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  • il y a 24 minutes
Avec Elisabeth Lévy et Philippe David

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Transcription
00:00Alors, autre dossier très fort dans cette matinée, c'est le rapport qui est tombé hier sur l'affaire Liana.
00:06On ouvre le débat parce que c'était notre fil rouge ce matin sur l'antenne de Sud Radio.
00:10Je posais la question en ces termes.
00:12Est-ce que les sanctions individuelles qui sont tombées hier et annoncées par le ministre de l'Intérieur et le
00:17ministre de la Justice,
00:18ce n'est pas une façon de se défausser de la part du gouvernement ?
00:22On est avec Jovanne de Chili-Mazarin.
00:25Bonjour Jovanne, je ne sais pas si je prononce bien.
00:29C'est bon, ça va, j'ai passé l'examen.
00:31Soyez le bienvenu en tous les cas sur l'antenne de Sud Radio.
00:33Et je posais la question de ce sondage d'ailleurs, c'est très clair.
00:38Il y a beaucoup de votes d'ailleurs, 1300 votes et oui à 97% pour les auditeurs de Sud
00:42Radio, c'est très clair.
00:43Le gouvernement est en train de se défausser de ses responsabilités dans l'affaire Liana.
00:47Jovanne, vous partagez ce sentiment ?
00:49Oui, je partage entièrement ce sentiment.
00:52Moi, je parle d'abord à un père de famille.
00:54Parce que derrière l'affaire Liana, il y a une famille qui est détruite.
00:59Il y a une enfant qui ne sera plus là pour profiter de sa négupité de sa vie qu'elle
01:04avait devant elle.
01:05Et tout ça, on le doit surtout au fait qu'on ait drastiquement réduit les moyens de la justice en
01:12France.
01:12Aujourd'hui, c'est facile de désigner des coupables.
01:15Mais quand on a enlevé tous les moyens en amont, il ne faut pas s'étonner à ce qu'il
01:20y ait de tels vides fonctionnements
01:22qui sont finalement devenus un fonctionnement normal de la justice en France.
01:26Et les conséquences, elles sont dramatiques aujourd'hui.
01:28Est-ce que pour vous, Jovanne, c'est d'abord une question de moyens ?
01:31Ou bien est-ce que lorsque vous voyez le déroulé des faits, vous ne vous dites pas, il y a
01:35quand même des erreurs qui ont été commises ?
01:38Bien sûr, c'est une somme d'erreurs qui ont mené à un drame horrible et des drames comme ça.
01:44J'espère qu'on n'en verra plus, mais je suis pessimiste là-dessus.
01:50Il faut absolument remettre les moyens à la justice.
01:53Je veux dire, c'est un service public, la justice, ça doit rester.
01:57On ne doit pas compter l'argent qu'on met pour défendre les plus fragiles de la société.
02:02Et j'entendais Gérald Darmanin qui était hier l'invité d'un grand journal télévisé
02:06qui disait qu'il y aura un avant et un après, Liana, nous dit Gérald Darmanin.
02:12À propos de ces 70 000 examens de plaintes, on avait un peu ironisé sur le temps qu'il fallait
02:19pour examiner ces 70 000 plaintes.
02:21La réalité, c'est qu'il y a déjà 134 personnes placées en détention prévisoire
02:26à la suite du réexamen d'une partie de ces 70 000 plaintes.
02:30Et là, on se dit, c'est aussi une question de volonté, la justice, en fait.
02:34Parce qu'à partir du moment où il y a une volonté politique, derrière, il y a des gens qui
02:37sont placés en garde à vue.
02:38Et on est peut-être, peut-être, en train de sauver des enfants.
02:42C'est en tous les cas le sens de l'intervention de Gérald Darmanin à propos de ces 70 000
02:45examens de plaintes.
02:47Merci, Jovanne, d'avoir partagé votre sentiment sur l'antenne de Sud Radio.
02:51On va se retrouver dans un instant.
02:53Pourquoi ? Eh bien parce qu'il y a des victimes, j'ai envie de dire, collatérales de l'affaire
02:59Liana.
02:59Vous avez peut-être entendu cette histoire selon laquelle Daniel Kohlbendit a dû annuler sa venue à Montpellier pour défendre
03:07un livre.
03:09Elisabeth Lévy nous dit, c'est incroyable.
03:11Restez avec nous, il est 8h44, on en parle dans un instant.
03:16Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Jacques Cardoze.
03:20Et c'est l'heure du Grand Débrief, 8h47 sur Sud Radio.
03:23Daniel Kohlbendit, victime collatérale de l'affaire Liana, d'une certaine façon.
03:27Il a dû annuler sa venue à Montpellier pour défendre un livre.
03:31C'est une Montpellieraine qui lui a reproché à l'ancien député européen des propos qu'il a tenus en
03:371982.
03:38C'est le regard de Benjamin Glez, qui est à nos côtés dans ce studio.
03:44Benjamin qui est revenu pour nous parler de cette affaire.
03:48Parce qu'on en parle pas mal sur les réseaux sociaux, sous la pression d'une pétition.
03:52Donc l'ancien député européen a dû annuler sa venue à Montpellier.
03:56Qui était prévu pour le 30 juin prochain, vous l'avez dit, pour parler de son livre.
03:59Un souvenir d'un apatride.
04:01Sa venue qui n'a pas plu à une Montpellieraine.
04:03Elle l'écrit dans sa pétition en tant que femme, mère et citoyenne.
04:07Je suis profondément choqué et en colère suite à l'annonce de la venue de Daniel Kohlbendit.
04:10Cet événement prévu à la salle Pétrard qui est une insulte, écrit-elle, à toutes les victimes de pédocriminalité.
04:16Un blanc-seing à la pédophilie.
04:19Cette Montpellieraine reproche à l'ancien leader écologiste des propos qu'il avait tenus en 1982 sur le plateau de
04:24l'émission Apostrophe.
04:25Souvenez-vous.
04:26Vous savez que la sexualité d'un gosse est absolument fantastique.
04:30C'est quand même, il faut être honnête, sérieux.
04:33Un petit gosse.
04:34Moi j'ai travaillé avec des, avant les tout-petits là.
04:37Les tout-petits c'est autre chose.
04:38Mais avec des gosses qui avaient tenu 4 et 6 ans.
04:41Vous savez quand une petite fille de 5 ans, 5 ans et demi, commence à vous déshabiller.
04:45C'est fantastique.
04:47C'est fantastique parce que c'est un jeu.
04:49C'est un jeu absolument érotico-maniac.
04:52Vous me trouvez.
04:53Voilà, c'est le souvenir de ces propos tenus en 1982 par Daniel Kohlbendit
04:57qui ont poussé cette Montpellier-Rennes à lancer une pétition contre sa venue.
05:01La pétition a été signée par un peu plus de 7000 personnes.
05:04Un collectif, par ailleurs le collectif des Tricoteuses Hystériques,
05:06avait annoncé sur ses réseaux sociaux une mobilisation.
05:09Si l'événement a été maintenu, ce ne sera pas le cas.
05:11Puisque Daniel Kohlbendit a annoncé qu'il ne se rendra pas à Montpellier le 30 juin prochain.
05:15Voilà, et en tout cas, lorsque l'on entend les paroles de Daniel Kohlbendit en 1982,
05:22j'ai très envie de vous entendre, Elisabeth Lévy et Philippe David, sur ce sujet.
05:27C'est terrible.
05:28C'est terrible, ça fait froid dans le dos, on se dit que...
05:32Excusez-moi.
05:32Non mais attendez, excusez-moi, je ne peux pas entendre ça et me dire que...
05:38Oui, ça m'effraie, en fait.
05:39Ça m'effraie.
05:41On a le droit de...
05:41Oui, oui.
05:42D'accord.
05:43Alors, moi, je vais vous dire, des gens qui ont dit des conneries, surtout.
05:46Je vais dire, et des grosses conneries, pardon pour l'expression, je vais vous en trouver 150.
05:51Daniel Kohlbendit a-t-il attenté ?
05:53Évidemment que ça nous choque, d'accord ?
05:56C'est surtout que c'est du Freud très mal digéré, parce qu'effectivement, Freud parle de sexualité infantile,
06:01mais ça ne veut pas dire qu'on a envie d'avoir des jeux érotiques avec des enfants.
06:06Deuxièmement, pour moi, c'est même au-delà du fait d'être choqué,
06:10c'est surtout une incompréhension totale, parce que je ne comprends pas le désir pédophile,
06:15en quelque sorte, je ne comprends pas ça, je ne comprends pas qu'on désire des enfants.
06:18Pour moi, c'est...
06:19Mais, mais, mais, Daniel Kohlbendit a dit des tas d'âneries,
06:25et je vous assure que les gauchistes en ont dit un paquet.
06:28D'ailleurs, à Croix aussi, on en a dit un paquet.
06:31Est-ce qu'on va bannir les gens ?
06:32Il ne l'a pas attenté à la vie d'un enfant, à ma connaissance.
06:37Donc, est-ce qu'on va bannir les gens ?
06:39Et pour des propos tenus il y a 40 ans, 50 ans.
06:43Et puis, par ailleurs, les tricoteuses hystériques.
06:46Moi, j'en ai ras-le-bol des justiciers autoproclamés.
06:49J'en ai ras-le-bol des gens qui brandissent leur colère et leur émotion.
06:52Non, l'émotion n'a pas toujours raison.
06:55La civilisation, c'est la victoire de la raison sur l'émotion.
06:58Les jeux du cirque, c'était de l'émotion.
07:00Les gens baissaient le pouce, levaient le pouce.
07:02C'est ça qu'on veut ?
07:03Eh bien, je suis désolé.
07:04Nous sommes des êtres de raison, d'accord ?
07:06Et des êtres de raison doivent laisser la justice sanctionnée.
07:10Ça n'est pas à nous.
07:11Tous ces gens-là qui vont manifester pour réclamer que des têtes tombent
07:15parce qu'ils sont en colère.
07:15Mais la colère n'a pas toujours raison.
07:17Ça suffit maintenant.
07:19Le point de vue est évidemment très pertinent et très intéressant.
07:22ça dit quelque chose de notre époque.
07:24C'est-à-dire que ces phrases qu'on réentend 40 ans après,
07:28elles nous choquent parce que probablement aussi que
07:31faire l'éloge de la sexualité d'un enfant,
07:35c'est absolument insupportable.
07:37Pardon de le dire.
07:38Et je comprends qu'il y ait 7000 signataires de cette pétition.
07:42Pardon de le dire également comme ça.
07:43On sera avec Cédric qui nous appelle Philippe David.
07:45C'est une des vraies voix à l'origine de la pétition.
07:47C'est Bérangère Dubu qui était dans les vraies voix pas plus tard qu'hier.
07:50Donc, rendons-en à César ou à Bérangère ce qui est à Bérangère.
07:54Moi, ce que je ne comprends pas, c'est que des gens,
07:56comme Convendit, j'ai poussé un coup de gueule d'ailleurs
07:58il y a quelques jours là-dessus,
07:59aient pu rester dans le circuit.
08:01Parce que moi, je veux dire, je suis le grand père d'une petite fille.
08:03Vous l'auriez condamné médiatiquement d'une certaine façon.
08:05Bien sûr que oui.
08:06Mais comme tous ceux qui signaient la pétition
08:08pour dépénaliser la pédophilie.
08:10Vous vous rappelez quand même en 77 dans Le Monde ?
08:13Vous vous rappelez Libération avec un dessin explicite
08:16Apprenons la sexualité aux enfants
08:18qui montrait à un adulte
08:20d'apprenons à un enfant à lui faire une fellation.
08:22Mais c'est de la dégueulasserie.
08:24Mais on condamnait toute une époque.
08:27Condamnait les années 60, les années 70,
08:29condamnait tous les gens.
08:31Mais enfin, Philippe, c'est de moraline.
08:33Excusez-moi.
08:33Un retardement, c'est vraiment terrible.
08:35Excusez-moi, moi, quelqu'un qui toucherait à ma petite fille,
08:38j'ai bientôt 60 balais, je peux vous dire un truc,
08:40c'est qu'il tâterait de la tartophalange.
08:41Je vous le dis franchement.
08:43Vous êtes très fiers de vous de dire ça,
08:45comme toute la France qui a défilé sur les plateaux
08:47pour dire si c'était ma fille, j'aurais déjà pris mon revolver.
08:50Pardon de vous le dire, d'accord,
08:51que je suis ravie pour vous de ces certitudes.
08:55Ah oui, j'ai quelques certitudes.
08:57D'accord.
08:58Mais je ne vois pas en quoi vous pourriez être fiers,
09:02d'accord, de cette réaction.
09:03C'est-à-dire que vous êtes incapables de comprendre
09:06qu'on ne juge pas une époque avec les yeux,
09:09on ne juge pas le passé avec les yeux d'aujourd'hui.
09:12Des gens qui ont dit des âneries,
09:14que ce soit celles-là ou d'autres,
09:16vous en fréquentez tous les jours.
09:18Philippe David, et ensuite on prend un auditeur.
09:19Non, mais là, c'est pire que des âneries.
09:21Parce que raconter, se faire déshabiller
09:22par une gamine de 4 à 6 ans,
09:24ce n'est pas dire une ânerie, une énorme connerie.
09:26Mais non, mais ça me paraît monstrueux.
09:27Ce n'est pas ça dont je parle.
09:29Le problème, c'est que dans un pays normal,
09:31ils auraient été déclarés tricards par tout le monde ?
09:32Dans aucun pays, ils n'ont été déclarés tricards
09:35parce que les années 70 ont été un festival
09:37de monstruosité.
09:39Et si je puis dire, il n'est pas le seul à l'époque
09:41à avoir ce genre de monstruosité.
09:43Mais vous voulez, Kouchner, Jack Lang,
09:45qui s'y avait la pétition, Solaire,
09:47je ne vais pas faire la liste,
09:48allez, c'est donc comme le bras.
09:49Et donc ?
09:51Pour moi, ces gens-là auraient dû être tricards
09:52parce qu'il y a des tabous absolus.
09:55Le tabou absolu, on ne touche jamais
09:57à un gamin ou une gamine, surtout de 4 à 6 ans.
10:00Philippe David, tricards médiatiquement,
10:02en tous les cas, on rappelle une donnée
10:03qui est quand même importante,
10:04c'est que Daniel Cohn-Bendit
10:05n'a jamais été ni jugé ni condamné
10:07pour ses faits.
10:08Moi, je ne m'inquiète plus.
10:09Moi, il y a autre chose qui m'inquiète plus.
10:11C'est pas les propos tenus par Cohn-Bendit
10:14il y a 50 ans.
10:16Et encore une fois,
10:17si Cohn-Bendit a touché un enfant,
10:20je voudrais qu'il soit jugé
10:21avec sévérité par la justice,
10:24pas par Philippe David.
10:25Mais ce qui m'inquiète beaucoup plus,
10:28c'est que je découvre dans cette affaire,
10:30c'est que même si la société
10:32n'est plus permissive,
10:34c'est pas parce que la société
10:36est permissive bêtement,
10:39c'est pas parce que la société
10:40n'est pas permissive aujourd'hui
10:41qu'il y a moins de pédophilie apparemment.
10:43Et ce qui m'inquiète beaucoup plus,
10:45c'est qu'on découvre l'ampleur
10:47du phénomène que je vous répète,
10:50je ne comprends absolument pas,
10:51en plus de le condamner,
10:52je ne comprends pas.
10:54Mais la façon dont chacun s'érige en juge,
10:57au lieu,
10:58la façon dont chacun pense
11:00qu'il est fondé à demander
11:01que telle tête tombe à hausse
11:03ou telle tête tombe là,
11:04commence à m'énerver.
11:06On va entendre Vincent
11:07qui est à Acde dans l'Héros.
11:09Bonjour Vincent,
11:10vous vouliez intervenir sur le sujet,
11:11Cohn-Bendit ?
11:13Oui, bonjour.
11:13Alors je voudrais intervenir
11:15parce que j'ai signé moi-même
11:16cette pétition.
11:18Et puis je ne comprends pas trop
11:19Elisabeth Levy,
11:21mais je suis désolé,
11:22ce type est un pédophile,
11:23il faut que des têtes tombent.
11:25Il faut que les puissants sachent
11:27qu'un jour,
11:28ils prennent des risques
11:30et qu'ils font des saloperies,
11:31il faut qu'ils morflent.
11:33Voilà.
11:34Est-ce que vous croyez
11:34que la pédophilie,
11:35c'est que les puissants ?
11:37Non, mais là,
11:38c'est des puissants.
11:40Là,
11:41pas la juge,
11:42la procureure de Hoche
11:45qui n'a pas fait son travail,
11:46il faut que les procureurs sachent
11:48que s'ils ne font pas leur travail,
11:49ils morflent.
11:50Et là,
11:50elle est juste envoyée ailleurs.
11:52Non,
11:52moi,
11:52j'aurais interdit de travailler
11:53et même peut-être de la prison
11:55parce que ces gens-là
11:56sont payés quand même
11:58pour faire une justice,
12:00pour protéger le peuple.
12:01C'est nous le peuple,
12:02c'est nous qui les payons.
12:03Voilà.
12:04Donc,
12:04il faut que les gens
12:05qui sont en haut,
12:06ils sachent que s'ils font de la merde,
12:08il faut leur couper la tête.
12:09Philippe David,
12:10alors moi,
12:11je vais rebondir
12:12sur ce qu'a dit Elisabeth.
12:13Il y a eu une période
12:15déconnante,
12:17j'assume,
12:17mais ça n'excuse rien.
12:19Je me souviens
12:20d'un livre terrible
12:20que j'ai lu
12:21il y a 4-5 ans
12:22qui s'appelle
12:22La Familia Grande.
12:23Le film de Camille Kouchner
12:25où la mère
12:26de l'enfant violé,
12:28parce qu'il n'y a pas d'autres mots,
12:29par Olivier Duhamel,
12:31lui disait
12:31« Oh mais c'est pas grave,
12:32c'est juste des fellations. »
12:35Vous vous rendez compte
12:35qu'une mère
12:36qui dit ça à son fils
12:37alors que son beau-père
12:38le force à faire ça.
12:40Et c'est pas la seule famille.
12:41Tous ces féditionnaires
12:43des années 70
12:44étaient complètement dégénérés.
12:45Mais à ma connaissance,
12:46excusez-moi,
12:46là Philippe,
12:47là vraiment vous charriez.
12:48Ah non ?
12:49Je cite le livre.
12:50Eh bien non.
12:51Vous le citez formale
12:52car une chose est sûre,
12:54Antoine Kouchner,
12:55puisque c'est Antoine Kouchner,
12:56n'a jamais parlé
12:58de cette histoire à banc.
13:00Donc,
13:00si vous voulez,
13:01vous ne pouvez pas,
13:01je veux dire,
13:02inventer,
13:04franchement.
13:04Il me semble avoir lu ça
13:05dans le livre,
13:06franchement.
13:06Je crois que vous vous trompez
13:09sur la mère.
13:10Je crois simplement,
13:11encore une fois,
13:12là,
13:13dans l'histoire,
13:13c'est encore une autre histoire.
13:15C'est pas un enfant
13:16de 4 à 6 ans,
13:16vous avez parlé.
13:17Oui,
13:18mais un ado,
13:19c'est pas une autre scandelle.
13:20J'ai pas dit que c'était admissible.
13:22Excusez-moi
13:22de faire des distinctions.
13:24D'accord ?
13:24Un enfant de 4 à 6 ans
13:25et un adolescent,
13:26ça n'est pas pareil.
13:28Ça n'est pas la même histoire.
13:29C'est pas un type
13:31qui avait des pulsions
13:32pédophiles,
13:33etc.
13:34Visiblement,
13:34c'est une histoire
13:36intuitue personnelle,
13:37dégoûtante
13:38de ce que vous voulez,
13:39mais encore une fois,
13:41croire qu'on peut juger,
13:42nous,
13:43sans savoir,
13:44simplement parce qu'une dame
13:45a écrit un livre
13:46et que toute la France,
13:48si vous voulez,
13:48se jette en meute
13:51sur la même personne.
13:52Je veux dire,
13:53est-ce que vraiment,
13:54vous n'avez jamais,
13:55jamais,
13:56jamais de doute
13:57sur rien ?
13:58Vous donnez votre avis
14:00en tous les cas
14:00et vous êtes nombreux
14:01à nous appeler malheureusement.
14:04Juste un mot,
14:05la personne dont on parle
14:06faisait la leçon de morale
14:07à la France entière,
14:09surtout celle qui n'était pas
14:10de son camp politique,
14:11alors permettez-moi
14:12de vous dire
14:12que c'est un peu amusant.
14:13Voilà,
14:13c'est le mot de la fin
14:14en tous les cas
14:14pour ce débat,
14:15mais le débat se poursuit
14:16avec Jean-François Aquili
14:18parce que vous êtes
14:18très nombreux
14:19à nous appeler,
14:20Céline et Vincent notamment,
14:22on vous prendra
14:23en ligne dans un instant
14:24parce que vous êtes
14:25très émus,
14:26très choqués
14:26par cette affaire
14:27dans un sens
14:28ou dans un autre.
14:29En tous les cas,
14:29les termes du débat
14:30sont là,
14:30la condamnation médiatique
14:31et morale
14:32d'une certaine façon
14:33et puis l'insupportable
14:35pour les pères
14:36et les mères
14:36que nous sommes
14:37de ces propos
14:38qui réentendus
14:40aujourd'hui
14:42dans un autre contexte
14:43aussi,
14:45décontextualisés
14:45de l'émission aussi
14:46parce qu'il faut aussi
14:47écouter les propos
14:48dans une émission,
14:49et bien tout ça
14:51est très difficilement
14:52perceptible
14:52en tous les cas
14:53aujourd'hui
14:54et ça vous choque,
14:55vous intervenez
14:56sur l'antenne
14:56de Sud Radio
14:56dans un instant
14:57et bientôt
14:58il est 9h
14:59sur Sud Radio
15:00à tout de suite.
15:01Sous-titrage Société Radio
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