- il y a 12 heures
Ce vendredi 26 juin, Valentine Ainouz, responsable de la stratégie taux chez Amundi Institute, Pascale Seivy, directrice commerciale Banque Privée France du Groupe Lombard Odier, Romain Burnand, président de Moneta AM, et Denis Ferrand, directeur général de Rexecode, étaient les invités dans l'émission C'est Votre Argent présentée par Marc Fiorentino. C'est Votre Argent est à voir ou écouter le vendredi sur BFM Business.
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00:00Je ne sais pas si c'est le réchauffement climatique ou l'explosion de notre dette qui nous détruira en
00:04premier,
00:04mais moi j'ai trois bonnes nouvelles, je commence fort.
00:08C'est votre argent, c'est votre week-end et c'est une émission exceptionnelle,
00:11parce qu'on va analyser les événements majeurs que marquait la semaine et aussi le semestre,
00:16puisqu'on est en fin de premier semestre, qu'est-ce qui s'est passé comme truc depuis le début
00:20de l'année,
00:21sur l'économie, la finance, les marchés, votre argent au sommaire aujourd'hui,
00:24le mot de la semaine, ça va être guère et fait.
00:26Et puis on va introduire une petite rubrique, on va la tester avec vous, c'est mon parti pris de
00:32la semaine.
00:33Je vais affirmer un truc, évidemment en clivant, et puis on va voir comment vont réagir nos invités.
00:38Le chiffre de la semaine, c'est 1000 milliards de dollars, c'est devenu l'unité aux Etats-Unis,
00:43c'est la fluctuation à la hausse puis à la baisse en quelques jours de la capitalisation de SpaceX.
00:49Ça a pris 1000 milliards après l'intro en trois jours, ça les a reperdus en quatre jours,
00:54comme si c'était des roupies, voilà, 1000 milliards comme ça, créés, envolés.
01:01En deuxième partie de l'émission, on va la bourse au deuxième semestre de l'année,
01:05comment on va finir l'année ?
01:07On a des gérants qui vont nous donner le niveau du CAC,
01:10surtout un qui adore donner des niveaux d'indices,
01:13on va lui demander où il voit le CAC à la fin de l'année.
01:16La question d'argent, quel est le placement de la semaine, le top ou le flop ?
01:19Le top 3 des gérants pour le premier semestre, les actions à acheter ou vendre,
01:23mais vous le savez maintenant, bah oui.
01:25Ah oui, oui, pour une émission exceptionnelle, il faut des invités exceptionnels,
01:28j'ai le plaisir de vous présenter notre Jedi de l'économie et de la finance,
01:30c'est la championne olympique incontestée de triathlon, économie, finance, taux d'intérêt,
01:36Valentine et nous, vous êtes responsable de la stratégie taux chez Amundi Institute,
01:40et pour ceux qui vous écoutent à la radio, vous êtes venus avec une superbe tenue blanche,
01:44c'est l'été, c'est la forme.
01:47C'est notre avenir.
01:48On peut créer énormément de valeurs avec la bonne allocation d'actifs,
01:53et ça tombe bien, c'est sa spécialité,
01:55Pascal Séville, vous êtes directrice commerciale de la banque privée du groupe Lombard-Rodier.
02:00Bonjour, vous allez nous donner l'allocation qu'il faut avoir pour partir tranquille en vacances.
02:05Oui, et revenir serein, à la rentrée.
02:08Et terminer Noël, passer Noël dans les meilleures conditions.
02:12Oui, alors c'est pas mal, moi je voulais juste l'été, mais là vous nous donnez tout.
02:17C'est notre Warren Buffett national, il dirige une magnifique société de gestion
02:21qui affiche d'ailleurs des performances tout aussi magnifiques.
02:23Romain Burnan, toujours très bon cette année, président de Monétaire AM, ça va, on sourit.
02:28On sourit chez vous.
02:29Oui, on sourit, ceci dit, on n'est pas des fonds tech, on est très raisonnable.
02:34Là où se défonce, c'est 10%, c'est pas 50% comme ça au pariète, si on était spécialiste
02:39de secteur en drogue.
02:41Oui, ça serait 50% et puis peut-être moins, ça serait peut-être moins 50.
02:45C'est simple avec lui, j'ai l'impression de comprendre l'économie.
02:47Et pour ceux qui me connaissent, c'était pas gagné d'avance.
02:49Denis Ferrand, vous êtes directeur général de Rex & Code.
02:52Bravo déjà de me faire comprendre l'économie.
02:54Je suis vos postes et puis après je répète ce que vous avez dit, puis j'ai l'air intelligent.
02:58C'est quand même sympa.
02:58Oui, c'est sympa, mais bon, franchement, la base est déjà très bonne.
03:02Oui, c'est gentil.
03:03Allez, le mot de la semaine, guerre et paix.
03:06Quel début d'année, on a eu en quelques mois une drôle de guerre, on a maintenant une drôle de
03:11paix.
03:11On s'est aperçu que l'économie mondiale dépendait encore trop du pétrole qui dépendait trop du détroit d'Hormuz.
03:16On s'est aussi aperçu que l'économie mondiale dépend trop de l'économie américaine qui dépend trop de l
03:20'IA.
03:21Qu'est-ce que ça vous a inspiré ce premier sommet ?
03:24C'était dingue, non ?
03:25Denis, vous qui parlez à des chefs d'entreprise tout le temps, j'imagine que c'était quand même un
03:31peu la panique et l'imprévu, le brouillard.
03:37C'est l'imprévu, c'est l'imprévu par rapport aussi à des mécanismes de propagation qui sont peut-être
03:42un petit peu compliqués parce qu'on se retrouve avec de l'activité qui est vraiment empêchée.
03:47C'est de l'activité physique qui est empêchée, c'est des approvisionnements qui ne se font plus et donc
03:50d'un seul coup, il faut s'adapter en vitesse.
03:53Et c'est là où justement je trouve que la leçon principale de cette période, alors bon, c'est un
03:59terme tarte à la crème qui est employé tout le temps, mais franchement là c'est utile, c'est le
04:03mot résilience.
04:04Je suis quand même assez impressionné, quand vous regardez, on a perdu 15% de l'approvisionnement du marché pétrolier,
04:10en potentiel, parce que les pays de l'OPEP font à peu près 30% des exploitations mondiales,
04:15mais tout ne passe pas par Ormouz, ça ne sort pas que par Ormouz, il y a aussi des oléoducs.
04:19On a perdu donc grosso modo, il y a 15% qui ne pouvaient pas sortir.
04:22Donc en général, quand vous perdez 15% d'un marché, c'est le choc de 73, celui de 79,
04:27c'était 10% du marché qui était bloqué, 10% des approvisionnements.
04:31Là on en a perdu 15, et on aurait dû avoir un prix du pétrole qui aurait dû monter à
04:34250 dollars, à peu près.
04:37Ça n'a pas été le cas, ça a réagi très rapidement.
04:40Pourquoi ? Parce que l'économie s'est adaptée à une vitesse absolument incroyable, ça a été l'augmentation de
04:44la production américaine,
04:46ça a été un peu de baisse de production, ça a été surtout de l'épuisement, ou en tout cas
04:50du prélèvement dans les stocks qui avaient été constitués.
04:53Et donc l'économie en fait a trouvé très rapidement ses palliatifs face à un jeu qui était incroyable.
04:57Ce n'est pas résilient, c'est peut-être plus ce que vous êtes en train de dire, c'est
05:00plus flexibilité, quoi.
05:01Oui, tout à fait.
05:02Les capacités d'adaptation, c'est ça qui est très fascinant.
05:05Et puis on en parlera avec Romain et avec Pascal, les entreprises aussi, cette capacité à aujourd'hui,
05:11parce qu'on a eu le Covid, on a eu la guerre en Ukraine, qu'on a toujours, on a
05:15eu la guerre en Iran, et on en a après.
05:17C'est vrai que les entreprises en fait surplombent les chocs, en fait elles ont bien compris que désormais on
05:23était face à ce qu'on appelle les permacrises,
05:25enfin la Russie c'est un terme assez consacré, les permacrises venant d'éléments qui sont tout à fait inconnus,
05:31sanitaires, géopolitiques, enfin vous les avez rappelés, puis les changements technologiques,
05:34et face à cela, si vous ne développez pas vos capacités d'adaptation...
05:38D'accord, alors ça je suis d'accord, mais d'un autre côté, le choc qui a eu lieu, il
05:43a un impact sur la croissance.
05:44Il a un impact sur la croissance, et probablement...
05:47Vous dites oui, le pétrole n'est pas monté à 250 dollars, on va quand même perdre la moitié de
05:51notre croissance en Europe,
05:52on va peut-être perdre une partie de la croissance mondiale...
05:56Effectivement, mais surtout ce que l'on ne sait pas bien tracer, c'est précisément parce qu'il y a
06:01eu, à un moment,
06:02cette production qui a empêché, elle va petit à petit enclencher des pénuries qui vont se faire,
06:08parce que ça ne se rétablit pas tout de suite, vous avez parlé d'une drôle de guerre, mais c
06:11'est aussi une drôle de paix, exactement.
06:12Et donc, on ne va pas avoir un rétablissement des canaux qui va se faire très rapidement,
06:16et donc il va y avoir des productions qui vont se retrouver contraintes, à un moment ou à un autre,
06:21et il y a des effets de diffusion qui vont s'installer.
06:24Attention aussi à un autre élément, que l'on ne regarde pas beaucoup,
06:27mais le taux de remplissage des réserves de gaz en Europe est très faible,
06:32et on est parti pour, au 1er novembre, qui est le moment où on commence à taper dans les réserves
06:36de gaz,
06:36compte tenu de l'hiver, c'est étonnant de parler de l'hiver en ce moment,
06:38mais bon, je vous rappelle qu'après la canicule, l'hiver reviendra,
06:42eh bien, on est sur un taux de remplissage qui est exceptionnellement bas.
06:45Ça vous en êtes sûr, qu'après la canicule, l'hiver reviendra ?
06:46Ça c'est au moins un truc, c'est au moins une certitude.
06:49Je pense en tout cas, de toute façon, il faut bien aller jusqu'à Noël, pour avoir pascal.
06:52Donc, attention, on va avoir, il y a d'autres pénuries qui peuvent se manifester,
06:58et qui vont contribuer à des chiffres de croissance qui sont plus faibles.
07:01Contraintes physiques, nous dit Denis, mais aussi incertitudes qui pèsent encore sur l'activité,
07:08qui pèsent sur l'activité en Europe, qui pèsent moins sur l'activité aux Etats-Unis,
07:12qui pèsent sur l'activité en Asie.
07:14Oui, mais globalement, on a une croissance mondiale, nous, qu'on attend toujours autour de 3%.
07:18Et moi, ce qui m'a marqué, certes, il y a cette histoire de hausse du prix de l'énergie,
07:23mais c'est aussi ce cycle d'expansion de l'IA et des surprises positives sur l'économie américaine.
07:28On a l'économie américaine, aujourd'hui, toutes les données économiques qui ont été publiées
07:32ont surpris positivement les investisseurs.
07:35Et cette économie, elle est tirée aujourd'hui essentiellement par l'IA.
07:38Si on regarde la consommation, c'est de l'effet richesse, les ménages consomment
07:42parce qu'ils font des performances positives sur les marchés actions.
07:45On a l'investissement, l'économie aussi tirée par l'investissement,
07:50grâce aux hyperscalers qui investissent aujourd'hui massivement.
07:54Donc, c'est ça votre surprise, vous, depuis le début de l'année ?
07:57Pour moi, ce qui est marquant, c'est cette surprise positive.
08:01Et dans un an, pour moi, la question qu'on doit se poser aujourd'hui,
08:04c'est jusqu'à combien de temps ce cycle de l'IA va pouvoir porter l'économie américaine ?
08:09Pour moi, c'est la question qu'on doit se poser sur ce deuxième thème.
08:11Parce que du coup, ça porte une partie de l'économie mondiale,
08:14parce que ça porte l'économie coréenne.
08:15On rappelle qu'il y a deux boîtes coréennes qui font 50% de la liste.
08:19Ça porte l'économie japonaise, ça porte en partie l'économie chinoise.
08:25Exactement.
08:26Donc, c'est un risque ?
08:26Pour moi, c'est vraiment un risque ou opportunité.
08:29Pour le deuxième semestre, si on regarde aux États-Unis,
08:31il y a cette partie de l'économie américaine qui cartonne.
08:33À côté, en parallèle, on a une partie de l'économie américaine qui est quasi en récession.
08:37Si on regarde les revenus réels des ménages américains, ils dégringolent.
08:40Les ménages américains, aujourd'hui, perdent du pouvoir d'achat.
08:44Si on regarde les taux de défauts sur les petites entreprises aux États-Unis, ça grimpe.
08:47L'immobilier résidentiel est quasi à l'arrêt.
08:50Donc, on a vraiment, aujourd'hui, deux économies qui s'opposent.
08:52C'est la fameuse croissance en cas.
08:54La croissance en cas.
08:56Mais la question qu'on doit se poser, combien de temps ça peut tenir ?
08:58Parce que pour l'instant, on se tient, et on est toujours sur...
09:00Et là, ce qui est très important, c'est que si on regarde les CAPEX,
09:03on va avoir des dépenses d'investissement solides cette année.
09:06Ils vont être encore solides l'année prochaine,
09:09mais avec un niveau de risque très élevé.
09:12Les attentes des investisseurs sont élevées.
09:14Et moi, mon point clé, c'est le risque, aujourd'hui, aux États-Unis,
09:18c'est que pour avoir cette expansion des CAPEX,
09:20qui sont aujourd'hui juste tirés par quelques grosses boîtes
09:22sur le reste de l'économie, il faut des taux plus bas.
09:25Donc, le vrai risque, aujourd'hui, c'est si on a de l'inflation
09:27et la Fed ne baisse pas ses taux,
09:28pour moi, il y a un risque, aujourd'hui, sur la croissance américaine.
09:30On va parler, Pascal, qu'est-ce qui vous a marqué sur l'économie au premier semestre ?
09:33Ce qui m'a marqué, c'est qu'on a commencé l'année avec un ciel plutôt clément.
09:37Pas de récession prévue, une croissance qui se tient,
09:42sur la croissance des bénéfices par action, qui sont très encourageantes.
09:45En plein milieu, on fait une guerre quasi-mondiale
09:47qui implique la plus grande puissance au monde,
09:50un choc pétrolier, même si ça ne monte pas à 250,
09:52on a quand même eu des petites craintes.
09:54On termine ça, la drôle de paix, comme vous l'appelez.
09:56Et puis, finalement, c'est la même chose qu'en début d'année.
09:59Le seul petit bémol, en effet, c'est que les banques centrales
10:01sont peut-être un peu moins accommodantes,
10:03puisqu'on a quand même eu une hausse de taux,
10:05peut-être une seconde côté BCE et une Fed en pause,
10:08mais il n'y a pas de changement de braquet manifeste.
10:10Donc, on reprend les mêmes ingrédients.
10:11La croissance qui reste résiliente,
10:13pour toutes les raisons qui viennent d'être évoquées.
10:15Les résultats des entreprises...
10:16Pas en Europe, quand même, on n'est pas terrible.
10:17Non, mais on n'est pas en récession non plus.
10:18Dans aucune des zones, ni Chine, ni Europe,
10:20il y a des zones de faiblesse, bien entendu.
10:22Mais on continue avec les mêmes ingrédients.
10:24Et surtout, c'est vraiment la micro qui tire
10:26et la macro et les marchés cette année.
10:28Et ça reste encore avec des bénéfices par action
10:31qui se tiennent extrêmement bien,
10:33par cette vague colossale d'IA et de CAPEX.
10:37Romain, Denis soulignait la résilience
10:40des dirigeants d'entreprises.
10:41Vous le ressentez, vous êtes en contact
10:43tous les jours avec des dirigeants d'entreprises.
10:45Comment ils ont traversé cette période ?
10:48Ils traversaient la période,
10:49alors il y a toujours une forte attention sur les coûts.
10:53Donc, on parlera de l'inflation,
10:55mais effectivement, les sociétés ont,
10:57pour toutes, des objectifs de coûts,
11:00d'externalisation des services,
11:02et aussi une forte attention,
11:03et on en parle aussi avec l'inflation,
11:05sur la capacité à répercuter très rapidement
11:07la hausse des prix, la hausse des intrants
11:09dans leur prix de vente.
11:11Ce qu'ils ont appris avec la guerre en Ukraine.
11:13Et donc là, c'est allé très vite.
11:15Et il y a cette volonté, parfois,
11:16de privilégier les prix et les marges
11:19par rapport au volume.
11:21Mais pour revenir sur la marque de nos confrères,
11:25ce que je vois quand même
11:27dans le cycle économique actuel,
11:29c'est sa grande dépendance, que vous avez souligné,
11:33à la hausse du marché.
11:35Donc la hausse du marché, bien sûr,
11:36se nourrit des bonnes nouvelles,
11:39se nourrit des résultats qui sont importants,
11:41mais elle nourrit la consommation,
11:44on voit les effets richesses,
11:45on voit les ventes de produits de luxe aux Etats-Unis,
11:47c'est des niveaux très forts.
11:48Alors, ça concerne, nous, plus français
11:50que l'économie en général,
11:51mais quand même la hausse des dépenses
11:53des consommateurs aisées,
11:55et aussi le financement des investissements
11:57ne pourra venir que par les marchés.
11:59Et donc, il ne faut pas que la chose s'enraye,
12:02car, comme vous l'avez souligné,
12:03la croissance des investissements en IA
12:05tire l'économie,
12:06mais encore faut-il que ces investissements
12:08puissent être financés.
12:09Et qu'ils soient rentables un jour.
12:10Alors, qu'ils soient rentables un jour,
12:11déjà le marché commence à en douter,
12:13puisqu'on voit que ceux qui s'engagent
12:16à ces investissements
12:16sont ceux qui, en général,
12:18pâtissent par rapport à ceux-ci,
12:19ceux qui fournissent les matières
12:22de ces investissements.
12:24Denis, vous voulez...
12:24Oui, je voulais ajouter un point sur effectivement...
12:27Enfin, deux points sur la répercussion très rapide
12:30dans les prix des chocs de coût.
12:31Effectivement, ça, c'est vraiment la leçon de 2022.
12:33On l'a vu dans beaucoup d'entreprises.
12:34Et puis, le deuxième point sur la consommation américaine.
12:36Vous avez vu cette étude de Moody's
12:38qui évaluait à peu près à 50%
12:41de la dépense en consommation des ménages
12:43faite par les 10% les plus riches aux États-Unis.
12:45C'était 33% il y a 20 ans.
12:46Donc, pendant combien de temps
12:48est-ce qu'on a cette croissance en casse ?
12:51C'est vraiment une dispersion énorme
12:53à l'intérieur de cette économie américaine.
12:55Et s'il a fait mon déto,
12:56pour moi, ça va exacerber
12:57ces fragilités de l'économie américaine.
13:00Alors, justement, on va en parler
13:01parce que c'est mon parti pris de la semaine.
13:03Ma préoccupation pour l'avenir,
13:07ce n'est pas l'inflation,
13:10c'est la déflation, Denis.
13:12Entre la démographie, l'IA,
13:15la robotique, l'abondance de pétrole,
13:17le ralentissement de la croissance mondiale,
13:20je m'inquiète plus de la déflation que de l'inflation.
13:22Est-ce que vous êtes d'accord ou pas d'accord, Denis ?
13:24Alors, sur la robotique, sur l'IA,
13:26ces éléments-là sont des éléments désinflationnistes
13:30plutôt à moyen-long terme.
13:32C'est-à-dire qu'il faut regarder quand même la temporalité.
13:34Parce qu'on l'a évoqué...
13:35La démographie, c'est aujourd'hui.
13:37Oui, mais la démographie...
13:38En Corée, c'est aujourd'hui.
13:39Au Japon, c'est aujourd'hui.
13:40Mais pour moi, la démographie
13:41a quand même un peu plus un potentiel inflationniste.
13:43Je fais plutôt du tenant des thèses à la Charles Goodhart,
13:47qui était un ancien membre du conseil du gouverneur
13:50de la Banque d'Angleterre,
13:51qui avait justement évoqué combien, en fait,
13:53par la transformation de l'économie que cela induit,
13:56par le fait que vous avez besoin de main-d'œuvre
13:57extrêmement abondante sur des activités
13:59qui génèrent de productivité.
14:00C'est très vrai, quand il n'y avait pas l'IA,
14:02il n'y avait pas la robotique.
14:03Oui, mais en même temps, sur les services à la personne...
14:06Oui, ben non.
14:07J'ai découvert ce chiffre complètement dingue
14:09de 1 000 robots pour 10 000 salariés en Corée.
14:13C'est-à-dire qu'on a une robotique
14:14qui est en train d'exploser.
14:15Oui, mais est-ce que vous les avez aussi
14:17dans les activités, par exemple,
14:18de services à la personne ?
14:20Certainement en partie.
14:21Pour l'instant, on est dans l'industriel,
14:22mais on va l'avoir, oui.
14:23Mais ça viendra peut-être.
14:25Donc vous, vous dites un peu pas...
14:26Non, je...
14:27En fait, vous n'êtes pas d'accord avec moi, donc ?
14:29Oui.
14:29Non, non, vous pouvez, vous pouvez,
14:31vous ne reviendrez pas, mais c'est pas grave.
14:32Non, mais c'est pas grave.
14:32C'est le principe.
14:33Je vais l'affirmer.
14:34Alors, allez-y.
14:35Non, mais surtout...
14:36De toute façon, vous êtes grillé,
14:37donc, au fond du...
14:38Donc, autant lâcher toutes les cartouches.
14:41Mais peut-être, je pense qu'il y a quand même
14:44un cheminement.
14:45C'est-à-dire que moi, ce qui m'inquiète beaucoup,
14:46c'est ce qui se passe actuellement
14:47sur le prix des semi-conducteurs.
14:49Plus 26% sur les prix des semi-conducteurs,
14:51parce que tous ces afflux d'investissement massifs
14:54dans l'intelligence artificielle,
14:55ça draine une demande sur les biens
14:57qui est absolument exceptionnelle.
14:58Quand il y a eu la vague Internet
15:00à la fin des années 90, début 2000,
15:02on était sur le moment où ces prix
15:03de l'électronique baissaient.
15:04Et ça n'a pas empêché quand même
15:06des investissements qui ne se sont pas réalisés.
15:08Là, les projets d'investissement
15:09dans l'intelligence artificielle,
15:10ils n'ont pas été faits avec des hypothèses
15:11de prix des investissements,
15:14des prix des CAPEX qui faisaient plus 26%.
15:16Ils étaient faits avec l'hypothèse.
15:18Et donc, on est quand même sur une zone
15:20extrêmement fragile.
15:21Donc, on a de l'inflation locale à court terme,
15:24mais qui n'empêche pas qu'à long terme,
15:27on aura plutôt par l'intelligence artificielle
15:29parce que ça va faire du gain de productivité
15:30de la désinflation qui peut intervenir.
15:32Donc, vous dites plutôt inflation pour l'instant
15:34avec de la désinflation à venir,
15:36mais pas de déflation.
15:37Non.
15:38Valentine, vous êtes d'accord
15:40ou pas d'accord avec moi ?
15:41Je vais nuancer le débat.
15:42En Europe, il y a moins de débat.
15:43Il n'y a pas de nuance en cette émission.
15:44Aux États-Unis, il y a beaucoup plus de débat
15:47sur cette trajectoire de l'inflation.
15:48Je vous parle pour moi, je dirais,
15:49des deux prochaines années.
15:50On va mettre quand même un terme.
15:53L'inflation, aujourd'hui,
15:54elle s'explique par trois chocs.
15:55On a eu la hausse des droits de douane,
15:57prix du pétrole et ce cycle sur l'investissement.
15:59Si on regarde les moteurs,
16:01droits de douane,
16:03hausse du prix du pétrole,
16:04le choc, il est derrière nous.
16:06Maintenant, on va avoir de la désinflation
16:08à cause de ces deux chocs.
16:09La question se pose maintenant
16:10sur ce cycle d'investissement énorme
16:12sur les CAPEX.
16:13Déjà, ce cycle, il est monstrueux.
16:15L'année prochaine, c'est 1 000 milliards,
16:16c'est 3 % du PIB.
16:17Et on voit aujourd'hui déjà
16:18des pressions sur certains segments.
16:21Prix de l'électricité,
16:22le prix des semi-conducteurs,
16:23le prix de certaines matières premières
16:25pour la transition énergétique,
16:27il y a des hausses de prix.
16:28Ça, ce n'est pas de l'inflation,
16:29c'est des hausses de prix
16:30sur certains segments.
16:31Pour moi, on bascule vraiment
16:32dans une histoire.
16:33Ce cycle d'investissement dans l'IA
16:35amène de l'inflation.
16:36Si ce cycle d'investissement dans l'IA,
16:38pour moi,
16:39à cause de cet effet richesse,
16:40amène à une demande accrue
16:42sur les services.
16:43Et c'est là où vraiment
16:43on voit le risque aujourd'hui.
16:45Si on regarde l'évolution du prix
16:46sur les biens aux États-Unis,
16:48on est à 1 % de croissance
16:49sur les prix.
16:49Il y a vraiment aujourd'hui
16:50une consommation aux États-Unis
16:52qui est faite par les plus riches.
16:53Et les pressions sur les prix,
16:54c'est beaucoup plus sur les services,
16:56sur le luxe
16:57que sur les biens standards.
16:58Il n'y a pas de pression
16:59sur les prix sur les biens standards.
17:00Donc, pour moi,
17:02pour l'instant,
17:02nous, on n'est pas dans une histoire
17:03d'inflation.
17:04On est dans une histoire
17:05de désinflation,
17:06de retour à 2 % à 2 ans.
17:08Pour moi, on bascule.
17:09On est faux
17:10si on voit des pressions
17:11sur les bas salaires,
17:12ce que l'on ne voit pas aujourd'hui.
17:14Peut-être juste un mot
17:15sur les prix des services,
17:17en tout cas en zone euro.
17:18Oui, il y a eu un petit peu
17:19d'accélération,
17:19mais c'est exclusivement
17:21les prix des services de transport.
17:22Il n'y a pas de réaction,
17:23il n'y a pas du tout
17:24d'effet de capillarité
17:25jusqu'à présent
17:26qui s'est vu.
17:27Les prix des services de transport
17:27à cause des prix de l'énergie,
17:28à cause de cette hausse passée
17:29sur le prix des services de transport.
17:30Romain, est-ce que les entreprises
17:32répercutent les hausses de prix déjà ?
17:34Alors oui,
17:34elles répercutent de manière très...
17:36Maintenant,
17:37il y a des contrats
17:37qui sont quasiment automatiques.
17:40Alors, ça dépend des industries
17:41et encore faut-il
17:42que les clients acceptent
17:44ces prix.
17:45On n'est pas dans l'ambiance
17:47de 2022.
17:49c'est-à-dire
17:50où on montait les prix
17:51et puis il y avait
17:52la demande
17:53ne baissait pas.
17:54Je suis d'accord avec
17:55Valentine
17:55quand elle dit
17:56qu'il y a une différence
17:56entre l'Europe
17:57et les Etats-Unis
17:58où là,
17:58il y a peut-être plus de capacité
17:59à augmenter les prix
18:00sur certains biens
18:01parce qu'il y a une demande
18:02qui est plus forte
18:03mais on ne voit pas
18:05de baisse de marge
18:06dans les sociétés
18:07au contraire,
18:07une forte confiance
18:08avec un accent
18:09sur les coûts
18:11qui effectivement
18:13reste fort
18:14des installations
18:16dans des pays
18:17par exemple en Europe
18:18dans les pays
18:19d'Europe centrale
18:22externalisation
18:22de services importants
18:24qui continuent.
18:25Mais j'ai noté un truc
18:25qui était quand même
18:26intéressant jeudi
18:27c'est qu'Apple
18:28a dit
18:29qu'ils allaient
18:31augmenter leur prix.
18:32Le cours a baissé
18:33parce qu'on commence
18:34à rentrer dans le dur
18:35c'est-à-dire qu'à partir
18:36d'un certain prix
18:36on commence à se dire
18:37maintenant
18:38finalement il y aura
18:39moins d'achats
18:40ce qui n'était pas le cas
18:41en 2022.
18:43Alors moi je ne crois pas
18:44à la déflation
18:45la désinflation
18:46oui clairement
18:46on est en train de la vivre
18:47la déflation
18:48je n'y crois pas
18:48d'autant plus que
18:50si je puis me permettre
18:51une petite chose
18:52à ajouter dans votre analyse
18:53il ne faut pas oublier
18:54qu'on est en train aussi
18:55d'aller vers beaucoup plus
18:56de souveraineté
18:57d'un monde qui est
18:58beaucoup plus fragmenté
18:58moins de mondialisation
18:59qui a quand même
19:00beaucoup de ressources
19:01qui sont assez rares
19:02aujourd'hui
19:02on a parlé de la main d'oeuvre
19:03mais pas que
19:04il y a des métaux rares
19:05aussi qui sont recherchés
19:06tout ça ça crée
19:07de la pression sur les prix
19:08il y a régionalisation
19:10des chaînes de production
19:11les investissements massifs
19:12qui à terme
19:13vont peut-être en effet
19:14créer des pressions
19:15un peu déflationnistes
19:16mais en attendant
19:16moi je ne crois pas du tout
19:18à la déflation
19:18donc je crois plutôt
19:20à une inflation
19:20qui va s'installer
19:21dans le temps
19:22pas non plus
19:23sur des niveaux ingérables
19:25mais en tout cas
19:26clairement pas de déflation
19:27Denis vous voulez compliquer
19:28oui vous avez dit
19:29tout à l'heure
19:302026 et pas 2022
19:31et pour des raisons
19:32d'équilibre de marché
19:34une enquête
19:35que l'on fait
19:35chaque trimestre
19:36avec BPI France
19:37nous montrait qu'en 2022
19:38vous aviez à peu près
19:3860% des boîtes
19:39qui se déclaraient
19:40contraintes
19:40par une capacité
19:41à produire
19:42problème de recrutement
19:43problème d'accès
19:44à de la matière première
19:44vous en aviez 30%
19:46qui se disaient
19:46contraintes
19:47par niveau de la demande
19:492026 c'est exactement
19:50les proportions inversées
19:51et donc dans un espace
19:52où la contrainte
19:53qui s'exerce
19:53est en premier lieu
19:54une contrainte
19:54de niveau de demande
19:55là je parle
19:55d'entreprise française
19:57pour dire simplement
19:58c'est à dire qu'en 2022
20:00on sortait du post-Covid
20:02il y avait énormément
20:03de demandes
20:04et donc il y avait
20:05la capacité
20:06d'augmenter les prix
20:06parce que de toute façon
20:07la demande était tellement fort
20:08là c'est plus du tout le cas
20:09exactement
20:10oui oui là on a vraiment
20:11basculé dans un autre environnement
20:12et donc qui laisse
20:13beaucoup moins de place
20:13pour avoir un cycle
20:15haute entretenue
20:16d'inflation
20:16et maintenant je suis d'accord
20:17avec Pascal
20:18il faut faire très attention
20:18et que toutes ces réorganisations
20:20de chaînes de valeur
20:20le dérisking
20:21vis-à-vis de la Chine
20:22tous ces éléments-là
20:23qui sont au cœur
20:24des processus productifs
20:25sont plutôt facteurs inflationnistes
20:27plus la transition énergétique
20:28qui vient aussi ajouter
20:29des facteurs
20:30plutôt inflationnistes
20:31c'est pas un cycle
20:33d'investissement
20:34traditionnel
20:35un cycle d'investissement
20:35traditionnel
20:36c'est quand il y a
20:36beaucoup de demandes
20:38il y a un manque
20:39de capacité de production
20:41il y a des conditions
20:42de financement
20:42qui sont pas chères
20:43et que les entreprises
20:44à cause de cette demande forte
20:45décident de faire
20:47des dépenses d'investissement
20:48là ce sont des dépenses
20:49d'investissement
20:49parce qu'on rentre
20:50dans un nouveau monde
20:51c'est totalement différent
20:52ce que vous voulez dire
20:53c'est qu'en fait
20:54on fait de l'investissement
20:54mais il n'y a pas encore
20:55il n'y a pas cette demande
20:56en face encore
20:57il y a une demande
20:58mais je dirais
20:59c'est pas pour répondre
21:00à une demande
21:00qui est très forte
21:01c'est une demande
21:02qui est attendue
21:02donc c'est totalement différent
21:04et en plus
21:04les gains de productivité
21:06c'est le propre
21:06de l'investissement
21:07dans une révolution industrielle
21:09exactement
21:10et en plus
21:11ces gains de productivité
21:12vont quand même être faits
21:13au détriment
21:14du marché du travail
21:15même si on a
21:16une amélioration
21:17du marché du travail
21:18aux Etats-Unis
21:18aujourd'hui
21:18c'est juste
21:19sur ces segments
21:21de services
21:22à bas revenus
21:23la restauration
21:24l'hôtellerie
21:25etc
21:25ce qu'on voit
21:26dans le secteur
21:26de la tech
21:27dans le secteur
21:27des services financiers
21:28c'est qu'il y a
21:29un recul des embauches
21:30Vous êtes spécialiste
21:31des taux
21:31votre anticipation
21:32sur les taux
21:32en Europe
21:33et aux Etats-Unis ?
21:34Pour moi
21:34les banques centrales
21:35aujourd'hui
21:35vont devoir rebaisser
21:36leurs taux
21:37à horizon de 2027
21:38là elles sont
21:39en mode pause
21:39on aura peut-être
21:40en mode pause
21:41parce qu'il y a
21:42aujourd'hui
21:43un pic d'inflation
21:44Il y a un risque
21:44fasse une deuxième erreur
21:45et remonte encore
21:46ses taux d'intérêt
21:46Il y a quand même
21:47un espèce de
21:48mea culpa
21:49de la BCE
21:50aujourd'hui
21:50et avec cette
21:52mea culpa
21:52je ne l'ai pas entendu
21:54Quand même
21:54ils ont dit
21:55que les risques
21:55d'effet de second tour
21:56étaient quand même
21:57beaucoup moins importants
21:58Ils ont monté
21:58les taux
21:59Pour une question
22:02d'assurance
22:02On est d'accord
22:03je pense qu'on partage
22:04tous la même opinion
22:05sur cette hausse
22:05des taux de la BCE
22:06mais cette baisse
22:07du prix du pétrole
22:08aujourd'hui
22:08si elle est confirmée
22:09limite quand même
22:10vraiment le risque
22:10d'avoir une nouvelle
22:11hausse des taux
22:11de la BCE
22:12en septembre
22:13Pour moi
22:13la Fed
22:14elle va devoir
22:14à nouveau
22:15baisser ses taux
22:15fin de l'année prochaine
22:16Il fait un bon boulot
22:17le patron de la Fed
22:18parce qu'en fait
22:19il ne monte pas ses taux
22:20mais il tient un discours
22:22qui est très ferme
22:23en disant
22:24retenez-moi
22:24je vais monter les taux
22:25mais il ne fait rien
22:26et du coup
22:27sur les marchés
22:28il n'a même pas besoin
22:28de remonter les taux
22:29Pour une raison très simple
22:30c'est qu'il a besoin
22:31de montrer son indépendance
22:32Qu'il n'a pas
22:33Qu'il n'a pas
22:34Donc entre nous
22:36c'est à peu près
22:36la même chose
22:37du côté du gouverneur
22:38de la Banque de France
22:38qui a révisé drastiquement
22:40les prévisions de croissance
22:41à la baisse
22:42parce que là aussi
22:43c'était pour montrer
22:44une indépendance
22:45vis-à-vis du pouvoir exécutif
22:47Et donc
22:48les banques centrales
22:49sont aussi toujours
22:50Mais elles ne sont pas indépendantes
22:51on est d'accord ou pas ?
22:53Si
22:54Plutôt
22:55Mais attendez
22:56Kevin Warch
22:56il n'est pas indépendant
22:57c'est Trump
22:58Oui mais il doit montrer
23:00quand même des gages
23:01des gages d'indépendance
23:02ça c'est quand même
23:03Dans le discours
23:03mais pas dans les actes
23:04c'est facile
23:05c'est ce qu'il fait
23:07Je pense qu'il va tout faire
23:09pour essayer de retenir
23:10de montrer qu'il n'a pas
23:11la main qui tremble
23:12c'est tout
23:12Il y a une sentence
23:13qui est très simple
23:15indépendance
23:15pas indépendance
23:16pour moi le débat
23:17je ne sais pas s'il doit y être
23:18Il y a une sentence
23:18qui est très simple
23:19des marchés
23:19Si les marchés sentent
23:20que les banques centrales
23:21ne sont plus indépendantes
23:22on a une hausse
23:23des anticipations d'inflation
23:25Donc je veux dire
23:26Mais vous pensez vraiment
23:26que les marchés
23:27pensent encore
23:28que les banques centrales
23:28sont indépendantes ?
23:29Non vraiment ?
23:29Les marchés sont convaincus
23:31aujourd'hui
23:31que les banques centrales
23:32à moyen terme
23:33ramèneront une inflation
23:34à 2%
23:34que les banques centrales
23:35feront leur job
23:36Vous ne pensez pas
23:37qu'ils se disent
23:37que l'inflation
23:38elle va retourner
23:38à 2% naturellement
23:39parce qu'ils ne sont pas idiots
23:41ils savent que si le prix
23:41du pétrole rebaisse
23:42l'inflation rebaisse ?
23:43Pour moi ce concept
23:45d'indépendance
23:45il est un peu spécial
23:46Si par exemple
23:46on a aujourd'hui
23:47en Europe
23:48si on avait mené
23:49dans cette crise énergétique
23:50une politique coordonnée
23:52et très forte
23:52de soutien à la demande
23:53et bien la BCE
23:54aurait beaucoup plus
23:55dû augmenter ses taux
23:56Donc pour moi
23:57il y a une dépendance
23:59implicite
24:00du fait de l'action budgétaire
24:01l'action monétaire
24:02d'une certaine façon
24:03elles sont coordonnées
24:03elles ont des conséquences
24:04les unes sur les autres
24:05Donc parler d'indépendance
24:06pour moi
24:07elles doivent faire leur job
24:09les acteurs économiques
24:10doivent être confiants
24:11que les banques centrales
24:11fassent leur job
24:12pour ramener à moyen terme
24:13l'inflation à 2%
24:14et dans ce sens-là
24:15oui elles sont indépendantes
24:16Alors sur le parti prix
24:17Romain était très prudent
24:18parce qu'il veut revenir
24:18la prochaine saison
24:20Valentine, Pascal et Denis
24:21je vous dis au revoir
24:22vous restez pour la deuxième partie
24:23puis après
24:25je vous souhaiterai
24:27un bon été
24:28et puis restons quand même
24:29en contact
24:29on s'appellera de temps en temps
24:30on se retrouve en deuxième partie
24:32de l'émission
24:32encore avec ses invités
24:34avec
24:34on va se demander
24:35où va aller la bourse
24:36on a Romain
24:37qui va nous donner
24:38le niveau du CAC
24:38à la fin de l'année
24:39le placement de l'année
24:40le top ou le flop
24:41le 3D gérant
24:42et les actions à acheter ou vendre
24:53Et on se retrouve dans la deuxième partie
24:56de l'émission
24:56avec des invités
24:57que vous ne verrez plus
24:58puisqu'ils ne sont pas d'accord avec moi
25:00vous connaissez le principe de l'émission
25:01si on n'est pas d'accord avec moi
25:02on ne revient pas
25:03Denis Ferrand
25:03vous l'avez accepté
25:04vous avez signé
25:05quand vous êtes venu
25:07Romain il est très très prudent
25:08on voit que c'est
25:09J'avais justement
25:10pas d'opinion sur l'inflation
25:11on avait des soucis
25:12Donc lui il ne s'est pas
25:13obligé
25:14Pascal Elial et Franco
25:16elle n'a pas vu le danger
25:18Valentin aussi
25:19vous n'avez pas vu
25:19que c'était une question piège
25:20Allez on passe tout de suite
25:21au marché
25:22les marchés cette semaine
25:23bon c'était un peu
25:24mou du genou
25:25sur le Nasdaq
25:26le S&P
25:28par contre depuis le début de l'année
25:29c'est quand même la fête
25:30Nasdaq en hausse
25:31quand même de 10% toujours
25:33le CAC en hausse de 4%
25:35le Nikkei 40% de hausse
25:37on ne parle même pas de l'indice de Corée
25:39on en a parlé en première partie d'émission
25:40je voudrais juste revenir
25:42je vais me retourner vers vous
25:45Romain
25:46SpaceX
25:47je sais que ce n'est pas votre domaine
25:49je sais que vous ne regardez pas ça
25:50mais quand même
25:51quand vous voyez
25:52100 fois le chiffre d'affaires
25:55introduction
25:552000 milliards
25:571750 milliards
25:58atteint 2000 milliards
26:00tout ça sur un sonome
26:01avec un narratif
26:03avec une boîte
26:03qui perd de l'argent
26:04qui a probablement du potentiel
26:05le gars est un génie
26:07avec
26:071000 milliards
26:08de valeurs
26:09qui sont créées en 3 jours
26:10et puis 1000 milliards
26:11qui s'évaporent en 3 jours
26:13vous qui êtes un vieux de la vieille
26:15comme moi
26:15des marchés
26:15vous vous dites quoi ?
26:17moi je regarde
26:18les cours de SpaceX
26:19tous les jours
26:19même parfois 2-3 fois par jour
26:21non pas parce que j'en ai
26:22mais parce que c'est un baromètre
26:23de l'état de spéculation
26:24sur les marchés
26:26et c'est vrai que
26:27vous parlez de génie
26:28les investisseurs
26:29sont beaucoup enrichis
26:30ces dernières années
26:31et il y a vraiment
26:33un engouement
26:34des particuliers
26:35pour l'investissement
26:36en actions
26:36et le montage
26:38de l'introduction en bourse
26:39a été fait pour permettre
26:40effectivement
26:41à ces investisseurs particuliers
26:42d'y participer
26:43et permettre après
26:44comme vous le savez
26:44aux indices
26:45d'intégrer rapidement
26:46SpaceX
26:47dans des pondérations
26:48relativement importantes
26:49donc ça c'est pour moi
26:50un vrai baromètre
26:51de ce qui se passe
26:52de choses un peu
26:53extraordinaires
26:54sur un marché
26:55et
26:56mais vous vous êtes gérant
26:58vous évaluez
26:58la valeur des entreprises
27:00oui
27:00vous vous dites ça
27:01je ne sais pas faire
27:02alors ça
27:03à la limite
27:04on aurait pu faire
27:05un petit pari sur SpaceX
27:06enfin c'est pas notre rôle
27:07mais c'était quand même
27:08bien construit
27:09pour que ça monte
27:10les premiers jours
27:11les premiers jours
27:11l'important pour SpaceX
27:12c'est est-ce que ça
27:13baissera
27:14ça passera en dessous
27:15des 135 dollars
27:16et est-ce que ça ira
27:17pas profondément
27:18donc vous avez dit
27:20génie
27:21et en parlant
27:22de l'introduction
27:23de SpaceX
27:23et peut-être
27:24de son initiateur
27:26et c'est vrai
27:27qu'il y a un économiste
27:28Galbraith
27:29qui dit que le génie
27:30précède la chute
27:31c'est-à-dire
27:31quand il y a un grand consensus
27:32sur un génie
27:33sur une opération incroyable
27:35sur un événement incroyable
27:36on a effectivement
27:38on est aujourd'hui
27:39on a eu 16 ans
27:40de marché haussier
27:41depuis la crise financière
27:43chaque fois qu'il y a eu
27:44des problèmes de marché
27:47on a eu le Covid
27:48on a eu la guerre en Ukraine
27:49on a eu
27:50et ça s'accélère
27:51on a eu
27:51les droits de douane
27:52on a eu
27:53les droits d'Ormus
27:54et chaque fois
27:55les gens sont sortis
27:57avec encore plus d'enthousiasme
27:58et donc
27:59les investisseurs
28:00sont très investis
28:00les particuliers aux Etats-Unis
28:02ils n'ont jamais été
28:03autant investis
28:03dans le marché des actions
28:04on voit
28:05les transactions
28:08transactions boursières
28:09des particuliers
28:10augmentent partout
28:11dans le monde
28:12et on voit aussi
28:13des effets
28:14des impacts
28:15à effet de levier
28:15donc les gens
28:16visent le levier
28:18donc on est dans
28:19une économie
28:20effectivement
28:21enfin un marché
28:22où les gens
28:23sont très très confiants
28:24très spéculatives
28:25et où la valeur
28:26ne veut plus dire grand chose
28:28parce qu'effectivement
28:29il y a des dispersions
28:30de valorisation
28:30extrêmement fortes
28:31comme on les avait
28:33à la fin des années 90
28:34au début des années 2000
28:36entre les valeurs d'avenir
28:37et les valeurs du passé
28:38on avait dans les valeurs du passé
28:39on avait des valeurs qui sont
28:41et dans les valeurs d'avenir
28:42des valeurs qui sont devenues
28:43aujourd'hui des valeurs du passé
28:44qui ont disparu
28:45qui ont disparu
28:46ou qui sont
28:47les télécoms étaient supposés
28:48être des valeurs d'avenir
28:49et puis c'est devenu des utilities
28:51est-ce que vous êtes en train
28:52de nous envoyer un signal
28:53en disant
28:54il y a une bulle
28:54elle va exploser ?
28:55alors il y a une bulle
28:56ça c'est clair
28:56pour moi c'est clair
28:57qu'il y a une bulle
28:58toutes les questions des bulles
29:00alors si les clients veulent le
29:02si vos auditeurs veulent savoir
29:04ce que c'est qu'une bulle
29:05il faut qu'ils regardent
29:06qu'ils lisent ce petit livre
29:07c'est un petit livre
29:07qui n'est pas très important
29:08brève histoire de l'euphorie financière
29:10c'est quelques exemples
29:12et surtout c'est un livre
29:13qui étudie les phénomènes
29:14passés de bulle
29:15et la psychologie des acteurs
29:17et la psychologie des acteurs
29:18c'est souvent de considérer
29:19que les gens qui sont puissants
29:20qui ont de l'argent
29:22sont beaucoup plus intelligents
29:23financièrement que les autres
29:24et nous nous sommes tous
29:26puissants avec de l'argent
29:27mais nous savons
29:27que nous ne sommes pas
29:28plus intelligents que les autres
29:29nous avons parfois
29:30plus d'intelligence
29:31ou plus de recul
29:31et c'est une manière de gérer
29:33donc effectivement
29:34on est dans un environnement
29:35qui est un environnement
29:35un peu dangereux
29:36d'ailleurs Trump s'en aperçoit bien
29:38chaque fois que la bourse baisse
29:40il fait en sorte
29:41de prendre des mesures
29:42pour qu'elle remonte
29:42et il lâche du l'Est
29:43notamment on l'a vu
29:44dans la guerre en Iran
29:45s'il avait pu obtenir
29:46Est-ce que vous nous dites quoi ?
29:47Alors vous nous dites
29:48moi je suis petit actionnaire
29:50je regarde des missions
29:51j'écoute Romain Bionnan
29:52je fais quoi ?
29:54je sors de la bourse ?
29:55Alors je ne sors pas de la bourse ?
29:57Je vous entends ça fait peur
29:58parce qu'on se dit
29:59ok parce que
30:00je comprends le raisonnement
30:00de dire il y a des boîtes
30:01qui ne sont pas chères
30:02et puis il y a des boîtes
30:03qui sont chères
30:03et c'est celles qui sont chères
30:05qui vont exploser
30:05mais on avait vu en 2000
30:07que quand tout a explosé
30:09tout a baissé
30:10même les bonnes valeurs fondamentales
30:12pas forcément
30:13pas forcément
30:14pas forcément
30:14alors tout n'a pas baissé
30:16au contraire
30:17en 2000
30:18c'était le cycle de la croissance
30:20qui explosait en vol
30:21et les investisseurs value
30:23ont eu une performance
30:25en 2000
30:26ils ont plutôt maintenu le capital
30:28donc tout n'a pas explosé
30:30au contraire
30:30et on voit dans les séances
30:32où le marché aujourd'hui
30:33par exemple aujourd'hui
30:34le vendredi
30:35ou ces jours derniers
30:36quand le SpaceX baisse
30:39ou les microprocesseurs baissent
30:41les valeurs un peu traditionnelles
30:43style Danone
30:44style Vinci
30:45montent
30:46donc vous avez toujours
30:47un arbitrage
30:48entre l'économie de demain
30:49et l'économie d'aujourd'hui
30:51et c'est quelque chose
30:52qui est cassé
30:53donc je ne dis pas
30:54sur ce qu'il faut
30:55parce que
30:55les gens raisonnables
30:56partent trop tôt du marché
30:58c'est pour ça qu'il y a des bulles
30:59c'est parce que
30:59tous les gens raisonnables
31:00qui ont dit qu'il y a une bulle
31:01enfin qu'on est à la fin de la bulle
31:03il y a une bulle
31:04mais la bulle elle peut gonfler
31:05petit hommage à Alan Greenspot
31:06qui a disparu cette semaine
31:08il avait quand même dit
31:08en décembre 96
31:10il y a une exubérance irrationnelle
31:12la bulle a explosé
31:13qu'en mars 2000
31:14c'était 4 ans en avance
31:15c'est un excellent exemple
31:17effectivement
31:17les gens raisonnables
31:18le disent toujours trop tôt
31:19excellent exemple
31:21vous avez compris
31:22pourquoi il y a un
31:23je reviens depuis 20 ans
31:24mais voilà
31:24vous avez compris
31:25c'est quand même pas compliqué
31:26il suffit de dire
31:28que je dis un truc intelligent
31:29et être d'accord avec moi
31:30c'est même remarquable
31:31c'était même remarquable
31:33c'est un hommage à Greenspan
31:35tout en remarquant
31:36en allant dans bon sens
31:39tout va bien
31:41on va co-présenter l'émission
31:42à partir de la rentrée
31:43on l'a vu dans tous les cycles
31:44dans tous les cycles
31:45moi j'ai vécu comme analyse
31:47c'est un cycle immobilière en France
31:49qu'on a vécu dans d'autres pays
31:51aux Etats-Unis
31:51je me souviens
31:52un professeur m'avait dit
31:54regardez les bulles
31:55il y a des articles de presse
31:56comme quoi il y a une bulle
31:57mais pourtant la bulle
31:58elle éclate 3-4 ans
32:00sur la bulle immobilière aux Etats-Unis
32:02il y a eu ça
32:02sur la bulle immobilière en France
32:07tout le monde disait
32:08c'est évident que l'immobilier monte
32:09parce que tout le monde ne pourra pas
32:10se loger à Paris
32:11quand il y aura un
32:12on est en train de créer l'Europe
32:13dans les années 90
32:14tout le monde ne pourra pas
32:15et on a eu la bulle
32:16donc du coup le pouvoir
32:18on en est dans des questions
32:19de pouvoir d'achat
32:20le pouvoir d'achat des français
32:21pour acheter un mètre carré à Paris
32:23avait augmenté
32:24enfin avait baissé de 50%
32:26en quelques années
32:26et donc voilà
32:28celui qui avait aperçu ça
32:29pouvait se dire
32:30c'est pas le moment d'acheter
32:31donc vous dites on est dans la bulle
32:33mais on ne sait pas quand elle va éclater
32:34donc vous ne nous avez pas beaucoup éclairé
32:37on ne vous a pas beaucoup éclairé
32:38parce qu'on sait qu'on est dans un sentiment
32:40où la psychologie est très importante
32:42Pascal
32:43vous dites quoi ?
32:44vous dites
32:44souffle qui peut ?
32:46alors je voudrais revenir
32:47juste un instant
32:48sur les introductions en bourse
32:49puisqu'il va y en avoir d'autres
32:51à venir
32:52vous avez cité un économie
32:53je vais en citer un autre
32:54moi l'IPO
32:55ça me fait un peu penser à Keynes
32:56qui comparait la bourse
32:56à un concours de beauté
32:57et ce qu'il disait
32:58c'est pas la plus belle
32:59qu'on va choisir
33:00on veut deviner
33:01laquelle les autres vont choisir
33:02pour moi l'IPO c'est un peu ça
33:03en fait on ne va pas forcément
33:05tous les investisseurs
33:06ne vont pas forcément
33:07aller analyser l'entreprise
33:09sur ses valeurs intrinsèques
33:10mais c'est une perception finalement
33:12et ce n'est pas la même chose
33:13que quand on regarde les marchés
33:14au jour le jour
33:15et d'ailleurs
33:16si vous regardez
33:16les 10 plus grosses IPOs
33:18aux Etats-Unis par taille
33:19un an après
33:20elles sont toutes négatives
33:21le cours de bourse est négatif
33:23c'est quand même impressionnant
33:24mais si vous regardez
33:26à 4-5 ans
33:27la plupart sont revenus en hausse
33:29ça dépend desquelles
33:31quasiment toutes
33:31moi je vous redonnerai la statistique
33:33si vous me permettez de revenir
33:34mais
33:34non
33:35vous me l'enverrez par mal
33:36parce qu'on se reverra plus
33:37ce qu'on constate aussi
33:38aujourd'hui
33:39les fonds de non-côté
33:41ils sont quand même
33:42beaucoup plus popularisés
33:43il y a quand même
33:43beaucoup de ces entreprises
33:44qui créent beaucoup plus de valeur
33:45quand elles sont privées
33:47dans le domaine privé
33:47que quand elles deviennent publiques
33:49il y a un mec
33:49que vous allez énerver là
33:51il ne faut pas dire ça
33:52Romain Biron
33:52il ne faut pas lui parler
33:53de private equity
33:54surtout en ce moment
33:55non mais c'est une réalité
33:56nous ces boîtes-là
33:57on a eu la chance
33:58de les avoir
33:59sur les marchés
34:00non
34:00pas sauf qui peut
34:01sur les marchés
34:02on a 4 ans a priori
34:03si j'ai bien retenu la leçon
34:04avant que la bulle éclate
34:05pas sauf qui peut
34:06sur les marchés
34:07parce qu'aujourd'hui
34:08on a quand même
34:09toutes les forces
34:10qu'on a évoquées avant
34:11les investissements
34:12la Vagia etc
34:13c'est quand même bien réel
34:14ça fait de la performance
34:15en bourse
34:16et il y a encore
34:17beaucoup de perspectives
34:17donc nous on n'est pas du tout
34:19en sauf qui peut
34:19on n'est pas non plus
34:20à prendre des risques
34:21inconsidérées
34:22mais notre exposition
34:24action
34:24elle est encore
34:25légèrement surpondérée
34:26aujourd'hui
34:26ce qui est très intéressant
34:28c'est que pour une fois
34:29d'habitude
34:30on a le macro
34:31d'un côté
34:32et puis la bourse
34:33de l'autre
34:34et là
34:35en fait
34:35vos deux sujets
34:36sont incroyablement liés
34:38parce que votre sujet
34:39à vous
34:39les taux d'intérêt
34:41et la croissance
34:41dépend d'eux
34:43maintenant
34:43nous en comité taux
34:45on regarde les actions
34:46il y a toute une partie
34:47maintenant
34:47de notre comité
34:48où on étudie maintenant
34:49qu'est-ce qui se passe
34:50sur les actions
34:50vraiment j'ai dédié
34:51une partie du comité
34:52au marché actions
34:54ce qui est pour moi
34:54intéressant
34:55et ce que je retiens
34:56c'est la cyclicalité
34:56de l'économie américaine
34:57est aujourd'hui
34:58extrêmement importante
34:59le potentiel de hausse
35:00le potentiel de baisse
35:01de cette économie
35:02est important
35:02tous les acteurs économiques
35:04aujourd'hui
35:04sont extrêmement engagés
35:06les montants d'investissement
35:07sont colossaux
35:08pour l'année prochaine
35:09c'est 3% du PIB
35:10les ménages américains
35:12sont très très investis
35:14en actions
35:14ils ont 40%
35:15de leur patrimoine
35:16qui est en actifs financiers
35:17les entreprises
35:18ces grandes entreprises
35:19de la tech
35:20prennent aussi beaucoup
35:21plus de risques
35:21elles ont changé
35:22de modèle économique
35:23elles empruntent de l'argent
35:25alors qu'elles avaient
35:25énormément de trésorerie
35:27elles avaient énormément
35:28de trésorerie
35:28pas de capital
35:29elles rachetaient leurs actions
35:30aujourd'hui
35:31elles investissent massivement
35:33ont des besoins
35:33de financement colossaux
35:34sur le marché actions
35:35sur le marché de la dette
35:36et on a aussi
35:37l'état américain
35:38qui est aussi
35:39très lourdement engagé
35:40dans cette course
35:42à l'IA
35:42avec des niveaux
35:43de déficit élevés
35:44donc aujourd'hui
35:45pour moi
35:45ce que je veux mettre en avant
35:46il y a une bulle
35:48ou pas bulle
35:49mais ce qu'on peut dire
35:49c'est qu'il y a quand même
35:50des déséquilibres importants
35:52mais c'est pour moi
35:53l'économie entière
35:54américaine
35:55est engagée
35:55vous êtes d'accord avec ça
35:56Denis
35:57ça devient de la macro
35:58oui ça devient de la macro
36:00vous qui ne connaissez rien
36:01à la bourse
36:02vous regardez la bourse
36:04je ne comprends pas
36:05des actions
36:06des obligations
36:06mais vous regardez
36:07maintenant
36:07vous êtes obligé
36:08de l'intégrer
36:09maintenant
36:09dans mon modèle
36:10oui tout à fait
36:10bien entendu
36:11parce que
36:12en fait
36:13ça a créé
36:13des phases de rupture
36:15et qui
36:15bon je vais faire mon pédant
36:16et à mon tour
36:17je vais ajouter
36:18une référence bibliographique
36:19c'est vraiment
36:20Carlotte Lapérez
36:21je pense que c'est vraiment
36:22l'auteur
36:23qui est utile
36:23pour comprendre
36:24ce qui est en train
36:24de se jouer
36:25Valentin
36:25il faut que vous en trouviez une
36:26c'est ce que j'étais juste
36:27en train de voir
36:27parce qu'ils ont tous
36:29c'est les thèses
36:30les thèses évolutionnistes
36:31qui disent qu'il faut passer
36:32par une phase
36:33d'éclatement de bulles
36:35après il y a une phase
36:35d'exubérance
36:36quand vient une nouvelle technologie
36:38quand vient un changement
36:39des modes de produire
36:39il y a une phase d'exubérance
36:40qui se traduit par des emballements
36:43qui n'ont aucun sens
36:43à un moment
36:44il faut purger
36:44mais ça n'empêche que
36:46parce qu'il y a cette purge
36:47qui intervient
36:48à un moment
36:48se révèlent
36:49ceux qui structurent
36:51l'organisation des tech
36:52c'était exactement
36:53ce qui s'était passé
36:54dans les années 90-2000
36:55c'est à dire qu'on a eu
36:56une explosion
36:57des valeurs tech
36:59vous n'êtes pas rassurant
37:00ça chute
37:01de la valeur
37:02et puis à la fin
37:02mais quelles étaient
37:03les plus grosses capitalisations
37:04c'était Google
37:04c'était Apple
37:05et donc il faut passer
37:07par des phases
37:07où se fait le tri
37:08entre les bonnes solutions
37:09et là où il y a un problème
37:10c'est que dans l'intelligence artificielle
37:12il y a une versatilité
37:13qui est incroyable
37:14il y a un an
37:15c'était le chat de GPT
37:17après c'est Gemini
37:19maintenant c'est Claude
37:20qui est la bonne
37:21et puis même
37:22on peut aller plus loin
37:24que ça
37:24parce que Romain
37:26vous parliez
37:26de ces fonds spéculatifs
37:29ils étaient sur Bitcoin
37:30le Bitcoin il ne fait plus rien
37:31il est même descendu
37:32en-dessus des 60 millions
37:33on a l'impression
37:34que l'argent
37:34se déplace
37:35du truc le plus chaud
37:36de la semaine
37:37c'est à dire que
37:37c'était les big tech
37:39après c'est SpaceX
37:40maintenant il est sorti
37:41de SpaceX
37:41parce que maintenant
37:42c'est revenu au cours d'intro
37:43on ne sait pas sur quoi
37:44il va aller
37:44ça c'est dans votre coin ça
37:47alors c'est pas vous
37:49qui l'avez écrit
37:49c'était en 90
37:51par John Calbraith
37:52qui est un spécialiste
37:53de la crise de 1929
37:54non on l'a vu sur la défense
37:57vous voyez le Rheinmetall
37:58tout le monde visait la défense
38:01souveraineté
38:02Rheinmetall est 50% plus bas
38:04que son cours le plus haut
38:06après avoir baissé 20%
38:07cette semaine
38:09très rapidement
38:10le placement de la semaine
38:11très rapidement
38:11parce qu'on n'a pas
38:12beaucoup de temps
38:13Pascal qu'est-ce que vous nous conseillez
38:14ou dans votre allocation
38:15c'est quoi aujourd'hui
38:16alors plutôt que
38:18je vous donnerais l'occasion
38:19si on a le temps
38:19mais ce que je voudrais
38:20mettre en valeur
38:21c'est peut-être trois placements
38:22qui me semblent intéressants
38:23j'en ai déjà parlé
38:23plusieurs fois sur ce plateau
38:24les marchés émergents
38:26continuent d'avoir
38:27toute notre attention
38:28et on les joue à la fois
38:29par les actions
38:30et par des obligations émergentes
38:32libellées en devises fortes
38:33on ne joue pas les devises
38:35des émergents
38:36mais c'est des obligations
38:37libellées en euros
38:38en dollars
38:38quand la Corée fait 75%
38:40en 2025
38:41et 100%
38:43ça ne vous fait pas peur ?
38:44non
38:44on continue à y aller
38:45ça se paye 7 à 8 fois
38:47les bénéfices
38:47il y a deux boîtes
38:48qui font 50%
38:49peut-être
38:49mais ça se paye 7 à 8 fois
38:50les bénéfices
38:50le discount
38:51avec les pays développés
38:52il est encore très significatif
38:53on a 35% de discount
38:55quasiment sur les actions
38:56donc ça on continue à y aller
38:572
38:58on a commencé à initier
38:59des positions
38:59sur les small caps
39:00aux Etats-Unis
39:01on estime qu'il y a
39:02un élargissement du cycle
39:03qui pourrait aussi être payant
39:04et on est aussi
39:05à quasiment un plus bas
39:06côté discount
39:07entre les small
39:08et les large caps
39:09et en 3
39:10on a commencé à intégrer
39:11des financières aussi
39:11dans nos allocations
39:13parce qu'on a des taux
39:15qui nous semblent
39:16en tout cas lambda
39:17par rapport aux financières
39:18plutôt intéressant
39:19on a des marchés des capitaux
39:20on a parlé des introductions
39:21en bourse
39:22mais des activités de trading
39:23qui sont vraiment soutenues
39:24et c'est un secteur
39:25qui nous semble encore en retard
39:26par rapport à ces paires
39:27les financières
39:28ça vous parle ça ?
39:29les financières
39:30oui bien sûr
39:30ça me parle
39:31le placement
39:31vous avez quelque chose
39:32à nous conseiller ?
39:33oui oui
39:33moi je serais
39:35alors moi je suis plutôt
39:35européen par nature
39:36et donc
39:37j'ai mes dents en Europe
39:38alors j'irais peut-être
39:40dans votre sens Pascal
39:41j'irais vers les pays
39:42à plus forte croissance
39:44donc on a les pays
39:45bien sûr
39:46d'Europe centrale
39:48on a aussi
39:49des pays
39:50comme la Grèce
39:51c'est déjà largement joué
39:52sur l'Espagne
39:54mais ça
39:55c'est des
39:55des segments
39:57de la cote
39:58qui sont intéressants
39:59car ils sont
40:00pas vraiment consensuels
40:01ils ont en revanche
40:02un fort bêta
40:03mais c'est plutôt
40:05de l'économie traditionnelle
40:06et les financières
40:07là-bas
40:08sont des bons profits
40:09donc on a
40:10effectivement
40:10on aime bien
40:11des banques
40:11commerce banque
40:12ou eurobanque
40:13dans ces pays-là
40:14intéressant
40:15top ou flop
40:16du semestre ?
40:17mon top
40:18c'était
40:19Kevin Warch
40:21je trouve qu'il a
40:22magnifiquement joué
40:23au dernier comité
40:24de politique
40:25au dernier FOMC
40:26je trouve que c'est magique
40:26je le trouve extraordinaire
40:28il sait rien
40:29mais il dit genre
40:30il a réussi à restaurer
40:31la confiance
40:32des marchés
40:33sur son indépendance
40:35par rapport à la FED
40:36tout en ne se prononçant
40:37absolument pas
40:38sur ce qu'il allait faire
40:39et en annonçant
40:40qu'il n'avait aucunement
40:41l'intention de se prononcer
40:42je trouve que les mesures
40:44fondamentales
40:44qu'il veut prendre
40:45sont très très bonnes
40:46de refocaliser les marchés
40:47plutôt que ce que
40:48sur les membres du FOMC
40:49pensent sur les marchés
40:50de refocaliser les marchés
40:52regarder les données économiques
40:53et aussi sa politique
40:54de bilan
40:55j'aime beaucoup
40:56vous préférez
40:56l'assouplissement d'Enter
40:58via les baisses de taux
40:59que via l'assouplissement
41:00du bilan
41:00je trouve que c'est essentiel
41:01aujourd'hui
41:02quand on a parlé
41:03de tous les déséquilibres
41:04de l'économie américaine
41:05et de cette partie
41:06de l'économie américaine
41:07qui souffre aujourd'hui
41:08et qui dépend beaucoup
41:09des taux courts
41:09je vais vous regretter
41:10parce que je suis d'accord
41:11avec vous Pascal
41:11c'est très drôle
41:12j'ai le même
41:13et moi je l'ai tourné
41:13version flop pour Trump
41:17parce que typiquement
41:18Trump il a
41:19pendant des mois
41:19on a débattu
41:20l'indépendance de la FED
41:22il va virer Powell
41:22il va placer ses pions
41:23au final il se retrouve
41:25avec quelqu'un
41:25qui est plus faucon encore
41:26que nous les pouvons
41:27dans les paroles
41:28oui dans les paroles
41:29mais dans les paroles
41:30ce qui compte c'est les actes
41:32le dollar s'est renforcé
41:33il n'y a pas de baisse de taux
41:35pour le moment
41:36donc Trump là
41:37pour moi c'est un énième flop
41:38pour lui
41:38on verra
41:39moi je pense qu'il y aura
41:41une baisse de taux
41:43oui mais pas parce que
41:43Trump le souhaite
41:43ils feront peut-être
41:44une baisse de taux
41:45parce qu'à un moment
41:45ce sera l'indépendance
41:47du monsieur
41:48pour le coup
41:49qui va décider de ça
41:50on verra
41:51Romain
41:51alors moi je vais prendre
41:53quelque chose
41:54je vais prendre un top
41:55et ça va pas être
41:56vraiment sur les marchés
41:57ça va être sur le changement
41:59de rapport de force
42:00entre l'Ukraine
42:00et la Russie
42:01vous m'avez dit
42:02sur le semestre
42:03on y est vraiment
42:03sur le semestre
42:06l'année
42:07c'était mal terminée
42:09l'année dernière
42:09c'était mal terminée
42:10la guerre en Iran
42:11était vraiment
42:12une
42:13mauvaise
42:13pour les Ukrainiens
42:15parce que ça détournait
42:16la tension
42:16et ça détournait
42:17les questions
42:19ça faisait monter
42:19le prix du pétrole
42:21qui est effectivement
42:22positif pour la Russie
42:24et on a eu
42:25plusieurs signaux
42:26on a eu effectivement
42:27le départ d'Orban
42:27de Hongrie
42:29qui a permis
42:29de débloquer
42:30les 90 milliards d'euros
42:32de fonds de soutien
42:34des Européens
42:34à l'Ukraine
42:35donc l'Ukraine
42:35s'est retrouvée
42:37en meilleure position
42:38par rapport au soutien
42:39de ses alliés
42:40et en revanche
42:43l'Ukraine a réussi
42:44à relativement bien
42:45détruire
42:46des sites
42:47pétroliers
42:48et surtout
42:49des infrastructures
42:50et des ponts
42:51ils ont changé
42:52le cours de la guerre
42:53mais pas simplement
42:54la guerre en Ukraine
42:55de la guerre mondiale
42:56de la guerre de demain
42:57c'est un truc
42:57de la guerre de demain
42:58un pays
42:58d'une population
43:00je suis tellement content
43:01que vous reveniez
43:02à la rentrée
43:03Denis
43:03alors je continue
43:06je voulais le citer
43:07parce que ça a un impact
43:08très positif
43:09sur l'Union Européenne
43:10sur l'Europe
43:10le jour où il y aura
43:11une paix
43:12ou une fin des causes
43:13de civilité en Europe
43:13on verra les capitaux
43:15étrangers revenir
43:15je pense vers notre continent
43:16et là on en a besoin
43:17Denis
43:18très rapidement
43:19l'Allemagne
43:20parce qu'en début d'année
43:22tout le monde se disait
43:23mais combien
43:23la croissance allemande
43:25qui va redémarrer
43:25va donner comme impulsion
43:26à la croissance française
43:27c'est ce que je disais
43:28c'est la question que je posais
43:29donc je suis le flop
43:31parce que c'est moi
43:32qui ai posé cette question
43:32non non parce que moi
43:33je disais qu'à l'Allemagne
43:34il allait nous mettre
43:346-0-6-0
43:35et que c'est la relance
43:36de l'investissement
43:36alors là moi
43:37ça faut le coup carrer
43:39allez on passe tout de suite
43:40au top 3
43:40merci beaucoup
43:41le top 3
43:42toujours les mêmes
43:42Frédéric Rosier
43:43en tête avec 19,7%
43:45Alain juste derrière
43:46Alain Pitou
43:47et Pierre Chang
43:4814,7%
43:49mon Pascal
43:50la souris
43:50j'ai envie de lui faire peur
43:51mettez moi la musique
43:52qui lui fait peur
43:53et puis on va afficher
43:55son portefeuille
43:57donc Pascal
43:58vous avez du
43:59ah non
44:00ça c'est Romain
44:01allez on commence par Romain
44:02c'est pas grave
44:02alors Pascal
44:04on a du Visa
44:05ouais je garde
44:06on a du Asml
44:07je garde
44:08on a du Microsoft
44:08pareil
44:09on a du Infineon
44:10finalement je garde
44:11on a du Alphabet
44:12je garde
44:13on a du Riemschmon
44:15je garde
44:16on a du Chénière
44:17Chénière Énergie
44:17je garde
44:18Ferrari
44:19Eton
44:20pareil
44:20Marche McLennan
44:21pareil
44:22Hubert Drolat
44:22vous gardez tout
44:23ouais je garde tout
44:24Hubert
44:25Datadog
44:26BYD
44:27ouais
44:27et qu'est-ce qu'on achète
44:28je vais rester cohérente
44:30j'achète Samsung
44:31ah ouais
44:33c'est vous qui avez peur maintenant
44:34je crois
44:36ah bah là vous me faites rude
44:38ah ouais là vous me faites très peur
44:40je vais aller très vite
44:41mais j'avais quand même envie
44:42de dire une mini anecdote
44:44c'est une boîte en fait
44:45qui a été créée en 1938
44:46par un gars qui avait 27 dollars en poche
44:48et qui vendait des nouilles
44:49je trouve ça génial
44:50bref après il s'est passé plein de choses
44:52mais l'entreprise a commencé à se diversifier
44:55vers ce qu'elle est aujourd'hui
44:56dans les années 60-70
44:58quand l'électronique commençait à être
45:01à pénétrer les ménages etc
45:02aujourd'hui c'est le premier fabricant
45:04au monde de puces mémoires
45:06deuxième fabricant au monde de smartphones
45:08et comme vous le savez
45:09vous avez sûrement une télé
45:11ou un téléphone chez vous de la marque
45:12donc c'est aussi tout ce qui est électronique
45:14grand public
45:15pourquoi ça nous intéresse ?
45:17d'abord parce que la valorisation
45:19reste quand même très attractive
45:20notamment par rapport à ses concurrents
45:22c'est évidemment une valeur
45:24qui est très exposée à l'IA
45:25et qui est en train de complètement répondre
45:27à cette demande dingue
45:28de besoins en mémoire
45:30en puces etc
45:31les barrières à l'entrée
45:32sont évidemment très importantes
45:34ils diversifient leurs revenus
45:36avec aussi l'électronique grand public
45:38notamment
45:39et c'est un bilan qui est extrêmement solide
45:42extrêmement sain
45:43donc voilà
45:43c'est pas une valeur
45:44c'est volatile
45:45faut pas regarder tous les jours
45:46c'est une valeur
45:47il vaut mieux pas regarder tous les jours
45:48parce qu'alors là
45:49oui il y a de la volatilité
45:50je suis d'accord
45:51après la question que j'ai envie
45:52de me poser très vite
45:53et on pourra en reparler
45:54si vous me réinvitez
45:55est-ce que c'est des valeurs
45:56qui étaient avant cycliques
45:57qui sont en train
45:58de plus être cycliques
45:59et là si c'est le cas
46:00c'est une vraie opportunité
46:02allez on va faire peur à Romain
46:04mais lui pour lui faire peur
46:05franchement c'est dur
46:07on a eu Alten
46:08oui on va garder
46:09c'est une victime de l'intelligence artificielle
46:11c'est comme Accenture
46:12son cours est très faible
46:13c'est une société qui est sans décès
46:14Accenture
46:15mais c'est incroyable
46:16incroyable
46:17incroyable
46:17parce que ça a perdu
46:19mais c'est dingue
46:20c'est LDC
46:21LDC
46:21alors ça c'est du poulet en France
46:23c'est une société familiale
46:24très bien gérée
46:25qui n'a pas de dette
46:26on les aime beaucoup
46:26allez on va aller rapidement
46:27vous nous dites si on garde ou pas
46:29Canal+, on garde
46:31Herste, Emeïs, Elysse, Saint-Gobain, Strabag
46:34on garde
46:34qu'est-ce qu'on achète ?
46:35on achète Eurobanque
46:37ah bah là vous êtes collant
46:38vous me parlez des financières
46:39donc voilà j'ai réussi à trouver une financière
46:42Eurobanque, banque grecque
46:42une des quatre grandes banques grecques
46:44alors attendez
46:44si on m'avait dit un jour
46:47si on m'avait dit un jour
46:49qu'un gérant
46:50comme Romain Buornan
46:53dirait un jour
46:53il faut acheter une banque grecque
46:55vous vous rendez compte
46:55le chemin qu'on a fait
46:56c'est incroyable
46:57on a fait du grand chemin
46:58c'est les grecs
46:59c'est les grecs qui ont fait du chemin
47:01bah ouais
47:01c'est leur système qui s'est rétabli
47:03c'est bien sûr
47:04mais vous vous rendez compte
47:04c'est quand même incroyable
47:06c'est incroyable
47:06on vous demandait
47:07est-ce qu'on les garde
47:08dans la zone euro
47:09alors en tout cas
47:10les indices
47:11ils n'ont pas gardés
47:11dans les indices européens
47:14c'est un indice émergent
47:15donc ça pourrait aller
47:16dans votre sélection
47:16mais un jour
47:18ça va revenir
47:19dans les indices européens
47:20la Grèce
47:21c'est dans les indices émergents
47:22dans les indices émergents
47:23des grands indices
47:24MSCI
47:25et financial time
47:26mais ils vont revenir
47:27c'est prévu qu'ils reviennent
47:29ça fera peut-être quelques flux
47:30alors les émergents
47:31peut-être des afficherons
47:32surtout les banques grecques
47:33et Eurobanques
47:34c'est des banques
47:35qui sont bien gérées
47:35qui ont des rentabilités
47:38sur fonds propres
47:38très importants
47:39qui ont des excès
47:39dans de fonds propres
47:40et qui font de la croissance
47:41grâce à leur économie
47:42grâce à eux aussi
47:43mais qu'est-ce qui a changé
47:44qu'est-ce qui a fait
47:45qu'aujourd'hui
47:46une banque grecque
47:47qui était en faillite
47:47il y a 15 ans
47:49aujourd'hui vous nous dites
47:50c'est super bien géré
47:51c'est quoi le miracle
47:52alors le miracle
47:53c'est que
47:54les banques grecques
47:55je veux dire
47:55les banques grecques
47:56ont toutes fait faillite
47:57ont été recapitalisées
47:58plusieurs fois
48:00il y a eu
48:00voilà
48:01c'était un long chemin
48:03et en fait
48:04les agents économiques grecs
48:07donc les entreprises
48:08en particulier
48:09ceux qui étaient très endettés
48:10ne veulent plus d'endettement
48:12et de toute façon
48:12ne sont générales plus là
48:13il n'y a que des gens
48:15qui sont risques adverses
48:16donc vous avez en fait
48:17très peu de défauts
48:18sur les crédits
48:19alors en Europe aussi
48:21et vous avez quand même
48:23beaucoup d'infrastructures
48:25à construire
48:26qui sont en train
48:27d'être construire
48:27bien sûr des aides européennes
48:29qui continuent
48:30et maintenant
48:31une économie
48:32qui a repris de l'entrain
48:33et des gens
48:34qui sont très prudents
48:35dans leur activité
48:36je trouve ça
48:36juste complètement génial
48:38je crois bien
48:40qu'on réécoute
48:40les émissions
48:41qu'on a faites
48:41il y a 15 ans
48:42je serais comme vous
48:44après les boums
48:47et les busts
48:48il y a des renaissances
48:49et voilà
48:50bah ouais
48:50quelle renaissance
48:52quelle renaissance
48:53quelle renaissance
48:54fantastique
48:54merci à tous
48:56bon bah
48:56on se dit adieu
48:57alors
48:58Romain on se revoit
48:59très bientôt
48:59vous viendrez
49:00toutes les semaines
49:01on va toutes les semaines
49:03merci à tous nos invités
49:04on se retrouve
49:04en tout cas
49:05la semaine prochaine
49:05pour une émission
49:06dont je peux déjà
49:07vous annoncer
49:08qu'elle sera spéciale
49:09très spéciale
49:09même on va parler
49:10d'un sujet
49:11qui est
49:12les introductions en bourse
49:13on en a parlé un peu
49:14aujourd'hui avec SpaceX
49:15et puis on va se poser
49:16la question de savoir
49:17avec Euronext
49:18avec la BPI
49:19avec des gérants
49:20avec des sociétés cotées
49:22on va leur dire
49:23pourquoi eux
49:24ils arrivent à lever
49:25des milliers de milliards
49:27sur des valorisations
49:28de milliers de milliards
49:28et pourquoi nous
49:29on a trois petites introductions
49:31en bourse à Paris
49:32et qu'est-ce qui fait la différence
49:34et comment on peut relancer
49:35tout ça
49:35n'oubliez pas
49:36que vous pouvez nous écouter
49:37nous revoir
49:37nous réécouter en replay
49:38un podcast
49:39pour combattre
49:39un nouveau record
49:40en juin
49:41c'est votre argent
49:44sur BFM Business
49:46m'insert
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