- il y a 1 jour
Ce jeudi, SMART JOB passe en Grand Entretien avec le président de Oui Care Guillaume Richard. Le géant du service à la personne cherche des collaborateurs en franchise.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Générique
00:00Le Cercle RH, un grand entretien et j'accueille Guillaume Richard.
00:16Bonjour Guillaume.
00:17Bonjour.
00:17Très heureux de vous accueillir.
00:18Vous êtes le PDG du groupe WICARE.
00:2120 000 collaborateurs.
00:2320 000 en France, 3 000 à l'international.
00:25On parlera de l'international parce que WICARE c'est aussi internationalisé.
00:29On va parler avec vous de la franchise et puis j'ai envie de dire presque de la manière dont vous pensez aussi un sujet qui vous tient très à cœur qui est l'accompagnement, le bien vieillir.
00:39Comment vous l'imaginez ce sujet ? Parce qu'on nous dit démographiquement on fait moins d'enfants, il y a plus de décès et on sait, mécaniquement le débat des retraites nous l'a prouvé, qu'on allait avoir un vieillissement de la population.
00:51On est dedans.
00:52Vous dites ce sujet-là, il n'est pas assez traité, il n'est pas assez bien traité, cette question du bien vieillir ?
00:58Alors c'est une évidence et le bien vieillir à domicile est encore moins traité que le vieillissement qui est totalement documenté.
01:08On sait parfaitement combien il va y avoir de personnes de plus de 80, de plus de 85 ans, dans 5 ans, dans 10 ans, dans 15 ans, etc.
01:14Bien vieillir à domicile, ça c'est un sujet important.
01:16Et le deuxième point c'est, où est-ce que les gens veulent vieillir ?
01:21Pendant des années, la France avait fait le choix de l'établissement des EHPAD, qui présente un certain nombre d'avantages mais qui aussi...
01:28On en a vu les limites.
01:29Alors on en a vu plein de limites, mais la limite la plus importante c'est la limite humaine.
01:32Imaginez que vous, à un moment, des gens, votre entourage souvent, des gens qui vous aiment, vous disent
01:40« Arnaud, tu n'as plus ta place chez toi, il faut que tu ailles ailleurs, pour ton bien. »
01:47Vous imaginez le traumatisme ? Vous imaginez le traumatisme ?
01:52Vous passez de votre domicile, de votre entourage, vous connaissez tous les gens autour de vous, vous connaissez vos voisins, vous connaissez les commerçants de votre quartier,
02:01vous décidez de ce que vous mangez, vous décidez de l'heure à laquelle vous vous levez, vous décidez de l'heure à laquelle vous vous couchez, vous décidez de l'heure à laquelle vous mangez,
02:07vous décidez des personnes qui viennent s'occuper de vous.
02:09Je suis libre.
02:10Absolument. Et d'un coup, du jour au lendemain...
02:12Horaires.
02:13Horaires imposés, des systèmes collectifs, des plats, alors que vous pouvez choisir parmi une liste, mais néanmoins, ce n'est pas la même chose que quand c'est chez vous.
02:21Des personnels qui sont très souvent très bien et très bien formés, mais ce n'est pas vous qui les avez choisis.
02:27Vous voyez ce que je veux dire ? Vous passez d'un... Le traumatisme, il est énorme.
02:31Et donc...
02:32Et donc la dégradation plus rapide, si je peux me dire.
02:33La dégradation, par ailleurs, est bien plus rapide parce que ce traumatisme entraîne des dégradations.
02:37Vous avez complètement raison sur ce point.
02:38Et c'est pour ça que plus de 90% des Français veulent vieillir chez eux.
02:44OK ?
02:45Donc ça veut dire qu'il y a un immense métier, un immense boulevard pour ceux qui seront capables d'accompagner de façon qualitative ce souhait des Français de venir,
02:59de pouvoir continuer à vivre et à vieillir chez eux.
03:02Un sujet sur le recrutement, puis on parlera ensuite de votre diversification et des enjeux de la franchise,
03:07parce que je ne veux pas qu'on se quitte sans en parler, parce que c'est un coup d'accélérateur sur ces questions de la franchise.
03:11Mais la question du recrutement, on sait que ces métiers sont sous tension.
03:15On sait qu'il est difficile de recruter du personnel engagé, motivé pour accueillir à domicile ou aller à domicile.
03:23Comment on fait concrètement ?
03:24Aujourd'hui, on sait que c'est compliqué et que c'est pénurique.
03:26Alors, c'est compliqué, c'est pénurique, alors qu'il y a une attractivité qui est énorme.
03:34Juste dans notre groupe, chaque année, c'est plus de 400 000 candidatures uniques.
03:38Donc les métiers sont hyper attractifs.
03:41Pour autant, chaque année, on recrute 6 500 personnes à peu près, et il nous en manque au moins un millier.
03:47Pourquoi ?
03:48Toujours, là, au moment où on se parle.
03:49Oui, oui, oui. Pourquoi ?
03:50Parce qu'il y a plein de gens qui veulent faire ce métier, parce que c'est un métier qui a beaucoup de sens,
03:55qui a un vrai apport pour la société, pour soi-même, mais c'est un métier qui nécessite des compétences.
04:01Et souvent, les gens, ils ont juste...
04:03Je me suis occupé de ma vieille grand-mère, je me suis occupé de ma petite nièce,
04:06donc je sais m'occuper des enfants, je sais m'occuper des personnes âgées.
04:09Mais non, il y a des nécessités d'avoir des vraies compétences professionnelles.
04:12Il ne suffit pas d'être sympa pour savoir faire.
04:14Non, la bonne volonté ne suffit pas. Vous les formez.
04:16Absolument. Aimer n'est pas suffisant pour bien aider.
04:19Ça, c'est un point qui est hyper important.
04:21Ça veut dire que là, il y a encore mille postes à pourvoir sur ces sujets,
04:24sur l'accompagnement du bien-vieillir à domicile.
04:27C'est quoi votre idée ? Parce que là, il faut former les personnes pour accompagner.
04:31C'est quand même des emplois flexibles.
04:33On n'est pas la journée entière avec la personne.
04:35On vient sur les temps de repas.
04:36Ça dépend, mais ça dépend.
04:37C'est la carte.
04:38Tout dépend.
04:39C'est-à-dire que vous avez des personnes qui ont besoin d'un accompagnement 24-24,
04:44et vous avez des personnes qui ont juste besoin d'un coup de main ponctuel.
04:48C'est ça.
04:48Et donc, dans ce cas-là, vous avez une journée avec différents temps d'intervention.
04:53Mais vous avez des temps d'intervention sur la personne,
04:56mais vous avez aussi des temps d'intervention sur son environnement.
04:59Et donc, effectivement, le moment le lever...
05:01La cuisine, le ménage, leur passage.
05:03Absolument.
05:04Les courses.
05:04Qui sont dans vos métiers, d'ailleurs.
05:06Absolument.
05:06Donc, ça veut dire que vous créez aussi une transversalité.
05:08Donc, ça veut dire qu'on a la capacité de fournir des CDI temps plein.
05:13Sur l'ensemble des besoins de la personne à domicile.
05:16Tout à fait.
05:17On en est où dans votre développement, avant de parler de la franchise ?
05:19On est au début de quelque chose de nouveau, parce que les EHPAD, on s'en souvient,
05:23ça a été des affaires absolument dramatiques qui ont donné lieu à des enquêtes et à des livres.
05:29On a tourné la page de l'EHPAD.
05:31C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il y a quand même une volonté des personnes âgées.
05:33C'est une volonté du virage domiciliaire, à la fois qui est portée par l'État et qui est portée par les personnes âgées.
05:37Donc là, on est au début d'une nouvelle dynamique sur ce sujet.
05:40On a une dynamique qui est extrêmement forte sur ce sujet, à la fois parce qu'il y a une volonté politique nouvelle,
05:46à la fois parce qu'il y a cette expression du souhait de la majorité, de l'immense majorité des personnes âgées de pouvoir rester chez elles,
05:53et parce qu'il y a une multiplication, la génération du baby-boom arrive à un âge avancé,
06:00et donc, cette génération du baby-boom, il va bien falloir l'accompagner dans son bienveillir chez elles.
06:05Parlons de la franchise, parce que là, ce qui est intéressant, on parle de la marque Wicker que j'ai citée à plusieurs reprises,
06:09mais quand on pousse la porte, il y a 16 marques différentes.
06:14Quand on s'intéresse à votre groupe, on se dit, c'est Wicker, ça c'est la holding, j'allais dire,
06:18mais ensuite, il y a O2.
06:20Il y a O2, il y a APEF, il y a France Présence, il y a la compagnie Lavandière, il y a les Bienveillants, il y a les Petits Bilingues, etc.
06:27Et à l'international, on a une terre domicilio, on a Bonadea.
06:31Espagne, Portugal...
06:33Pas mal d'endroits en Afrique, et puis un peu au Brésil aussi.
06:36La franchise, pour vous, ça représente quoi ? Je crois qu'il y a 500 points, aujourd'hui, il y a 500 points de contact avec...
06:42Alors, il y a 750 agences, dont 500 franchises.
06:44Franchises.
06:45Là, vous voulez accélérer sur la franchise, pour vous ?
06:47On veut accélérer sur la franchise.
06:48Pourquoi ? Pourquoi cette stratégie ?
06:50Alors, pour plein de raisons, mais la première des raisons, c'est que la franchise est un modèle qui est absolument remarquable et hyper intéressant.
07:01Moi, j'ai fait une école de commerce, et on ne m'a jamais expliqué ce qu'était la franchise.
07:07On me disait qu'il y a deux formes de croissance.
07:08C'est pas chiste, la franchise.
07:09Je ne sais pas, mais on disait qu'il y a deux formes de croissance, la croissance organique et la croissance externe par leur achat.
07:14Et même encore aujourd'hui, j'ai deux de mes filles qui sont en école de commerce, on ne leur apprend pas ce qu'est la franchise.
07:21La franchise est un grand oublié, et moi, j'ai commencé à connaître la franchise en 2013.
07:26On a commencé à franchiser aux deux.
07:30Et en fait, je me suis rendu compte que c'est un modèle qui est extraordinairement intéressant.
07:34Extraordinairement intéressant parce que vous permettez à des personnes de devenir entrepreneurs
07:40dans un cadre sécurisé dans lequel vous fournissez, vous en tant que franchiseur, une marque, un savoir-faire, un accompagnement.
07:48Ce qui fait que votre franchisé, à partir du moment où il respecte le modèle, a 99,9% de chances de réussir.
07:55La probabilité...
07:56C'est très sécurisé.
07:57C'est très sécurisé.
07:58C'est un mi-chemin entre le salariat et l'entrepreneuriat.
08:02Parce que ce n'est pas...
08:04Oui, ce sont des entrepreneurs et ils décident énormément de choses.
08:08Mais néanmoins, ils ont un accompagnement et un cap.
08:10Allégés sur pas mal de tâches.
08:12Tout à fait.
08:13Et le franchiseur fait pas mal de choses.
08:15Et donc, en fait, c'est vraiment quelque chose qui est extrêmement intéressant.
08:19Et ce qu'on s'est dit, parce qu'on est rentré dans ce métier de la franchise,
08:23où, au départ, on a fait comme quasiment tous les autres franchiseurs.
08:27C'est-à-dire, quasiment tous les franchiseurs, c'est qu'on va chercher des hommes entre 35 et 50 ans.
08:33Voilà.
08:34Le truc classique.
08:36Quelqu'un qui a un peu d'expérience, c'est pour ça un minimum de 35 ans.
08:40Qui a aussi un peu d'argent, c'est pour ça un minimum aussi de 35 ans.
08:42Qui a pu mettre un peu d'argent de côté pour pouvoir se lancer en franchise.
08:45Et puis, qui a pas trop vieux, parce qu'en fait, il faut qu'il puisse renouveler son contrat.
08:51En moyenne, les franchisés durent 12 ans.
08:54Parce qu'en fait, ils renouvellent plus d'une fois leur contrat.
08:59Et puis, plutôt hommes.
09:02Parce que c'est généralement plutôt les hommes qui sont entrepreneurs.
09:05Donc voilà.
09:05Hop, le truc.
09:07Et nous, on s'est dit, après un peu d'années, on s'est dit,
09:15mais les femmes sont aussi compétentes que les hommes.
09:18Donc comment est-ce qu'on peut encourager les femmes à développer ?
09:22Moi, j'ai plus de 90% de femmes managers, j'ai moins de 50% de femmes franchisées.
09:29C'est le même métier.
09:31La seule différence, c'est d'un côté le statut salarié, de l'autre côté, c'est la notion de risque.
09:37Je prends un risque, je ne prends pas de risque.
09:40Donc ça, c'est un élément.
09:42Donc les femmes, les jeunes, ils n'ont pas d'argent.
09:46Absolument.
09:46Même sortie d'école.
09:47On a mis en place des formules.
09:50On a lancé un concept qui s'appelle franchise print.
09:54Vous n'avez pas payé les droits d'entrée, vous les payez à la sortie.
09:57Et c'est sur un moment très court.
10:00Et puis, on s'est dit, et les personnes qui ont plus de 50, plus de 55, même plus de 60 ans.
10:05Et si mon dernier job était d'être entrepreneur ?
10:09Et donc, là, on s'est posé la question, qu'est-ce qui fait que quelqu'un qui a plus de 60 ans pourrait entreprendre ?
10:19Et quels sont ses freins à l'entrepreneuriat ?
10:20Ses freins à l'entrepreneuriat, c'est que, à un moment, j'ai ma boîte, j'ai mon job, je peux me barrer comme ça, comme je veux.
10:27Je dis, au revoir, président.
10:29J'ai ma boîte, je ne peux pas dire au revoir, président, c'est moi le président.
10:32Donc là, il faut que je réussisse à la vendre.
10:34Et donc, là, on sécurise de la même façon le porteur de projet, le franchisé qui est senior, en lui disant, le jour où tu veux vendre, on est là pour te racheter.
10:45Et donc, on a identifié tous les éléments de frein que pouvaient avoir les éléments de risque, souvent par rapport à des femmes qui ont besoin d'un peu plus d'accompagnement, d'un peu plus de sécurité.
10:58Donc, on leur rapporte ça.
10:59Par rapport à des jeunes qui n'ont pas les moyens financiers, on leur dit, ce n'est pas grave, on vous accompagne financièrement.
11:04Sur l'ensemble des marques, Guillaume, sur l'ensemble des marques qu'on a cité tout à l'heure, il y a un panel de marques, je suis allé cliquer, je suis allé au bout de l'histoire.
11:12Effectivement, on clique sur les marques, j'étais allé voir la Vendière, la compagnie de la Vendière.
11:18Et donc, effectivement, on est très, très bien accompagné sur ce site.
11:21Alors là, en l'occurrence, on a un coût d'investissement, d'apport, si j'ai bien compris.
11:26Ça, c'est le schéma classique.
11:28Mais après, en fonction des âges et mon criblage, je suis pris en main et pris en charge.
11:33Juste avant de nous quitter, c'est une question, vous êtes venu régulièrement sur mon plateau.
11:37Qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui, au-delà du fait que vous êtes un PDG d'une entreprise qui marche très bien,
11:42qu'est-ce qui fait que vous avez autant d'appétence pour le care, pour l'autre, au-delà du fait que c'est votre cœur de métier ?
11:47Parce que je suis un humain, tout simplement.
11:49Vous voyez bien que quand vous êtes vos collègues chez l'entreprise, tout le monde n'a pas cette espèce d'engagement fort que vous avez.
11:55– Oui, mais en tant que…
11:59– Chez vous.
12:00– Voilà, moi, j'essaie de m'intéresser aux autres.
12:06En tant qu'humain, vous avez une humanité qui fait que vous avez…
12:12vous dites « j'ai envie d'avoir un impact positif sur mes concitoyens, d'avoir un impact positif sur mes collaborateurs,
12:21d'avoir un impact positif sur mes clients, et pour avoir d'ailleurs cet impact positif sur mes clients, il faut que je l'aie sur mes collaborateurs. »
12:27– Vous pensez évidemment à l'accompagnement des personnes, des femmes victimes de violences, on en a beaucoup parlé.
12:31Et là, il y a un fonds de dotation, vous investissez, il y a de l'argent qui est mis sur la table.
12:34– Tout à fait, on a un fonds de solidarité pour aider les femmes qui sont victimes de violences,
12:37pour être aussi dans l'égalité femmes-hommes au maximum dans l'univers professionnel,
12:43pour lutter contre tous les préjugés,
12:46et le fait d'ouvrir davantage l'entrepreneuriat et la franchise aux femmes
12:51est un des moyens d'accompagner l'égalité femmes-hommes dans l'univers professionnel.
12:56– L'objectif c'est quoi là ? Sur les cibles, on a compris que vous étiez au-delà de la cible 35-50
13:03et que vous alliez chercher tous ceux qui veulent entrer, c'est quoi ?
13:07Il y a combien d'ouvertures possibles de franchises dans les objectifs ?
13:10– Alors, auparavant on était sur une cinquantaine d'ouvertures de franchises par an.
13:14– Toutes marques confondues ?
13:15– Là l'objectif c'est d'en faire 150 à 200.
13:20Vous savez, moi j'ai en modèle une philosophe des temps modernes, Amel Bent,
13:24qui nous chantait « Visez la lune, ça me fait pas peur »,
13:27eh ben, voilà, tant qu'à faire, visons la lune,
13:31et on va tout mettre en œuvre pour y arriver,
13:33et je suis sûr qu'on va réussir.
13:35Et je reviendrai vous voir avec…
13:37– Avec les 150.
13:38Et si on va inviter Amel Bent, on finit sur Amel Bent.
13:40On n'a pas les images parce qu'on est une petite émission,
13:44on n'a pas tout de suite Amel Bent à vous diffuser,
13:46mais en tout cas vous l'avez très bien fait.
13:47– Merci Guillaume Richard pour votre engagement.
13:48– Je vous en prie.
13:49– Et votre présence ici sur notre plateau,
13:50PDG du groupe Wicker avec des franchises sur toutes les marques.
13:54Allez sur le site, j'y suis allé, c'est simple comme bonjour.
13:57Merci à vous et à très très bientôt.
13:59On termine notre émission avec Fenêtre sur l'emploi
14:01et j'accueille mon invité évidemment.
14:02– Sous-titrage ST' 501
Commentaires