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  • il y a 4 mois
Ce mercredi 17 juin, les risques liés à la "smicardisation", la nécessité de supprimer l'âge pivot pour la retraite, ainsi que la hausse de 50% enregistrée par SpaceX en seulement trois séances boursières, ont été abordés par Jean-Pierre Petit, président des Cahiers Verts de l'Économie, Olivier Lluansi, professeur au CNAM et auteur de "Réindustrialiser, le défi d’une génération", et Gilbert Cette, professeur d’économie à Neoma Business School, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Allez, il est 10h pile, vous êtes toujours en directeur BFM Business pour les experts avec aujourd'hui autour de
00:04la table Olivier Luanzi, professeur au CNAM, auteur de Réindustrialiser le défi d'une génération, Jean-Pierre Petit, président des
00:11cahiers verts de l'économie et Gilles Berset, professeur d'économie à Neoma Business School et auteur de Sauver la
00:17démocratie sociale avec Guy Groux et Richard Robert aux éditions Calman, Lévy.
00:22Si on parlait faible productivité juste avant la coupure pub, on va passer à un thème qui est peut-être
00:31une des explications de cette faible productivité qu'on n'explique pas toujours bien, c'est la spicardisation de la
00:36société.
00:36C'est un grand sujet d'économie, ce sera l'un des sujets de la présidentielle évidemment, c'est ce
00:42tassement des salaires vers le salaire minimum.
00:49Bozio et Vassemer ont, Antoine Bozio, et j'oublie toujours le prénom de monsieur Vassemer, Antoine Bozio et monsieur Vassemer,
00:57vous n'avez plus non plus,
00:58on vient de publier une nouvelle note au Conseil d'analyse économique sur les allègements de charges, sur les problèmes
01:09au niveau du SMIC.
01:1274 milliards, je rappelle ce chiffre totalement dingue, 74 milliards d'allègements de charges aujourd'hui pour faire que le
01:21SMIC soit gérable.
01:25Est-ce que c'est l'une des explications, la SMICADisation du cycle de la société, pardon Gilles Berset ?
01:30Est-ce que ça peut être une des explications de cette faible productivité ?
01:33Ça a sans doute contribué à la chose, ainsi que l'augmentation d'ailleurs générale du taux d'emploi, parce
01:37que l'augmentation du taux d'emploi en France, qui a été très forte sur les dernières années,
01:41c'est une augmentation du taux d'emploi des jeunes, des peu qualifiés et des seniors, des populations dont la
01:47productivité moyenne peut être plus basse que celle des autres personnes.
01:52Alors ça c'est un premier point.
01:53Deuxième point, quand on a, il faut revenir un petit peu sur les allègements de charges qu'on a créés
01:58en 1993.
01:59On a créé les allègements de charges, pourquoi ? Parce qu'on a un salaire minimum assez élevé en France.
02:04Et donc pour éviter que ce salaire minimum assez élevé mette sur le côté de la route, en dehors de
02:10l'emploi, une population très importante,
02:13et bride notre compétitivité sur certains produits qui font appel à une main d'oeuvre peu qualifiée,
02:19et bien on a créé les allègements de charges qui sont amplifiés.
02:21– Et ça a très bien marché, à l'époque c'était effectivement pour favoriser l'emploi de qualité.
02:25– Et ça a marché, alors on a fait faire beaucoup de choses, les allègements de charges,
02:28certains veulent faire encore plus de choses.
02:31Mais néanmoins la première réflexion qu'on doit avoir, c'est le niveau du SMIC.
02:36D'abord, est-ce que le niveau du SMIC n'est pas trop élevé par rapport au niveau du salaire
02:42minimum d'autres…
02:44– Au niveau du salaire médian vous voulez dire ?
02:45– D'autres pays, non non non, le niveau absolu, pour se comparer à d'autres pays.
02:49– Vous dites que le SMIC est trop haut ?
02:50– Alors par ailleurs…
02:51– Pas très politiquement correct, vous voulez baisser le SMIC Gilles Berset ?
02:54– Attendez, moi je dis que le SMIC, on pourrait peut-être le concevoir différemment,
02:58et quand je présidais le groupe d'experts sur le SMIC pendant près de huit ans,
03:03ce que préconisait cette commission était de laisser peut-être la chose davantage aux mains des partenaires sociaux,
03:11et d'avoir des processus de revalorisation, une mécanique de revalorisation,
03:15qui soit moins contraignante que ce qu'elle est en France, il n'y a aucun pays dans lequel elle
03:20est aussi contraignante.
03:22Alors ça c'est une première chose, puis une deuxième chose, comme on veut améliorer le pouvoir d'achat des
03:27gens qui sont au SMIC,
03:29d'une part, et deuxièmement réduire le coût du travail des gens au SMIC d'autre part,
03:33on empile des dispositifs, je dirais allègements de charges d'une part,
03:38et puis des prestations, primes d'actifs, etc., qui sont dégressives avec le niveau du salaire,
03:43et ça aboutit à des choses insensées, insensées.
03:47– Deux chiffres du rapport Basio, du nouveau, de la nouvelle note de Bosio et Vassemer,
03:51au niveau du SMIC, le revenu disponible représente désormais, je pensais que c'était moins que ça,
03:5671,9% du revenu médian, vous êtes au SMIC, le revenu médian des Français,
04:00donc 50% au-dessus, 50% en dessous, c'est quasiment les trois quarts,
04:05il n'y a plus qu'un quart d'écart entre le revenu médian et le salaire minimum,
04:11c'est l'un des ratios les plus élevés de l'OCDE,
04:13et dans le même temps, le coût salarial au SMIC ne représente que 44,2% du salaire médian,
04:20ce qui est un des niveaux les plus faibles de l'OCDE.
04:23– Mais quand vous parlez de revenus, c'est revenus, y compris prestations.
04:27– Je veux dire, un salarié à temps plein, un salarié célibataire à temps plein au SMIC
04:34bénéficie de plus de 230 euros par mois de primes d'activité, par exemple.
04:38– Par exemple, vous voyez, c'est des choses qu'il faut dire.
04:40– Le revenu de ces personnes-là ne s'arrête pas au SMIC.
04:45Et ces choses-là, ces éléments-là, ces prestations, sont très fortement dégressives.
04:50– Ils viennent d'être valorisées.
04:51– Et en pilant des dispositifs dégressifs,
04:55sur le coût du travail et sur le revenu des personnes au SMIC,
04:59on aboutit au fait que quand on augmente le revenu net d'une personne au SMIC
05:05d'environ 100 euros par mois,
05:07on augmente le coût du travail pour l'employeur de près de 500 euros par mois.
05:12– Ce qu'il rappelle l'année.
05:13– Vous voyez, la disproportion est absolument…
05:15Donc le salarié au SMIC, lui, il voit les 100 euros,
05:19c'est ce qu'il y a en plus dans sa poche,
05:21mais l'employeur, lui, il voit les 500 euros.
05:23C'est ce qui sort de sa poche.
05:24Et donc ça amène du côté de l'employeur des réticences à augmenter,
05:29et puis ça amène du côté du salarié des réticences à faire des efforts
05:33pour se former, pour monter au-dessus du SMIC,
05:35puisque son effort est peu payant et lui rapporte de plus.
05:38– Et qu'est-ce qu'on fait alors ?
05:38C'est le problème de la pente des aides qui est souligné dans ce rapport.
05:41Qu'est-ce qu'on fait, Gilles Berset ?
05:42– Deux choses, il faut réfléchir structurellement,
05:46il faut repenser structurellement le SMIC,
05:49les bas revenus, et le SMIC de façon à ce que ce soit moins des incitatifs.
05:53Et le SMIC, très franchement, il faut le mettre davantage
05:56entre les mains des partenaires sociaux.
05:58Ça, c'est une première chose.
05:59– Donc ça veut dire qu'il faut qu'il arrête d'être indexé sur l'inflation,
06:02qu'il arrête d'augmenter automatiquement une à deux fois par an ?
06:04– Quand je dis le mettre en preuve des partenaires sociaux,
06:06ça veut dire que les partenaires sociaux peuvent être responsabilisés là-dessus.
06:10Par ailleurs, on peut peut-être faire des économies d'allègement de charges,
06:16accordées aux employeurs, pour la raison suivante.
06:18On a déployé en France un bouclier tarifaire d'un coût inouï pour les finances publiques.
06:24Ça nous a permis d'avoir une inflation plus basse.
06:27Pendant des années, on a eu une inflation plus basse que l'Allemagne.
06:30– Ce qui renforce la compétitivité aussi.
06:32– Il y a eu des gains de coût salarial unitaire par rapport à l'Allemagne
06:33de plus de 15% depuis la fin de l'année 2019.
06:38Vous m'entendez bien, 15%.
06:40Quelque chose de gigantesque.
06:42– C'est excellent.
06:43– Et ces gains de coût salarial unitaire ont été obtenus en partie
06:46grâce au déploiement de dispositifs très chers pour les finances publiques.
06:49– Ça veut dire qu'on est plus compétitifs, mais que ça a coûté très cher.
06:53– L'État peut dire, écoutez, j'ai mis de l'argent sur la table,
06:55ça vous a rendu plus compétitif par le bouclier tarifaire.
06:59– C'est un peu la méthode chine.
07:00– Donc finalement, on l'a sponsorisé, mais indirectement.
07:03– Et donc je récupère un peu quand même, j'ai un petit retour sur investissement
07:06via une réduction des allégements de charges,
07:08et les 2 milliards évoqués sont faibles.
07:10– Donc pour vous, c'était une bonne décision ?
07:12– C'était une bonne décision.
07:13– Parce que les chefs d'entreprise sont vends debout.
07:15– Bah oui, évidemment, quand on vous retire quelque chose,
07:17vous êtes vends debout.
07:19Mais on pourrait même, je crois, lui-même, un petit peu plus loin.
07:23– Bon, on va voir, ça peut être sujet à débat.
07:25Dans l'industrie, vous êtes un grand spécialiste de l'industrie,
07:27Olivier Lonsi, les salaires sont
07:29plus élevés que dans
07:31les services. Et souvent,
07:34les chefs d'entreprise, les capitaines d'industrie
07:36réclament, eux, des allégements
07:38de salaire, des allégements de charges
07:40sur les salaires plus élevés aussi
07:41pour ce gain, les mêmes gains de compétitivité.
07:44Est-ce que c'est votre avis ?
07:45– Ah oui, tout à fait. Enfin, je veux dire,
07:47il faut savoir ce qu'on veut, encore une fois.
07:49Là, on fait un jeu à somme nulle.
07:50Là, le rapport dit bien, je reste à iso-budget,
07:55donc je m'occupe juste de la répartition des charges
07:57entre les différents segments salariaux.
08:00On comble un petit peu, l'idée, c'est de combler un tout petit peu
08:02cette aberration sur le SMIC et on le déplace
08:05un tout petit peu au-dessus.
08:06Sauf qu'encore une fois, quand vous voulez aller chercher
08:08ces gains de productivité,
08:10digitaliser votre outil productif,
08:11refaire monter des lignes,
08:13vous êtes dans des salaires,
08:15dans des gammes de salaires,
08:16qui ne sont pas du tout touchés par ces allégements
08:18et qui, au contraire, les payent.
08:19Donc, il faut savoir ce qu'on veut, encore une fois.
08:21C'est peut-être le lien qu'on peut faire
08:24avec l'absence de productivité
08:26ou la plus faible productivité.
08:28Encore, ce lien n'est pas totalement établi,
08:30il est plus intuitif que documenté,
08:31mais oui, on a un sujet.
08:33Et puis, encore une fois, je vais revenir,
08:35on joue à somme nulle.
08:38Si on avait un projet collectif
08:40de créer plus de valeurs ajoutées,
08:41plus de richesses à côté de ça,
08:43moi, je veux bien, à la rigueur, qu'on discute
08:45comment on déplace le curseur
08:46entre le suivi et 1,5 millions de déficits.
08:51Et puis, si on se posait véritablement la question,
08:52on l'a évoqué,
08:54de la soutenabilité de notre trajectoire budgétaire publique,
08:57c'est-à-dire, est-ce qu'on peut continuer ?
08:59Dans ces cas-là, oui.
09:00Mais là, on fait du paramétrique,
09:01je suis désolé de le dire.
09:03Où est le projet de création de richesses ?
09:04Où est le projet collectif
09:06de serrer un peu les boulons ?
09:08Parce qu'on sait tous qu'on ne pourra pas tenir.
09:10Donc, c'est super sympa de s'amuser avec ça,
09:12mais encore une fois, je pense que ça ne nous met pas
09:14dans une perspective long terme.
09:16On fait du paramétrique.
09:17On fait du paramétrique.
09:18Et effectivement, on a un vrai sujet
09:20de trappe à emploi sur le SMIC,
09:22de paupérisation.
09:23J'espère que ce sujet sera un vrai sujet
09:25de débat collectif.
09:27Moi, je suis étonné.
09:29Encore une fois, il y a des chiffres qui le disent,
09:31mais il y a aussi des témoignages
09:32quand vous allez dans les villes
09:34petites et moyennes,
09:35de paupérisation de la population
09:38qui est, je dirais, dans un état différent
09:41de l'image qu'on a dans ces plateaux,
09:43de l'image qu'on en a à Paris.
09:44Et c'est un vrai sujet de cohésion sociale.
09:47Encore une fois, dans un monde,
09:48on a dit qu'il était incertain.
09:50On sort peut-être d'une crise qui est suspendue.
09:52On en aura une autre dans quelques mois
09:54ou dans quelques années.
09:55Comment voulez-vous que la nation
09:57puisse aborder ces difficultés
09:59sans un minimum de cohésion sociale ?
10:01Ce n'est pas le cas aujourd'hui
10:02avec une forme de paupérisation
10:04organisée par cette smicardisation de la société.
10:08Mais là-dessus, où sont les réponses ?
10:10Si c'est le rapport Vassmer-Bozio,
10:12je suis désolé, paramétrique.
10:14– Oui, malheureusement.
10:15Merci à nos fidèles auditeurs
10:17de me soutenir dans mes trous de mémoire.
10:21C'est Étienne Vassmer, bien sûr.
10:23Évidemment, Antoine Bozio et Étienne Vassmer.
10:25Merci, Alternance.
10:26Merci, Astof et Davidia,
10:29de ce soutien.
10:30On pourra animer l'émission ensemble.
10:31Jean-Pierre Petit, votre avis sur ce sujet
10:34des allégements de charges ?
10:35– J'ai eu un employé au SPIC,
10:37il y a une dizaine d'années,
10:38que j'ai recruté, c'était quelqu'un au support,
10:39qui n'avait pas de qualification, etc.
10:41Alors, j'ai vu effectivement tous les dispositifs
10:43dont j'ignorais totalement l'existence.
10:45Il y avait même un dispositif de l'Île-de-France,
10:47j'en savais même rien.
10:48Enfin bon, bref.
10:49Et au niveau micro,
10:50je vais juste donner ma réponse micro.
10:53– Oui, c'est intéressant.
10:53– Voilà, c'était la formation.
10:55L'effort sur la formation
10:56pour hégémonter la qualification.
10:58Voilà.
10:59Et il fallait faire un effort.
11:00Voilà, il fallait y consacrer du temps
11:02pour dire les choses clairement.
11:02– Et c'est aussi le rôle de l'entreprise.
11:04– Oui, mais c'est pas toujours...
11:05Dans les TPE, comme moi,
11:07c'est pas toujours évident.
11:08Sinon, il y a un vrai sujet de productivité
11:11et même de désindustrialisation,
11:13parce qu'en fait, notre société...
11:15Enfin, la France s'est spécialisée
11:16dans des services à relativement faible valeur ajoutée.
11:19Si je regarde hôtellerie, restauration,
11:24services à la personne, logistique,
11:27logistique, c'est pas là-dessus
11:30qu'on a les plus gros gains de valeur ajoutée.
11:32Donc, à mon avis, le truc s'auto-entretient.
11:35C'est pour ça que c'est extrêmement difficile.
11:38– Bon, vrai débat de la présidentielle.
11:42J'espère que vous y verrez,
11:43que vous y voyez plus clair grâce à l'analyse.
11:46– Ça veut dire qu'il faut faire un diagnostic
11:47réaliste et lucide de la situation.
11:50Enfin, il y a quelques candidats,
11:51je ne vais pas en citer un,
11:53qui veulent avoir un discours optimiste
11:56avec une définition d'optimiste.
11:58C'est, il ne faut pas dire que tout va mal.
12:00OK, ou il faut dire que ça va à peu près bien.
12:01Mais ce n'est pas ça l'optimisme.
12:03L'optimisme, c'est on fait un diagnostic lucide
12:05et réaliste de la situation
12:06et on trace un chemin à partir de là
12:08qui nous permet de sortir de l'ornière.
12:10– C'est l'optimisme de la volonté,
12:12le pessimisme de la raison
12:13et l'optimisme de la volonté.
12:14Il faut effectivement un cap et une stratégie.
12:16– On est complètement d'accord.
12:16Le rapport du groupe d'experts sur le SMIC
12:18est merveilleux pour ça.
12:20Année après année,
12:21il ajoute des éléments de diagnostic fantastiques.
12:24Je dirais que pour le SMIC,
12:26le problème, ce n'est pas d'être au SMIC.
12:28Le problème, c'est de ne pas en sortir.
12:30– Voilà, le problème, c'est de ne pas en sortir.
12:32Et donc, c'est là-dessus qu'il faut, évidemment,
12:34travailler et pour les entreprises
12:36et pour l'économie et pour les personnes.
12:38Et pour les personnes, bien évidemment.
12:41– Donner des perspectives, bien sûr.
12:42Allez, il faut qu'on avance.
12:43Je voulais qu'on parle des retraites aussi
12:45avec vous, Gilles Berset,
12:47supprimer l'âge légal de départ en retraite.
12:50C'est l'idée un peu innovante
12:53qui sort du côté, alors c'est assez étonnant,
12:55à la fois du RN,
12:56Jordan Mardella le propose,
12:58et Gabriel Attal du côté d'EPR.
13:01On laisse la liberté aux gens de partir.
13:04Vous voulez partir tôt,
13:05vous aurez une petite retraite.
13:07Vous voulez partir tard,
13:08eh bien vous aurez une plus grande retraite.
13:11Bonne ou mauvaise idée, Gilles Berset ?
13:12– Alors, le propos va un peu plus loin.
13:14Le propos nous dit qu'on ne prendra en compte
13:16que l'effort contributif,
13:18le nombre d'annuités,
13:18le nombre d'annuités de contributions,
13:21le reste on l'oublie.
13:22Moi je dirais que quand on regarde autour de nous,
13:24ça fait quand même du bien de temps en temps,
13:25on voit qu'il n'y a pas un seul pays avancé
13:28dans lequel il n'y ait pas de référence
13:30à l'âge pour le calcul des retraites.
13:32C'est ni de gauche ni de droite.
13:33On le voit dans tous les pays,
13:34dans l'Italie de Mélonie,
13:36dans l'Espagne de Pedro Sanchez,
13:37dans les pays nordiques, scandinaves,
13:38en Allemagne, etc.
13:39Il y a toujours une référence à l'âge
13:42concernant la retraite.
13:44– C'est donc que c'est utile ?
13:44– C'est donc que c'est utile.
13:46– Utile à quoi ?
13:46– On peut être plus malin,
13:47plus intelligent que les autres,
13:48mais en tout cas, tout le monde le fait.
13:51Pour deux raisons.
13:52Parce que la référence à l'âge
13:55introduit le fait que,
13:56si on prend en compte que le nombre d'annuités,
13:58selon qu'on ait commencé plus tôt ou plus tard,
14:01ou qu'on ait une carrière interrompue
14:03par choix personnel ou par nécessité,
14:05la durée de retraite sera plus ou moins longue.
14:08Et donc, le coût pour les finances publiques
14:11sera plus ou moins fort.
14:13Il faut le prendre en compte, bien évidemment.
14:16Et puis, la deuxième raison,
14:17c'est un problème de justice sociale
14:19qui serait le public le plus pénalisé
14:22par l'oubli de la référence à l'âge,
14:24les personnes qui ont des carrières hachées,
14:27et en particulier, des femmes.
14:29Donc, il faut être clair.
14:31On a fait Didier Blanchet et moi…
14:32– Donc il y aurait des perdants.
14:33– On a fait Didier Blanchet et moi
14:35un papier dans le monde sur cette question,
14:38en janvier, qui expliquait ça clairement.
14:40Alors néanmoins, la référence à l'âge,
14:42en France, est très rigide.
14:44Elle peut être un petit peu assouplie,
14:46avec plus de choix individuels.
14:48On peut penser, c'est des pistes tout à fait envisageables.
14:51– Assouplir, ça veut dire quoi ?
14:52– On peut, par exemple, prendre une référence,
14:55un âge de référence,
14:57avec la possibilité de partir plus tôt,
15:00plus tard, bien sûr, mais plus tôt.
15:02– Donc c'est un système de décote sur cote.
15:03– Voilà, avec un système de décote sur cote,
15:06mais pas calculé sur le nombre d'annuités,
15:08mais calculé sur l'âge de départ,
15:10comme ça se fait dans d'autres pays,
15:12en Espagne, par exemple, ou en Allemagne.
15:14Donc on peut réfléchir à ça.
15:16Et puis, il faudra toujours un âge minimum.
15:19Un âge minimum.
15:20– Pourquoi ?
15:20– Qui peut être plus basse.
15:21– Pourquoi on peut le dire,
15:22à 58 ans, je pars,
15:24je n'aurai que 300 euros, 200 euros de retraite ?
15:26– Parce que si les gens ont une toute petite retraite,
15:27ils sont versés dans des dispositifs de solidarité.
15:31Et ça, c'est des dépenses publiques.
15:33Donc c'est un choix personnel
15:34qui entraînerait un surcroît de dépenses publiques.
15:38La SPA, enfin, le minimum vieillesse,
15:40en l'occurrence.
15:42Et donc, il est logique de dire,
15:44comme votre choix personnel aura des conséquences
15:47inévitables sur les dépenses publiques,
15:49il faut le prendre en compte.
15:51Donc on pourrait prendre, par exemple, en France,
15:53un âge pivot, c'est ce que je propose
15:55dans un article récent de 65 ans,
15:57avec la possibilité de partir à 2 ans auparavant,
16:00un âge minimum de 63 ans,
16:02on y est presque, 62 ans et 3 trimestres.
16:05Et puis, si vous partez à 64 ans,
16:07vous avez une décote, 63 ans,
16:09vous avez une décote encore plus forte,
16:11et puis 66 ans, vous avez évidemment une surcote.
16:13Donc laisser du choix,
16:15et assumer le choix financièrement par l'individu,
16:18mais néanmoins, la référence à l'âge est incontournable.
16:22Et c'est mentir que de ne pas le dire.
16:25Et encore une fois, tous les pays avancés au monde
16:28ont une référence à l'âge.
16:30– Bon, la liberté, elle est séduisante,
16:32c'est vrai, sur le papier.
16:34– Oui, elle est séduite.
16:35– L'âge pivot d'Edouard Philippe en 2018
16:37pour la réforme de 2018-2019
16:39est ce qui avait fait tout bloquer, quoi.
16:41On voit qu'il y a une réticence quand même des Français,
16:43ce qui pose la question du rapport au travail aussi,
16:45d'ailleurs, et des fins de carrière.
16:46– Encore une fois, je vais reprendre,
16:47je crois qu'on en a, excusez-moi le terme,
16:50mais un peu soupé de ce sujet-là.
16:51Moi, je me mets du point de vue,
16:53alors peut-être pas des consommateurs,
16:54mais en tous les cas des chefs d'entreprise,
16:56on sait qu'on a un sujet,
16:58quand est-ce qu'on le traite pour qu'on passe à autre chose ?
17:01Quand est-ce qu'on le traite pour savoir
17:02comment on rentre à nouveau dans la course des technologies
17:05qu'on est en train de perdre ?
17:06Quand est-ce qu'on le traite pour se poser des questions
17:08de souveraineté sur nos chaînes de valeur ?
17:10J'étais dans un site hier
17:12qui fabrique des molécules actives pour les médicaments.
17:16Confirmation de notre dépendance,
17:17donc c'est un industriel qui en fabrique,
17:19confirmation totale de choses que je savais déjà,
17:22mais qui sont confirmées,
17:22on est sur des ordres de 80 à 90% de dépendance
17:26sur nos molécules actives.
17:27Nous n'avons pas de souveraineté sanitaire.
17:30Donc quand est-ce qu'on traite ce sujet des retraites ?
17:32Je ne dis pas une bonne fois pour doute,
17:34mais qu'on se mette au moins sur une trajectoire
17:36qui est stabilisée pour tout le monde
17:37et qu'on s'occupe des problèmes de cohésion territoriale,
17:40de souveraineté, d'empreintes environnementales
17:43pour de bon.
17:44Voilà, je pense.
17:45Et là, il y a une fatigue qui est légitime.
17:48Ah oui, mais il y a l'intessence des Français.
17:49Qu'est-ce que vous voulez ?
17:50Alors peut-être instrumentaliser par les partis.
17:52Il faut savoir si on fait la politique de la France
17:53ou des Français.
17:56C'était une distinction que le général de Gaulle
18:01mentionnait souvent.
18:02Donc voilà, il faut augmenter l'âge de la retraite,
18:04point barre, et assez fortement d'ailleurs.
18:07Moi je suis pour,
18:08et je suis pour même une confrontation démocratique.
18:12Et alors je suis tout à fait d'accord
18:13sur la souveraineté, souveraineté numérique.
18:17Souveraineté sanitaire.
18:17C'est le grand sujet du jour.
18:18Et alors, souveraineté même militaire,
18:21n'oublions pas, parce qu'il y a un vrai sujet là-dessus.
18:24Souveraineté énergétique, qu'on voit encore à nouveau.
18:27Et heureusement que le nucléaire nous sauve un petit peu.
18:29Voilà, donc effectivement, on perd du temps.
18:32Ce sujet, on l'a abordé, mais ça fait 40 ans que j'en entends parler.
18:37Voilà.
18:38Et je dirais, quand Jean-Pierre dit,
18:40il faut augmenter l'âge par la retraite,
18:42c'est pas simplement pour financer les retraites.
18:44A la limite, c'est un objectif second,
18:47par rapport au premier objectif,
18:49qui est de trouver des marges de manœuvre.
18:52C'est-à-dire, augmenter les taux d'emploi,
18:54dont le taux d'emploi des...
18:54C'est ce qui manque dans le narratif politique, peut-être.
18:56C'est qu'augmenter l'âge légal de départ en retraite,
18:59c'est aussi financer l'école de nos enfants.
19:01C'est financer un meilleur avenir pour la nation.
19:03Vous trouverez ça dit et répété
19:04dans le rapport du Conseil d'orientation des retraites,
19:07qui a été publié jeudi dernier.
19:09On peut revenir, Gilbert, d'ailleurs, sur les conclusions.
19:12Il est dit de façon forte
19:13qu'un allongement de l'âge départ à la retraite,
19:17évidemment, facilite le financement des retraites,
19:19mais aussi, comme ça élève le PIB,
19:22ça élève l'hôp de travail et donc le PIB,
19:24ça apporte des ressources, TVA, IR, IS,
19:26sans changer les taux de prélèvement,
19:28qui permettent de financer l'école,
19:31la santé, la défense, la culture, etc.
19:35Donc si on veut avoir des ambitions,
19:38garder nos ambitions en termes d'école,
19:41elles sont faibles pour l'instant,
19:42nos ambitions en termes d'école,
19:44mais de santé, etc.,
19:46il faudra travailler plus,
19:47travailler plus du côté des jeunes,
19:49des peu qualifiés et des seniors.
19:53Si on passait à 66 ans, par exemple,
19:55il faut quand même dire aux gens
19:56qu'à 66 ans, un homme
19:57a pratiquement 20 ans d'espérance de vie résiduelle,
20:00dont une bonne quinzaine d'années en bonne santé,
20:03au sens des définitions les plus usuales.
20:06Et ça, c'est un homme.
20:07Une femme, c'est encore plus élevé, encore.
20:09Ça doit être 4 ans de plus.
20:11Voilà.
20:11Donc il faut le dire, ça.
20:12Parce que même à 66 ans,
20:14on aurait une durée de vie à la retraite
20:19exceptionnellement élevée
20:20dans l'histoire contemporaine.
20:22Oui, oui.
20:22Et puis parmi les plus élevés des pays de l'OCDE.
20:24Et parmi les plus élevés des pays de l'OCDE.
20:26Quand on se compare à d'autres pays,
20:29on voit que le pourcentage de la vie
20:31ou le nombre d'années,
20:32l'espérance de vie est comparable
20:33entre pays avancés,
20:37qu'on passe à la retraite,
20:38est le plus élevé en France.
20:41Quand on voit les choses effectives,
20:43l'âge de l'épargne effectif,
20:43l'épargne de vie...
20:44Oui, c'est vu comme un âge d'or,
20:45en même temps,
20:46on devient rentier, en quelque sorte.
20:48On fait la différence entre les deux.
20:49Ça dépend par qui.
20:49Voilà.
20:50Il y a aussi des petites retraites,
20:52il ne faut pas oublier.
20:53Là, je rappelle toujours
20:54qu'à la retraite moyenne,
20:54il y a des 2500 euros en France.
20:55On a une vraie question globale
20:56sur la retraite,
20:57avec notamment l'épargne des retraités
20:58qui continue à augmenter,
20:59en tous les cas qui ne baissent pas.
21:01Alors que normalement,
21:01c'est l'âge sur lequel
21:02on puise sur ses ressources épargner
21:04pour se maintenir un bon...
21:06Donc on a un vrai sujet.
21:07Et à l'intérieur de ça,
21:08il y a quand même des situations hétérogènes
21:10qu'il va falloir traiter.
21:11Et le débat en plus,
21:14reprenons en 2022,
21:15augmentation de 5%
21:18juste des retraites, c'est ça ?
21:202024, oui.
21:22En 2024.
21:232024, augmentation de 5,4%,
21:2515 milliards d'euros.
21:26De manière indifférenciée.
21:27Mais revenons un petit peu
21:29sur ces réalités-là.
21:31Alors là, oui,
21:32je pense qu'on a fait
21:33la politique entre guillemets
21:34des Français et des électeurs
21:35et pas la politique de la France.
21:36Je pense que c'est caricatural.
21:38Autre sujet,
21:38on a débattu ici.
21:40Le débat budgétaire d'il y a 6 mois
21:42a été incompréhensible.
21:43Si on en retire quelques éléments,
21:44on sabre à peu près 1 milliard
21:46sur l'apprentissage
21:46pour suspendre la réforme des retraites.
21:48Encore une fois,
21:49je sais bien que ce n'est pas
21:50un siphon qui va de l'un à l'autre
21:52de manière bijective.
21:53Mais en matière d'image,
21:55bon sang !
21:55Mais quand on regarde
21:56les taux de pauvreté
21:58des retraités,
21:59on est le pays dans lequel
22:00il est le plus bas.
22:02Il est le plus bas.
22:03Ça a bien changé
22:04ça en 50 ans d'ailleurs.
22:05Il est le plus bas.
22:06Quand on regarde
22:06le taux de privation matérielle...
22:08On peut s'en féliciter,
22:09accessoirement.
22:11On ne cherche pas non plus
22:12à appauvrir nos seigneurs.
22:13Il y a des petites retraites,
22:14mais cette question
22:15a été sacrément prise en charge
22:17déjà pour notre système.
22:19Quand on regarde
22:19le taux de privation matérielle
22:22des retraités,
22:23les 8% en France,
22:25équivalent à celui
22:26des personnes en emploi.
22:28équivalent à celui
22:28des personnes en emploi.
22:29Et bien l'inférieur
22:30à celui des chômeurs,
22:31des jeunes, etc.
22:33Donc, on a une situation
22:34où la situation relative
22:37des retraités,
22:38certes, il y a des petites retraites
22:40et puis un retraité,
22:41très souvent,
22:41n'est pas en situation
22:42d'ajouter un emploi
22:44à sa retraite.
22:44Mais on a une situation
22:46des retraités
22:46qui est relativement avantageuse
22:48quand on se compare
22:49à tous les autres pays avancés.
22:52C'est quand même un point
22:53qu'il faut souligner.
22:53Bon.
22:55Allez, on va terminer
22:56avec l'introduction
22:57de SpaceX
22:58vendredi dernier.
22:59L'événement boursier
23:02de l'année
23:03de la décennie
23:04du siècle.
23:04Peut-être la plus grande
23:05IPO ever.
23:07Ça a pris 50%
23:08depuis vendredi,
23:10SpaceX,
23:11sur des promesses,
23:13sur du rêve, quoi.
23:15C'est de passer...
23:16Je ne sais plus
23:17si c'est 10 ou 20 milliards
23:18de chiffre d'affaires
23:19à 1000 milliards
23:20à tweeter Elon Musk
23:22ce week-end.
23:22Boum !
23:23Ça a augmenté
23:24de 20% le titre.
23:24Il faut savoir quand même
23:25que c'est un problème
23:26intéressant du point de vue
23:27de la bourse
23:27mais macroéconomique
23:29pense à des conséquences
23:30potentielles.
23:31Expliquez-nous Jean-Pierre Petit.
23:32Si tu retires
23:33l'investissement dans l'IA
23:34au cours des dernières années
23:35et les effets de richesse
23:36additionnels de la bourse,
23:38la croissance américaine
23:39chute.
23:39Si la croissance américaine
23:40qui représente quand même
23:42la consommation
23:43des ménages américains
23:44c'est 30%
23:45de la consommation mondiale
23:46en dollars.
23:46Il ne faut quand même
23:47pas l'oublier.
23:48Voilà.
23:48Donc la première source
23:49de la demande finale
23:51dans le monde
23:52c'est la croissance
23:53des 340...
23:54La demande
23:55des 340 millions
23:56d'Américains.
23:56Alors SpaceX a fait
23:57tu dis 50%
23:59et il a fait
24:00la première journée
24:0119%.
24:02C'est très intéressant
24:02parce que quand tu regardes
24:03les IPO depuis 40 ans
24:05et bien c'est 19%
24:06le premier jour.
24:08Voilà.
24:08Aux Etats-Unis.
24:09Oui aux Etats-Unis.
24:10Dans la tech c'est 30%.
24:10Mais par contre
24:11si tu te places
24:12trois ans après
24:13t'as plus rien.
24:14Ah.
24:14Pourquoi ?
24:15Parce qu'une introduction
24:16en bourse
24:17ça ne change pas
24:18la valeur de la société
24:19en soi.
24:20Voilà.
24:21Par contre ça rajoute
24:22effectivement des...
24:23Alors il y a des mécanismes
24:25additionnels par exemple
24:26on est en train
24:27d'assouplir les règles
24:28d'inclusion
24:29dans les grands indices
24:31des valeurs de la tech.
24:33Ah.
24:33En termes de profitabilité
24:34en termes de flottant
24:36vous savez que flottant
24:37c'est la partie
24:37de la capitalisation boursière
24:38qui est librement disponible
24:40sur le marché
24:40pour les faire rentrer.
24:42Et vu le poids
24:42de la gestion passive
24:45c'est-à-dire ce qu'on appelle
24:46la gestion
24:47qu'on appelait avant
24:48la gestion indicielle.
24:49C'est-à-dire tu achètes
24:50des ETF
24:51t'achètes pas
24:52t'achètes pas SpaceX
24:53t'achètes pas Apple
24:55t'achètes pas
24:56même General Electric
24:57t'achètes un indice.
24:59Donc tu vas
24:59et ils vont rentrer là-dedans.
25:01Donc t'as un effet
25:02donc additionnel
25:04sur la valorisation des boîtes
25:05et sur leur volatilité future
25:07parce que
25:07un grand nombre de gens
25:08vont revendre SpaceX
25:09au cours des prochaines semaines.
25:10Ah oui il y en a plein
25:11qui vont acheter
25:11juste pour profiter
25:12du boom du début
25:13des prochains mois.
25:14Donc t'as deux effets
25:15où tu te rapproches
25:16un petit peu
25:17des sommets de bulles.
25:18Voilà.
25:19Parce qu'il faut bien
25:20distinguer des bulles
25:21qui peuvent durer
25:21très longtemps.
25:22Je rappelle qu'Erving Fischer
25:23annonçait la bulle
25:25aux Etats-Unis
25:25en 1926
25:26et elle a duré
25:27trois ans et demi de plus.
25:29Et entre temps
25:30t'as fait 300 ou 400%
25:31sur la bourse américaine.
25:32Donc une bulle
25:33peut durer
25:35un nombre
25:36de trimestres
25:36ou d'années
25:37très significatif
25:38avant d'attendre
25:39un sommet.
25:40Et dans les sommets
25:41en général
25:42t'as une dynamique d'IP.
25:43enfin d'introduction
25:45en bourse
25:45très forte
25:46une volatilité
25:47ça peut paraître bizarre
25:47mais la volatilité monte
25:49donc voilà
25:50et t'as plein d'autres choses
25:52t'as un resserrement
25:54de l'assise
25:55de la hausse
25:56c'est-à-dire que
25:56c'est-à-dire
25:57c'est-à-dire que
25:58la hausse de l'indice
25:59repose sur un nombre
26:00de plus en plus réduit
26:01de valeur
26:02t'avais ça en 2000
26:03t'avais ça en 29
26:03voilà donc c'est pour ça
26:04que on a
26:05c'est ça les éléments
26:06à surveiller
26:06parce que c'est toujours
26:08la même question
26:08à quel moment sortir
26:09quoi
26:10t'es pas en sommet
26:11de bulle au centre
26:11parce que nous
26:11on a un indicateur
26:12où on est à 100%
26:14en 29 ou en 2000
26:15là on n'y est pas
26:16on était au plus haut
26:16à 79
26:17donc mais enfin
26:18il y a des signes orange
26:19qui sont quand même
26:20un petit peu envoyés
26:21donc après c'est une affaire
26:22il va falloir bien suivre ça
26:24quand même au début
26:25du mois de juin
26:25il ne faut pas oublier
26:26que le Nasdaq a baissé
26:27quand même
26:27voilà alors là
26:28il y a Specy qui explose
26:29mais le Nasdaq
26:31connaît des corrections
26:32après des valeaux
26:33complètement dingues
26:33oui alors
26:34pas aussi dingue qu'en 2000
26:35pas aussi dingue qu'en 29
26:36mais enfin très élevé
26:38je suis d'accord
26:38des petits signaux orange
26:40c'est important
26:41pour les investisseurs
26:42mais c'est important
26:43pour l'économie mondiale
26:44parce que sans ça
26:45l'économie mondiale
26:46sera encore plus
26:47en difficulté
26:48attention aux petits signaux
26:50orange nous dit
26:50le président des cahiers verts
26:52de l'économie
26:53Jean-Pierre Petit
26:53que je remercie
26:54pour cette émission passionnante
26:56ainsi qu'Olivier Luanzi
26:57professeur Hocknam
26:58auteur de
26:59Réindustrialiser
27:00le défi d'une génération
27:01on va en parler
27:02encore et encore
27:04dans cette émission
27:05et merci à Gilles Berset
27:06merci
27:06professeur d'économie
27:07à Neoma Business School
27:09je rappelle votre dernier ouvrage
27:10Sauver la démocratie sociale
27:13ça aussi
27:13ce sera un grand thème
27:14de la présidentielle
27:15il faut écrire avec
27:16Guy Groux et Richard Robert
27:17aux éditions
27:19Calman, Lévy
27:20tout de suite vous retrouvez
27:21BFM Entreprises
27:22spécial outils RH
27:24animé par Sandra Grandoy
27:25quant à nous
27:26on se retrouve demain
27:27même heure même endroit
27:279h30 en direct
27:28sur BFM Business
27:29très bonne journée à tous

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