande d'électricité au niveau mondial.
15:04Et d'ici 2030, ça sera peut-être 3 à 4%, selon le chemin qu'on va prendre.
15:08Mais c'est quelque chose qui est donc très important.
15:11Si on prend un pays comme les États-Unis, pendant à peu près 15 ans, la demande et la production
15:15d'électricité, elle n'a pas du tout bougé.
15:17Entre, on va dire, 2008 et 2022, c'était très très plat, ça ne bougeait pas du tout.
15:21À partir de 2022, comme par hasard, c'est le moment où OpenAI avait sorti son modèle ChatGPT 3,5,
15:28eh bien, tout d'un coup, on voit une très forte augmentation de la demande d'électricité, de la production
15:31d'électricité.
15:32Et là, on voit vraiment qu'il y a un cycle de l'électricité qui est en train de se
15:37mettre en place
15:37et qui est probablement quand même causé par les data centers.
15:40Si on prend les chiffres de l'Agence internationale de l'énergie,
15:44ça nous disait qu'entre 2020 et 2025, aux États-Unis,
15:48il y avait à peu près un tiers de l'augmentation de la demande d'électricité qui provenait des data
15:53centers.
15:54Ça, c'est sur les cinq dernières années.
15:55Sur les cinq prochaines années, il y a, on va dire, aux alentours de 60% de l'augmentation de
16:00la demande d'électricité
16:01qui va provenir des data centers.
16:03C'est vraiment beaucoup.
16:04Donc, vraiment, c'est les data centers qui créent ce cycle d'électricité aux États-Unis.
16:09Donc là, beaucoup d'investissements dans la production d'électricité,
16:13notamment dans les renouvelables, dans le solaire, parce que le solaire est devenu vraiment très peu cher.
16:18Et c'est vraiment ça qui a flambé sur les dernières années.
16:20Même dans des États très républicains comme le Texas, on a aujourd'hui...
16:24La climatisme l'emporte.
16:25Voilà, exactement.
16:26Donc, on a vraiment ce cycle d'investissement d'électricité,
16:29enfin, dans le renouvelable.
16:31En plus de ça, il y a des investissements dans le nucléaire.
16:34Alors, le nucléaire, c'est très bien, mais ça met vraiment beaucoup de temps à pouvoir se mettre en place
16:39pour de nouvelles capacités de production.
16:41Et on a donc, temporairement, une demande qui progresse plus vite que l'offre.
16:47Et on sait en économie que ça, c'est sacré de l'augmentation des prix.
16:51C'est ce qu'on pourrait voir aux États-Unis.
16:54C'est des hausses de l'électricité qui sont assez substantielles sur les cinq dernières années.
16:59Deux têtes, je dirais que c'est aux alentours de 30 à 40 %.
17:02Je n'ai plus le chiffre exact en tête.
17:04Mais voilà, des prix qui ont déjà augmenté.
17:06Et localement, dans les États dans lesquels on a le plus de data centers,
17:10les prix de l'électricité ont plus augmenté.
17:13Donc, on voit bien que là, c'est quand même lié à ce cycle d'électricité,
17:17et donc de data centers, et donc d'électricité.
17:20Comment on gère cet aspect-là, socialement, concrètement ?
17:24Parce que quand vous avez une économie américaine,
17:26où vous avez une partie de la population qui n'a quand même pas fortement bénéficié
17:30des hausses de pouvoir d'achat,
17:31et une autre qui est très enrichie par les faits richesses bourses,
17:34comment on gère ça socialement ?
17:36J'ai vu, il y a des articles dans la presse en Virginie,
17:38où il y a des data centers, où ça commence à être un vrai...
17:40C'est-à-dire, qui paye cette hausse de l'électricité à la toute fin,
17:43ou qui devrait la payer ?
17:44Comment on peut gérer ça ?
17:45Parce que ça devient un vrai problème, quand même, côté américain.
17:48C'est quelque chose qui est très compliqué.
17:50On voit que ça va être l'un des sujets des midterms.
17:52Il y avait même, d'ailleurs, dans l'état-major du Parti démocrate,
17:56ils disaient que ça serait le sujet numéro un de la campagne des midterms.
17:59Bon, ils n'ont pas fait beaucoup plus de bruit que ça, pour le moment.
18:03Enfin, peut-être qu'on le verra plus cet été,
18:06et que ce thème va gagner du terrain,
18:08qu'il y aura plus de buzz là-dessus.
18:10Mais pour le moment, on ne voit pas vraiment encore qu'en partie,
18:13les démocrates déchaîner sur le sujet.
18:17Après, ce qu'a pu dire Trump,
18:19c'est qu'il a essayé de faire passer l'idée
18:23que toutes les nouvelles capacités, finalement,
18:26de production d'électricité devaient être payées par les géants de la tech,
18:29et pas forcément par la population.
18:31Donc après, je me méfie un peu dans l'implémentation.
18:33Est-ce que vraiment, c'est quelque chose qui va se mettre en place ?
18:36Donc ça, on ne sait pas,
18:37mais ça peut faire partie des solutions, en tout cas,
18:39pour faire accepter, finalement, aux populations locales,
18:43l'implantation des data centers.
18:44On sait qu'on a un sujet matière première,
18:46puisque sur l'énergie, les centres de données, etc.,
18:48l'IA, l'administration du peuple cache assez peu.
18:52On a le sentiment, quand même,
18:53que ce sujet de matière première a été pris à bras-le-corps par les États-Unis.
18:57Ça allait très vite, même si le secteur privé,
18:59je pense à Apple, s'est engouffré,
19:01notamment sur le recyclage avant que Trump soit là.
19:04Est-ce que les États-Unis rattrapent leur retard,
19:06ont cette prise de conscience ?
19:07Ou est-ce que, finalement, il y a beaucoup d'affichages ?
19:09Est-ce qu'ils sont encore très dépendants de l'étranger ?
19:11Bien sûr, la Chine, mais au-delà de cela, même d'autres pays.
19:13Je pense que les États-Unis étaient un petit peu en retard sur le sujet,
19:17mais ils sont en train de rattraper très, très rapidement leur retard.
19:20Il y a vraiment une prise de conscience dans l'administration Trump
19:23du fait qu'il y a besoin de matières premières et de matières premières critiques,
19:29c'est-à-dire nécessaires pour le secteur technologique,
19:31et qu'ils feront ce qu'il faut pour essayer de favoriser la production en interne,
19:37peut-être produire du lithium sur le territoire américain,
19:42produire des terres rares également,
19:44parce qu'en fait, des terres rares, il y en a,
19:46mais c'est juste qu'il faut aller les chercher.
19:47Et accepter le coût de pollution.
19:49Exactement.
19:50C'est des sujets qui sont très compliqués.
19:53En tout cas, ce qu'on pourrait dire,
19:54c'est que le cycle d'électricité dont on a parlé,
19:57il génère des besoins, finalement, en matière première critique,
20:01qui sont très importants.
20:03On a un essor très rapide des énergies renouvelables,
20:07et ça se couple aux États-Unis avec, finalement,
20:11l'installation de batteries géantes
20:13qui sont raccordées au réseau électrique.
20:16Actuellement, les batteries géantes,
20:18c'est quand même 3,5% de l'offre totale
20:21de restitution d'électricité aux États-Unis.
20:24Et c'est quelque chose, il y a 10 ans,
20:26c'était à peu près zéro.
20:27Donc là, la courbe, elle est complètement verticale.
20:29C'est quelque chose qui se développe énormément.
20:31Et là, ça crée, par exemple,
20:33des besoins de matières premières
20:34qui sont spécifiques pour les batteries.
20:36On peut penser au lithium,
20:38on peut penser au cobalt également.
20:41En fait, tous les métaux de transition
20:43connaissent une pression haussière
20:45qui est très forte sur les 18 derniers mois.
20:48Donc, je pense au cuivre,
20:51l'aluminium, le lithium, le cobalt,
20:54les terres rares,
20:55leur prix a très fortement augmenté.
20:57Et ce qu'on peut voir sur les 18 derniers mois,
21:00c'est que, finalement,
21:02toute la planète a été complètement focalisée
21:04sur Hormuz et le prix du pétrole.
21:07Mais finalement, si on prend un tout petit peu de champ
21:09et qu'on regarde l'évolution des matières premières
21:11sur les 18 derniers mois,
21:13le prix des matières premières critiques
21:15a beaucoup plus augmenté
21:16que le prix du pétrole.
21:18Les tensions sont plus importantes.
21:19Je crois que l'aluminium,
21:20il y a un risque réel de pénurie
21:21parce que ça a été épuisé dans les stocks.
21:23Les stocks, ça se fait fortement réduit.
21:25Je crois que les stocks,
21:25c'est au niveau mondial,
21:262-3 jours de consommation mondiale de mémoire.
21:29Donc, il y a ce vrai sujet.
21:30Est-ce que les Européens, à l'inverse,
21:32en parlent, je sais ?
21:33Mais où est-ce qu'on en est ?
21:35Moi, j'ai un tropisme négatif sur l'Europe.
21:37Donc, peut-être que vous serez plus objectif.
21:39Alors, ce que je peux dire,
21:40c'est que l'Europe est un petit peu en retard sur le sujet.
21:43Néanmoins, il y a quand même une prise de conscience
21:46qu'il faut essayer de développer
21:50l'autonomie stratégique européenne,
21:51en particulier sur ces sujets.
21:53Donc, il y a quand même des usines
21:55qui sont en train d'être lancées,
21:57en particulier sur les terres rares,
21:59notamment en France,
22:00pour le recyclage des terres rares.
22:01Donc, il y a quand même quelque chose
22:03qui est en train de se mettre en place.
22:06La difficulté avec l'Europe,
22:07c'est qu'il y a toujours un peu plus de temps qu'ailleurs.
22:11Mais je pense qu'il y a vraiment cette volonté politique.
22:13Le sujet est bien identifié.
22:15Oui, on le voit.
22:16Et on voit quand même qu'il y a une dynamique
22:19qui est là pour essayer de développer ce segment-là
22:21au sein de l'autonomie stratégique européenne.
22:23Je reste dans mon biais.
22:25Est-ce qu'il n'y a pas un problème réglementaire ?
22:27Parce que, par exemple,
22:28pour les centres de données en France,
22:30il y a deux sujets.
22:31Vous avez un sujet réglementaire,
22:32un sujet un peu plus récent de raccordement électrique.
22:34Mais grosso modo,
22:35un centre de données en France,
22:36c'est 7-8 ans pour que ce soit opérationnel.
22:39Donc déjà, l'IA va beaucoup évoluer.
22:41Et sur ces 7-8 ans, grosso modo,
22:43c'est deux ans réellement de construction.
22:45Et tout le reste, c'est deux réglementaires,
22:46des autorisations.
22:48Et la France est assez représentative du spectre européen.
22:51Est-ce que ce n'est pas un peu perdu d'avance ?
22:53Et là, vraiment, je reste dans mon biais négatif.
22:56Alors, moi, ce que je pourrais dire,
22:59c'est que justement,
22:59la France a un atout incroyable
23:01sur le sujet de l'électricité.
23:04C'est un sujet qui est un thème,
23:06un sous-thème qui est assez peu médiatisé.
23:08Mais la France est de très, très loin
23:11le plus gros exportateur net d'électricité.
23:14La France produit beaucoup plus d'électricité
23:17qu'elle n'en consomme.
23:18Donc, ça a permis récemment, cette année,
23:22au marché européen de se stabiliser, finalement.
23:26Dans ce cadre de crise, vous évoquez.
23:28Exactement.
23:28Donc, l'Allemagne importe beaucoup notre électricité.
23:31Le Royaume-Uni, l'Italie, ces pays-là,
23:34importent de l'électricité qui est produite en France.
23:37Et ça, c'est quelque chose qui n'est pas assez souligné,
23:40mais ça a quand même permis à l'Europe, finalement,
23:44de passer cette crise, cette guerre en Iran,
23:47finalement, sans une augmentation substantielle
23:50des prix de l'électricité.
23:51Et ça, c'est une énorme différence par rapport à 2022.
23:55Et ça, c'est quand même un élément qui est positif.
23:57Si je reviens à cette histoire de France
23:59qui produit beaucoup d'électricité,
24:01ben oui, très clairement, la France a cet atout
24:04de produire déjà, dès maintenant,
24:07beaucoup d'électricité.
24:08Et ça peut, justement, être attiré, finalement,
24:13des data centers en France.
24:15On l'a vu avec Choose France,
24:16c'est quasiment que des data centers
24:18en investissement de la logistique.
24:19Donc, ça, c'est limité.
24:20Enfin, c'est positif en même temps,
24:21mais le terme limité paraissait un peu...
24:25C'est positif, en tout cas.
24:26On prend toutes les opportunités
24:29qui sont bonnes à prendre.
24:31J'ai une dernière question
24:32que je voulais évoquer avec vous
24:32en termes de politique monétaire.
24:35Vous l'avez mis en avant.
24:36Alors, bien sûr, on sait que la pondération
24:38des prix d'électricité dans l'individu
24:39près de la consommation reste relativement faible.
24:41Mais comment une banque centrale gère cet aspect ?
24:44C'est-à-dire, vous nous mettez en avant
24:45un spectre plutôt inflationniste court terme.
24:47On peut débattre de ce qu'on entend par court terme
24:49et effectivement d'inflationniste long terme.
24:50Je pense qu'il y a moins de débats sur le long terme.
24:52Mais sur le court terme,
24:53comment vous faites quand vous êtes une banque centrale
24:54pour gérer cela ?
24:56Notamment plutôt la Fed,
24:57puisque la BCE, je pense que ce sera moins un sujet.
24:59Avec, on le disait,
25:00vous avez un peu de ralentissement
25:02au niveau des croissances de salaire.
25:04Probablement, le pic des investissements
25:06pour cette année sur les hyperscalers
25:07a été atteint.
25:08Donc, un ralentissement cette année.
25:10Comment vous gérez ?
25:11Ça devient de plus en plus compliqué.
25:12Et est-ce que vous l'intégrez,
25:13notamment en termes de réflexion ?
25:16Alors, il y a un sous-sujet
25:17dont on n'a pas parlé,
25:17c'est celui des semi-conducteurs.
25:19Il y a une demande semi-conducteur
25:21qui a explosé avec les data centers.
25:23Notamment, certaines puces électroniques,
25:26les puces électroniques liées à la mémoire,
25:28leur prix a été multiplié par 7 ou 8
25:30sur les 12 derniers mois.
25:31Donc, c'est absolument énorme.
25:33Et il y a eu un article, par exemple,
25:35du Wall Street Journal cette semaine
25:36qui indiquait que,
25:38eh bien, rien que l'effet mémoire
25:40et puis stockage dans un iPhone,
25:43ça occasionnera une hausse de prix
25:44de 150 dollars sur un iPhone.
25:47Ah, c'est énorme.
25:47C'est très important.
25:49Si on agrège tous les semi-conducteurs,
25:52le prix d'importation des semi-conducteurs
25:54aux États-Unis a augmenté
25:55depuis le début de l'année de 26%.
25:57Ça faisait 40 ans que c'était en train de baisser
25:59et là, depuis le début de l'année,
26:00ça augmente de 26%.
26:01Et évidemment, ça, ça va se répercuter
26:03sur les téléphones,
26:04on vient d'en parler,
26:05sur les ordinateurs,
26:06on voit que le prix des ordinateurs
26:08a déjà pas mal augmenté cette année.
26:10Dans les prix à l'importation,
26:11les ordinateurs ont augmenté déjà
26:12de 7% aux États-Unis.
26:13Et c'est quelque chose qu'on peut voir,
26:15je pense, aussi en Europe et en France.
26:17On voit peut-être le prix des ordinateurs
26:19qui est en train de monter.
26:20Et après, ces puces mémoires,
26:21elles sont aussi utilisées
26:22dans les voitures,
26:24dans certains appareils médicaux.
26:26Donc, globalement,
26:27on va voir,
26:29alors que c'était une source de désinflation
26:31sur les dernières décennies,
26:34les semi-conducteurs,
26:35eh bien là, on a plutôt de l'inflation
26:37qui vient se mettre en place.
26:39Et ça, en fait,
26:40on ne peut pas vraiment dire
26:42que c'est quelque chose
26:43qui va disparaître
26:44au bout de quelques mois.
26:46Donc, bon...
26:49Je suis incapable de dire
26:51où sera le prix des puces mémoires
26:52dans 3 ans ou dans 4 ans.
26:54Mais ce qu'on peut voir,
26:55ce que peuvent dire
26:56les sociétés elles-mêmes,
26:57c'est que les prix resteront élevés
26:59en 2026 et en 2027.
27:01Donc, ça va causer
27:02un surplus d'inflation
27:03sur 2026 et 2027.
27:05Et là, ça peut se compter
27:06quand même en dixième
27:07de point d'inflation.
27:08Alors après, c'est un peu technique,
27:10mais il y a deux grands indices
27:12d'inflation aux Etats-Unis.
27:13Il y a le CPI et le PCI.
27:14Le CPI, lui,
27:16regarde très peu finalement
27:17tous les produits électroniques.
27:18Le PCI le regarde beaucoup plus.
27:20Et en fait, là,
27:20ça peut se compter en...
27:21Publier la semaine prochaine,
27:22je crois, de mémoire.
27:22Exactement.
27:23Et en fait, là,
27:25on pourra avoir
27:25quelques dixièmes
27:26d'inflation supplémentaires
27:27qui seront causées
27:29rien que par ces puces mémoires
27:31et les dérivés
27:31en termes de produits électroniques.
27:33Et clairement,
27:34ça va être un problème aussi
27:35pour la Fed
27:36sur les mois qui arrivent.
27:37Merci beaucoup,
27:39Bastien Dru.
27:39Vous êtes économiste
27:40CPRAM
27:41et on se retrouve
27:42d'ici un instant
27:43concernant les questions-réponses
27:44et bien sûr,
27:44quand le monde s'affole
27:45avec Mathieu Jolivet.
27:52Et on se retrouve
27:53pour le question-réponse.
27:54On a eu une première question
27:56de la part de Thomas
27:57dans le cadre
27:58d'une résolution de conflit
27:59au Moyen-Orient.
28:00Alors, il faut voir
28:02ce qu'on entend
28:02par résolution du conflit
28:03mais en tout cas,
28:04effectivement,
28:04il y a des points positifs.
28:05Quels seraient les actifs
28:06et les secteurs à privilégier
28:07pour en profiter ?
28:08Alors, c'est déjà peut-être
28:09entre guillemets
28:09un tout petit peu trop tard.
28:10On l'a vu dès le début de semaine,
28:12vous avez eu tout simplement
28:13cette fameuse rotation
28:14qui est annoncée
28:15depuis très longtemps,
28:15c'est-à-dire que
28:16les secteurs
28:17qui avaient bénéficié
28:18de la crise,
28:19on pensera notamment
28:19au secteur énergétique
28:20de manière très très claire,
28:22a été un peu plus sanctionné.
28:23Alors, le point
28:24qui est quand même intéressant,
28:25c'est qu'on n'a pas
28:26une rotation qui est complète
28:27si on regarde les valeurs
28:28typiquement des énergies fossiles.
28:30Elles ont un peu baissé
28:31avec l'annonce
28:32d'un protocole d'accord
28:33mais par la suite,
28:34les séances étaient
28:35plutôt en vert.
28:36Donc, il faut être quand même,
28:36je pense, assez prudent
28:37sur cette thématique de rotation.
28:39À mon avis,
28:39le point qui est important,
28:40ce n'est pas tant
28:41qu'on va avoir des actifs
28:42qui vont bénéficier ou pas
28:43d'une éventuelle résolution
28:44du conflit,
28:45c'est qu'il ne faut pas exclure
28:46qu'au cours de l'été
28:47ou en tout cas
28:47dans les semaines à venir,
28:48on ait encore de nouveau
28:49des points de tension
28:51sur le marché,
28:52de volatilité.
28:53Alors, ça implique quoi ?
28:54Ça veut dire que notamment,
28:55peut-être que le parcours
28:56qui était déjà très très beau
28:58sur les énergies fossiles
28:59n'est pas arrêté,
29:00c'est peut-être probable
29:01et aussi, ça implique
29:02que si on le souhaite,
29:03si on est un investisseur
29:04un peu sophistiqué,
29:05on peut ne pas exclure
29:06de prendre des options
29:07pour se protéger
29:08au cours de l'été
29:08si on a un risque de volatilité.
29:10Dans tous les cas,
29:11et notamment si vous êtes
29:12un investisseur particulier,
29:14c'est à mon avis
29:14un point qui est important,
29:16essayer de jouer
29:17le risque géopolitique,
29:18on le répète assez régulièrement
29:20dans cette émission
29:20et plus globalement
29:21dans Tout pour investir,
29:22c'est toujours très très compliqué
29:23d'investir sur le risque géopolitique.
29:26Donc, pour moi,
29:27j'oserais dire,
29:28ça peut jouer sur quelques séances,
29:30mais comme on l'a vu cette semaine,
29:31l'impact a été relativement faible
29:33du protocole d'accord,
29:34ça crée un peu d'appétit au risque,
29:36mais même les valeurs énergétiques
29:37s'en sortent plutôt bien
29:38si on regarde sur le bilan
29:40en hebdomadaire.
29:41Ensuite, on a une autre question
29:43qui est plus liée
29:44aux banques centrales,
29:45d'Alice,
29:46face à la récente hausse
29:47des taux par les banques centrales,
29:48donc en l'occurrence
29:49plutôt la Banque centrale européenne,
29:50je le rappelle,
29:51point important,
29:52toutes les banques centrales
29:52ne sont pas sur cette thématique,
29:53on aura la semaine prochaine
29:54des banques centrales,
29:55notamment émergentes,
29:56qui devraient baisser les taux.
29:57Comment peut-on protéger
29:59son patrimoine ?
30:00Et donc,
30:00pour répondre à cette question,
30:01on a François-Xavier Sœur,
30:03vous êtes gestionnaire
30:03de patrimoine
30:04chez Terrae,
30:06donc effectivement,
30:06notamment quand on est
30:07un particulier français,
30:09j'imagine qu'il y a aussi
30:10dans cette question,
30:12en termes d'idées,
30:12probablement sur tout
30:13ce qui est monétaire,
30:14puisque ça va être
30:15directement impacté.
30:17Bien sûr,
30:17bonjour Christopher,
30:18bonjour à tous.
30:19En fait, moi aujourd'hui,
30:20je me demande,
30:21y a-t-il véritablement
30:22pour les investisseurs
30:24une hausse des taux ?
30:25Puisqu'on a vu
30:26la Banque centrale européenne
30:27augmenter de 0,25 points
30:28son principal taux directeur,
30:31mais on a vu aussi
30:32immédiatement derrière
30:34les taux baisser
30:35après cette annonce
30:37au niveau européen.
30:38La hausse était quand même
30:39largement anticipée
30:40et surtout le discours
30:41de la garde
30:41a été quand même
30:42de dire que,
30:43voilà,
30:44on resserre
30:45parce qu'on ne connaît pas
30:47la durée de la guerre
30:48et en plus derrière,
30:50cerise sur le gâteau,
30:51on a eu un accord
30:51très rapide
30:52le week-end suivant
30:53après qu'elle ait fait
30:53son discours
30:54entre Iran et USA.
30:57Donc pour l'instant,
30:57malgré tout,
30:58ça reste un choc de prix
30:59qu'on le veuille ou non
31:00puisque l'inflation
31:00c'est censé être durable.
31:02La hausse du cours
31:03du pétrole aujourd'hui,
31:04c'est principalement
31:05un choc de prix.
31:08Donc finalement,
31:08y a-t-il besoin
31:09de se protéger aujourd'hui
31:10contre une hausse des taux
31:11pour les investisseurs ?
31:11Je ne suis pas persuadé.
31:13Et du côté de la Fed,
31:14on a vu Kevin Warch parler.
31:16Kevin Warch,
31:16il a fait son boulot
31:17de patron de la Fed,
31:18c'est-à-dire qu'il arrive,
31:19il dit,
31:19moi je me concentre
31:20sur 2% d'inflation,
31:21il faut qu'il soit crédible,
31:22il vient d'être nommé par Trump,
31:24il faut qu'il ancre
31:25sa crédibilité.
31:27On a vu le disant US
31:28qui a pris,
31:29je crois,
31:294 points
31:30et qui les a reperdus
31:31à peu près le lendemain matin.
31:32C'est preuve d'une Fed
31:33qui est très data-dependente,
31:35de la moitié des gouverneurs
31:36qui voient une hausse
31:37et les autres
31:37qui ne voient pas de hausse.
31:40Je pense qu'on peut croire
31:41peut-être à une hausse des taux
31:42et encore le discours de Warch
31:44était là pour l'éviter finalement.
31:46Est-ce qu'on peut en voir d'autres ?
31:47Ça me semble assez illogique.
31:48Donc moi,
31:48j'ai envie de dire aujourd'hui,
31:49faut-il se protéger
31:50d'une hausse des taux
31:51pour les investisseurs ?
31:52Je n'en suis pas persuadé.
31:53Donc finalement,
31:53en termes de discours,
31:54typiquement,
31:55quand vous voyez des clients,
31:57pour vous,
31:57ça ne change pas fondamentalement
31:59la donne
31:59par rapport à peut-être
32:00ce que vous teniez
32:00en termes de discours
32:01en début d'année,
32:02par rapport à aujourd'hui,
32:03ce que vous attendez
32:04en fin d'année,
32:05y compris même
32:05sur tout ce qui est obligataire ?
32:07En fait,
32:08les fonds obligataires
32:09depuis le début de l'année,
32:10globalement,
32:10ils sont flats,
32:12sauf ceux qui étaient exposés
32:13pays émergents
32:14puisqu'ils sont dans
32:14une dynamique particulière
32:15comme vous venez de le dire
32:16et forcément,
32:17quand on baisse les taux,
32:18les obligations en profitent.
32:22les fonds émergents,
32:23que ce soit actions ou obligataires,
32:24qui en profitent
32:24depuis le début de l'année.
32:26Effectivement,
32:26c'est un discours
32:26qui n'a pas changé
32:27puisque,
32:28comme vous en parliez
32:29avec l'intervenant précédent,
32:31je suis assez persuadé
32:33que le progrès technique
32:33est déflationniste
32:34et que le monde aujourd'hui
32:35est déflationniste
32:37et qu'à moyen terme,
32:39aujourd'hui,
32:39s'exposer d'une façon
32:40finalement assez paradoxale
32:41à l'obligataire,
32:42c'est ce qui va permettre
32:43à la fois par le portage
32:45et par la perception
32:46ou la capitalisation de coupons,
32:47mais aussi par cette baisse
32:49des taux potentiels
32:50qu'on va avoir
32:50dans les mois et années à venir,
32:52si elles se dessinent,
32:53bien évidemment,
32:54ça dépend beaucoup
32:54de géopolitique
32:55et une géopolitique
32:56qui dépend de Trump,
32:57elle est particulièrement aléatoire.
32:59Mais en tout cas,
33:00c'est quand même quelque chose
33:01qui est extrêmement intéressant.
33:02Il ne faut pas oublier
33:02que pendant près de 10 ans,
33:03pour les investisseurs prudents
33:06et particulièrement prudents,
33:07on n'avait pas de solution.
33:08C'était le fameux
33:09« there is no alternative ».
33:10On avait soit de l'action,
33:11soit du garantie en capital,
33:13mais effectivement,
33:13on a retrouvé du rendement
33:14sur l'obligataire,
33:15sur le monétaire.
33:16On voit qu'il y a beaucoup
33:18de volatilité
33:18sur l'obligataire,
33:21souverain.
33:22Il y a eu un débat,
33:23plus du côté des institutionnels,
33:24mais c'est intéressant
33:25de voir comment vous le mettez
33:26en place du côté
33:27notamment des investisseurs particuliers
33:29pour savoir finalement
33:31sur quel type d'échéance.
33:32C'est-à-dire que,
33:32notamment moi,
33:33je vois plutôt
33:33des clients institutionnels.
33:35On a tendance,
33:35je crois qu'il y a vraiment
33:36un consensus à cet égard,
33:37de dire allons sur des maturités
33:39plutôt courtes,
33:40c'est-à-dire jusqu'à 4-5 ans.
33:42Pour le particulier,
33:43est-ce que c'est la même thématique
33:44ou est-ce qu'il y a
33:44des opportunités à être
33:45par exemple sur du 10 ans ?
33:46Parce que c'est vrai
33:47que l'arbitrage
33:47doit être aussi
33:48avec d'autres types
33:49d'investissements.
33:50On pensera,
33:51malheureusement,
33:52j'oserais dire,
33:52toujours aux produits
33:53d'épargne réglementés
33:54en France
33:54qui ont beaucoup de succès.
33:56Donc l'arbitrage
33:56est un peu plus large
33:57pour eux.
33:58C'est ça.
33:59Mais en fait,
33:59ce sont les sociétés de gestion
34:01qui font bien leur travail
34:01aujourd'hui
34:02et notamment les fonds datés,
34:04les fonds obligataires datés
34:05qu'on voit
34:05qui sont assez populaires.
34:06pour nos spectateurs
34:07ce qu'on entend
34:08par fonds datés.
34:09Bien sûr,
34:10un fonds obligataire daté,
34:11c'est un fonds obligataire
34:12dans lequel en moyenne
34:14les obligations
34:14ont une certaine échéance.
34:16C'est-à-dire que c'est
34:16parfaitement liquide
34:17puisque le marché obligataire
34:18est particulièrement liquide,
34:20bien évidemment.
34:20Mais c'est par exemple,
34:22on va dire,
34:22ce fonds obligataire
34:23va en moyenne
34:24jusqu'en 2031,
34:25ce qui veut dire
34:25que les obligations
34:26qui composent ce portefeuille
34:27ont une échéance
34:28en moyenne jusqu'en 2031.
34:29Et c'est ça qu'on voit
34:30aujourd'hui comme échéance.
34:31On voit beaucoup d'obligations
34:332030, 2032.
34:34Donc on reste sur quelque chose
34:36qui va être une obligation
34:37à 5, 6 ans, 10 ans.
34:39C'est plus rare, je trouve,
34:40pour le particulier.
34:42Aujourd'hui, on le voit
34:42un petit peu moins.
34:44Et dernier point,
34:45vous l'évoquiez
34:46notamment sur les actions.
34:47En règle générale,
34:48on voit qu'il y a
34:49une spécificité française
34:50dans tous les...
34:51même au niveau européen,
34:52c'est-à-dire que les investisseurs,
34:54enfin les épargnants français
34:55investissent peu
34:56sur les actions.
34:57Comment vous essayez
34:58de les convaincre ?
34:58Parce qu'a priori,
34:59quand même, en tout cas,
35:00quand on cherche le rendement,
35:01si c'est ça,
35:01ça reste quand même
35:02l'arbitrage le plus pertinent
35:04aujourd'hui.
35:05On va faire notre métier
35:07de diversification.
35:08Donc on va effectivement
35:09aller faire de l'obligataire,
35:10on va faire un peu de garantie
35:11et puis on va faire
35:12du côté, du non-côté.
35:14L'action en fait partie.
35:15En fait, c'est un métier
35:16d'éducation.
35:16Tout simplement,
35:17il faut parler,
35:18il faut expliquer,
35:19il faut montrer des courbes
35:20et puis on va en mettre
35:225%, 10%.
35:23Et puis,
35:24comme c'est un métier
35:24où on suit les clients
35:25sur du très long terme,
35:26on a aussi des moments
35:27où on a connu,
35:28par exemple,
35:29la dernière fois,
35:30là où on a mis
35:30le plus d'actions
35:31la dernière fois
35:32et là où j'ai mis
35:32le plus d'actions,
35:33c'est tout simplement
35:33pendant le Covid.
35:34On a connu un moment
35:35où on a fait
35:36moins 30,
35:37moins 40 en quelques semaines.
35:40Là, on y est allé,
35:41on a fait fou l'action.
35:41J'avais des clients
35:42qui étaient à 10, 15%,
35:43on les a passés à 60.
35:45On a pris l'ascenseur
35:46dans l'autre sens
35:46et maintenant,
35:46ils ont bien compris
35:47l'intérêt de l'action
35:48et même quand les marchés
35:49perdent 20%,
35:50ils disent,
35:50c'est pas grave,
35:50on n'enfonce même pas
35:51le capital.
35:52Donc l'idée,
35:52c'est cette idée
35:53d'y aller progressivement
35:54et d'y aller à un moment
35:55quand au 20h,
35:57on vous dit
35:57que c'est la fin du monde,
35:58globalement,
35:59c'est le moment
35:59de se libérer
36:00de ses biais comportementaux
36:01et c'est le moment
36:01d'y aller.
36:02C'est une bonne référence.
36:03On avait déjà
36:03le chauffeur de taxi
36:04qui parlait des bitcoins
36:05et là, effectivement,
36:07le 20h.
36:07Merci beaucoup
36:08pour cet éclairage,
36:10François-Xavier Sœur,
36:11gestionnaire patrimoine
36:11chez Terrae.
36:13Et la toute dernière question,
36:14on reste sur cette thématique
36:15de SpaceX,
36:16une question qui a été posée
36:18par Frédéric.
36:19On entend
36:20qu'on parle
36:22d'une option
36:23de surallocation
36:24d'une green shoes
36:25dans l'IPO de SpaceX.
36:26De quoi s'agit-il ?
36:28Alors,
36:28l'option de surallocation,
36:30qu'est-ce qu'on entend par là ?
36:31En fait,
36:31cette option de surallocation,
36:33c'est tout simplement
36:33ce qui a été le cas
36:34avec SpaceX.
36:35Ça va être le cas probablement
36:36avec les autres méga-IPO
36:37qu'on va avoir
36:37dans les prochaines semaines.
36:39C'est lorsque vous avez
36:39une très très forte demande
36:40pour des actions,
36:41vous avez la possibilité
36:43que les banques introductrices
36:44mettent sur le marché
36:44beaucoup plus d'actions
36:46que prévues.
36:47Donc,
36:47elles répondent tout simplement
36:48à la demande à cet égard.
36:49Le point qui est important,
36:51c'est qu'on parle
36:52de green shoes
36:53parce que la première fois
36:54que ça a été mis en place,
36:55c'était dans les années 60
36:56et c'était notamment
36:57pour une société américaine
36:58qui s'appelait
36:58Green Shoes Manufacturing,
37:00d'où le fait
37:00que l'expression
37:01soit mise en avant.
37:02Donc,
37:02en tout cas,
37:03ça va être un sujet
37:04qui reviendra
37:04puisque bien évidemment,
37:05on a d'autres introductions
37:06en bourse.
37:06On pensera notamment
37:07à OpenAI
37:08et ça devrait être encore
37:10des opérations
37:10qui seront notamment
37:11beaucoup suivies
37:12par les particuliers,
37:13surtout si on a
37:14la même logique
37:14qu'avec SpaceX
37:15qui s'applique,
37:16c'est-à-dire que vous aviez
37:17plus qu'en temps habituel
37:18d'actions qui sont réservées
37:19à cette clientèle.
37:21Et on se retrouve
37:21tout de suite
37:22pour « Quand le monde s'affole »
37:23avec Mathieu Jolivet.
37:32Le G7,
37:33aujourd'hui,
37:33effectivement,
37:34on a vu même
37:34quelques accords
37:35au niveau du G7.
37:37On parle d'un succès
37:38sur plusieurs points,
37:40notamment sur l'IA,
37:41l'Ukraine,
37:41les déséquilibres macroéconomiques.
37:43Mais il y a un peu
37:44de scepticisme peut-être,
37:46non ?
37:46Il faut être lucide, non ?
37:47Je reste quand même
37:48assez sceptique
37:49parce que ça a été présenté,
37:50ce G7
37:52comme un énorme
37:52succès diplomatique.
37:53En général,
37:54à la fin d'un G7,
37:55il y a juste le pays,
37:56le président du pays
37:57qui préside ce G7
37:59qui signe et présente
38:01un document
38:01au nom de tout le monde.
38:02Là, ça a été signé
38:04par tout le monde
38:04et il y a eu
38:05neuf textes différents.
38:06Et surtout,
38:07Donald Trump
38:08est resté jusqu'au bout.
38:10Il a même prolongé
38:10pour aller jusqu'à Versailles.
38:12Donc, d'un point de vue,
38:12comment dire,
38:13protocolaire,
38:14texte signé, etc.,
38:16oui,
38:16vu l'instabilité du moment,
38:18c'est présenté
38:18comme un succès.
38:19Après,
38:20pour avoir couvert
38:22pas mal de sommets
38:24institutionnels
38:25de ce type,
38:26pas mal de G20,
38:27de conseils européens,
38:29etc.,
38:29il faut vraiment
38:30se méfier
38:31de ces effets d'annonce,
38:32surtout dans cette période
38:33si instable
38:34et si fragile.
38:35Là,
38:36qu'est-ce qu'on voit ?
38:36On voit que,
38:37sur l'Ukraine,
38:38Trump revient
38:39dans le jeu européen.
38:40C'est peut-être
38:40l'annonce
38:41la plus importante
38:43et la plus symbolique,
38:44surtout que les États-Unis
38:46et les pays du G7
38:48annoncent
38:48qu'ils vont produire
38:49sous licence
38:50en Ukraine
38:51des missiles
38:51de longue portée
38:52et des systèmes
38:53de défense
38:54anti-aérienne.
38:55Donc ça,
38:56c'est un soutien.
38:57On a le sentiment
38:58quand on lit ça
38:58que les États-Unis
38:59qui étaient en train
39:00de refermer le parapluie
39:01sont en train
39:01de rouvrir un peu
39:02le parapluie sécuritaire
39:04sur l'Europe.
39:05Maintenant,
39:05si on regarde
39:06dans le rétroviseur,
39:07qu'est-ce qu'on voit ?
39:08Récemment,
39:09le nombre de vols de face
39:11et d'humiliation
39:11qu'a pu subir
39:12Vladimir Zelensky
39:14avec Donald Trump.
39:15Un jour,
39:16Donald Trump nous dit
39:17il y a quelques semaines
39:18qu'il va retirer
39:195 000 soldats
39:20du sol de la Pologne,
39:22de soldats américains.
39:23Le lendemain,
39:24il dit que finalement,
39:25il va en rajouter
39:262 500.
39:27On voit qu'un jour,
39:29Donald Trump
39:29organise
39:30un sommet historique,
39:32une rencontre
39:32en tête-à-tête
39:33en Alaska
39:34à Anchorage
39:35avec Vladimir Poutine
39:37pour négocier
39:37tout seul,
39:38enfin à deux,
39:39de l'avenir
39:40de l'Ukraine.
39:42Le lendemain,
39:44Donald Trump
39:44qui fait savoir
39:45à Vladimir Poutine
39:46que finalement,
39:47il s'impatiente
39:48et qu'il pourrait même,
39:49pourquoi pas,
39:50prendre un petit bout
39:51de territoire russe
39:52s'il le fallait.
39:53Tout ça donne
39:54une impression
39:54d'imprévisibilité
39:57absolument énorme
39:58et en fait,
39:59le mouvement de fond
40:00sur le dossier ukrainien,
40:02ça reste quand même
40:03et on en parle régulièrement,
40:05ça reste quand même
40:06celui d'un retrait
40:08stratégique
40:09américain
40:09du seul européen.
40:11Ce message-là,
40:12il ne date pas
40:13de Donald Trump,
40:14il a commencé
40:14avec le pivot asiatique
40:16sous Barack Obama
40:17et c'est ça
40:18le mouvement de fond.
40:19Le reste,
40:20c'est presque,
40:20j'allais dire,
40:21l'écume des choses
40:22et alors effectivement,
40:23ça s'accélère
40:23avec Donald Trump
40:24qui demande à l'Europe
40:25d'accélérer
40:27son autonomie stratégique
40:28ce qui est peut-être
40:29d'ailleurs
40:30une bonne chose.
40:32Donc si vous voulez,
40:32c'est pour ça
40:33que je me méfie
40:34quand on dit
40:35ça y est,
40:36les Américains reviennent
40:37sur le dossier ukrainien,
40:38mais ça, attention,
40:39le vrai sujet,
40:40c'est que...
40:42Exactement,
40:42voilà,
40:43le vrai sujet,
40:44vous le savez très bien,
40:44on en parle régulièrement,
40:45le vrai sujet,
40:46c'est que la priorité
40:47de Donald Trump,
40:47c'est l'Indo-Pacifique,
40:48c'est pas ce qui se passe
40:48chez nous.
40:49Et en plus,
40:50la parole de Trump
40:51est un peu démonétisée,
40:52finalement,
40:52on s'en rend compte.
40:53Elle est totalement démonétisée,
40:57vous regardez sur l'Iran,
40:59combien de revirements.
41:00On a compté presque 40 annonces
41:03d'accords imminents
41:05avant le fameux accord
41:06de la semaine dernière
41:07où là,
41:08ça y est,
41:08tout le monde,
41:09les dirigeants du monde entier
41:11et les marchés
41:12se sont dit,
41:12ça y est,
41:13on va enfin mettre
41:13sur les rails
41:16une négociation
41:16de 60 jours
41:18et on va débloquer
41:19le détroit d'Hormuz,
41:20etc.
41:20On va regarder,
41:21il y a quelques heures,
41:22on annonce un report
41:24s'inédié
41:26de la première rencontre
41:28entre Djid Evans
41:29et son homologue iranien
41:31à Genève
41:32qui devait marquer
41:33le top départ
41:33des 60 jours de négo.
41:35Donc en fait,
41:36même avant que ça commence,
41:37on a déjà un faux départ.
41:38Oui, parce qu'un protocole d'accord,
41:40finalement,
41:41ça n'engage à rien.
41:42Un protocole d'accord
41:43n'engage à rien.
41:44Et si vous voulez,
41:45là-dessus,
41:46sur le dossier iranien,
41:47la réalité,
41:47et je reviens encore
41:48à tous les cotillons
41:50qu'on a vu partir
41:51de cette conclusion
41:53du G7,
41:54si vous regardez
41:55le dossier iranien,
41:56la réalité,
41:57c'est que
41:58les Iraniens
42:01ont totalement
42:02lié
42:05les pourparlers
42:06et l'avenir
42:06des pourparlers
42:07à la situation
42:09au Liban
42:09et que tant
42:11qu'Israël
42:11bombarde le Liban,
42:13on a du mal
42:14à voir
42:14les gardiens
42:15de la révolution
42:15entamer des pourparlers.
42:17C'est ce qui s'est passé
42:18cette nuit.
42:19Il y a encore eu
42:19des frappes israéliennes
42:21dans le sud du Liban
42:22qui ont fait 16 morts.
42:23On voit bien que d'ailleurs
42:24Donald Trump
42:26et J.
42:27Devens
42:28s'impatientent
42:29et commencent
42:29à envoyer des messages
42:30de plus en plus
42:33agressifs
42:34verbalement
42:34vis-à-vis
42:35de Netanyahou
42:36et de son gouvernement
42:36parce qu'ils sont en train
42:37de geler
42:40toute mise
42:41sur les rails
42:44de négociations
42:45entre les Etats-Unis
42:47et l'Iran.
42:49Donc la situation
42:50pour l'instant
42:51elle en est là.
42:53On a un peu l'impression
42:54quand même
42:54que cet accord
42:55il faudra voir
42:55s'il est mis en application
42:56en tout cas
42:57on est au protocole d'accord
42:59a été un peu
43:00mal ficelé
43:01c'est-à-dire que
43:01quand on regarde
43:02quand même
43:02les Etats-Unis
43:03ont l'air un peu
43:03moins bien s'en sortir
43:04que les Iraniens
43:05donc je crois
43:06que vous le disiez
43:06dans certaines émissions
43:07c'est-à-dire qu'on peut avoir
43:09la force de frappe militaire
43:10mais derrière cela
43:11il faut être en mesure
43:11de faire l'après-guerre
43:12de négocier
43:13à la table des négociations
43:14et là les Iraniens
43:15avaient la main forte.
43:16Trump a dit
43:17il y a quelques jours
43:17de cela
43:18et ça m'a interpellé
43:19il disait
43:19on n'avait pas d'autre choix
43:20que de négocier
43:20parce qu'on avait aussi
43:21un problème
43:21en termes de réserve stratégique
43:22de pétrole
43:23et on peut peut-être ajouter
43:24le calendrier électoral.
43:25Est-ce que tout ça
43:26ça n'a pas pesé fortement
43:27dans la balance
43:27ce qui fait que le protocole
43:29part un peu déséquilibré ?
43:30C'est ça
43:30ça a totalement pesé
43:31et ça montre
43:33une fois de plus
43:34qu'à l'origine
43:37Donald Trump
43:38et Benjamin Netanyahou
43:39avaient des intérêts communs
43:43mais un calendrier
43:44totalement différent.
43:48Il y en a un
43:49ils ont deux élections
43:50il y en a un
43:51il faut mieux
43:51qu'il y ait la guerre
43:52qui continue
43:52enfin le côté israélien
43:53il faut mieux
43:54que la guerre continue
43:54pour qu'il y ait toujours
43:55cette stature
43:56de chef de guerre
43:57alors que Trump
43:58ne peut pas se permettre
43:59vraiment d'arriver
43:59C'est ça
44:00c'est-à-dire que
44:01pour Benjamin Netanyahou
44:04lui il est engagé
44:05c'est une crise existentielle
44:08en fait
44:08c'est l'avenir d'Israël
44:11qui est en jeu
44:11dans ce dossier iranien
44:12et c'est un sujet
44:13qu'il porte
44:14et qui est au cœur
44:15de son ADN politique
44:16depuis plus de 40 ans
44:18donc lui en fait
44:19il n'a pas de
44:21il n'a pas un agenda
44:22où il doit partir
44:23où il doit sortir
44:24de là au plus vite
44:25au contraire
44:25il doit finir le job
44:27quoi qu'il en coûte
44:28et quel que soit
44:29le temps que ça prendra
44:30lui
44:31Donald Trump
44:32il a effectivement
44:32ses élections
44:33de mid-terms
44:34il a quand même
44:37il y a quand même
44:39dans la psyché
44:39collective américaine
44:41le précédent
44:42du Vietnam
44:42de l'Irak
44:43de l'Afghanistan
44:44et envoyer
44:46ces boys
44:47pendant plusieurs
44:48milliers de jours
44:50loin de chez soi
44:52dans des terrains
44:53hostiles
44:55c'est quelque chose
44:56on réfléchit à deux fois
44:57avant d'y retourner
44:58et Donald Trump
45:00était très clair
45:01là-dessus
45:01il était totalement
45:03galvanisé
45:03par le succès
45:04de l'opération
45:06vénézuélienne
45:07qui était une opération
45:08éclair
45:09et il est parti
45:11en Iran
45:12en étant persuadé
45:13que
45:15l'attaque éclair
45:16et que la décapitation
45:18du régime
45:19en 24 heures
45:21allait forcer
45:22un changement
45:22de régime
45:23et que
45:24ça se ferait
45:25dans un délai
45:27assez court
45:27et en fait
45:29ils ont totalement
45:30été pris de court
45:32par
45:32la stratégie
45:34de guerre
45:34asymétrique
45:35menée par
45:39les gardiens
45:40de la révolution
45:41qui ont tout de suite
45:42compris que
45:43c'était très facile
45:44de bloquer
45:46le détroit d'Hormuz
45:47et de paralyser
45:48l'économie mondiale
45:49ils ont tout de suite
45:50mis en place aussi
45:51une stratégie
45:52sur laquelle
45:52un peu comme Netanyahou
45:53qui se prépare à cet affrontement
45:54depuis 40 ans
45:55c'est pareil côté iranien
45:56et donc ça fait 40 ans
45:57qu'ils mettent en place
45:58des stratégies militaires
45:59avec une stratégie
46:00dite mosaïque
46:01avec
46:02si
46:04un responsable
46:04un chef
46:06est neutralisé
46:07vous avez potentiellement
46:08plusieurs
46:097 ou 8 remplaçants
46:11qui sont dans des endroits
46:12différents
46:13en Iran
46:13et donc en fait
46:14tout est totalement décentralisé
46:16et si vous décapitez
46:18le régime à Téhéran
46:18c'est ce qui s'est passé
46:19au début
46:19vous avez potentiellement
46:21autant de cellules
46:23actives
46:24et autonomes
46:25que de régions
46:26en Iran
46:27et chacun des chefs
46:29dans ces régions
46:30iraniennes
46:31peut
46:31tout seul
46:32sans en référer
46:33à Téhéran
46:34appuyer sur un bouton
46:35pour envoyer
46:36un missile
46:36n'importe quand
46:37n'importe où
46:38sur n'importe qui
46:40donc si vous voulez
46:41ça complique
46:44et quand je parlais
46:45de guerre asymétrique
46:46avec aussi tout un arsenal
46:47des drones
46:48type Shahed
46:49etc
46:49où on est sur
46:51des productions
46:52low cost
46:53qui peuvent déstabiliser
46:55les bases iraniennes
46:56etc
46:56et donc ils ont su
46:57très vite
46:57les Iraniens
47:00déporter
47:01le conflit
47:03sur le terrain
47:04du commerce international
47:05et sur le terrain
47:06de la stabilité régionale
47:07en frappant
47:08les bases américaines
47:09qui étaient sur tous
47:09les pays du Golfe
47:10aux alentours
47:11d'un coup
47:13remettant en cause
47:14aux yeux du monde entier
47:15un modèle économique
47:16construit depuis
47:17une trentaine d'années
47:19de tous ces pays du Golfe
47:21qui visent à
47:21se projeter sur
47:23l'après-pétrole
47:25et de dire
47:26voilà
47:26the place to be
47:27ça va être un endroit
47:28aussi
47:29chez nous
47:29qui ne repose pas
47:30que sur le pétrole
47:31mais aussi sur
47:32énormément d'activité
47:33et
47:34la clé de voûte
47:35de cette stratégie
47:36c'est la sécurité
47:37et la stabilité
47:38et les gardiens
47:39viennent de
47:40péter cette clé de voûte
47:41en fait
47:41et donc
47:43on est vraiment
47:43sur une leçon
47:46de guerre
47:47de guerre
47:48asymétrique
47:48qui force
47:49Donald Trump
47:50justement
47:51pour revenir
47:52à ce que vous disiez
47:52qui force
47:53Donald Trump
47:54à constater
47:57cette impasse-là
47:58où il se retrouve
47:59devant deux choix
48:00le premier choix
48:01c'est
48:03de passer
48:04la vitesse supérieure
48:05c'est-à-dire
48:06de renforcer encore
48:07les bombardements
48:09aériens
48:09mais
48:10de l'accompagner
48:11par des offensives
48:13terrestres
48:13et à ce moment-là
48:14c'est assumer
48:15de rentrer dans une optique
48:16nouvel Irak
48:17nouvel Afghanistan
48:18nouveau Vietnam
48:18mais c'est une option
48:20ou sinon
48:21j'essaye de brandir
48:24l'accord
48:25le moins
48:26mauvais possible
48:29et on vient
48:30sur cet accord
48:31dont vous parliez
48:32des 14 points
48:33ce qui explique
48:33pourquoi on se retrouve
48:34c'est presque un retour
48:35à la case départ
48:36le régime est le même
48:38la répression
48:39est la même sur place
48:40et en plus
48:40il va falloir payer
48:41la reconstruction
48:42etc
48:44il se retrouve
48:45dans cette situation-là
48:46et avec
48:47Benyamin Netanyahou
48:48qui pour l'instant
48:49continue à bombarder
48:50le Liban
48:50et reste
48:51drivé
48:52par
48:55un objectif
48:57guidé
48:57par
49:00une véritable
49:01crise existentielle
49:03qu'il a diagnostiquée
49:04vis-à-vis de l'Iran
49:05Merci beaucoup
49:06Mathieu Jolivet
49:07en tout cas
49:08la leçon
49:08que me retire
49:09c'est-à-dire
49:09que les marchés
49:10s'enthousiasment
49:10peut-être un peu trop
49:11lorsqu'on a un protocole
49:13d'accord
49:13il faut être prudent
49:14sur la mise en application
49:15on se retrouve
49:16pour l'agenda
49:17pour la semaine prochaine
49:18Tout pour investir
49:19la masterclass
49:20à surveiller
49:23Une semaine prochaine
49:24avec des indicateurs
49:25notamment sur l'inflation
49:26on l'avait dit
49:27précédemment en plateau
49:28on aura notamment
49:28le PCE Corps
49:29aux Etats-Unis
49:30on le rappelle
49:30c'est un indicateur
49:31un peu décalé
49:32en termes d'inflation
49:33mais qui est observé
49:34de près
49:34aux Etats-Unis
49:35on devrait voir
49:36notamment certaines
49:37de ces fameuses
49:37pressions inflationnistes
49:38qu'on évoquait
49:39liées aux semi-conducteurs
49:41donc ça peut
49:41en tout cas inciter
49:42à être un peu prudent
49:43on l'a dit
49:44l'objectif pour la Réserve
49:45fédérale
49:46c'est très certainement
49:47d'essayer de passer
49:47l'été
49:48voire un peu plus que l'été
49:49sans avoir à bouger
49:50les taux
49:50ce sera déjà
49:51le meilleur des scénarios
49:52on va également
49:53avoir aussi
49:54quelques indicateurs
49:55du côté Canada
49:56sur l'inflation
49:57on pensera
49:58les premiers indicateurs
49:59PMI manufacturier
50:00aussi des deux côtés
50:01de l'Atlantique
50:01ça va être un point intéressant
50:03parce qu'on va voir
50:04comment se porte
50:05le secteur manufacturier
50:06je le rappelle
50:06il reste soutenu
50:07au niveau mondial
50:08par les investissements
50:09dans l'IA
50:09donc ça reste quand même
50:10un élément de soutien important
50:12ce qui explique
50:13que même pendant la crise
50:14du détroit d'Hormuz
50:14on a eu finalement
50:16des indicateurs
50:16en bon état
50:17et dernier élément
50:19on le disait
50:19certes on a
50:20certaines banques centrales
50:21on pensera à la BCE
50:22qui augmente les taux
50:23c'est pas le cas
50:24partout dans le monde
50:25du côté des pays émergents
50:26vous avez plutôt
50:26des baisses de taux
50:27qui vont reprendre
50:28on pensera notamment
50:29à la semaine prochaine
50:30la Hongrie
50:31qui va baisser les taux
50:32parce que tout simplement
50:33vous avez très peu
50:34d'inflation
50:34ce qui est un peu paradoxal
50:35lorsqu'on est un pays
50:36qui importe 90%
50:37de son énergie
50:39mais c'est peut-être
50:40un point qui est positif
50:41c'est-à-dire que
50:41les conditions monétaires
50:42et financières
50:43au niveau mondial
50:44elles restent toujours
50:45très nettement
50:46accommodantes
50:47et je laisse la place
50:47à Antoine
50:48pour l'agenda
50:49pour lundi
50:50lundi
50:50bah oui
50:50on va avoir des invités
50:51alors particulièrement intéressant
50:53il y a Antoine Andréani
50:54d'XTB France
50:54qui a toujours
50:55une vision tactique
50:56et stratégique
50:57des marchés
50:58qui va nous parler
50:58de l'or
50:59et en particulier
51:00de l'impact
51:01la légère accalmie
51:02géopolitique
51:03à laquelle on assiste
51:04en ce moment
51:05mais enfin
51:05qui reste quand même
51:06très très incertaine
51:07et puis tiens
51:08je vais vous présenter
51:09une boîte
51:10qui s'appelle
51:10VM Capital
51:11alors ça c'est pas courant
51:12vous n'êtes pas sans savoir
51:13en écoutant l'émission
51:14en semaine
51:15on dit toujours
51:16quand on gère du patrimoine
51:17des investissements
51:18long terme
51:18pas de nidger
51:20pas de réflexe intempestif
51:22on se précipite pas
51:22etc
51:23ben là il y a une boîte
51:24qui vous présente
51:25elle s'appelle
51:25VM Finance
51:26qui vous présente
51:26des produits
51:28où justement
51:29on va s'ajuster
51:30à très court terme
51:30pour maximiser les choses
51:32et comment ils font
51:32et ben ils emploient
51:34des techniques
51:35réservées jusque là
51:35aux institutionnels
51:36aux grands hedge funds
51:37etc
51:38des techniques d'arbitrage
51:39qui permettent de
51:40bien mieux protéger
51:41leur patrimoine
51:42on va essayer de les challenger
51:42un petit peu
51:43sur cette vision
51:44parce que c'est très intéressant
51:45donc MW gestion
51:47pardon
51:47VM Capital
51:48je me trompe
51:50et c'est à retrouver
51:51lundi dans l'émission
51:52TPI bien sûr
51:52merci beaucoup Antoine
51:53merci à tous
51:54merci pour votre fidélité
51:55vous pouvez nous réécouter
51:56sur toutes les plateformes
51:57de BFM Business
51:58bon week-end
51:59et maintenant
51:59place aux experts de l'IMO
52:01tout pour investir
52:03la masterclass
52:04sur BFM Business
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