- il y a 21 heures
Ce lundi 22 juin, Antoine Larigaudrie vous présente le placement à suivre dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:01Tout pour investir, le placement à suivre.
00:05Et je suis avec William Léon de WM Capital.
00:08Bonjour.
00:09Alors, j'avais hâte de vous recevoir parce que c'est quand même pas un secret que depuis le début
00:16où j'ai présenté cette émission,
00:18on a tout un tas de conseillers en gestion de patrimoine, de conseillers financiers qui nous disent
00:22« Attendez, quand le marché est volatile, comme il a pu l'être ces dernières semaines ou de manière générale
00:27en ce moment,
00:28ne vous précipitez pas, ne passez pas d'un coup, vendez tout et d'un coup achetez tout. »
00:34Parce que premièrement, vous, vous allez y perdre.
00:38Deuxièmement, vous allez louper la reprise.
00:39Et c'est l'argument principal d'ailleurs.
00:41Maintenant, il est possible aussi de se couvrir contre les mouvements de marché.
00:47Et on voit ça avec vous, William Léon, WM Capital, votre stratégie, c'est à la fois de préserver le
00:53patrimoine sur le long terme,
00:54mais de temps en temps, de mettre des petits coups d'arbitrage, de hedge en fait, pour protéger un petit
01:01peu plus le patrimoine.
01:02Et ça, pas forcément pour les hedge funds et les pros de la finance, mais pour des gens qui ont
01:08un petit patrimoine.
01:09Exactement. Alors en fait, déjà par rapport à ce que vous venez de dire, je suis assez d'accord,
01:13il ne faut pas non plus se précipiter, tout vendre.
01:15De manière générale.
01:16De manière générale, c'est important.
01:17Ce qu'on appelle le knee jerk.
01:19Exactement. Néanmoins, il faut faire aussi attention, c'est qu'on a vu précédemment, sur les dernières années,
01:24qu'il y avait des actifs sur lesquels les clients étaient investis,
01:27pour lesquels on peut être resté tanké un certain nombre d'années.
01:29Je vais vous donner un exemple très concret.
01:32Je reprends un peu de contextualisation.
01:34Envahissement de l'Ukraine par la Russie, reprise de l'inflation, hausse des taux.
01:38La hausse des taux a entraîné notamment sur les marchés immobiliers des baisses de valorisation.
01:43On sait que pas mal de nos clients qu'on a rencontrés, le cabinet qui est créé en 2023,
01:47qui était cantonné sur du fonds euro et des actifs immobiliers.
01:51Donc là, directement exposé au taux.
01:53C'est ça.
01:53Et le problème de ces valeurs-là, les SCPI et les SCI notamment, ont diminué entre moins 25 et 40
01:59%.
02:00On pouvait se dire, on va attendre que le cycle immobilier reprenne.
02:02Le problème, c'est qu'en fait, le cycle immobilier, aujourd'hui, il n'a toujours pas repris.
02:05Il ne reprend pas.
02:06Du coup, se dire, je reste tanké sur des actifs comme ceci, j'attends que ça passe,
02:11et puis je verrai ce que ça donne.
02:12Clairement, nous, avec mon associé Mathias, ce n'était pas notre vision.
02:15Et donc, ce qu'on a voulu faire à ce moment-là, c'est qu'on s'est dit,
02:17OK, l'immobilier, pour le moment, on n'a pas d'espérance de reprise.
02:20On va préférer justement shorter, donc revendre ces positions-là.
02:23Et on les a repositionnées sur un actif qui était boudé pendant une vingtaine d'années,
02:26qui ont été les obligations.
02:28Et les obligations, finalement, sur les trois dernières années, ça s'est envolé.
02:31Et donc, finalement, la perte qu'on aurait pu avoir avec un actif tanké,
02:35on l'a repris sur les obligations.
02:36Alors voilà, il ne s'agit pas non plus de faire de l'arbitrage court terme,
02:39comme le font les hedge funds, mais de s'ajuster un petit peu.
02:42Par exemple, ça peut être aussi, on a beaucoup parlé des performances
02:47mirobolantes de Wall Street.
02:48Beaucoup s'y sont exposés, simplement.
02:50Il y a eu le niveau du dollar qui a mangé beaucoup de leurs performances.
02:53Donc ça aussi, les taux de change, c'est quelque chose sur lequel vous bossez ?
02:56Alors, les taux de change, c'est quelque chose, effectivement, sur lequel on bosse,
02:58parce qu'aujourd'hui, en fait, on a des clients qui deviennent de plus en plus inquiets
03:02par rapport au contexte géopolitique global, certes.
03:05On le voit en ce moment, notamment avec le prix de l'essence,
03:07qui a plus de 2 euros la reprise dans l'inflation,
03:10mais aussi par rapport au contexte français,
03:12où en fait, on a assez peu de visibilité sur la fiscalité.
03:15On a un manque de visibilité aussi sur la zone euro et sa capacité de rebond.
03:19Donc, en fait, on a des clients, effectivement, qui viennent nous voir
03:21pour justement qu'on leur propose des placements.
03:24Donc, je pense notamment à l'assurance vie luxembourgeoise,
03:25sur lequel on va pouvoir utiliser des outils de couverture sur différentes devises,
03:29ce qui n'est pas le cas aujourd'hui sur le contrat d'assurance vie français.
03:32Par exemple, voilà, c'est des choses qu'on va proposer.
03:34Oui, intéressant.
03:35Et alors, là, on ouvre le capot.
03:38Effectivement, il y a le support d'investissement qui permet les ajustements.
03:41Et là, l'assurance vie luxembourgeoise est un bon exemple.
03:45Est-ce qu'il y a d'autres produits que vous regardez
03:48de manière à pouvoir un petit peu protéger les positions de vos clients ?
03:51Je vous dis ça parce que, bon, quand on est un gros hedge fund,
03:55quand on est une grosse société de bourse,
03:57on a toujours des visées.
04:00Mais voilà, c'est pour des clients un petit peu gros, institutionnels, bien établis.
04:06Comment ça se fait que vous vous arrivez à piocher des produits
04:09justement pour protéger les petits patrimoines ?
04:11Alors, concrètement, en fait, la base de notre conseil
04:14va reposer sur la mutualisation de nos clients.
04:16Vous avez raison, Antoine, globalement, par rapport aux actifs institutionnels,
04:18la taille pour pouvoir y accéder.
04:21Sur les contrats à assurance vie, on va parler de 500 000 euros
04:23à 1 million d'euros à l'ouverture.
04:25Sur les actifs, je pense notamment au Club Deal Immobilier
04:27qui ont un peu le vent en poupe en ce moment,
04:29on est plutôt sur des actifs qui sont entre 3 à 5 millions d'euros
04:31pour pouvoir y accéder.
04:32Clairement, ce n'est pas accessible à tous les clients.
04:35Nous, ce qu'on fait justement, c'est en mutualisant
04:37la surface financière de tous nos clients,
04:38on va se présenter auprès d'acteurs institutionnels.
04:42Et ceux-ci vont nous proposer justement, grâce à la mutualisation,
04:44d'abaisser les tickets d'entrée.
04:46Donc, on va pouvoir proposer à nos clients, justement,
04:48non pas d'investir sur des tickets d'un million ou deux millions d'euros
04:51et les baisser sur des tickets de 100 000, 300 000,
04:53parfois même sur du 20 000, 40 000 euros.
04:55Sur du Club Deal, c'est déjà arrivé.
04:57C'est arrivé sur de la dette privée aussi.
04:58Et là, en ce moment, quelque chose qui fonctionne
05:00de manière assez importante,
05:02que ce soit en Europe ou dans le monde,
05:04c'est aussi le private equity.
05:06Bien sûr.
05:08Pour vous donner un chiffre,
05:09la Bank of America a sorti une étude récente.
05:13Ils imposent sans imposer.
05:14Ils conseillent à leurs clients d'avoir entre 20 et 25 % d'actifs
05:18en private equity dans les portefeuilles.
05:21Aujourd'hui, pour vous donner une statistique sur le cabinet,
05:24chez WM Capital, quand un client vient nous voir,
05:26c'est entre 0 et 1 %.
05:27Oui, c'est minuscule.
05:28C'est en pleine expansion.
05:30Maintenant, vous prenez les premières places
05:32parce que, justement, c'est une dynamique qui est en cours.
05:37Cela dit, on est en pleine stratégie un petit peu active.
05:42Tout ça, ça a un coût, non, pour le client au final ?
05:45Oui, néanmoins, on parlait de la partie institutionnelle
05:48sur la partie non cotée.
05:49Vous l'avez également sur la partie cotée.
05:51Nous, ce qu'on préconise à nos clients,
05:53c'est justement d'aller sur de la gestion professionnalisante.
05:56Donc, on va basculer les portefeuilles sur le côté
05:58en gestion discrétionnaire.
05:59La gestion discrétionnaire, c'est la gestion sous mandat
06:02qui est donnée à un professionnel.
06:04Dans cette gestion sous mandat,
06:06vous avez accès non pas aux parts retail,
06:08vous allez avoir accès aux parts institutionnelles.
06:10Parce que, globalement, dans un fonds action,
06:11un fonds oblique, peu importe,
06:12sur une assurance vie française, luxembourgeuse ou autre,
06:15vous avez deux types de parts.
06:16Vous avez la part pour monsieur tout le monde
06:18qui est à 100 euros, tout le monde peut y accéder.
06:20Et vous avez la part institutionnelle
06:21sur les tickets d'entrée que j'ai évoqués juste avant.
06:23La différence, elle se situe dans les frais, justement.
06:25Les frais vont être divisés par trois.
06:27Divisés par trois, à l'arrivée,
06:29non seulement l'aspect volatil,
06:31on va la moins encaisser,
06:32parce que, évidemment, les frais sont appliqués
06:34même si vous êtes sur des périodes de baisse.
06:36Pour remonter, c'est moins compliqué.
06:37Et à côté de ça, sur les phases de hausse,
06:39vous allez avoir un soufflé de performance
06:41qui va être beaucoup plus important.
06:41Donc, finalement, à l'arrivée,
06:43sur les actifs institutionnels,
06:45vous allez avoir des frais qui vont être abaissés
06:47parce que les institutionnels,
06:48on parle des assureurs, des fonds de pension, des mutuelles.
06:50À quoi vont servir les fonds ?
06:52Réparer les sinistres,
06:53enfin, couvrir les sinistres,
06:54ou à défaut, payer les retraites.
06:56Donc, du coup, ils prennent un risque qui est minimal.
06:58Et pour couvrir le risque,
06:59il faut qu'il y ait des frais qui soient aussi bas.
07:02Effectivement.
07:02Oui, ça paraît tout à fait logique.
07:04Mais j'allais vous dire, justement,
07:06dans ce marché où les taux
07:08prennent de plus en plus d'importance,
07:09où on voit des déséquilibres croissants
07:11du côté des pères de change.
07:13J'en veux pour preuve
07:14ce qui est en train de se passer du côté du Japon,
07:16ce qui est sans doute en train de se passer
07:17du côté du Royaume-Uni.
07:18On va suivre ça.
07:20Mais l'instabilité politique, c'est mauvais.
07:22On est dans un monde instable, politiquement.
07:24Donc, cette stratégie,
07:27a priori, c'est un boulevard de croissance pour vous.
07:29Oui.
07:30En fait, globalement, si vous voulez,
07:31aujourd'hui, si vous permettez le terme,
07:33la gestion de bons pères de famille,
07:35c'est un peu terminé.
07:36C'est ça.
07:37Elle est là, la vérité.
07:38C'est qu'on ne peut plus être totalement passif.
07:42Beaucoup de CGP viennent en parler aussi au quotidien.
07:45Mais justement, le côté,
07:48on va mettre de côté et on va oublier.
07:50Non, ce n'est plus possible, ça.
07:52Et donc, vous êtes au cœur de cette stratégie.
07:55C'est aussi quelque chose qui vous distingue un petit peu
07:59de vos principaux concurrents.
08:01Parce que j'imagine que tout ça, c'est énormément de travail.
08:03Et puis aussi, c'est une optique qui est totalement à la fois globalisée
08:07et centrée sur le petit client.
08:09C'est ça.
08:10Alors, globalement, pour vous donner un peu de statistiques,
08:13aujourd'hui, nous, on a été créés en 2023.
08:15À la fin de l'année, on avait à peu près une trentaine de clients.
08:17On est à aujourd'hui plus de 300 clients
08:19qui sont accompagnés au sein du cabinet.
08:20D'accord.
08:21Qu'est-ce qui a fait notre succès ?
08:23Donc, il y a effectivement cet aspect gestion.
08:24On a basculé les portefeuilles,
08:26mais c'est aussi l'indépendance commerciale pour conserver de l'agilité.
08:29En fait, ce qui va faire qu'on va pouvoir se couvrir sur des périodes de baisse,
08:31c'est l'agilité par rapport au patrimoine et au portefeuille des clients.
08:35Et à côté de ça, c'est aussi la transparence.
08:37On parlait des frais tout à l'heure.
08:38Le fait d'instaurer une transparence des frais
08:40avec des frais qui sont abaissés et sur une catégorie institutionnelle,
08:43ça va permettre justement de renforcer la confiance long terme.
08:46Et donc, les clients, on va pouvoir leur adresser justement
08:49grâce à la mutualisation sur des actifs institutionnels
08:51type club deal, type private equity, type d'aide privée.
08:54Et c'est surtout ça qu'on va préconiser dans des périodes de volatilité,
08:57parce qu'on va justement investir sur des horizons
08:59qui vont être un petit peu plus longs
09:01et à côté des marchés non cotés.
09:03Et sur le marché actuellement,
09:06vis-à-vis des actifs sur lesquels vous êtes positionné,
09:08là en ce moment, vous prévoyez une volatilité
09:10qui va encore durer un certain temps ?
09:12Je sais bien que vous n'avez pas de boule de cristal,
09:14moi non plus et personne.
09:15Mais là, voilà, c'est en position pare-balles
09:18pour encore un long moment, visiblement.
09:21C'est pour ça, là par exemple,
09:23pour vous donner un exemple concret
09:24de ce qu'on a réalisé récemment.
09:26Lorsqu'il y a eu la période justement de taux,
09:29on s'est dit que la Banque Centrale allait baisser les taux,
09:31on avait justement de la visibilité,
09:33on s'est dit l'immobilier va reprendre.
09:34Ce qu'on a fait, c'est que lorsque vous avez une reprise…
09:37Bon, là, en ce moment avec Donald Trump,
09:38c'est difficilement lisible, vous allez me dire.
09:40Néanmoins, on a commencé justement
09:42à orienter les portefeuilles sur du non-côté
09:44et on est allé chercher par exemple
09:45ce qu'on appelle des trophies assets.
09:47Donc les trophies assets, c'est par exemple
09:48du club d'immobilier, comme je vous l'expliquais.
09:51On sait que dans l'immobilier,
09:52vous avez deux types de supports.
09:54Vous avez l'immobilier classique,
09:55investissement locatif,
09:56vous avez l'immobilier type ultra-luxe.
09:59Ultra-luxe, c'est un marché qui ne connaît pas la crise,
10:01concrètement.
10:01Vous allez toujours avoir des personnes
10:02qui souhaitent investir.
10:03Et là, récemment, par exemple,
10:04on a proposé à nos clients des actifs
10:07qui vont être par exemple sur l'avenue Montaigne,
10:09sur du local commercial.
10:11On ne prend pas trop de risques.
10:12Voilà, en sachant que vous avez un taux de vacances
10:14qui est proche des 0%,
10:15où à défaut, on va aller par exemple
10:17sur de la titrisation d'œuvres d'art.
10:19Donc l'œuvre d'art, par exemple,
10:20c'est des choses auxquelles finalement
10:23les clients ne sont pas exposés.
10:24Vous êtes couverts par rapport justement
10:26à ces notions de taux de change
10:27dont vous m'avez parlé.
10:28On va être couverts sous d'autres pièces d'actifs
10:30type les actifs cotés.
10:31Super diversifié, effectivement.
10:33Merci beaucoup pour ce point stratégique.
10:35William Léon, cofondateur de WM Capital.
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