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Mercredi 24 juin 2026, retrouvez Maude Haese (co-dirigeante, Matelas No Stress), Luce Gramond (cofondatrice, Greenlobby), Julien Steimer (DG Administration & Modernisation, Ministère de l'Europe et des Affaires Étrangères), Julien Duquesne (cofondateur et directeur technique, Scienta Lab) et Maud Sarda (Cofondatrice et Directrice, Label Emmaüs) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.
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00:08Bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission de celles et ceux qui font de
00:12la transformation environnementale et sociétale un axe fort de leur stratégie.
00:16Et voici notre sommaire du jour, c'est Julien Semer, le directeur général de l'administration et de la modernisation
00:22du ministère des Affaires étrangères,
00:24qui sera l'invité du Grand Entretien tout à l'heure, 26 minutes, pour découvrir comment le Quai d'Orsay,
00:28qui couvre 170 pays et compte 13 800 agents,
00:32s'adapte aux défis des polychrises et des mutations numériques et environnementales.
00:37Mais d'abord, je reçois Maud Haise, qui est co-dirigeante de Matelas No Stress.
00:42On va découvrir ensemble son offre de literie sur mesure et fabriquée en France.
00:47Comme tous les mois, je vous propose notre rubrique « Tous lobbyistes ».
00:50On verra comment l'Abel Emmaüs a combattu l'Ultra Fast Fashion et puis comment le dossier Chine révèle l
00:56'importance du lobbying pour les entreprises et les associations.
00:59Et puis dans notre rubrique « Start-up et innovation », je vous présenterai Scientalab.
01:03C'est un modèle d'IA qui permet de mieux comprendre les maladies immuno-inflammatoires.
01:08Voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:18L'invité de ce Smart Impact, c'est Maud Haise.
01:21Bonjour.
01:22Bonjour Thomas.
01:22Bienvenue.
01:22Vous êtes la co-gérante, co-dirigeante de Matelas No Stress.
01:25Alors, c'est une histoire d'entreprise familiale.
01:27Racontez-moi.
01:29Exactement.
01:29Donc, nous, on est fabricant de matelas, sommiers accessoires dans le nord de la France.
01:33Et on vend direct au particulier via notre site internet.
01:37et c'est une entreprise qui a été créée par mon père et mon frère.
01:40La marque, elle a 15 ans d'existence, mais on est industriel du nord de la France depuis 4 générations.
01:474 générations d'industriel, dans quel domaine ?
01:50Alors, mon arrière-grand-père, déjà en 1915, il faisait un peu le tour des industriels du nord
01:56où il récoltait toute la laine et il fabriquait déjà des matelas en laine.
01:59D'accord.
02:00Il y a déjà plusieurs années.
02:01Donc, il y a une longue tradition autour de ces métiers.
02:07Matelas No Stress, qu'est-ce que vous apportez dans un secteur qui est évidemment assez concurrentiel ?
02:14Effectivement, c'est hyper concurrentiel, le marché de la litterie.
02:17Nous, ce qu'on apporte, c'est qu'on est donc déjà fabricant français.
02:20On fabrique tout à la commande.
02:21On a zéro stock de produits finis ou autres.
02:24Vraiment, on crée un produit pour un client qui l'a commandé.
02:27Ensuite, on est spécialiste du sur-mesure.
02:29Donc, on est capable de faire des matelas de dimension vraiment atypique ou alors des formes.
02:35On fait des matelas ronds, des matelas pour van, pour camping-car, pour des bateaux, donc vraiment en triangle ou
02:41autre.
02:41Et ça revient vraiment à la mode de tous les berceaux anciens, donc des petits matelas au bébé sur mesure
02:48qu'on confectionne.
02:50C'est quoi les difficultés que vous, que votre père, votre frère, avaient rencontrées à la création de l'entreprise,
02:58même s'il y a quatre générations d'expérience dans ce secteur-là ?
03:04En fait, pour la petite histoire, mon père avait déjà une entreprise de fabrication de matelas avant.
03:09Et c'est vers 2010 où mon frère avait commencé un peu à s'interroger, enfin, il s'intéressait sur
03:14les sites e-commerce.
03:16Ça venait un peu d'arrivée. Il s'est auto-formé. Il s'est dit, bon, ben, papa, ça serait
03:22bien que tu lances un site parce que ça va arriver.
03:25Voilà, il faut être un peu précurseur dessus.
03:28Donc, il y a eu ces premières étapes et donc, il a dû revendre son entreprise parce que son associé
03:35n'y croyait pas du tout à acheter un matelas en ligne il y a 15 ans.
03:38Enfin, c'était un peu inconcevable.
03:41Donc, voilà, on a été un peu un des pionniers à lancer notre site.
03:44Donc, il est reparti un petit peu de zéro dans le garage à recréer un premier site pour matelas bébé
03:50parce que c'était plus simple à confectionner des plus petites tailles, etc.
03:54Et sinon, ben, on a été un des pionniers à lancer un site.
04:00Mais après, quelques années après, il y a eu tous les géants du matelas en ligne qui sont arrivés avec
04:05le concept du matelas unique, compressé-roulé.
04:08Donc, il y a eu aussi se battre face à des acteurs qui ont beaucoup de budget marketing ou autres,
04:14qui ne sont pas fabricants, qui se disent marques françaises, mais qui ne fabriquent pas du tout en France.
04:19C'est quoi un bon matelas ?
04:20Alors, un bon matelas, déjà, un matelas unique, ça n'existe pas parce que chacun est différent, il y a
04:27des personnes qui ont besoin d'un soutien très ferme selon leur morphologie.
04:31D'autres, au contraire, ils ont un petit gabarit, donc il faut quelque chose d'un peu plus souple.
04:36Donc, il faut vraiment essayer de comprendre les besoins de chacun.
04:39Nous, on a une large gamme de produits.
04:41Vraiment, on propose différentes matières.
04:43Nous, notre matière phare, c'est le latex naturel qui s'adapte quand même à beaucoup de dormeurs.
04:49Alors, justement, tiens, on va parler des matériaux et du bilan environnemental d'une entreprise comme la vôtre.
04:57Déjà, donc, de quoi vous avez besoin pour fabriquer un matelas ?
05:00Et puis ensuite, on va se poser la question du sourcing.
05:02Quel choix vous avez fait ?
05:04Alors, de quoi on a besoin ?
05:06Un matelas, c'est simple.
05:08Nous, on dit souvent que c'est une recette de cuisine.
05:10Donc, on choisit l'âme, donc l'intérieur du matelas, par exemple, du latex naturel.
05:14Et ensuite, la housse, donc par exemple, on a des garnissages en coton et un tissu après en coton aussi.
05:20On a aussi des faces hiver en laine et coton.
05:24Donc voilà, c'est assez simple.
05:27On peut aussi superposer des couches, par exemple, mettre de la mémoire de forme en plus pour un accueil plus
05:31moelleux, plus chaleureux.
05:33Vous faites que des matelas ou vous faites de la litterie aussi ?
05:35On fait toute la litterie, vraiment.
05:36On propose matelas, sommiers, surmatelas, couettes, oreillers, qu'on fabrique tout de A à Z dans notre atelier.
05:44Alors, quel choix de matériaux vous avez fait ?
05:45Est-ce que c'est possible d'aller chercher des matériaux plus naturels, plus bio, avec des conditions de production
05:53plus éthiques ?
05:55Exactement.
05:55Après, on sait que l'industrie du matelas, ça reste quand même assez chimique.
06:00Mais nous, on a fait le choix vraiment de se porter sur le latex naturel.
06:03Bien sûr, le latex naturel, ce n'est pas fabriqué en France.
06:07On le source, mais que par des fournisseurs dans l'Union européenne.
06:11Surtout la Belgique, qui est vraiment le berceau aussi de la litterie et qui est à quelques kilomètres de chez
06:15nous, finalement, de l'île.
06:17Et donc, tous nos fournisseurs sont principalement français ou Union européenne.
06:21Je vais vous proposer un chiffre, c'est l'ADEME qui nous dit que l'augmentation du nombre de déchets,
06:28d'éléments, d'ameublements a été multipliée par deux entre 2014 et 2020.
06:33C'est une notion qui est intéressante.
06:35Alors, ça ne parle pas que du secteur de la litterie, mais quand même, ça pose la question de la
06:40récupération du cycle de vie et peut-être du recyclage et de matériaux recyclés dans vos matelas.
06:47Déjà, je vais commencer par le cycle de vie d'un matelas.
06:49Qu'est-ce qui devient après un matelas ?
06:51Alors, auparavant, ils étaient enterrés.
06:53Vraiment, c'était mis à la déchetterie, c'était enterré.
06:57Maintenant, il y a des partenaires comme Écomaison qui les récupèrent et qui les recyclent.
07:04Donc, ils vont enlever chaque matière et qui vont soit pouvoir les recycler, soit vraiment les jeter.
07:12Mais maintenant, il y a vraiment tout le cycle de vie.
07:16Il y a même des marques qui font des matelas recyclés.
07:24C'est-à-dire, utiliser des matériaux recyclés pour fabriquer un nouveau matelas, ça, c'est possible ?
07:29Oui.
07:30Vous le faites, vous, ou c'est trop compliqué ?
07:32Non, nous, par exemple, avec les chutes de certaines matières, comme la housse, donc le coutil du matelas,
07:38au lieu de l'acheter dans une benne ou autre, on la redonne à notre fournisseur qui va créer un
07:43tissu recyclé,
07:45qui va pouvoir donc être utilisé dans nos futurs matelas.
07:47Oui.
07:48Comment vous garantissez la transparence ?
07:50Il y a toujours chez les consommateurs cette demande de transparence qui est de plus en plus importante.
07:56Comment vous garantissez la transparence sur la composition, sur la provenance de vos produits ?
08:00Nous, depuis le début, donc depuis 15 ans, on a fait le choix de montrer vraiment l'intérieur de notre
08:04matelas.
08:05Parce que c'est vrai qu'un client, il ne va pas aller ouvrir son matelas et voir ce qu
08:08'il y a à l'intérieur.
08:09Donc nous, on a toujours montré en image ce qu'il y avait dedans.
08:12On a partagé nos certificats.
08:14On a toujours expliqué ce qu'il y avait dans nos matelas, etc.
08:18On a toujours été hyper transparent sur ce qu'il y avait dedans.
08:21Est-ce que c'est effectivement une demande de vos consommateurs ?
08:25Qu'est-ce qui fait qu'ils achètent des matelas no stress ?
08:27C'est le prix ?
08:29C'est justement une forme d'engagement ?
08:32Les matériaux ?
08:33C'est la transparence ?
08:35Qu'est-ce qui fait qu'ils achètent ?
08:37Les clients matelas no stress, ils achètent chez nous parce qu'il y a déjà cet excellent rapport qualité-prix.
08:43Nous, en tant que fabricants, on propose un prix juste toute l'année.
08:45On ne sera jamais à moins 60%, moins 40%.
08:49On sait ce qu'on retrouve aussi dans nos avis.
08:52Les gens se retrouvent sur un bon prix.
08:54Il y a aussi toute la partie matière, qu'on utilise, matière noble et naturelle.
08:58Cette transparence, comme vous venez de le dire.
09:02Et aussi ce soutien à une entreprise PME familiale qui existe depuis plusieurs générations.
09:08Et le fait de fabriquer en France, est-ce que c'est un argument aussi ?
09:12C'est un argument, mais...
09:14Ce n'est pas le premier.
09:14Ce n'est pas le premier.
09:15Non, parce que malheureusement, ça reste un argument de vente.
09:20Les gens aiment bien acheter français, mais parfois le prix, ça peut un peu rebuter, bien sûr.
09:26Alors justement, vous nous l'avez dit, vous êtes basé dans le Nord, quatre générations d'industriels dans le Nord.
09:31Je veux bien qu'on prenne un peu de temps pour décrire l'écosystème local.
09:36Est-ce que...
09:38Alors peut-être que vous n'imaginez pas aller ailleurs, quand ça fait quatre générations qu'on vit là et
09:42qu'on travaille là.
09:43Mais qu'est-ce qui vous apporte l'écosystème local ?
09:45Alors l'écosystème local, déjà on a la chance d'avoir nos fournisseurs qui sont quand même dans un périmètre
09:50assez restreint.
09:52Parce que tous les fournisseurs de matières premières sont quand même dans le coin.
09:56Et puis on a cette chance aussi d'avoir cette historique d'un savoir-faire artisanal et industriel dans le
10:03Nord de la France.
10:04C'est quand même assez reconnu.
10:06On a aujourd'hui 18 collaborateurs qui ont envie de travailler chez nous et qui ont ce côté artisanal, ouvrier,
10:17qui est quand même assez présent dans la région.
10:19Mais c'est une... Comment je peux dire ça ? C'est une terre de matelas, le Nord ?
10:23C'est une... Exactement. On dit que c'est un peu le berceau de la litterie.
10:26On est pas mal de fabricants français à se trouver à plusieurs kilomètres.
10:32On est cinq ou six quand même dans la région, ce qui est un peu exceptionnel, alors qu'il y
10:38a peu de fabricants encore français aujourd'hui.
10:41Les contraintes du fabriqué en France, c'est quoi ?
10:44Alors les contraintes du fabriqué en France, ça reste principalement les coûts.
10:48Le coût du travail ?
10:49Bien sûr, on le sait, encore il y a une semaine, je voyais passer sur LinkedIn, matelas, sommiers, accessoires pour
10:5645 euros.
10:58C'est même pas le prix d'une livraison en France, donc comment c'est possible ?
11:01Donc voilà, nous on se bat au quotidien.
11:03On n'a pas du tout envie d'aller sourcer nos matières premières en Chine ou ailleurs.
11:08On croit en l'économie de la France.
11:12Justement, on a eu l'ultra-fast fashion, on va en parler dans un instant dans notre émission.
11:17Il y a un peu l'ultra-fast déco qui est en train de déferler avec certaines enseignes qui souffrent.
11:23Vous la sentez cette concurrence, notamment venue de Chine ?
11:26Ou pas encore dans votre secteur ?
11:27Ça va encore par rapport, je pense, à l'habillement, mais on commence à avoir de plus en plus d
11:33'acteurs
11:34et aussi de voir des fournisseurs chinois venir nous proposer certains produits qui n'existaient pas forcément avant
11:40et vraiment à des prix dérisoires, mais la qualité, elle ne sera jamais là.
11:44Merci beaucoup, Maud Haas, et à bientôt sur Be Smart for Change.
11:49On passe tout de suite à notre rubrique Tous Lobbyistes.
11:59Tous Lobbyistes, c'est notre rubrique mensuelle pour parler autrement du lobbying
12:04qui a effectivement beaucoup d'intérêt pour les entreprises et pour les associations.
12:08C'est ce qu'on va découvrir grâce à Luce Gramont, évidemment, comme chaque mois.
12:12Bienvenue, vous êtes la fondatrice de Green Lobby et Maud Sarda.
12:15Bonjour et bienvenue, vous êtes la fondatrice, la directrice de Labelle Emmaüs
12:18qui a fêté le 18 juin, il y a quelques jours, ses 10 ans.
12:22C'est quoi Labelle Emmaüs ?
12:23Labelle Emmaüs, c'est le prolongement en ligne du bric-à-brac Emmaüs, pour faire simple.
12:28C'est un vintage solidaire aussi, on peut dire, donc c'est uniquement de la seconde main,
12:32issu des dons que les particuliers font aux Emmaüs, mais pas qu'eux.
12:35On a aussi des ressourceries, on a des associations de la Croix-Rouge,
12:39un petit peu toutes les boutiques en France solidaires
12:41qui récupèrent des dons et qui peuvent les mettre en ligne,
12:44plus seulement dans leur magasin physique, mais aussi en ligne sur ce site.
12:48Ça fait 10 ans.
12:49Oui, alors qu'est-ce que vous avez célébré le 18 juin dernier ?
12:54La pérennité, la démonstration que ça marche ?
12:58Qu'est-ce que vous avez célébré ?
12:59On a célébré un chiffre fort déjà, pour commencer.
13:02On a formé plus de 4000 personnes éloignées de l'emploi,
13:05à des compétences clés dans le numérique, grâce à toutes nos activités.
13:08Parce qu'on a un e-shop, on a un entrepôt logistique avec des parcours d'insertion,
13:13mais on a aussi trois écoles inclusives sur les métiers du digital.
13:17On en a une en Ile-de-France, à Marseille, à Roubaix,
13:20donc on commence même à essaimer sur le territoire.
13:22Ces écoles, elles sont entièrement gratuites pour les personnes
13:25qui n'ont aucun diplôme quand ils rentrent dans le parcours de formation.
13:29Et ils ressortent quand même 90% d'entre eux avec un bac plus 3.
13:32Bravo ! Alors on va parler évidemment, c'est l'objectif de cette rubrique de lobbying,
13:37d'affaires publiques, Luce Gramont.
13:39Dans ce domaine, les défis principaux en termes d'affaires publiques, c'est quoi ?
13:44Alors en fait, les acteurs comme Maud, qui innovent avec un certain génie,
13:49puisqu'elle utilise les outils numériques, le e-commerce,
13:54qu'elle renverse, qu'elle retourne contre les géants,
13:58en prouvant qu'il n'y a pas de fatalité, on peut très bien ne pas commander sur Amazon.
14:02Et on a en fait les mêmes services dans nos ressourceries de proximité
14:11et dans nos ateliers Emmaüs, tout le monde connaît,
14:14pour débarrasser les maisons, les objets dont on n'a plus besoin,
14:19et puis les objets qu'on a à bas coût.
14:21Et bien ça, on peut le faire en seconde main et en créant des emplois.
14:26C'est ça qui est important, donc sans destruction.
14:27Et en réalité, elle transforme l'économie, elle transforme la société.
14:31Donc ça, évidemment, c'est la primovis.
14:33Donc elle a besoin de toutes les parties prenantes économiques et politiques
14:41pour transformer les règles du jeu, faire connaître, faire savoir,
14:46et puis qu'on arrête de subventionner l'ancien monde,
14:51et qu'enfin les solutions qui existent sur le terrain deviennent la norme et se généralisent.
14:56Alors effectivement, face à vous, vous avez des géants du e-commerce.
14:59Quand vous faites du lobbying, des affaires publiques,
15:02qu'est-ce que vous ciblez, qu'est-ce que vous essayez très concrètement de faire bouger ?
15:08Alors on fait du lobbying finalement, d'abord un petit peu comme tout acteur en ligne va le faire.
15:13On fait des réseaux sociaux, on a une newsletter qui est envoyée aux clients.
15:18Donc c'est assez basique comme ça, c'est du webmarketing.
15:21Mais on va se servir de cette désirabilité qu'on peut vraiment transmettre à travers ces canaux-là
15:28pour renverser le modèle, comme le disait Luce.
15:30Donc on est une alternative radicale à ces géants, mais à tout point de vue.
15:35C'est-à-dire que déjà notre modèle de partage, de pouvoir et de gouvernance est total et de richesse
15:41bien sûr.
15:42100% de nos bénéfices sont quand même réinvestis dans l'entreprise.
15:46C'est une entreprise à but non lucratif, on peut le dire.
15:52Et puis bien sûr, ce ne sont que des personnes en insertion qui mettent en ligne.
15:56Ce ne sont que des personnes qu'on va accompagner vers l'emploi.
15:59Tous nos produits sont issus des territoires, localement.
16:02et ils vont être expédiés uniquement en France.
16:05Donc c'est vraiment l'antithèse d'Amazon, effectivement.
16:08Et encore plus des géants chinois, Chine ou Temu.
16:12Mais il y en a d'autres qui nous font du mal aussi.
16:15Ce sont les plateformes de vente entre particuliers.
16:17Peut-être on les voit un petit peu moins, mais un Vinted fait énormément de mal au secteur associatif.
16:22Parce qu'en fait, il assèche le don.
16:24Oui, vous étiez venu il y a quelques années dans l'émission pour parler de ça d'une certaine façon.
16:30Il y a un appauvrissement en nombre et en qualité, on peut dire ça ?
16:35Pas tant en nombre, parce que notre société de surproduction fait en sorte qu'on est même sous des montagnes
16:43de fast fashion.
16:44Et l'ultra fast fashion, c'est une problématique très importante pour les centres.
16:48Mais c'est la qualité, bien sûr, qui fait défaut, puisque souvent les personnes essaient de vendre avant de donner.
16:53Mais il n'y a pas que ça, il n'y a pas que le don qui s'assèche.
16:57Il y a aussi une concurrence sur l'achat.
16:58Parce qu'en fait, ces plateformes-là ont fixé dans l'inconscient collectif un nouveau prix de la seconde main.
17:04C'est le prix des particuliers entre eux.
17:06Ils n'ont pas de charges, de loyers à payer, de salaires à payer.
17:11Et donc nous, on est coincés en fait entre l'ultra fast fashion qui réussit à avoir des prix en
17:17dessous de la seconde main.
17:19Et c'est du neuf.
17:20Alors même si c'est toxique, ça ne répond pas aux normes, c'est ce que les gens vont retenir.
17:23Même si ça va se utiliser plus vite, mais bon.
17:25Évidemment, on va le porter trois fois en moyenne, deux à trois fois un vêtement sur Chine.
17:31Et donc ces plateformes aussi de seconde main entre particuliers qui fixent un nouveau prix de la seconde main.
17:37C'est ça notre plus gros défi en fait, c'est d'expliquer le prix avec toute la valeur du
17:42travail.
17:43Ce sont des transactions sécurisées, il y a un service à pré-vente de qualité.
17:47Il n'y a pas de fraude sur notre site, contrairement à...
17:50C'est très très important la fraude sur les sites de vente entre particuliers par exemple.
17:55Alors si on prend l'exemple de Chine, c'est intéressant parce que cette marque chinoise a été vraiment dans
18:00le projecteur de l'actualité.
18:03On a appris il y a quelques jours que finalement le partenariat Chine-BHV se terminait, voilà, et se terminait
18:11mal pour les deux.
18:12On peut dire ça comme ça.
18:14Quelle différence vous faites, Luce Grammont, entre une mobilisation de sensibilisation de l'opinion, dans un cas comme celui-là,
18:22et puis une mobilisation qui paye peut-être, qui obtient des changements politiques ?
18:27Comment vous l'analysez, ça ?
18:28Alors, effectivement, la fast fashion, c'est un peu le cas d'école de la dernière année.
18:34Maud a été vraiment à la tête d'une coalition.
18:36On est passé de l'effondrement du Rana Plaza il y a un peu plus de dix ans,
18:41qui était un problème éthique d'esclavage moderne,
18:46à un problème écologique avec à sa tête Camille Etienne, toutes les associations environnementales et Maud,
18:55et des entreprises du textile qui ont commencé à se dire,
19:00mais en fait, l'Ultra Fast Fashion, c'est aussi très mauvais pour nous,
19:04et des marques mythiques comme Kukai, Pinky...
19:10On a vu tomber en domino toutes ces marques-là.
19:13Et finalement, ça ravage l'économie.
19:15Donc on est passé, là, à un sujet qui est un sujet industriel,
19:20un sujet de souveraineté économique,
19:21un sujet de comment on se défend des Chinois, des Américains,
19:26et comment on maintient nos emplois et notre souveraineté économique.
19:29C'est plus facile de mobiliser les politiques quand on porte ces arguments-là ?
19:32Évidemment, évidemment.
19:35Enfin, c'est plus facile, c'est une réalité, en fait,
19:38les sujets écologiques qui sont intimement liés,
19:41les limites planétaires et la maintien de notre survie,
19:45c'est à la fois une question de répartition de richesse,
19:47donc de justice, et une question économique,
19:50de est-ce qu'on privilégie ces modèles-là qui sont vertueux,
19:53ou les modèles du passé,
19:55ou est-ce qu'on se fait complètement ravager par les étrangers ?
19:59Et c'est vrai que l'opinion publique joue,
20:03c'est les entreprises, l'opinion publique et les politiques.
20:06C'est le triangle de l'inaction qu'on renverse,
20:08et là, c'est une semi-victoire,
20:11c'est pas linéaire,
20:13Maud pourra le dire,
20:14on a eu une déception en commission mixte paritaire
20:18pour la loi Fast Fashion cette semaine,
20:21mais c'est quand même une bataille
20:23qui a été gagnée du point de vue symbolique et économique.
20:28Du point de vue de l'opinion ?
20:29Du point de vue de l'opinion,
20:30le sujet est incontournable.
20:31Même la droite, en fait.
20:33On a vu des députés comme Antoine Vermorel,
20:35député républicain,
20:38singer une influenceuse
20:39qui ouvre son colis Amazon
20:46avec le petit body plein de stalates.
20:49On a vu Anne-Cécile Violent, qui est proche d'Edouard Philippe,
20:52porter la loi sur la Fast Fashion.
20:54Mais en face, on a des lubings avec Christophe Castaner,
20:59ancien membre du gouvernement.
21:00Qui a été embouché par Chine.
21:01Donc, c'est vraiment David contre Goliath.
21:04Et David se défend quand même efficacement
21:07avec l'aide de l'opinion publique
21:10et avec l'aide d'entrepreneurs
21:12très innovants et pleins de génies
21:16comme Mozart,
21:17et aussi des entreprises plus mainstream
21:23qui commencent à se rendre compte
21:24que là, il y a un mensonge terrible
21:26de, vous voyez, le libéralisme
21:29qui protège la compétitivité des entreprises françaises.
21:32C'est très exactement le contraire.
21:33Qu'est-ce qui s'est passé en commission mixte paritaire ?
21:35Pourquoi il y a eu une déception il y a quelques jours ?
21:37Ils ont changé un mot.
21:41Ils ont changé un ou par un et.
21:43Et ça ne peut sembler rien,
21:45mais c'est vrai que ça peut mettre en grand péril
21:48l'impact de la loi.
21:50Et peut-être même que Chine pourrait passer
21:52entre les mailles du filet.
21:54Ça veut dire quoi ?
21:55Ça veut dire que pour décrire ce qu'est
21:56de la fast fashion,
21:57il y avait deux critères
21:58mais qui n'étaient pas cumulatifs.
22:00C'était soit on avait une largeur de gamme
22:02de X vêtements,
22:05soit on avait un prix
22:07qui ne permettait pas la réparation.
22:08C'est ce qu'on appelle l'indice de réparabilité.
22:11Le problème, c'est que maintenant,
22:12ils les ont rendus cumulatifs.
22:13Ce qui fait que si on a une largeur de gamme
22:15qui est ok,
22:16ce n'est pas grave si le prix est trop bas
22:18pour la réparation.
22:19Et c'est ça qui pose surtout problème,
22:20bien sûr,
22:21à tout acteur de la fast fashion,
22:23pas que l'ultra fast fashion,
22:24puisque la fast fashion,
22:26c'est aussi des acteurs français
22:27et européens, évidemment.
22:29Donc maintenant,
22:30on va voir.
22:31Il y a un décret.
22:33Oui, puisque la commission
22:34mise paritaire,
22:34ce n'est pas encore voté.
22:36Il y a encore un temps
22:39de persuasion.
22:40On va voir ce que le gouvernement
22:42veut faire,
22:43puisque maintenant,
22:43c'est le gouvernement
22:44qui va faire ce décret.
22:46Donc, bien sûr,
22:48qu'on ne va pas s'arrêter là
22:49en termes d'activisme
22:51et de lobbying,
22:52parce qu'il faut absolument
22:54poser des critères ambitieux
22:57sur la largeur de gamme,
22:58par exemple.
22:59Ils sont très malins.
23:00Chine, par exemple,
23:02saura très bien
23:02créer des sous-sous-sous-sous-sous-marques
23:05et qui vont diviser
23:06par mille
23:07la largeur de gamme imposée.
23:09Donc, ils ont intérêt
23:11vraiment à aller au bout,
23:13parce que ce serait vraiment
23:16un échec,
23:17mais cuisant,
23:18même pour la puissance publique,
23:20qui, quand même,
23:21il y a beaucoup de gesticulation
23:22autour de ce sujet,
23:24notamment depuis l'histoire,
23:25bien sûr, du BHV
23:26et des poupées pédopornographiques.
23:29Si même Chine
23:31n'est pas impactée par cette loi,
23:33alors que ça fait plus de deux ans
23:34qu'on se bat pour ça.
23:35Ça prouvera que la loi
23:36a été mal écrite.
23:38Ça montrera l'impuissance totale
23:40de la puissance publique aujourd'hui
23:41et ça, c'est...
23:42Par rapport, effectivement,
23:44au grand public,
23:45ça ne passera pas.
23:46Luz Grammont,
23:48il faut quoi ?
23:49Là, maintenant,
23:50l'action de lobbying,
23:52c'est quoi ?
23:53Identifier les bonnes personnes
23:54à qui faire passer
23:55les bons messages ?
23:56Pour suivre,
23:57on a eu quand même,
23:59et c'est symbolique,
24:00le directeur du BHV
24:01qui dit que c'était
24:02une erreur stratégique
24:05stratégique.
24:05Donc, il s'agit bien,
24:06nous, de notre côté,
24:07d'être stratège.
24:08Il y a un coût politique,
24:10là, pour les candidats
24:11à la présidentielle,
24:12pour le gouvernement,
24:13à ne rien faire
24:15là-dessus.
24:16Et c'est ça qu'on a gagné.
24:18Donc, il ne faut rien lâcher.
24:21Et là, on est à un point de bascule
24:24où l'utopie économique
24:26est en train de changer de camp.
24:28Un dernier mot,
24:29tiens, il nous reste une minute,
24:32Mozarda,
24:32parce qu'on parle
24:33d'ultra-fast fashion,
24:34on pourrait parler
24:35d'ultra-fast déco,
24:37et finalement,
24:37vous êtes aussi,
24:39ça fait partie aussi,
24:40des produits
24:41que vous proposez
24:42avec la Belle Emmaüs.
24:43Il y a le même phénomène
24:45qui est en train
24:45de se passer,
24:46qui a déjà commencé ?
24:47Oui, bien sûr.
24:48Ça a déjà commencé,
24:49déjà au moins depuis
24:51deux ans
24:52que Temu tourne
24:53à plein régime,
24:54puisque Temu,
24:55cette autre plateforme
24:57chinoise,
24:57est loin d'être
24:58que sur le textile.
25:00C'est même d'ailleurs
25:00sur les petits objets,
25:02la déco,
25:02qui s'est beaucoup développé.
25:04Donc, il est en train
25:05de faire les mêmes ravages,
25:07puisqu'il commence
25:09à avoir un petit peu
25:10des amendes qui tombent
25:11au niveau de l'Europe,
25:12mais c'est absolument ridicule
25:14par rapport au chiffre d'affaires
25:16qu'il fait désormais.
25:18C'est des dizaines de milliards
25:19qu'il fait désormais en Europe.
25:22Donc oui,
25:22c'est exactement
25:23le même phénomène,
25:24la fast déco.
25:26Et je pense qu'il y a
25:27un beau projet à faire
25:28pour le BHV,
25:29peut-être pour finir.
25:30Pourquoi on ne lancerait pas
25:32le vrai bazar
25:33de l'Hôtel de Ville,
25:34le plus grand magasin
25:35de la seconde main
25:36en plein cœur de Paris,
25:38avec de la déco,
25:39du mobilier,
25:40des vêtements,
25:40des livres,
25:41tout ce qu'on fait
25:41sur la Belle Emmaüs
25:42et dans toutes les ressourceries
25:44de France.
25:44Belle idée,
25:45merci beaucoup
25:45à toutes les deux
25:46et à bientôt
25:47sur Be Smart for Change.
25:49C'est l'heure du grand entretien
25:50de ce Smart Impact.
25:51On va voir comment
25:51le quai d'Orsay se transforme.
25:58Prêt pour l'impact,
25:59c'est la question que je pose
26:00chaque jour
26:00à une personnalité
26:01qui compte dans notre économie,
26:03dans notre société.
26:04Aujourd'hui,
26:04je reçois Julien Stemmer.
26:05Bonjour.
26:06Bonjour Thomas.
26:06Bienvenue.
26:07Vous êtes directeur général
26:09de l'administration
26:09et de la modernisation
26:10du ministère de l'Europe
26:11et des affaires étrangères.
26:13On va parler de transformation,
26:14de transition
26:15à la dimension d'un ministère.
26:17Mais alors,
26:17je vais commencer
26:17par une question simple.
26:19C'est presque une question
26:19de curieux.
26:21C'est quoi votre métier ?
26:22Vous êtes en quelque sorte
26:23le DRH du ministère ?
26:24Oui, en fait,
26:25je suis chargé
26:26de l'ensemble
26:26des ressources du ministère.
26:28Les premières ressources
26:29du ministère,
26:30c'est ces 13 000 personnes,
26:32dont deux tiers
26:33sont partout dans le monde,
26:35à la fois des fonctionnaires,
26:37des contractuels,
26:38mais je pense aussi
26:38à tous nos collègues
26:40que nous recrutons localement
26:41dans les ambassades,
26:43dans les services culturels,
26:44dans les alliances françaises,
26:45dans les instituts français.
26:46Je suis aussi chargé
26:47des ressources financières
26:49dans un contexte budgétaire
26:51extrêmement délicat
26:53et extrêmement compliqué.
26:54Et puis,
26:55les ressources informatiques,
26:57les ressources immobilières,
26:58la sécurité,
26:59on en reviendra sans doute
27:00dans un instant,
27:02et puis la transformation.
27:03Le ministère de l'Europe
27:05est des affaires étrangères.
27:06C'est évidemment
27:07le temps des crises.
27:09Dès qu'on se réveille le matin,
27:11il s'est passé quelque chose
27:12dans la nuit, etc.
27:13Et des crises
27:14qui sont redevenues aussi,
27:16des crises physiques
27:17pour nos collaboratrices
27:18et nos collaborateurs.
27:20Et j'ai une pensée particulière
27:21à toutes celles et ceux,
27:23ils sont à peu près
27:241 700 aujourd'hui,
27:25qui travaillent
27:27dans des pays
27:27dans lesquels
27:28la situation de violence
27:30a potentiellement
27:31un impact sur eux.
27:33Et puis peut-être
27:34un dernier point,
27:34on y reviendra.
27:35Je m'occupe de la transformation
27:37pour essayer
27:37de transformer
27:40cet engagement
27:40sur la crise
27:41et le temps court
27:43pour nous préparer
27:45à la diplomatie
27:46de demain,
27:47dont on aura
27:47de plus en plus de besoins.
27:48Oui, effectivement,
27:49on va forcément parler
27:50de cette diplomatie
27:51de demain.
27:52Je vais donner
27:52quelques chiffres.
27:53On parle du troisième
27:54réseau diplomatique au monde,
27:56170 pays couverts
27:57par le réseau,
27:58plus de 13 000 agents,
27:59vous nous le disiez,
28:00dont deux tiers à l'étranger,
28:013 millions de Françaises
28:02et de Français à l'étranger
28:03et un budget annuel
28:04de 2025
28:05de plus de 6 milliards
28:07d'euros.
28:08Il y a trois pôles
28:10au Quai d'Orsay,
28:11au ministère de l'Europe
28:11et des Affaires étrangères.
28:12Si on les présente rapidement,
28:14de quoi il s'agit ?
28:15En plus du autre,
28:16en quelque sorte.
28:16En fait,
28:17le premier pôle,
28:18c'est évidemment
28:19celui qui s'occupe
28:20de la connaissance
28:21du monde
28:22et de la gestion
28:23des écrits.
28:24C'est ce qu'on appelle
28:25la direction générale
28:26des affaires politiques.
28:28On voit ensuite
28:29que le monde
28:30et notamment
28:31les préoccupations
28:31de nos compatriotes
28:32qui ont bien compris
28:33que leur avenir
28:34se situait
28:34dans nos frontières
28:36mais aussi à l'extérieur.
28:38Le monde de demain
28:40se traite
28:41sur des questions
28:43environnementales,
28:43sur des questions
28:44technologiques,
28:45sur des questions
28:46culturelles,
28:47sur des questions
28:47de solidarité également.
28:49Et c'est la direction générale
28:51de la mondialisation
28:52qui est aux commandes
28:53et qui d'ailleurs
28:54est au front
28:55en ce moment même
28:56où on parle
28:56avec le lancement
28:58du sommet
28:59du G7
29:00sous présidence
29:01française.
29:02Et puis
29:04la direction
29:05qui permet
29:06que tout ceci
29:07fonctionne
29:07et dont je suis
29:09le responsable
29:11avec une logique
29:12très forte
29:12qui est une logique
29:13de réseau.
29:14Notre valeur ajoutée
29:15c'est celles et ceux
29:16qui dans les ambassades
29:18travaillent
29:19au contact
29:20de nos partenaires étrangers,
29:22dans les organisations
29:23multilatérales
29:24et notre métier
29:25à nous
29:25à Nantes
29:26et à Paris
29:27puisqu'une partie
29:28du siège
29:29du ministère
29:30est à Nantes
29:31où travaillent
29:311200 collègues
29:32essentiellement
29:33d'ailleurs
29:34dans des fonctions
29:34d'avenir
29:35de transformation
29:35numérique
29:36de services publics
29:38aux français
29:38se s'y développent.
29:40Alors vous parliez
29:41du G7
29:42là effectivement
29:43au moment où on se parle
29:44il va ouvrir
29:45dans quelques heures
29:45à Evian
29:46ça se prépare
29:48depuis combien de temps ?
29:49Un sommet international
29:51sur le sol français
29:52alors il revient
29:53il revient régulièrement
29:54la dernière fois
29:55c'était à Biarritz
29:56si je ne me trompe
29:57c'est ça
29:57combien de mois
30:00voire d'années
30:00de préparation
30:01pour les services
30:02du ministère ?
30:03C'est toujours
30:03en gros
30:05entre 18 mois
30:06et un an
30:07de préparation
30:08et de mobilisation
30:10avec un G7
30:11un peu particulier
30:12parce que c'est un format
30:13dont la France
30:14était à l'origine
30:15au château de Rambouillet
30:16avec une initiative
30:18de Valérie Giscard d'Estaing
30:19qui à l'époque
30:20avait voulu transformer
30:22l'idée d'un sommet
30:23qui souvent
30:24est une organisation
30:26très complexe
30:27avec beaucoup
30:27d'accompagnement
30:28beaucoup de délégation
30:29et l'idée du président
30:31Giscard d'Estaing
30:31était de créer
30:32de l'informel
30:33de la discrétion
30:34de la discussion
30:35entre chefs
30:36et c'est cet esprit
30:38que le président
30:39Emmanuel Macron
30:40souhaite développer
30:41lors de ce G7
30:42déviant
30:43avec deux points
30:44particuliers
30:45le premier
30:46c'est
30:46s'intéresser
30:47aux déséquilibres mondiaux
30:49et notamment
30:50au déséquilibre économique
30:52entre les Etats-Unis
30:54la Chine
30:55et les cartes
30:57que l'Europe
30:58peut jouer
30:59et singulièrement
30:59la France
31:00qui est une terre
31:01d'attractivité
31:02on l'a vu
31:03avec Choose France
31:04pour la 7ème année
31:05la France
31:05est championne d'Europe
31:06des investissements
31:08étrangers
31:10en France
31:10mais également
31:12essayer de gérer
31:13les crises
31:13notamment
31:14sur le front est
31:16de l'Europe
31:17au Moyen-Orient
31:18certaines crises
31:19en Afrique également
31:20Qu'est-ce que ça signifie
31:23moderniser
31:23une administration
31:24comme le Cadorset
31:25qui est une des plus anciennes
31:27de France
31:27j'imagine ?
31:28Oui
31:28on a plus de 4 siècles
31:31et c'est la raison
31:33pour laquelle
31:33et c'est très important
31:35d'ailleurs
31:35quand on est une organisation
31:36et qu'on veut se transformer
31:38face à
31:39des besoins
31:40de nos compatriotes
31:41qui évoluent
31:41vous aviez évoqué
31:42les 3,5 millions
31:44de nos compatriotes
31:45à l'étranger
31:45mais le job du Cadorset
31:47c'est aussi
31:47de s'occuper de vous
31:48c'est-à-dire
31:49de nos compatriotes
31:50de métropole
31:51et d'outre-mer
31:52parce que la diplomatie
31:53c'est la guerre
31:54et la paix
31:55mais c'est aussi
31:57nos emplois
31:58l'attractivité
31:59de nos territoires
32:00c'est également
32:01les questions
32:02de sécurité
32:03avec une nouvelle
32:05stratégie
32:05qui a été lancée
32:06par le ministère
32:07en matière
32:08de lutte
32:08contre les narcotrafiques
32:10qui
32:11grand graine
32:12notre société
32:14donc le ministère
32:15des affaires étrangères
32:16c'est surtout pas
32:17le ministère
32:18des affaires
32:18qui vous sont étrangères
32:20mais c'est le ministère
32:21qui vous concerne
32:22et qui concerne
32:23notre quotidien
32:25et quand on parle
32:26de modernisation
32:26vos objectifs prioritaires
32:28quels sont ces objectifs ?
32:30Notre premier objectif
32:31c'était de travailler
32:32sur nos services
32:33comme une organisation
32:34et d'essayer de réfléchir
32:35face au monde complexe
32:37quels étaient
32:38les nouveaux services
32:39que nous pouvions rendre
32:40évidemment
32:40des services d'information
32:42des services de relation
32:44avec nos partenaires étrangers
32:46et le monde tel que
32:47la France pouvait
32:48l'avoir en tête
32:49à l'issue
32:50de la Deuxième Guerre mondiale
32:51c'est évidemment
32:52pas le monde
32:52où aujourd'hui
32:53des pays comme
32:54le Brésil
32:55l'Indonésie
32:56le Nigeria
32:57sont des pays d'avenir
32:58et qui donnent le ton
33:00et donc on s'est intéressé
33:02aux services
33:02avec deux exemples concrets
33:03le service que l'on donne
33:05à nos compatriotes
33:07à l'étranger
33:07avec une logique
33:09que pardon
33:09j'utilisais un jargon hybride
33:12à la fois d'être capable
33:13de donner un service physique
33:16par le digital
33:17parce que parfois
33:18on est loin
33:19et on n'a pas le temps
33:20de pouvoir venir faire la queue
33:21ou d'aller voir
33:22les collègues au consulat
33:23et puis la voix
33:25et je voudrais saluer
33:26tout le travail
33:26qui est fait par
33:27la direction des fonds
33:28français de l'étranger
33:29avec Pauline Carmona
33:30qui offre aujourd'hui
33:31des services à l'étranger
33:33dont nous ne bénéficions
33:34pas encore
33:35en métropole
33:36et en Outre-mer
33:37par exemple
33:37vous pouvez
33:39pour préparer
33:40vos prochaines vacances
33:41si vous en prenez
33:43renouveler
33:44votre passeport
33:45sans vous rendre
33:46au consulat
33:47juste
33:47à distance
33:49vous pouvez également
33:50à l'étranger
33:51voter par internet
33:5275%
33:54des suffrages
33:55pour les élections
33:56le sont par internet
33:58et puis en 2027
33:59ne soyez pas
34:00trop impatients
34:01c'est des transformations
34:02numériques
34:02très importantes
34:03nous allons lancer
34:04le registre
34:05d'état civil
34:06totalement
34:07nativement
34:08digitalisé
34:09dont le cœur battant
34:10est situé
34:11à Nantes
34:12où nous sommes
34:13l'un des principaux
34:14employeurs publics
34:15vous disiez
34:16en décembre dernier
34:17dans un podcast
34:18la diplomatie
34:19ce n'est pas seulement
34:20pour quelques-uns
34:21les affaires étrangères
34:22ce sont les affaires
34:23de tous
34:23c'est ce que vous venez
34:24de nous décrire
34:25d'une certaine façon
34:26mais alors
34:26donc là on est dans
34:28une logique
34:28d'ouverture
34:29de service
34:30de transparence
34:31aussi
34:32ce qui peut sembler
34:33parfois contradictoire
34:34avec la diplomatie
34:36qui est aussi
34:37un art
34:38de la discrétion
34:38et du secret
34:39donc comment vous
34:41faites en sorte
34:42que ces deux
34:42objectifs
34:43qui peuvent sembler
34:44contradictoires
34:45ce centre-même
34:46c'est une ligne de crête
34:48qu'on apprend à gérer
34:49puisque d'abord
34:50en tant qu'agent public
34:52comme le prévoit
34:53la constitution
34:54nous devons rendre compte
34:56de l'action
34:57que nous menons
34:58deuxième élément
34:59il ne faut pas se cacher
35:00que dans la diplomatie
35:03comme chacun
35:04doit concilier
35:06ses intérêts
35:06dans une négociation
35:08il faut aussi
35:09un peu de secret
35:09pour que chacun
35:11ait la capacité
35:13de sauver la face
35:14comme on dit
35:15en Asie
35:16cela dit
35:17notamment avec
35:18l'émergence
35:19des nouvelles technologies
35:20et des réseaux sociaux
35:21on a décidé
35:24d'être le plus
35:25transparent possible
35:26pour être le plus
35:27crédible
35:27et le plus légitime
35:28et c'est aussi
35:29un service
35:29qu'on a lancé
35:30face aux campagnes
35:32de désinformation
35:33dont nous avons
35:34et dont nous faisons
35:36l'objet
35:36et y compris
35:38dans la perspective
35:38des échelances électorales
35:40en France
35:40de 2027
35:42on a décidé
35:43de ne pas être
35:44des observateurs
35:45ou des victimes
35:46de ces campagnes
35:47d'information
35:47et c'est la raison
35:48pour laquelle
35:49on a
35:50et c'est un nouveau
35:50service
35:51dans lequel on s'est
35:52transformé
35:52lancé tout un travail
35:54avec des recrutements
35:55de spécialistes
35:57des réseaux sociaux
35:57de data analytics
35:59d'informaticiens
36:01pour faire de la veille
36:03sur l'ensemble
36:04des réseaux sociaux
36:05pour repérer
36:06les fausses informations
36:08leur dynamique
36:09de circulation
36:09d'un continent
36:10à l'autre
36:10d'un territoire
36:11à l'autre
36:11et on s'est mis
36:12désormais aussi
36:13à les rectifier
36:15faire la transparence
36:16sur les faits
36:17les actes
36:18et également
36:20de pouvoir
36:20aussi faire valoir
36:22certaines informations
36:23totalement vérifiées
36:24que nous diffusons
36:26de façon totalement légale
36:28sans utiliser
36:29certains outils
36:30d'aux ennemis
36:30comme
36:31les fermatrolles
36:33mais de pouvoir
36:34faire la transparence
36:36notamment avec
36:37le compte
36:37Fresh Response
36:38qui désormais
36:40compte près de
36:40200 000 abonnés
36:41en quelques mois
36:42c'est un joli résultat
36:43et qui permet
36:44de renourrir
36:45le débat public
36:46sur la réalité
36:47des faits
36:48ce qui est un défi
36:50de plus en plus compliqué
36:51parce que
36:52la stratégie
36:53de certains
36:54de nos ennemis
36:54c'est notamment
36:55de créer une sorte
36:56de brouillard
36:57informationnel
36:58c'est à dire que
36:59c'est plus seulement
37:00un fait
37:01sur lequel on va créer
37:02une désinformation
37:04un fake news
37:05c'est vraiment
37:06créer une sorte
37:06de brouillard
37:07dans lequel
37:08c'est quasi impossible
37:09de faire la différence
37:10entre la réalité
37:12les vraies informations
37:13ou les informations
37:14totalement inventées
37:15c'est un défi
37:17qui est en mutation
37:19permanente
37:19celui que vous relevez
37:20sur les fake news
37:21exactement
37:22et c'est d'ailleurs
37:23plus largement
37:24la dynamique
37:25des réseaux sociaux
37:26puis la dynamique
37:27de l'intelligence artificielle
37:29qui elle-même
37:30produira
37:31sans intervention
37:32humaine
37:32et diffusera
37:34des informations
37:36totalement inventées
37:37ce sera un des points
37:38clés du G7
37:40où sont d'ailleurs
37:41invités
37:42certains
37:43grands acteurs
37:45et français
37:48et internationaux
37:49de cette question
37:50des nouveaux médias sociaux
37:53c'est aussi pour ça
37:54que dans cette démarche
37:56très numérique
37:57notre transformation
37:58elle vise aussi
37:59à renforcer
38:00le contact humain
38:01c'est évidemment
38:03la valeur ajoutée
38:04d'un réseau mondial
38:05qui est au contact
38:06de nos partenaires
38:07c'est aussi la raison
38:09pour laquelle
38:09on renforce notre lien
38:11avec nos concitoyens
38:12nos concitoyens
38:14leurs intérêts
38:15en France
38:16c'est notre boussole
38:17et on le fait
38:18par toute une série
38:19d'initiatives
38:20d'abord
38:21on a demandé
38:23à nos ambassadeurs
38:24d'organiser leurs actions
38:25et de mesurer
38:26leurs performances
38:27sur des objectifs
38:29qui concernent
38:30nos compatriotes
38:31le nombre d'entreprises
38:33attirées dans les territoires
38:34le nombre d'entreprises
38:35accompagnées à l'export
38:37le nombre de jeunes français
38:39intégrés
38:40dans le marché
38:41des savoirs internationaux
38:42grâce à nos bourses
38:43etc
38:43mais aussi
38:45tout un travail
38:46que l'on appelle
38:46diplonation
38:47de rencontre
38:48avec nos concitoyens
38:50et notamment
38:50les plus jeunes
38:51j'étais
38:52vendredi dernier
38:53à Dijon
38:54pour retourner
38:56dans le lycée
38:56dans lequel
38:57j'ai étudié
38:58quand j'étais gamin
38:59parce que
39:00ce qui est fascinant
39:01c'est que
39:01les affaires étrangères
39:02ce sont les affaires
39:04de tous
39:04mais en plus
39:05c'est un monde de métiers
39:06et nous proposons
39:07toute une série
39:08d'opportunités professionnelles
39:10plus de 1000 par an
39:11du stage
39:12au concours
39:14de la fonction publique
39:15en passant par le contrat
39:16c'est des jeunes
39:17qui se disent
39:18parfois
39:18c'est pas forcément
39:19pour moi
39:20ou qui n'y pensent pas
39:21à ces métiers là
39:22écoute
39:22en tout cas
39:23ce fut mon cas
39:25de ne pas penser
39:26que c'était pour moi
39:26mais
39:27nous travaillons beaucoup
39:29à ouvrir le ministère
39:30parce que
39:31si vous êtes diplomate
39:33votre raison d'être
39:35c'est de représenter
39:36la France
39:36dans toute sa diversité
39:38et vous parlez
39:39de transformation
39:39on a beaucoup travaillé
39:41sur la transformation
39:41de notre culture
39:43via la transformation
39:45de notre recrutement
39:47sur les concours
39:49on offre à peu près
39:50200 opportunités
39:52de concours
39:52on les a transformés
39:54notamment
39:55et on en a besoin
39:56en diversifiant
39:57les exigences linguistiques
39:59que l'on a
39:59et nous avons désormais
40:01dans le fameux concours
40:03d'Orient
40:035 langues africaines
40:05sur lesquelles
40:06nous recrutons
40:07de jeunes français
40:07qui maîtrisent ces langues
40:09et qui peuvent changer
40:10la donne
40:10dans notre agenda
40:12transformationnel
40:13notamment en Afrique
40:14nous travaillons aussi
40:16à pouvoir recruter
40:18plus jeunes
40:20en développant
40:22l'alternance
40:23c'est tout à fait nouveau
40:24on s'est lancé
40:24il y a 2 ans
40:25aujourd'hui
40:26120 jeunes
40:27et 60% de femmes
40:30sont en alternance
40:31en centrale
40:33ou dans le réseau
40:33est-ce qu'il y a
40:34de nouvelles compétences
40:36qui deviennent
40:37importantes
40:38essentielles
40:38pour les diplomates
40:39est-ce que ça aussi
40:40vous venez un peu de répondre
40:41mais une évolution permanente
40:45la première force
40:46de nos collaboratrices
40:47et de nos collaborateurs
40:48et c'est assez frappant
40:49parce que j'ai eu
40:50d'autres expériences
40:51dans d'autres organisations
40:52c'est leur engagement
40:53et le sens du service public
40:55ça paraît un peu dépassé
40:57mais quand vous voyez
40:58qu'en période de crise
40:59quand il s'agit
41:01de rapatrier
41:01nos compatriotes
41:03de leur apporter
41:03de la protection
41:04nos collaboratrices
41:06et nos collaborateurs
41:06ne comptent pas
41:07leurs heures
41:08et sont absolument engagés
41:09et ça
41:11c'est une compétence forte
41:12deuxième élément
41:14c'est ce que j'appelle
41:15le goût de l'altérité
41:17bâtir
41:17des coalitions
41:19avec
41:20des pays
41:21qui
41:21sont aujourd'hui
41:23ceux qui
41:24modèlent
41:24le monde de demain
41:25c'est d'abord
41:26comprendre
41:27leur culture
41:28leur imaginaire
41:29leur langue
41:29et cette compétence-là
41:31qui nous oblige
41:33à ne pas être auto-centrés
41:34mais à les regarder
41:35ailleurs
41:35c'est très fort
41:36et puis on a des compétences
41:38hardes
41:38si j'ose dire
41:39qui se développent
41:41nous cherchons
41:42aujourd'hui
41:42des médecins
41:43des environnementalistes
41:46des data-analysistes
41:47des spécialistes
41:50de
41:50l'intelligence
41:52artificielle
41:53parce que
41:54nous sommes
41:55une organisation
41:56très singulière
41:57mais les transformations
41:58qui sont les nôtres
41:58sont analogues
41:59à celles du marché
42:00vous parliez tout à l'heure
42:01des risques physiques
42:03vous nous donniez ce chiffre
42:051700
42:07des collaborateurs
42:07du ministère de l'Europe
42:09et des affaires étrangères
42:09dans des pays à risque
42:10est-ce que
42:11c'est beaucoup plus
42:12qu'il y a quelques années
42:13ou est-ce que ça a toujours
42:14existé finalement ?
42:16le goût de l'aventure
42:17est une
42:18des propositions
42:20de la marque
42:21employeur
42:22affaires étrangères
42:23mais le risque
42:24s'est développé
42:25d'abord il y a quelques années
42:26avec le risque
42:27environnemental
42:28où certains collègues
42:29dans certains pays
42:30sont confrontés
42:32à des situations
42:33qu'on ne connaissait pas
42:34nécessairement
42:35autrefois
42:36la multiplication
42:37des crises
42:38aboutit en gros
42:39à ce que
42:39le nombre de collègues
42:41qui sont
42:42dans des ambassades
42:43ou dans des pays
42:45à crise
42:46dans lesquels
42:47ils ne peuvent pas
42:48être avec leur famille
42:49dans lesquels
42:50ils ne peuvent pas
42:51se déplacer librement
42:52dans le pays
42:52a en gros été
42:54multiplié par trois
42:55au cours des quatre
42:55dernières années
42:57ça correspond
42:58à la brutalisation
42:59du monde
42:59et c'est pour ça
43:00que nous avons
43:00renouvelé
43:01notre formation
43:03on est un ministère
43:04qui investit
43:05beaucoup en matière
43:06de formation
43:06dans le cadre
43:07de notre transformation
43:08on a créé
43:08une académie
43:09diplomatique
43:10et consulaire
43:10qui est d'ailleurs
43:11ouverte
43:12aux autres ministères
43:13puisqu'on est très
43:14heureux de partager
43:15qu'on souhaite ouvrir
43:16également
43:17au secteur privé
43:18puisqu'on travaille
43:19beaucoup avec
43:19les directions
43:20de la sûreté
43:21des différentes
43:23entreprises
43:23et on a désormais
43:25tout un paquet
43:27de formations
43:27en matière
43:29de sécurité
43:29sécurité personnelle
43:31sécurité des familles
43:32sécurité des immeubles
43:34et évidemment
43:35sécurité de la donnée
43:36parce que
43:37je n'irai pas
43:37beaucoup plus loin
43:38et vous parliez
43:39de secrets
43:39mais nous sommes
43:41une des institutions
43:42françaises
43:44les plus attaquées
43:45par les cyber
43:47trackers
43:47on peut effectivement
43:49l'imaginer
43:50je vous propose
43:51d'écouter
43:51la question
43:51que Thomas Bruno
43:52qui était
43:53notre invité
43:54la semaine dernière
43:54qui est directeur délégué
43:55du Clean Tech Open France
43:56a choisi de vous poser
43:58on va parler
43:59management
44:00bonjour Julien
44:01vous développez
44:02des axes
44:02de modernisation
44:04au sein de votre structure
44:04parmi ces axes
44:06il y a le développement
44:07managérial
44:08de vos agents
44:09et nous aimerons
44:10savoir
44:11ce que vous mettez
44:12en place
44:12au sein de votre structure
44:13le développement
44:14de la culture
44:15managériale
44:16ça veut dire quoi
44:16la culture managériale
44:17au ministère
44:18des affaires étrangères
44:19la culture managériale
44:20c'est se fixer
44:22des objectifs
44:22les atteindre
44:24et les atteindre
44:25d'autant mieux
44:25qu'on est tous ensemble
44:27c'est ce que vous disiez
44:28tout à l'heure
44:28pour les ambassadeurs
44:29exactement
44:30on commence par
44:31faire la liste
44:31de tout ce qu'on peut faire
44:32et ensuite on essaye
44:33de s'améliorer
44:33et la première clé
44:35du management
44:35pour une organisation
44:36dont sa valeur ajoutée
44:38c'est son réseau
44:38c'est-à-dire
44:39celles et ceux
44:39qui sont au front
44:41c'est l'animation
44:42l'animation
44:43de tous ces réseaux
44:45qui concourent
44:46aux différents
44:47objectifs
44:47de notre diplomatie
44:48et aux besoins
44:49des français
44:52il va de soi aussi
44:53que ça a nécessité
44:54de transformer
44:55notre organisation
44:57et notre culture
44:59en matière
44:59de ressources humaines
45:02avec
45:02beaucoup de formations
45:06notamment pour
45:07les ambassadrices
45:09et les ambassadeurs
45:10mais pour l'ensemble
45:11des managers
45:12et puis aussi
45:12beaucoup d'évaluations
45:13on a été
45:14l'un des premiers
45:15ministères
45:16à mettre en place
45:17le 360
45:18cette évaluation
45:19à 360
45:20à la fois
45:21par les pairs
45:22par les supérieurs
45:23hiérarchiques
45:23par les collaboratrices
45:25et par les collaborateurs
45:27qui permet
45:27à chaque prise de poste
45:29de pouvoir
45:30être évalué
45:31et d'être ensuite
45:32accompagné
45:32par notre direction
45:34des ressources humaines
45:35à laquelle on a
45:36adjoint
45:37une délégation
45:38précisément
45:39à l'encadrement
45:40et au management
45:41qui est une sorte
45:41de laboratoire
45:43qui permet
45:43d'accompagner
45:44mais aussi
45:45de tester
45:46les collaboratrices
45:46et les collaborateurs
45:48Vous parliez
45:48de simplification
45:49il y a je crois
45:49une initiative
45:50qui s'appelle
45:50une simplification
45:51par semaine
45:51une commande
45:52en moins par mois
45:53c'est quoi ça ?
45:54Alors on parle
45:55beaucoup de simplification
45:56mais les gens
45:57ne la touchent pas
45:57beaucoup du doigt
45:58et donc
45:58on s'est dit
46:00que pour être
46:01plus efficace
46:01pour lutter
46:03contre les irritants
46:04mais aussi
46:05pour mieux
46:07économiser
46:08et gérer nos coûts
46:09et nos compatriotes
46:10qui sont légitimement
46:11sensibles
46:11on a décidé
46:13de lancer
46:14une sorte
46:15de défi
46:18porté directement
46:19par les agents
46:20en leur disant
46:21qu'est-ce qui vous ennuie
46:22au quotidien
46:22qu'est-ce qui vous barre
46:23on ne va pas réussir
46:24à tout faire
46:25mais on va essayer
46:26d'en trouver
46:26une par semaine
46:28et on va l'étendre
46:29à l'échelle
46:30à l'ensemble
46:31de notre dispositif
46:32et on a décidé
46:34mais ça aussi
46:35c'est du management
46:38de trouver un sponsor
46:40qui s'est lancé
46:42dans tout ça
46:42on s'est mobilisés
46:43et donc
46:44on a réussi
46:45à le faire
46:45grâce à
46:46de l'informatisation
46:47de l'automatisation
46:49et puis aussi
46:50certaines pratiques
46:52que nous faisions
46:53parce que
46:54c'était bien
46:54de les faire
46:55et parfois
46:56dans l'urgence
46:56du quotidien
46:57et ça aussi
46:58c'est le management
46:59on perd le temps
47:00de se dire
47:00je lève le crayon
47:01cinq minutes
47:02on dit
47:02mais dans le fond
47:03pourquoi est-ce que
47:04je continue à faire ça
47:05est-ce que j'en ai vraiment besoin ?
47:06Est-ce que je pourrais le faire autrement ?
47:07Et donc on va le faire
47:09il nous reste un grand défi
47:10parce que
47:12les choses sont compliquées
47:13c'est certainement
47:14de recourir
47:15à des outils informatiques
47:16plus efficaces
47:17on a une équipe numérique
47:19interne formidable
47:19mais
47:20vous imaginez
47:21que nous ne pouvons pas utiliser
47:23compte tenu
47:24de nos impératifs
47:25de souveraineté
47:26et de sécurité
47:27des outils
47:29sur le marché
47:29il va de soi
47:31que par exemple
47:32il serait impensable
47:33que nos données
47:34puissent aller
47:35sur les clouds
47:36de certains opérateurs
47:38qui sont certes
47:39très efficaces
47:40mais qui ne nous garantissent pas
47:41la protection
47:42de nos informations
47:44donc on commence
47:46à y travailler
47:47sur nos propres infrastructures
47:48mais aussi
47:49avec des logiques
47:51comme on dit
47:51on-prem
47:52c'est-à-dire
47:53avec l'utilisation
47:54d'outils de marché
47:55que nous pourrions utiliser
47:56de manière
47:57totalement souveraine
47:58et sécurisée
47:59sur nos propres
48:01serveurs
48:02quelques chiffres
48:02sur cette transformation
48:03numérique
48:038400 équipements numériques
48:05sécurisés
48:05déployés
48:066 cas d'usage
48:07de l'IA déployé
48:08refondre du système
48:08d'information RH
48:09sur l'IA
48:10effectivement
48:10ça rejoint ce que vous venez
48:11de dire
48:11c'est-à-dire qu'on n'a pas
48:13tant de champions
48:14de l'intelligence artificielle
48:17notamment générative
48:19bon il y a Mistral AI
48:20il y a d'autres entreprises
48:21qui sont en train de se créer
48:23ça veut dire que vous êtes obligés
48:25d'être un peu en retard
48:27en n'utilisant pas
48:28les outils étrangers
48:30comment ça fonctionne
48:31en fait ?
48:31en fait je pense
48:33qu'il y a d'abord
48:33une première question
48:34d'infrastructure
48:35et là le ministère
48:37des affaires étrangères
48:37ne peut pas agir seul
48:38et nous on est très allant
48:40pour une démarche
48:41interministérielle
48:42avec des ministères
48:43qui ont déjà
48:44leur propre cloud
48:46souverain
48:46le ministère des finances
48:48le ministère d'Intérieur
48:49le ministère de la défense
48:51pour certains applicatifs
48:52et le ministre
48:54des comptes publics
48:56qui est chargé
48:56de la transformation
48:57monsieur Amiel
48:58a d'ailleurs lancé
48:59une initiative
49:00assez forte
49:00permettant
49:01de pouvoir
49:03mettre ensemble
49:04nos forces
49:04et avoir une capacité
49:06je pense que sur
49:07certains applicatifs
49:08on peut aussi
49:09travailler avec
49:10quelques grands acteurs
49:12soit des tech
49:13soit également
49:15de la défense
49:15qui
49:17public ou privé
49:18qui nous permettent
49:21d'avancer
49:22et d'être
49:22un peu plus agile
49:24effectivement
49:26avec une IA
49:27alors cette nouvelle génération
49:28d'IA
49:29en quoi ça pourrait
49:30transformer
49:30ou ça transforme déjà
49:31la façon de faire
49:32de la diplomatie
49:33parce que vous nous disiez
49:34la diplomatie
49:35c'est du réseau
49:35c'est de l'humain
49:36c'est du contact
49:37le plus simple
49:39c'est d'abord
49:40l'analyse
49:42et la synthèse
49:43de toutes les données ouvertes
49:44partout dans le monde
49:45il y en a beaucoup
49:48premier élément
49:49deuxième élément
49:50c'est
49:51la synthèse
49:52et l'analyse
49:53de nos propres données
49:54notamment
49:55de nos données historiques
49:59pour permettre
50:00d'évaluer
50:00des tendances
50:01et ça
50:02je crois que c'est quelque chose
50:03qui pourrait être
50:04très utile
50:05également
50:06on a toute une série aussi
50:07de cas
50:09que nous mettons déjà en oeuvre
50:10notamment dans les
50:11les négociations internationales
50:13et multilatérales
50:14vous savez qu'on est très attaché
50:15aux multilatérales
50:16pour que les relations internationales
50:18ne soient pas une jungle
50:19même si le multilatéralisme
50:21est bien mis en
50:22oui mais on voit bien
50:23qu'à la fois
50:24dans la guerre commerciale
50:25dans les enjeux environnementaux
50:27même si chacun
50:29défend ses intérêts nationaux
50:30il y a des sujets
50:32sur lesquels
50:32on a sans doute
50:34des intérêts communs
50:35et c'est d'abord
50:35le cas en Europe
50:36et ensuite
50:37ça peut être
50:37le cas en international
50:39et je suis impatient
50:39d'avoir les résultats
50:40du G7
50:41mais
50:43vu la mobilisation
50:44qui est la nôtre
50:45je suis certain
50:46qu'on aura des effets
50:48mais voyons
50:49on a mis en place
50:49un petit outil prédictif
50:51des positions
50:52de nos partenaires
50:53dans les négociations
50:54internationales
50:55en fonction
50:55de leurs positions historiques
50:57voilà un exemple concret
50:58qui permet à nos collègues
51:00de pouvoir se concentrer
51:01sur les tâches
51:02pour lesquelles
51:02la valeur humaine
51:04leur intelligence
51:05leur expertise
51:07leurs émotions
51:08leurs intuitions
51:10à l'égard des contacts
51:11des autres partenaires
51:13de négociation
51:14à une valeur
51:15absolument folle
51:16un outil prédictif
51:17avec un partenaire
51:18aussi imprévisible
51:19que Donald Trump
51:19ça marche
51:21c'est pour ça
51:21qu'il faut ajouter
51:22à l'intelligence artificielle
51:24l'intelligence humaine
51:25et nous
51:25on fait ce pari là
51:26merci beaucoup
51:27Julien Stemmer
51:28et à bientôt
51:28sur Bsmart4Change
51:30c'est l'heure de notre rubrique
51:31Smart Ideas
51:32une start-up
51:33à l'honneur
51:33comme tous les jours
51:40Smart Ideas
51:41avec le co-fondateur
51:43de Scientalab
51:43Julien Duquesne
51:44bonjour
51:44bonjour Thomas
51:45bienvenue
51:46vous l'avez créé en 2021
51:47avec Camille et Vincent Bouget
51:49et avec quelle idée
51:50c'est quoi Scientalab ?
51:51Donc Scientalab
51:52c'est une entreprise
51:53qui développe un modèle
51:54du système immunitaire
51:55notre objectif
51:56c'est de pouvoir prédire
51:57très tôt
51:58l'efficacité
51:59de nouveaux développements
52:00de nouveaux traitements
52:02sur le système immunitaire
52:03donc toutes les maladies
52:04qui vont toucher
52:06l'immunité
52:07soit la déréguler
52:09soit la suractiver
52:10et nous on va travailler
52:11avec ces entreprises
52:12biopharmaceutiques
52:13pour les aider
52:14à prédire très tôt
52:15si leur traitement
52:15va marcher ou pas
52:16et réduire
52:17le taux d'échec
52:18des essais cliniques
52:19on parle d'immunologie
52:20de précision
52:21c'est ça ?
52:22alors vous êtes
52:22je crois ingénieur
52:23en intelligence artificielle
52:24quel rôle joue
52:26l'intelligence artificielle
52:28dans ce modèle
52:29dans ce service
52:30que vous proposez au labo ?
52:31Donc ça vient du fait
52:32qu'on a de plus en plus
52:33de données
52:34qui sont générées aujourd'hui
52:35sur la santé
52:36la biologie
52:37et donc on a
52:38beaucoup d'informations
52:39qu'on peut synthétiser
52:41et en parallèle
52:42on a l'émergence
52:42des technologies d'IA
52:43dont on entend beaucoup
52:44parler en ce moment
52:45qui ont beaucoup servi
52:45pour le texte
52:46l'IA générative
52:47mais on a aussi
52:48ces architectures
52:49qui peuvent servir
52:49à modéliser la biologie
52:51et c'est dans ce cadre là
52:52que nous on développe
52:53ce modèle
52:54qui est propriétaire
52:54qu'on développe de zéro
52:55et qui nous permet
52:56de modéliser
52:57les interactions biologiques
52:58et simuler
52:59l'effet de nouveaux traitements
53:00D'accord
53:00vous en êtes où
53:01du développement
53:02de Scientalab ?
53:03Donc là on a fait
53:05de l'ARED
53:05sur les premières années
53:06on a un modèle
53:07qui est performant
53:08qui permet de réduire
53:09d'augmenter
53:10le taux de succès
53:11des essais cliniques
53:12jusqu'à deux fois
53:12donc multiplié par deux
53:14de taux de succès
53:16de ces essais
53:16et on est en développement
53:18commercial
53:18notamment cette année
53:20pour déployer ce modèle
53:21dans des collaborations
53:22avec des entreprises
53:23pharmaceutiques
53:24on a déjà fait
53:25plusieurs pilotes
53:26les années précédentes
53:26et des belles validations
53:27et cette année
53:28ça va être le passage
53:29à l'échelle
53:30avec des développements
53:31auprès de Big Pharma
53:32notamment
53:32pour mettre ce modèle
53:35dans la réalité
53:35Vous avez déjà des clients
53:38j'imagine qu'ils vous regardent
53:39de près
53:40ces laboratoires
53:41On a déjà des clients
53:43on a travaillé
53:44avec Sanofi
53:44dans le passé
53:45on a travaillé
53:46avec plusieurs biotech
53:47notamment françaises
53:48pour les aider
53:49dans leur développement
53:50donc on a déjà
53:51une bonne validation
53:52de ce que notre modèle
53:53peut faire
53:53et comment il aide
53:54concrètement
53:55dans ces phases
53:56de développement
53:56maintenant c'est un sujet
53:58de passage à l'échelle
53:59pour déployer cette technologie
54:01à un certain nombre
54:01de clients
54:02et passer de
54:03notamment avec les Big Pharma
54:04passer de projet pilote
54:06à des partenariats
54:07multiannuels
54:07Est-ce que ça peut permettre
54:09d'être plus efficace
54:11dans la phase
54:12d'invention
54:15d'un médicament
54:16d'un nouveau médicament
54:16c'est ce que
54:17c'est ce que je comprends
54:18est-ce que ça aura
54:20aussi pour nous
54:21patients
54:21des effets positifs
54:23c'est-à-dire
54:23qu'est-ce qu'il y a
54:24de nouveaux médicaments
54:25qui vont pouvoir émerger
54:26grâce à une technologie
54:27comme la vôtre
54:27Alors la technologie
54:29elle a pour but
54:29de réduire le temps
54:31de mise sur le marché
54:32d'un médicament
54:33donc les médicaments
54:34vont arriver plus vite
54:35sur le marché
54:35et pour certaines maladies
54:37pour lesquelles
54:37il n'y a pas de traitement
54:38aujourd'hui
54:38ça peut avoir
54:38un impact important
54:40et vous avez mentionné
54:41le terme d'immunologie
54:42de précision
54:42c'est aussi un changement
54:44de paradigme aujourd'hui
54:44dans la façon
54:45dont on va traiter
54:45les patients
54:47parce qu'aujourd'hui
54:48on a le même traitement
54:49qui est prescrit
54:50pour tout le monde
54:50et à peu près
54:51les mêmes stratégies
54:52thérapeutiques
54:52qui sont pour tout le monde
54:53et on veut passer
54:54à une stratégie
54:55beaucoup plus ciblée
54:56où en fait
54:56on va être capable
54:57de prédire pour chaque patient
54:58quel va être
54:59le bon traitement
55:00pour ça
55:01on a besoin
55:01de bien modéliser
55:02ce qui se passe
55:02de bien comprendre
55:03quels sont les patients
55:04qui vont répondre
55:04mais ça va mener
55:05à des taux de réponse
55:07au traitement
55:08bien supérieurs
55:08donc des patients
55:09qui seront mieux soignés
55:10à la fin
55:11ça veut dire qu'on aura
55:11alors on se projette
55:13peut-être un peu plus loin
55:14mais des sortes de médications
55:15à la carte
55:16c'est ça
55:17que je comprends
55:17alors c'est quelque chose
55:18qui est déjà fait
55:19par exemple dans le cancer
55:19en oncologie
55:20où on va séquencer la tumeur
55:22voir quels gènes du patient
55:23sont activés
55:25et en fonction de ça
55:26indiquer un traitement
55:27en immunologie
55:28c'est encore très peu fait
55:29on a une stratégie
55:30qui est assez basique
55:31et donc l'idée
55:32c'est effectivement
55:32d'aller beaucoup plus loin
55:33et en fonction du profil
55:35de la carte du patient
55:36aller pouvoir prescrire
55:38le bon traitement
55:38en fonction de ce qu'on connaît
55:40l'immunologie
55:41de quelles maladies
55:42les plus répandues
55:44on parle
55:44alors le système immunitaire
55:45c'est très large
55:46ça touche évidemment
55:47beaucoup de maladies
55:48les maladies sur lesquelles
55:49on s'est concentré
55:50jusqu'ici
55:50c'est tout ce qui s'appelle
55:52les maladies
55:53immuno-inflammatoires
55:54donc on connaît
55:56les maladies auto-immunes
55:57la polyarthrite rhumatoïde
55:58le lupus
55:59la maladie de Crohn
56:01donc il y a certaines maladies
56:03qui sont assez prévalentes
56:04on peut aussi travailler
56:05sur tout ce qui est vaccin
56:06ça touche évidemment
56:07à l'immunité
56:08on a des maladies
56:09comme l'eczéma
56:10on connaît la forme
56:11qui est relativement bénigne
56:13mais il y a aussi des formes
56:14beaucoup plus sévères
56:15de l'eczéma
56:16sur lesquelles on travaille
56:17donc c'est un éventail
56:19assez large de maladies
56:20et donc un potentiel de marché
56:22évidemment
56:22qui est très large aussi
56:23pour Scientalab
56:25merci beaucoup
56:25Julien Duquenne
56:26bon vent à Scientalab
56:28je vous dis à demain
56:29pour un nouveau numéro
56:30de Smart Impact
56:32je vous remercie rapidement
56:33Nathalie Croizet
56:34la coordinatrice éditoriale
56:35Alexis Mathieu
56:36à la production
56:38Mani Pézèche
56:39le réalisateur
56:40et Fabien Bouknog
56:41qui était au son aujourd'hui
56:42belle journée
56:42Sous-titrage Société Radio-Canada
56:46Sous-titrage Société Radio-Canada
56:49Sous-titrage Société Radio-Canada
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