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  • il y a 22 heures
Jeudi 18 juin 2026, retrouvez Florent Ogès (Co-fondateur, LYSK) dans ÉMISSIONS SPÉCIALES.

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Transcription
00:00...
00:09Bienvenue sur BeSmart4Change au salon Eurosatory,
00:12salon dédié à l'industrie de la défense.
00:16Et forcément, quand on parle de défense, on parle de start-up.
00:18Eh oui, il y a l'émergence de la DevTech
00:21et nous sommes avec un de ses acteurs de la DevTech.
00:23Il s'agit de Florent Augès. Bonjour.
00:25Bonjour.
00:26Vous êtes CEO de Lisk.
00:28Lisk est une start-up qui a été créée en 2025 relativement jeune alors du coup.
00:32C'est ça, cofondateur de Lisk, cofondateur avec deux associés,
00:35un allemand, Henri, et un polonais, Marek,
00:38qui viennent tous les deux de Claude Flair.
00:40Et donc moi, je suis un ancien officier d'antenne GIGN, Florent.
00:43Et donc nous avons créé ensemble Lisk pour répondre à un constat
00:49que j'avais vécu moi-même sur le terrain.
00:50C'est le fait que la voix sur le terrain est hyper importante.
00:54Les comptes en radio sont hyper importants, mais complètement sous-exploités.
00:58Donc c'est à ce problème qu'on répond aujourd'hui.
01:00Voilà.
01:00Donc vous vous spécialisez dans des systèmes de communication, d'information.
01:04Les logiciels aussi, c'est ça ?
01:05Uniquement du logiciel, en fait.
01:07Uniquement du logiciel ?
01:07C'est ça.
01:08Ce qu'on fait, c'est qu'on récupère toutes les communications radio dans notre logiciel.
01:13On les retranscrit en utilisant de l'IA.
01:16Et ensuite, on peut les analyser pour envoyer des informations intéressantes au centre opérationnel.
01:20Ce qu'il faut bien comprendre, c'est qu'aujourd'hui, les soldats en centre opérationnel utilisent en fait leur
01:26papier et leur crayon
01:27ou alors un fichier Excel pour noter toutes les informations importantes qui sont notées ensuite dans une main courante.
01:32Et donc quand on ne dort pas depuis plusieurs jours ou alors quand il y a énormément de bruit ambiant,
01:35on rate beaucoup d'informations.
01:37Et donc nous, on est là pour tout automatiser et permettre de réduire largement la charge cognitive des soldats qui
01:44sont chargés de faire ce travail.
01:45Moi, quand j'étais au GIGN, sur une opération complexe, j'écoutais parfois jusqu'à trois canaux radio en même
01:52temps.
01:53Et puis je devais gérer en même temps le maire, le chef des pompiers, etc.
01:56Et donc quand ensuite il faut prendre une décision en une demi-seconde et qu'on n'a pas été
01:59capable d'écouter ce qui s'est dit, c'est hyper problématique.
02:03Et donc je m'étais dit à l'époque déjà que si on avait pu avoir un logiciel qui écoute
02:07ces communications radio et me donne des synthèses au fur et à mesure,
02:10j'aurais été beaucoup plus efficace.
02:11Et donc c'est là-dessus qu'on bosse en ce moment.
02:12C'est concrètement, ça fait ça, c'est-à-dire si on reprend votre exemple entre le maire, les pompiers
02:16et puis vos coéquipiers du GIGN,
02:20ça permet en fait d'avoir un message et un seul message qui vous retranscrit toutes les informations que peuvent
02:26émettre l'ensemble de ces acteurs.
02:28C'est ça, on veut capter toutes les données du terrain.
02:31Donc aujourd'hui, on commence par la radio, mais demain, on va rajouter tout ce qui est messagerie instantanée, mail,
02:35etc.
02:36On capte tout et ensuite, on l'analyse par IA.
02:39Et toute la difficulté de ce qu'on fait, en fait, c'est qu'on travaille dans des endroits où
02:44il n'y a pas de connectivité.
02:45On travaille dans des centres opérationnels.
02:47Et donc il faut qu'on fasse fonctionner cet IA sans Internet.
02:53Et donc c'est beaucoup plus compliqué.
02:55C'est pour ça que notre CTO vient de chez Clubfair et spécialise des infrastructures réseau et de la cybersécurité.
03:01Alors vous passez par quel type de réseau du coup ? Directement par le satellite ?
03:05Non, non, du tout. Au contraire, il faut...
03:07Comme les communications, c'est hyper sécurisé et donc il faut que tout se fasse en local.
03:12On a fait une expérimentation avec la gendarmerie où tout fonctionnait sur notre ordinateur et rien sortait de l'ordinateur.
03:18Ce qu'on a fait lors de l'exercice Orion, c'est qu'on travaillait sur le serveur interne des
03:23armées.
03:25Donc avec un ordinateur qui n'avait aucune capacité de IA en interne.
03:29Juste pour nos téléspectateurs, Orion 26 qui était l'exercice interarmé qui s'est déroulé du mois de janvier sur
03:36tout ce premier semestre 2026.
03:38C'est ça. Donc nous, on n'a pas fait tout Orion. On a fait une phase d'Orion.
03:41Il faut bien comprendre qu'on a fait nos premières embauches en janvier.
03:45Donc en 4 mois, on est passé de rien du tout à un produit qui a été déployé sur le
03:51terrain, qui est TRL 7 à peu près.
03:55Qu'on a pu tester sur Orion.
03:56Alors justement, vous avez été créé en 2025 et vous êtes capable un an plus tard, disons, de tester un
04:02produit.
04:03Comment ça s'est passé justement le développement en un an ?
04:06On a eu toute une phase déjà où il a fallu récupérer des fonds.
04:10Donc on a des investisseurs européens, majoritairement Project A, mais on a aussi des investisseurs français, des investisseurs polonais.
04:18Et ensuite, il a fallu, à partir d'une idée qui est nouvelle, on n'a personne d'autre qui
04:22fait ce qu'on fait.
04:23Il a fallu trouver des personnes intéressées.
04:25Donc la gendarmerie a été intéressée pour faire une expérimentation, puis l'armée de terre.
04:29Et donc dès qu'on a su que l'attraction était là, on a pu embaucher en janvier.
04:35Donc ça a été ensuite une course contre la monde pour faire quelque chose qui fonctionne en si peu de
04:39temps.
04:39Quand on est ancien membre du GIGN, je suppose que ça facilite l'échange justement avec les opérationnels.
04:46Et puis, disons, transformer l'essai derrière, développer un produit, mais il y a un produit qui va être utilisé
04:50ensuite.
04:51Je pense que ce qui est surtout utile, c'est qu'on sait ce qui est utile sur le terrain.
04:57Et c'est vrai qu'au GIGN, la communication est vraiment problématique.
05:02La surcharge cognitive, c'est quelque chose que tous les officiers connaissent.
05:05Et donc de résoudre ce problème, pour moi, c'était vraiment important.
05:09Et donc quand on a ça en tête et qu'on est vraiment focalisé sur le développement d'un produit
05:13qui fonctionne,
05:15on peut faire des miracles en 4 mois.
05:16Donc produit testé, quelle est la suite du coup dans les mois qui viennent ?
05:21L'idée, c'est de continuer à améliorer notre produit.
05:24On en est au tout début.
05:26Améliorer la qualité des retranscriptions, parce que pour l'instant, on l'a fait nous-mêmes.
05:30Mais si on nous donne accès à plus de données, la qualité de la retranscription sera meilleure.
05:33Et ensuite, récupérer, comme je vous l'ai dit, messagerie instantanée, e-mail.
05:36On développe un prototype aussi pour les Ukrainiens.
05:39Qui fait le même genre de travail.
05:42Le but, c'est vraiment d'enlever tout le travail presque administratif des officiers en centre opérationnel.
05:46Pour qu'ils se focalisent uniquement sur leur vrai boulot, qui est de réfléchir à l'action.
05:51Vous êtes en contact aujourd'hui avec les Ukrainiens ?
05:53Oui, bien sûr.
05:54On développe quelque chose pour eux.
05:55D'accord.
05:56Et prochainement, peut-être y aller ?
05:57Déployer, peut-être pour tester sur le théâtre d'opération ?
06:00On y est allé plusieurs fois.
06:02On était à 30 kilomètres du front en février dernier, dans un centre opérationnel, pour
06:07savoir comment déployer notre logiciel là-bas et de quoi ils ont besoin, si les besoins
06:12en Ukraine sont les mêmes que les besoins dans l'Europe de l'Ouest.
06:15Et donc, oui, ils ont les mêmes besoins, ils ont les mêmes problèmes.
06:18Et donc, on est bien décidé à les aider.
06:20Donc, un logiciel qui prend en compte aussi la langue, et qui peut être traductible
06:25dans toutes les langues.
06:26Sans problème.
06:27Là, on fait une démonstration, on peut retranscrire le français, l'allemand, l'anglais,
06:31le polonais.
06:32Et ce n'est pas parce qu'on retranscrit cette langue que le compte-rendu se fait dans
06:35la même langue.
06:36Donc, pour des exercices OTAN, par exemple, on peut retranscrire du français et faire
06:39une main courante en anglais sans problème.
06:41Surtout, c'est une opération de la coalition au sein de l'OTAN.
06:43Il y a beaucoup de langues et beaucoup de nations qui sont engagées au sein de la coalition.
06:47C'est clair.
06:48Merci beaucoup, Florent Augès, d'être passé sur le plateau de Bsmart4Change.
06:52Je vous remercie.
06:53Merci à vous.
06:53Et puis, voilà ce plateau qui est installé sur le stand d'Ametra, Ametra Group, spécialiste
06:58de l'ingénierie industrielle, notamment engagée dans la défense et membre du J4.
07:03Une émission que vous pouvez revoir, bien évidemment, en replay sur le site internet
07:06bsmart.fr.
07:08Merci.
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