- il y a 10 heures
Samedi 20 juin 2026, retrouvez Hinde Doux (Présidente, TNS Mars et Commission PME du GICAT), Gautier Turlais (Directeur Général, RMC Marc Guittard), Frédérique Camilleri (Directrice de la sécurité diplomatique, Ministère des affaires étrangères) et Carole Prouhèze (Directrice Human Capital Engagement, KNDS) dans ÉMISSIONS SPÉCIALES.
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00:08Bonjour à toutes et à tous, bienvenue sur Bsmart4Change, la chaîne économique qui décrypte les enjeux économiques à travers le
00:15regard des décideurs.
00:16Présent aujourd'hui au salon Eurosatory, salon dédié à l'industrie de la défense aéroterrestre.
00:23Et justement, notre invité est engagé depuis plusieurs années maintenant dans la défense terrestre et aéroterrestre.
00:29Ine Dedou, bonjour.
00:30Bonjour Nicolas.
00:31Vous êtes la présidente de la PME TNS Mars, présidente aussi de la commission PME au sein du J4, le
00:38J4 qui rassemble les industriels de la défense aéroterrestre.
00:42Déjà, première question par rapport à votre activité puisque TNS Mars est engagée dans les solutions numériques.
00:48J'ai envie de dire qu'aujourd'hui, c'est un boom d'activité vous concernant.
00:51Tout à fait. On est aujourd'hui TNS Mars, on est architecte intégrateur de Scorpion, donc vous savez le programme
00:57d'ensemble animé par la DGA pour le renouvellement de l'armement terrestre.
01:01On est également aujourd'hui fournisseur de plusieurs solutions, notamment Big Boss, un outil de simulation constructif qui permet aujourd
01:09'hui, on travaille pour KNDS,
01:11qui permet de développer des animations, des modélisations dédiées et de tester des doctrines et de l'algorithmie.
01:17Et enfin, on propose de l'algorithmie nous-mêmes, de l'intelligence artificielle pour pouvoir animer certaines fonctionnalités au sein
01:26des systèmes d'information.
01:28Donc nous sommes, nous, chez TNS Mars, une quarantaine de personnes et nous sommes depuis 15 ans structurés pour faire
01:34du système de système et de l'intelligence artificielle au bénéfice du combat collaboratif aéroterrestre.
01:40Oui, parce que vous avez été créé en 2007. C'est une joint venture, c'est ça ?
01:44C'est une JV. Alors concrètement, la première structure, la BOA, qui a été animée par les trois actionnaires, a
01:51été créée en 2007. Nous, on a été constitué en 2010.
01:54Joint venture issue de Nexter, Thales, Safran. Plutôt bien entouré.
01:58Très bien enterré. Donc le T de Thales, le N de Nexter à l'époque et le S de Sagem
02:03à l'époque. Donc aujourd'hui, Thales, KNDS France et Safran E&D.
02:07Vous avez parlé du programme Scorpion. Le programme Scorpion, on a célébré ses dix ans, il y a deux ans.
02:12Tout à fait.
02:12Puisque ça a été lancé par le ministère des Armées en 2014.
02:16Oui.
02:17Plusieurs véhicules qu'on peut voir justement sur le salon Rostatori. On a le Griffon, Jaguar, on a aussi le
02:23Serval.
02:24Voilà, des blindés utilisés aujourd'hui par l'armée de terre. Qu'est-ce que vous avez apporté au sein
02:29de ces programmes-là ?
02:29Eh bien justement, dans le cadre de Scorpion, TNS Mars a été animé via les maisons qui sont aujourd'hui
02:38dans le GME-BMR.
02:39Donc Thales, KNDS et Arcus pour pouvoir développer la protection collaborative.
02:45Donc ce sont deux algorithmes qui sont dédiés à identifier une protection collaborative au bénéfice du SGTIA dans Scorpion.
02:54Le combat collaboratif qui est, en fait, finalement, si on doit expliquer, c'est le blindé, mais aussi son environnement
03:00autour.
03:01Et notamment, aujourd'hui, avec le conflit ukrainien, on y pense d'autant plus, on pense aux drones.
03:06Tout à fait. C'est le fait de pouvoir grider des capacités, à la fois des capteurs et des effecteurs,
03:13de pouvoir les grider, d'animer et d'orchestrer une réponse collégiale.
03:17Le combat collaboratif qui était déjà présent en 2014.
03:20Tout à fait.
03:20Ce qu'on ajoute maintenant, c'est l'intelligence artificielle en fait.
03:23Tout à fait, tout à fait.
03:24Et de quelle manière ?
03:26Ce qui est nouveau, en fait, on parlait avant de l'info-valorisation, après de la numérisation de l'espace
03:32de bataille.
03:32C'était les éléments de langage qu'on avait constitués à l'aune de Scorpion.
03:36Aujourd'hui, ce qui est nouveau, c'est le fait que c'est déployé.
03:39Ce déploiement, en fait, il est animé via la livraison, effectivement, des véhicules qui est aujourd'hui effectif.
03:46Et le fait qu'aujourd'hui, la STAT a déclaré la protection collaborative comme étant active.
03:51Donc, on a aujourd'hui le droit d'animer et d'utiliser la protection collaborative within Scorpion.
03:57L'intelligence artificielle, qu'est-ce qu'on peut en faire du coup alors ?
04:00Aujourd'hui, l'intelligence artificielle, ça va être une solution pour améliorer les capacités de plusieurs systèmes et d'améliorer
04:06des fonctionnalités.
04:07Ça va permettre de réduire la boucle ODA, vous savez, la boucle décision, et apporter une meilleure réponse et gagner
04:14la Golden Seagund.
04:16Donc, globalement, l'idée, c'est de répondre plus vite aux menaces, de percevoir les menaces plus vite, de les
04:21identifier plus vite.
04:22Et bien entendu, d'apporter une capacité de riposte, travailler avec les bénéfices de tous les effecteurs disponibles.
04:28On retrouve tous les facteurs tactiques, finalement, du soldat, puisqu'on a renseignement, identification, et derrière la réponse, la cible.
04:37La cible, la riposte, tout à fait.
04:39L'avantage, c'est de toujours reposer sur les technologies les plus pertinentes et les systèmes de communication les plus
04:46pertinents pour accélérer la décision du chef.
04:49Bref, on va prendre votre deuxième casquette, maintenant, en tant que présidente de la commission PME au sein du J4.
04:57Aujourd'hui, les PME, au sein de la défense, il y a un énorme enjeu.
05:00Il y a différents enjeux, mais j'ai envie de parler de financement.
05:03Parce que, finalement, pour répondre aux commandes de la DGA, la Direction Générale de l'Armement, il faut les moyens.
05:09Parce qu'on n'est pas payé tout de suite.
05:11Et pour les PME, parfois, c'est compliqué.
05:12La DGA paye rapidement les PME.
05:15C'est-à-dire, à partir du moment où elle a validé le fait que la livraison se déroulait, donc,
05:19la présentation, les opérations de vérification, la POV, une fois que ceci est prononcé, la DGA paye vite les PME.
05:25Ça, c'est déjà faux ami.
05:27La réalité, c'est qu'il y a peu de PME qui sont rang 1 de la DGA.
05:31Bien évidemment.
05:32Voilà.
05:32Alors, moi, c'est mon cas.
05:34Je suis titulaire via TNS Mars de deux marchés en direct.
05:37Donc, je travaille pour la DGA.
05:38Et donc, je bénéficie de cette accélération de paiement.
05:42Néanmoins, dans l'écosystème, en général, les PME travaillent pour des rangs, sont des rangs 2, 3, 4.
05:48Ils travaillent derrière en sous-traitance.
05:51La réalité, c'est que dans cette chaîne de sous-traitance, les délais de paiement peuvent aller croissant quand on
05:56rentre dans la profondeur, bien entendu.
05:58Et du coup, quelles sont les solutions de financement pour ça ?
06:01Les solutions de financement, aujourd'hui, elles ont été développées.
06:04Il y a plusieurs accords bancaires qui ont été développés.
06:06Il y a aujourd'hui des référents dans chaque banque qui ont accepté de travailler avec le J4, avec le
06:12CIDEF, avec le ministère des Armées
06:14pour pouvoir accompagner les banques à gagner différents niveaux de financement.
06:18Il y a différentes étapes de financement, vous savez, pour la vie des entreprises.
06:21Cela dépend du cycle.
06:23Il y a des financements dédiés à la prospection.
06:25Et notamment, là, dans ce cadre, BPI apporte des solutions aux PME françaises depuis quelques temps.
06:30On a également des solutions de financement du BFR.
06:33C'est le gros sujet parce qu'on va parler de ramp-up.
06:35Donc, le sujet qui adresse beaucoup les PME, c'est répondre à la dichotomie de temps lorsqu'on a satisfait
06:41un marché.
06:42Donc, on est identifié par un MOI ou un tiroir.
06:45On est identifié, on a vendu.
06:47Et là, le sujet, c'est de financer le BFR.
06:50Cette solution-là, elle doit répondre à une dichotomie de temps.
06:54Vous savez, les PME ont l'impression qu'au premier rendez-vous, au premier deal, au premier contrat signé,
07:00l'argent va arriver dans 15 jours.
07:02La réalité, c'est que non.
07:04Les temps d'affaires des grands de la Défense sont des temps d'affaires longs.
07:08Et la dichotomie de temps doit être répondue et traitée avec des agents bancaires adaptés, spécialisés en connaissance de cause.
07:16Dans la BITD, notamment au J4, on travaille activement à mettre en rapprochement les banques et les PME
07:22pour répondre au BFR et accompagner les MOI vers leur croissance, notamment leur croissance à l'export.
07:28BITD, base industrielle et technologique de la Défense pour ceux qui ne l'ont pas.
07:33Merci, Indedou.
07:34Le plus simple, c'est quand même de vous contacter en cas de difficulté.
07:37Les PME qui sont dans l'industrie de Défense doivent vous contacter.
07:40Contacte le J4 pour trouver des solutions.
07:42Et puis, adhérer au J4.
07:43On est nombreux, mais on peut l'être encore plus.
07:46Ensemble, on peut faire des merveilles, et notamment chasser en export, chasser à l'Europe, tous ensemble.
07:51Merci, Indedou, présidente de TNS Mars et présidente de la commission PME au sein du J4.
07:57Émission que vous pouvez retrouver en replay sur le site internet bismart.fr.
08:10Bienvenue sur Bsmart4Change, qui est au salon Eurosatory.
08:16Ce salon qui rassemble de nombreux industriels du monde entier engagés dans le secteur de la Défense.
08:24Et parmi ces acteurs, il y a notamment RMC Marc Guittard.
08:29Bonjour, Gauthier Turlet.
08:30Bonjour.
08:30Vous êtes le directeur général de cette entreprise.
08:33Une entreprise qui est spécialisée, qui ne produit pas directement des biens et des services dans la Défense.
08:40Mais vous êtes un fournisseur important, puisque vous fabriquez des mélangeurs
08:43qui permettent ensuite de fabriquer ces biens dans le secteur de la Défense.
08:47C'est ça ?
08:48Tout à fait.
08:48On est une société francilienne.
08:51Une PME, une vingtaine de collaborateurs.
08:52On fabrique des mélangeurs industriels, qui servent à fabriquer différents types de produits.
08:58Des produits dans la chimie notamment, des adhésifs, des mastic d'étanchéité, des silicones,
09:04des produits énergétiques, qui rentrent dans la composition de produits après pour le marché de la Défense.
09:09Basé à Roissy-en-Brie ?
09:10C'est ça, Roissy-en-Brie, en Channemarne.
09:12PME d'une cinquantaine de collaborateurs.
09:14Un peu moins, une vingtaine.
09:15Une vingtaine.
09:16Bientôt peut-être.
09:17Et du coup, c'est une entreprise familiale, parce que c'est votre papa qui a racheté l'entreprise initiale
09:22qui a été fabriquée par Marc Guittard.
09:24Dans le nom de l'entreprise, ça correspond au fondateur.
09:26Tout à fait.
09:27Du coup, Marc Guittard, le fondateur de la société, l'avait créée dans les années 90.
09:31Et mon père, après une carrière dans le pétrole, l'a racheté en 2003.
09:35Donc, il y a une bonne vingtaine d'années maintenant.
09:36Et moi, je suis rentré dans la structure pour l'épauler il y a une dizaine d'années.
09:39Et maintenant, vous êtes le dirigeant ou votre papa est toujours…
09:43Il est toujours actif, parce que lui, il a toujours des parts dans la structure.
09:46Et maintenant, je suis dirigeant et majoritaire.
09:48Et c'était important que ça reste dans la famille ?
09:50Oui, oui, parce que c'est quand même une histoire familiale.
09:53Parce que mon père est encore des parts dedans.
09:56Et puis, il a acquis il y a une vingtaine d'années de ça.
09:59Et moi, j'ai pris la continuité.
10:01Donc, ça avait du sens de poursuivre dans ce sens-là.
10:04Et votre particularité, on en a discuté lorsqu'on a préparé cet entretien,
10:07c'est que 60% de votre activité, c'est de l'export.
10:10C'est ça.
10:11Disons que l'industrie en France, c'est ce qu'elle est de nos jours.
10:15Et nous, on est vraiment spécialisé sur un type de produit,
10:18un type de mélangeur industriel.
10:20Donc, un vrai marché de niche.
10:22Et donc, là, nos marchés, nous, sont à l'international.
10:24Et voilà, on a vocation à garder ce niveau-là d'export,
10:29entre 50 et 70% pour pouvoir vivre convenablement, disons.
10:32Et pour être concret, vous fabriquez les machines qui font des mélanges chimiques,
10:39et notamment le proper goal.
10:41Et le proper goal, c'est ce qui va dans les lanceurs, les propulseurs, notamment de missiles.
10:46Exactement.
10:46Donc, c'est des matériaux énergétiques, donc des charges propulsives,
10:50qui servent à l'envoi de tout type de munitions,
10:52notamment des obus d'artillerie, des missiles, etc.
10:55Quand vous voyez ce qui se passe, les conflits à haute intensité,
10:58que ce soit en Ukraine depuis 2022, ou au Moyen-Orient,
11:01dernièrement avec l'utilisation en masse de missiles,
11:04des besoins peut-être de plus en plus importants,
11:05est-ce que vous avez déjà un écho par rapport à ça, par rapport à ces phénomènes-là ?
11:10Tout à fait, on sent un vrai dynamisme sur ce secteur-là,
11:13parce qu'il faut bien comprendre que nous, nos clients sont des industriels,
11:16donc avant de pouvoir fournir leurs produits, il faut qu'ils puissent les produire.
11:22Et c'est des plans à assez long terme.
11:24Donc, nous, nos clients, nous ont sollicité déjà depuis quelques années,
11:29parce qu'ils voient un marché en forte expansion.
11:31Et nous, sur nos machines, il y a des délais de production de l'ordre de 8-9 mois,
11:36donc indépendamment des autres équipements qu'ils peuvent approvisionner,
11:41de construire une usine, etc.
11:43Donc, ces délais qui sont relativement longs,
11:45les industriels sont obligés de les anticiper.
11:47Et nous, nos machines ayant des longs délais de fabrication,
11:49ils viennent nous voir en amont de leurs projets pour ça.
11:53Et on voit qu'il y a un vrai changement, comme vous le disiez,
11:55depuis la reprise des conflits à votre intensité.
11:58Il y a des nouveaux besoins qui apparaissent presque quotidiennement chez les industriels.
12:03Vous l'avez dit, vous êtes une PME avec 20 salariés.
12:06La question qu'on se pose, c'est est-ce que vous arrivez à suivre cette cadence ?
12:09Parce que ça, c'est un sujet, c'est un vrai sujet,
12:12notamment pour les plus petites structures.
12:13Alors, c'est toujours un challenge, parce que, voilà,
12:16là, on le voit actuellement, on a une augmentation de notre share de travail
12:19de près de 50%, donc c'est énorme pour nous.
12:22Donc, alors, on y arrive difficilement.
12:24On a quand même le soutien déjà des industriels,
12:26quand nous passons des commandes, ils nous donnent de la visibilité,
12:29nous permettent d'investir dans nos outils de production,
12:31dans du personnel, etc.
12:32Et après, on travaille aussi en collaboration avec la chambre de commerce,
12:35la BPI, pour nous aider justement à se mettre au niveau
12:39et à suivre la cadence qui nous est demandée par nos clients.
12:43C'est quoi le plus gros défi par rapport à ça ?
12:45C'est le financement, peut-être, de nouveaux équipements
12:48pour permettre de fabriquer les machines que vous vendez ensuite ?
12:52Il y a le financement.
12:53Alors, oui, ça peut être au niveau des machines,
12:56des moyens de production, mais c'est aussi pour nous
12:58le financement du cycle de fabrication de nos produits,
13:00parce que là, sur le marché défense, on est sur des gros marchés.
13:04Voilà, plus gros marché que dans les marchés civils,
13:08du fait de ce qu'on a dit juste avant.
13:10Et donc, voilà, il y a quand même nécessité de se financer
13:13ce cycle de fabrication avec...
13:14On reste une petite société, mais on prend des gros marchés
13:18qui représentaient parfois un an et demi de chiffre d'affaires.
13:22Donc, comment dire, la vision, quand on les banque,
13:24ils voient pas mal de risques associés, là où nous,
13:27on voit des opportunités.
13:28Il y a ça d'une part, il y a aussi les problématiques de personnel,
13:30parce qu'aujourd'hui, trouver du personnel qualifié,
13:33opérationnel rapidement, c'est un vrai défi.
13:35Et donc, nous, on cherche toujours un soudeur, des usineurs,
13:39mais il faut se lever de bonheur pour en trouver.
13:41Donc, vous recherchez en ce moment investisseurs
13:44et nouveaux collaborateurs, en fait.
13:45Tout à fait, oui.
13:46Et c'est l'explication de votre présence ici,
13:48et aussi, je suppose, à Eurosatory.
13:50Oui, notamment, nous, c'est pour suivre
13:53ce qui se passe sur les marchés défense
13:55et trouver des nouveaux débouchés, notamment,
13:57reprendre contact avec des clients,
14:00suivre un peu l'actualité.
14:01Eh bien, je vous souhaite un bon salon, Gauthier Thirlet.
14:03Merci beaucoup.
14:03Un bon salon, Eurosatory.
14:05Je rappelle, rendez-vous des acteurs de l'industrie de la défense.
14:11Bsmart est présent sur cet événement,
14:13sur le stand Ametra Group.
14:23Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur Bsmart for Change.
14:27Bsmart for Change, au salon Eurosatory,
14:30le rendez-vous des acteurs de la défense,
14:32mais aussi de la sécurité.
14:34Et parmi les acteurs de la sécurité,
14:36il y a le ministère des Affaires étrangères
14:38et Frédérique Camilleri.
14:40Bonjour.
14:40Bonjour.
14:40Vous êtes avec nous pour en parler
14:42parce que vous êtes directrice de la sécurité diplomatique.
14:45Alors, quand on entend sécurité diplomatique,
14:47on pense à la présence française à l'étranger.
14:49En quoi consiste exactement votre fonction ?
14:52Ma fonction, elle est assez simple.
14:54C'est d'assurer la sécurité de l'ensemble des agents
14:56du ministère des Affaires étrangères,
14:58qu'ils travaillent en France ou à l'étranger.
15:00Et nous sommes partout dans le monde,
15:03170 pays qui sont couverts,
15:04donc 170 situations différentes de sécurité.
15:08Et le rôle de ma direction,
15:10c'est d'assurer la sécurité de nos agents
15:12dans tous ces contextes,
15:13parfois calmes et parfois très troublés
15:15avec des guerres, des manifestations hostiles, etc.
15:18Vous parlez de 170 pays,
15:19ça représente combien d'agents ?
15:20Parce qu'avoir la responsabilité de la sécurité,
15:23je ne sais pas, des milliers.
15:24Il y a 14 000 agents du ministère
15:26et ma direction comporte une centaine de personnes
15:29auxquelles il faut rajouter 500 policiers et gendarmes
15:32qui sont partout dans nos ambassades à travers le monde
15:35pour assurer la sécurité régalienne française.
15:39Et nous nous appuyons également sur des contrats
15:41de sécurité privée avec des entreprises locales
15:45qui permettent d'assurer la sécurité extérieure
15:47de nos ambassades et consulats.
15:49C'est une fonction qui existe depuis tout le temps en fait ?
15:52Alors la question de la sécurité,
15:54elle est montée graduellement au sein du ministère.
15:56Et donc ça a commencé comme une cellule
15:57il y a une quinzaine d'années au sein du ministère
16:00jusqu'à devenir une direction il y a moins de 10 ans.
16:04Et donc ça témoigne aussi de l'importance
16:06qu'oprend ce sujet-là.
16:07Et donc c'est un service à part entière
16:08qui relève de la direction générale de l'administration.
16:11Policiers, gendarmes, je suppose, forces spéciales aussi,
16:13on pense aux raids, à la gendarmerie,
16:15peut-être des militaires aussi ?
16:16Alors il y a des policiers et des gendarmes
16:19dans nos ambassades.
16:20Et pour certains postes où les ambassadeurs
16:22sont soumis à des menaces graves,
16:24nous avons des spécialistes du raid ou du GIGN
16:27qui sont présents pour assurer la protection personnelle
16:30donc de nos ambassadeurs
16:31ou de certains de nos consuls généraux
16:32dans des endroits extrêmement dangereux.
16:34Alors vous parlez de 170 pays,
16:36on sait qu'il y a des pays qui sont plus ou moins dangereux.
16:39Il y a peut-être des nouveaux pays aussi
16:40qui peuvent rentrer dans une catégorie.
16:42Vous avez une typologie ?
16:43Peut-être le terme dangereux, ce n'est pas le mot ?
16:45Alors il y a toutes sortes de menaces
16:47auxquelles on doit faire face.
16:49Et cette menace, elle évolue dans le temps.
16:51Je crois que si vous suivez l'actualité géopolitique,
16:53vous voyez bien que nous sommes dans un monde très instable.
16:55Donc le rôle de ma direction, c'est de toujours donner
16:59la sécurité optimale par rapport à l'analyse
17:01de la menace que nous faisons.
17:02Il y a des pays qui jusqu'à récemment étaient extrêmement calmes,
17:05qui se sont retrouvés sous les bombardements
17:07du jour au lendemain, je pense aux pays du Golfe.
17:09Et puis d'autres pays qui étaient extrêmement compliqués
17:13où la situation géopolitique a pu évoluer favorablement.
17:16Donc en fait, on s'adapte en permanence.
17:18Et l'objectif, c'est d'assurer cette sécurité
17:21quel que soit le contexte,
17:22en évitant évidemment un gaspillage de ressources.
17:24Vous parlez des pays du Golfe, je vais parler de l'Iran.
17:27Est-ce qu'aujourd'hui, il y a des Français
17:28qui sont à l'ambassade de France à Téhéran ?
17:32Et est-ce qu'ils sont en sécurité aujourd'hui ?
17:34Alors c'est un peu la spécificité de notre diplomatie.
17:37C'est d'être déjà aux avant-postes,
17:38d'avoir un réseau universel, donc partout dans le monde.
17:40Et je dirais d'aller le plus loin possible
17:43quand la situation se dégrade
17:45pour porter assistance à nos ressortissants
17:47et permettre à nos diplomates de continuer à travailler,
17:50y compris dans des situations dégradées.
17:51Tout ça pour dire qu'il est assez rare
17:54que nous quittions définitivement un pays
17:56pendant un conflit.
17:57L'objectif, c'est plutôt de réduire un peu notre présence
17:59pour réduire le risque.
18:01Mais pendant tout le conflit au Proche et Moyen-Orient,
18:03y compris à Téhéran, nous avons eu des diplomates.
18:06L'ambassadeur est resté jusqu'au bout.
18:08Et notre rôle, ça a été de le protéger
18:10ainsi que l'ensemble des équipes
18:11tout au long du conflit.
18:13Et il y a encore.
18:13Et il y a encore, évidemment.
18:16Un pays, par contre,
18:17où vous avez définitivement quitté,
18:18c'est l'Afghanistan en 2021,
18:19avec la fameuse fuite de Kaboul.
18:22Alors, il n'y a plus de diplomates en poste
18:25actuellement à Kaboul,
18:27même si nous avons encore notre emprise
18:29qui nous appartient.
18:31Mais c'est des décisions très difficiles
18:33de quitter un pays
18:34parce qu'on n'a plus de relations directes
18:38avec les autorités de ce pays-là.
18:40Et puis, il y a tout un protocole aussi
18:41de sortie d'une ambassade.
18:42Lorsque l'on quitte une ambassade,
18:44on ne peut évidemment pas laisser derrière nous
18:45des documents, des éléments sensibles.
18:48Donc, il y a toute une procédure.
18:49C'est extrêmement lourd.
18:50Et si, d'aventure, on doit revenir,
18:52il faut tout remettre en état de marche.
18:53Donc, ce sont des décisions
18:54qui sont très, très lourdes à prendre
18:56mais qui ont été prises, évidemment,
18:57pour l'Afghanistan.
18:59En 2021, par rapport à l'épisode de l'Afghanistan,
19:02c'était sous l'égide de l'OTAN aussi.
19:04Et il y avait une menace réelle
19:06pour les diplomates à cette époque-là ?
19:07En tout cas, mes prédécesseurs ont considéré.
19:10Et puis, c'est des décisions
19:10qui sont remontées à des niveaux bien plus élevés encore
19:13qu'il fallait effectivement évacuer.
19:15Ça s'est fait dans des conditions d'urgence
19:17et en veillant à mettre en sécurité
19:19un maximum de nos ressortissants.
19:21Et nous avons évacué d'autres ressortissants,
19:23d'autres pays également,
19:24dans des conditions qui ont été très médiatisées
19:27mais qui témoignent du courage, je pense,
19:28des diplomates français à travers le monde,
19:30y compris dans des contextes très compliqués.
19:32Il y en a aujourd'hui plusieurs milliers
19:34qui travaillent dans des pays,
19:36objectivement, ils sont soumis à une vraie menace.
19:38Mais ce que je voulais dire, c'est que ça ne dépend pas forcément
19:40de votre décision, de la décision du ministère des Affaires étrangères.
19:43Ça peut aussi venir dans le cadre de la coalition de l'OTAN,
19:46d'au-dessus.
19:47La décision de quitter un pays,
19:49de fermer une ambassade relève du ministère des Affaires étrangères,
19:52elle est validée évidemment au plus haut niveau chez nous
19:54par le président de la République.
19:56Un dernier mot, c'est sur les nouvelles menaces.
19:58Qu'est-ce que vous craignez aujourd'hui au niveau de nouvelles menaces ?
20:01On peut penser aux drones notamment,
20:04à l'informationnel aussi ?
20:05Alors, il y a deux nouvelles menaces,
20:08même si elles ne sont pas tout à fait nouvelles,
20:10ça fait quelques années déjà.
20:11C'est la question des drones, évidemment,
20:13qui franchissent très facilement tous les systèmes
20:15que l'on avait envisagés jusqu'ici,
20:18avec des enceintes très hautes,
20:19des espaces blindés, du concertina, etc.
20:22Et puis, il y a la question de la menace cyber
20:24et de la lutte contre ces tentatives d'introduction
20:30dans nos systèmes informatiques,
20:31dont je suis également responsable
20:33en tant que responsable de la sécurité informatique du ministère.
20:38Et donc, nous sensibilisons énormément aussi
20:40nos agents à ces enjeux-là
20:41et nous développons aussi des systèmes
20:44pour se parer ces menaces-là.
20:46Donc, elles sont très différentes dans leur nature,
20:48mais ce sont vraiment les deux sujets
20:49qui nous préoccupent actuellement.
20:51Écoutez, merci beaucoup, Frédéric Camilleri,
20:54d'être passée sur le plateau de Bsmart4Change.
20:56Et je le rappelle, vous êtes la directrice
20:58de la sécurité diplomatique
21:00et vous assurez en fait la sécurité
21:02des 14 000 agents de la diplomatie française
21:04partout dans le monde.
21:13Bienvenue sur Bsmart4Change
21:16au salon Eurosatory,
21:18accueilli par Ametra Group,
21:20spécialiste de l'ingénierie industrielle
21:22dans le secteur de la défense,
21:24puisque oui, Eurosatory,
21:25c'est le salon dédié aux acteurs
21:28de l'industrie de la défense.
21:29Et avec nous, l'un des fleurons français
21:31de l'industrie aéro-terrestre,
21:34KNDS avec Carole Prouez.
21:36Bonjour.
21:36Bonjour.
21:37Alors, vous êtes directrice
21:38Human Capital Engagement.
21:40En résumé, c'est quoi votre boulot au quotidien ?
21:43C'est d'être DRH,
21:44de m'occuper également de la communication
21:46et tout ce qui est sûreté, sécurité, santé et environnement.
21:51Et il y a du boulot chez KNDS
21:52parce que vous êtes fabricant de blindés,
21:54et notamment, alors blindés,
21:55mais aussi Canon César,
21:58comme je le disais,
21:58floron de l'industrie française.
22:00Oui, tout à fait.
22:01Et avec beaucoup d'activités
22:03ces derniers temps,
22:04ces dernières années,
22:05notamment Canon César,
22:07rendu célèbre.
22:08Alors, il était déjà célèbre auparavant,
22:09mais d'autant plus avec le conflit ukrainien.
22:11Tout à fait.
22:12Alors, nous avons toute une gamme
22:15assez large, effectivement,
22:17de produits,
22:18aussi bien des canons,
22:20comme vous parlez,
22:20le canon César,
22:21mais également des chars
22:24et puis des munitions.
22:25Voilà.
22:26Et avec le conflit en Ukraine,
22:28nous faisons face à un ramp-up très important.
22:332014-2024,
22:34c'est les années du programme Scorpion,
22:36le lancement 2014-2024,
22:38première livraison.
22:40Vous êtes au cœur de ce programme Scorpion
22:41avec différents appareils.
22:44On parle du griffon, notamment.
22:45Ça, c'est des choses qui sont d'actualité
22:47puisque, certes,
22:49ça s'est terminé avec les premières livraisons,
22:50mais là, maintenant,
22:51il faut livrer.
22:53Exactement.
22:53Il faut livrer
22:54et on est très fiers
22:55de la montée en cadence
22:56qu'on a pu faire
22:57sur nos différentes usines
22:58pour pouvoir faire face,
22:59justement,
23:00à la demande croissante
23:01et non seulement
23:02avec le programme Scorpion,
23:04mais également
23:04avec les demandes
23:05sur le César.
23:07et sur d'autres produits
23:09de notre gamme, oui.
23:11Armées de terre françaises,
23:12mais aussi des armées étrangères ?
23:14Ah, ben, évidemment.
23:15L'Allemagne, bien évidemment,
23:16puisque c'est un groupe franco-allemand.
23:18C'est un groupe franco-allemand.
23:18Nous sommes un groupe franco-allemand.
23:20Donc, nous servons...
23:23Aujourd'hui, nous sommes un groupe.
23:24Donc, on ne peut pas parler que de KNDS
23:25et de l'armée française,
23:27mais vraiment de notre groupe
23:28avec tout ce que nous pouvons faire
23:31à l'international.
23:32Donc, bien évidemment,
23:33en dehors de la France,
23:34donc dans de très nombreux pays,
23:36essentiellement en Europe,
23:37mais pas uniquement en Europe,
23:39bien évidemment.
23:40Nous travaillons avec nos alliés.
23:42Avec les alliés,
23:43coalition de l'OTAN,
23:44mais hors aussi OTAN.
23:46Quand on parle du conflit ukrainien,
23:48on parle du canon César,
23:49comme je le disais au début.
23:52C'est des livraisons directes,
23:53c'est des canons
23:55qui sont déjà utilisés
23:56par l'armée française,
23:57qui sont envoyés
23:58sur le théâtre d'opération.
23:59Comment ça se passe ?
24:00Alors là, je ne vais pas commenter
24:01ce genre de choses.
24:02Je ne suis pas la personne
24:04la plus à même
24:07de répondre à cette question.
24:08Et puis, ça reste des sujets
24:09qui sont quand même confidentiels.
24:11Donc, je n'irai pas
24:12dans cette direction-là.
24:14Est-ce que le canon César
24:15a été adapté par rapport
24:17aux leçons qui sont tirées
24:19du conflit ukrainien ?
24:20Peut-être aussi là,
24:21dans l'immédiat,
24:22du conflit du Moyen-Orient ?
24:23Tout à fait.
24:24Il y a différentes versions
24:24du canon César.
24:25Oui, bien sûr.
24:26Il y a des évolutions en permanence.
24:28Mais il est combat-prouven.
24:30Donc, ça fait partie
24:31de nos produits
24:34qui sont en combat-prouven.
24:35Donc, au fur et à mesure,
24:36c'est amélioré
24:37et il y a différentes versions.
24:39Et je ne dirai pas
24:40le nombre de versions.
24:41Bien évidemment.
24:42C'est des sujets classés.
24:44Alors, par contre,
24:45en revanche,
24:45ce dont vous pouvez me parler,
24:46et peut-être qu'il y a
24:47des chiffres à donner
24:47sur ce point-là,
24:49c'est sur les besoins
24:49de recrutement.
24:50Parce que vous parlez
24:51depuis le début
24:51de cet entretien
24:52de monter en cadence.
24:54Qui dit monter en cadence
24:55dit forcément des besoins
24:57de recrutement.
24:58Alors, quels sont-ils
24:59chez KNDS aujourd'hui ?
25:00Alors, très nombreux.
25:01On a des besoins
25:02de recrutement
25:02aussi bien en France
25:04qu'en Allemagne,
25:05en Belgique,
25:06en Italie,
25:07au UK.
25:08Donc, surtout,
25:09dans tous nos pays
25:10sur lesquels nous sommes présents,
25:12nous avons de très nombreux
25:13besoins de recrutement.
25:14On a environ
25:14un peu plus
25:15de 2 000 recrutements.
25:18Donc, aussi bien
25:19sur des métiers
25:21de la production,
25:22aux méthodes,
25:23des soudeurs,
25:25également des monteurs,
25:26mais également
25:27des programmes managers,
25:28et puis sur toutes
25:29les fonctions support.
25:31À l'ingénierie,
25:32nous avons besoin
25:32d'ingénieurs.
25:34En France,
25:34il y a environ,
25:35le bureau d'études
25:36regroupe environ 900,
25:38un peu moins
25:39de 900 personnes.
25:40Donc, nous sommes
25:41une entreprise
25:42d'ingénieurs.
25:43Donc, nous avons
25:44de très, très, très
25:45nombreux besoins
25:46de recrutement.
25:47Nous avons une page
25:49globale,
25:50donc notre page carrière
25:52dans laquelle
25:52on peut trouver
25:53l'ensemble
25:54de nos postes,
25:56aussi bien en France
25:57qu'en Allemagne
25:58ou ailleurs.
25:59Parce que nous avons
26:00la capacité
26:01de pouvoir offrir
26:01des carrières internationales
26:03pour certains postes.
26:05Quelle stratégie
26:06vous avez mise en place
26:07pour justement
26:08attirer
26:10sur tous ces postes
26:11sur lesquels
26:12vous recrutez ?
26:12Alors,
26:13c'est très varié.
26:15Bien évidemment,
26:16on poste sur LinkedIn
26:17mais on fait aussi
26:18des after-work,
26:19on fait des salons,
26:21on travaille
26:22avec France Travail
26:23qui est un fort soutien
26:25pour l'industrie
26:26de la défense.
26:28On est présent
26:30dans différentes foires.
26:31Nous sommes aujourd'hui
26:32sur le tent du J4
26:34et puis également,
26:35on a mis en place
26:36un corner RH
26:36pour la première fois
26:38sur notre stand
26:39à Eurosatory
26:40dans lesquels
26:41on vient parler
26:42de nos parcours
26:43de carrière,
26:44de ce que l'on peut faire
26:46chez KNDS
26:47quel que soit
26:48en fait son poste
26:50et son rôle.
26:51Donc,
26:51on a une politique
26:54assez dynamique
26:55et puis également,
26:56vous pouvez regarder
26:56sur les réseaux sociaux,
26:57c'est-à-dire que
26:58sur Insta,
27:00on est présent.
27:01Alors là,
27:01c'est plus notre marque
27:02employeur
27:03mais on communique
27:04pas mal
27:05pour donner envie
27:06et faire connaître
27:07KNDS
27:09parce que ce n'était
27:09pas une marque
27:10qui était forcément
27:12connue.
27:12Les produits,
27:13oui,
27:13mais KNDS,
27:14moins.
27:16Des manières innovantes
27:17quand même.
27:18On essaie d'être innovants.
27:19Oui,
27:20vous savez,
27:20nous avons une industrie
27:21qui nécessite
27:22d'être innovants
27:23donc il faut aussi
27:23être innovants
27:24dans la manière
27:25dont on attire
27:26et on retient
27:26nos candidats.
27:27Bien évidemment.
27:28Merci beaucoup,
27:29Carole Preuse,
27:29d'être passée
27:29sur le plateau
27:30de Vsmart for Change.
27:31Merci à vous.
27:32Je rappelle que vous êtes
27:33directrice Human Capital Engagement
27:35chez KNDS,
27:36groupe franco-allemand
27:38qui fabrique notamment
27:39les blindés
27:40ou encore le canon César.
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