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  • il y a 9 heures
Tout pour Investir, la masterclass. Entretien exclusif, signaux faibles sur les marchés, décryptage géopolitique et toutes vos questions. Une émission qui démystifie l’économie. Un regard expert avec Christopher Dembik.

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00:04bfm business tout pour investir la masterclass christopher denby bonjour à tous bienvenue dans
00:09cette nouvelle masterclass alors aujourd'hui on va aborder une thématique un peu particulière je
00:13crois que c'est la première fois qu'on l'aborde depuis le lancement de cette émission c'est le
00:16changement climatique éventuellement son impact sur l'inflation on va voir justement comment ça
00:21peut être un élément crucial puisque indéniablement on a beaucoup parlé ces dernières semaines ces
00:25derniers mois de la crise énergétique elle va continuer d'avoir un impact elle va se percevoir
00:29dans les prochains chiffres mais il ya aussi peut-être d'autres sujets d'autres signaux
00:33faibles qui vont justement avoir un impact en termes d'inflation donc de politique monétaire
00:37en deuxième partie on parlera avec mathieu jolivet dans cette séquence sur la géopolitique on va
00:41faire un point sur les drones les drones qui changent complètement la manière de faire la
00:46guerre tout pour investir la masterclass c'est parti tout pour investir la masterclass les signaux faibles
00:55on va en discuter aujourd'hui justement de cette question climatique son impact éventuellement sur
01:00l'inflation on va en parler avec paul chollet vous êtes chef économiste chez crédit crédit mutuel
01:05arkea bonjour bonjour christophe le premier point avant qu'on entre un peu sur cette thématique c'est
01:13évidemment de vous interroger sur vos prévisions chez crédit mutuel arkea en termes d'inflation il ya un
01:20va voir une vague d'inflation qui va être un peu plus durable donc la bce aurait potentiellement raison
01:25d'intervenir dans ce sens là j'ai reçu il ya deux semaines de cela philippe wechter qui disait
01:29finalement la bce a raison d'augmenter les taux parce que on peut avoir des effets de second tour moi
01:35je
01:35vous avoue être plutôt dans le camp opposé me dire que peut-être qu'on est plus sur une erreur
01:38politique monétaire ou en tout cas qu'il n'y a pas la nécessité d'y aller juste sur l
01:41'aspect
01:41purement inflation énergie liés à la guerre en iran quelle est un peu votre vision du côté de crédit
01:47mutuel arkea oui ben merci christophe effectivement on est à une vision sur l'inflation forcément on
01:54pense que l'inflation va continuer quand même de progresser tout au tout au long de l'année on
02:00est plutôt du camp au quiche bce on pense que la bce doit augmenter ses taux pas trop pas trop
02:06c'est vrai mais on pense que la bce va augmenter ses taux de manière certaine en juin et probablement
02:11une nouvelle fois durant l'été après on a eu ce matin vous l'avez tous vu la confirmation d
02:16'un pic
02:16français malheureusement en territoire négatif à moins 0 1% au premier trimestre et c'est bien là
02:21le message c'est que finalement la demande interne en europe d'elle-même commence à s'atrophier et ça
02:26va continuer au t2 et au t3 et du coup la bce n'a pas besoin d'en faire davantage
02:31que de hausses de
02:31taux donc c'est notre scénario de hausses suffirait à priori pour juguler l'inflation parce que la
02:36demande d'elle-même et bien est lourdement affectée on le sait par par l'envolée des prix de
02:41l'énergie après la bce a aussi raison de surveiller les effets de second tour et sur
02:45les salaires puisque la demande pourrait être restaurée d'elle-même si le budget des états
02:50était été grevé pour pour aider ménages et entreprises mais bon voilà c'est pas à ce stade
02:55c'est toujours pas notre scénario on pense que de hausses suffiront vous évoquez justement les
03:00prix de l'énergie qui est le sujet qu'on a entendu ces dernières semaines il y a un autre
03:03sujet qui
03:04commence à monter sur les prix alimentaires alors les prix alimentaires on a bien fait lien depuis la
03:08guerre en iran le fait qu'effectivement les fertilisants passaient par le détroit d'hormuz
03:13et effectivement ça tombe au mauvais moment puisque vous avez la saison des semis mais il y a un autre
03:17point qui commence à monter du côté des scientifiques en tout cas c'est qu'on aurait un
03:20risque de super el nino donc le changement climatique ce phénomène climatique el nino qui
03:24revient régulièrement qu'est ce qu'un super el nino un super el nino juste pour donner un peu la
03:30définition à nos téléspectateurs et auditeurs ça veut dire que vous avez un élément plus dévastateur que
03:35d'habitude concrètement c'est que vous avez des températures à la surface du pacifique qui sont
03:40de supérieurs de deux pots degrés à la moyenne saisonnière alors bien sûr ça peut paraître peu
03:45mais par le passé lorsqu'on a eu ces fameux super el nino vous avez eu automatiquement des impacts très
03:49négatifs du point de vue agricole en 1877 par exemple vous aviez eu quasiment toutes les zones
03:55agricoles qui avaient été touchées c'était le pire épisode bien sûr on n'est pas en 1877 mais est
03:59-ce
03:59que justement cette thématique changement climatique et son impact sur les récoltes donc les
04:03pré-agricoles qui intervient au pire moment parce qu'elle a flambé des prix de défertilisants
04:07est-ce que ça peut être une donnée alors peut-être plus en fin d'année voire plutôt
04:102027 qui va faire qu'il y a quand même un peu d'inflation résiduelle qui va survenir et qui
04:15va
04:15être un peu un problème notamment vous évoquiez la demande faible en zone euro
04:20alors là on est sur un sujet qui est évidemment très important pour la BCE alors je rappelle peut-être
04:26à tout le monde mais que le mandat de la BCE c'est bien que les anticipations d'inflation
04:30restent autour de 2% et la BCE pour ce faire du coup regarde les anticipations d'inflation et en
04:35général se focalise davantage sur l'inflation encore donc sans l'évolution des prix des
04:40denrées alimentaires et de l'énergie chaque chaque mois et en ce qui concerne les denrées
04:45alimentaires peut-être juste un chiffre à avoir en tête immédiatement c'est que la BCE en 2023 2024
04:50lors du précédent épisode El Nino a conduit une étude assez importante sur l'évolution des prix des
04:57denrées alimentaires pendant ces phénomènes El Nino mais plutôt fort donc on est tout à fait dans le
05:04dans le thème et en général quand on a un El Nino fort un super El Nino et bien les
05:08prix alimentaires
05:09mondiaux progressent de 9% donc il progresse de 9% et il progresse de 9% 16 mois après
05:16le début du
05:16phénomène El Nino donc si on comprend que El Nino début de cet été parce que jusque là il n
05:21'a pas débuté et bien ça conduirait
05:23les prix alimentaires de pour à progresser d'à peu près 10% en automne 2027 et 10% sur
05:30un panier qui
05:30fait 15% c'est à peu près 0 15 points d'inflation donc pour la BCE normalement c'est
05:35assez gérable
05:36c'est un phénomène qui est extérieur et qui va pas se diffuser mais par contre quand on le met
05:41
05:41aujourd'hui en relation avec ce qui se passe à Hormuz et bien c'est plutôt plutôt intéressant parce que
05:46vous
05:46l'avez dit les prix des denrées agricoles ont plutôt tendance à progresser depuis le début de l'année
05:50c'est 30% pour le riz c'est 50% depuis trois mois pour le cacao c'est 10
05:54% pour l'huile de palme et
05:56c'est 15% pour le soja et en fait ce qui se passe quand même au niveau de certains
05:59états ou de grandes
06:01zones c'est qu'il y a des réallocations qui se font en fonction des opportunités on peut penser aux
06:06états unis où ils peuvent semer plus de soja versus du maïs si les anticipations de prix sont plus
06:11hautes pour pour le soja et on peut penser aussi à l'huile de palme moi il ya un point
06:17qui m'a interpellé ces
06:19derniers ces derniers temps c'est que en ce moment l'huile de palme est davantage utilisée que
06:23d'habitude pour faire du bio diesel puisque le diesel est lui-même fait impacté par ce qui se
06:28passe à Hormuz il ya moins de distribution vous le savez de diesel de kérosène de jet là à travers
06:33le monde et du coup les investisseurs les entreprises les ménages cherchent des moyens de faire
06:39fi à ce manque de diesel et le bio diesel est une solution et donc ça participe à la montée
06:44de par
06:45exemple du prix de l'huile de palme et ça c'est un point qui est important parce que c
06:49'est difficile
06:49christopher aujourd'hui de savoir ce qui vient d'un aligno on peut anticiper potentiellement comme
06:54fort mais on n'en est pas sûr de ce qui vient du détroit d'Hormuz évidemment avec la progression
06:59des
06:59prix et des fertilisants dernière question on sait que la pondération des prix alimentaires notamment
07:05dans certains pays par exemple dans certains pays asiatiques est plus important dans le calcul de
07:09l'inflation notamment qu'aux états unis ou en zone euro est-ce que justement l'asie qui subit quand
07:14même déjà de plein fouet justement ces questions énergétiques il ya déjà des sujets de préalimentaire
07:18on le voyait à l'écran lorsque vous parliez vous avez évoqué aussi le riz on a déjà le prix
07:23du riz
07:23thaïlandais 5% qui est celui considéré comme le de la plus haute qualité qui est renoue avec ses
07:28points hauts de quelques années qui a fortement augmenté est-ce que finalement ça peut être plus un
07:32sujet du côté de ces banques centrales asiatiques qui elles vont faire face à finalement tous les facteurs
07:38négatifs potentiels qui peuvent survenir si effectivement on a bien sûr un scénario de
07:41super el nino ah bah oui oui c'est évidemment plus plus critique pour pour la zone touchée alors
07:49peut-être aussi des chiffres à avoir en tête mais on parlait de du super el nino de 1877 qui
07:55a fait
07:55à peu près 50 millions de morts avec un assèchement planétaire du coup à cette occasion là à l'époque
08:01il y avait 1,5 milliard d'habitants aujourd'hui c'est 8 milliards et pour la seule zone asdéane
08:06plus l'inde
08:07qui va être lourdement affectée par ce phénomène alignaux avec là aussi des sécheresses et
08:11actuellement on a 2 milliards d'habitants donc le mandat des autorités dans cette zone d'un côté la
08:17politique monétaire si tant est qu'elle soit totalement indépendante donc il serait d'augmenter
08:21des taux directeurs pour faire face à cette inflation des prix alimentaires et de l'autre la politique
08:26budgétaire ou la politique réglementaire j'ai envie de dire de certains états et en ce qui concerne le
08:32riz il s'agit d'assurer du coup l'alimentation de la population locale il y a un phénomène qui
08:37s'est passé en 2023 2024 sur le marché du riz qui était quand même assez extraordinaire et qui
08:40justifie quelque part cette progression des prix de 5% en thaïlande c'est que les trois premiers
08:46exportateurs planétaires de riz c'est la thaïlande c'est le vietnam et c'est l'inde et quand ces
08:50pays
08:50font face à un risque alimentaire qu'est ce qu'ils mettent et bien ils mettent en place des quotas
08:54sur les
08:54exportations de riz on l'a vu en 2023 2024 donc on pourrait avoir ce policy mix quelque part à
09:01la
09:02fois des banques centrales qui augmentent leurs taux pour faire face à une inflation qui est liée à
09:05l'alimentaire mais derrière et bien d'autres agents et les autorités qui mettent en place des quotas de
09:10manière à assurer au moins à court terme la survie de la population locale merci beaucoup paul chelais
09:17vous êtes chef économiste chez crédit mutuel arkea c'était passionnant sur ce sujet on y reviendra bien
09:22évidemment puisque c'est une thématique importante et maintenant on passe à l'entretien
09:27tout pour investir la masterclass sur bfm business tous les vendredis sur bfm business marc fiorentino
09:35l'économie la finance les marchés sans langue de bois c'est important c'est votre argent c'est votre
09:43argent avec marc fiorentino tous les vendredis à 20 heures sur bfm business ce programme est à
09:49retrouvé à la demande en podcast sur l'appli bfm business et sur les plateformes de streaming
09:54tout pour investir la masterclass l'entretien claudia pansyrie vous êtes directrice des
10:01investissements chez ubs wealth management ravi de vous accueillir en plateau je voulais qu'on
10:05ait une thématique un peu plus marché puisqu'on l'a vu du côté américain ça se porte plutôt très
10:10très bien du côté notamment français puisque beaucoup de nos auditeurs téléspectateurs sont quand
10:15même positionnés sur le 4 40 on voit que c'est un peu plus compliqué j'ai envie de vous
10:19poser une
10:19question assez directe qui est très vaste malheureusement mais qui est très directe finalement
10:23à la fin du point du boursier on a toujours l'impression que c'est les américains qui s'en
10:27sortent bien en tout cas sur les dernières années bonjour je dirais les américains et cette fois ci
10:34aussi des autres pays émergents quand on regarde la performance depuis le début de l'année on est quand
10:38même surpris de la performance du marché coréen et du marché taïwanais même amérique latine
10:43qui résiste bien le sujet sont pour l'asie je dirais plus particulièrement l'asie mais même le japon
10:49performe particulièrement bien c'est le secteur technologique donc le gap malheureusement des
10:54performances entre les états unis les pays émergents certains pays émergents et l'europe c'est
11:00l'absence des grandes valeurs technologiques qui malheureusement pèse sur les performances des
11:05indices aujourd'hui on le voit notamment en termes d'allocations c'est vrai que tous les investisseurs
11:11sont un peu exposés à la tech il y a plusieurs segments s'appellent infrastructures semi-conducteurs
11:14etc est-ce que vous avez je sais pas si chez ubs je veux là vous allez me le dire
11:20mais l'année
11:20dernière il y avait cette thématique de renaissance européenne est-ce que vous croyez une renaissance
11:25européenne en tout cas boursière alors certes il ya des belles sociétés il ya quelques secteurs
11:29qui s'en sortent bien la bourse suisse s'en sort pas trop mal par exemple mais malgré tout quand
11:34même en
11:34termes de performance vous l'avez rappelé ça se joue dans le reste du monde
11:37oui alors je pense qu'il ya un tout petit peu de renaissance européenne on a souvent l'habitude
11:44de regarder les indices et pas forcément regarder les valeurs effectivement quand on regarde à l'indice
11:50européen ou même quand on regarde à par exemple l'indice français ce qui pèse sur la performance
11:55c'est les valeurs des consommations malheureusement valeurs des consommations qui ont tiré les indices
12:00pendant quelques années mais aujourd'hui on se retrouve en europe face à un conflit avec un prix de
12:05l'énergie qui monte à une dépendance énergétique à une banque centrale qui va peut-être remonter les
12:10taux et forcément les investisseurs sont inquiets vis-à-vis de cette remontée des taux dans
12:16conditions macroéconomiques qui n'est pas la plus brillante sur la consommation et donc sur les
12:20valeurs de consommation mais quand on regarde à l'état il ya des pépites aussi en europe on a des
12:25valeurs du secteur technologique qui performent très bien les sémiconducteurs en europe que ce soit
12:30sml ou sdm se porte très bien donc malheureusement certaines de ces valeurs ne sont pas suffisamment
12:36grosses dans les indices pour tirer vers l'eau au contraire des états unis par exemple on a des
12:42valeurs comme nvidia ou même des valeurs qui sont pas forcément liés aux secteurs technologiques qui
12:48ont le point plus important dans l'indice et donc attire vers l'eau la performance donc c'est la
12:53composition indicielle je dirais qui fait toute la différence donc quand on est disons qu'on se passe
13:00à l'égard de nos téléspectateurs on va dire plutôt un client particulier un client final et
13:04d'ailleurs vous en rencontrez dans vos fonctions qu'est ce que vous lui conseillez du stock picking
13:09parce que c'est compliqué en général souvent les grandes institutions présentent des fonds des
13:13fonds actions mais si on veut être positionné sur l'europe on se rend compte que c'est un tout
13:17petit peu compliqué et que beaucoup de fonds s'ils sous-performent souvent leur indice du côté européen
13:22c'est une excellente question sur l'europe comme sur certains pays émergents le choix des valeurs est
13:31vraiment prédominant je sais que depuis maintenant quelques années la gestion passive performe extrêmement
13:38bien à dépasser même la gestion active aux états unis en termes des milliards investis
13:43on a 60% de mémoire voilà c'est qu'un 7% donc on voit effectivement qu'aujourd'hui
13:48il y a cette
13:49volonté d'aller sur le passif parce que les indices représentent le momentum du marché donc dans les
13:55indices on retrouve les plus grosses capitalisations boursières on parlait avant d'Emax 7 aujourd'hui on
14:01parle des valeurs d'IA intelligence artificielle 7 donc il y a des autres valeurs qui sont liées à
14:07la chaîne de l'intelligence artificielle donc là on a effectivement une gestion passive qui
14:13reflète à la performance des marchés en europe aujourd'hui si vous achetez un indice vous allez
14:18faire moins bien que la gestion active parce que la gestion active va pouvoir chercher aussi des
14:24mid caps ou des small caps qui sont liés aux investissements des états je fais l'exemple
14:29l'année dernière on était tous avec un enthousiasme sur le secteur de la défense et ce n'est pas
14:35les plus
14:36grosses valeurs au sein de la défense qu'ils ont performé le mieux donc si vous avez une gestion passive
14:41vous allez avoir de l'exposition airbus qui performe bien mais pas par exemple comme des
14:46autres valeurs en rail métal qui sont plus petites dans l'indice donc la gestion active aide vraiment
14:51à complémenter je dirais la gestion passive qui fonctionne plutôt bien aux états unis mais
14:58en dehors des états unis ne fonctionne pas aussi bien oui je rejoins votre point qui est très
15:02intéressant parce que moi je regarde très peu les small caps mais j'ai regardé quand même ces derniers
15:07temps d'habitude sur les large caps mais si on regarde même le cax small qui
15:11surperforme le 440 quand on regarde dans le détail effectivement et c'est là où la gestion active
15:15est intéressante vous avez deux secteurs et donc des entreprises derrière cela bon les biotech c'est
15:20on connaît c'est spécifique etc mais vous avez effectivement des valeurs de la défense qui sont
15:24moins grosses et qui ont très bien performé et qui en tout cas depuis le début de l'année continuent
15:29de
15:29tirer l'indice donc ça c'est intéressant effectivement pour nos spectateurs se rappeler que il faut reconnaître
15:34beaucoup de clients particuliers vont aujourd'hui vers les ETF mais aussi la gestion active peut être
15:38intéressante justement pour trouver ces opportunités si on va du côté américain du côté américain et ça
15:44peut valoir aussi pour la corée du sud on voit quand même une grosse concentration de la performance
15:48avant notre émission je regardais vous avez deux secteurs d'activité un sans surprise les valeurs
15:53technologiques et l'autre l'immobilier qui sont peu ou prou proche de leur point haut alors ça dépendra
15:58si on regarde sur 12 semaines 36 semaines mais bon en tout cas on voit qu'il ya un engouement
16:02il y a
16:03cette concentration on la voit très bien du côté aussi corée du sud est ce que c'est un risque
16:08ou
16:08pas pour marché moi j'ai tendance à me dire non mais c'est vrai que régulièrement j'ai des
16:12interlocuteurs qui me disent oui mais c'est quand même compliqué il suffit par exemple que l'introduction
16:16de space x ça se passe mal vu la pondération de space x dans dans les donc cette magnifique ou
16:22en tout cas
16:22ce que ce que ça deviendra ça peut être très compliqué donc quelle est votre opinion sur cette
16:27concentration de marché la concentration de marché peut être un risque raison pour laquelle même aux
16:32états unis même si les indices ça performe très bien nous avons plutôt l'attitude à utiliser la
16:38gestion actif quand aujourd'hui vous êtes sur indices américains vous êtes exposé aux grosses valeurs
16:44technologiques et qui aux valeurs technologiques aujourd'hui parce qu'avant on avait même certaines valeurs
16:49financières elles ont disparu parmi les grosses cette capitalisation donc en fait elles sont dans
16:55le top 10 mais plus dans le top 5 par exemple donc en fait c'est très important la diversification
17:00et
17:00même au sens je dirais du même segment je pense l'envolée des sémiconducteurs depuis le début de
17:06l'année si vous êtes exposé à l'analyse des sémiconducteurs le sox aujourd'hui vous avez une
17:12exposition à md micron à nvidia toutes les valeurs qui font plus de 200% depuis le début de l
17:18'année dont les
17:19valorisations forcément sont plus très attrayantes on a des multiples aujourd'hui qui sont très
17:24élevés donc la concentration c'est un risque il faut toujours avoir cette exposition à l'intelligence
17:30artificielle mais si la concentration n'était pas un risque en 2024 2025 parce qu'il y avait des
17:37investissements et le momentum était très fort et la croissance des profits était élevée et les
17:41valorisations restaient encore attrayantes en 2026 on a des valorisations qui sont plus indues dans un marché
17:47je dirais qui est un peu plus chaotique parce que la différence entre les gagnants et les perdants
17:52va être très importante à quelle valeur quelle société vont être capables à dérémunérer les
17:58investissements en capex et donc il y aura sûrement des champions et ces champions prendront du point
18:03de l'indice dans les années à venir mais surtout il y aura parmi les valeurs qui
18:07performent aujourd'hui aussi des valeurs qui n'arriveront pas à monétiser complètement les
18:11investissements donc la sélection des valeurs devient encore plus importante et je dirais au delà du
18:17secteur technologique parce qu'aujourd'hui on est dans un environnement très incertain on a un
18:23conflit qui ont on parle des négociations mais maintenant on n'a pas des négociations ça change
18:28tous les jours on a des banques centrales qui font face à l'envolée de l'inflation avec des niveaux
18:33de valorisation qui ne sont pas attrayants les niveaux de valorisation sont chers aux états unis en
18:38Europe donc la sélection des valeurs va permettre de vérifier les sociétés qui vont monétiser les
18:43investissements les sociétés qui ont une croissance des profits et donc à justifier la valorisation au
18:49pas et donc c'est le travail voilà qu'on essaye de faire au quotidien et qui nous permet même
18:53dans
18:53des marchés volatiles même dans un environnement d'inflation plus élevé d'avoir ou d'essayer d'avoir
18:59des performances qui sont plutôt correctes du côté justement de ces valeurs technologiques
19:04américaines vous évoquez les éventuels perdants et gagnants est ce qu'il ya des sociétés chez vous qui vous
19:09dites il ya peut-être un problème à long terme il ya eu un moment sur méta c'était plus
19:14l'année
19:14dernière par la suite les résultats ont rassuré est ce que vous avez identifié quelques-uns des
19:19grands acteurs où vous posez des questions et questions subsidiaires est ce que vous êtes
19:22positionné sur tesla parce que je trouve c'est toujours compliqué tesla alors en fait on est
19:27positionné sur l'ensemble du secteur technologique et récemment aussi sur le secteur automobile alors je
19:35dirais ce qui est très important au sens des valorisations et de la sélection des valeurs
19:41c'est la croissance des profits aujourd'hui c'est qu'on observe que certaines valeurs liées au
19:47software vont malheureusement être panélisés sur les marges et donc sur les profits on a vu depuis
19:53le début de l'année un écart de performance impressionnant entre les sémiconducteurs d'un côté
19:59et puis les softwares de l'autre côté en disant l'implémentation de l'intelligence artificielle va
20:04remplacer le travail qui est fait par certaines sociétés de logiciels en réalité il y a certaines
20:10sociétés de logiciels qui vont subir une compression des marges mais il ya en même temps des sociétés
20:15des logiciels qui ont vu une performance très faible depuis le début de l'année qu'elles sont impactées
20:20négativement par les mauvaises raisons je pense aux grands logiciels aux états unis qui se valorise
20:27aujourd'hui avec les valorisations plutôt des 25 fois alors que les valorisations étaient à 30 à 32
20:34avec des marges qui restent à 35% ces valeurs là quand on les voit mal performé ou performé je
20:42dirais moins bien que les autres sociétés ce qu'on appelle les pires c'est plutôt des opportunités
20:49d'achat donc moi je veux être un peu contrariante dans la réponse est ce qu'il y a aujourd
20:53'hui des
20:53sociétés qui sont pénalisées parce que le marché pense qu'il y aura une pression à la baisse sur la
20:59marge et qui représente une bonne opportunité d'achat après bien sûr il y a des perdants mais
21:04le marché fait très vite la différence je pense qu'il faudra encore attendre un tout petit peu
21:10parce que l'implémentation de l'intelligence artificielle aujourd'hui reste encore très
21:14contrainte on a un taux d'utilisation qui reste seulement autour des 10% aux états unis on a beaucoup
21:19d'investissements moi je serais plutôt là à regarder les valeurs comme bien performer et qui encore une fois
21:25ils auront de la difficulté à rémunérer les investissements et dont la rentabilité sera en baisse dans les 12 mois
21:30à venir
21:30pour l'instant nous on est positionnés sur toute la chaîne des valeurs donc on est positionnés sur les
21:36hyperscalers on est encore positionnés sur les sémiconducteurs car il y a beaucoup d'investissements à venir
21:42mais on est aussi positionnés sur les valeurs qui vont bénéficier de l'implémentation et qui voient leur marge remonter
21:48donc le seul marché aujourd'hui qui permet effectivement d'avoir cette exposition à toute la chaîne des valeurs
21:54encore une fois sur le marché américain raison pour laquelle on a un écart des performances entre
21:59les états unis et le reste du monde je voyais que sur le marché américain bon c'est lié à
22:04cette
22:05concentration mais il y a aussi des facteurs macroéconomiques les valeurs qui sont plutôt liées
22:08à la consommation en revanche là les niveaux de valorisation sont très attrayants mais est ce que
22:14c'est est ce que c'est un secteur qui est intéressant parce que quand on regarde les enquêtes d
22:17'opinion même
22:18les données brutes aux états unis on voit quand même qu'il ya un ralentissement de la consommation on a
22:22cette fameuse économie en cas dont on parle depuis plusieurs années qui se matérialise bien les indices de
22:27confiance chutent lourdement alors c'est pas uniquement américain mais c'est un sujet est ce que les valeurs
22:32cotées de la consommation aux états unis ça peut être un biais d'investissement intéressant ou pas
22:37je pense que oui parce que en fait c'est vrai qu'on a ralentissement du marché du travail on
22:43a vu hier le
22:43PIB un ralentissement et légèrement indécat des prévisions sur le premier trimestre on en affiche 1,6 à la place
22:51de 2% mais en réalité on a une politique
22:54monétaire une politique fiscale qui sont beaucoup plus accommodantes donc on est très inquiet de la remontée des taux en
23:01Europe de l'autre côté on l'est pas aux
23:03Etats-Unis même si le marché anticipe une hausse des taux on sait très bien que la banque centrale américaine
23:10a un
23:10banda qui a deux objectifs le premier objectif c'est la stabilité des prix donc à le contrôle de l
23:15'inflation et le deuxième
23:16objectif c'est la stabilité du marché de travail donc à chaque fois qu'on a eu de l'inflation
23:22avec une
23:23flébesse dans le marché du travail la banque centrale est intervenue en réduisant le montant des taux et cela nous
23:29incite à dire
23:30que dans un environnement où la croissance va s'affaiblir parce que les Etats-Unis subissent un peu aussi ce
23:36conflit et ce niveau d'inflation la banque centrale sera plus réactif et donc il vaut mieux avoir des valeurs
23:44qui sont exposées je dirais en environnement monétaire et fiscal plus accommodant en Europe malheureusement il n'y a pas
23:52beaucoup de marge fiscalement et la banque centrale a sur l'objectif l'inflation donc même s'il y avait
23:58un ralentissement très important
24:00la banque centrale a se réamener à mettre les taux
24:02Je vous avoue que je rejoins sur ce sujet différentiel politique monétaire qui est aussi un élément en action juste
24:09dernière question parce que vous aviez évoqué en introduction l'Asie et je voulais rebondir sur ça
24:13notamment sur la Corée du Sud ça a été un peu le pari de début d'année bien sûr vous
24:17avez déjà mentionné les deux trois sociétés qui sont liées à cette hausse forte concentration bien évidemment
24:23mais on le voit les résultats de ces entreprises Samsung notamment sont importants sur les derniers chiffres en termes d
24:30'investissement des étrangers on voit qu'on a des flux sortants grosso modo des prises de bénéfices
24:34est-ce que la Corée du Sud pour notamment des investisseurs plutôt particuliers est-ce que finalement l'histoire n
24:40'est pas un peu terminée à court terme c'est à dire on a eu une forte hausse
24:43on voit que les investisseurs étrangers sortent donc peut-être qu'on a atteint un pic en tout cas à
24:47l'instant T ou est-ce que vous pensez que ça peut être toujours intéressant
24:50en tant que marché y compris avec des points d'entrée qui sont moins attrayants aujourd'hui mais en tout
24:54cas d'être positionné sur le temps long sur la Corée du Sud
24:56alors en fait c'est comme être positionné sur la partie des sémiconducteurs je dirais nous on est toujours positionné
25:03on sait que la volatilité va être élevée
25:05donc c'est en fonction un tout petit peu du profil des investisseurs et plus particulièrement la capacité d'absorber
25:13de la volatilité
25:14parce que voilà quand vous avez un marché qui fait plus 90% et qui peut perdre 10% dans
25:19la journée
25:20c'est vrai que c'est toujours difficile d'accepter une perte aussi importante
25:24donc pour tous ceux qui ont la capacité à absorber une forte voire très forte volatilité il y a encore
25:31de la marge
25:32cette marge forcément n'est pas aussi importante parce que la Corée a très bien performé l'année dernière également
25:38n'est pas aussi importante par rapport à ce qu'on a vécu
25:41si vous voulez vous exposer à je dirais à la thématique des sémiconducteurs de manière plus large
25:49je pense que l'Asie hors Japon est aussi intéressante parce que du coup vous avez plus de diversification
25:56et ce qu'on dit depuis le début de l'année la diversification c'est la clé de la performance
26:00oui je pense qu'on peut terminer sur ça autant l'année dernière alors il y avait le débat sur
26:04la renaissance européenne
26:05et les années précédentes c'était fait uniquement aux Etats-Unis
26:07mais vous l'avez rappelé je pense que vous serez d'accord avec mon propos en introduction
26:11c'est-à-dire hors Europe il y a des opportunités un peu partout aujourd'hui pour se positionner
26:15avec bien sûr toujours ce bien américain qui est un peu inévitable
26:18donc si on doit répondre à la question initiale à la fin quand même les américains gagnent toujours en partie
26:22très souvent
26:24merci beaucoup Claudia Pansiri vous êtes directrice des investissements chez UBS Wealth Management
26:29c'était un plaisir de faire ce panorama complet en termes d'investissement couvrant ces différentes zones géographiques
26:35on se retrouve après une page publicitaire
26:36on va parler notamment des drones dans la section géopolitique avec Mathieu Jolivet
26:41tout pour investir la masterclass Christopher Dembic vous répond
26:46on continue avec le question réponse vous le savez chaque semaine vous pouvez nous poser vos questions
26:52sur mon compte X qui va s'afficher à l'écran et on y répondra
26:55aujourd'hui je suis ravi d'accueillir Alexandre Baradez j'allais vous appeler Nicolas d'IG
27:01on a eu une question aujourd'hui concernant et je pense qui est assez opportune avec des taux plus élevés
27:06puisqu'effectivement les banques centrales ont de fortes chances d'augmenter les taux directeurs
27:10d'ailleurs vous pouvez rebondir à ce que vous pensez que c'est une erreur politique monétaire du côté de
27:13la BCE
27:15est-ce que justement dans ce contexte-là les actions à dividendes redeviennent plus attractives face aux obligations
27:20c'est vrai qu'on en parle assez peu d'ailleurs dans cette émission des actions à dividendes à tort
27:25donc ça peut être effectivement peut-être le moment de s'y intéresser de nouveau
27:28oui alors c'était même déjà le moment de s'y intéresser pour répondre précisément à la question
27:31déjà depuis des mois parce que quand on parle d'actions à dividendes généralement
27:34on regarde dans un passage les actions aristocrates ou les dividend kings
27:38ces actions qui de manière récurrente sur plusieurs années parfois plusieurs décennies
27:43servent des rendements 4, 5, 6, 7% parfois plus en termes de dividendes
27:47et dans les secteurs qui sont souvent bien fournis dans ces valeurs-là
27:51vous avez les valeurs bancaires par exemple, vous avez les valeurs télécom
27:55vous avez les valeurs ce qu'on appelle les utilities en anglais
27:58donc tout ce qui est services de collectivité, les Veolia, les Engie, Iberdrola et d'autres
28:02quand vous regardez le parcours boursier de ces trois gros secteurs
28:05qui sont habituellement ceux qui regroupent le plus de dividend kings
28:07et bien les parcours boursiers ont été remarquables
28:09les valeurs bancaires en deux ans, trois ans, ça a explosé, c'était le meilleur secteur
28:13notamment italiennes, alors pas qu'elles mais italiennes ont eu un beau beau parcours
28:16unique crédit, je crois à un moment même mieux performé qu'NVIDIA
28:19et ce qui est assez incroyable, c'est que ce secteur qui n'avait rien fait pendant plus de 10
28:22ans
28:22dans toute cette phase un peu de répression financière, les taux bas, etc
28:25et bien on a eu pendant deux ans, c'était le meilleur secteur
28:28tout secteur confondu boursier en Europe
28:30et là il n'y a que depuis le début de la guerre en Iran
28:32que le secteur construit un petit peu
28:33donc j'ai envie de dire, il est toujours temps d'aller sur ces secteurs-là
28:36mais si on se dit, est-ce que c'est maintenant qu'ils vont démarrer
28:38les valeurs bancaires par exemple
28:40ont à la fois des performances boursières gigantesques
28:43et en plus des dividendes énormes
28:44le secteur télécom par exemple, on en parle un petit peu moins aussi
28:47j'étais très bullish là-dessus il y a quelques mois
28:49et je le reste, parce que c'est typiquement ce genre de valeurs
28:51des multiples pas très élevés
28:53des super dividendes
28:54et puis une visibilité qui est là, on a toujours un peu
28:57des thèmes de souveraineté, on a ces thèmes toujours
28:58de concentration potentielle entre encore
29:01quelques acteurs du secteur
29:03donc les télécoms, typiquement
29:05un secteur qu'on peut contenu à acheter
29:06et puis tout ce qui est service de collectivité, c'est le truc qui traverse
29:09toujours les crises des époques, c'est jamais une performance
29:11boursière extraordinaire, quoique c'est quand même
29:1310% depuis le début de l'année et il y a des dividendes
29:15alors après pour répondre en détail à la question
29:18est-ce qu'il faut du coup
29:19privilégier plutôt ça que les obligations
29:21c'est vrai que là il y a un vrai sujet macro
29:23je ne veux pas faire trop long mais
29:25est-ce qu'aujourd'hui on va poser la question comme ça
29:27si on se dit est-ce que je vais prendre du 10 ans
29:28France et du 10 ans allemand des obligations donc
29:31pour les porteurs dans mon portefeuille à moyen terme
29:33c'est sûr que les rendements
29:35de ces obligations
29:37ces derniers jours même ont atteint des niveaux
29:39qu'on n'ait pas vu selon les pays
29:40soit depuis la crise de la dette 11 euros
29:42depuis 2011 soit depuis 2008-2009
29:45donc c'est vrai que c'est des niveaux de rendement
29:47des niveaux de taux qu'on a en zone euro
29:48pour les obligations long terme
29:49et si on prend des obligations à 20 ans
29:51on dépasse même les 4%
29:53donc je dirais que
29:55est-ce qu'on considère qu'il est
29:57supportable pour la zone euro
29:58et pour les pays de la zone euro
29:59dont ceux assez fortement d'étés comme la France
30:01d'avoir des taux qui restent dans des zones
30:033, 5, 4% et au-delà
30:05avec une croissance européenne
30:07qui est à moins de 1%
30:08et française n'en parlons pas
30:11quand on a une Allemagne
30:12qui avait une prévision de croissance
30:13en début d'année de plus de 1%
30:14qui maintenant est à 0,5%
30:15après la guerre en Iran
30:16est-ce qu'il est concevable
30:18d'estimer que les rendements
30:20peuvent rester dans des zones
30:22sur les 20 ans à plus de 4%
30:23et est-ce que c'est compatible
30:24avec une trajectoire soutenable
30:27de dette en zone euro
30:29et moi je ne crois pas trop
30:30Serge, il y a toujours le risque
30:32effectivement de stagflation
30:33qui est un peu présent
30:34et on peut en parler aussi un peu
30:35pour les Etats-Unis
30:35mais je pense quand même
30:37que ne pas oublier
30:38que la Banque Centrale Européenne
30:39a assaini son bilan
30:40souvenez-vous
30:41elle avait gonflé son bilan
30:42post-Covid
30:43parce qu'il fallait soutenir l'économie
30:44comme elle a fait la Fed
30:44elle avait beaucoup relevé les taux
30:46puis ensuite ce bilan a baissé
30:47baissé, baissé
30:48et on est dans une phase
30:49où je pense qu'aujourd'hui
30:50si nous devions avoir
30:51quelques accidents en zone euro
30:52alors je ne parle pas forcément
30:54de la France
30:54parce que la BCE
30:55ne va pas se précipiter
30:56pour aider la France
30:56vu qu'on n'est pas du tout
30:58stable d'un point de vue budgétaire
30:59qu'on n'a pas de rigueur budgétaire
31:00mais si ça devait déraper
31:01parce qu'à un moment donné
31:02les taux devaient se retendre
31:04encore un peu
31:04imaginons la guerre en Iran
31:05qui repart
31:06le pétrole qui repart
31:07et puis que les taux se tendent
31:08encore au-delà de ces niveaux-là
31:09à un moment donné
31:10la BCE a de la poudre sèche
31:12pour revenir
31:14soutenir
31:14l'activité en zone euro
31:16pas des achats
31:17d'obligations
31:18donc moi mon sentiment
31:19c'est que c'est pas une mauvaise affaire
31:20d'acheter des obligations européennes
31:21en ce moment
31:2210 ans
31:2320 ans
31:23obligations américaines aussi
31:25parce que je pense que
31:26les taux qu'on a actuellement
31:27sur du long terme
31:28on rappelle les taux long terme
31:29c'est quoi ?
31:29c'est l'addition
31:30de la perspective de croissance
31:31et perspective d'inflation
31:33donc des taux à plus de 4%
31:34sur la zone euro
31:36sur des obligations 20 ans
31:38je trouve que voilà
31:39les rendements sont assez
31:40corrects et généreux
31:41et dans une idée
31:42que derrière
31:42la BCE pourra peut-être
31:44je pense pas qu'on va faire
31:45un QE tout de suite
31:46mais je pense qu'on a
31:47des marges manœuvres
31:47au niveau de la BCE
31:48on augmente les taux
31:49et on verra après
31:50effectivement
31:50et donc pour finir dessus
31:51finalement c'est peut-être
31:52pas une moitié d'avoir les deux
31:53en fait
31:53on peut dire
31:54est-ce que je prends
31:54des obligations
31:55ou des actions au rendement
31:56je pense qu'il y a toujours
31:58du potentiel
31:59qu'on vient de citer
32:00au niveau d'action
32:01et dividend king
32:02et prendre aussi
32:03dans son portefeuille
32:03des obligues long terme
32:04européennes et même américaines
32:06en tant bien
32:06qu'on a du risque de change
32:07quand même
32:07je pense que c'est pertinent
32:09au moment où on se parle
32:09question de subsidiaire
32:10vous évoquez
32:11et c'est assez intéressant
32:12parce que vous évoquez
32:14les achats d'obligations
32:15souveraines de long terme
32:16et moi quand je vois des clients
32:18alors c'est des clients
32:18institutionnels essentiellement
32:19à part ceux qui ont des contraintes
32:21donc assureurs etc
32:23tous me disent
32:24nous on évite au grand maximum
32:26les obligations souveraines
32:28de zone euro long terme
32:29on va sur du court terme
32:31donc concrètement
32:31c'est maximum 5 ans
32:34court moyen terme
32:36c'est assez intéressant
32:37ce paradoxe
32:39vous sur le court moyen terme
32:42vous en pensez quoi
32:43si on fait un arbitrage
32:44sur l'obligataire
32:45entre long, court et moyen terme
32:46vous restez sur le long terme
32:47je préfère le long terme
32:48parce que c'est les obligations
32:49qui sont les plus
32:50je dirais un peu
32:51les plus dangereuses
32:52d'un point de vue
32:52de la stabilité économique
32:53des coûts de financement
32:54aussi pour les états
32:55c'est certainement pour ça
32:56que les institutionnels
32:58qui ont une aversion au risque
32:59est un peu plus importante
33:00mais si l'argument
33:01peut le mettre dans le sens
33:02ou comme c'est ces obligations-là
33:04et ces taux-là
33:05qui sont les plus sensibles
33:05d'un point de vue
33:06du coût de financement
33:06pour les états
33:07c'est aussi sur cette tranche
33:09d'obligation-là
33:09que les banques centrales
33:10peuvent commencer aussi
33:11à être vigilantes
33:13voilà
33:14ça n'applique pas
33:15qu'à l'Europe d'ailleurs
33:16effectivement les Etats-Unis
33:16sont moins concernés
33:17par la croissance faible
33:18c'est une croissance
33:18qui est quand même meilleure
33:19que la zone euro
33:19depuis quelque temps
33:19mais là on commence
33:21à toucher des niveaux
33:21de taux aussi
33:22il y a quelques arbitrages
33:23au niveau du trésor américain
33:24on préfère emprunter
33:25beaucoup à court terme
33:26pour ne pas toucher
33:27les obligations
33:28trop long terme
33:28du coup c'est ça aussi
33:30qui fait que la Fed
33:30a un petit peu réagi
33:31on voit que son bilan
33:32est un peu reparti
33:32à la Fed
33:33200-300 milliards
33:34depuis quelques mois
33:34parce que
33:36pour laisser l'équité
33:37dans le circuit
33:38notamment
33:38et parce que le trésor
33:39émet pas mal
33:40d'obligations à court terme
33:41mais pourquoi il fait ça
33:42le trésor américain
33:43parce qu'ils n'ont pas envie
33:44d'aller taper
33:44des gros emprunts
33:46ils en ont fait
33:46quelques-unes
33:47ces derniers temps
33:48et vous avez vu comme moi
33:49le résultat était assez moyen
33:50la demande était plus faible
33:51que les précédentes
33:52les taux servis
33:53étaient plus élevés
33:53parce que les prêteurs
33:54disent voilà je te prête
33:55mais je veux des rendements
33:56en échange plus élevés
33:57donc on sent que
33:58dans les pays développés
34:00j'ai envie de dire
34:00ça commence à piquer
34:02un peu au niveau
34:02des obligations longues
34:04et clairement
34:05commence à être
34:05un peu problématique
34:06et donc je pense
34:06c'est là-dessus
34:07que les banques centrales
34:07vont être assez vigilantes
34:08dans les mois qui viennent
34:09En un mot pour finir
34:10puisqu'on a évoqué
34:11ce sujet
34:12avec mes deux autres interlocuteurs
34:13banque centrale
34:14est-ce qu'on a une hausse
34:15des taux attendus
34:16par la BCE
34:17surtout est-ce que c'est
34:18une erreur politique monétaire
34:19en juin d'augmenter les taux ?
34:20Alors je dirais que
34:20si la BCE suit
34:21les anticipations
34:22de marché actuelles
34:23c'est-à-dire
34:242 à 3 hausses de taux
34:25cette année
34:25ce serait de la folie
34:27je pense qu'on n'est pas
34:28le seul à dire ça
34:29On a un taux de dépôt
34:30à 2%
34:31sur le rame
34:31à 2,75 en fin d'année
34:33sachant qu'il avait
34:34plafonné à 4%
34:35lorsque l'inflation
34:36était massive
34:37en zone euro post-Covid
34:38il n'y aurait aucune logique
34:39à aller aussi haut
34:39donc je pense que le marché
34:41est trop en avance
34:42dans ses anticipations
34:42mais je pense que la BCE
34:43et tous les messages
34:44qu'on a eu récemment
34:45du chef économiste
34:46Philippe Lein
34:46Ces derniers jours
34:47ont été clairs
34:48Oui, Villeau-Roi de Gallo
34:49qui est plutôt centriste
34:50au niveau de la BCE
34:51ils n'ont pas cherché
34:52à éluder
34:53ou à dévier
34:54la question
34:55c'est grosso modo
34:56on aura la hausse de taux
34:57en juin
34:57Est-ce que c'est un accident
34:59à la tricher ?
35:00J'en suis pas convaincu non plus
35:02mais je pense que c'est une
35:03et il ne faudrait pas
35:04aller beaucoup plus loin
35:05parce que 50 points de base
35:06de plus sur le taux de dépôt
35:07et sur l'ensemble des taux
35:08en zone euro
35:09quand vous avez encore une fois
35:10des perspectives
35:10c'est ça le problème
35:11c'est que les perspectives
35:11de croissance
35:12elles sont revues à la baisse
35:13et on attribue
35:14et on le voit ce choc
35:15et on le voit très bien
35:15dans les mesures d'inflation
35:17à l'énergie
35:17regarder l'inflation
35:18sous la zone euro
35:19si je ne me trompe pas
35:20elle est à 2-2
35:20l'inflation globale
35:21elle est à 3 je crois
35:23mais à 2-2
35:24il n'y a pas péril
35:25à la demeure
35:26on n'est pas sur le même niveau
35:27d'inflation qu'aux Etats-Unis
35:28donc pour moi
35:28peut-être que nos autos
35:29oui parce qu'ils n'ont plus
35:30trop le choix
35:31d'employer de la communication
35:33mais après l'été
35:38ont été posées
35:39alors une sur laquelle
35:40je vais rebondir assez rapidement
35:42concernant l'essor de l'IA
35:43certains comme l'entrepreneur
35:45Laurent Alexandre
35:45je crois qu'il est parfois
35:46sur cette antenne également
35:48prétendent qu'on pourrait vivre
35:48jusqu'à 150 ans
35:49qu'en est-il réellement
35:50est-ce une thématique
35:51d'investissement crédible
35:52alors on voit qu'il y a
35:53cette thématique notamment
35:54c'est la longévité
35:55grosso modo
35:56et qui est liée au vieillissement
35:57c'est des thématiques d'investissement
35:58on voit qu'il y a des fonds actions
35:59aussi qui sont positionnés
36:00sur ces thématiques
36:01alors en étant extrêmement limpide
36:03et très honnête
36:04la plupart des fonds actions
36:05donc on est là
36:06sur la gestion active
36:07qui sont positionnés
36:08sur les thématiques de vieillissement
36:10ou encore de longévité
36:11aujourd'hui
36:11n'affichent pas des performances
36:12qui sont mirobolantes
36:13très très loin de là
36:14donc c'est plutôt une thématique
36:15qui est très naissante
36:16et qui est très émergente
36:18il faut être très prudent
36:18à cet égard
36:20alors aussi
36:20autre point qui est important
36:22c'est qu'en revanche
36:23bien sûr
36:23ça se matérialise
36:24via deux domaines
36:25vous voyez par exemple
36:25dans l'immobilier
36:26vous avez aujourd'hui
36:27des cliniques spécialisées
36:29dans la longévité
36:30qui commencent à apparaître
36:30vous avez un projet immobilier
36:32assez important en Portugal
36:32qui se met en place
36:33mais en tout cas
36:34sur l'aspect purement
36:35investissement boursier
36:36j'oserais dire
36:37c'est plutôt intéressant
36:39intellectuellement
36:39mais aujourd'hui
36:40en termes de performance
36:41ça reste encore quand même
36:43assez négligeable
36:45et c'est certainement pas
36:45le biais le plus intéressant
36:46donc plutôt à surveiller
36:48et on verra par la suite
36:49après vous avez bien sûr
36:50le sujet pur des biotech
36:52on pourra revenir
36:52dans une autre émission
36:53un peu plus longuement
36:54et là c'est plus volatile
36:55c'est bien sûr dépendant aussi
36:56des brevets
36:57des différents tests
36:58qui sont réalisés
36:59et de la réglementation
37:00et dernière question
37:01puisque ça va être le sujet
37:02de mémoire
37:03c'est le 12 juin
37:04on a cette fameuse
37:05introduction en bourse
37:06de SpaceX
37:07donc on a eu une autre question
37:09de John à cet égard
37:10est-ce qu'investir au moment
37:11d'une IPO
37:12est une bonne idée ?
37:13Je pense notamment
37:14à l'introduction en bourse
37:15à venir de SpaceX
37:16alors le problème
37:18c'est que généralement
37:19vous avez deux sujets
37:20sur ces grandes introductions
37:21en bourse
37:22le premier
37:23c'est tout simplement
37:23que les introductions en bourse
37:25quand on investit
37:25pile au moment
37:26souvent on est assez déçu
37:28sur du court moyen terme
37:29c'est à dire qu'on a
37:29une performance boursière
37:31qui va être plutôt
37:31relativement limitée
37:32à cet égard
37:33donc quand même
37:34plutôt prudence
37:34sur les introductions en bourse
37:36à mon avis
37:36c'est pas le point
37:37qui est le plus intéressant
37:37aujourd'hui
37:38et un autre phénomène
37:39à prendre en considération
37:40c'est que lorsque vous avez
37:41des méga introductions en bourse
37:43comme ça va être le cas
37:43vraisemblablement
37:44avec SpaceX
37:45vous avez généralement
37:46quand même une performance
37:47de l'indice boursier
37:48qui est concerné
37:49qui va être assez médiocre
37:50sur quasiment 12 mois
37:52alors comment ça s'explique ?
37:53On a vu ça par exemple
37:54lorsque Alibaba
37:54par exemple
37:55a été introduit en bourse
37:56par la suite
37:57le S&P 500
37:58sur 12 mois
37:58a eu une baisse
37:59un peu plus de 2%
38:00et ça a été le cas
38:01pour d'autres méga introductions
38:02en bourse
38:03alors c'est tout simplement
38:04un phénomène de liquidité
38:05vous avez eu tout simplement
38:07des arbitrages
38:07lorsqu'il y a ces méga introductions
38:08en bourse
38:09qui se mettent en place
38:10et donc vous avez automatiquement
38:11notamment des achats
38:12des ventes
38:13qui sont faits par beaucoup de fonds
38:14parce que vous avez
38:15une pondération plus importante
38:16de cette nouvelle entreprise
38:17qui est introduite en bourse
38:18ça ne s'est pas prouvé
38:20systématiquement
38:20c'est le point qui est important
38:21donc ça ne veut pas dire
38:22parce qu'on a cette méga introduction
38:23en bourse
38:24que le S&P 500
38:25dans un an
38:26afficherait une performance
38:27qui est négative
38:27d'ailleurs j'en doute fortement
38:28mais probablement
38:30en tout cas
38:30que ça va avoir des effets
38:32aussi bien au niveau des ETF
38:33puisque vous avez
38:34la pondération
38:34qui va changer
38:35et on peut avoir aussi
38:36quelques ventes
38:37d'autres grandes techs
38:38à court terme
38:39en tout cas
38:39pour se positionner
38:40sur l'introduction
38:41de SpaceX
38:42et maintenant
38:43quand le monde s'affole
38:44avec Mathieu Jolivier
38:45je vous ai promis
38:46qu'on allait parler
38:46de drones
38:54Bonjour Mathieu
38:55Bonjour Kastoffer
38:56Ravi de vous retrouver
38:56alors vous m'avez dit
38:58aujourd'hui
38:58je crois que ce n'était pas prévu
39:00vous aviez prévu le sujet
39:01avant
39:01mais on va parler de drones
39:02et on a eu effectivement
39:03dans la nuit
39:04donc de jeudi à vendredi
39:06on a eu un gros coup de chaud
39:07avec un drone russe
39:08qui s'est écrasé en Roumanie
39:10ça c'est un événement important
39:11il s'est écrasé
39:12sur un immeuble
39:13la nuit dernière
39:15résidentiel
39:15donc un immeuble
39:16de Galati
39:17on est en Roumanie
39:18on est en Europe
39:19à seulement quelques kilomètres
39:20de la frontière fluviale
39:21avec l'Ukraine
39:22il y a deux blessés
39:23là les réactions pleuvent
39:24depuis quelques heures
39:25la France condamne
39:26un acte irresponsable
39:27et convoque l'ambassadeur russe
39:28la guerre d'agression
39:30de la Russie en Ukraine
39:31a franchi une limite
39:32c'est ce qu'a dit
39:32il y a quelques heures
39:33Ursula von der Leyen
39:34la présidente de la commission européenne
39:35quant au patron de l'OTAN
39:37Marc Routte
39:37lui il explique
39:38il exprime sa solidarité absolue
39:41de l'OTAN
39:42avec la Roumanie
39:43et l'Ukraine
39:44Kiev via son ministre
39:45des affaires étrangères
39:46rappelle que l'agression russe
39:47en Ukraine
39:47est en fait
39:48une menace
39:49pour toute l'Europe
39:50en fait
39:51si on regarde
39:51dans le rétroviseur
39:52il faut voir que
39:53depuis février 2022
39:54et l'invasion russe en Ukraine
39:55il y a plusieurs drones
39:57russes et ukrainiens
39:58qui se sont écrasés
40:00dans des états baltes
40:01dans la nuit
40:02du 6 au 7 mai
40:03deux drones
40:04qui venaient de Russie
40:05se sont écrasés
40:06en Lettonie
40:07et ce qu'on a appris
40:08quelques jours plus tard
40:09là c'est intéressant
40:09c'est que ces drones
40:10qui venaient de Russie
40:11en fait
40:11c'était des drones
40:13ukrainiens
40:13comment ils ont fait ?
40:14en fait
40:14ils ont été victimes
40:15de brouillage
40:16la fameuse guerre électronique
40:18ils ont dévié leur trajectoire
40:19et ils se sont écrasés
40:21dans des champs
40:21et cette guerre électronique
40:22c'est vraiment
40:23une des caractéristiques principales
40:24de ce conflit
40:25aujourd'hui
40:26en Ukraine
40:27c'est ce qu'on appelle
40:28c'est une des caractéristiques
40:30de la guerre hybride
40:30et stratégiquement
40:32on voit très bien
40:33que Vladimir Poutine
40:34joue de cette ambiguïté
40:36stratégique
40:37pourquoi ?
40:37parce que
40:38sur le fait
40:39qu'un drone
40:40qu'il soit russe
40:41ou ukrainien
40:42vienne s'écraser
40:43en Europe
40:44il peut invoquer
40:46l'accident
40:47via le brouillage
40:48électronique
40:49et dire que ce n'est pas
40:50intentionnel
40:51et donc en invoquant
40:52l'accident
40:53pouvoir en même temps
40:54tester la capacité
40:56de réaction
40:56de l'OTAN
40:57ah oui tout à fait
40:58donc là on est vraiment
40:59sur un sujet très grave
41:00et très important
41:01pour rappel
41:01c'était le 15 novembre
41:032022
41:03juste quelques mois
41:04après le début
41:06de la guerre en Ukraine
41:07là pendant quelques heures
41:09je ne sais pas si vous vous rappelez
41:09Christopher
41:10le monde avait totalement
41:11retenu son souffle
41:12cette nuit là
41:13il y avait des bombardements
41:15intenses en Ukraine
41:16et un missile
41:17était tombé
41:18à l'est de la Pologne
41:20ah oui tout à fait
41:21vous vous rappelez
41:21et donc là vraiment
41:22ça avait tenu
41:22même tous les marchés
41:23du monde entier
41:24s'étaient suspendus
41:25très vite très vite
41:26on a appris qu'il s'agissait
41:27en fait d'un missile
41:28de défense ukrainien
41:30et non russe
41:31qui avait dévié
41:32de sa trajectoire
41:33mais pourquoi est-ce
41:34qu'on a craint le pire
41:35pendant quelques heures
41:36parce que
41:37quand une attaque russe
41:39si une attaque russe
41:40est avérée sur le sol
41:41d'un pays
41:41de l'OTAN
41:42là potentiellement
41:44l'OTAN peut déclencher
41:45l'article 5
41:46l'article 5
41:47c'est une réponse militaire
41:48collective
41:49et là vraiment
41:50on change d'échelle
41:50et hasard ou pas
41:52du calendrier
41:52je crois qu'on a un sommet
41:53international
41:54justement
41:54qui est consacré au drone
41:55qui va avoir lieu
41:56à Riga en Lettonie
41:57oui
41:58il vient de se terminer
42:00la mercredi
42:00ce sommet international
42:01sur les drones
42:04les drones
42:04ils sont vraiment
42:05au coeur de cette guerre
42:06en Ukraine
42:07mi-mai
42:07c'était le 16
42:08et 17 mai dernier
42:10les ukrainiens
42:11ont montré
42:12à la Russie
42:13qu'ils n'étaient plus
42:14à l'abri
42:14ils ont lancé
42:15l'attaque de drones
42:16la plus spectaculaire
42:17depuis plus de 4 ans
42:19600 drones
42:20ont été envoyés
42:22partout
42:22dans les villes principales
42:23très loin
42:24très profond
42:25en Russie
42:25ça a touché
42:26notamment
42:26Moscou
42:27et ce qui est vraiment
42:28impressionnant
42:29c'est que l'Ukraine
42:30écoutez bien ça
42:31cette année
42:32va produire
42:337 millions
42:34de drones
42:357 millions de drones
42:37c'est pas compliqué
42:38c'est à peu près
42:3920 fois plus
42:41que l'objectif
42:42que se donne
42:43la première puissance
42:44militaire au monde
42:45que sont les Etats-Unis
42:46le 6 juin dernier
42:47il y a un an
42:48Donald Trump
42:49avait signé un décret
42:50dans le bureau Oval
42:51en voyant ce qui se passait
42:52en Ukraine
42:53avec la guerre des drones
42:54qui change radicalement
42:55la nature des champs de bataille
42:56il a signé un décret
42:57pour dire à tous ces industriels
42:58aux Etats-Unis
42:59vous augmentez la cadence
43:00et donc ils vont passer
43:01de 100 000
43:02à 340 000 drones
43:03l'année prochaine
43:04les Américains
43:05en Ukraine
43:06c'est 7 millions de drones
43:08le Pentagone
43:09qui a également demandé
43:10au Congrès
43:10une rallonge budgétaire
43:11il y a quelques semaines
43:12de 75 milliards de dollars
43:14juste
43:15pour les drones
43:16et la défense anti-drones
43:17c'est à dire que
43:18sur ce segment là
43:19les Américains
43:20demandent plus
43:20que le budget défense
43:22de la France
43:25et on voit bien
43:26que la tactique ukrainienne
43:27aujourd'hui
43:28avec les drones
43:29tout est parti
43:31le point de départ
43:32ça a été
43:32je ne sais pas si vous vous rappelez
43:33je vous avais fait écouter
43:35des passages
43:36de l'amiral Pierre Vendier
43:37en charge de la transformation
43:39de l'OTAN
43:40qui était invité
43:41par le grand continent
43:42c'était passionnant
43:42et il nous racontait
43:44que vraiment
43:44aujourd'hui
43:45ce qui s'est passé
43:46c'est que la guerre
43:47avait commencé
43:47avec les ukrainiens
43:48qui n'avaient pas du tout
43:51intégré les drones
43:51donc on était garnison
43:52contre garnison
43:53et très vite
43:54ils ont compris
43:54qu'ils étaient condamnés
43:56à innover
43:56et c'était ça
43:58où ils allaient mourir
43:59on passe d'une guerre
44:01un peu low cost
44:03et finalement
44:03assez jetable
44:04avec ce qu'on dit
44:05ça c'est une caractéristique
44:08qui est hyper importante
44:09ils ont un organisme
44:10d'innovation
44:10en Ukraine
44:12qui centralise
44:13tous les brevets
44:14et qui après
44:15va irriguer
44:16les centaines
44:17d'industriels
44:18qui se sont installés
44:18là-bas
44:19de plein de nationalités
44:20pour aller tester
44:20des drones
44:21d'accord
44:21et donc on a par exemple
44:22le système Merops
44:23en ce moment
44:24un système anti-drone
44:25qui est développé
44:26par une entreprise
44:26qui a été fondée
44:27par Eric Schmidt
44:28l'ancien patron de Google
44:29c'est des drones kamikazes
44:30qui sont équipés
44:31d'une IA
44:31il n'y a pas besoin
44:32d'intervention humaine
44:34et quand ils arrivent
44:34au bout de leur vol
44:35ils repèrent leur cible
44:37tac
44:38et ensuite l'IA
44:39s'occupe du reste
44:41jusqu'à l'impact fatal
44:43il y a aussi
44:43une autre innovation
44:44qui s'appelle Bullet
44:45c'est un drone kamikaze
44:46qui lui ne coûte
44:47que 1000 dollars l'unité
44:48vous avez aussi
44:49plein de drones
44:50très innovants
44:52qui sont imprimés
44:53en 3D
44:53et on peut en produire
44:5450 000 par mois
44:56donc on est vraiment
44:57les ukrainiens
44:58c'est le laboratoire mondial
44:59ils sont en train
45:00de décrire
45:01une nouvelle doctrine
45:04qui change radicalement
45:05la donne
45:05sur les champs de bataille
45:06et vous voyez même
45:07il y a quelques semaines
45:08vous avez des experts ukrainiens
45:09qui sont venus
45:10en urgence
45:11dans les pays du Golfe
45:12pour vendre leur expertise
45:14pour que les pays du Golfe
45:16puissent se protéger
45:17via les drones
45:19des frappes
45:20ou des menaces
45:22iraniennes
45:22et donc avec l'idée
45:23de leur dire
45:24je vous donne
45:25gratuitement mon expertise
45:26en revanche
45:27ce serait bien
45:27que vous veniez
45:28nous aider financièrement
45:29à soutenir
45:30notre effort de guerre
45:31en Ukraine
45:32alors je me souviens
45:33il y a au moins
45:35quelques mois de cela
45:35on avait parlé de drones
45:36avec un de mes invités
45:37qui travaillait dans le
45:38private equity
45:39et il me disait
45:39finalement
45:40on a toute une chaîne
45:43industrielle
45:43qui n'est pas complètement
45:44faite du côté européen
45:46de l'ouest
45:46j'oserais dire
45:47sur les drones
45:47qu'est-ce qu'il en est
45:48réellement du côté des européens
45:50comment on se positionne
45:51à cet égard
45:51alors il y a deux niveaux
45:52là-dessus Christophe
45:53il faut voir
45:53il y a eu une ruée
45:56des industriels
45:57en Ukraine
45:58mais ça
46:00mais sans structuration
46:02de filière
46:03c'est-à-dire
46:03quand on a compris
46:05ce qui se passait
46:05sur place
46:06tout le monde
46:07le terrain ukrainien
46:09est devenu
46:10un véritable far west
46:12et donc vous avez
46:13et ce qu'on me raconte
46:14un expert du secteur
46:16qui est souvent
46:16sur place en Ukraine
46:17me racontait
46:18que les plus agiles
46:19et les plus réactifs
46:20à l'étranger
46:21ça a été les allemands
46:22les britanniques
46:23et les américains
46:23dont les industriels
46:24se sont rués là-bas
46:25sur place en Ukraine
46:26pourquoi ?
46:27parce que l'enjeu crucial
46:28quand vous développez
46:29cette filière des drones
46:30c'est l'accès
46:32aux datas de combat
46:33donc en gros
46:34vous développez
46:35une innovation
46:35vous la pluguez
46:37sur un prototype
46:38de drone
46:38vous l'envoyez
46:39sur le front
46:40vous avez
46:41un retour
46:42de data de combat
46:43qui valide
46:44ou invalide
46:45votre innovation
46:46et ça
46:46les allemands
46:47mais pour faire ça
46:49il faut qu'un industriel
46:50soit super rapide
46:51super agile
46:52aille sur place
46:53et il faut qu'il ait aussi
46:54quand même derrière
46:54un appui diplomatique
46:56et là-dessus
46:57ce qu'on m'expliquait
46:57c'est que la France
46:58au niveau diplomatique
46:59était peut-être
47:00un peu plus frileuse
47:01parce que
47:02il y a aussi
47:03des assurances
47:05etc
47:06et que donc
47:07on a pris du retard
47:07mais ce retard
47:08on est en train
47:09de le rattraper
47:09en ce moment
47:10mais donc
47:11vous avez eu
47:11en 4 ans
47:13des centaines
47:13et des centaines
47:14d'entreprises
47:15des turcs
47:16des israéliens
47:16des américains
47:17des britanniques
47:18des allemands
47:18qui sont arrivés là-bas
47:19c'est un peu le far west
47:20l'Europe
47:21elle est en train
47:21de structurer
47:22essaye de structurer
47:23la filière
47:23mais c'est plus laborieux
47:24parce que c'est compliqué
47:25quand même
47:26quand vous avez
47:26une trentaine
47:27d'acteurs différents
47:27avec chacun
47:28des doctrines
47:29différentes
47:29des approches
47:30etc
47:31pour fédérer tout ça
47:32c'est plus facile
47:33quand on est tout seul
47:34mais Ursula von der Leyen
47:36a quand même lancé
47:36il y a 8 mois
47:38une alliance industrielle
47:39des drones
47:40mais aujourd'hui
47:418 mois plus tard
47:41j'ai été voir
47:42ils viennent de clôturer
47:43à peine
47:45l'annonce
47:46les candidatures
47:47pour être membre
47:48industriel fondateur
47:49de cette alliance
47:50des drones
47:508 mois plus tard
47:51donc ça avance
47:52un peu plus tard
47:52est-ce qu'on a un risque
47:53de bulle industrielle
47:55parce que vous me le dites
47:56il y a une myriade
47:57d'entreprises
47:57qui se positionnent
47:58ça
47:58ça c'est le dernier point
48:00que je trouve passionnant
48:01dans ce qui est en train
48:01de se passer
48:02avec la filière des drones
48:05en fait
48:06un drone
48:07sa caractéristique
48:08c'est qu'il est
48:09très vite obsolète
48:10si vous prenez
48:11la carlingue
48:13il faut la changer
48:13une fois par an
48:14parce que le moteur
48:16évolue
48:16est un peu plus gros
48:17etc
48:17l'aérodynamisme
48:18une durée de vie
48:19d'une carlingue
48:19c'est un an
48:20ensuite les capteurs
48:21il faut les changer
48:22à coup d'innovation
48:24tous les trimestres
48:25et enfin
48:26vous prenez
48:26les logiciels
48:27là c'est tous les mois
48:28d'accord
48:29donc en fait
48:29vous avez un objet
48:31qui est très vite obsolète
48:32et aujourd'hui
48:33quand vous regardez
48:34alors c'est pas compliqué
48:34quand vous êtes en temps de guerre
48:35le modèle économique
48:36il est assez facile
48:37vous avez un tel besoin
48:38regardez en Ukraine
48:39on en produit 20 fois plus
48:40que la première puissance économique mondiale
48:427 millions cette année
48:43c'est énorme
48:44mais ce modèle économique
48:45comment l'adapter
48:46quand du jour au lendemain
48:47vous vous retrouvez en temps de paix
48:48oui ça fonctionne pas
48:49et là il y a un parallèle historique
48:52qu'on peut faire
48:53et qui est passionnant
48:53c'est un haut gradé
48:54qui me le rappelait
48:55c'est celui de 14-18
48:56avec le secteur aéronautique
48:58quand on est rentré en 1914
49:00en France
49:01vous aviez
49:02le secteur aéronautique
49:03employé 3000 ouvriers
49:04les avions
49:05c'était des petits coucous
49:06avec surtout du bois
49:07ils avaient des moteurs
49:08de 100 chevaux
49:09et ils volaient
49:09à 100 km heure
49:10ok
49:11en 1918
49:14le secteur employait
49:15180 000 personnes
49:16en France
49:16ça a été multiplié
49:17par 70
49:18la production a été multipliée
49:20par 45
49:21les usines ont poussé
49:22comme des champignons
49:24donc la structure
49:25la fière c'est un peu
49:26comme aujourd'hui
49:27ce qui se passe
49:27avec les drones en Ukraine
49:28sauf que après l'armistice
49:30la bulle productive
49:31a explosé
49:32parce qu'il n'y avait
49:33plus de commandes militaires
49:34mais en même temps
49:35les usines étaient un peu agiles
49:37et pour beaucoup d'entre elles
49:38se sont reconverties
49:39notamment dans l'automobile
49:41et ça a été le début
49:42de l'essor
49:44et l'explosion
49:44des Citroën
49:46Renault
49:46etc
49:47donc attention
49:48aujourd'hui
49:49à ce qui se passe
49:50en Ukraine
49:50ça change fondamentalement
49:52la donne
49:53mais l'enjeu aujourd'hui
49:54est d'arriver
49:55à se doter
49:56d'un outil productif
49:59qui soit assez agile
50:01pour pouvoir produire
50:03de manière très rapide
50:05en temps réel
50:06en s'adaptant
50:07pour ne surtout pas
50:08se retrouver après
50:09avec des stocks
50:09d'un produit
50:10qui devient très vite obsolète
50:11c'était passionnant
50:12merci beaucoup
50:13Mathieu Jolivet
50:14on a énormément appris
50:15en ce laps de temps
50:16sur les drones
50:17je connaissais
50:17mais je ne pensais pas connaître
50:18j'ai beaucoup appris
50:19dans le détail
50:20donc on vous retrouve
50:20la semaine prochaine
50:21avec grand plaisir
50:23et maintenant
50:24place à l'agenda
50:24avec une semaine
50:25qui est un peu chargée
50:26la semaine prochaine
50:27tout pour investir
50:28tout pour investir
50:56la masterclass
50:56à surveiller
50:56à quel point
50:57la banque centrale américaine
50:59pourrait arbitrer
50:59entre ralentissement
51:00éventuel un peu
51:01de la croissance
51:01et pression inflationniste
51:03ce qui n'est pas un sujet
51:04du côté de la zone euro
51:05et vous allez avoir
51:06également bien sûr
51:07en zone euro
51:07ça c'est le gros focus
51:08en début de semaine
51:09la première estimation
51:10de l'inflation
51:11au mois de mai
51:13vraisemblablement
51:13sans surprise
51:14ça devrait être
51:14assez pénible
51:16et bien sûr
51:16ça validerait
51:17très clairement
51:18l'hypothèse
51:18d'une hausse des taux
51:19par la banque centrale européenne
51:20de 25 points de base
51:21ce mois-ci
51:22et place à Antoine
51:23pour l'agenda de lundi
51:25et oui
51:26il n'y a plus que
51:27quelques jours
51:28voire quelques heures
51:29pour déclarer vos impôts
51:30je vous conseille
51:32je ne promets pas
51:32de faire la dernière minute
51:33voilà
51:34c'est une mauvaise chose
51:35mais écoutez bien
51:37le podcast
51:38le replay
51:38toute cette semaine
51:39on a égrené
51:40les bons conseils
51:41pour éviter les problèmes
51:43à ce niveau-là
51:43et c'était assez complet
51:44pour lundi
51:46deux choses
51:46déjà une rubrique
51:48pratico-pratique
51:48c'est
51:49Souleymane Janguel
51:50et Dima de Sapiens
51:51qui va nous en parler
51:51les arnaques bancaires
51:52qui deviennent
51:53de plus en plus agressives
51:54et de plus en plus
51:56bien faites
51:57donc vraiment
51:58tous les bons conseils
51:59pour les éviter
52:00et puis on fera un focus
52:01sur l'or aussi
52:01ça fait des semaines
52:02que l'or ne fait plus rien
52:03on en a parlé
52:04la semaine dernière
52:05et le sujet vous intéresse
52:06donc on en reparle
52:07lundi évidemment
52:08ce sera dans le coffre
52:09merci beaucoup
52:10merci à tous
52:10merci pour votre fidélité
52:12vous pouvez nous réécouter
52:13sur toutes les plateformes
52:14de BFM Business
52:15très bon week-end
52:16et maintenant
52:16place aux experts de l'IMO
52:19tout pour investir
52:20la masterclass
52:21sur BFM Business
52:23BFM Business
52:23BFM Business
52:24pour un email
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