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  • il y a 2 heures
Ce mardi 26 mai, Louis de Montalembert, gérant chez Sunny Asset Management, et Alexandre Baradez, chef analyste chez IG, se sont penchés sur la réaction des marchés face à l'incertitude sur l'escalade en Iran, les valeurs tech qui restent toujours maîtres du jeu des marchés boursiers, le moral des consommateurs américains qui recule en mai, et Ferrari qui lance sa première voiture électrique, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Ils sont là, ils viennent de nous rejoindre, nos experts du club ce soir.
00:05Louis de Montalemberg, gérant pour Sony AM.
00:08Bonsoir Louis.
00:08Bonsoir Guillaume.
00:09Ravie de vous retrouver.
00:10Fan des logiciels en bourse, contre vents démarrés, toujours.
00:13Plus trop, non non, plus trop.
00:14Ah plus trop, vous allez nous l'expliquer.
00:16Je vais vous expliquer ça.
00:17Ce sera une grosse semaine de publication d'acteurs du logiciel justement.
00:20Il y aura Salesforce, nos frics notamment aux Etats-Unis.
00:22Alexandre Baradez aussi nous rejoint pour IG.
00:24Bonjour Alexandre.
00:24Bonjour.
00:25Ravie de vous retrouver également.
00:26On parlera de Ferrari aussi, vous nous direz si vous l'aimez ou vous l'aimez pas, cette nouvelle Ferrari
00:30électrique.
00:30Le titre perd 8%.
00:31En attendant, donc, la tendance sur les marchés.
00:34On est sur une belle hausse à Wall Street, Alexandre.
00:35Nouveau record du Nasdaq aujourd'hui, tous les jours.
00:38Plus 1,1%.
00:39Nouveau record du S&P, plus 0,6.
00:42Alors que l'Europe recule, mais elle avait bien progressé hier.
00:44On sent que le trend aussi est reparti.
00:46Elle est reparti, mais il est bien discriminé quand même.
00:48Quand vous regardez le Dow Jones par exemple, c'est pas la même allure.
00:50Quand vous regardez le Russell 2000, les small caps également, c'est pas la même allure.
00:53C'est-à-dire qu'on voit que la tendance du jour, en tout cas, est à nouveau tirée par
00:56la tech à l'ouverture,
00:57donc après ce long week-end.
01:00Et là, on voit qu'en Europe, là où vous l'avez dit, effectivement, on a eu une belle journée
01:03hier de rebond.
01:03Après, effectivement, les avancées qualifiées comme plutôt significatives, côté États-Unis, Iran, ce week-end,
01:08l'Europe a bien rebondi hier.
01:09Mais on n'arrive pas sur les gros indices un peu symboliques, le DAX par exemple ou le CAC, à
01:13franchir les sommets.
01:14Et je dirais qu'il y a une logique en Europe à ça.
01:16C'est-à-dire que ce qu'on décrit depuis des mois, à savoir des indices qui sont plutôt consolidants,
01:20c'est-à-dire qu'ils ne sont pas en train de, non pas non plus, beaucoup rechuter, mais ils
01:23sont dans une phase très latérale.
01:24On comprend pourquoi.
01:25Les questions de l'énergie, les questions, d'ailleurs, on peut en parler de banque centrale aussi.
01:28Ce matin, il y a eu une petite salve de déclaration de membres de la BCE.
01:32On en parlera.
01:32Ils peuvent expliquer d'ailleurs pourquoi l'Europe est aussi un peu dans le rouge en ce moment.
01:36Mais côté États-Unis, il y a toujours cet emballement, cette frénésie sur la partie tech.
01:40Il se fait des valeurs, même, j'ai regardé avant de venir, des valeurs comme Broadcom par exemple.
01:43C'est une valeur qui a déjà très largement performé, qui depuis quelques mois est dans une phase assez consolidante.
01:47Et puis là, on démarre la semaine avec un gap aussi très significatif,
01:51alors qu'il n'y a eu aucune annonce spécifique sur le titre, aucune actualité spécifique.
01:55Donc on voit qu'il y a comme ça des motrices qui sont toujours en place qu'aux États-Unis.
01:58Alors qu'on sort de huit semaines d'affinée dose.
02:00C'est là qu'il y a des questions quand même qui se posent.
02:02Et ces questions, c'est possible pour des indices qui sont très sensibles à la partie tech, à la partie
02:07IA.
02:07On se demande combien de fois, finalement, le marché va pricer non seulement son résultat, qui est terminé,
02:13et les prochaines parce que les multiples globaux sur les indices, encore une fois, on rappelle que le SP500,
02:18qui intègre beaucoup de ces valeurs-là, il est remonté entre 21 et 22 fois les bénéfices anticipés.
02:24C'est plus très loin des 23 fois qu'on avait dans toutes les phases de surchauffe qu'on a
02:28eues grosso modo en post-Covid,
02:302024, 2025.
02:31Voilà, on retrouve ces niveaux-là.
02:32Et puis, dernier élément, la structure des hausses aussi.
02:35Dans ces gros indices Nasdaq ou SP500, très sensibles à la tech, vous avez à peine 50% des valeurs
02:41qui sont au-dessus des moyennes de prix long terme, ou des moyennes de prix de 100 jours.
02:44Ça veut dire que vous n'avez qu'une portion de ces indices, qu'une partie des valeurs,
02:47qui permettent aux indices de battre des records.
02:48Une autre grosse partie n'est même pas au-dessus de la moyenne de 100 jours.
02:51Pour les gens de marché, la moyenne de 100 jours, c'est vraiment la moyenne au-dessus de laquelle il
02:55faut être.
02:55C'est vraiment la moyenne de tendance.
02:57Donc, ça veut dire que la hausse se fait aussi sur un pouls toujours assez concentré de valeurs.
03:01Oui, mais ça veut dire que le meilleur est à venir.
03:02C'est-à-dire que toute cette partie du marché qui est en retard et sous ses moyennes mobiles historiques
03:05et qui devrait, donc, à un moment ou à un autre, les rejoindre,
03:08viendront donc ces valeurs, ces secteurs, peut-être nourrir la hausse à un moment ou à un autre ?
03:12Ça, c'est le vert moitié plein.
03:14C'est de considérer qu'effectivement, une partie du marché n'est pas le temps.
03:16C'est mis en hausse, quoi.
03:16Voilà.
03:17L'autre version, qui est celle que je défends, mais qui n'est pas évident à défendre,
03:19évidemment, quand on voit ces hausses-là, c'est quand vous regardez,
03:22je m'arrête là-dessus, toutes les hausses qu'on a eu, grosso modo, post-Covid.
03:25Il y a eu plein de gros rallies comme ça, avec des corrections entre-temps.
03:28Quand vous regardez le pourcentage d'actions qui ont contribué à ces rallies depuis 5-6 ans maintenant,
03:33eh bien, plus vous marquez de sommets, plus le pourcentage de valeurs au sein du SP500
03:37qui contribue à ces sommets diminue.
03:38Donc, il y a une forme de divergence comme ça qui apparaît.
03:40Il y a de plus en plus de sommets, mais de moins en moins de valeurs qui contribuent à ces
03:43sommets.
03:44Donc, moi, je vois plutôt une divergence, un peu d'essoufflement, d'étirement, d'excès,
03:48plutôt que le début de quelque chose.
03:49– D'accord, mais le jour où ça devra respirer ou se remettre dans une moyenne peut-être un peu
03:54plus confortable,
03:55vous dites quoi ? Il faudra que le marché perde 5%, 10% ?
03:57Ou vous êtes sur du moins 30, du moins 40, là, dans votre tête ?
04:00– Oui, mais bon, je crois que…
04:01Enfin, c'est…
04:02Le « je pense » est trop subjectif, c'est de considérer que si vous avez des indices
04:05comme les semi-conducteurs, des indices qui prennent en ligne droite 90%,
04:08oui, ce genre d'indice, à un moment donné, pourra respirer de 30% ou de 30-35%
04:11sans que ce soit considéré comme un crack ou comme un retournement de marché.
04:15Ce serait une respiration.
04:16Et je pense que c'est de ça qu'on a un peu besoin.
04:17– Et les valorisations le justifieraient ?
04:19Parce que, oui, beaucoup d'experts se succèdent sur ce plateau pour nous expliquer
04:21qu'en fait, la tech a beau être sur de nouveaux records
04:23et on a beau voir de super performances en termes de valorisation,
04:25au contraire, ça ne progresse pas.
04:27On a des valorisations qui sont, cette fois, beaucoup plus raisonnables qu'il y a 6 mois.
04:29– Mais alors, ensemble, les valeurs des indices progressent.
04:32Vous regardez un SP500, soit si vous regardez la partie,
04:35la ratio court-bénéfice réalisée, on est revenu à 28-29 fois,
04:39donc c'est exactement les niveaux de pic qu'on avait
04:41sur les années précédentes avant correction.
04:44– Sur le S&P, on est à 28-29.
04:45– Voilà, moi j'aurai toujours le SP500 dans sa globalité, 29 de bénéfices réalisés.
04:48Si vous regardez le bénéfice ratio court-bénéfice anticipé,
04:51là on est entre 21 et 22, ce qui, encore une fois,
04:53d'un point de vue des métriques historiques, est cher.
04:54La moyenne sur 10 ans, elle est plutôt à 18-19 fois les bénéfices,
04:58et la moyenne à 30 ans, elle est à 17 fois.
04:59Donc, on est quand même sur le marché…
05:00– Oui, on est un peu au-dessus, mais pas énorme non plus.
05:02– Oui, mais on ne peut pas dire que le marché n'est pas cher.
05:04Le marché est cher, c'est combien de temps on peut garder cette cherté.
05:06Mais le marché, d'un point de vue des repères historiques,
05:08on peut le considérer comme cher.
05:09– Oui, je vous vois deux délinés un peu de la tête.
05:13Pour dire, vous êtes d'accord ou pas d'accord ?
05:14– En fait, je suis partiellement d'accord,
05:17puisque c'est toujours très intelligent ce que dit Alexandre Baradez,
05:20mais en l'espèce, je pense qu'effectivement,
05:22je vais dire un gros mot, cette fois-ci, ce n'est pas pareil.
05:24C'est le pire truc à dire en bourse.
05:26Mais en fait, il se passe quelque chose.
05:28D'abord, on ne parle pas de la tech, on parle d'un bout de la tech,
05:30puisque comme vous l'avez signalé tout à l'heure,
05:32j'ai beaucoup fait du logiciel,
05:34et aujourd'hui, le logiciel est dans des niveaux de valorisation
05:36qui sont historiquement bas.
05:39Et d'autre part, en fait,
05:41ce qui me dérange toujours, c'est les multiples absolus.
05:43Et pour moi, les multiples doivent être confrontés
05:45à la croissance du sous-jacent.
05:48Pour ça, pendant longtemps, on nous a dit
05:49« Oui, mais l'Europe, c'est beaucoup moins cher que les États-Unis,
05:51ça doit rattraper. »
05:53Oui, mais si on compare le multiple à la croissance des bénéfices,
05:56à ce moment-là, on a une image qui est un peu différente.
05:58Or, on a une croissance des bénéfices
06:00et des anticipations de croissance des bénéfices
06:02qui sont absolument spectaculaires,
06:04parce qu'on vit une révolution technologique
06:08qui commence à infuser dans les marchés,
06:10mais qui n'infuse pas nécessairement dans des proportions absolument dingues.
06:14C'est vrai que si on regarde l'optique,
06:17c'est devenu très cher.
06:18Si on regarde les CPU, c'est devenu assez cher.
06:20Les GPU, c'est devenu moins cher.
06:22Nvidia est plutôt dans une tendance de de-rating progressif.
06:26Et alors, si on va sur les puces mémoires,
06:29qui ont probablement fait une des performances les plus spectaculaires en bourse,
06:33en réalité, le marché a du mal à sortir du framework historique
06:37qui est celui de l'extrême cyclicité de la mémoire.
06:40Trois acteurs, c'est les seuls qui savent faire ça.
06:43Ils construisent une usine de trop, bam, ça s'effondre.
06:47Et en fait, aujourd'hui, là où je dis qu'on n'est pas dans la même situation,
06:50c'est que la puce mémoire aujourd'hui est devenue dans l'inférence
06:54quelque chose qui est devenu extrêmement central,
06:56comme on s'est aperçu que les CPU qui étaient un peu ringards
06:59étaient devenus aussi essentiels dans l'inférence,
07:02puisque maintenant, il y en a huit pour une GPU dans les process d'inférence.
07:06Donc, on reste sur des multiples, et c'est ce que vous disiez tout à l'heure.
07:10Sur une boîte comme Micron, on est peut-être à six fois.
07:13Alors, Micron, vous faites bien en parler,
07:14à l'instant, Micron vient de franchir pour la première fois
07:15les 1 000 milliards de dollars de capitalisation.
07:171 000 milliards, Micron, incroyable.
07:19Le titre est de 17% aujourd'hui à Wall Street.
07:21Et je pense qu'on a tous suivi un peu les sketchs autour de Samsung Electronics,
07:26enfin les sketchs des épisodes,
07:28qui a dû lâcher entre 300 et 400 000 dollars de primes pour ces ouvriers.
07:34J'ai entendu dire que chez INX,
07:37et ce qui a provoqué la grève chez Samsung,
07:39chez INX, ils n'avaient pas mis de cap dans les primes,
07:42ce qui fait qu'ils sont arrivés à 900 000 dollars par ouvrier.
07:45C'est pas vrai.
07:47900 000 dollars de primes.
07:48C'est du jamais vu.
07:49Alors, je n'ai pas pu vérifier cette information,
07:51mais évidemment, c'est ça qui a entraîné la grève chez Samsung.
07:54Oui, mais on n'est peut-être qu'au début de l'accélération des bénéfices, en plus.
07:56C'est-à-dire que SK INX ou Samsung, dans un an,
07:58annonceront des bénéfices sans doute encore supérieurs.
08:00Ils auront quelles primes les ouvriers dans un an ?
08:02Tout à fait, tout à fait.
08:03Alors, peut-être qu'il y a des accords qui ont été faits
08:06pour limiter la dinguerie de ces primes,
08:09mais ça prend des proportions qui sont spectaculaires.
08:13Et effectivement, on a une croissance des bénéfices
08:15qui est extrêmement abondante.
08:17Alors, est-ce qu'on dit...
08:19Oui, mais alors, qui était mon discours,
08:21il y a un an, je vous aurais dit,
08:22ou il y a 18 mois, je vous aurais dit un plan d'investissement,
08:25un début, un milieu, une fin.
08:27Tout ça va s'arrêter rapidement.
08:29Voilà, on ne peut pas juger sur des multiples d'aujourd'hui.
08:32La vérité, c'est qu'on est dans un plan d'équipement
08:36qui est... Enfin, on n'a jamais vécu ça de notre vivant.
08:40Ce n'est pas du tout la révolution Internet,
08:42c'est quelque chose qui est beaucoup plus massif.
08:44On le compare bien plus, d'ailleurs,
08:46à la révolution de l'électricité,
08:47qui a mis 30 ans à infuser
08:49pour construire toute une infrastructure.
08:51Et avec des besoins physiques, en plus.
08:52On n'avait pas Internet, là.
08:53Il y a des besoins physiques d'infrastructures.
08:54Il y a des besoins physiques qui sont massifs.
08:55Donc, c'est pour ça que l'histoire
08:59ne donne pas toujours forcément
09:03les bons éléments de comparaison
09:06et que, cette fois-ci, ce n'est pas pareil.
09:09Oui.
09:09Là, c'est un mélange de la révolution,
09:11de l'arrivée...
09:12Le pire à dire.
09:12Le pire à dire.
09:14C'est un mélange de l'arrivée de l'électricité,
09:15du rail et de l'ordinateur, quoi, en quelque sorte.
09:18Il y a quelque chose comme ça.
09:19Tout à fait.
09:20Alexandre ?
09:21Là, je trouve qu'il y a...
09:22On a dans la phase un peu d'emballement,
09:24c'est que toutes les valeurs...
09:25Vous avez des valeurs comme Intel
09:26qui étaient, effectivement, peut-être à la casse,
09:27mais qui connaissent des rallies derrière
09:29qui sont absolument verticaux.
09:30Vous avez des valeurs...
09:31Toutes les valeurs, en fait,
09:32qu'elles soient proches,
09:33plus ou moins proches de l'IA,
09:35se sont tirées à la hausse
09:36de manière phénoménale.
09:37Des AMD, des Qualcomm ou autres,
09:39certaines étaient dans des dynamiques
09:41très moyennes, si vous voulez,
09:42et se retrouvent dans ce couple
09:43depuis deux mois, en fait,
09:44dans des phases complètement verticales
09:46et, j'ai envie de dire,
09:46presque indiscriminées.
09:47Donc, c'est ce côté vraiment exponentiel des choses
09:50qui est, à court terme,
09:51je dis bien depuis deux mois,
09:52qui me gêne un petit peu.
09:53Et ça, c'est les CPU, en fait.
09:55Le sujet d'AMD et d'Intel,
09:57Intel, il y a la fonderie
09:58qui commence probablement
09:59à reprendre une place stratégique
10:00et le fait que les CPU, en fait,
10:03étaient totalement négligées
10:04au profit des GPU.
10:06Et donc, forcément,
10:07il y a un effet rattrapage,
10:08me semble-t-il.
10:09Oui, et les valos
10:10ne sont pas exponentielles, pour le coup.
10:12Si les trajectoires boursières le sont,
10:14les valos, l'évolution des valos
10:15n'est pas aussi exponentielle
10:17que les trajectoires boursières.
10:18C'est peut-être pour ça
10:18qu'on peut se rassurer,
10:19même si, je comprends,
10:20on n'arrête pas de monter en ligne droite,
10:21etc. Je comprends, bien sûr,
10:22mais il y a des moyens de se rassurer.
10:23C'est-à-dire que j'ai l'impression
10:24qu'il y a tout le temps
10:24des forces de rappel, là,
10:25dans la hausse du moment.
10:26Oui, mais c'est sûr
10:26que ce qui était le gros test,
10:28comme ça, depuis plusieurs trimestres,
10:29c'était la seconde résultat,
10:30effectivement.
10:30Et là, d'ailleurs,
10:32le job des analystes
10:32était très en décalage.
10:35C'est vrai que tu l'as dit,
10:37la croissance générale des secteurs,
10:39la console discrétionnaire,
10:40par exemple,
10:40tu avais des anticipations
10:41de croissance bénéficiaire
10:42à moins de 10 %,
10:43on se retrouvait des 40 %
10:44à la fin du trimestre.
10:45Donc, finalement,
10:45il y a d'autres secteurs
10:46que la partie tech qui a grimpé,
10:47mais c'est une saison extraordinaire
10:49aux Etats-Unis.
10:49Il y en a 28 % de croissance bénéficiaire
10:51en hier tout hier,
10:52alors qu'on démarrait à 13 %
10:53au niveau des consensus.
10:55Mais tout à l'heure,
10:56je parlais de...
10:57On parlait un peu de l'Europe aussi.
10:59On a une saison qui n'était pas mauvaise
11:00en Europe.
11:01Je crois qu'on s'en tire
11:01à 8 ou 9 % de croissance bénéficiaire
11:03qui ont démarré
11:04avec des projections à 4 ou 5 %.
11:06Et les multiples,
11:07je trouve,
11:07de 15 fois les bénéfices
11:08sont anticipés
11:08sur un Neurostock 600.
11:10Là, pour le coup,
11:11on est dans la bonne moyenne.
11:12C'est-à-dire,
11:12vous regardez un Neurostock 600
11:13sur ces multiples
11:14depuis 10-15 ans,
11:15on est dans la moyenne.
11:16C'est-à-dire qu'on n'est pas,
11:17comme ça,
11:172, 3, 4 crans
11:18au-dessus de la moyenne.
11:19Donc, l'Europe est dans sa moyenne de valo
11:20et en plus,
11:21c'est qu'une bonne première saison.
11:22Oui, et pour cette année,
11:23on attend une hausse des bénéfices
11:24des entreprises en Europe
11:25en zone euro de 18 %.
11:27C'est pas rien, quand même,
11:2718 %, c'est énorme.
11:28Ça, je vais en parler
11:29parce que moi,
11:29je pense que l'Europe,
11:30c'est toujours un collant en ce moment.
11:32Il n'y a pas de raison
11:32de ne pas être sur l'Europe
11:33et sachant que si la pression
11:34sur la BCE et autres diminue,
11:36ce sera raison de plus pour y aller.
11:38Mais j'ai aussi l'impression,
11:39pour venir sur la partie
11:40un peu moins exponentielle,
11:41que le côté gare en Iran
11:42a créé une espèce de...
11:43pas une zone,
11:44mais il y avait déjà l'attrait
11:45pour la partie tech
11:46et en plus,
11:47le côté valeur refuge,
11:47c'est-à-dire qu'avec les craintes
11:48du pétrole ou autres des choses,
11:49des impacts économiques
11:50à court terme,
11:51qu'une partie des flux
11:51sont réfugiés aussi sur la tech
11:53par rapport à ces craintes
11:55macro, court terme,
11:56liées au pétrole, auto, etc.
11:57Et ça, ça pourrait se dégonfler pour lui.
11:58Oui, mais justement,
11:59regardez, après le week-end,
12:00il y aurait eu des avancées
12:02un peu significatives.
12:03On n'a pas eu vraiment
12:04de mouvement un peu
12:05de rotation de notre sens,
12:07c'est-à-dire un peu
12:08de prise de gain sur la tech.
12:09Ça a rebondi sur l'Europe,
12:10mais ça ne s'est pas fait
12:10au détriment finalement.
12:12Et donc, ça reste gonflé
12:13sur la tech.
12:14Et c'est là où je me dis
12:15que certains arbitrages
12:16qui ont été faits
12:16de valeur refuge
12:17ne se débouclent pas
12:18pour l'instant
12:19ou ne s'allègent pas
12:20un petit peu,
12:20comme ça devrait normalement
12:22être le cas.
12:22Le nouvel acronyme
12:23sur les marchés,
12:24vous connaissiez l'effet FOMO,
12:25la peur de rater le train en marche.
12:26Désormais, on entend parler
12:27de l'effet FEMO.
12:29F, F, comme fabulous,
12:31E, earnings,
12:32mot, momentum.
12:33Fabulous earnings momentum,
12:35fabuleux cycle
12:35de hausse des bénéfices
12:37auquel ce cycle
12:38de hausse des bénéfices
12:39on est en train d'assister
12:40fabuleux cycle
12:41de hausse des bénéfices
12:41que personne ne veut rater.
12:43On a de nouveaux records
12:44aujourd'hui à Wall Street,
12:45le Nasdaq, le S&P,
12:46on le disait,
12:46alors qu'en Europe,
12:46on avait bien progressé.
12:47Aujourd'hui, on repart
12:48un peu la baisse,
12:49moins 1% en ce moment
12:50en Europe.
12:51Est-ce que les marchés,
12:51du coup, à force de progresser,
12:54deviennent complètement déconnectés ?
12:55Est-ce que c'est ce qu'ils vivent
12:57sur notre planète, quoi, désormais ?
12:58On a des indices
12:59au plus haut historiques
13:00aux Etats-Unis,
13:00tandis que le moral
13:01des consommateurs,
13:01lui, est au plus bas historique.
13:03L'indice du Michigan
13:04en mai, là,
13:05aux Etats-Unis,
13:05l'indice du Michigan
13:06est au plus bas
13:06depuis que cet indicateur
13:08a été créé en 1952.
13:10Moral des consommateurs
13:11au plus bas,
13:11mais des marchés au plus haut.
13:12Est-ce que ça,
13:12ça peut tenir ?
13:13Moi, je pense que ça nous parle
13:15du cycle économique
13:17dans lequel on est.
13:18En fait, on est dans un cycle
13:20économique qui est âgé.
13:22Ça fait longtemps
13:23qu'on est sur un cycle haussier.
13:252009, quoi, depuis 2009.
13:26Voilà, historiquement,
13:27c'est la consommation
13:29qui tire le cycle économique.
13:30C'est 80% du PIB
13:31aux Etats-Unis.
13:33Donc, ce qu'on vit
13:33est exceptionnel
13:34puisque c'est l'investissement
13:36qui prend le pas
13:37sur la consommation.
13:40On a parlé
13:40des croissances des bénéfices.
13:42En fait, tout à l'heure,
13:43vous disiez
13:44qu'il peut y avoir
13:44un rattrapage
13:45du reste de la cote.
13:45Non, parce qu'en fait,
13:46c'est un peu...
13:47C'est deux mondes différents.
13:48Il y en a un qui est appuyé
13:50sur la consommation
13:51et là, pour le coup,
13:53il n'y a pas de grandes nouvelles,
13:54même s'il n'y a pas
13:55de si mauvaises nouvelles.
13:58Et de l'autre côté,
14:00on a un plan d'investissement
14:01ou un cycle d'investissement
14:02qui est absolument dingue
14:04et qui alimente justement
14:06la croissance des bénéfices.
14:07Donc, c'est totalement atypique
14:09effectivement dans le cycle
14:11de croissance économique.
14:12Et je crois qu'aujourd'hui,
14:13le plan d'investissement,
14:14c'est l'essentiel
14:15de la croissance
14:15aux Etats-Unis.
14:17D'accord ?
14:18Donc, on pourrait presque considérer
14:19qu'il y a un bout de l'Amérique
14:20qui est en récession
14:21et un autre bout
14:22qui emporte tout
14:24avec une vigueur
14:26sans pareil.
14:27Après, la consommation,
14:29le moral des ménages
14:30n'est pas bon
14:30parce qu'on sait bien
14:33que les Américains
14:34sont très sensibles
14:34au prix du pétrole,
14:35etc.,
14:36l'inflation.
14:37Mais la consommation
14:39tient relativement bien
14:40et elle tient notamment
14:41parce qu'il y a des mesures fiscales
14:43qui aujourd'hui
14:44compensent à peu près
14:46les effets inflationnistes
14:48de la hausse du pétrole.
14:50Donc, il ne faut pas
14:51que ça dure éternellement.
14:53Le plan d'investissement,
14:55on ne le voit pas mollir
14:57tout simplement
14:57parce que derrière,
14:59on en parlera,
15:00mais il y a du vrai chiffre d'affaires.
15:01Quand on fait un peu l'analogie
15:03avec la bulle de 2000,
15:05ce n'est pas la même chose.
15:05Là, il y a du vrai chiffre d'affaires
15:07qui est en croissance exponentielle.
15:09Donc, il y a des vrais gains
15:10de productivité
15:11qui commencent à infuser
15:12dans l'économie.
15:13Et donc, c'est ça
15:14qui fait qu'on a
15:16ce découplage
15:18dont vous parliez tout à l'heure
15:19entre le moral des ménages
15:20qui devrait nous dire
15:21attention,
15:23consommation en berne,
15:24donc économie
15:25potentiellement en berne
15:25et un plan d'investissement
15:27qui est spectaculaire.
15:30Oui.
15:30Vous êtes mal à l'aise
15:31avec cette dichotomie,
15:33cette divergence
15:33entre les marchés d'action
15:34et le moral des consommateurs
15:35même si les consommateurs consomment
15:36mais leur moral,
15:37ils consomment en faisant la tête,
15:38en grimaçant.
15:39Ils consomment.
15:40C'est vrai qu'il y a toujours
15:40cette...
15:41Ça a toujours été le cas aux Etats-Unis.
15:42Vous avez les 10-15%
15:43des ménages les plus riches
15:44qui font 50% de la consommation.
15:45Donc, c'est vrai que
15:46cette partie de la population
15:47avec l'explosion
15:48des cours de bourse,
15:49avec une bonne tenue
15:50grosso modo du marché immobilier,
15:51tous ceux qui ont du patrimoine
15:53financier, immobilier,
15:54qui ont des jobs
15:55toujours bien payés
15:57et une économie américaine
15:58qui n'est pas rugissante
15:59mais qui n'est pas en contraction
16:00non plus,
16:01ils vivent,
16:01je ne dis pas leur meilleure vie,
16:02mais ils vivent extrêmement bien
16:03en ce moment
16:03et eux consomment.
16:04C'est ce qui fait d'ailleurs
16:05qu'on a un PIB
16:05qui tient au-delà
16:06de l'aspect investissement
16:08qui est majeur
16:09mais la partie de la consommation
16:10elle vient surtout du haut du cas
16:11de ces consommateurs-là.
16:13Le bas du cas
16:13mais qui est quand même
16:14plusieurs dizaines de millions
16:14d'Américains,
16:15c'est lui qu'on voit
16:16dans les enquêtes
16:16du Michigan,
16:17du Conference Board,
16:18dans la partie expectation
16:19donc attente qui n'est pas terrible
16:20et puis il y a un petit élément aussi
16:21effectivement ce que disait Louis
16:22c'est très juste
16:22c'est qu'il ne faut pas c'est dire
16:23trop longtemps
16:23ce côté pétrole cher
16:24parce qu'on voit
16:25que d'un point de vue
16:26du salaire réel aux Etats-Unis
16:28on a été pendant plusieurs trimestres
16:29en progression
16:30des salaires réels positifs
16:31et là avec l'inflation
16:33qui est reparti à 3,8 aux Etats-Unis
16:35on a désormais des salaires réels
16:36qui repassent légèrement en négatif
16:38en gros ça c'est ce que vous percevez
16:39avec les effets de l'inflation
16:41et on a la même chose aussi
16:42sur les taux réels
16:43vous regardez les taux réels
16:44c'est-à-dire les taux bruts
16:46avec l'inflation indexée
16:47on a des taux réels
16:49qui ont reprogressé un petit peu
16:50ces dernières semaines
16:50ce qui veut dire que
16:52ça c'est le vrai coût de l'argent
16:53c'est le vrai coût des financements
16:54des emprunts ou autre
16:55donc c'est vrai que pour le crédit
16:57pour les crédits de manière générale
16:58aux Etats-Unis
16:58soit consommation immobilier
17:00ces taux réels qui remontent
17:01c'est pas génial
17:02les taux qui remontent
17:03c'est pas génial
17:03et puis c'est vrai qu'autant en Europe
17:05on voit que les marchés
17:06sont assez gênés
17:07par les anticipations
17:08autour de la BCE
17:09je crois pas une seconde
17:10mais le marché price
17:112 à 3 hausses
17:12ce qui serait du délire
17:13dans le contexte actuel
17:14et la première dès la semaine prochaine
17:15hausse de taux
17:15celle-ci aura très probablement lieu
17:16par contre
17:17mais éventuellement 2 ou 3 dans l'année
17:19j'y crois pas
17:19et c'est vrai qu'aux Etats-Unis
17:20par contre on voit
17:21que les anticipations
17:22ont été quand même en début d'année
17:23sur combien de baisses
17:24on va avoir cette année
17:25à aujourd'hui
17:27le marché price
17:27zéro baisse cette année
17:28et price plus de chances
17:30d'avoir une hausse
17:31que d'avoir un statu quo
17:32d'ici la réunion de décembre
17:33donc il y a quand même
17:34des changements
17:35du côté monétaire
17:36là aussi que je trouve
17:36que la partie la plus chère
17:38du marché
17:38même s'il y a effectivement
17:39une thématique spécifique tech
17:40mais je trouve que le marché
17:42est assez insensible à ça
17:43donc tant mieux
17:44on peut se réjouir
17:44mais on peut se dire
17:45est-ce qu'il n'y a pas
17:46un petit peu de complaisance
17:48par rapport à cette question
17:49des taux
17:49et de la politique de l'affaire
17:50Oui mais vous dites
17:51mieux vaut être investi
17:52ou investir aujourd'hui
17:53en Europe qu'aux Etats-Unis
17:54parce que l'Europe est moins chère
17:55et même si en Europe
17:56on est quasi sûr pour le coup
17:57d'avoir une hausse de taux
17:57voire plusieurs cette année
17:58c'est Isabelle Schnabel
17:59membre de la BCE
17:59qui a ce matin expliqué
18:01qu'il fallait absolument
18:01relever les taux
18:02une voire plusieurs fois
18:03et dès le mois de juin
18:04même si la guerre en Iran
18:05s'arrête
18:06parce qu'elle dit
18:06les cours du pétrole
18:07ne sont pas prêts
18:08de repartir à la baisse
18:08il y a eu des dégâts
18:09aux infrastructures pétrolières
18:10et donc cette inflation va durer
18:11il faudra relever les taux
18:13même si la guerre s'arrête
18:14dit Isabelle Schnabel
18:15vous avez l'air
18:16affligé l'un et l'autre
18:17accablé
18:18c'est accablant
18:19franchement
18:20en fait
18:22l'impensé allemand
18:23c'est ce qui est
18:24totalement mortifère
18:25sur la Banque Centrale Européenne
18:27c'est-à-dire
18:28les pires moments
18:29c'est quand on a
18:30des présidents
18:30de la Banque Centrale Européenne
18:31qui sont français
18:32parce que les français
18:33sont dans cet impensé allemand
18:34on a toujours été
18:35les mauvais élèves
18:36jusqu'au jour
18:36au Bérig au Voix
18:37c'est dit
18:38je vais faire tout
18:38ce que font les allemands
18:39et à ce moment-là
18:40j'aurai ma prime
18:42qui va se réduire
18:43donc le président
18:45de la BCE
18:46quand il est français
18:47il veut faire
18:48plus allemand
18:48qu'allemand
18:49et finalement
18:50on perd totalement de vue
18:52que
18:52le patron de la BCE
18:53c'est un job
18:54un peu politique
18:55le seul bon patron
18:56de la BCE
18:56c'était qui ?
18:57c'était Draghi
18:58Draghi
18:58est-ce que
18:59le jour où il a dit
19:00whatever it takes
19:01est-ce que c'était
19:01dans la charte
19:02de la BCE
19:03non ça ne l'était pas
19:04ça a été le meilleur
19:05président de la BCE
19:06donc là
19:06on a les allemands
19:08qui sont la main forte
19:09parce que
19:10ils sont les gardiens
19:12de l'orthodoxie monétaire
19:13et puis finalement
19:14ils ont été effectivement
19:15plus sérieux
19:16que les français
19:17et d'autres pays
19:17mais surtout les français
19:18en termes budgétaires
19:20mais on ne peut pas imaginer
19:21pire bévu
19:23que d'augmenter les taux
19:24autrement dit
19:25quand on a un choc d'offres
19:28on peut précipiter
19:30une économie
19:30dans la récession
19:31oui ça c'est sûr
19:32que ça va faire baisser
19:33les anticipations
19:34d'inflation
19:35si c'est ça
19:36l'obsession allemande
19:38totalement bloquée
19:39dans son inconscient
19:40des années 30
19:41effectivement
19:42on peut avoir
19:42une Europe en gestion
19:43assez vite
19:43grâce à la BCE
19:44Louis-Alexandre Antoine
19:45on est ensemble
19:46à 9 minutes de la clôture
19:47on va la vivre
19:47dans un instant
19:48on accélère
19:48dans la dernière ligne droite
19:50de cette séance en Europe
19:52Eurosoc 50 perd 1,1%
19:54voilà on repère
19:55une partie des gains d'hier
19:56le CAC 40 lui abandonne 1%
19:58la lanterne rouge
19:59alors c'est le secteur du luxe
20:00qui souffre le plus
20:01Hermès perd 3%
20:02Kering moins 2,5%
20:03et puis à la hausse
20:04la tech
20:04oui oui la tech encore
20:06et même la tech européenne
20:07décidément depuis le début de l'année
20:08elle n'a pas à rougir
20:08face à la tech américaine
20:09notre tech européenne
20:10on a en tête du CAC
20:11aujourd'hui
20:11SC Microelectronics
20:12une nouvelle fois
20:13le titre gagne 3%
20:15supplémentaire
20:15SCM qui va tenir
20:16son assemblée générale
20:17d'ailleurs cette semaine
20:18ça devrait être
20:18dans une bonne ambiance
20:19a priori les actionnaires
20:20seront en doute contents
20:21donc SCM en tête
20:22alors que Soitech
20:23qui publiera demain
20:24ses résultats
20:25au contraire est sous pression
20:26la petite pression sur Soitech
20:27avant les trimestriels
20:28le titre perd 5%
20:31pour illustrer
20:32à quel point la tech
20:33est incroyable en ce moment
20:34Taïwan
20:34la bourse de Taïwan
20:35en capitalisation
20:36est passée tout à l'heure
20:37devant la bourse indienne
20:38cette petite île stratégique
20:40bien sûr Taïwan
20:41plus grosse que l'Inde
20:42en bourse
20:43voilà
20:43depuis ce matin
20:44et la Corée du Sud
20:45pourrait aussi
20:45dans les prochains jours
20:46très rapidement
20:47en capitalisation
20:48passer devant l'ensemble
20:49du marché indien
20:50la petite Corée du Sud
20:51juste grâce à deux valeurs
20:52c'est quand même
20:53assez incroyable
20:54effectivement
20:54ce qu'on est en train de vivre
20:55mais renversant
20:56peut-être un peu vertigineux
20:58ça vous donne le vertige Alexandre
20:59la Corée du Sud
20:59je vais en parler dans quelques minutes
21:00donc je ne reparle pas
21:01ah oui là on ne va pas
21:02juste un mot
21:03de Ferrari quand même
21:04on n'oublie pas Ferrari
21:05qui a présenté son premier véhicule électrique
21:07c'était hier soir
21:08le titre est sanctionné
21:09c'est vraiment
21:09la sensation du jour en Europe
21:10ce titre Ferrari
21:11perd 8%
21:12le courant ne passe pas
21:13entre ce véhicule
21:14et les marchés manifestement
21:15vous l'avez regardé
21:16vous l'avez vu
21:17vous n'êtes pas fan
21:18Antoine
21:19je pense que ce qui a surpris tout le monde
21:24c'est le look
21:25c'est le look de cette nouvelle
21:26plus que le prix et le look
21:27je pense que c'est les deux choses
21:28que même
21:28quelqu'un qui ne connait pas
21:29le secteur auto
21:30a dans l'imaginaire
21:31la couleur Ferrari
21:32le look Ferrari
21:32les lignes Ferrari
21:34effectivement
21:35je pense qu'il y a beaucoup
21:35été surpris
21:36par ce qui a été annoncé
21:38effectivement
21:38les moins 7-8%
21:39viennent probablement de la 2
21:41elle a été designée
21:42par un ancien d'Apple
21:43cette nouvelle Ferrari
21:45il y a un petit côté iPhone
21:46dans le look
21:46de cette nouvelle Ferrari
21:47oui en fait
21:48ça pourrait être une voiture chinoise
21:50et qui veut acheter une Ferrari
21:52pour ne pas faire de bruit
21:53non mais c'est vrai
21:53ça pourrait être une très bonne
21:56une très bonne Xiaomi
21:57non si si
21:58ça pourrait être une bonne Xiaomi
21:59et les Xiaomi
22:00vous les avez vues
22:01elles sont quand même
22:03super plus jolies que ça
22:04oui oui
22:05non mais vous voyez
22:05vous êtes encore plus
22:06vous allez plus loin que moi
22:07mais
22:08Antoine a dit tout à l'heure
22:09cette poubelle
22:09cette voiture c'est une poubelle
22:11donc oui oui
22:11face à vous
22:12vous avez un grand critique
22:13de cette nouvelle Ferrari
22:14c'est peut-être excessif
22:15mais à tous égards
22:16je pense que la révolution électrique
22:18pour une boîte comme Ferrari
22:19c'est quand même
22:19très très compliqué
22:21c'est le bruit légendaire
22:22du V8
22:23Ferrari
22:23donc si on enlève
22:25le bruit du V8
22:26ben
22:27c'est compliqué
22:29je sais pas
22:30mettez-vous dans la peau
22:31d'un jeune
22:31je veux dire le marché
22:32demain c'est les jeunes
22:33d'aujourd'hui
22:33le jeune il se dit
22:34il faut que ça fasse du bruit
22:35mais au contraire
22:36le jeune il grandit
22:36dans le fantasme de l'électrique
22:37il n'a pas 550 000 euros
22:39il l'aura plus tard
22:40Guillaume
22:41souviens-toi
22:41la grande vague
22:42des milliardaires
22:43de la crypto
22:44qui ont 25 ans
22:45qu'est-ce qu'ils voulaient ?
22:46quel est le premier truc
22:46qu'ils s'achetaient ?
22:49une Lamborghini
22:50ou une Ferrari
22:51un truc qui fait du bruit
22:52ben voilà
22:53mais ils vont pas acheter ça
22:54d'accord
22:56voilà
22:58bon Ferrari c'est du bruit
22:59non non mais ils seront contents
23:00chez Ferrari
23:00c'est l'image de marque
23:01peut-être qui est un petit peu
23:02abîmée aujourd'hui
23:02à travers ce véhicule
23:03il y a plein de critiques
23:04sur les réseaux sociaux
23:05et l'un de nos auditeurs
23:06c'est Maxou
23:07qu'on cite beaucoup aujourd'hui
23:08mais parce qu'il a de bonnes remarques
23:09nous dit
23:10Ferrari qui se lance
23:10dans les voitures électriques
23:12c'est comme si Starbucks
23:13et en plus ce véhicule
23:14est très cher
23:14550 000 euros
23:15c'est comme si Starbucks
23:17se mettait au Ristretto italien
23:18à 25 euros l'unité
23:20un peu ça
23:21bon
23:22moins 8%
23:23Clément Storot-Jakob
23:24sera avec nous
23:25parfois je me sens seul
23:26après il y a aussi
23:27le secteur auto
23:27qui est en bourse
23:28très mal orienté
23:28depuis des mois
23:29des mois
23:29si certains attendaient ça
23:30comme un événement
23:31peut-être pour
23:33sachant que le titre
23:33Ferrari était aussi très baissier
23:34pour casser un peu
23:35la dynamique
23:36sur Ferrari
23:37non je suis d'accord
23:38mais disons que
23:39l'ençon mettait pas
23:40et Ferrari
23:40aussi de manière isolée
23:41était baissier
23:42depuis des mois
23:43et des mois
23:43tu as une référence
23:45du très très haut de gamme
23:46et un peu un cador du secteur
23:48qui donnait des leçons
23:49à l'ensemble du secteur auto
23:50qui là entame une rupture
23:52qui paraît super hasardeuse
23:55ils n'avaient pas le choix
23:56il fallait bien
23:56qu'ils lancent un modèle électrique
23:57l'Europe est en pleine
23:58injonction électrique
23:59il faut que tout le monde
24:00consomme électrique
24:01plutôt qu'en carburant
24:02mais ils ne peuvent pas
24:03être le seul constructeur
24:04en Europe
24:04à proposer que des véhicules thermiques
24:05même pour leur image
24:07ils ne peuvent pas se permettre ça
24:07mais bien sûr que si
24:08mais les ultra riches
24:09ils se les achètent
24:10les Ferrari
24:10il y a beau avoir des malus
24:11qui doublent
24:12qui triplent
24:13les prix de la voiture
24:13ils s'en fichent
24:14ça les rend encore plus désirables
24:16mais l'image
24:17l'image
24:18non
24:18alors là
24:19ils ne peuvent pas incarner
24:20le monde d'avant
24:21c'est pas possible
24:21il fallait qu'ils aient un véhicule
24:22ne serait-ce que
24:23et c'est les derniers
24:24des Mohicans justement
24:25c'est ça leur valeur ajoutée
24:26c'est comme la montre suisse
24:29on a cru dans les années 80
24:30que ça allait être dépassé
24:32par la montre à cristaux liquides
24:34montre japonaise
24:35non non
24:35on revient au
24:36effectivement
24:37bon
24:37– Sous-titrage FR 2021
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