00:00...
00:12Fenelle sur l'emploi, la suite de nos programmes dans l'émission Smart Job, émission spéciale évidemment ici au Parc
00:17des Princes
00:17à l'occasion de la grande assemblée des entrepreneurs avec moi justement pour parler de la situation de certains entrepreneurs.
00:24Alors certains sont florissants de ces situations, d'autres traversent des moments difficiles et ce sont des chocs pour la
00:30plupart.
00:31J'accueille Jean-Michel Gautron. Bonjour Jean-Michel.
00:33Bonjour.
00:34Alors vous êtes vice-président de la CPME, il faut le préciser, donc c'est un peu votre événement.
00:38L'association GSC.
00:39Et de l'association GSC. GSC en quelques mots c'est quoi ? C'est une association qui vient en
00:45aide aux entrepreneurs en difficulté ?
00:48Alors c'est d'abord une bonne idée, une bonne idée qui a fédéré les associations patronales.
00:52L'organisation patronale il y a 46 ans, donc la CPME, le MEDEF et l'UDP, pour proposer à des
00:57chefs d'entreprise un filet de sécurité.
00:59Car contrairement à ce qu'on croit, un chef d'entreprise n'a aucune protection lorsqu'il est en situation
01:04de défaillance,
01:05ce qui hélas arrive et ce qui arrive de plus en plus fréquemment en 2025.
01:09On se souvient du président Macron, premier mandat, qui avait dit je ne veux pas que les chefs d'entreprise
01:13se retrouvent en situation délicate,
01:15on créera un chômage. Il l'avait d'ailleurs expliqué. Ça a fonctionné ou pas ?
01:19Non, non, non. Mais on ne va pas faire de politique ici, puisqu'on est dans l'assemblée des entrepreneurs.
01:23Donc les entrepreneurs prennent leurs risques.
01:26Et c'est la raison pour laquelle l'association GSC s'est créée il y a 46 ans,
01:29pour leur proposer, sur l'angle bien sûr du volontariat, un filet de sécurité.
01:33Donc pour des sommes modiques, on pourra revenir dessus. Pour 88 euros par mois, donc 3 euros par jour,
01:41on peut s'assurer un filet de sécurité de 2000 euros par mois pendant un an.
01:44Vous voyez, donc c'est significatif quand même comme aide, si d'aventure.
01:48Et bien sûr, ce n'est pas souhaitable. Un chef d'entreprise a été amené à défaillir.
01:51Donc ça veut dire que l'entrepreneur de TPE, de PME, d'ETI, de toute taille, pousse la porte de
01:58GSC, paye sa cotisation ?
02:01Tout à fait. Il a même un simulateur en ligne sur l'association GSC pour faire des simulations,
02:07pour voir dans quelle mesure il veut se garantir un peu, beaucoup.
02:11Et on assure cette promotion de cette association GSC, encore une fois,
02:16qui est faite pour les entrepreneurs, par les entrepreneurs.
02:19Votre mission aujourd'hui, c'est de faire du prosélytisme, c'est de dire, face caméra, dans des plateaux et
02:24sur un plateau ici,
02:26inscrivez-vous, abonnez-vous, payez cette cotisation, c'est très utile.
02:30Souscrivez à la GSC, mais il faut reconnaître en même temps que c'est contre-intuitif.
02:34Quand on crée son entreprise ou qu'on reprend une entreprise par nature, c'est bien normal, ça va marcher.
02:39Vous êtes dirigeant d'entreprise, je le précise.
02:41Oui, bien sûr.
02:41Donc vous savez de quoi vous parlez.
02:42Oui, donc c'est contre-intuitif. On n'a pas propension naturelle à prendre une assurance.
02:48Quand on crée ou reprend sa boîte, parce qu'on est convaincu, heureusement, que ça va marcher.
02:53La situation financière est souvent dramatique.
02:55Vous nous le dites et GSC est là justement pour faire garde-fou.
02:59Et puis un mot quand même sur le choc psychologique que représente une défaillance d'entreprise pour un homme et
03:04une famille.
03:05Bien sûr, parce que la défaillance d'entreprise, c'est un choc économique.
03:08Parce que pour le territoire, pour la société, il n'y a plus de création de richesse.
03:12C'est un choc social pour les collaborateurs concernés.
03:14Mais c'est un drame humain.
03:15Car encore une fois, le chef d'entreprise n'est éligible à aucune aide lorsqu'il défaille.
03:19Et très souvent, il a remis au pot pour aller le plus loin possible dans la préservation de son outil
03:26de travail.
03:26Donc vous nous dites en creux qu'il a pu se mettre en danger aussi.
03:29Parfois, il engage sa maison, c'est bien.
03:32Bien sûr, il s'est souvent mis en danger parce que pour renoncer, il a épuisé toutes ses ressources.
03:39Et très souvent, quand il est en situation de défaillance, c'est très, très compliqué.
03:43Et aujourd'hui, il y a une recrudescence des défaillances d'entreprise en 2025.
03:46Et on peut craindre qu'en 2026, ça soit encore pire.
03:49J'allais y venir. On a eu des chiffres très alarmants.
03:52Plus de 70 000, c'est ça ?
03:54Oui, plus de 60 000. On prévoit, hélas, on craint 70 000 en 2026.
04:00Essentiellement, bien sûr, on pourra revenir sur les causes qui sont multifactorielles.
04:04Il y a l'inflation, il y a le relais du PGE.
04:07Il y a l'environnement normatif qui, en France, contraint les petites boîtes à avoir plein d'investissements
04:14pour bénéficier de l'ouverture de leur structure.
04:18Je pense au café, au télérestaurant, je pense au BTP.
04:21Mais c'est surtout l'imprévisibilité qui conduit une recrudescence de ces défaillances.
04:25Combien d'entrepreneurs, entrepreneuses, ont poussé la porte de GSC ?
04:30Vous accompagnez combien de...
04:31Ah, des dizaines de milliers d'entrepreneurs.
04:33Heureusement, qui, grâce à nous, bénéficient de ce filet de sécurité.
04:37Ce qui n'est pas assez, compte tenu des millions d'entrepreneurs.
04:40Et c'est notre vocation, association GSC, de donner, avoir, de communiquer
04:47sur l'existence de notre dispositif, qui est un dispositif qui est excessivement simple,
04:51mais qui n'est pas soumis à autant de communication qu'on ne le souhaiterait.
04:55D'où je remercie la tribune qui nous est offerte.
04:58Jean-Michel, c'est aussi un engagement de chef d'entreprise.
05:02Vous l'êtes, vous avez vos activités.
05:03Bien sûr.
05:03Et c'est du temps que vous donnez bénévolement à la structure ?
05:05Bien sûr, c'est une structure, encore une fois, associative, bénévole.
05:08Et quand on voit nos collègues, qui pour certains défaillent,
05:11parce qu'encore une fois, l'impressibilité, c'est très, très compliqué.
05:14On a à la fois des risques, on ne va pas revenir sur les risques géopolitiques
05:18qu'on a connus à travers la crise pétrolière ou la guerre en Ukraine, mais aussi...
05:23Et même la canicule, pardonnez-moi, mais elle a un impact.
05:26Alors si on fait le parallèle, effectivement, quand on a un coup de choc dans l'entreprise,
05:30soit on est abrité, soit on a un ventilateur, soit on anticipe un petit peu,
05:35ou alors on prend de plein fouet ce choc de chaleur, et à ce moment-là, on défaille.
05:40Et on a vu tout à l'heure quelques individus qui ont eu bénéficié du service de sécurité.
05:45C'est très simple, on va sur Internet, on écrit GSC.
05:48Association GSC, et vous avez un simulateur en ligne qui vous permet de faire tous les calculs potentiels,
05:54encore une fois, sous l'angle du volontariat.
05:56Et puis bien sûr, il y a toutes nos équipes qui sont disponibles, qui couvrent l'ensemble du territoire,
06:01qui peuvent être des relais d'informations par rapport à tous les entrepreneurs de France et d'Outre-mer.
06:05Vous êtes inquiet sur le nombre de défaillances ?
06:07Est-ce que vous êtes inquiet sur le nombre de personnes qui risquent de submerger votre association ?
06:10Il y a ce risque-là ? Vous pourrez continuer à les accompagner ?
06:12Oui, oui, parce que c'est un indice assurantiel, donc on est tout à fait en capacité de les accueillir,
06:18pas de soucis par rapport à ça, mais surtout qu'ils prennent le temps de s'intéresser
06:23et de faire une simulation en ligne, c'est très très rapide.
06:25Merci Jean-Michel Gautron, je rappelle que vous êtes le vice-président de la GSC,
06:29l'association GSC, je le rappelle.
06:31Inscrivez-vous si vous êtes entrepreneur, c'est aussi une garantie,
06:34une assurance privée en quelque sorte, accompagnée par des experts qui sont vos collègues,
06:40des chefs d'entreprise. Merci à vous.
06:41Et pendant cette émission, 8 minutes, il y a un chef d'entreprise qui est tombé.
06:45Un chef d'entreprise qui tombe toutes les 8 minutes.
06:48170 par mois, plus de 60 000 par an.
06:50C'est des chiffres qui sont effectivement très inquiétants,
06:53parce que derrière, il y a des familles aussi.
06:54Merci Jean-Michel Gautron.
06:55Bonne journée.
06:56On continue nos programmes évidemment pour cette émission spéciale Smart Job sur Bsmart,
07:00et on découvre nos prochains invités.
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