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  • il y a 23 minutes
Un système d’IA qui simule les interactions biologiques et les effets de nouveaux traitements médicaux pour permettre aux entreprises pharmaceutiques de développer des solutions aux maladies auto-immunes : c’est l’idée de la start-up Scienta-Lab.

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Transcription
00:06Smart Ideas avec le cofondateur de Siantalab, Julien Duquesne, bonjour.
00:10Bonjour Thomas.
00:11Bienvenue, vous l'avez créé en 2021 avec Camille et Vincent Bouget.
00:15Et avec quelle idée, c'est quoi Siantalab ?
00:16Donc Siantalab, c'est une entreprise qui développe un modèle du système immunitaire.
00:21Notre objectif, c'est de pouvoir prédire très tôt l'efficacité de nouveaux développements,
00:26de nouveaux traitements sur le système immunitaire.
00:29Donc toutes les maladies qui vont toucher l'immunité, soit la déréguler, soit la suractiver.
00:36Et nous, on va travailler avec ces entreprises biopharmaceutiques pour les aider à prédire très tôt
00:40si leur traitement va marcher ou pas et réduire le taux d'échec des essais cliniques.
00:44On parle d'immunologie de précision, c'est ça ?
00:47Exactement.
00:47Alors vous êtes, je crois, ingénieur en intelligence artificielle.
00:50Quel rôle joue l'intelligence artificielle dans ce modèle, dans ce service que vous proposez au labo ?
00:57Donc ça vient du fait qu'on a de plus en plus de données qui sont générées aujourd'hui sur
01:00la santé, la biologie.
01:03Et donc on a beaucoup d'informations qu'on peut synthétiser.
01:06Et en parallèle, on a l'émergence des technologies d'IA dont on entend beaucoup parler en ce moment,
01:10qui ont beaucoup servi pour le texte, l'IA générative.
01:13Mais on a aussi ces architectures qui peuvent servir à modéliser la biologie.
01:16Et c'est dans ce cadre-là que nous, on développe ce modèle qui est propriétaire, qu'on développe 2
01:20.0,
01:21et qui nous permet de modéliser les interactions biologiques et simuler l'effet de nouveaux traitements.
01:26D'accord. Vous en êtes où, du développement de Scientalab ?
01:29Donc là, on a fait de la R&D sur les premières années.
01:32On a un modèle qui est performant, qui permet de réduire, d'augmenter le taux de succès des essais cliniques
01:37jusqu'à deux fois.
01:38Donc, multiplié par deux de taux de succès du CDC.
01:42Et on est en développement commercial, notamment cette année,
01:45pour déployer ce modèle dans des collaborations avec des entreprises pharmaceutiques.
01:49On a déjà fait plusieurs pilotes les années précédentes et des belles validations.
01:53Et cette année, ça va être le passage à l'échelle avec des développements auprès de Big Pharma,
01:58notamment pour mettre ce modèle dans la réalité.
02:01Vous avez déjà des clients, j'imagine qu'ils vous regardent de près, ces laboratoires.
02:06On a déjà des clients, on a travaillé avec Sanofi dans le passé,
02:11on a travaillé avec plusieurs biothèques, notamment françaises, pour les aider dans leur développement.
02:16Donc, on a déjà une bonne validation de ce que notre modèle peut faire
02:18et comment il aide concrètement dans ces phases de développement.
02:22Maintenant, c'est un sujet de passage à l'échelle pour déployer cette technologie à un certain nombre de clients
02:27et passer de, notamment avec les Big Pharma, passer de projets pilotes à des partenariats multiannuels.
02:33Est-ce que ça peut permettre d'être plus efficace dans la phase d'invention d'un médicament, d'un
02:41nouveau médicament ?
02:42C'est ce que je comprends.
02:44Est-ce que ça aura aussi pour nous, patients, des effets positifs ?
02:48C'est-à-dire qu'est-ce qu'il y a de nouveaux médicaments qui vont pouvoir émerger grâce à
02:52une technologie comme la vôtre ?
02:53Alors, la technologie, elle a pour but de réduire le temps de mise sur le marché d'un médicament.
02:58Donc, les médicaments vont arriver plus vite sur le marché et pour certaines maladies
03:02pour lesquelles il n'y a pas de traitement aujourd'hui, ça peut avoir un impact important.
03:05Et vous avez mentionné le terme d'immunologie de précision.
03:08C'est aussi un changement de paradigme aujourd'hui dans la façon dont on va traiter les patients.
03:13Parce qu'aujourd'hui, on a le même traitement qui est prescrit pour tout le monde
03:16et à peu près les mêmes stratégies thérapeutiques qui sont pour tout le monde.
03:19Et on veut passer à une stratégie beaucoup plus ciblée
03:21où en fait, on va être capable de prédire pour chaque patient quel va être le bon traitement.
03:26Pour ça, on a besoin de bien modéliser ce qui se passe,
03:28de bien comprendre quels sont les patients qui vont répondre.
03:30Mais ça va mener à des taux de réponse au traitement bien supérieurs.
03:34Donc, des patients qui seront mieux soignés à la fin.
03:36Ça veut dire qu'on aura, alors on se projette peut-être un peu plus loin,
03:39mais des sortes de médications à la carte, c'est ce que je comprends.
03:43Alors, c'est quelque chose qui est déjà fait, par exemple, dans le cancer, en oncologie.
03:46On va séquencer la tumeur, voir quels gènes du patient sont activés
03:50et en fonction de ça, indiquer un traitement.
03:53En immunologie, c'est encore très peu fait.
03:55On a une stratégie qui est assez basique.
03:57Et donc, l'idée, c'est effectivement d'aller beaucoup plus loin
03:59et en fonction du profil de la carte du patient,
04:02aller pouvoir prescrire le bon traitement en fonction de ce qu'on connaît.
04:05L'immunologie, de quelles maladies les plus répandues, on parle ?
04:10Alors, le système immunitaire, c'est très large.
04:12Ça touche évidemment beaucoup de maladies.
04:14Les maladies sur lesquelles on s'est concentré jusqu'ici,
04:16c'est tout ce qui s'appelle les maladies immuno-inflammatoires.
04:20Donc, on connaît les maladies auto-immunes,
04:23la polyarthrite rhumatoïde, le lupus, la maladie de Crohn.
04:27Donc, il y a certaines maladies qui sont assez prévalentes.
04:30On peut aussi travailler sur tout ce qui est vaccins.
04:32Ça touche évidemment à l'immunité.
04:33On a des maladies comme l'eczéma.
04:36On connaît la forme qui est relativement bénigne,
04:39mais il y a aussi des formes beaucoup plus sévères de l'eczéma
04:41sur lesquelles on travaille.
04:43Donc, c'est un éventail assez large de maladies.
04:46Et donc, un potentiel de marché, évidemment,
04:48qui est très large aussi pour Scientalab.
04:50Merci beaucoup, Julien Duquen.
04:52Bon vent à Scientalab.
04:53Je vous dis à demain pour un nouveau numéro de Smart Impact.
04:58Je vous remercie rapidement Nathalie Croizet,
04:59la coordinatrice éditoriale, Alexis Mathieu,
05:01à la production, Manny Pézèche,
05:04le réalisateur et Fabien Bouknog,
05:06qui étaient au son aujourd'hui.
05:07Belle journée.
05:08Sous-titrage Société Radio-Canada
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