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  • il y a 5 heures
Ce jeudi 25 juin, Yannick Lopez, directeur des gestions Taux et Solutions de Trésorerie chez OFI Invest, et John Plassard, associé, responsable de la stratégie d'investissement de Cité Gestion, se sont penchés sur les marchés boursiers qui connaissent une logique volatilité, les prévisions exceptionnelles de Micron dont les résultats dépassent largement les attentes, le dollar qui continue de remonter et atteint son niveau le plus haut depuis un an, l'entrée prochaine en bourse du Slip Français, l'Europe qui fait face au défi de la souveraineté, ainsi que la réussite des "stress-tests" des banques américaines, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03On a deux experts du club ce soir pour anticiper l'avenir des marchés.
00:07Laurent Chauderge pour BDL Capital Management.
00:09Bonjour Laurent, ravi de vous retrouver.
00:11Bonjour Guillaume.
00:11Et John Plassard, merci aussi à vous John d'avoir répondu à l'appel de BFM Bourse,
00:15associé responsable de la stratégie d'investissement de Cité Gestion.
00:17Bonsoir John.
00:19Ils sont pas mal, ils sont vraiment pas mal les marchés là.
00:22On va parler de la tech dans un instant, mais Laurent, on a un CAC encore en hausse ce soir
00:26de 0,6%.
00:2710%, bon, un S&P qui gagne encore 0,3%.
00:29On a le sentiment que c'est une avalanche de bonnes nouvelles en ce moment.
00:33Le PIB américain du premier trimestre a été, Laurent, révisé à la hausse.
00:36Les banques américaines ont réussi haut la main leur stress test.
00:40On en parlait il y a un instant.
00:41Micron publie 20% au-dessus des attentes.
00:44Le titre gagne 10% du coup, la Micron.
00:46Est-ce qu'être pessimiste pour la suite, quelque part, c'est faire un déni de la réalité, là, Laurent,
00:52d'après vous ?
00:54Je pense que la réouverture du Détroit change un petit peu la donne, notamment pour l'Europe, je trouve.
01:01Et on repart un petit peu sur ce qu'on avait en début d'année, à savoir une reprise qui
01:06devrait se dessiner suite à des taux qui sont quand même plus bas.
01:09Et surtout, cette crainte de taux qui remonte fortement, je pense, est apaisée avec ce Détroit, avec le fait que
01:16le prix du pétrole baisse aussi.
01:18Donc, ce n'est pas étonnant.
01:20Et effectivement, nous sommes assez positifs sur les marchés actions.
01:24Modulo, effectivement, toute la thématique qu'il y a, qui, elle, nous paraît peut-être invité à une certaine vigilance.
01:29Oui, mais donc, on en déduit que, pour vous, les marchés actions pourraient progresser, offrir un chemin positif, même si
01:36la tech ou l'IA, en tout cas, venaient à consolider.
01:39C'est ça, le scénario ? C'est qu'on aurait des marchés qui, malgré tout, progresseraient, Laurent ?
01:44Oui, parce que si l'IA venait à consolider, je pense qu'il y aurait une rotation sectorielle.
01:49L'IA et l'euphorie autour de l'IA a créé des effets d'éviction majeurs.
01:52Et vous avez des secteurs, des pans entiers de l'économie qui sont délaissés, qui ont été vendus pour financer
01:57l'IA,
01:57qui sont sur des valorisations qu'on n'a pas vues depuis 10-15 ans.
02:00Donc, s'il y a une rotation, le plus probable, c'est que ces secteurs en profitent.
02:04Alors, vous nous direz lesquels, effectivement.
02:05Est-ce que ce scénario, vous l'épousez, John ?
02:09Est-ce qu'effectivement, si on avait une consolidation à venir dans la tech,
02:12le reste du marché pourrait, malgré tout, bien s'en sortir ?
02:15Et les indices avec ?
02:16Oui, tout à fait. On l'a vu sur plusieurs indices et à plusieurs occasions cette année,
02:24où on a eu, par exemple, en début d'année, deux mois où la tech avait baissé,
02:28mais ça n'avait pas empêché le S&P 500, même le Dow Jones, de revenir à l'heure où
02:34on parle de Dow Jones.
02:35Donc, la vieille économie, comme on l'appelait, touche un plus haut niveau historique.
02:41Donc, on voit qu'il y a vraiment des changements qui sont en train de s'opérer
02:45et que c'est assez sain, je dirais, pour le marché.
02:48Mais il y a une deuxième des choses qu'il faut absolument rappeler ici,
02:52c'est qu'on est dans une situation où, si on regarde la réserve fédérale américaine,
02:58qui est quand même garante du dollar et des taux d'intérêt,
03:02eh bien, on voit ici que le discours du nouveau président de la Fed,
03:09qui a aussi été mis en place par Donald Trump, eh bien, change quand même pas mal la donne.
03:14C'est-à-dire qu'il nous raconte, et on ne va pas refaire le discours,
03:19mais il nous raconte simplement que les taux vont rester élevés,
03:23vous savez, « higher for longer », ils vont rester élevés longtemps.
03:27Donc, en fait, pour revenir à votre question de départ sur la très bonne tenue de l'économie américaine,
03:36eh bien, pour l'instant, la réserve fédérale américaine n'a pas vraiment besoin de baisser ses taux.
03:43Et en fait, lorsqu'on parle de ça, eh bien, on peut parler de certains secteurs sensibles aux taux
03:50qui pourraient, à un moment ou à un autre, eh bien, être rattrapés par des rendements plus élevés sur les
03:56Treasuries, par exemple.
03:58Et aujourd'hui, la tech qui était attendue, vous le disiez juste avant,
04:04en hausse de plus de 2% pour le Nasdaq, eh bien, on voit que ça s'est dégonflé.
04:08On est même dans la zone rouge parce qu'en fait, à un moment ou à un autre,
04:11on se rend compte, effectivement, que les résultats sont extraordinaires.
04:15Mais à un moment ou à un autre, eh bien, ça peut se payer si les taux d'intérêt restent
04:20élevés beaucoup plus longtemps.
04:22Et les statistiques aujourd'hui, eh bien, vont dans ce sens.
04:27Oui, on a eu des chiffres, effectivement, d'inflation à des plus hauts de 2023.
04:30Alors, ce n'est pas une surprise, mais on est au-delà des 4% pour l'indice PCE.
04:34C'est quand même largement au-delà des objectifs de la Fed.
04:36Du coup, le scénario, c'est plutôt une hausse qu'une baisse des taux de la réserve fédérale américaine.
04:40Et c'est vrai qu'aujourd'hui, malgré la super public Micron sur laquelle on va revenir,
04:43le Nasdaq recule, les hyperscalers, notamment Microsoft, Apple, Alphabet, Meta reculent en moyenne d'un à deux pour cent.
04:51Vous faites directement le lien avec les perspectives monétaires, John ?
04:56Oui, en tout cas, en partie, vous savez, on parle toujours des baisses, c'est la psychologie humaine,
05:03on parle toujours des baisses et on parle rarement des hausses.
05:06Et en fait, vous le disiez avant, on est dans une situation où les valeurs comme Micron, Nvidia,
05:12je ne vais pas le refaire, mais ont connu des performances extraordinaires.
05:18Alors, pourquoi aujourd'hui, certaines de ces valeurs baissent ?
05:22Vous avez des investisseurs qui se disent, pourquoi est-ce que je vais prendre le risque avec des taux qui
05:27m'ont resté élevés ?
05:28Pourquoi je ne prendrais pas un peu de bénéfices ?
05:30Même malgré le fait que les résultats et les perspectives sont extraordinaires dans l'intelligence artificielle,
05:38mais on a eu la preuve avec Micron.
05:40Donc, il y a vraiment, qu'on le veuille ou non, avec ces perspectives économiques très fortes
05:47et la perspective que les taux ne vont pas baisser, un lien direct.
05:51Et vous savez, lorsqu'on voit, les futurs sur le Nasdaq ont commencé à baisser juste après la publication de
05:59la révision de la croissance américaine.
06:01À la hausse, on le rappelle, on attendait 1,6%, on est passé à 2,1% et c'est
06:07la dernière révision.
06:09Donc, c'est celle qui va être marquée dans le mur ou dans le dur.
06:13Et donc, c'est ici où, effectivement, on revient sur certains fondamentaux, qu'on le veuille ou non.
06:20Et ça ne remet pas du tout en question l'intelligence artificielle et son avenir,
06:26mais peut-être le choix de certaines valeurs, le choix de certains secteurs pour la deuxième partie de l'année.
06:32Et j'en veux pour preuve, si on regarde aujourd'hui, un des secteurs qui fonctionnent très bien,
06:38c'est le secteur de la pharma. Et donc, effectivement, ce n'est pas spécial et pas spécialement lié à
06:44la bonne performance de Micron.
06:46C'est intéressant parce qu'on a des super indicateurs ou des bons indicateurs américains aujourd'hui.
06:50La croissance américaine révisée à la hausse, effectivement.
06:53Et vous nous dites que plus les indicateurs seront bons et plus, effectivement,
06:58on pourrait voir tout un pan de l'économie américaine, toutes ces valeurs, ces secteurs en retard, mal aimés, ignorés,
07:02parfois méprisés, en profiter.
07:04Le Dow Jones, ça gagne 0,9%. C'est les trois indices américains, celui qui progresse le plus.
07:08Et à l'inverse, la tech, elle, en souffrir parce que les investisseurs se diront
07:12que l'économie va tellement bien et ça profite donc à ses valeurs traditionnelles
07:15que la Fed n'aura pas besoin de baisser ses taux.
07:17Et donc, la tech ne bénéficiera pas de baisse de taux.
07:20Vous le regardez aussi comme ça, le mouvement à venir de rotation qui est déjà en cours,
07:24mais qui pourrait se poursuivre au deuxième semestre, Laurent ?
07:28Oui, je pense qu'il y a effectivement les différents phénomènes qui se mettent en place
07:33pour qu'il y ait potentiellement une rotation.
07:35Je pense que ce qu'il faut avoir en tête aussi, c'est que lors du conflit au Moyen-Orient,
07:40il y a eu ces craintes sur une récession qui pourrait venir.
07:44Et donc, il y a eu un mouvement naturel qui était de se dire
07:47il faut que je me protège contre cette récession potentielle.
07:50Et donc, le plus simple à faire, c'est d'acheter tout le segment IA
07:53puisqu'on sait qu'il y a beaucoup de croissance.
07:55Et quel que soit finalement le PIB final de 2026, il y aura eu de la croissance.
07:58Donc, ça a beaucoup bénéficié à l'IA et le rallye depuis le mois de mars a beaucoup été tiré
08:03par ça.
08:04Maintenant qu'on passe à l'étape suivante, on réouvre le Détroit, le conflit derrière nous,
08:08le risque de récession diminue.
08:11Et donc, on peut regarder de nouveau l'ensemble du marché
08:14et se dire finalement, tous ces secteurs qui ont servi de financement pour acheter l'IA
08:22devraient revenir intéressants.
08:24Et donc, John l'a mentionné dans la santé notamment, mais nous, on partage cet avis-là.
08:28On a dans nos investissements, dans nos portefeuilles chez BDL,
08:32deux segments qu'on a beaucoup augmenté ces 18 derniers mois.
08:35C'est un, la santé et principalement les équipements médicaux.
08:38Et là, vous avez un secteur qui, en moyenne, avait à peu près 50% de primes
08:42de valorisation par rapport au marché sur les 20 dernières années.
08:45Vous êtes seulement à 5% de primes aujourd'hui.
08:48Et on a aussi augmenté la consommation courante,
08:51donc tout ce qui est alimentation, boissons, etc.
08:53Là encore, vous avez des entreprises leaders mondiaux dans leurs marchés
08:57que vous achetez à des valorisations que vous n'avez pas vues depuis 15 ans.
09:02Donc cet effet d'éviction, c'est à mon avis la vraie opportunité aujourd'hui,
09:06en Europe notamment.
09:07Oui, et justement, entre Wall Street et l'Europe,
09:09qu'est-ce qu'il faut privilégier, en tout cas faire évoluer plus positivement
09:13que par le passé ?
09:14Alors plutôt l'Europe quand même, avec la baisse des cours du pétrole
09:17qui porte les marchés européens,
09:18ou plutôt Wall Street qui, du point de vue de l'investisseur européen,
09:21gagne en valeur avec cette forte hausse du dollar face à l'euro.
09:23C'est quand même spectaculaire.
09:24La remontée du dollar face à l'euro, ça valorise les portefeuilles exposées à Wall Street.
09:27Qu'est-ce qu'il faut choisir du coup ?
09:28Pas évident.
09:29L'Europe ou plutôt Wall Street parce qu'il y a cette hausse du dollar ?
09:32Laurent.
09:33Alors, c'est vrai, mais n'oubliez pas que ça bénéficie aussi aux exportateurs européens,
09:39le dollar qui augmente quand vous transférez vos profits en Europe.
09:45Et je pense que l'Europe a beaucoup souffert du conflit au Moyen-Orient.
09:49Rappelez-vous, le début d'année, c'était il faut privilégier l'Europe,
09:52la BCE, la BCE, c'est au plus tôt que la Fed,
09:54l'économie européenne va en profiter,
09:57notamment le secteur de la construction,
09:58et n'oublions pas ce plan allemand de 1 000 milliards qui va être déboursé pendant toute l'année.
10:03On a oublié un petit peu ça avec le Moyen-Orient
10:05parce que tout d'un coup, les prix de l'énergie ont monté.
10:07La région la plus fragile, c'est l'Europe vis-à-vis de ce sujet-là.
10:11Donc, on se remet aux Etats-Unis.
10:13Et c'était le cas pour avoir vu beaucoup de sections de fonds
10:16dans les deux premières semaines du conflit au Moyen-Orient.
10:18La plupart avaient commencé l'année sur pondérée à l'Europe et étaient repassés sur les US.
10:22Bon, maintenant, on revient sur le scénario initial de début d'année.
10:25Donc, je pense que les drapeaux s'alignent, les étoiles s'alignent
10:28pour que l'Europe puisse faire une deuxième partie d'année
10:31qui soit potentiellement meilleure que les Etats-Unis,
10:33d'autant plus si, effectivement, l'IA se met un petit peu à consolider.
10:37C'est un sujet qui est plus lié aux Etats-Unis qu'à l'Europe.
10:40John, plutôt l'Europe pour la suite de l'année, pour le deuxième semestre,
10:43ou plutôt les Etats-Unis, notamment si le dollar continue de s'apprécier,
10:46ce qui valorise les portefeuilles exposés à Wall Street ?
10:50Écoutez, ce que je vais vous dire, c'est qu'à mon avis,
10:52il faut bénéficier, il faut toujours être sur la tech
10:56et les leaders qui sont aux Etats-Unis, à part certaines comme SAP et ASML,
11:00bien évidemment.
11:01Mais d'un autre côté, vous avez certains secteurs en Europe
11:05qui ont été littéralement massacrés.
11:07Alors, on peut parler, évidemment, du secteur automobile,
11:10le secteur automobile allemand, on en a déjà assez parlé ensemble
11:14avec l'arrivée des véhicules électriques chinois,
11:18à la concurrence qu'on a un peu partout.
11:21Et en fait, on est dans une situation où il est potentiellement assez intéressant
11:28de revenir sur certaines valeurs industrielles européennes
11:32qui bénéficient d'une baisse du prix du baril de pétrole,
11:37comme vous l'avez dit.
11:39Ces entreprises pourront potentiellement garder, privilégier
11:43et conserver leurs marges.
11:45Et d'un autre côté, bien évidemment, c'est une bonne diversification.
11:49Vous parliez avant des secteurs qui avaient été,
11:53et des valeurs qui avaient été les plus malmenées,
11:55c'est peut-être là où il faut aller chercher un petit peu d'alpha,
11:58comme on dit, tout en gardant un pied sur la tech américaine,
12:02parce que je ne pense pas que ce soit la fin du cycle sur l'AI.
12:08Je pense qu'on est dans un super cycle,
12:11et comme on l'a vu sur certaines révolutions industrielles,
12:15parce que l'AI, c'est une révolution industrielle,
12:17et donc je garderai le pied sur les deux.
12:20Ce n'est pas que je ne veux pas répondre à votre question, Guillaume,
12:22mais je pense qu'il faut vraiment avoir son portefeuille diversifié
12:25en deuxième partie de l'année, parce qu'il y aura pas mal de volatilité.
12:28Oui, peut-être encore, on verra des hausses de taux de la BCE,
12:31et puis pourquoi pas une hausse de taux de la FED d'ici la fin de l'année.
12:35Alors vous le disiez, super cycle sur l'IA,
12:37qui pourrait encore entraîner des hausses,
12:39même si à un moment une rotation finira,
12:41et commence d'ailleurs en ce moment à poindre.
12:43Micron a publié ses résultats, on peut rappeler les chiffres quand même,
12:46des bénéfices multipliés par 15, John, sur un an, Micron.
12:50On n'arrête pas de dire que ce titre monte trop vite,
12:52sur un an il l'a fait x9.
12:54Oui, mais les bénéfices se l'ont fait x15.
12:57Ça veut dire que ce titre doit continuer de progresser,
12:59enfin il est logique de voir des fusées pareilles,
13:02et on se dit qu'à un moment forcément il y aura un crash,
13:05quand le cycle va se retourner,
13:06ou au contraire ça peut continuer, il faut y aller,
13:08puis les yeux fermés, allons-y quoi, tous, John.
13:11Non, ça peut continuer,
13:13on a vu, c'est assez évident,
13:17que c'était les résultats des entreprises
13:19qui tiraient à la hausse ou à la baisse le S&P 500.
13:22Là, si on regarde, si on prend cette théorie,
13:25puis on regarde les résultats de Micron,
13:28vous aviez un consensus sur le chiffre d'affaires trimestriel
13:32qui était aux environs de 37 milliards de dollars,
13:37et on se disait que c'était déjà très élevé.
13:40Micron, il sort avec 41,5 milliards de dollars,
13:44c'est plus de 6 milliards de plus
13:47qu'un consensus qui était logé très haut, comme on dit.
13:51Et surtout, c'est que Micron prévoit encore plus,
13:55il prévoit 50 milliards au prochain trimestre,
13:59donc on voit que les dépenses dans l'AI sont toujours soutenues,
14:03on voit qu'on est dans un cycle différent.
14:05Alors je ne dis pas qu'on n'est pas dans un cycle,
14:07attention, on a les cycles sur les mémoires,
14:10les cycles sur les semi-conducteurs, etc.,
14:12et on est dans un cycle.
14:14À un moment, on sera au point où l'offre va rejoindre la demande.
14:21Mais là, lorsqu'on entend les dirigeants de Micron,
14:25ils nous disent que justement au moment où on anticipe,
14:29ou au moment où l'offre rejoint la demande,
14:32ce n'est pas 2027, c'est potentiellement jusqu'en 2028.
14:38Et donc là, c'est un message très fort.
14:41Alors évidemment, ce n'est pas pour ça qu'on ne va pas être dans une situation
14:45où il n'y aura pas de prise de bénéfice.
14:47Ce n'est pas pour ça qu'on a vu les résultats d'NVIDIA
14:51lors du premier trimestre, c'était extraordinaire.
14:53Le titre avait perdu près de 10% lors de la publication des résultats.
14:59Pourtant, c'était exceptionnel.
15:01Et là, on est un petit peu, même si Micron monte aujourd'hui,
15:05mais ça aurait été assez bizarre si Micron avait baissé avec des résultats,
15:10surtout des perspectives qui sont aussi élevées.
15:13Alors, super cycle, oui.
15:14Et quand on parle de super cycle, et je termine là,
15:17quand on parle de super cycle, pas oublier une chose,
15:20c'est que c'est un cycle qui est plus long.
15:22Et donc, on est dans ce cas-là,
15:23où normalement, on devrait anticiper une baisse de la demande
15:27ou face à une offre qui est remplie en 2027.
15:34Mais là, on parle de 2028.
15:36Donc, les anticipations de la fin de ce cycle auront lieu en 2027,
15:41et pas cette année.
15:41Oui. Micron gagne 12% aujourd'hui.
15:44Enfin, les analystes sont passés complètement à côté.
15:47La publication, on l'attendait positive.
15:48Là, elle est 20%.
15:5020% au-dessus des attentes des analystes.
15:51Ils sont où, les analystes, là, Antoine ?
15:54Ils sont exactement au même endroit que les grands penseurs
15:58et les grands architectes de l'IA.
16:00Les Sam Altman, le PDG d'Anthropic, etc.
16:02Ils sont dépassés.
16:03Mais qui sont incapables de vous dire où ils vont.
16:06Et qui changent de version sur leur dynamique du jour au lendemain.
16:11Qui vous disent que ça va trop vite.
16:12Qui vous disent que finalement, ça va suffisamment vite.
16:14Qui sont incapables de vous parler de rentabilité.
16:17Qui hésitent complètement sur le prix des tokens, etc.
16:21Oui, au bout du compte,
16:22on a des industriels derrière qui disent
16:24« Oui, nos perspectives, c'est ça, compte tenu des dynamiques. »
16:27Et derrière, on a des analystes,
16:29des grandes banques d'affaires,
16:30des grands bureaux d'analyse.
16:31Ceux de JP Morgan, parmi les meilleurs du monde,
16:34qui sont obligés, face aux résultats de Micron,
16:37de relever de 100% leur objectif de cours sur l'action.
16:40Ils viennent de le relever de 100%.
16:42Oui, voilà.
16:42Ils ont doublé leur objectif de cours sur l'action.
16:44Alors, bien au-delà des 1 000 dollars, désormais.
16:45Il faut bien s'ajuster.
16:47Et oui, tout le monde est paumé.
16:50Paumé, ça peut être dans le bon sens.
16:51Ça peut être, on voit un upside qui est beaucoup plus grand
16:54que ce qu'on pensait, parce que c'est vraiment gigantesque.
16:56Mais c'est dire aussi la désorientation
16:59que provoque cette émergence de ces dynamiques
17:01d'intelligence artificielle,
17:03même chez les industriels
17:04qui ont des chaînes de production,
17:07des paramètres de rentabilité, etc.
17:08Avant la crise Léman,
17:09les agences de notation n'avaient pas alerté
17:11sur la crise des dettes non plus,
17:12à l'avance.
17:12Et on disait, elles étaient dans les choux,
17:14elles n'ont rien vu venir.
17:14Est-ce que là, les analystes,
17:16vis-à-vis de la tech,
17:16et en positif cette fois-ci,
17:18n'ont rien vu venir ?
17:18Laurent, est-ce qu'ils sont dans les choux,
17:20les analyses, vis-à-vis de la dynamique de la tech ?
17:22Quand on voit à quel point
17:22Macron dépasse les attentes,
17:24et au premier trimestre,
17:25les résultats des acteurs de la tech
17:26aussi étaient largement au-delà des attentes
17:28aux Etats-Unis.
17:30En tout cas, ce qui est sûr,
17:31c'est qu'ils ont été complètement dans les choux
17:32les douze derniers mois,
17:33parce que si vous regardez
17:36les grands hyperscalers,
17:38donc on va dire Microsoft, Amazon,
17:41Alphabet, Meta,
17:42et on va mettre Oracle dedans,
17:43les cinq ensembles.
17:44Et vous regardez
17:45ce que les analystes prévoyaient l'année dernière
17:47qu'ils allaient dépenser cette année
17:49en CapEx, d'accord ?
17:50Donc au premier trimestre l'année dernière,
17:52ils s'attendaient à ce que ces gens-là
17:53dépensent ensemble
17:54à peu près 330 milliards cette année,
17:562026.
17:57Et en fait,
17:58ils vont dépenser plus de 800 milliards.
18:00Donc ils se sont trompés
18:01dans un facteur de 2 à 3.
18:02Et pour 2027, c'est pire.
18:04Ils s'attendaient à ce qu'ils dépensent
18:06380 milliards,
18:07et on va finir probablement
18:08au-dessus de 1 200 milliards.
18:10Donc ce qui s'est passé,
18:12c'est que le marché est beaucoup plus grand
18:13que ce qu'ils avaient imaginé.
18:15Ça exerce une pression majeure
18:17sur la chaîne d'approvisionnement
18:19qui ne peut pas s'ajuster aussi rapidement.
18:21Et c'est pour ça que des gens comme Micron
18:25arrivent à vendre leur prix de la DIRAM,
18:27aujourd'hui maintenant 13 ou 14 dollars,
18:29quand ils le vendaient à 3 dollars
18:30il y a encore un an.
18:31Donc il y a eu cet effet
18:33d'un marché beaucoup plus gros
18:34que ce que les investisseurs imaginaient.
18:35Et ça a été joué par,
18:37notamment,
18:37ce qu'on appelle les pioches,
18:38chez Pioche,
18:39donc la chaîne d'approvisionnement.
18:41Et les hyperscalers finalement,
18:42dans cette histoire,
18:43ils ont un peu tendance à sous-performer
18:45parce que le bonheur de Micron
18:47est un peu leur malheur.
18:49C'est-à-dire que plus les prix de Micron
18:51sont chers,
18:51plus les prix du datacenter sont chers,
18:53plus ils doivent dépenser,
18:55et plus la question de la rentabilité
18:57s'impose à eux.
18:58Parce qu'aujourd'hui,
18:59quand on vous parlait à des experts
19:01dans l'industrie,
19:02un datacenter de 1 gigawatt,
19:04qui est le nouveau standard,
19:06il essaie de faire des communications,
19:07on a un gros datacenter,
19:081 gigawatt.
19:09Aujourd'hui,
19:09ça vous coûte 50 milliards.
19:11Vous leur demandez,
19:11mais ça coûtait combien ?
19:12Il y a 12 ou 18 mois,
19:14ils vous disent que c'était
19:14entre 35 et 40.
19:15Et il y a un cas de figure
19:16où ça passe à 60,
19:1770 milliards d'ici 18 mois.
19:19Parce que Micron
19:20et tous les autres
19:21montrent les prix très vite.
19:23Donc,
19:23la question de la rentabilité,
19:24à un moment,
19:25va arriver.
19:26Guillaume ?
19:27Oui,
19:27et John,
19:28on vous entend John,
19:29allez-y,
19:30je vous laisse rebondir.
19:31Non,
19:32je voulais juste compléter
19:33ce que disait Laurent,
19:34parce que vous savez,
19:35lorsqu'on entend le patron de Nvidia,
19:37il vous dit que,
19:38par exemple,
19:39il y a le physical
19:40et l'intelligence artificielle
19:43avec la robotique,
19:44etc.,
19:45qui va dépasser tout entendement
19:47en termes de demandes supplémentaires.
19:51Donc,
19:51on est dans une situation
19:53où ce n'est pas derrière nous.
19:55Il y a d'autres zones à explorer
19:57pour l'intelligence artificielle.
20:00Et c'est ça qui est assez fou.
20:01Et vous disiez
20:02qu'ils sont dans les choux,
20:03alors d'une certaine manière,
20:04mais on n'arrive pas.
20:05Et Antoine a touché vraiment
20:07là où ça fait mal,
20:09c'est qu'on n'en a aucune idée,
20:10mais dans le bon sens du terme.
20:12Et je reviens sur ce physical AI,
20:15eh bien,
20:16on ne sait pas ce qui va se passer
20:18parce que ça peut potentiellement
20:20dépasser tout entendement.
20:22Bon,
20:23Space is the limit.
20:25On va parler Space X dans un instant.
20:26Auparavant,
20:27on est à 9 minutes de la clôture
20:29sur les marchés européens
20:30et le CAC 40 gagne 0,5%.
20:31Un titre au plus historique
20:32avec la baisse des cours du pétrole,
20:34les espoirs de fin de la guerre en Iran.
20:36On est à la fin de la guerre.
20:37En tout cas,
20:37on espère que ça va durer.
20:39Accor,
20:39oui,
20:39Accor sera plus historique aujourd'hui.
20:41C'est la plus forte hausse du CAC.
20:42Le groupe hôtelier gagne 3%.
20:43On a le secteur bancaire
20:44aussi bien orienté.
20:45Puis en repli,
20:46Thalès abandonne 2,5%.
20:48Je disais,
20:50en fait,
20:50on va parler plus largement
20:51d'introduction en bourse
20:52parce qu'ici aussi en Europe,
20:53il y en a des introductions en bourse,
20:55figurez-vous.
20:55Le slip français
20:57va s'introduire en bourse.
20:59Alors,
20:59ce n'est pas Space X,
21:00on est d'accord.
21:01Le slip français,
21:02ce n'est pas non plus anthropique,
21:03mais quand même,
21:03c'est bien français
21:04et c'est du marché action.
21:07Guillaume Gibault,
21:07le PDG fondateur du slip français,
21:09nous livrait tout à l'heure
21:10dans Good Morning Business
21:11les détails de l'introduction en bourse.
21:13Donc attendu
21:14pour les premières cotations
21:15peut-être le 14 juillet.
21:17Combien compte-t-il lever
21:18grâce à cet IPO,
21:19le slip français ?
21:20Eh oui,
21:20ils ont Space X,
21:21on a le slip français.
21:22Et puis juste après,
21:23messieurs,
21:23on bondira ensemble.
21:25C'est une opération
21:26entre 12 et 15 millions d'euros.
21:28Il y a 5 millions d'euros
21:29d'augmentation de capital.
21:30Donc là,
21:30c'est vraiment
21:31les moyens qu'on va se donner
21:32pour accélérer
21:33sur le déploiement industriel,
21:34investir dans des machines,
21:36dans des automates,
21:36dans du recrutement,
21:37dans du personnel,
21:38dans notre usine à Aubervilliers.
21:39Et tous les Français
21:40sont les bienvenus
21:40pour venir faire la visite
21:41tous les vendredis,
21:42mais les autres jours.
21:43Voilà,
21:43à Aubervilliers,
21:44on fabrique 4500 slips par jour,
21:451500 t-shirts par jour,
21:47on montre que le Made in France
21:47est possible.
21:48Et l'autre partie de l'opération,
21:49c'est en fonction
21:50de l'appétit des Français.
21:52Voilà,
21:52jusqu'à ce que ça sera
21:545,
21:5410,
21:5515 au total
21:56pour aller chercher
21:56un maximum de Français
21:57au capital de l'entreprise.
21:58C'est vraiment ça qu'on souhaite.
22:00L'action est à 14,80 euros.
22:02Ça démarre aujourd'hui
22:03pour une période de souscription
22:04qui va aller jusqu'au 8 juillet.
22:05Et on espère,
22:06si tout va bien,
22:07sonner la cloche le 14 juillet.
22:08Le PDG du Slip français,
22:10Guillaume Gibault,
22:11ce matin,
22:11il répondait aux questions
22:12de leur closier
22:12dans Good Morning Business.
22:13John,
22:14elle est pour vous,
22:14bien sûr,
22:14cette question.
22:15Le Slip français,
22:16donc,
22:16il va s'introduire.
22:17Il y a aussi KNDS,
22:18là,
22:18on est dans la défense.
22:19KNDS,
22:19le groupe franco-allemand
22:20qui va s'introduire en bourse
22:21aussi à Francfort et à Paris.
22:22On sent que la bourse
22:24attire à nouveau
22:24les entreprises,
22:25John,
22:25peut-être.
22:26Oui,
22:27tout à fait,
22:27mais je suis très content.
22:30Mais vous savez,
22:30lorsqu'on regarde KNDS
22:33qui est un lien
22:35entre la France et l'Allemagne
22:37qui est une entreprise
22:39totalement étatique
22:41et chaque État
22:42va mettre 10% en bourse,
22:47comme vous le disiez.
22:48Eh bien,
22:48on est quand même
22:50très, très loin
22:52de ce qui se passe.
22:53Vous parliez de SpaceX,
22:54alors bon,
22:55ça,
22:55c'est l'extrême,
22:56mais on parle d'Entropic,
22:57d'Open AI.
22:58Alors,
22:58je veux dire,
22:59est-ce que ça fait
23:00vraiment rêver
23:02en termes de croissance,
23:05de valeur de croissance ?
23:07Est-ce que ça fait rêver
23:09d'avoir,
23:10si on parle de KNDS,
23:12d'avoir une hausse
23:14du chiffre d'affaires
23:15chaque année
23:16de 30%
23:18et une marge opérationnelle
23:19de 15% ?
23:20Pas grand choix.
23:21Alors,
23:21c'est extraordinaire
23:22pour le secteur
23:23de la sécurité
23:25et de l'armement,
23:25mais est-ce que
23:26c'est comparable
23:27avec la tech ?
23:29Je reviens là-dessus,
23:30je suis désolé
23:30parce qu'on a parlé
23:31de Micron,
23:32où tous les investisseurs
23:33vont.
23:34Non,
23:34c'est plutôt,
23:35et je trouve extraordinaire
23:36qu'on ait des slips français,
23:38mais c'est plutôt
23:39des valeurs
23:40de fonds de portefeuille
23:42pour des grandes entreprises
23:45et pour ces cinq prochaines années.
23:47Donc,
23:47c'est extraordinaire,
23:48mais est-ce que c'est comparable
23:50à ce qui se passe
23:51aux États-Unis
23:52où tout le monde regarde ?
23:53Eh bien,
23:54je ne suis pas sûr.
23:55C'est totalement différent.
23:56Oui,
23:56on est bien d'accord,
23:57puis ce n'est pas les mêmes
23:57ampleurs de levée de fonds,
23:59mais voilà,
24:00KNDS et le slip français,
24:01j'insiste beaucoup
24:02sur le slip français
24:02parce qu'on est dans
24:03l'industrie quand même,
24:04un groupe qui parvient
24:05à produire en France.
24:08C'est une clé,
24:09c'est-à-dire que les auditeurs,
24:10téléspectateurs
24:11de BFM Business
24:11savent à quoi la bourse
24:12peut être utile,
24:13et là aussi,
24:14à financer non seulement
24:14une entreprise européenne,
24:15plutôt qu'elle émette
24:16ses capitaux dans SpaceX,
24:18financer une entreprise
24:18européenne française
24:19qui parvient à produire
24:21ici en France,
24:22en l'occurrence.
24:23Alors,
24:23le patron du slip français
24:25dit que c'est une bonne occasion,
24:26alors c'est sa communication,
24:27c'est une bonne occasion
24:28de mettre vos slips en action.
24:30Oui,
24:30au sens propre,
24:31avec cette IPO,
24:31cette introduction en bourse.
24:32Comment vous regardez ça,
24:33Laurent ?
24:33Est-ce qu'effectivement,
24:34ça peut inspirer
24:35les investisseurs ?
24:37Je pense qu'effectivement,
24:39c'est une bonne nouvelle.
24:40Le marché de l'IPO,
24:41c'est un marché difficile
24:42depuis plusieurs années.
24:43Il est beaucoup impacté
24:44par la gestion,
24:45l'essor de la gestion passive,
24:46parce que typiquement,
24:47si on prend le slip français,
24:49c'est petit,
24:50donc ça ne va pas être
24:51dans les indices.
24:52Et donc,
24:53toute cette gestion passive
24:54qui est devenue colossale
24:55ne peut pas investir
24:56dans ce genre d'entreprise.
24:57Et donc,
24:58ça prive de capital.
24:59Donc,
25:00voir qu'il va y avoir
25:01de l'intérêt,
25:02ça donne un petit peu
25:03d'espoir
25:05sur ce sujet-là.
25:06Et nous,
25:07on milite depuis des années
25:08pour dire que
25:09le problème de cette gestion passive,
25:11c'est qu'à chaque fois
25:11qu'un Européen
25:12met un euro de plus
25:13en gestion passive
25:13dans le MSCI World,
25:15il finance à 75%
25:16les entreprises américaines
25:17et il appauvrit
25:18les entreprises européennes.
25:19Donc oui,
25:20j'espère qu'il y aura
25:20plus d'introductions en bourse
25:21de sociétés françaises
25:23et européennes.
25:23Oui,
25:24mais déjà,
25:24il faudrait peut-être
25:24que la réglementation
25:25s'ouvre plus aux particuliers
25:26parce que c'est François Meunier
25:28qui nous accompagnait
25:28il y a quelques jours.
25:29Il nous disait
25:30les IPO en France
25:31et en Europe,
25:31très peu d'IPO
25:32sont ouvertes initialement
25:34aux particuliers.
25:34Elles le deviennent ensuite,
25:35bien sûr,
25:36en bourse.
25:36Mais initialement,
25:37non.
25:37Alors que SpaceX,
25:39John,
25:39c'était ouvert
25:40dès le début aux particuliers.
25:41Est-ce que de ce point de vue,
25:42l'Europe qui se targue
25:43de vouloir faire
25:43l'union des marchés de capitaux,
25:45attirer l'épargne
25:46des Européens
25:46vers nos entreprises,
25:47est-ce que là-dessus,
25:48l'Europe ne se tire pas
25:48une balle dans le pied
25:49en les privant
25:50les particuliers
25:51de l'accès initial aux IPO ?
25:53Oui,
25:54tout à fait.
25:54Et c'est pour ça
25:56qu'on n'attire peut-être pas
25:57des très très grands groupes,
25:59je dirais,
26:00sans minimiser
26:01ceux qui vont venir
26:03ces prochains mois
26:04et que si vous regardez
26:05le marché
26:06des introductions
26:07en bourse,
26:08c'est surtout en Asie
26:09et bien évidemment
26:10aux États-Unis.
26:11Donc là,
26:12si en plus,
26:13vous mettez de côté
26:14d'une certaine manière,
26:15vous empêchez
26:16les privés
26:17d'avoir accès
26:19à du papier,
26:19comme on dit
26:20avant l'introduction
26:21en bourse,
26:22c'est effectivement
26:23que vous tirez
26:24une balle dans le pied
26:25et puis vous ne vous rendez
26:26pas la place boursière
26:28très sexy,
26:29si je peux me permettre,
26:30pour ceux
26:32qui voudraient
26:33essayer de rentrer
26:35dans une valeur,
26:36essayer non pas simplement
26:38d'avoir une progression
26:39le jour J
26:41et de vendre la valeur,
26:42mais aussi de se dire
26:43qu'on investit
26:45sur du slip
26:46parce qu'il y a
26:46une croissance
26:47qui est une belle croissance,
26:49une belle croissance
26:50sur laquelle je vais pouvoir
26:51parier l'année prochaine.
26:53Là,
26:54il va falloir attendre
26:55l'introduction en bourse
26:56et puis après,
26:57voir quelle est la réaction
27:00lors de l'introduction
27:01en bourse,
27:01etc.
27:02donc ça va un peu
27:03à l'encontre
27:04d'une certaine logique
27:06de démocratiser
27:08ceux qui peuvent
27:09participer
27:10aux introductions
27:11en bourse.
27:12Wall Street,
27:13en ce moment,
27:13il est 11h33
27:14à New York.
27:14Wall Street est en petite hausse,
27:16le S&P gagne 0,3
27:17mais pas le Nasdaq.
27:18On a expliqué les raisons
27:18il y a quelques minutes,
27:19moins 0,3
27:20le Nasdaq
27:20parce qu'en plus,
27:21les prix des cartes mémoires
27:23qui augmentent,
27:24qui profitent à Micron,
27:25tout ça,
27:25c'est les coûts
27:26des hyperscalers.
27:27Du coup,
27:27les hyperscalers,
27:27eux,
27:27sont en baisse en ce moment.
27:28Et puis à Paris,
27:29le CAC gagne 0,5
27:30à quelques minutes
27:31de la clôture.
27:32On la vivra ensemble,
27:33cette clôture.
27:33Bougez pas dans un instant,
27:34dans trois minutes
27:35avec nos experts.
27:36Juste,
27:36on n'a pas parlé
27:37des banques américaines.
27:38C'est important
27:38de savoir comment elles vont
27:39pour mesurer
27:40la résilience possible
27:42en cas de crise économique
27:43du système financier.
27:44Eh bien,
27:44les banques américaines,
27:46Laurent,
27:46ont passé un stress test.
27:47Alors,
27:48un stress test assez dur.
27:49La Fed a testé
27:5032 grandes banques américaines
27:51dans un scénario
27:52de récession assez violente
27:53qui ferait monter
27:54le chômage à 10%
27:55et entraînerait
27:56l'immobilier
27:56en forte baisse.
27:5932 banques passent allègrement
28:01ces stress tests
28:02et resteraient au-dessus
28:04de leurs exigences
28:04minimales de capital.
28:05C'est une super bonne nouvelle
28:06ou c'est la garantie
28:08de rien pour la suite,
28:09Laurent ?
28:10Je pense que c'est
28:11une bonne nouvelle.
28:12Après,
28:12ce que c'est surprenant,
28:13je pense pas tant que ça
28:14parce qu'il ne faut pas oublier
28:15que post-crise 2008,
28:18ces banques,
28:18pendant 10 ans,
28:20n'ont pas versé de dividendes
28:21parce qu'elles devaient
28:21reconstituer leurs fonds propres.
28:24Elles ont souvent
28:24des fonds propres
28:25qui sont trois fois plus gros
28:26que ce qu'ils n'étaient
28:26pendant la crise de 2008.
28:27Donc,
28:28c'est sûr que le système
28:29financier,
28:29toute chose à quelle parure
28:30est beaucoup plus robuste
28:32aujourd'hui qu'à l'époque.
28:34Après,
28:35on voit qu'il y a
28:35des sujets de fragilité,
28:36notamment tout ce qui est
28:37crédit privé.
28:38Chaque jour,
28:39on voit des fonds
28:39qui sont obligés
28:40de suspendre les rachats.
28:42Donc,
28:43il y a des vrais sujets
28:43de ce côté-là.
28:44Mais manifestement,
28:46le sujet n'est pas
28:47d'assez grande ampleur
28:48pour inquiéter
28:48le régulateur
28:49de ces banques-là.
28:50Et la deuxième nouvelle
28:51que ça pourrait faire derrière,
28:53c'est le second coup de billard,
28:54c'est que ça permettra peut-être,
28:57ce qui est un petit peu,
28:58à mon avis,
28:58l'idée de la Fed,
29:00d'accélérer
29:00la déréglementation
29:02des banques
29:03pour libérer
29:03plus de crédits.
29:05Ah oui,
29:06d'accord.
29:07Donc,
29:07ça pourrait avoir
29:07les faits de...
29:08Oui,
29:09Vous savez que
29:11Kevin Warch,
29:12au-delà de ce qu'il a dit,
29:13il a aussi lancé
29:13des chantiers.
29:14Il a notamment
29:16lancé un chantier
29:17sur la réduction
29:17du bilan de la Fed.
29:19Et le problème
29:19de réduire le bilan de la Fed,
29:20c'est que ça réduit
29:21les réserves des banques
29:22et ça crée du stress,
29:23comme on l'a vu
29:23il y a quelques temps.
29:25Et donc,
29:25derrière,
29:26il commence à y avoir
29:27des pourparlers
29:27sur comment
29:29on pourrait faire en sorte
29:30que les banques
29:31aient moins besoin
29:31de réserves
29:32et du coup,
29:33elles puissent prêter plus.
29:34Donc,
29:34je pense que ça,
29:35ça sera un des thèmes
29:36des prochains trimestres.
29:38Et le fait que
29:39le stress test
29:40se soit très bien passé
29:41va dans ce sens-là.
29:42Merci beaucoup
29:43à tous les deux
29:43de nous avoir accompagnés.
29:44Laurent Chauderge
29:45pour BDL Capital
29:46et un grand merci aussi
29:47à John Plassard
29:48pour Cité Gestion
29:49et que vous retrouvez
29:50tous les jours
29:50à 15h30
29:51à l'ouverture de Wall Street
29:52à nos côtés.
29:52Merci.
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