- il y a 4 heures
Ce mercredi 1er juillet, Thibault Prébay, président de Hécate, auteur de "Démographie, la bombe tranquille", et Romain Aumond, macroéconomiste et stratégiste chez Natixis Investment Managers, se sont penchés sur le propos de Christine Lagarde qui exclut l'idée d'une stagflation en Europe, Kevin Warsh qui n'allait pas offrir de 'forward guidance' en ce qui concerne la politique des taux à venir, l'allocation à privilégier au second semestre, ainsi que les leçons à tirer du premier semestre en Bourse, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Les experts du club ce soir, Romain Aumont-Lanjoint, macroéconomiste,
00:07stratégiste pour Natixis IM. Bonjour Romain, bienvenue. Et Thibaut Prébé,
00:11toujours en fil rouge, le président de EKAT et auteur de démographie La Bombe
00:15Tranquille. EKAT, qu'est-ce que c'est que ça ? La déesse de la magie et des carrefours,
00:20qui est une déesse évidemment très importante, c'est aussi un peu le nom de mes filles, ma
00:24femme et mon chat. Ils ont même prénom ? Ça intéresse absolument beaucoup les éditeurs,
00:29de savoir que mon chat s'appelle Hermine, donc ça fait un bon début pour EKAT.
00:33Vous avez suivi Romain ? Bon, on va revenir au marché quand même, parce que là peut-être
00:38le fil est plus simple. Vous posez des questions, je réponds, si vous n'avez pas forcé.
00:41On est dans la spontanéité. C'est pas mal, début de semestre intéressant en tout cas,
00:46on est en hausse à Wall Street, encore en hausse, plus 0,1% pour l'indice S&P, en
00:50revanche en Europe on
00:51baisse de 0,9%. Alors Christine Lagarde s'est exprimée depuis Sintra, parce qu'il y avait une
00:56grande table ronde à Sintra cet après-midi à laquelle participait aussi Kevin Walsh,
00:59elle dit, Christine Lagarde, qu'il n'y a pas à ce stade de stagflation en Europe, on n'est
01:04pas dans la
01:04stagflation, elle dit que les risques sont de mieux en mieux équilibrés, en tout cas plus équilibrés
01:10qu'il y a quelques semaines en matière et de perspective d'inflation et de perspective de
01:13croissance. Voilà ce que dit Christine Lagarde cet après-midi, donc elle était interrogée alors
01:17qu'on a eu le chiffre d'inflation de la zone euro du mois de juin et qu'elle ralentit
01:19vraiment
01:19grâce au pétrole. Donc on était curieux de savoir ce qu'elle dirait. Elle dit donc que les risques sont
01:23en train
01:23de se rééquilibrer sur l'inflation.
01:25Elle est fondamentalement confrontée à la réalité des chiffres. On avait une banque centrale européenne
01:29qui était un petit peu dogmatique, qui avait perdu son pragmatisme et qui essayait d'ancrer des
01:34anticipations d'inflation qui selon elle étaient en train de déraper mais qui ne dérapaient pas
01:37vraiment. Et ce qu'on observe c'est que globalement on se retrouve face à cette réalité où on a
01:42une
01:42désinflation à la fois dans l'inflation totale mais également dans l'inflation sous-jacente. Il n'y a
01:47absolument aucun signe des faits de second tour dans l'inflation européenne suite au choc énergétique
01:52et on a finalement une banque centrale européenne qui doit se ranger du côté de certains stratégistes
01:59comme nous chez Natix ICM qui considéraient qu'il n'y avait pas de risque au-delà du choc énergétique
02:04de voir cette inflation persistante se matérialiser sur la seconde partie de l'année. Et donc c'est plutôt
02:10une bonne nouvelle. On a eu une hausse symbolique à la dernière réunion de politique monétaire.
02:16Maintenant on sait que juillet ça n'aura pas lieu. La question c'est de savoir, le marché anticipe
02:19encore une hausse de taux d'ici la fin de l'année. Est-ce qu'elle est justifiée ou non
02:23au vu finalement
02:23de la décélération prononcée de l'inflation ? Rien n'est moins sûr et donc c'est quelque chose qui
02:29est
02:29quand même finalement salué par le marché. Et ce deuxième semestre qui s'ouvre donc, vous le sentez comment ?
02:35Est-ce que vous pensez que les marchés seront capables de délivrer la même perf qu'au premier semestre ?
02:39Ça a été un incroyable semestre quand même qu'on a vécu, un incroyable trimestre aujourd'hui.
02:43Regardez aussi Nasdaq 100 par exemple. Depuis le 1er janvier en forte hausse et rien qu'au deuxième
02:48trimestre il a gagné le Nasdaq 100 26%. La bourse de Milan plus 15% rien que sur le deuxième
02:53trimestre.
02:54Le CAC 40 aussi signe son meilleur trimestre en deux ans plus 7,5. Est-ce qu'on va faire
02:57pareil au
02:59troisième trimestre et au deuxième semestre ?
03:00Alors c'est difficile de sortir sa boule de cristal. Maintenant ce qu'on observe sur le second trimestre,
03:05ce qui a porté vraiment les performances des indices actions, c'était la capacité des
03:09entreprises à générer de la croissance bénéficiaire. Et globalement ce qu'on observe c'est un petit
03:13tassement sur la fin du trimestre parce que le news flow, donc ce flux informationnel concernant
03:17les résultats des entreprises assez déplacent finalement à une incertitude quant au contexte
03:24macroéconomique, monétaire, l'arrivée de monsieur Warch, une communication à laquelle finalement
03:30les marchés doivent petit à petit s'adapter. Et il y a de grandes chances de voir finalement
03:34avec la nouvelle séquence de résultats qui s'ouvre à partir de ce mois. On va sans doute observer encore
03:41une fois cette croissance bénéficiaire se matérialiser, des entreprises qui sur la base des chiffres de
03:46croissance qu'on observe vont sans doute délivrer en termes de performance.
03:50Au même rythme que les publications du premier trimestre ? Vous pensez que ça peut, sur un effet de base
03:53qui aura bien évolué en plus,
03:55vous pensez que ça peut se maintenir sur le même rythme ?
03:56Sur le secteur technologique, on ne voit pas pourquoi ça n'interviendrait pas et finalement on observe que
04:02globalement c'est ce secteur qui est en train de tirer finalement la cote où ce sont certains noms sur
04:06différents types de marchés exposés à cette thématique qui sont finalement la locomotive.
04:12Donc certes il y a une certaine concentration mais globalement c'est ce qui tire à l'heure actuelle,
04:16c'est la locomotive des marchés actions. Donc nous chez Natix ICM, on considère qu'il n'y a absolument
04:20aucune raison
04:21de voir le mouvement s'affaiblir sur le début du moins du second semestre.
04:26Oui, parce que les publications seront au rendez-vous à vos yeux, il y aura d'autres grands enjeux bien
04:30sûr au deuxième semestre
04:31parmi lesquels le pilotage de la politique monétaire par la Fed aussi. Beaucoup de choses dépendront du succès et de
04:37la réussite
04:37de Kevin Walsh dans sa communication ou son absence de communication. Il l'envendique encore aujourd'hui.
04:41Kevin Walsh qui est lui aussi présent à Sintra, s'est exprimé tout à l'heure, tout le monde était
04:46très curieux de l'entendre
04:47sur ce que serait sa stratégie. Voilà ce qu'il a dit, Kevin Walsh, donc c'était il y a
04:51à peu près une heure.
04:52L'ère où la banque centrale guidait la main des marchés par des promesses à long terme, cette terre doit
04:57toucher à sa fin.
04:58Il est plus singe, ajoute-t-il, pour l'économie, que les investisseurs réagissent aux réalités des données brutes
05:03plutôt qu'à nos tentatives de modélisation du futur. Voilà. L'heure qu'il invite les marchés à jouer avec
05:07on la maillard,
05:08à avancer comme ils peuvent en sentant eux-mêmes les murs plutôt qu'on leur allume la lumière.
05:11Avant la Fed allumer la lumière et essayer de leur apporter une trajectoire du futur grâce à la démobilisation.
05:16Ça, c'est fini. Ils vont devoir les marchés faire avec les seules données brutes. Thibaut ?
05:20Oui, mais ça me fascine parce que j'entendais dire qu'il n'est pas dans la logique de Trump.
05:22Excusez-moi, c'est du trumpisme total. Je vous rappelle que pendant la dernière conférence de la Réserve fédérale,
05:28Kevin Walsh a dit qu'il utilisait aujourd'hui des données classiques et qu'il était ouvert à des données
05:32alternatives.
05:33Si ça ne vous rappelle pas un peu Trumpiste, vous m'excusez, mais il y a un truc que je
05:35ne comprends pas.
05:36Et tout simplement parce que le reste de la banque centrale, qui donne ses votes et donc ses dots,
05:41a augmenté ses anticipations. Tout le monde a dit que Kevin Walsh avait fait de même, mais pas du tout.
05:44Il est même allé dans un discours en expliquant qu'il ne fallait pas trop regarder l'inflation, mais plus
05:48la croissance.
05:49Il a expliqué que l'inflation américaine, c'était que les trois dormus.
05:52Je vous rappelle quand même que la dernière fois que la Réserve fédérale a été à son objectif de 2%,
05:57c'était début 2021 quand même.
05:59Donc pour les trois dormus, quand même 60 mois, 65, ça va quoi.
06:03Donc il se fout un peu de notre gueule.
06:04Donc la réalité, c'est qu'on est aujourd'hui dans une situation où on a un board de la
06:08fête qui défend son précaré,
06:09mais Kevin Walsh qui est dans une tendance trumpiste qui est très forte.
06:13Alors qu'il ne décide pas tout seul et que pour l'instant ça résiste un peu, c'est vrai.
06:17Mais il est en train de nous dire, je ne veux pas me bloquer.
06:20Parce qu'évidemment, si vous dites que je vais monter les taux, s'il y a ça, ça et ça,
06:22quand ça arrive, vous êtes obligés de le faire.
06:23Donc l'enlever, c'est de revenir.
06:25Dire qu'il faut regarder la croissance plus que l'inflation, c'est un moyen d'essayer de ne pas
06:28monter les taux.
06:29Et c'est de trouver d'autres stats que celles qui disent qu'il faudrait monter les taux aux US.
06:32C'est aussi ce qu'il dit.
06:33Donc on est aujourd'hui dans une trumpisation de la réserve fédérale.
06:36Je ne sais pas, sur l'inflation, il dit, il est clair, il dit,
06:38notre détermination à ramener l'inflation à 2% est absolue.
06:40Nous ne pouvons pas nous permettre de déclarer victoire prématurément.
06:43La stabilité des prix, le socle sur lequel toute croissance durable repose.
06:46Donc sur l'inflation, il affirme quand même qu'il veut la combattre.
06:48Mais dans le même temps, vous voyez, il a quand même remplacé...
06:50Ce qui est une surprise, on ne s'attendait pas, mais il le confirme, il veut la combattre.
06:52Il a remplacé quand même 10 lignes de communiqué sur comment bat l'inflation,
06:55ce qu'il regarde, par « we will deliver ».
06:58Ce qui est super, « we will deliver », c'est très cool,
07:00mais c'est quand même pas de l'économie.
07:02Et donc on est un peu dans cette sorte d'auto-conviction
07:05que moi je trouve relativement préoccupante
07:07parce qu'on sort de l'économie pour aller dans un espèce de truc d'injonction.
07:10Et donc on voit bien, à partir du moment où on est Trumpy,
07:13je vous rappelle que Trump explique déjà depuis des années qu'il n'y a plus d'inflation.
07:16Donc après, si on peut changer le baromètre quand il ne vous plaît pas,
07:19qu'est-ce que ça veut dire, juste contre l'inflation ?
07:21En vrai, on peut être à 3, à 4, dire que ce n'est pas loin de 2.
07:24Enfin, ça ne veut rien dire.
07:25Si on enlève tous les repères, qu'on enlève les règles.
07:27Donc moi je trouve qu'il y a une trumpisation de la Banque Centrale.
07:29Je trouve ça très préoccupant.
07:30Je trouve que l'idée de ne plus s'engager sur une trajectoire, sur des datas,
07:34ce n'est pas des bonnes nouvelles.
07:35Pour autant, pour l'instant, le reste de la Banque Centrale n'a pas abdiqué.
07:38Donc ce sera à suivre.
07:39Mais il faut rappeler qu'en France, on était à 0,3 en inflation en janvier.
07:43Donc on a plutôt hors crise des situations déflationnistes.
07:47Aux Etats-Unis, on était largement au-dessus des deux avant cette crise.
07:50Donc les situations sont différentes.
07:51Je vais faire parler Kevin Worsche à nouveau cet après-midi.
07:53« Faites comme s'il était face à vous en plateau avec celui qui vous parlait, Thibaut Romain. »
07:57Voilà ce qu'il a ajouté aujourd'hui à Sintra, Kevin Worsche.
07:59« La crédibilité ne se gagne pas par des discours rassurants répétés à chaque réunion.
08:03C'est le discours que vous aimiez bien, manifestement, Thibaut. »
08:05Non, la crédibilité se gagne plutôt par la cohérence entre nos actions et nos objectifs.
08:12« Si le marché est surpris, ajoute-t-il,
08:14c'est peut-être parce qu'il a trop longtemps écouté nos promesses
08:17plutôt que de regarder nos résultats. »
08:20Oui, pourquoi pas ?
08:22Qu'est-ce qui vous choque là-dedans ?
08:24Il veut des résultats plutôt que des promesses,
08:25plutôt qu'offrir le futur aux investisseurs,
08:27les mettre face aux pieds du présent et face aux données brutes.
08:30Voilà, pourquoi pas.
08:31Thibaut, John Snow était pour le dollar fort.
08:34Non mais blablabla.
08:35Encore une fois,
08:36« We will deliver. »
08:38Ça veut dire quoi ?
08:39Un communiqué qui se termine par « We will deliver. »
08:41« L'intendant suivra. »
08:42C'est super de dire
08:44« Écoutez ce qu'on fait, pas ce qu'on dit,
08:45mais le mec, il a quand même une fête dont 90% n'a pas changé,
08:49qui fait la même chose.
08:51Donc aller dire « Non, non, mais il faut arrêter les blabla. »
08:53C'est de la politique, c'est pas de l'économie.
08:56Donc quand on dit que ça se trompise, c'est exactement ça.
08:59Et le gros vantage, c'est que
09:00quand vous êtes dans un parti qui passe son temps à dire qu'il a gagné,
09:02même quand il n'a pas gagné,
09:03parce que je vous rappelle qu'ils en sont actuellement
09:04à 57 fois victoire de la guerre d'Iran,
09:06moi ça ne me rassure pas d'avoir quelqu'un qui dit
09:08« On va regarder si on a gagné. »
09:09Donc moi je suis désolé,
09:10mais l'idée de dire « On prend un baromètre clair. »
09:12C'est pas Donald Trump, c'est Kevin Moore.
09:13Tout le monde peut le regarder.
09:14Enfin, il est quand même nommé par Trump et il fait du Trump.
09:16Jérôme Powell aussi était nommé par Trump.
09:18Bon, je ne sais pas.
09:20Je soupçonne une forme de biais, mais...
09:22Mais regardez le communiqué, Guillaume.
09:23Mais argumenté, c'est argumenté.
09:24En moyenne, on avait une ligne de changé
09:25dans le communiqué d'un mois sur l'autre.
09:27Là, il a rayé les trois quarts en disant
09:29« Lol, we will deliver. »
09:30Enfin, je suis désolé, c'est quand même un peu du Trump.
09:33C'est du fit Gerald Kennedy.
09:35C'est quand même pas du banquier central au gamme.
09:37C'est vrai que le dernier communiqué de la Fed
09:38ne faisait que 130 mots, la longueur d'un tweet.
09:40Romain, votre regard sur ces nouvelles déclarations
09:42aujourd'hui, Kevin Walsh, qui l'assume,
09:44il le dit clairement aussi,
09:45il n'y aura plus de forward guidance.
09:47Il l'a dit tel quel tout à l'heure.
09:48Alors, je ne partage pas nécessairement l'avis prononcée
09:51de mon homologue à gauche.
09:54Disons que globalement...
09:55À gauche, il apprécie, Thibault.
09:57Non, mais très bien.
09:57Moi, je suis ravi d'être à gauche.
09:59Le fait est qu'on est face à des banques centrales
10:03qui ont abandonné cette forward guidance.
10:05C'est dans les propos aussi introductifs
10:07de Madame Lagarde sur le symposium de Sintra,
10:09où globalement, on a des banques centrales,
10:11notamment la BCE,
10:12qui ne veut plus rentrer dans cette logique
10:14de forward guidance
10:15parce qu'on est rentré dans un environnement
10:17qui est beaucoup plus volatile,
10:18dont les chocs exogènes sont en train d'accélérer.
10:21L'amplitude, on a encore vu ça avec la crise au Moyen-Orient,
10:24ne permet plus finalement aux banques centrales
10:26d'ancrer ces fameuses anticipations de marché
10:29sur un certain horizon.
10:30On est dans le vrai débat
10:32de la règle versus la discrétion.
10:34Il va falloir, comme le dit Madame Lagarde,
10:35passer de la forward guidance
10:37à la framework guidance.
10:38Ce que ça signifie ?
10:39Ça veut dire qu'on doit passer
10:41sur l'ensemble informationnel
10:44dont dispose la Banque centrale,
10:45quelles sont les mesures,
10:46quels sont finalement les faimes économiques
10:48qu'elle va considérer
10:49lorsqu'elle va mettre en place
10:50sa politique monétaire.
10:52Donc sa fonction de réaction,
10:54elle reste encore à déterminer.
10:56Et M. Warch nous explique
10:57qu'il va délivrer sur ce fameux cadre
11:00méthodologique d'ici la fin de l'année.
11:01Maintenant, les marchés doivent s'adapter
11:03à ce moment de transition.
11:07Oui, bien sûr.
11:08Et nous tous, manifestement,
11:09tous les esprits ne sont pas encore
11:10complètement adaptés.
11:11Regardez Thibaut.
11:12Non, mais je plaisante, franchement.
11:14Bien sûr que je plaisante.
11:14Mais Kevin Warch ajoute
11:16que l'indépendance de la Fed
11:18n'est pas remise en cause.
11:19Oui, ça, il n'allait pas dire le contraire.
11:20Et alors sur le risque de désynchronisation
11:22des politiques monétaires.
11:23Parce que c'est intéressant.
11:24C'est pour ça que c'est intéressant aussi
11:25de le voir avec Christine Lagarde,
11:26parce qu'on a deux philosophies
11:27très différentes.
11:29Il explique, Kevin Warch,
11:30et là encore dans le texte,
11:31il assume que l'interdépendance
11:33de nos économies,
11:36certes, signifie que nous, Américains,
11:37ne pouvons pas ignorer
11:38les vents contraires venus d'ailleurs.
11:39Mais notre mandat interne,
11:41la Fed, reste prioritaire.
11:42Nous ne chercherons pas
11:43à stabiliser les marchés mondiaux
11:45au prix d'une dérive
11:46de notre propre inflation domestique.
11:48Voilà ce qu'il dit.
11:49On revient au texte, quoi.
11:52Et à l'esprit de ce que doit faire la Fed.
11:54Moi, je le vois comme ça.
11:55Après, il ne faut pas désynchroniser
11:57trop les politiques monétaires, bien sûr.
11:58Il peut y avoir des impacts sur l'échange.
11:59Mais revenir à la base,
12:01à savoir,
12:02plutôt que de stabiliser
12:03les marchés mondiaux,
12:05préserver une inflation domestique
12:06dans les clous.
12:07Ce qu'on n'a pas pu faire
12:08aux États-Unis,
12:09puis des trimestres et des trimestres.
12:10Lui-même le reconnaît d'ailleurs.
12:11Ce n'est pas si mal,
12:11c'est plutôt sain.
12:12C'est un diagnostic lucide aussi, Thibaut.
12:16On ne vous connaît rien
12:16dans ce qu'il dit, en fait.
12:17Vous ne prenez rien.
12:18Ce n'est pas ça.
12:18Pour moi, c'est une part de flanc,
12:20mais je ne suis pas contre.
12:22Après, vous savez,
12:23la réalité,
12:23c'est qu'on parle beaucoup
12:24de désynchronisation de machin.
12:25Vous prenez le Japon,
12:26les États-Unis, l'Europe.
12:28Les taux, ils sont tous globalement
12:30à un point d'écart de l'inflation.
12:32Les écarts, ils ne sont pas très importants.
12:34Il n'y a pas vraiment
12:35de désynchronisation.
12:36La seule différence, effectivement,
12:38c'est que l'Europe,
12:39et de là,
12:40il faut exclure la France,
12:41qui est un cavalier seul,
12:43à un déficit budgétaire
12:44qui est très faible,
12:45et qui, du coup,
12:46ne stimule pas trop l'inflation,
12:47alors que les États-Unis,
12:48plutôt comme la France,
12:49a un déficit qui est très élevé.
12:51Donc, il est normal
12:51qu'elle stimule un peu plus
12:53l'inflation que nous le faisons chez nous.
12:55Sinon, il n'y a pas
12:55des grosses différences.
12:57Mais ce qui est sûr,
12:58c'est qu'il ne faut pas
12:58confondre deux choses.
13:00La Fora Guidance, c'est quoi ?
13:01C'est dire qu'on donne une logique,
13:02on donne des indicateurs.
13:03Ça ne veut pas dire
13:03que je me commit sur les 50 prochaines années
13:05et ce que je vais faire.
13:05C'est juste dire
13:06que je vous donne des clés
13:07et puis quand il y a des périodes d'ombre,
13:15il y a de l'incertitude momentanée
13:16donc pour l'instant,
13:17je ne peux pas l'accompagner,
13:18ce n'est quand même pas
13:19tout à fait pareil.
13:19Lui, il est vraiment en mode
13:20« bon, ça va, on ne va pas non plus
13:22trop bosser,
13:23on se voit dans six semaines,
13:24on fera le point ».
13:25Pourquoi pas ?
13:25C'est quand même un style de rupture.
13:27Moi, ça ne me parle pas beaucoup.
13:28J'en suis désolé
13:29si vous, vous trouvez ça super.
13:30Moi, je trouve que
13:32les engagements, la logique,
13:33trouver des indicateurs,
13:35garder les mêmes
13:35plutôt qu'en changer tout le temps.
13:36Mais ça ne marchait pas ?
13:37Vous-même disiez
13:38la dernière fois que la Fed
13:40a réussi à aligner l'inflation
13:42sur ces objectifs,
13:43c'est en 2021.
13:43Mais justement,
13:44c'est exactement ça, Guillaume.
13:45C'est que Trump
13:46mette à une pression pas possible
13:47en menaçant de virer tout le temps
13:48le banquier central
13:49pour pas qu'il monte les taux.
13:50Donc, il n'a pas trop monté les taux
13:51et on va avec quelqu'un
13:52qui nous explique
13:53qu'il faut quand même
13:53maintenant regarder
13:54moins l'inflation
13:55et plus la croissance.
13:56Moi, je trouve qu'on accentue
13:57ce côté-là
13:57plutôt que revenir dessus.
14:00Ce sera certes plus volatile.
14:01Ça, on doit s'y attendre.
14:03Ça sera volatile pour les marchés.
14:04Maintenant, si on est
14:05sur une base informationnelle
14:06commune qu'on partage
14:07avec l'institution centrale,
14:09c'est d'ailleurs la grande théorie
14:10de M. Warch,
14:10c'est de se dire que finalement
14:11le marché peut filtrer
14:12l'information lui-même.
14:13Et ce qu'on observe grosso modo
14:15dans les décisions
14:15notamment prises par la BCE aussi,
14:17c'est que le marché
14:18anticipait des hausses de taux,
14:19donc la BCE a délivré
14:20des hausses de taux.
14:22Maintenant, la question,
14:22c'est de savoir
14:23est-ce que c'est le rôle
14:23de la Banque centrale
14:24de suivre ce que veut le marché
14:26ou est-ce que c'est le rôle
14:27de la Banque centrale
14:28d'ancrer finalement
14:29ces anticipations de marché
14:30au bon endroit ?
14:31Est-ce que nous montre
14:31finalement la Banque centrale
14:32européenne,
14:33notamment Mme Lagarde
14:34qui était la seule
14:35dans ce petit policy panel
14:37à avoir augmenté ses taux ?
14:38On avait la Banque du Canada,
14:39la Banque d'Angleterre
14:41et M. Warch.
14:42C'est la grande méchante Louvre
14:43là au milieu de...
14:43Et bien finalement,
14:44elle se retrouvait
14:45avec ses collègues
14:46à se rendre compte
14:46que potentiellement
14:47il y avait eu une erreur
14:48de politique monétaire
14:49qui avait été commise
14:49sous prétexte
14:50que le marché anticipait
14:51des hausses de taux
14:52et qu'il fallait délivrer.
14:53Alors est-ce que l'IA
14:54va par ailleurs être
14:55corne d'abondance
14:56de l'économie
14:57et de nos sociétés
14:57à l'avenir ?
14:58Kevin Warch,
14:58il y croit aussi,
14:59je suis désolé,
15:00j'y reviens.
15:00Ce qu'il a dit
15:00sur l'intelligence artificielle
15:01est intéressant.
15:02L'IA n'est pas qu'un mot
15:04à la mode,
15:04c'est un levier structurel
15:05de productivité,
15:06dit-il.
15:07Si nous parvenons
15:08à intégrer ces gains
15:08dans notre économie réelle,
15:10nous pourrons potentiellement
15:11atténuer les pressions
15:12inflationnistes
15:12sans étouffer l'activité
15:14par des taux
15:15excessivement restrictifs.
15:16Donc il mise toujours
15:17sur l'IA
15:18pour à la fois gonfler
15:19la croissance
15:20mais sans inflation.
15:21Donc on aurait
15:21de la croissance
15:22mais des baisses
15:22de taux possibles
15:23parce qu'il n'y aurait
15:23plus d'inflation.
15:24Il y tient cette idée,
15:25il y tient,
15:26il l'a répété cet après-midi,
15:27ce sont ses propos à Sintra.
15:28C'est sa grande théorie,
15:29c'est de dire que finalement
15:30on a à l'heure actuelle
15:32un choc de demande
15:32qui est quand même
15:33ultra positif
15:34et qui crée des noyaux
15:35inflationnistes locaux
15:36notamment sur les micro-composants,
15:38sur la mémoire
15:39mais que globalement
15:39une fois passé ce choc
15:40d'investissement de CAPEX
15:43assez monstrueux
15:43et bien derrière
15:44vous allez avoir
15:45un choc d'offres positifs
15:46qui sera absolument massif
15:48et qui permettra
15:48ses gains de productivité.
15:50Et donc nous
15:50on reste encore partisans
15:51de l'idée selon laquelle
15:53et bien si vous parvenez
15:55à augmenter les tâches
15:56des individus
15:57et des travailleurs
15:58grâce à la technologie
15:59et bien vous pouvez
16:00les rendre plus productifs
16:01et donc faire des vrais gains
16:02de pouvoir d'achat
16:03à la fin réelle
16:05des ménages.
16:06Et là-dessus
16:07sur l'impact de l'IA
16:07Thibaut pareil
16:08vous demandez à voir
16:09ce qui est logique.
16:10Non moi je note juste
16:12qu'encore une fois
16:12ils cherchent des excuses
16:13pour trouver que tout
16:14va être déflationniste
16:14là-dessus je suis plutôt d'accord
16:16je ne suis pas sûr
16:16d'être d'accord
16:16pour les mêmes raisons
16:17ce qu'on constate sur l'IA
16:18c'est qu'on a eu
16:19cette phase inflationniste
16:20je vous rappelle
16:21tous les gens qui disaient
16:21j'arrête d'utiliser
16:22cloud code ça coûte trop cher
16:23mais la vraie tendance
16:24sur l'IA
16:25c'est que les modèles chinois
16:26sont open source
16:27souvent gratos
16:28et donc de plus en plus
16:29de pays
16:30commencent à basculer
16:31vers des modèles chinois
16:32et donc en fait
16:33c'est la concurrence
16:33des modèles
16:34qui va tirer le coup
16:35vers le bas comme toujours
16:36et donc ce qui est très intéressant
16:37d'ailleurs dans ce qui se passe
16:38c'est qu'on a une inversion
16:39de l'histoire
16:39l'histoire c'est quoi ?
16:40C'est des constructeurs industriels
16:42qui gagnent pas d'argent
16:42et les gens qui utilisent
16:43des services dessus
16:44qui se gavent
16:45c'est comme ça le modèle
16:45c'est-à-dire que les constructeurs
16:46auto perdent du fric
16:47et puis tous ceux
16:47qui vendent des assurances
16:48des machins
16:48gagnent tous de l'argent
16:49là on a l'inverse
16:50tous les acteurs d'IA
16:51perdent un pognon
16:52pas possible
16:52et c'est les gens
16:53qui font des puces
16:54qui normalement d'ailleurs
16:54n'ont même pas forcément
16:55très technologique
16:56quand on parle de Micron
16:57qui gagnent beaucoup d'argent
16:58donc on est dans un truc
16:59un peu inversé
16:59qui donc n'est structurellement
17:01pas durable
17:01soit les gens de l'IA
17:02vont gagner beaucoup d'argent
17:03soit ils vont plus pouvoir
17:04continuer à surpayer
17:05des semi-conducteurs
17:06mais je crois que
17:07comme toujours
17:08on est dans un moment
17:09où c'est la concurrence
17:10qui crée la déflation
17:11peut-être même d'ailleurs
17:12plus que de la croissance
17:13et je me demande
17:14si on n'est pas un peu
17:14dans un moment free
17:15c'est-à-dire le moment
17:16où free arrive sur le marché télécom
17:17où les prix s'effondrent
17:18le consommateur y gagne beaucoup
17:19et les entreprises
17:20y gagnent pas tellement
17:21mais le progrès pour le consommateur
17:22est énorme
17:23et je me demande si sur l'IA
17:24on n'arrive pas un peu là-dedans
17:25donc moi j'achète bien l'idée
17:26que c'est plutôt déflationniste
17:27je ne sais juste pas
17:28s'il le dit
17:29parce qu'il y croit vraiment
17:29ou aussi parce qu'il veut
17:30des raisons de ne pas monter les taux
17:31mais en tout cas
17:32là-dessus j'achète
17:33bon on va poursuivre
17:34nos échanges ensemble
17:35il reste 13 minutes
17:36jusqu'à la clôture
17:36on entre dans la dernière
17:37ligne droite de cette séance
17:39et le CAC 40 perd 0,9%
17:408 330 points
17:42Orange abondonne 4,5
17:43Schneider Electric
17:44qui a lancé l'acquisition
17:45à 3 milliards de dollars
17:46a du mal à convaincre
17:47sur cette acquisition
17:48ils n'ont pas un track record
17:49fameux en termes d'acquisition
17:50Schneider
17:50le titre perd 3,5
17:51et puis à la hausse
17:52Renault
17:53un message rassurant
17:54pour le marché
17:58Renault de ses objectifs
17:59en amont de ses résultats
18:00qui seront publiés
18:01dans quelques semaines
18:02Renault donc
18:03qui maintient ses perspectives
18:04gagne un peu plus de 5%
18:06et puis au rebond
18:07au rebond
18:07celui des Cylor Luxottica
18:08qui gagne 4,7%
18:10on en parle avec Thibaut Prébé
18:11et Romain Aumont
18:12pour le deuxième semestre
18:14Thibaut
18:14est-ce que vous le sentez bien
18:15le marché là
18:16après l'incroyable performance
18:17du premier semestre
18:18où on a revu en plus
18:19un élargissement des performances
18:20un élargissement de la hausse
18:22parce qu'il n'y avait pas que la tech
18:23le Russell 2000
18:24a vécu son meilleur
18:26premier semestre aux Etats-Unis
18:27son meilleur depuis
18:291991
18:29plus 25%
18:30au premier semestre
18:31Oui moi je
18:32je partage assez
18:33ce que disait Antoine
18:34tout à l'heure
18:35je suis assez circonspect
18:36sur ce qu'on somme
18:37déjà parce qu'on est un peu vite
18:38et donc je trouve que le potentiel
18:39qui reste assez faible
18:40ensuite parce qu'on a quand même
18:41une inversion
18:42de la dynamique américaine
18:43qui n'est pas vue
18:44une inversion économique
18:45où les chiffres sont moins bons
18:45puis une inversion de flux
18:46c'est-à-dire qu'on a eu
18:48un premier trimestre
18:48d'explosion de résultats
18:49mais de très fortes détériorations
18:52des flux de trésorerie générés
18:53c'est-à-dire qu'en gros
18:53pour faire simple
18:54on est passé de GAFAM
18:55qui avant
18:55sortait énormément de cash
18:57à des gars qui nous collent
18:58des augmentations de capital
18:59à coût de 80 milliards
19:00qui baissent les rachats d'actions
19:02et qui ont besoin
19:03de dépenser énormément
19:04pour préparer la suite
19:05et donc dans cette situation
19:06en fait on a des flux
19:07qui sont maintenant
19:08vendeurs de capitaux
19:09au lieu d'être acheteurs de capitaux
19:11et ça
19:11c'est quand même
19:12un énorme marquant
19:13pour un marché
19:14on est sorti du marché américain
19:15très générateur de trésorerie
19:16on est devenu consommateur de trésorerie
19:18et donc je pense que
19:19sans être très inquiet
19:20sur le long terme
19:21si j'avais 20 ans devant moi
19:22et placer de l'argent
19:23j'hésiterais pas du tout
19:23à faire de la tech
19:24mais je serais quand même
19:25très peu surpris
19:26qu'on respire un peu
19:27au second semestre
19:28ok
19:29bon
19:29qu'est-ce qu'il faut privilégier
19:31du coup pour la suite
19:31l'Europe ou les Etats-Unis déjà ?
19:34moi pour l'instant
19:34je privilégierais
19:35la prudence
19:36mais c'est vrai que je pense
19:37qu'on s'est un peu emballé
19:38sur la tech
19:39que des métiers
19:40où on fait pas de cash
19:42c'est quand même
19:42toujours un peu gênant
19:43avec la période
19:44voilà
19:44on est dans des valorisations
19:45pour avoir parlé de SpaceX
19:46qui sont devenus
19:47complètement délirantes
19:48donc moi j'avoue
19:48que je serais bien sur rien
19:49et si je devais choisir
19:51quelque chose
19:51pour le second semestre
19:52je ferais plus l'Europe
19:53que les US
19:53mais je pense que le moment
19:54de rester un peu cash
19:55le temps que l'exubérance
19:57se détende un peu
19:58serait bienvenu
19:59ok
19:59l'Europe où
20:00on avance quand même
20:01dans la mise en oeuvre
20:01du rapport Draghi
20:02d'après l'Institut Montaigne
20:04il a été présenté
20:05ce rapport Romain
20:06il y a 18 mois
20:06et d'après l'Institut Montaigne
20:0830% des préconisations
20:09ont été mises en oeuvre
20:11alors on peut se dire
20:1130% seulement en 18 mois
20:13c'est pas énorme
20:13mais enfin
20:14vu l'ampleur de ce rapport
20:15et du chantier proposé
20:16c'est pas mal 30%
20:17déjà en 18 mois non ?
20:18je dirais peut mieux faire
20:19d'accord
20:20l'Europe avance mais pas assez
20:21on n'avance pas assez
20:22on a une hétérogénéité
20:23des juridictions
20:24et le nœud central
20:25c'est l'union des capitaux
20:26et le nœud central
20:27c'est être capable
20:28d'avoir un titre de dette
20:29adossé sur l'entièreté
20:30de l'économie européenne
20:31tant que ces deux
20:33piliers de croissance
20:34finalement
20:35de densification
20:36et d'approfondissement
20:37du marché européen
20:38ne seront pas mis en place
20:38et bien on aura
20:39nécessairement des appels
20:41d'herbes provenant
20:41du marché américain
20:42et c'est là où je partage
20:43pas nécessairement
20:44l'avis de mon voisin
20:46c'est de se dire
20:46votre voisin de gauche
20:48comme vous disiez
20:49il n'y a pas tellement
20:50de voisins de droite
20:51je voulais être précis
20:52il pourrait dire
20:53mon voisin gauche
20:54mon voisin de gauche
20:56le fait est
20:57qu'on a encore
20:57une demande interne
20:58qui est forte
21:01et ample
21:03aux Etats-Unis
21:03on a revu la croissance
21:04du premier trimestre
21:05à la hausse
21:05certes c'est porté
21:06par l'investissement
21:07des entreprises
21:07et plus trop
21:08par la consommation
21:09des ménages
21:09mais je suis désolé
21:10quand on voit finalement
21:11un taux de croissance
21:12trimestriel de l'ordre
21:13de 0,5
21:14tandis qu'en zone euro
21:15on fait du moins 0,1
21:16et bien la dichotomie
21:18des trajectoires de croissance
21:19va nécessairement
21:20encore impacter
21:21au second semestre
21:22les trajectoires
21:22des marchés
21:23et le moment européen
21:25on nous le rappelle
21:26tout le temps
21:27nous on pense que
21:27c'est peut-être 2027
21:29quand on va avoir
21:30finalement une banque
21:30centrale européenne
21:31qui hypothétiquement
21:32devra baisser ses taux
21:33parce qu'on sera
21:34dans un environnement
21:35qui sera profondément
21:36désinflationniste
21:36des effets de base négatifs
21:37absolument massifs
21:38et on a toujours
21:39cette question
21:40de la résolution
21:41du conflit en Ukraine
21:42à laquelle
21:43petit à petit
21:44on s'approche
21:45donc la question
21:46c'est de savoir
21:46est-ce que finalement
21:47le moment européen
21:48dont on parle
21:49ne va pas intervenir
21:50plutôt en 2027
21:51et entre temps
21:52et bien on aura toujours
21:53cette thématique de l'IA
21:56des entreprises
21:57qui vont continuer
21:57à générer
21:58de la croissance bénéficiaire
22:00qui tirera finalement
22:01les flux
22:01des investisseurs
22:02Oui oui
22:03encore l'IA
22:05pour terminer
22:06enfin en tout cas
22:07faire accomplir
22:08notre deuxième semestre
22:09et peut-être
22:09en 2027
22:10le retour de l'Europe
22:11à la faveur
22:12de baisse de taux
22:12de la banque centrale européenne
22:13qui auront peut-être
22:14été anticipées d'ici là
22:15malgré tout
22:15parce que l'inflation
22:16a ralenti déjà
22:16on voit avec la baisse
22:17des cours du pétrole
22:18on est sous les 72 dollars
22:19sur le baril de Brent
22:20aujourd'hui
22:20donc on a effacé la guerre
22:22sur les cours pétroliers
22:23et ça se traduit déjà
22:24dans l'inflation zone euro
22:25à 2,8%
22:26au mois de juin
22:26en nette décélération
22:27d'ores et déjà
22:28vous pensez que là
22:32c'est quand même
22:32destiné des marchés européens
22:34ou pas à ce point ?
22:35Si les marchés
22:36sont capables d'anticiper
22:37justement une banque centrale européenne
22:39qui soit un petit peu
22:39plus accommodante
22:40mais nous ce qu'on pense
22:41chez Natixi
22:42c'est qu'on va avoir
22:43globalement
22:44une décélération prononcée
22:45de l'inflation
22:46parce que l'inflation européenne
22:47grosso modo
22:48c'est l'énergie
22:48quand vous avez
22:50structurellement
22:50un prix du baril
22:51qui va converger
22:52vers les niveaux d'avant-guerre
22:53voire en deçà
22:54et bien vous allez avoir
22:55des effets de base
22:55absolument massifs
22:56et là
22:57charge à la banque centrale européenne
22:58de pouvoir produire
22:59des prévisions
23:00d'inflation à horizon 3 ans
23:02sans prendre en compte
23:03le fait que globalement
23:04on n'est plus du tout
23:05au niveau auquel
23:05on se positionnait en mars
23:06sur les matières premières
23:08On regardera aussi
23:09ce que nous réservent
23:10les publications
23:10des entreprises en détail
23:11on en parlera dans quelques minutes
23:12d'ailleurs après la clôture
23:13des marchés
23:15Ce premier semestre
23:16qui vient de s'achever
23:16quel a été son principal événement
23:18pour vous
23:19Thibaut, Romain ?
23:20On a vu
23:21le yo-yo incroyable
23:22sur les cours du pétrole
23:23l'IPO de SpaceX
23:24on en a vu des choses
23:25à l'arrivée de Kevin Warch
23:26on n'est peut-être pas obligé
23:27d'en reparler
23:27mais on a
23:27si vous voulez
23:29l'envol des cartes mémoires
23:30je ne sais pas
23:31l'or qui s'est effondré
23:32c'est un sacré premier semestre
23:33qu'on vient de vivre là Thibaut
23:34qu'est-ce qui vous a le plus marqué ?
23:35Ce qui m'a quand même
23:36le plus marqué
23:36c'est ce premier grand raté américain
23:38c'est-à-dire que je pense
23:39que l'économie
23:40tout ce qui a
23:41L'Iran
23:42donc ce premier grand raté
23:43de quoi vous parlez ?
23:44Des Etats-Unis en Iran
23:45En Iran
23:45je croyais que c'était
23:46Kevin Warch
23:48Non mais Kevin Warch
23:49il n'a pas encore le temps
23:49de faire des ratés
23:50il l'aissait du quelques semaines
23:51quand même
23:51la réalité c'est qu'il y a
23:53plein de choses
23:53qui ont des conséquences
23:53qui vont baisser
23:54moi je pense qu'on va garder
23:55de l'inflation assez élevée
23:56je suis plutôt déflationniste à terme
23:57mais ça met toujours du temps
23:59à baisser l'inflation
23:59on va se retrouver avec
24:00des hausses du prix du gaz
24:01les réserves sont vides
24:02le gaz risque d'être cher
24:03donc avant que ça rebaisse
24:04ça va prendre un peu de temps
24:05le pétrole n'est pas si bas non plus
24:06donc on a un peu de temps
24:08par contre
24:09voir des Etats-Unis
24:09attaquer un pays
24:10arriver à rien
24:11se retrouver en moins bonne situation
24:13et payer pour réparer le pays
24:14c'est quand même un changement
24:16dans le mode de fonctionnement
24:17dans l'impérialisme
24:18dans tout le rapport de force
24:20de la région
24:20qui est très structurel
24:21et qui va avoir des conséquences
24:22de très long terme
24:23et donc je pense que c'est
24:24quelque chose qui est structurant
24:25c'est vrai que les Émirats
24:26ou les pays du Golfe
24:27vont peut-être pour leur défense
24:28plus faire confiance à la Chine
24:29par exemple qu'aux Etats-Unis
24:30il y a des contrats comme ça
24:31qui ne sont pas automatiques
24:31et puis les Etats-Unis
24:32à chaque fois qu'ils vont menacer
24:33tout le monde
24:33en fait il y a quand même
24:34une union qui se fait un peu
24:35sur l'Europe
24:36qui s'organise
24:36il y a maintenant des pays
24:37qui sont quand même
24:38en train de dire
24:39vous vous rendez quand même compte
24:39que l'Iran est en train de dire
24:40si vous continuez
24:41à faire chier le Liban
24:42on veut bien que vous continuez
24:43à nous taper dessus
24:43enfin je veux dire
24:44le niveau de stress
24:45a quand même changé
24:46de manière radicale
24:47dans la communication
24:48donc il y a quand même
24:49un sentiment que les Etats-Unis
24:50peuvent diriger où ils veulent
24:51par deux phrases
24:52en fait on est un peu
24:53dans le garçon qui crie à houlou
24:54c'est-à-dire que la 50ème fois
24:55que Trump crie au houlou
24:56plus personne n'écoute
24:56c'est un changement radical
24:57parce que que le pétrole
24:58est encore monté
24:59puis qu'il est descendu
25:00sur l'économie mondiale
25:01ça ne change rien
25:01c'est un mouvement
25:03mais en fait
25:03que le bitcoin
25:10change
25:10que les pays
25:11qui étaient attaqués
25:13finissent par réussir
25:14à se défendre
25:14d'une manière très différente
25:15d'avant
25:15ça change complètement
25:17les rapports de force
25:17qui peuvent être envisagés
25:18donc je pense que
25:19c'est quand même
25:20un des événements
25:20qui restera très longtemps
25:22alors que le reste
25:22de ce semestre
25:23aura été finalement important
25:25mais anecdotique
25:27Romain
25:27qu'est-ce que vous retenez
25:28vous particulièrement
25:28du premier semestre
25:29il y avait aussi
25:29l'IPO de SpaceX
25:30c'est pas du tout
25:31pour vous pousser à en parler
25:32que je le dis
25:32mais ça serait marrant
25:33il y a aussi l'or
25:33il y a d'autres choses encore
25:34qu'est-ce qui vous
25:35vous a le plus bluffé
25:36nous c'est toujours
25:37la question géopolitique
25:38avant l'Iran
25:38il y a eu la question
25:39vénézuélienne
25:40il y a eu la question
25:41groenlandaise
25:42la question c'est de savoir
25:43comment l'administration
25:45américaine
25:46sur la seconde partie
25:47du mandat
25:48et en fonction des résultats
25:49des élections
25:50des mid-terms
25:50va finalement
25:51se montrer au monde
25:52et là je partage
25:53l'avis
25:54c'est de se dire
25:54qu'on a peut-être
25:56ce bruit géopolitique
25:57qui continue
25:58à avoir de l'impact
25:59maintenant
25:59la question c'est de savoir
26:00est-ce qu'on a perdu
26:01de la crédibilité
26:02de la FED
26:03c'était le grand risque
26:04du premier semestre
26:04moi je considère
26:05que monsieur Warch
26:06back to basics
26:07comme madame Lagarde le dit
26:09il revient en fondamentaux
26:10de la communication
26:10de la banque centrale
26:11et qu'est-ce qu'on observe
26:12finalement un dollar
26:13qui est en train de s'apprécier
26:14et qui est la valeur
26:16refuge de l'autre
26:17c'est l'or
26:17donc globalement
26:18si vous avez
26:19un marché qui croit
26:21dans la crédibilité
26:22de la banque centrale
26:23à délivrer sur son mandat
26:24ou son mandat dual
26:25pour la réserve fédérale
26:26et bien nous sommes
26:27tout à fait
26:28effectivement
26:28vous apportez une idée
26:30le dollar quand même
26:31depuis que Kevin Warch
26:32a fait sa première conférence
26:33de presse
26:33président de la FED
26:34décision politique monétaire
26:35le dollar a bien monté
26:36c'est pas un signe
26:37de réancrage
26:37d'une forme de crédibilité
26:39Thibault
26:39on vous pousse un peu
26:40là-dessus
26:40bien sûr
26:41on n'est pas des warchs
26:42je crois pas du tout
26:43je crois que le dollar
26:44il y a une crise
26:44qui s'est refermée
26:45donc on a un peu
26:46inversé la tendance
26:47mais je pense qu'on est
26:47à des niveaux
26:48d'équilibre aujourd'hui
26:49sur l'euro dollar
26:50qui sont des niveaux
26:51historiques relativement stables
26:52et je pense pas
26:52qu'il y a une histoire
26:54hyper décalée là-dessus
26:55donc laissons le temps
26:57à son bon Kevin Warch
26:58de nous montrer
26:59s'il est trumpien
27:01si le reste du board
27:01est en résistance
27:02ou si en fait
27:03c'est juste un nouveau style
27:04et que tout va bien
27:04on en saura le plus
27:05il est possible
27:06dans les marchés
27:07d'investir aussi
27:07dans le ferroviaire
27:09oui il y a des valeurs
27:10ferroviaires
27:11américaines d'ailleurs
27:12cotées
27:12tout à l'heure
27:13les experts de Canopy AM
27:14nous les ont présentées
27:15parce que c'est en plus
27:15à CESG
27:16pour combattre le réchauffement
27:17et intéressant
27:18leurs arguments
27:18ces valeurs
27:19à retrouver en replay
27:20sur l'application
27:21BFM Business
27:22c'était dans la séquence
27:22thème d'avenir
27:23elle est disponible en replay
27:24et en podcast
27:24d'ores et déjà
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