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  • il y a 10 minutes
Ce mercredi 11 février, Antoine Larigaudrie vous présente le placement à suivre dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:01Tout pour investir, le placement à suivre.
00:04Et je vous le disais, c'est une émission de convictions, chacun donne ses convictions.
00:08Sur l'or par exemple, il y a une seconde, mais il y a tous les autres marchés, les actions,
00:12les obligations.
00:14La bonne allocation d'actifs, qu'est-ce qu'on fait en 2026 ?
00:18On va tester les convictions de Jean-Patrice Prudhomme de Milléis Banque Privée.
00:24Bonjour.
00:24Bonjour Antoine.
00:25Alors déjà, faire un petit récapitulatif de l'état des marchés en ce début d'année, toujours autant d'incertitudes.
00:33Et de plus en plus de la fébrilité, on ne va pas dire de la volatilité, parce que c'est
00:37un terme technique très précis,
00:39mais de la fébrilité sur tout un tas d'actifs, et même sur ceux qui étaient réputés pas volatiles finalement.
00:45Tout à fait, effectivement, on est dans une situation un peu compliquée aujourd'hui sur les marchés, on peut dire.
00:51Il y a de la fébrilité, il y a de la volatilité sur certains titres qui ont des résultats trimestriels
01:00inférieurs aux attentes.
01:01On le voit encore ce matin, l'impact est quand même très fort sur ces valeurs, tous les jours il
01:06y en a.
01:07Et ça caractérise un peu cette période où effectivement la volatilité n'est peut-être pas très importante à l
01:14'échelle du marché,
01:15mais elle l'est au niveau individuel sur chaque titre qui publie au-dessus ou en dessous des attentes.
01:24On peut dire aussi qu'il y a eu et il y a beaucoup de rotations aujourd'hui entre les
01:29zones géographiques et les secteurs.
01:31Ce que l'on voit par exemple, c'est que sans doute la planète finance est trop investie sur les
01:38Etats-Unis, 63% du marché mondial.
01:41Et aujourd'hui, c'est la bonne période, on va le voir, pour diversifier un petit peu son portefeuille vers
01:48les actions européennes et les actions émergentes.
01:51Alors évidemment, le contexte reste difficile puisqu'on a quand même de nombreux événements géopolitiques depuis le début de l
02:01'année.
02:01On a la question de l'intelligence artificielle qui pose et qui soulève beaucoup de questions pour les marchés.
02:09Et ça continue.
02:10Et ça continue.
02:11Alors, on se pose des questions sur à la fois ceux qui en profitent normalement et qui investissent beaucoup,
02:17quid de la rentabilité de ces investissements ?
02:19Et on se pose des questions aussi pour ceux qui pourraient être disruptés de ce nouveau contexte technologique.
02:30Bon, si on fait le point du côté de l'ensemble du marché actions,
02:36vous nous disiez diversification et focus sur l'Europe.
02:40Alors, vous n'êtes pas le seul à nous le dire,
02:42mais c'est vrai qu'il y a plusieurs dynamiques qu'il va falloir suivre de près et qui peuvent
02:45être très profitables.
02:47Alors, effectivement, et je voudrais revenir juste sur la conviction qu'on a sur les marchés actions.
02:53Elle tient d'abord à l'environnement économique,
02:56qui n'est pas si mauvais pour l'environnement des actions.
03:00Je m'explique.
03:01Tout d'abord, la croissance, elle est finalement un peu meilleure qu'attendue.
03:05C'est la raison pour laquelle le FMI a augmenté sa prévision de croissance en janvier pour l'économie mondiale.
03:11Il y a les soutiens budgétaires qui sont nombreux.
03:14Le plan quinquennal en Chine, la baisse des impôts aux Etats-Unis,
03:18mais aussi les plans vers les infrastructures et la défense en Europe.
03:24Donc, un soutien budgétaire, un soutien monétaire.
03:29Plus du côté des Etats-Unis que de l'Europe, mais...
03:33Je sens que le biais est un petit peu en train de changer là aussi.
03:35Ça peut changer, pourquoi ?
03:36Parce que ce qu'on a en Europe, c'est d'abord une inflation à 1,7 qui est plus
03:41basse que l'objectif,
03:43et elle est attirée vers le bas par la hausse de l'euro.
03:48L'énergie et la hausse de l'euro.
03:49Qui fait qu'on importe à des prix plus bas, beaucoup de produits.
03:55Bon, ça, ça reste quand même des...
03:57Et du côté des entreprises, ça, ça va se ressentir.
04:02On a des perspectives bénéficiaires qui sont aussi intéressantes.
04:05Et voilà, effectivement.
04:06Donc, le scénario de croissance que nous avons, qui est correct pour cette année,
04:11eh bien, il se transforme.
04:12Il se transforme en croissance des résultats des entreprises.
04:16D'après le consensus d'un liste, on est autour de 11 à 12% pour 2026 et pour 2027.
04:22Donc, c'est des niveaux de croissance relativement élevés
04:24qui soutiennent la thèse de l'investissement dans les actions.
04:29Bon, on est toujours bon là-dessus.
04:30Maintenant, on en parlait, on a fait un petit focus là-dessus
04:36que vous pouvez retrouver en replay, en podcast,
04:39uniquement sur le marché obligataire hier.
04:41Parce qu'il y a des dynamiques d'investissement qui commencent à changer un petit peu,
04:45notamment à cause de ce phénomène de pontification de la courbe des taux,
04:48avec des taux court terme qui ont tendance à s'affaiblir
04:53et des taux de long terme qui restent fermes.
04:55Bon, il n'y a pas que ce phénomène-là,
04:56mais il y a un contexte aussi qui explique que l'investissement dans l'obligataire,
05:00ça, ça peut être aussi une belle source de diversification
05:03et voire même de quoi augmenter un petit peu son exposition.
05:07– Effectivement, les obligations, en fait, aujourd'hui,
05:10si on prend un peu de recul par rapport aux évolutions qu'on a tous les jours,
05:16sur les obligations, c'est deux choses.
05:18C'est d'abord des rendements qui sont plus élevés que l'inflation,
05:21ce n'était pas le cas il y a trois ans,
05:24et c'est des rendements supérieurs aux taux monétaires.
05:27Ce n'était pas le cas il y a deux ans.
05:28Donc, on est dans une période où les rendements, par eux-mêmes,
05:32au niveau qu'on connaît aujourd'hui pour les emprunts d'État
05:35et pour les obligations d'entreprise,
05:37sont à des niveaux attractifs.
05:39On peut aller même, si on prend des obligations d'entreprise
05:42de la zone euro à haut rendement, à 5,3%.
05:45– C'est mieux que le livret A, d'accord ?
05:49– Exactement.
05:50– Donc, du coup, là, entre ce contexte quand même favorable pour les actions
05:55et une dynamique qui reste intéressante sur l'obligataire,
05:58en termes d'allocation d'actifs,
06:00comment vous sentez la bonne répartition pour s'exposer en 2026 ?
06:05– Alors, pour nous, l'allocation d'actifs est vraiment très importante cette année.
06:08– Bah oui.
06:09– Et l'objectif de l'allocation, c'est quand même d'optimiser la performance
06:15et de minimiser les risques.
06:16Et cet objectif peut être atteint avec l'ensemble des classes d'actifs.
06:20actions, obligations, mais les autres aussi.
06:22Alors, concernant les actions, ce que nous disons, c'est que c'est vraiment important
06:28cette année de bien diversifier entre les grandes zones géographiques.
06:32États-Unis, Europe, marché émergent et le Japon aussi,
06:38qui a fait un comeback important depuis un an,
06:40et notamment après les élections de la nouvelle Première ministre.
06:43– Et cette diversification, elle apporte finalement un complément de performance entre les zones.
06:49C'est-à-dire qu'on sait que les États-Unis, on y va pour leur domination technologique,
06:54la productivité qui est plus élevée aux États-Unis qu'ailleurs,
06:58les baisses d'impôts, les baisses de taux d'intérêt aussi.
07:00Donc ça, c'est quelque chose qui reste dans les portefeuilles,
07:03mais sans doute dans une moindre mesure que ces dernières années.
07:08Les actions européennes, qu'est-ce qu'elles apportent ?
07:09Finalement, elles apportent une valorisation relativement attractive aujourd'hui,
07:13plus attractive que les autres marchés d'action des pays développés.
07:18Elles apportent aussi un rendement,
07:19un rendement qui est deux fois plus élevé que sur le marché américain.
07:23Et puis, les plans d'investissement sur les infrastructures, sur la défense.
07:27Certains thèmes d'ailleurs ont émergé en bourse, je pense à la défense,
07:30mais aussi les infrastructures, la construction, les minières.
07:34On sait qu'il faut construire un centre de données pour l'IA,
07:39et pas qu'aux États-Unis, en Europe aussi.
07:42Donc, ces secteurs en profitent.
07:45– Focus sur l'Europe, peut-être observer ce qui se passe sur l'obligataire,
07:50histoire de réallouer un petit peu,
07:51parce que les dynamiques sont intéressantes et puis les actions toujours.
07:55Donc, évidemment, un mot, c'est diversifier.
07:58Jean-Patrice Prudhomme de Milice Banque privée,
08:00merci de nous avoir fait part de vos convictions aujourd'hui.
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