- il y a 6 heures
Ce jeudi 21 mai, Olivier Malteste, directeur des Investissements chez Yomoni, et Romain Aumond, macroéconomiste et stratégiste chez Natixis IM, se sont penchés sur le ralentissement de l'économie dans la zone euro en mai, le marché obligataire qui reste sous pression, l'arrivée mouvementée pour Kevin Warsh à la FED, les résultats de Nvidia qui sont supérieurs aux attentes, SpaceX qui dévoile ses comptes pour son IPO, et OpenAI qui est en route pour une introduction en bourse en automne, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Nos experts du club ce soir, ils viennent de nous rejoindre.
00:06Olivier Maltès, directeur des investissements d'Alteis by Yomoni.
00:09Bonsoir Olivier.
00:10Bonsoir Guillaume.
00:10Et Romain Aumont. Bonsoir Romain.
00:12Bonsoir Guillaume.
00:13Bienvenue également macroéconomiste et stratégiste pour NatixiCM.
00:16On a des marchés européens qui tâtonnent, Wall Street en petite baisse.
00:18On va parler d'Nvidia dans un instant et de SpaceX,
00:20mais la croissance européenne pose véritablement question.
00:24On a une commission européenne qui abaisse sa prévision de croissance pour cette année.
00:27Elle attendait 1,2% de croissance. Elle n'attend plus que 0,9%.
00:30Et les PMI ont été publiés tout à l'heure.
00:32Ils se contractent de plus en plus au mois de mai en France.
00:35En France, c'est quand même majeur.
00:36C'est Gilles Mouet qui nous disait tout à l'heure,
00:38il se passe quelque chose de négatif en France.
00:40En France, le PMI des services se retrouve à un plus bas depuis 2020.
00:43Depuis la crise Covid, là au mois de mai,
00:45il y a un point d'attention particulier manifestement
00:47qui est en train d'émerger sur la France, Olivier.
00:50C'est certainement l'impact de la hausse des prix des carburants globalement,
00:54de la hausse de la crainte aussi de l'inflation de la part des consommateurs.
00:58Et donc, on consomme moins de services globalement.
01:01Donc, ça se revoit, ça se ressent dans les indicateurs prévisionnels.
01:05On a déjà eu un chiffre de croissance au premier trimestre au niveau français
01:09qui était nul, enfin 0% globalement, en dessous de la moyenne européenne.
01:13Donc, on voit ça et on voit effectivement,
01:17le Premier ministre est en train, je crois, de faire ses annonces.
01:20Mais on voit qu'il a, jusqu'à présent, fait un soutien relativement modéré
01:25parce qu'il est aussi bloqué côté budget.
01:27Vous l'avez rappelé, Guillaume, on est aussi alerté sur le côté
01:29attention aux dépenses budgétaires et au soutien qu'on pourrait avoir.
01:32Le FMI alerte la France, attention à vos aides.
01:35Le gouvernement français n'allait pas trop loin parce que vous avez un souci budgétaire.
01:38Annonce déclaration du FMI aujourd'hui.
01:40Donc, voilà, c'est assez logique, entre guillemets, j'ai envie de dire,
01:44sur la baisse globalement des services.
01:46Les ménages ont une confiance relativement faible, globalement,
01:50que ce soit en Europe ou aux Etats-Unis.
01:51Mais en tout cas, impactent leurs dépenses, réajustent leur budget.
01:56Il y a des dépenses qu'on est obligé de faire lorsqu'on travaille,
01:58qu'on doit prendre sa voiture.
02:00Donc, même s'il y a des aides de l'État, elles sont relativement faibles, globalement,
02:03faute de budget.
02:04Et puis aussi, je pense que le gouvernement se positionne dans une situation
02:07que ça pourrait durer.
02:09Si on aide depuis le début et si on aide depuis le premier jour, globalement,
02:12et que ça dure très longtemps, à quel moment on arrête potentiellement d'aider
02:16lorsqu'on ne peut plus, il faut aussi certainement réserver un peu ses cartouches
02:19pour pouvoir aider.
02:20Mais c'est vrai que c'est un signal relativement difficile pour la croissance, globalement.
02:26Et peut-être qu'on en parlera, mais on attend aussi potentiellement
02:29une hausse des taux de la BCE prochainement,
02:31qui ne devrait pas non plus aider globalement la croissance européenne,
02:34y compris la croissance française.
02:35Donc, tout ça est plutôt moribond, plutôt pas folichon.
02:39– Et alors, Gilles Mouac, tout à l'heure, nous disait,
02:41la dégradation du PMI français à ce rythme, c'est digne d'une économie en récession.
02:44Généralement, quand un PMI se dégrade à ce point, c'est qu'on est en train
02:47de basculer en récession.
02:49Alors, ce n'est pas une prévision, mais c'est peut-être un signal
02:51qu'on voit à l'activité française.
02:52Et par ailleurs, Bruxelles qui abaisse quand même assez drastiquement,
02:56de 25%, sa prévision croissance pour cette année en zone euro.
02:58Romain, comment vous regardez ça ?
02:59– Il faut prendre quand même les données d'enquête auprès des directeurs d'achat,
03:02donc les enquêtes PMI avec une pointe de sel, je dirais,
03:06dans la mesure où il y a très peu de pouvoir explicatif
03:10entre ce niveau des PMI des services avec la croissance française en réalité.
03:15Donc maintenant, dont acte, il est clair qu'on est sur de la donnée de sentiments,
03:19de la donnée d'enquête, on n'est pas encore sur de la donnée économique réelle.
03:22On sait que ce choc énergétique va sans doute détériorer la demande interne en Europe,
03:27notamment en France, mais ça ne va pas être le seul pays qui va être impacté,
03:31comme la Commission européenne nous le signale.
03:32Et c'est surtout finalement la demande interne des économies qui est touchée,
03:35que ce soit le consommateur, que ce soit les entreprises,
03:38qui font face finalement déjà à des coûts de financement
03:40qui sont beaucoup plus élevés qu'ils ne l'étaient encore au début de l'année.
03:44Et donc finalement, la question, c'est de savoir,
03:46est-ce que la Banque centrale européenne, dans ce contexte,
03:49peut se donner les marges de manœuvre et augmenter ses taux,
03:52dans la mesure où on est déjà en train de faire face finalement
03:55à une contraction de la demande interne ?
03:57Et la logique qui viendrait à dire qu'il y a un risque de diffusion
04:00de cette inflation, on va dire volatile, énergétique,
04:03puis alimentaire, dans finalement l'inflation la plus visqueuse ?
04:06Ça, c'est une interrogation que l'on a,
04:09et il serait quand même de bon ton pour la Banque centrale européenne,
04:12finalement, de rester un petit peu pragmatique
04:15et pas trop dogmatique vis-à-vis de cette trajectoire
04:17qu'emprunte à l'heure actuelle l'économie européenne.
04:20Oui, mais est-ce que vous êtes rassuré du fait que les taux obligataires souverains
04:23se tendent quand même depuis un certain temps,
04:25que ce soit en Europe ou aux États-Unis ?
04:26Du coup, peut-être que les banquiers centraux n'auront pas besoin d'agir
04:28puisque le marché fait le boulot à leur place.
04:30Est-ce que de ce point de vue, on peut se dire
04:31« Ah, ben finalement, tant mieux que les taux se tendent
04:32parce que ça évitera aux banquiers centraux de tendre les leurs de taux ? »
04:35Exactement.
04:36C'est ce qu'on se dit, c'est que finalement, le travail,
04:38le sale boulot a été réalisé par le marché obligataire,
04:41et donc la Banque centrale ou les banques centrales
04:44ne vont pas avoir besoin d'avoir une posture trop restrictive.
04:49Pour nous, notre scénario encore tient sur un statu quo
04:52qui serait quand même un petit peu restrictif dans la prise de parole,
04:55mais qui ne serait pas restrictif dans la décision en termes de taux d'intérêt.
04:59Oui, est-ce que le fait que les banques centrales,
05:00notamment la BCE, c'est vrai, effectivement,
05:02laissent filtrer l'idée que des hausses de taux sont possibles,
05:04est-ce que l'objectif, c'est finalement justement
05:06de faire comme le FMI vis-à-vis de la France aujourd'hui,
05:08à savoir dissuader les États d'aller trop loin dans leurs aides ?
05:11Est-ce qu'il y a un peu de ça dans ce discours
05:12un peu moins accommodant des banquiers centraux
05:14qui ne les engagent pas à relever leurs taux,
05:16mais juste émettre l'hypothèse pour que les États,
05:19dans cette phase, dans cette période où ils annoncent les uns après les autres
05:21des aides aux particuliers, aux consommateurs,
05:23voire parfois évidemment au-delà, au secteur industriel, etc.,
05:27au secteur d'activités différents, divers et variés,
05:29ben voilà, les dissuader d'aller trop loin dans les aides
05:31en distillant des messages de possibles hausses de taux ?
05:33Ça peut être ça, mais le message quand même devient de plus en plus fort
05:36côté BCE et côté directeur de la Banque centrale,
05:40avec l'idée aussi qu'il y a eu un basculement sur
05:43on est maintenant plutôt au niveau de la Banque centrale
05:45visiblement dans un scénario négatif,
05:47là où ils étaient toujours dans un scénario potentiellement
05:49d'impact relativement faible et de faim et de libération du Détroit,
05:53ils sont plutôt en train de basculer sur le scénario
05:57où ça durerait longtemps et potentiellement
05:58il y aurait un risque au niveau de l'inflation.
06:00Je crois que les marchés estiment à environ 90%
06:02la probabilité de hausse sur la prochaine réunion
06:04de 25 points de base au niveau des taux directeurs.
06:07En Europe, oui.
06:08En Europe, et c'est vrai que le mandat de la Banque centrale européenne
06:12est de contrôler l'inflation.
06:13Christine Lagarde a été relativement ferme sur ce point-là.
06:17Ils ont besoin aussi de réaffirmer le fait
06:18qu'ils ne laisseront pas forcément filer
06:21comme ils l'avaient fait en 2022
06:24sur le choc de l'inflation.
06:26Ils ont besoin de réaffirmer ça,
06:27même si elle l'a dit que ça ne pourrait être que temporaire,
06:30globalement.
06:32Et j'ai bien peur que malheureusement,
06:33ils restent sur ce mandat-là.
06:35Alors c'est sûr qu'ils ont attention,
06:37en disant que plus les gouvernements vont effectivement aider,
06:40ils vont essayer de permettre
06:43à ce que l'inflation potentiellement se diffuse,
06:45en aidant globalement les consommateurs
06:46et en aidant les particuliers
06:48à absorber complètement ce choc,
06:49plus ils auront besoin de le faire
06:51et ils auront besoin de le faire de manière importante.
06:53Mais je pense que là,
06:53ils sont vraiment en train de préparer à la fois le marché
06:56sur ce basculement,
06:57avec des signaux de plus en plus inquiétants
07:00sur leur analyse du fait que ça va durer,
07:03que ça dure,
07:03et qu'il faut se préparer à potentiellement une inflation.
07:06Oui, oui.
07:06Alors est-ce que ça va durer ?
07:07Ça dépendra.
07:08Bien sûr, l'inflation va continuer de se diffuser
07:10et ça durera surtout selon l'évolution de ce conflit là-bas,
07:13au Moyen-Orient, dans le détroit d'Hormuz.
07:15Alors d'après Bloomberg,
07:17l'Iran discuterait en ce moment avec le sultan Indomane
07:20pour mettre en place un pH permanent
07:23sur le contrôle maritime dans le détroit d'Hormuz.
07:25Voilà, un pH permanent.
07:26Il y aurait des discussions entre les Iraniens et les Omanais
07:28contre le droit international,
07:30parce que ce n'est pas un droit international,
07:31ça va se faire payer les détroits.
07:33Mais voilà, on aurait des discussions en cours.
07:35En tout cas, on voit qu'hier,
07:36le marché croyait dans une résolution rapide du conflit.
07:39Et puis aujourd'hui, c'est un peu l'inverse.
07:41Reuters nous dit que le guide suprême iranien
07:43s'oppose à toute sortie de l'euroanium enrichi
07:46du territoire iranien,
07:47alors qu'hier, on pensait l'inverse.
07:49Très compliqué.
07:50Tous les chemins mènent à l'impasse.
07:51On en est encore là, Romain,
07:52et on est toujours dans l'idée que ça pourrait durer,
07:54s'éterniser.
07:54Si tel était le cas,
07:55si ce conflit durait,
07:57aller au-delà de l'été, quoi.
07:58Disons l'été,
07:59et pourquoi pas jusqu'en septembre.
08:00Qui sait ?
08:01Voilà.
08:01Alors, dans ce cas,
08:02quel serait l'impact sur les économies,
08:03sur l'inflation ?
08:04Parce que là, on parle d'inflation au stade actuel,
08:06après trois mois de conflit.
08:07Mais si on devait passer l'été encore avec ce conflit,
08:09on serait à cinq, six mois.
08:10Dans ce cas-là,
08:11quels seraient les impacts potentiels ?
08:12Donc, on est en effet suspendu
08:14au développement de la zone
08:15qu'on ne contrôle pas.
08:16Donc, nous, on partait du scénario
08:18que le choc serait temporaire
08:19parce qu'on allait faire face
08:20à des belligérants
08:21qui étaient quand même assez rationnels
08:22et pragmatiques.
08:23Bon, le fait est que
08:24si on part du scénario de risque
08:26qui consiste à dire
08:27qu'on a un des trois
08:28qui restent bloqués
08:29et une pression
08:29sur les matières premières énergétiques
08:31telles qu'on l'observe
08:32jusqu'après l'été,
08:33eh bien là, en effet,
08:34on a un vrai choc énergétique
08:35qui commencerait finalement
08:37à se diffuser
08:38dans l'inflation sous-jacente.
08:39Normalement, un choc énergétique
08:42prend aux alentours
08:43de deux trimestres
08:43pour pouvoir se diffuser
08:45dans l'inflation sous-jacente.
08:46Auquel cas,
08:47on aurait un vrai problème
08:48parce qu'on aurait une demande,
08:49notamment en Europe,
08:50qui serait totalement dégradée,
08:53une demande interne,
08:53que ce soit, encore une fois,
08:55la consommation des ménages
08:56ou l'investissement des entreprises.
08:57Mais on aurait finalement
08:59un impact qui serait
08:59potentiellement positif également
09:01du point de vue
09:01de l'économie américaine
09:02qui est beaucoup moins sensible
09:04à ce qui se passe
09:04du point de vue du détroit d'Hormuz.
09:06On a finalement
09:06un impact hétérogène
09:08entre les zones géographiques.
09:09On sait que l'Asie
09:10est principalement dépendante
09:11des sorties de ce détroit
09:14en termes de matières premières énergétiques.
09:16On sait que finalement,
09:17les Américains,
09:18l'économie américaine
09:19est totalement immunisée
09:20vis-à-vis de ce choc.
09:21On a un impact de prix
09:22parce que les marchés sont mondiaux.
09:23Néanmoins,
09:24on sait qu'on a d'autres vecteurs
09:26à l'heure actuelle
09:26sur lesquels on reviendra
09:28qui sont en train
09:29de pousser la demande interne
09:30aux États-Unis
09:31que ce soit
09:31de la consommation des ménages
09:33ou l'investissement.
09:34Et finalement,
09:34on a la zone euro
09:35qui, elle,
09:36est totalement dépendante
09:36énergétiquement.
09:37Certes, pas du détroit,
09:39mais néanmoins,
09:39l'impact de prix
09:40sur les matières premières énergétiques
09:41va finalement dégratter
09:43le scénario macroéconomique.
09:45Et encore une fois,
09:46la vraie question
09:47dont on parlait tout à l'heure,
09:48l'aide des États
09:49vis-à-vis des économies,
09:51on n'est pas du tout
09:52sur une ouverture
09:53de robinet budgétaire
09:54telle qu'on l'a observée
09:55en 2022.
09:56On a des États
09:57qui ont bien pris conscience
09:59que les aides
10:00doivent être ciblées,
10:01transitoires,
10:02et que globalement,
10:03on ne va pas répéter
10:05les erreurs de 2022.
10:07À l'heure actuelle,
10:07on est de l'ordre
10:08de 0,1 point de pourcentage
10:09de la zone euro
10:10en soutien budgétaire
10:12pour défendre
10:13surtout la partie offre,
10:15donc les entreprises.
10:16Et donc finalement,
10:17on se retrouve
10:17face à une situation
10:18où il est quand même
10:19très peu probable
10:21de voir l'amplitude
10:22du choc,
10:23on va dire headline
10:24sur l'inflation totale,
10:25se diffuser en 1 pour 1
10:27sur l'inflation sous-jacente
10:29en zone euro.
10:29Ce qui devrait permettre
10:31aux banquiers centraux,
10:32encore une fois,
10:32d'attendre peut-être
10:35après juin
10:35pour commencer
10:36à se mettre
10:37dans une posture
10:38de restriction monétaire.
10:39On va parler de la tech
10:40dans un instant,
10:40bien sûr,
10:41de SpaceX,
10:41d'NVIDIA
10:42qui a publié ses résultats.
10:43Le titre NVIDIA
10:44recule légèrement
10:45d'1,9%.
10:46Je dis légèrement
10:46parce que ça aurait pu
10:47être bien pire
10:47ou bien mieux.
10:48À l'échelle d'NVIDIA,
10:49moins 1,9%,
10:50ce n'est pas une très forte variation.
10:51Juste avant,
10:52restons sur les taux rapidement.
10:54Est-ce que Kevin Walsh
10:55fait partie,
10:55non pas des solutions,
10:56mais du problème ?
10:57Est-ce que l'arrivée
10:58de Kevin Walsh
10:58à la tête de la Fed
10:59est un facteur aggravant
11:00sur les taux ?
11:01Est-ce que c'est aussi cela
11:01qui tend les marchés,
11:03qui braque un peu
11:04les investisseurs,
11:04qui explique la hausse
11:06du 30 ans américain
11:06et des taux longs
11:07un peu partout dans le monde ?
11:08Olivier.
11:08Il y a deux éléments
11:09dans l'arrivée de Kevin Walsh
11:10qui sont importants.
11:11Il y a,
11:14cette idée
11:15vraiment sur laquelle
11:16il veut réduire
11:16le bilan de la Banque centrale
11:18et c'est vrai
11:19que pouvoir acheter
11:20des obligations longues,
11:21ça peut permettre aussi
11:22de contenir les taux
11:23globalement,
11:24notamment si on décide
11:25de baisser les taux directeurs
11:26et donc s'il veut réduire
11:28le bilan de la Banque centrale,
11:29évidemment,
11:30on aura moins ce soutien-là
11:31pour le contrôle,
11:32plus ou moins efficace,
11:34mais en tout cas,
11:34une tentative de contrôle
11:35sur les taux longs.
11:36Il y a surtout
11:36la dissension globale
11:38qu'on voit
11:39à l'intérieur de la Fed
11:40et qu'on a vu aussi,
11:41y compris au Sénat
11:42lorsqu'il a été voté,
11:44enfin lorsqu'il a été élu
11:45et qu'il a été intronisé,
11:47sur lequel on a rarement vu
11:48et on n'a même jamais vu
11:49au Sénat
11:50un tel écart aussi proche
11:51en fait sur le vote oui
11:52et le vote non
11:53pour l'installation
11:54de Kevin Walsh.
11:54Et on voit aussi
11:55cette dissension
11:56au niveau de la Banque centrale
11:57qui est très importante
11:58au niveau de la Banque centrale
11:58américaine.
11:59Et il va même,
12:00lorsqu'il va arriver,
12:01il va avoir besoin
12:01de faire un consensus aussi
12:02à l'intérieur de la Banque centrale
12:03pour s'installer.
12:04Donc il va certainement
12:05devoir prendre son temps
12:06et avoir un discours
12:08plutôt dans la ligne,
12:09en tout cas,
12:09c'est notre analyse,
12:11dans la ligne globalement
12:14préparer un scénario
12:15un peu moins dovish
12:17et alors ils ne vont pas
12:18monter leur taux immédiatement
12:19mais en tout cas
12:20être beaucoup moins
12:21dans les anticipations
12:22de baisse des taux.
12:22Alors on n'en voit plus
12:23aujourd'hui dans le marché
12:24mais il y a quand même
12:25toujours cette idée
12:26qu'il va pouvoir baisser les taux.
12:27Donc je pense qu'il y a
12:28à la fois ce côté bilan
12:29qui inquiète un peu,
12:30il y a ce côté aussi
12:31où il a envie d'avoir
12:32moins d'ouverture
12:35sur la communication
12:36au niveau de la Fed
12:37et vraiment de communiquer
12:39plutôt sur les bilans
12:40et de permettre
12:41des discussions plus intenses
12:42qui n'apparaîtraient pas
12:43dans les minutes.
12:44Tout ça inquiète
12:45et peut inquiéter un petit peu
12:47globalement
12:47mais c'est vraiment
12:47l'impact bilan
12:48et ça là-dessus
12:49il n'a jamais bougé
12:49sur le côté
12:50il veut réduire le bilan
12:51de la banque centrale américaine.
12:54Est-ce qu'il...
12:54On continue d'en parler
12:56bien sûr dans un instant.
12:58Juste un mot
12:58sur cette valeur
12:59qui a pris en 10 ans.
13:01Vous avez une minute
13:02pour trouver
13:02de quelle valeur il s'agit.
13:03C'est la devinette du soir.
13:04Ce titre en 10 ans
13:05a pris 20 062%.
13:08Voilà.
13:0920 062%
13:10de hausse en 10 ans.
13:11Vous avez une minute.
13:13Nous on laisse nous inviter
13:14à réfléchir.
13:14Vous tous qui nous suivez
13:15à la radio et à la télé
13:15vous pouvez bien sûr
13:16vous aussi réfléchir
13:17vous apporter vos réponses
13:18en commentaire.
13:18Vous avez pour cela
13:19une minute sur notre
13:19Philix BFM Bourse.
13:20Le temps pour moi
13:21de vous donner
13:21la tendance sur les marchés
13:23à quoi ?
13:2317 minutes de la clôture
13:25parce qu'on accélère
13:26vers cette clôture
13:27dans la dernière ligne droite
13:28de la séance.
13:28Le CAC est en hausse
13:29de 0,03%.
13:30Air Liquide gagne 1,8%.
13:32Euronext gagne 1,8% aussi.
13:34Aujourd'hui, pas de jaloux.
13:35Pernod Ricard, ArcelorMittal
13:36aussi sont bien orientés.
13:37Alors Antoine, vous le disiez,
13:38c'est rare de voir
13:39ArcelorMittal et TotalEnergie
13:41progresser sur la même séance.
13:42C'est le cas aujourd'hui, Antoine.
13:44On a les deux valeurs
13:45Arcelor et Total en forme.
13:46Absolument.
13:47Parce que généralement,
13:48ArcelorMittal est la première victime
13:50des prix du pétrole qui monte
13:51et Total en est le premier bénéficiaire.
13:54De titre, on monte effectivement
13:56en même temps sur la même séance
13:57qui est assez rare.
13:58Oui, c'est le cas aujourd'hui.
13:59En baisse, Airbus,
14:00moins 3,1% condamné en appel.
14:02Vous savez, dans le drame
14:04du Rio-Paris de 2009,
14:05Airbus avec Air France-KLM,
14:06Airbus et Lanterne Rouge
14:07à moins 3%,
14:08donc du CAC 40
14:09et FH de son côté perd 2,9%.
14:11On est au bout de la minute, messieurs.
14:13Vous aviez une minute,
14:14pas une seconde de plus,
14:15pour trouver.
14:17Je suis une valeur cotée
14:18quelque part dans le monde.
14:21Et en 10 ans,
14:21j'ai pris 20 062%.
14:24Qui suis-je ?
14:26Romain ?
14:27Peut-être NVIDIA ?
14:30Olivier ?
14:31Je ne sais pas du tout.
14:33Menteur.
14:33NVIDIA.
14:34Bon, c'est Romain qui a gagné.
14:351-0.
14:35Bravo Romain.
14:36Du coup, vous êtes sanctionné
14:37puisque vous avez gagné,
14:38c'est logique.
14:39Et c'est vous qui allez devoir
14:39parler en premier d'NVIDIA.
14:40La publication d'NVIDIA,
14:42pas mal, exceptionnelle même.
14:43Mais on s'habitue à l'exceptionnel.
14:45On prend mauvaise habitude quand même.
14:46On est habitué à manger
14:47dans 5 étoiles en permanence.
14:493 étoiles plutôt,
14:49c'est plus simple.
14:50NVIDIA perd 1,8% là à Wall Street
14:52alors que la publication est exceptionnelle.
14:54Comment vous regardez
14:54cette réaction des marchés ?
14:55C'est un mouvement assez classique
14:57d'achat de la rumeur,
14:59vente de la nouvelle.
14:59On est sur une consolidation
15:00tout à fait saine du titre
15:01après les bonnes nouvelles
15:03comme vous venez de le signaler.
15:05Bon, NVIDIA, il n'y a pas de secret.
15:07À l'heure actuelle,
15:07NVIDIA permet,
15:09du point de vue de l'infrastructure,
15:10d'être à la frontière de la recherche
15:13concernant l'intelligence artificielle,
15:14est en train de se placer maintenant
15:15sur la nouvelle révolution
15:17de l'intelligence artificielle
15:18qui est l'intelligence artificielle physique.
15:20Et donc,
15:21on a globalement une demande
15:22des hyperscalers
15:23qui ne cessent de s'accroître.
15:25En 2026,
15:26on va avoir encore plus de
15:27650 milliards d'investissements
15:29dans les CAPEX
15:30pour l'intelligence artificielle.
15:32Et qui y a-t-il ?
15:33Qui sont les grands acteurs en face ?
15:35Vous avez NVIDIA
15:35et vous avez,
15:36dans une moindre mesure,
15:38mais quelque chose
15:38dont on parle beaucoup,
15:39Samsung Electronics en Corée
15:41qui bénéficie extrêmement fortement
15:44de cette demande absolument exponentielle.
15:45NVIDIA annonce des bénéfices
15:46sur un an en hausse de 211%.
15:49Les bénéfices d'NVIDIA
15:50plus 211%.
15:51Le titre recule d'1,8%.
15:54Olivier.
15:54Le marché fait la fine bouche
15:55ou quelque part, il a raison ?
15:57Non, mais c'est presque stable.
16:00Pour NVIDIA,
16:01le recul,
16:02ils ont des six...
16:03Enfin, ils ont des chiffres
16:04qui sont quand même
16:04très impressionnants
16:05et ça, trimestre après trimestre,
16:07ils battent encore le consensus.
16:09Alors, ils n'ont pas battu
16:10en termes de prévision, je crois,
16:11le consensus le plus optimiste.
16:13Enfin, la prévision la plus optimiste
16:14mais globalement,
16:14c'est quand même très très fort.
16:15Ils arrivent à conserver
16:16toujours leur marge
16:17et on peut même dire
16:18qu'ils sont plutôt prudents
16:19en termes de prévision
16:21parce qu'ils ne mettent rien
16:22sur la Chine, globalement.
16:24Et peut-être que dans les discussions
16:25entre Donald Trump
16:26et la Chine,
16:27potentiellement,
16:28il y aurait peut-être
16:28une ouverture ou quelque chose.
16:29Donc, ils sont relativement prudents
16:31aussi dans leur projection.
16:33Ça devient une grosse valeur, en fait.
16:36Nvidia, et c'est plus du tout
16:37comme on a pu le voir,
16:38on peut le voir sur les subiconducteurs
16:39ou sur la mémoire
16:40ou sur des choses un peu plus spécifiques.
16:42Ça devient un peu,
16:44j'allais dire,
16:46la grosse base,
16:47le gros bloc de l'IA
16:48et qui commence à
16:49moins faire rêver, entre guillemets,
16:51dans le sens,
16:51ça devient tellement gros,
16:52tellement énorme,
16:53tellement stable
16:54qu'on va peut-être avoir
16:56moins de volatilité sur le titre
16:57et un peu moins de prévision.
16:58Ce qui est important,
16:59c'est de voir à quel point
17:00ils continuent d'investir,
17:01à quel point ils continuent
17:02d'avoir beaucoup de cash
17:03qui vont redistribuer aux actionnaires
17:04de manière importante
17:05suite à la demande.
17:07C'est, voilà,
17:08trimestre après trimestre.
17:09Chaque trimestre,
17:10on attend le moment
17:11où ils décevront,
17:12ils ne déçoivent pas
17:12et là,
17:14on a des prises de bénéfices
17:15un petit peu
17:16mais il n'y a rien d'anormal
17:18et il n'y a rien d'étonnant.
17:19c'est vraiment la valeur
17:20presque sûre,
17:22entre guillemets,
17:22dans l'écosystème
17:24IA de plus en plus.
17:26Effectivement.
17:26Et alors,
17:26est-ce que quand SpaceX
17:27s'introduira en bourse,
17:28des valeurs comme Nvidia,
17:30les 7 magnifiques,
17:31vont subir des ventes massives
17:33parce qu'il va bien falloir
17:34trouver de l'argent
17:34pour aller investir
17:35dans SpaceX.
17:35SpaceX, hier soir,
17:36a déposé son projet,
17:38son dossier d'introduction
17:39devant le gendarme
17:39des marchés financiers américains.
17:40Ça y est,
17:41on est lancé maintenant
17:41pour sans doute
17:42une intro vers la mi-juin.
17:44On n'est pas très surpris,
17:46on s'oriente d'après l'EFT
17:47vers 75 milliards de dollars
17:49de levée de fonds,
17:50ce qui en ferait
17:51la plus grosse introduction
17:52de ce point de vue,
17:53mais pas en valorisation.
17:54Saoudi s'était introduite
17:55sur des niveaux de valorisation
17:56plus élevés.
17:57D'où viendra l'argent ?
17:58Est-ce qu'on doit craindre
17:59une baisse des autres valeurs tech
18:00quand SpaceX sera introduit
18:01en bourse ?
18:02Est-ce qu'il faudra bien
18:03aller trouver l'argent quelque part ?
18:04Est-ce que ceux qui ont
18:05des plus-values sur la tech
18:06vendront,
18:06prendront des bénéfices
18:07pour réintroduire sur SpaceX
18:09leur argent ?
18:09Là, pour le coup,
18:10les investisseurs
18:13ont des gains relativement importants.
18:14Vous avez rappelé
18:15la performance d'Nvidia
18:16sur 10 ans.
18:17On a l'impression
18:17que le gros,
18:18non pas de la performance,
18:20mais le gros du potentiel,
18:21si on cherche des performances
18:22à trois chiffres globalement
18:25sur Nvidia,
18:26on se dit que c'est tellement gros
18:27maintenant que ça devient
18:28vraiment difficile.
18:29Là, on est vraiment
18:29sur quelque chose,
18:31sur un projet
18:31qui paraît complètement insensé,
18:33qui paraît complètement fou
18:34et sur lequel le potentiel,
18:36si jamais ça fonctionne,
18:37tout ce qui est calculs galactiques,
18:39tout ce qu'on voit bien
18:40à la connexion
18:41des différents métiers
18:42qu'il peut y avoir aujourd'hui
18:43à l'intérieur de SpaceX.
18:44Là, pour le coup,
18:45si jamais ça fonctionne,
18:46c'est hautement spéculatif,
18:48mais si jamais ça fonctionne,
18:49le potentiel paraît énorme.
18:51Donc, on peut s'attendre
18:53à avoir une partie
18:54des investisseurs,
18:55effectivement,
18:55qui vont aller rechercher
18:56dans SpaceX
18:58cet espoir de gain
19:00vraiment immense
19:01avec le risque,
19:02le risque associé.
19:03Il y a, je crois,
19:0420 pages de risque
19:05dans ce qui a été présenté
19:06à la SEC
19:07pour l'introduction.
19:08Il y a énormément de risques
19:10face à cette introduction
19:12en bourse.
19:14Mais on voit
19:15trois métiers différents,
19:16trois entreprises différentes
19:18à l'intérieur de SpaceX.
19:19Certaines qui génèrent
19:20beaucoup de cash,
19:21d'autres qui en perdent
19:22parce qu'ils investissent,
19:23il y a un investissement
19:23qui est colossal.
19:24Mais au global,
19:25au premier trimestre,
19:25ce sont des pertes.
19:26SpaceX,
19:26pas de bénéfices,
19:27au contraire,
19:27des pertes de 4 millions de dollars.
19:28C'est-à-dire,
19:29celui qui va chercher
19:29des bénéfices par action,
19:30au début, là,
19:31en l'état actuel des choses,
19:32ce sera des bénéfices
19:33négatifs par action.
19:34Il faut quand même
19:34l'avoir en tête.
19:35Oui, parce qu'il y a
19:35un gros investissement,
19:37notamment sur l'IA,
19:38évidemment.
19:39Il y a sur le côté spatial
19:40aussi un gros investissement.
19:41Il y a Starlink,
19:42qui est une machine à cash
19:43relativement impressionnante.
19:45Il y a tous ces projets
19:46qui ont une cohérence,
19:48qui ont vraiment du sens
19:50globalement sur le spatial.
19:51j'ai l'impression,
19:51soit ça ne prend pas
19:52et auquel cas,
19:53ciao,
19:54mais si ça prend,
19:55ça peut le faire.
19:56C'est exactement
19:56ce qui est présenté
19:58aux investisseurs,
19:59je pense.
19:59C'est un gros pari,
20:01c'est quelque chose
20:01de particulièrement risqué.
20:03Les ingrédients,
20:04ça lit bien.
20:04C'est ça l'idée.
20:05Alors l'un de nos auditeurs,
20:07Max,
20:07nous a écrit sur le Félix BFM-Bourse,
20:08lui, il ne croit pas du tout
20:09à l'intérêt de SpaceX.
20:10Il nous dit
20:10SpaceX perd de l'argent,
20:12ce titre va attirer
20:13tous les pigeons.
20:13Grâce à SpaceX,
20:14le pigeon apprendra
20:15à voler dans l'espace.
20:17Voilà ce que nous dit
20:18cet auditeur.
20:19Romain,
20:19vous portez un regard
20:20là-dessus sur SpaceX,
20:21l'introduction,
20:21les premiers détails
20:22qui ont filtré
20:23dans le dossier
20:23de déposer à la SIC ?
20:24Alors nous,
20:24on considère
20:25qu'il y a une suffisante
20:26profondeur de marché
20:27à l'heure actuelle,
20:28surtout dans le secteur
20:29technologique américain
20:30pour pouvoir absorber
20:31une levée,
20:31une levée,
20:32une IPO
20:33comme SpaceX le fait.
20:34Ça reste quand même
20:35une levée assez marginale.
20:36Il faut rappeler
20:37que la capitalisation boursière
20:38des 500 premières entreprises
20:40américaines,
20:40c'est quand même
20:4170 000 milliards de dollars.
20:43Et donc,
20:43on a grosso modo
20:44en face une épargne
20:45aussi des ménages américains
20:46qui, financière,
20:48est de l'ordre
20:48de 150 000 milliards de dollars.
20:50Les montants font peur,
20:51mais quand on les rapporte
20:52aux agrégats
20:53qui sont à notre disposition,
20:55ça reste quelque chose
20:56de marginal.
20:57Ensuite,
20:57concernant le fait
20:58qu'on a une entreprise
20:59qui, en effet,
21:01a des bénéfices négatifs
21:02par action à l'heure actuelle,
21:03il ne faut pas oublier
21:04que le marché,
21:04il est quand même
21:05sur une base d'anticipation
21:07de cash flow future,
21:08surtout,
21:08et qu'Amazon a mis
21:09beaucoup de temps
21:10pour générer du cash
21:11et c'est devenu
21:12l'entreprise
21:13que l'on connaît
21:13à l'heure actuelle.
21:14Donc,
21:15il faut nécessairement
21:17dans le marché
21:17à un moment
21:18des spéculateurs
21:19qui apportent
21:21du capital
21:22aux entreprises.
21:23Il en faut,
21:23il en faut.
21:24Il en faut tout de même.
21:25Il faut toujours
21:26des pionniers,
21:27les premiers de cordée,
21:28pour le coup.
21:29Absolument.
21:30Et donc,
21:30de ce point de vue-là,
21:32ça montre finalement
21:33qu'on a un écosystème
21:34technologique
21:34aux États-Unis
21:35qui continue
21:37à se porter très bien
21:38et pour nous,
21:39ça valide l'idée
21:40que quand vous avez
21:41des entreprises
21:41qui investissent,
21:42généralement,
21:42elles sont le leader
21:43futur de leur marché
21:45si ce marché,
21:46finalement,
21:47arrive à maturité.
21:47Oui,
21:48mais c'est vraiment
21:48SpaceX sera aussi
21:49à lui tout seul
21:50un ETF
21:50sur la personne
21:52d'Elon Musk.
21:52Elon Musk détiendra
21:54à lui tout seul
21:5479% des droits de vote.
21:57Grâce à des actions
21:58offrant des super pouvoirs,
21:59chacune des actions
22:00que détiendra Elon Musk
22:01sera associée
22:02à 10 votes.
22:03Il sera quasiment
22:04du coup irrévocable.
22:06Les autres actionnaires
22:06ne pourront pas
22:07remercier Elon Musk
22:08le débarqué
22:09de la tête de SpaceX.
22:10Ce sera impossible.
22:12Voilà.
22:12Je ne sais pas,
22:13c'est business as usual
22:14ou c'est quand même
22:15un ovni, ça ?
22:16On a un problème
22:17de gouvernance
22:17comme on l'entendait
22:19tout à l'heure
22:19dans l'émission.
22:20Mais au-delà de cela,
22:21c'est la personnalité
22:22d'Elon Musk,
22:23c'est le rapport
22:24des investisseurs
22:25à Tesla
22:25qui a été corrigé
22:27lorsque Elon Musk
22:28a pris certaines positions
22:29aux Etats-Unis.
22:31C'est un ETF
22:32sur Elon Musk,
22:33SpaceX, Olivier ?
22:34Je pense que oui,
22:35de toute façon,
22:35c'est très lié
22:36à la stratégie
22:37et au personnage
22:38d'Elon Musk.
22:39Je pense que la SEC
22:40apprécie particulièrement
22:41Elon Musk.
22:42Il a eu quand même
22:42pas mal de sujets
22:43sur Twitter
22:44et compagnie
22:44sur les moments
22:45où il faisait
22:45ses déclarations
22:47par rapport aussi
22:48aux moments
22:48où il voulait...
22:49On se souvient
22:50sur le Bitcoin
22:50notamment lorsque Tesla
22:51à un moment
22:52avait de la trésorerie
22:53complètement au Bitcoin
22:53et sur lesquels
22:54il faisait des déclarations
22:55pour aussi faire
22:56potentiellement monter
22:57les valorisations
22:57de ses entreprises.
22:59Alors, est-ce que c'est
23:00un génie
23:00ou est-ce que c'est un fou
23:01ou est-ce que ce sont
23:02les deux ?
23:02Souvent, les génies
23:04sont aussi fous.
23:07Les fous sont importants
23:08dans l'histoire.
23:08Le fou du roi
23:09est aussi son conseiller.
23:10Les fous sont parfois
23:11les conseillers.
23:12Mais par contre,
23:13on verra si la SEC
23:15valide quand même
23:15tout le dossier
23:17en l'état
23:18notamment sur la gouvernance.
23:19Je pense que le fait
23:20qu'il soit complètement actionnaire
23:21c'est plutôt des choses
23:21qu'on voit sur des petites entreprises
23:23et plutôt sur le non-coté
23:24que sur des entreprises
23:26qui seraient du coup
23:26pour le coup cotées.
23:28Néanmoins, oui,
23:29c'est évidemment
23:29un gros gros pari
23:30sur Elon Musk
23:33et un risque
23:33c'est tellement
23:34sur la personne.
23:35Est-ce que l'entreprise
23:36est capable de se développer
23:37sans Elon Musk ?
23:38C'est aussi une idée.
23:39Est-ce que quelqu'un d'autre
23:40pourrait prendre le relais
23:41s'il arrivait quelque chose ?
23:42C'est aussi ça
23:42quand on a un groupe
23:44aussi important
23:44il faut avoir des plans
23:46de suite.
23:46Il y aura des petits Elon Musk
23:47partout dans le marché
23:48parce que ce groupe SpaceX
23:49sera intégré au Nasdaq 100
23:52à l'indice Nasdaq 100
23:53seulement
23:54après 15 jours
23:55de cotation
23:56c'est exceptionnel
23:57normalement il faut au moins
23:57un an pour intégrer
23:58le Nasdaq 100.
23:59Là il y a un truc
23:59qui a changé
24:00les règles
24:00je ne sais pas
24:00il pourra ce titre
24:02SpaceX
24:02s'intégrer au Nasdaq 100
24:03au bout de 15 jours seulement
24:04ça veut dire que
24:05ce groupe SpaceX
24:06sera présent dans
24:07plein d'ETF
24:08quasiment
24:08dès son introduction en bourse
24:09on aura les petits Elon Musk
24:10partout dans nos ETF
24:11même si on n'a pas choisi
24:13à titre individuel
24:13de cibler SpaceX
24:15dans nos allocations.
24:16Alors on peut s'attendre
24:17à avoir un certain nombre
24:17d'ETF qui présenteront
24:18une indexation Nasdaq
24:21sans SpaceX
24:22ou sans un certain nombre
24:23de valeurs
24:23vraiment très importantes
24:24ça on connaît l'industrie
24:25on connaît l'efficacité
24:26de l'industrie ETF
24:27si jamais il y a
24:28une vraie demande
24:28et une vraie crainte
24:30de la part des investisseurs
24:31de manière à trouver
24:32des solutions
24:32pour pouvoir investir
24:33sur le Nasdaq 100
24:35hors les grosses capitalisations
24:37ou hors SpaceX
24:38ça on peut s'y attendre
24:41si effectivement
24:41ça pose un sujet
24:42après il faut regarder
24:43quel poids représentera aussi
24:44SpaceX à l'intérieur du Nasdaq
24:46ce qui est vrai
24:46c'est que ce sera coté
24:47très très vite
24:48c'est souvent un reproche
24:48qu'on fait
24:50globalement
24:50à la gestion ETF
24:52ou à la gestion indicielle
24:53c'est de ne pas participer
24:54aux IPO
24:55donc là ce ne sera pas
24:55directement sur l'IPO
24:56mais ce sera très proche
24:59mais étant donné
25:00l'importance de l'entreprise
25:01le fait qu'elle
25:02l'intègre rapidement
25:03un indice
25:04vu les montants
25:05de capitalisation
25:05dont on parle
25:06l'importance globalement
25:08des montants en jeu
25:09ça paraît aussi
25:11normal
25:11et assez logique
25:12que ça fasse partie
25:13de gros indices
25:14relativement rapidement
25:15puisque ça aura un poids
25:17que ce soit sur la tech
25:18que ce soit sur les calculs
25:19que ce soit sur
25:20les capacités de calcul
25:21aussi
25:21pour le reste
25:23on pense à Claude
25:24on pense à Anthropique
25:24pour le reste de l'industrie
25:25puisqu'il y a des deals
25:27qui sont en train de se faire
25:27sur des récupérations
25:28de capacités de calcul
25:30non utilisées
25:31forcément par
25:32SpaceX
25:32et par Grock
25:34notamment récupérées
25:35par Anthropique
25:36donc on voit
25:37globalement
25:38toute l'industrie
25:38de l'intelligence artificielle
25:39est en train aussi
25:40de s'organiser
25:40pour mutualiser
25:42potentiellement
25:42les puissances de calcul
25:43en fonction des moments
25:43où ils en ont besoin
25:44C'est une planète B
25:45c'est une infrastructure B
25:46que vous êtes en train
25:47de nous décrire
25:47qui est en train
25:48de se constituer
25:48effectivement
25:49et face à SpaceX
25:50Open AI
25:51Anthropique aussi
25:52doivent s'introduire
25:52cette année
25:533 gigas
25:54introductions en bourse
25:55alors c'est au moment
25:56où SpaceX déposait
25:57son dossier
25:57auprès de la SEC
25:58hier soir
25:58qu'on a eu
25:58nouvelles infos
25:59sur l'introduction
26:00en bourse à venir
26:00d'Open AI
26:01comme par hasard
26:02hier soir
26:02peut-être une façon
26:03pour Open AI
26:04de laisser filtrer
26:05les infos
26:05pour que les investisseurs
26:06aient bien en tête
26:06qu'il n'y aura pas
26:07que SpaceX
26:07ne mettez pas
26:08tout votre argent
26:09sur SpaceX
26:09on arrive aussi
26:10on sera bientôt là
26:11d'après les dernières
26:12infos de presse
26:12Open AI s'introduirait
26:14à l'automne prochain
26:15voilà
26:15il y a un duel
26:16entre hommes
26:16d'ailleurs
26:17entre Elon Musk
26:17et Sam Altman
26:18sur Open AI
26:19Anthropique
26:20SpaceX
26:20comment vous regardez
26:21cette addition
26:21la première addition
26:23exponentielle de l'histoire
26:24pour le coup
26:24Romain ?
26:25On est sur un petit duel
26:27du bris ou d'orgueil
26:28entre les deux fondateurs
26:30vous croyez ?
26:31maintenant
26:32encore une fois
26:33c'est tout à fait naturel
26:35qu'après financement
26:37sur du non-côté
26:38on aille sur du côté
26:39pour aller chercher
26:39une profondeur
26:41capitalistique
26:41et pour pouvoir
26:42continuer finalement
26:43à financer
26:43l'investissement
26:44dans la recherche
26:45et le développement
26:46qui est absolument
26:47essentiel à l'heure actuelle
26:48dans cette révolution
26:50technologique
26:50et encore une fois
26:51il y a deux zones géographiques
26:52qui effectuent
26:53cet investissement
26:54on a d'un côté
26:55les Etats-Unis
26:56et puis on a finalement
26:58une sorte de duopole
26:59qui est en train
27:00de se formaliser
27:00avec la Chine
27:02malheureusement
27:02en Europe
27:03on a quelques leaders
27:06technologiques
27:06qui performent d'ailleurs
27:07très bien sur la cote
27:08maintenant
27:09il faudrait peut-être
27:10un petit peu plus
27:10d'investissement
27:11et de vision stratégique
27:12pour pouvoir produire
27:14l'innovation de demain
27:15C'est notre question du jour
27:16aujourd'hui à nos auditeurs
27:17et des spectateurs
27:17sur X et LinkedIn
27:18on leur demande
27:19à choisir pour la suite
27:20dans la tech
27:21vous privilégiez quoi ?
27:21Plutôt les sept magnifiques
27:22ou nos acteurs européens
27:24des semi-conducteurs
27:25qui pour le coup
27:26cette année
27:26n'ont pas à rougir
27:27ils cartonnent en bourse
27:28depuis le début de l'année
27:29ST Microtronix
27:30gagne 150%
27:31depuis le 1er janvier
27:33Soitec
27:33550%
27:34c'est complètement délirant
27:35alors voilà
27:36est-ce que maintenant
27:37les temps changent
27:38et finalement
27:38ce sont nos acteurs européens
27:40des semi-conducteurs
27:40qu'il faut privilégier
27:41d'après vous
27:41plutôt que les sept magnifiques
27:42est-ce que vous avez
27:43est-ce que vous avez là-dessus
27:43un regard
27:43Olivier ?
27:44Moi je serais quand même
27:45plutôt toujours
27:46sept magnifiques
27:47notamment parce que
27:48les semi-conducteurs
27:48sont aussi beaucoup
27:49utilisés en Europe
27:50dans l'industrie automobile
27:52et donc il y a quand même
27:53un lien entre ces deux industries
27:54et on sait que l'automobile
27:55c'est quand même compliqué aussi
27:57et donc du coup
27:58moi je serais plutôt
27:59toujours un peu
28:00sept magnifiques
28:01il se murmure
28:02d'ailleurs juste pour terminer
28:03sur OpenAI
28:05et SpaceX
28:07que le procès
28:08ententé contre OpenAI
28:09avait pour but
28:10de retarder potentiellement
28:12puisque
28:12de retarder l'introduction en bourse
28:14pour que SpaceX
28:15s'introduise en premier
28:16pour que SpaceX
28:17s'introduise en premier
28:18qui sera largement gagné
28:18parce que si jamais
28:20l'introduction était compliquée
28:21enfin si ça avait commencé
28:22par OpenAI
28:22avec une introduction
28:23un petit peu compliquée
28:24ça aurait été d'autant plus compliqué
28:25pour SpaceX
28:25il vaut mieux certainement
28:26passer le premier
28:28et donc c'était certainement
28:29stratégiquement
28:31une tentative
28:32pour arriver vraiment
28:34premier en termes de calendrier
28:35le procès a duré peu de temps
28:36finalement
28:37mais en tout cas
28:38ça permet à priori
28:39à SpaceX
28:40de passer le premier
28:41Romain en 15 secondes
28:42plutôt les sept magnifiques
28:43où enfin on revient
28:43sur les semi-conducteurs européens
28:45les investisseurs reviennent
28:46déjà depuis le 1er janvier
28:46mais est-ce qu'il faut
28:47continuer sur l'Europe ?
28:48Nous on reste aussi
28:49on a un petit biais
28:50technologique américain
28:51on cherche la croissance
28:52bénéficiaire des entreprises
28:53et à l'heure actuelle
28:54c'est finalement
28:55les entreprises du Nasdaq
28:56qui sont capables
28:57de les délivrer
28:57et toujours surprendre
28:59le consensus
28:59Merci
29:00C'est parti.
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