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  • il y a 4 heures
Ce mercredi 17 juin, Geoffroy Lenoir, directeur de la gestion collective chez Ofi Invest Asset Management, et Sébastien Lalevée, directeur général de Montpensier Arbevel, se sont penchés sur BMW qui donne une grosse alerte sur bénéfice pour 2026, la première réunion à la tête de la FED pour Kevin Warsh, la BCE qui relève ses taux de 25 points de base, les banques centrales qui sont dans l'inconfort, la souveraineté au cœur du salon Vivatech 2026, la hausse des valeurs tech, ainsi que SpaceX qui enregistre une baisse, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Nos experts du club ce soir, ils viennent de nous rejoindre à l'instant.
00:06Sébastien Lalevé, directeur général de Montpensier, Arbevel.
00:09Bonsoir Sébastien.
00:09Bonsoir.
00:10Bienvenue, Geoffroy Lenoir aussi avec nous, directeur de la gestion collective d'Offi InvestaM.
00:14Bonsoir Geoffroy.
00:14Bonsoir.
00:15On est ravis l'un et l'autre de vous retrouver sur notre plateau.
00:19On parlera bien sûr dans un instant de la Fed, de SpaceX à nouveau,
00:22des perspectives de vos choix d'allocation et d'arbitrage,
00:25avant l'été et avant le deuxième semestre.
00:27Mais d'abord, quand même, est-ce qu'il y a une alerte, un signal BMW
00:31qui annonce un profit warning très important,
00:34en justifiant ce profit warning par le ralentissement chinois et la guerre en Iran ?
00:38Il y a trois ans, en 2023, la marge bénéficiaire de BMW a atteigné 10%.
00:43Pour cette année, il crée une marge bénéficiaire de seulement 1%,
00:46divisé par 10 en 2-3 ans à peine, du fait entre autres du conflit en Iran.
00:50Est-ce que c'est un signal ?
00:52Est-ce que c'est le signe annonciateur de ce que pourraient annoncer d'autres entreprises
00:55du fait de se confier en Iran quand les publications vont arriver, dans un mois ?
00:58Sébastien.
00:59On savait en 2023 que la marge de BMW n'était pas pérenne, en fait,
01:04parce qu'il y avait, c'était post-Covid,
01:06il y avait des manques de produits qui faisaient qu'ils vendaient surtout les produits les plus chers.
01:13Donc, en fait, il y avait une marge qui était, entre guillemets, exceptionnelle.
01:17Le pari de l'auto allemande, ça a été la Chine pendant longtemps.
01:21Bon, manque de bol, les Chinois aujourd'hui sont un peu autonomes en voiture,
01:24on le voit avec BYD.
01:26La Chine aussi s'est un peu refermée sur les marques occidentales.
01:32On sait que, mon pari depuis longtemps, c'est que dans la notation sociale,
01:35je pense que le Chinois qui achètera des produits de l'Ouest verra sa notation à terme baisser.
01:43Donc, je pense qu'il faut faire un trait sur la croissance en Chine pour l'automobile allemande.
01:49Donc, ça fait partie d'un réajustement, malheureusement, qui ne va pas s'arrêter.
01:54On peut développer ce que vous venez de dire, la notation des acteurs chinois qui...
01:58Non, la notation sociale des Chinois.
01:59Donc, on le sait, ce n'est pas assez Black Mirror en vrai, en fait.
02:03La notation sociale existe en Chine.
02:05Et moi, je pense profondément qu'assez rapidement,
02:09le fait d'acheter des produits européens ou de l'Ouest sera mal vécu et sera mal noté.
02:13Donc, je pense que structurellement, le luxe en Chine va baisser,
02:17au profit, on l'a vu, au profit des marques locales.
02:20Et pour les voitures, c'est pareil.
02:23Donc, oui, le ralentissement chinois, il va continuer.
02:26Sans toutes les catastrophes, ça commence par ralentissement.
02:29Donc, il y a un changement structurel.
02:33On le voit sur plein de sujets.
02:34Toutes les pontes ne mènent pas à une falaise, heureusement.
02:35Mais oui, oui.
02:37Mais toutes falaises démarrent par une inclinaison.
02:39Par une inclinaison, oui.
02:40Donc, non.
02:42Malheureusement, pour l'auto allemande, l'âge d'or est derrière.
02:47Alors là, on est un peu peut-être dans la science-fiction, je ne sais pas.
02:50La notation sociale, elle existe bien d'ores et déjà en Chine.
02:52Vous pensez que demain, un Chinois qui utilisera, par exemple,
02:55des produits cosmétiques L'Oréal, qui mise beaucoup sur la Chine,
02:58sera sanctionné et verra sa notation sociale dégradée ?
03:00C'est moins ostentatoire.
03:02Un rouge à lèvres, c'est moins marqué « not made in China ».
03:07Mais une voiture, ça l'est carrément même.
03:10Et un sac Viton aussi.
03:11Donc, c'est pour ça que je pense que les années 2025, 2026 et après
03:18ne ressembleront pas pour ces industries-là aux années 2010 jusqu'à 2020,
03:23jusqu'au Covid, en fait.
03:23Clairement pas.
03:24C'est Black Mirror, pour les fans de la série, on y est presque.
03:28Vous accordez beaucoup de crédit à ce scénario-là, ou pas Geoffroy,
03:30dans le rapport à la Chine ?
03:32Oui, le rapport à la Chine, c'est sûr, oui, ça fait longtemps qu'on le dit.
03:34C'est que les Chinois se focalisent davantage sur les biens de consommation
03:37qui sont produits en Chine, et notamment dans le secteur du luxe.
03:40C'est sûr qu'il y a cette volonté d'acheter chinois.
03:44Et c'est vrai que ça peut peser sur certaines valeurs du secteur du luxe.
03:47Alors après, là, concrètement, ça ne se voit pas forcément ces derniers jours.
03:50On a plutôt ce thème de rotation qui peut revenir.
03:53On en reparlera peut-être tout à l'heure.
03:54Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, on parlait du profit warning sur BMW.
03:59Ce qui va être vraiment intéressant, c'est de rentrer dans cette phase de publication de résultats,
04:04qui va arriver très bientôt, en 3-4 semaines, je pense.
04:08On touche au bout.
04:10Ça va être l'indicateur principal à suivre pour les marchés actions,
04:14avec justement des résultats qui vont peut-être intégrer davantage
04:19ce qui s'est passé au niveau de la fermeture du détroit d'Hormuz et du conflit en Iran.
04:23C'est vrai qu'on a 3-4 semaines d'avance,
04:24mais est-ce qu'il faudra la craindre un tout petit peu cette saison de résultats,
04:27dans la mesure où, oui, cette guerre se traduira plus concrètement
04:30dans le bilan financier des entreprises qu'au premier trimestre.
04:32Sur le premier trimestre, on disait, mais formidable, c'est vrai,
04:35formidables les résultats aux États-Unis,
04:37formidable la hausse des bénéfices pour les entreprises européennes,
04:39quelle agilité, etc., etc.
04:41Et on a justifié ainsi les valorisations de marché.
04:43Est-ce qu'au deuxième trimestre, on risque un retour de bâton,
04:45parce que justement, la guerre en Iran, là,
04:48nous mettra devant l'addition, quand même, Sébastien ?
04:51Les résultats du premier trimestre ont été d'autant plus bons
04:54qu'on les attendait pas bons du tout.
04:57Il y a eu cet élément-là, qui psychologiquement a beaucoup joué.
05:03Alors là, a priori, le conflit est en train,
05:07et le T3 doit réouvrir en fin de semaine.
05:10Enfin, en théorie, ça aurait dû être le cas plein de fois, déjà.
05:13Donc, les publications seront vues très différemment
05:16si, dans un mois, on pourra se dire
05:20que ce qui s'est passé au T2 est terminé,
05:23et on est passé à autre chose.
05:24La lecture sera fondamentalement différente,
05:27à mon avis, en fonction des deux, trois prochaines semaines,
05:29et de la réalité de la paix et de la réouverture du T3.
05:33Parce que le marché considéra que c'est un one-off
05:37et pourra passer à autre chose,
05:38comme un événement qui, finalement, est déjà dans le passé.
05:41Et comme le marché est constamment dans le futur,
05:45entre guillemets,
05:48cet élément-là sera moins important
05:51que dans l'hypothèse où, pour la 40e fois,
05:55la paix n'est pas véritablement la paix,
05:57là, évidemment, ça pèsera beaucoup plus.
05:59Oui, il faudra les preuves de la paix dans la durée, effectivement.
06:02Ça impactera la vision des entreprises pour la suite,
06:05les perspectives qu'elles annonceront.
06:07Patrick Pouyanné, lui-même, le patron de Total Energy,
06:09se montre hyper prudent sur la réouverture du détroit d'Ormuz,
06:11qu'on espère à partir de vendredi,
06:13puisque l'accord doit être signé vendredi entre Américains et Iraniens.
06:15Patrick Pouyanné s'est exprimé, tout à l'heure,
06:17devant les parlementaires à l'Assemblée.
06:19Voilà ce qu'il a dit.
06:20Il a dit « Nous avions 11 pétroliers bloqués dans le Golfe,
06:23on a réussi à en sortir 3, on va tous les sortir.
06:26En revanche, pour les ramener dans le Golfe Persique ensuite,
06:28on va y regarder à deux fois, on va regarder si la paix est vraiment là. »
06:31Et il a dit « Même si le détroit rouvrait là complètement vendredi,
06:34il faudrait attendre au moins 6 mois à 1 an pour un retour à la normale,
06:37pour ce qui concerne en tout cas les flux pétroliers. »
06:40Donc tout ça prendra du temps.
06:42L'inflation aura peut-être le temps de continuer d'infuser.
06:44Peut-être les prix du pétrole ne reculeront-ils plus beaucoup ?
06:46Ils ont déjà bien reculé, on a 80 dollars.
06:48Il y a des raisons pour lesquelles ils ont reculé aussi,
06:50où ils ont moins monté qu'on aurait pu l'attendre.
06:54Déjà que par rapport au précédent choc pétrolier,
06:57le poids réel du pétrole dans le mix énergétique est très inférieur,
07:02très clairement.
07:03Mais il y a aussi eu le fait qu'en réalité,
07:05la demande était inférieure à ce que les gens attendaient.
07:08Donc il y a un effet demande non-là,
07:13qui a aussi joué sur le prix du pétrole.
07:15La compte chinoise en particulier.
07:16Exactement.
07:17Parce qu'ils ont des mois et des mois et des mois de stock en fait.
07:20Et les Chinois, comme ils ont tellement de stock,
07:22ils sont assez malins dans leur capacité à être achetés.
07:25Donc le pétrole à 100 dollars, ils n'étaient pas présents en fait.
07:27Donc ça fait des millions de barils qui n'étaient pas à la demande en fait.
07:31Et tout ça, vous êtes à la même position, Kevin Warch.
07:34Finalement ce soir, le patron de la FED,
07:36qui va tenir sa première conférence de presse
07:37et va devoir arriver à parler de tout cela
07:39tout en traçant une ligne, une directive,
07:42en tout cas une trajectoire.
07:44Comment est-ce que vous anticipez la suite sur le pétrole ?
07:47Est-ce que si le détroit d'Hormuz rouvre,
07:49forcément, Geoffroy, le pétrole va continuer à beaucoup reculer ?
07:51Ou au contraire, tout ça prendra du temps,
07:52comme l'expliquait Patrick Pouyanné,
07:54et on est déjà au point bas qu'on pouvait espérer là ?
07:57Sur les prix du pétrole, c'est quand même très difficile comme exercice.
07:59En termes d'anticipation, à ce moment-là,
08:01c'est vrai qu'on a cet accord qui doit être signé vendredi.
08:06Alors il y a quelques points qui ont été déjà divulgués.
08:09Maintenant, ça reste quand même assez indécis
08:14en termes de propositions concrètes.
08:16On parle notamment de plans de reconstruction de 300 milliards.
08:20C'est vrai que ce sont des points qu'il faut quand même clarifier,
08:23parce qu'on ne sait pas forcément d'où viendraient ces financements.
08:27C'est vrai que tout ce qui est autour de cet accord
08:31est forcément quelque chose de positif.
08:33C'est relayé comme étant positif de la part des dirigeants du monde entier.
08:37Maintenant, le marché a eu tendance, on va dire,
08:40à s'accoutumer à ce type de nouvelles
08:42et à essayer de prendre les choses avec un peu de distance.
08:46On l'a vu dans la réaction du marché en début de semaine,
08:48quand il y a eu cet accord annoncé, toujours de façon très forte
08:54de la part de Donald Trump, en disant que le pétrole pourrait couler à flots.
08:58On a eu une réaction de marché finalement assez mitigée.
09:00C'est surtout le prix du pétrole qui a baissé.
09:02Et donc ça, c'est une première réaction.
09:04Et pour revenir à la question, c'est vrai qu'on a l'impression
09:06qu'il y a déjà eu cette correction qui a été faite.
09:08Maintenant, il faut voir concrètement, est-ce que les bateaux repassent,
09:11est-ce que les flux reviennent régulièrement.
09:12Je pense que le patron de Total et Total Energy est bien placé
09:15pour avoir une vision sur les flux qui vont revenir.
09:19C'est vrai qu'on ne peut pas se dire que les flux vont repartir directement,
09:23très rapidement, comme c'était avant le début du conflit.
09:26On devrait avoir une réouverture graduelle.
09:30C'est vrai que la plupart des institutions, comme l'OPEP,
09:33estiment que ça va prendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois,
09:36voire 2027, pour avoir un retour à la normale.
09:39Donc des bateaux qui sortent du Golfe via Hormuz, on en verra.
09:42On en verra plein.
09:43En revanche, des bateaux qui prennent le risque de revenir dans le Golfe via Hormuz
09:46pour ensuite peut-être se retrouver à nouveau bloqués une deuxième fois,
09:49on en verra peut-être un peu moins.
09:50La réalité, c'est que le ex-poste, tout le monde dit que c'est un très bon accord.
09:54La réalité aujourd'hui est moins bonne qu'il y a six mois, déjà.
09:58Donc revenir à l'origine serait déjà une très bonne chose.
10:01Et en fait, concrètement, là, on parle d'un droit de passage et ainsi de suite.
10:05Donc la situation, elle est moins bonne qu'elle l'était il y a six mois.
10:08Et pour finir sur BMW.
10:10Donc moi, la conclusion, je dirais que c'est non.
10:12Ce n'est pas le canari dans la mine.
10:15Je pense que dans la baisse de BMW, notamment en Chine,
10:18il y a beaucoup d'éléments qui sont spécifiques à l'automobile et à BMW,
10:23plus qu'un indicateur de deuxième trimestre pas bon pour les publications.
10:27Dans quelques minutes, on parlera de SpaceX qui recule pour la première fois de son histoire en bourse.
10:33Oui, moins 5% aujourd'hui.
10:34C'est une baisse.
10:35Alors, est-ce que l'histoire est déjà finie ?
10:36Je plaisante, bien sûr, on a gagné 50% en trois jours.
10:39On en parlera en détail parce que vos avis sont relativement tranchés et assumés sur SpaceX.
10:44Ce sera très intéressant.
10:45D'abord, vous êtes Kevin Warch.
10:46Vous ne le saviez pas, mais voilà, on va vous mettre dans la peau de Kevin Warch ce soir.
10:49Première conférence de presse, donc en tant que président de la fête.
10:51Ce sera à 20h30.
10:53À votre avis, qu'est-ce qu'il va devoir justifier tout à l'heure, Kevin Warch ?
10:56Une baisse de taux, une hausse de taux ou ce sera un statu quo de la part de la fête
10:59?
10:59Geoffroy.
11:01Alors, de mon point de vue, il devrait faire un statu quo.
11:03Après, il n'est pas tout seul à décider.
11:05Il y a un conseil, il y a des gouverneurs, il y a un vote qui doit être fait.
11:10On aura aussi des données intéressantes avec les fameux dot plots, voir s'il y a des questions dessus.
11:17Et sur le fait qu'il n'y aura plus le vote de M. Miran,
11:21mais il devrait peut-être y avoir le vote de M. Kevin Warch.
11:24Donc, on pourrait tout de suite savoir quelle est pour lui ses anticipations.
11:29S'il veut bien jouer le jeu des dot plots, parce qu'il n'aime pas cet exercice.
11:32Donc, c'est vrai que ce qui va être intéressant, c'est de voir vraiment comment est-ce qu'il
11:35va appréhender cet exercice-là.
11:37On sait que, par rapport à ce qu'il a déjà dit précédemment, il veut donner un petit peu moins
11:42d'informations au marché,
11:43donner un peu moins de visibilité.
11:44Donc, ça veut peut-être dire passer par moins de meetings, moins de réunions de la réserve fédérale américaine,
11:50moins de questions-réponses, peut-être un peu moins d'informations lors des communiqués de la réserve fédérale américaine.
11:57Donc, tout ça, ça va être intéressant à analyser.
11:58Maintenant, aujourd'hui, compte tenu du contexte, je pense que ça va être assez difficile de monter les taux, les
12:04baisser encore plus.
12:05Dans le marché, on a encore un petit peu d'anticipation de hausse de taux d'ici la fin de
12:09l'année.
12:09C'est assez marginal, un peu plus encore sur 2027.
12:13Mais on n'a pas forcément de biais très marqués dans un sens comme dans l'autre.
12:17Alors, franchement, Sébastien, vous dites à l'instant Geoffroy, franchement, c'est compliqué de relever les taux,
12:24même si le marché s'y attend en partie d'ici la fin de l'année.
12:26Donc, ça veut dire qu'une partie du marché s'y attend.
12:28Même si les prix à la production progressent de 6-7,5% aux Etats-Unis, quand même, sur le
12:32mois de mai.
12:33L'activité est forte, l'emploi est reparti aussi.
12:35On a des créations de postes à quasiment 200 000 à nouveau.
12:38Et vous dites, malgré tout ça, c'est compliqué de relever les taux.
12:41On peut les relever les taux.
12:42C'est interdit de le faire désormais, parce que le marché s'y attend qu'à moitié.
12:45Il ne faudrait pas le froisser trop vite.
12:47Ou au contraire, pour asseoir sa crédibilité face à cette inflation,
12:49il aurait intérêt à promouvoir une hausse de taux, Kevin Worsh.
12:53Sébastien ?
12:53Déjà, s'il les monte, il y a son patron qui sera énervé.
12:56Alors, je sais qu'il est indépendant, mais en fait, il a été un peu nommé par Donald Trump,
13:00quoi qu'on en dise.
13:02Mais moi, j'ai une vue un peu différente.
13:05Parce que déjà, sur l'emploi, on ne disait pas la même chose il y a 2-3 mois.
13:09La réalité, c'est que l'emploi, il a été aussi impacté par le fait qu'il y a beaucoup
13:12d'immigration
13:13qui a été attaquée sévèrement aux Etats-Unis depuis plusieurs mois.
13:17Et donc, c'est un peu plus compliqué que ça, à mon avis.
13:20Mais si vous regardez l'économie américaine en dehors des CAPEX-IA et de tous ces éléments-là,
13:28si vous enlevez l'IA, les CAPEX-IA, il n'y a pas de croissance de résultats aux Etats-Unis.
13:31En tout cas, il n'y a pas eu de révision en hausse de croissance de résultats depuis 18 mois.
13:35Donc, en réalité, une fois encore, moi, c'est à chaque fois mon créneau quand je viens ici,
13:41les indices ne sont pas la réalité économique.
13:44Et les fondamentaux économiques, quoi qu'on en dise,
13:48ils ne sont évidemment pas mauvais aux Etats-Unis,
13:51mais ils sont boostés à la testostérone de la dette.
13:54Et l'IA en ce moment.
13:55Et si vous retraitez ça, la situation est un peu plus complexe, à mon avis.
14:01qui, évidemment, en Europe, les remontées, c'est une ineptie.
14:07Mais on verra qu'il est effectivement dans une situation qui n'est pas simple.
14:09Oui, mais hier, Christian Biteau nous disait,
14:11ça fait des années que l'inflation est au-delà des objectifs de la Fed.
14:15Donc, ne serait-ce que pour asseoir sa crédibilité,
14:17première réunion politique monétaire de l'ère Kevin Walsh,
14:18pourquoi pas relever les taux, mais peut-être même pas de 25 points de base,
14:2115 points de base, juste pour le symbole, la crédibilité.
14:23Juste ça, 15 points de base.
14:24Est-ce que le gars a été nommé par Donald Trump ?
14:26Donc, voilà, maintenant que je suis président, je suis indépendant et je fais ce que je veux ?
14:30Parce qu'il y a de l'inflation.
14:31Oui, mais c'est une inflation embarquée, c'est une inflation liée aux matières premières,
14:35c'est une inflation à ce genre de choses.
14:36Mais on l'avait déjà avant la hausse des cours du pétrole, cette inflation.
14:38C'est-à-dire que le pétrole vient surajouter à une inflation
14:40qui n'avait pas complètement disparu du tout,
14:43qui était restée largement au-delà des objectifs de la Fed, quand même,
14:45avant même la hausse des cours du pétrole.
14:46C'est pour ça que la question, elle peut quand même se poser.
14:48On a déjà une inflation qui est sortie à 4,2% au mois de mai,
14:51donc révisée en hausse, avec principalement les facteurs énergétiques
14:55qui contribuent à cette hausse.
14:57Maintenant, c'est intéressant de noter aussi que dans le discours de Kevin Warch,
15:00il va s'intéresser davantage, on va dire, à la compétente PCI de l'inflation,
15:06la partie moyenne du PCI, et même une inflation tronquée.
15:11Donc il y a vraiment une méthodologie, on va dire, Kevin Warch,
15:13qui peut être intéressante à regarder,
15:15et qui fait ressortir l'inflation aujourd'hui sur des niveaux de 2,3%,
15:19donc finalement pas tellement au-dessus de la cible de la réserve fédérale américaine.
15:23C'est-à-dire qu'il veut changer le thermomètre, ne plus baser les analyses de la Fed
15:27et ses choix de politique monétaire sur l'inflation telle qu'on la connaît,
15:30telle qu'on a l'habitude de l'avoir mise en avant par la Fed,
15:32mais d'autres points d'inflation qui justifieraient des baisses de taux peut-être,
15:37une politique plus accommodante.
15:38Des points d'inflation qui montreraient une inflation plus faible
15:40qu'on ne la voit aujourd'hui à travers les appareils.
15:42Il va falloir qu'elle ait le baromètre.
15:43Qu'est-ce qu'il prend comme outil pour mesurer les risques inflationnistes ?
15:46Et c'est vrai que par rapport à ça, aujourd'hui, on peut imaginer
15:49que dans le discours de Cahine Marche, il n'y ait pas forcément de quoi justifier une hausse de taux.
15:54Alors voilà, il n'est pas tout seul encore une fois.
15:55Il y a plusieurs gouverneurs qui vont décider.
15:58Mais on va dire que l'inflation, si ça reste temporaire, passager,
16:02par rapport à tout ce qu'on vient de dire sur le détroit d'Hormuz notamment,
16:05peut-être qu'il serait plus prudent de prendre le temps d'attendre.
16:08Et si on se remet dans le contexte en début d'année,
16:10on avait plutôt deux, trois baisses anticipées.
16:12Maintenant, ça paraît trop loin.
16:13Il y a un parcours qui a été fait, on n'est plus dans le même contexte.
16:16Mais aujourd'hui, si on regarde les anticipations de marché,
16:20on a même plutôt des baisses qui sont anticipées en 2027.
16:24Vu la dette américaine et vu le déficit budgétaire,
16:27un peu d'inflation, ce n'est pas si mal pour eux en réalité.
16:30Oui.
16:30Donc, si on prend un point de vue strictement américain,
16:35les objectifs, on s'en fout en vrai.
16:37Je pense qu'il y a des éléments macroéconomiques qui sont beaucoup plus importants.
16:41L'inflation pourrait plonger la dette.
16:43Oui, ça ne me paraît pas si idiot que ça, en fait.
16:45Mais on en est quand même là, à savoir,
16:48on hésite à remonter les taux du côté de la Fed.
16:50En revanche, en Europe, où il y a moins d'inflation et moins de croissance,
16:53on relève les taux.
16:54Là, la BCE l'a fait, on aura peut-être même d'autres taux encore à venir.
16:56C'est ça qui est particulier.
16:57C'est une erreur de politique monétaire flagrante,
16:59pour des raisons idiotes,
17:01au même titre que Trichet avait augmenté les taux avant 2008,
17:05sur la base d'une inflation de second tour,
17:07qui en fait a précédé une crise économique majeure.
17:10Donc, les erreurs de politique monétaire,
17:11c'est déjà arrivé dans le passé,
17:13on l'a vu à nouveau.
17:14Donc, c'est une vision dogmatique très allemande du sujet.
17:19Donc, c'est une erreur.
17:20Oui, alors que la Banque de France, par exemple,
17:21a baissé drastiquement sa prévision de croissance.
17:23Pour la France, on est à 0,5.
17:25Exactement, on était à 0,9% d'attente de croissance cette année,
17:27on passe à seulement 0,5.
17:28Elle divise quasiment par deux sa prévision de croissance.
17:30Et la BCE, elle relève ces taux.
17:33Mais il y a d'autres pays où la croissance est plus forte,
17:34où l'inflation est plus forte.
17:35C'est ça qui est compliqué pour la BCE.
17:36Oui, vu d'un point de vue français,
17:38c'est compliqué de comprendre cette hausse de taux,
17:40mais peut-être d'un point de vue espagnol,
17:41on la comprend un peu mieux.
17:42Oui, elle est basée sur quoi, la croissance espagnole ?
17:46Hausse de SMIC.
17:47Elle n'est pas non plus si massive que ça.
17:49Donc, en réalité, je trouve qu'une nouvelle fois,
17:52c'est une erreur de politique économique,
17:53comme une erreur d'appréciation européenne
17:57de la macroéconomie, de la géopolitique,
17:59et de plein de sujets.
18:00Enfin, ce n'est pas nouveau.
18:01Et ça explique pourquoi on a un déficit de multiples en Europe,
18:04un déficit de croissance.
18:05Et alors, dans l'échelle des erreurs de politique monétaire,
18:08dans le musée des horreurs,
18:10vous la placez où, cette erreur de politique monétaire,
18:11parmi les pires ou anecdotique ?
18:13Si on est un peu cynique,
18:15on dira dans la continuité du reste.
18:18de l'EI Act,
18:20et puis toutes ces histoires-là,
18:21c'est rien d'étonnant,
18:23en ligne avec les attentes.
18:25Geoffroy ?
18:25C'est vrai que ce n'est pas une ou deux
18:27qui changent vraiment, on va dire,
18:29la politique monétaire
18:30et l'impact qu'elle peut avoir sur l'économie.
18:32Maintenant, c'est vrai que,
18:33Christine Lagarde a été assez claire
18:35sur l'explication de pourquoi elle a monté ses taux,
18:38pourquoi la BCE a monté ses taux.
18:39Maintenant, c'est vrai qu'elle n'a pas vraiment indiqué
18:41que c'était une hausse préemptive,
18:43on va dire, de prudence,
18:46par rapport au prix du pétrole notamment,
18:49que c'était plutôt structurel.
18:51Et c'est vrai qu'on le voit dans les chiffres
18:52notamment de croissance des salaires
18:54qui ont été un peu révisés à la hausse.
18:56Donc c'est vrai qu'il y a des arguments
18:57que la BCE peut justifier
19:00et qui peuvent s'entendre.
19:01Et c'est vrai que ce qui est peut-être étonnant,
19:03c'est qu'on a l'impression
19:04qu'il y a encore une deuxième hausse
19:05qui est plutôt bien anticipée,
19:08qui est plutôt bien ancrée
19:08de la part de la Banque Centrale Européenne,
19:10qui pourrait avoir lieu
19:10dès le mois de septembre,
19:12donc pour nous amener à 2,5
19:14sur le taux directeur
19:15de la Banque Centrale Européenne.
19:17Donc c'est vrai qu'on a un contexte
19:18assez inflationniste en Europe,
19:20mais qui peut être temporaire.
19:22Après, peut-être que la BCE,
19:23si on voit bien que ses pressions
19:25inflationnistes sont temporaires,
19:26pourra rebaisser derrière,
19:27on pourra juger
19:28si c'était une erreur
19:30registrale de politique monétaire ou pas.
19:32Mais c'est vrai que là,
19:33aujourd'hui, justement,
19:34je pense que Christine Lagarde
19:35et la BCE veulent éviter
19:37d'être accusée de réagir trop tard.
19:38– Oui, mais je relis
19:40tout ce que vous nous dites, Geoffroy,
19:42et en gros, vous attendez,
19:43pourquoi pas,
19:44des baisses de taux de la BCE
19:45après les hausses de cette année
19:46en 2027,
19:47des baisses de taux,
19:47et de la part de la Fed aussi,
19:49pourquoi pas,
19:49des baisses de taux.
19:50C'est-à-dire qu'en 2027,
19:51ce serait, embrassez-vous,
19:52Folville,
19:52en matière de politique monétaire.
19:54On a des marchés
19:55qui sont au plus haut historique
19:56aujourd'hui,
19:56on n'a rien vu encore.
19:57En 2027,
19:58avec les baisses de taux,
19:58ce sera encore plus haut,
19:59les marchés.
20:00– Encore une fois,
20:00je pense que les banques centrales
20:01sont un peu comme les investisseurs.
20:02Elles suivent les évolutions
20:04des données
20:05et de ce qui se passe aussi
20:06sur le front du Moyen-Orient.
20:08La signature est peut-être
20:10prévue pour vendredi,
20:11mais d'ici,
20:13il va y avoir deux mois
20:14pour discuter
20:15sur les conditions,
20:16sur l'utilisation
20:18de l'uranium enrichi en Iran.
20:20On n'est pas complètement
20:21sortis du conflit.
20:22Je pense que les investisseurs
20:23sont prudents.
20:25Je pense que les banques centrales
20:26sont prudentes.
20:26On a toujours deux scénarios.
20:28Un scénario central
20:29un petit peu plus positif
20:30où on a cette inflation
20:32qui peut revenir
20:32sur des niveaux
20:33un peu plus tolérables
20:35et en ligne
20:35avec les objectifs
20:36des banques centrales,
20:37mais on a toujours à côté
20:38un scénario alternatif
20:39qui peut revenir,
20:40qui est moins positif
20:41et sur lequel
20:42on n'a pas de certitude
20:43encore à l'instant.
20:44– Sauf que,
20:46concrètement,
20:46si cet épisode d'Hormuz
20:50n'est pas terminé
20:51et qu'il continue
20:53ou il se durcit,
20:56l'Europe rentre en récession.
20:59Tout simplement,
21:00en réalité.
21:02Donc là,
21:03on va se retrouver
21:03avec potentiellement
21:05une récession sur les bras.
21:06Donc vous serez
21:07banquier central,
21:07vous aurez monté les taux
21:08et vous aurez une récession.
21:11Donc je ne suis pas certain
21:14que ce soit une idée
21:15excellente en réalité.
21:17– Et on pourrait avoir
21:18la poursuite du ralentissement
21:19européen,
21:19mais la hausse
21:20des marchés actions,
21:20le stock sur Europe 600
21:21en début de semaine
21:22est au plus historique
21:23malgré le ralentissement économique.
21:24– Après,
21:24c'est une question d'indices,
21:25c'est une question
21:26de construction d'indices
21:27et ainsi de suite.
21:28Tu as cet élément-là
21:30aussi à avoir
21:31et puis le fait
21:32que ce soit le stock,
21:34l'Eurostock 50
21:35ou beaucoup de sociétés
21:37qui composent des indices
21:38en Europe
21:38ne sont pas des boîtes
21:40dont les sièges sociaux
21:41sont en Europe
21:42mais ont une activité mondiale.
21:43On ne peut pas oublier ça,
21:44c'est que ce sont des baromètres
21:47aussi de l'activité mondiale
21:48et aux États-Unis
21:49et en Asie
21:51et ainsi de suite.
21:52Donc,
21:53ça ne reflète pas
21:54l'économie locale uniquement.
21:55– Dans cette minute,
21:56la clôture,
21:57on entre dans la dernière
21:58ligne droite
21:59de cette séance,
22:00on accélère,
22:01on continue la vive
22:01de discuter ensemble,
22:02le CAC 40
22:03perd 0,2%
22:04à 17h28,
22:05l'anterne rouge
22:06Essilor Luxottica
22:07malgré un accord
22:08apparemment avec AMD
22:09pour les lunettes
22:10de téléintelligence artificielle,
22:11toujours Essilor
22:12perd 4%
22:13et puis à la hausse
22:14à l'inverse,
22:14Schneider Electric,
22:15Legrand,
22:15toujours porté
22:16par les data centers,
22:17Célia,
22:18toujours,
22:19Legrand gagne en ce moment
22:204%,
22:21Schneider Electric
22:21gagne 2%.
22:22On n'a pas du tout
22:23parlé de tech encore,
22:24pourtant c'est peut-être
22:25plus important encore
22:25que les politiques
22:26des banques centrales,
22:26ce qui se passe sur la tech,
22:28cette révolution industrielle
22:29qu'on est en train de vivre,
22:30c'est ce qui porte les marchés,
22:31c'est ce qui fait la pluie,
22:32le beau temps.
22:32Vous êtes à l'aise
22:34sur la tech
22:35en voyant les montagnes
22:36d'investissement,
22:37les SpaceX
22:38qui arrivent aussi
22:38sur le marché,
22:39les levées de capitaux
22:40de la part d'Alphabet,
22:4185 milliards de dollars,
22:42Nvidia qui a annoncé
22:43une émission obligataire
22:44de 25 milliards,
22:45ça continue.
22:46On reste à l'aise
22:47avec tout ça
22:47ou on commence
22:48à vraiment vouloir fuir
22:50le segment
22:51et s'intéresser
22:51à autre chose ?
22:53Déjà en fait,
22:55en réalité,
22:56les énormes capex
22:57des hyperscalers
22:58qui s'étaient attendus
23:00à 800 milliards
23:00cette année
23:01et pas loin
23:02de 1 000 milliards
23:03l'année prochaine,
23:04au début ont été financés
23:06beaucoup par l'arrêt
23:08des rachats d'actions
23:10qui s'est transformé
23:11en capex,
23:12ce qui en tant que gérant
23:13ou analyse financier
23:13est plutôt une bonne idée
23:14en création de valeur.
23:16En réalité,
23:16sur les gros hyperscalers,
23:18on est à peine
23:19à 0,5 fois les biddats
23:21en dette.
23:23Donc,
23:23il n'y a pas de sujet
23:24de dette
23:26pour ces gens-là
23:27en réalité.
23:28Donc certes,
23:28ils commencent
23:29à faire un peu de dette
23:30mais il n'y a pas
23:30de sujet d'endettement.
23:32Donc,
23:32il ne faut pas non plus
23:33raconter n'importe quoi
23:34en disant
23:35que c'est une catastrophe
23:36parce que ça n'en est pas une
23:37en vrai.
23:37Donc,
23:38le sujet,
23:38ce n'est pas là.
23:39Le problème,
23:39s'il y en a un,
23:40il n'est pas là du tout,
23:42loin de là même.
23:43Donc,
23:44le sujet,
23:45il est à mon avis
23:47et il n'y a pas
23:48de problème
23:48de valorisation
23:50sur les Amazon,
23:51sur les Google,
23:52sur les Nvidia,
23:54il y en a un
23:55sur SpaceX
23:55mais sur les hyperscalers,
23:58la plupart,
23:58il n'y a pas
23:59de sujet de valorisation
24:01en en multiple
24:01des biddats
24:03sur Nvidia
24:03un peu plus de 20 fois.
24:05Mais ce n'est pas du tout
24:06n'importe quoi.
24:07Donc,
24:07la question qui demeure,
24:08c'est le retour
24:08sur investissement,
24:09tous ces investissements ?
24:10Le vrai sujet,
24:11c'est bientôt,
24:13on va commencer
24:13à parler de tokenomics.
24:15Donc,
24:16c'est la gestion
24:16des tokens,
24:17savoir combien ça coûte.
24:18En réalité,
24:18il y a peu de gens
24:19qui ont véritablement
24:20utilisé l'IA
24:22à l'échelle industrielle.
24:23Le vrai sujet,
24:24c'est qu'on envoie Uber
24:25qui dit j'arrête
24:26parce qu'en 4 mois,
24:27j'ai mangé la totalité
24:29de mon budget token.
24:31Microsoft qui dit
24:32j'arrête Anthropik
24:32parce que ça coûte trop cher
24:33quand j'arrête
24:35d'être au forfait
24:36et que je passe
24:36à la consommation.
24:37La réalité,
24:38c'est tous les gens
24:39qui utilisent Anthropik
24:40et Cloud aujourd'hui,
24:41ils sont sur des abonnements.
24:42Les abonnements
24:43sont sponsorisés.
24:44Aujourd'hui,
24:44cette industrie
24:45a monté
24:46sur le sponsoring
24:48qui est financé
24:49par les VCs,
24:49par les hyperscalers.
24:50Mais le consommateur,
24:51pas tellement en fait.
24:52Et à partir du moment
24:53où les entreprises
24:54ont vraiment consommé
24:55et vont vraiment
24:56se poser la question
24:57de combien ça coûte,
24:58quel est le ROI,
25:00on va voir
25:00comment ça se passe.
25:01Donc,
25:01c'est même une adoption
25:02de l'IA
25:02beaucoup plus lente
25:03que ce qu'on imagine
25:04du fait du prix des tokens.
25:06Ce n'est pas ça,
25:06c'est que pour vraiment
25:07utiliser l'IA,
25:08il faut une infrastructure
25:09informatique
25:09qui permette de le faire
25:10et la plupart des sociétés
25:11ne l'avaient pas de toute façon.
25:13Donc,
25:13en réalité,
25:13il y a un délai,
25:15il y a un délai véritable
25:17entre le fait
25:17de parler d'IA
25:18et le fait
25:19de l'adopter vraiment
25:19en entreprise
25:20de façon structurelle
25:21qui demande
25:22de l'investissement
25:24informatique
25:24et du temps
25:25et de la culture
25:26d'entreprise.
25:27C'est bon,
25:27ça fera monter
25:28ces valeurs
25:28liées aux services
25:29informatiques
25:29ou au hardware
25:31informatique aussi.
25:31L'entreprise
25:32se transforme aussi
25:33en boîte
25:33informatique,
25:34ce qui est assez drôle
25:34parce que les Capgemini
25:35et les Sopra
25:36ont été catalogués
25:37comme losers de l'IA
25:38et en même temps,
25:39les Open AI
25:40et les Anthropies
25:41créent des structures
25:42pour faire adopter
25:45leurs outils.
25:46Donc,
25:47l'histoire loser
25:48de l'IA
25:48n'est pas claire
25:50mais non,
25:51le vrai sujet
25:52c'est comment
25:53ces modèles économiques
25:54vont évoluer
25:54et en sachant
25:56que les modèles chinois,
25:57les modèles open source
25:58sont 10 à 25 fois
25:59moins chers
26:01que Nvidia
26:02a aussi lancé
26:03des modèles
26:03open source
26:05très efficaces.
26:07Donc,
26:07moi,
26:07le sujet sur l'IA
26:08c'est à un moment
26:09on n'a pas toujours
26:10besoin d'une Ferrari
26:10on peut aller chercher
26:12son pain en vélo
26:13et ce qui veut dire
26:14que le coût
26:16et le ROI
26:16je pense qu'on n'en a pas
26:18encore tellement parlé
26:19et dans toute économie
26:21sur tout business model
26:22à la fin
26:23il y a un ROI
26:23et il y a un business model
26:25à définir
26:25ça fait 3 ans
26:26qu'on parle de l'IA
26:27on est dans la phase
26:28un peu FOMO
26:29et je pense
26:30qu'on va rentrer maintenant
26:31dans la phase
26:33industrialisation
26:33combien ça me coûte
26:35combien ça rapporte
26:36et ça
26:37c'est une phase
26:37qui est différente
26:38et le low cost
26:40sur ces sujets-là
26:41ne sera pas forcément
26:42idiot
26:43parce que pour 80%
26:44des usages
26:45on n'a pas besoin
26:46d'une Ferrari
26:46Donc,
26:47rotation à venir
26:47dans la tech
26:48encore supplémentaire
26:49Geoffroy
26:49dans la tech
26:51on le voit
26:51c'est vrai que ce n'est pas
26:52forcément les gros hyperscalers
26:53qui sont forcément
26:54les gagnants
26:55tout de suite
26:56on va dire
26:57de la dynamique
26:57de l'IA
26:58c'est tous ceux
26:59qui participent
27:00à cette chaîne
27:01à la production
27:02et notamment
27:03tout le secteur
27:03des semi-conducteurs
27:04qui est un secteur
27:07assez intéressant
27:07en particulier
27:08on voit bien
27:09qu'il y a une demande
27:09assez forte aussi
27:10sur tout ce qui est
27:11puce, mémoire, etc
27:12donc ce n'est pas forcément
27:14simplement
27:14les gros hyperscalers
27:16il y a une dynamique
27:17qui est forte
27:18comme ça a été dit
27:19je partage le point
27:19c'est vrai qu'il y a eu
27:20toute cette partie
27:20un petit peu FOMO
27:21donc la peur de rater
27:22le wagon
27:23qui reste là
27:24et aussi
27:25la fameuse thématique
27:26TINA aussi
27:27donc il n'y a pas
27:28forcément d'alternative
27:29aujourd'hui
27:29aller sur d'autres
27:30types d'actifs
27:31qui peuvent fournir
27:32des espérances
27:33en termes de rendement
27:34de performance
27:35plus élevées
27:36que le secteur
27:36de la technologie
27:37alors c'est vrai
27:38qu'aujourd'hui
27:38avec les changements
27:39qu'on peut voir
27:40sur ce qu'on a évoqué
27:42tout à l'heure
27:42en termes de politique
27:43de banque centrale
27:43en termes de risque
27:44géopolitique
27:45on peut peut-être
27:45revenir sur des choses
27:47un peu plus cycliques
27:47sur un peu plus
27:48de choses fondamentales
27:49et élargir un petit peu
27:52le spectre
27:53des investissements
27:53à d'autres secteurs
27:54et alors SpaceX
27:55recule là
27:55aujourd'hui
27:56c'est une journée historique
27:58pour la première fois
27:58de son histoire
27:59en bourse
27:59SpaceX est en baisse
28:00moins 4%
28:01ça fait tout bizarre
28:02après trois hausses d'affilée
28:03on a gagné en 350%
28:04sur SpaceX
28:05aujourd'hui une baisse
28:06pourtant on avait parlé
28:08d'un rouleau compresseur
28:09à la hausse
28:09d'un tapis roulant
28:10qui devait
28:10l'architecture financière
28:12de cette introduction
28:12devait faire
28:13que ça devait monter
28:13quasi en ligne droite
28:15pendant quelques semaines
28:16avec les fonds indiciels
28:17qui prendraient bientôt
28:17le relais
28:18bon la baisse du jour
28:19elle n'est que de 4%
28:20on est d'accord
28:20elle est normale
28:20elle est là
28:21après plus 50%
28:21c'est rien du tout
28:22mais voilà
28:22comment vous regardez
28:23la façon dont tout ça se passe
28:25vous avez quand même
28:26100 milliards
28:27les 4%
28:33moins 4%
28:34vous achetez un peu
28:35SpaceX là
28:35moins 4%
28:35le sujet
28:37c'est assez drôle
28:38parce que
28:38en fait ça polarise un peu
28:40on regarde sur Twitter
28:41sur X
28:41les sujets
28:42c'est assez fascinant
28:43en fait
28:43c'est quasiment religieux
28:44en fait
28:45parce que si t'es pas
28:45pour SpaceX
28:46t'es rétrograde
28:48la réalité
28:49c'est pour les gens
28:50qui nous voient
28:50et qui nous écoutent
28:51se rappeler un truc
28:53c'est pas parce qu'on dit
28:54qu'une société est chère
28:56qu'elle est mauvaise
28:57et que la valorisation
28:59d'une société
29:00en théorie financière
29:01c'est la somme
29:02de ses cash flows
29:03actualisés
29:05et donc à ça
29:06il y a deux éléments
29:07il y a la partie cash flow
29:09rentabilité
29:09et la partie temps
29:11parce qu'il faut le ramener
29:12à aujourd'hui
29:14Elon Musk
29:14s'est pas souvent trompé
29:17le seul truc
29:17où il a pu se tromper
29:18à chaque fois
29:19c'est sur le timing
29:20et à partir du moment
29:21où SpaceX est coté
29:24elle rentre dans un truc
29:26assez impitoiliable
29:27qui est la bourse
29:27et les publications
29:29et que quand on a
29:30une valorisation
29:31de 2500 milliards
29:32il y a des attentes
29:33énormes
29:34elles étaient déjà énormes
29:35à 1700 milliards
29:35vous allez me dire
29:36pour une boîte
29:36de 19 milliards
29:37de chiffre d'affaires
29:37l'an dernier
29:38et c'est que maintenant
29:39il va falloir la justifier
29:40ça ne veut pas dire
29:41qu'il n'y arrivera pas
29:42ça veut dire que le temps
29:45va jouer un moment
29:46contre lui
29:47sachant que sur
29:48les différents métiers
29:49donc il y a la partie
29:50infrastructure, IA
29:51ça revient à mon point
29:52de tout à l'heure
29:53qui est de dire
29:53maintenant le business model
29:55de tout ça
29:55il n'est pas encore clair
29:58donc voilà
29:59donc on va voir
29:59combien de temps
29:59ça va mettre
30:00et la rentabilité
30:01et tout ça
30:01sur l'espace
30:03c'est pareil
30:04les business
30:05enfin les data centers
30:06dans l'espace
30:07ils iront
30:07il y a assez peu
30:08de doute là-dessus
30:09mais quand
30:10et quand
30:10de façon industrielle
30:12donc en fait
30:13ça a été
30:14pricé
30:14pour la perfection
30:16sur un business model
30:18inédit
30:19qui est totalement
30:19inconnu
30:20donc
30:22donc je dis
30:23les gens
30:23qui achètent
30:24qui ont acheté
30:25étaient extrêmement
30:26optimistes
30:27alors être optimiste
30:28c'est être heureux
30:29donc je les envie
30:29beaucoup
30:30mais en bourse
30:31il y a toujours
30:32un moment
30:32où on se demande
30:34si on a bien fait
30:35et tout
30:35enfin l'histoire
30:36est faite
30:37regardez l'hydrogène
30:38regardez toutes les
30:38toutes les nouvelles technologies
30:40il y a une phase
30:41où il y a la période
30:42où en mauvais français
30:42on dit chomis de monnaie
30:44et je pense qu'on va y arriver
30:45à un moment ou un autre
30:47SpaceX à moins 4
30:47vraiment 30 secondes
30:48Geoffroy
30:48oui vraiment très très vite
30:49ce qui est intéressant
30:50c'est de voir que ça baisse
30:51alors que c'est vrai
30:51qu'il y a quand même
30:51des clauses pour ne pas vendre
30:52pour les acheteurs
30:53qui sont venus
30:54sur l'introduction en bourse
30:55et notamment sur
30:56les particuliers américains
30:58qui ont été alloués
30:58à plus de 30%
30:59donc c'est surtout
31:00les particuliers
31:01qui ont pu souscrire
31:03et on sait que les particuliers
31:05normalement ne doivent pas
31:05revendre
31:06avant la fin du mois
31:08donc voilà
31:08il y a des clauses
31:09qui seront intéressantes à suivre
31:10et une ouverture
31:11notamment à certains marchés
31:12certains indices
31:12de la valeur SpaceX
31:13ça baisse quand même
31:14qui va arriver
31:15merci à tous les deux
31:16on reparlera SpaceX
31:17dans un instant
31:18on n'a pas le temps
31:19de faire la data room
31:20j'en suis d'un vrai
31:20elle était liée à SpaceX
31:21le marché adressable de SpaceX
31:24annoncé par SpaceX
31:25dans leur prospectus
31:26leur marché adressable
31:27c'est un quart du PIB mondial
31:29donc ils sont assez ambitieux
31:31dans leur vision
31:32de leur marché adressable
31:34ouais
31:35merci beaucoup
31:36de nous avoir accompagnés
31:37Sébastien Lalevé
31:38Montpensier Arbevel
31:39Geoffroy Lenoir
31:40pour Ophi Investem
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