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  • il y a 9 minutes
Ce jeudi 21 mai, Raphaël Legendre a reçu Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des économistes et des Rencontres Économiques d'Aix-en-Provence, Ludovic Desautez, directeur délégué de la rédaction de La Tribune, et Nathalie Janson, professeure d'économie à Neoma Business School et présidente du think tank Génération Libre, dans l'émission Les Experts sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:05BFM Business et la Tribune présente
00:09Les Experts, Raphaël Lejean
00:11Bonjour à tous, il est 9h30, bienvenue dans Les Experts, on est parti pour une heure de débat et de
00:17controverse
00:18avec une question ce matin, dans quel état se trouve la France ?
00:22Non, tout ne va pas si mal, la preuve, la France reste championne des investissements étrangers
00:28pour la 7ème année consécutive, oui mais attention, prévient EY qui publie chaque année son baromètre de l'attractivité
00:35les investissements sont en baisse, la concurrence européenne est en hausse
00:41et surtout, et surtout, les investisseurs attendent de la France un cap clair, un cap pro-business
00:48un cap qui a complètement disparu depuis la dissolution de 2024
00:53un exemple, les impôts de production qui devaient baisser ont atteint près de 100 milliards d'euros en 2024
01:01c'est la note qu'a publiée la direction générale des finances publiques il y a 48 heures
01:08c'est deux fois plus qu'en Europe et quatre fois plus qu'en Allemagne
01:13des impôts contre la production, indiquait il y a quelques années le Conseil d'analyse économique
01:18et bien c'est toujours vrai, des impôts qui continuent de plomber notre tissu industriel
01:24on verra pourquoi ce sera le premier thème des débats
01:28et puis une révolution fiscale est-elle possible en 2027 ?
01:33ce n'est pas Piketty qui le dit mais Jean-Hervé Lorenzi qui est sur le plateau ce matin
01:37dans ce nouvel ouvrage à apparaître la semaine prochaine
01:41guerre épais entre profit et salaire
01:44on va en discuter et comprendre pourquoi la politique de l'offre est passée d'un succès à un échec
01:50en tout cas c'est le constat que dresse Jean-Hervé Lorenzi
01:53on en discutera tous ensemble en fin d'émission
01:55voilà pour le programme, il est 9h passé de 32 minutes
01:59allez, c'est les experts, c'est parti
02:03et pour faire ensemble le diagnostic de l'économie française
02:07j'ai le plaisir d'accueillir sur le plateau Nathalie Jansson
02:10bonjour Nathalie
02:11bonjour Raphaël
02:12professeur d'économie à Neoma Business School
02:14et présidente du think tank libéral Génération Libre
02:17à vos côtés Ludovic de Sauté
02:19bonjour Ludovic
02:20bonjour Raphaël
02:20directeur délégué de la rédaction de La Tribune
02:22et Jean-Hervé Lorenzi qu'on ne présente plus
02:24cher Jean-Hervé bonjour
02:26bonjour
02:26président du cercle des économies des rencontres économiques
02:30d'Aix-en-Provence
02:31je voulais qu'on commence par l'étude d'EY
02:33évidemment c'est la grosse actualité du jour
02:37aujourd'hui c'est la une de nos confrères de La Tribune
02:42ce matin
02:44avec
02:44bon
02:46Ludovic, je commence avec vous
02:47on va faire un peu la synthèse
02:48on est content
02:48ça fait 7 ans qu'on est champion d'Europe
02:51de l'attractivité
02:52c'est quand même le signe que tout ne va pas si mal
02:54on fait un peu la chronique de tout ce qui fonctionne mal
02:57au niveau économique dans ce pays et Dieu sait qu'il y a quelques sujets sur la table
03:02il n'empêche que si on reste première destination pour l'investissement étranger en Europe
03:09les entreprises elles sont rationnelles les investisseurs ils sont rationnels
03:12c'est que ça fonctionne pas si mal finalement
03:15il y a un constat positif c'est que la France reste leader au plan européen
03:21devant l'Allemagne, devant le Royaume-Uni
03:24donc même si les positions se resserrent
03:25après la lecture macro
03:28et c'est là où vous allez m'en vouloir tout de suite Raphaël
03:30la lecture macro c'est que évidemment on reste leader dans un mouvement
03:33qui est en train de se contracter à grande vitesse
03:35c'est ça
03:37la bonne nouvelle c'est que la France
03:39l'attractivité de la France reste là
03:42c'est un pays qui est plébiscité et ça reste un point d'ancrage
03:46et d'entrée pour le marché européen en termes d'investissement étranger
03:49merci et notamment merci parce que je pense qu'on est beaucoup aidé
03:53par notre position géographique et nos infrastructures
03:55pas tant par notre système fiscal
03:58on va pas se mentir
03:59en revanche
04:00on va passer un peu en revue les points positifs
04:02en revanche tout ça dans un cadre où l'Europe est en train de perdre son souffle
04:05et c'est ça vraiment la cause
04:07et on voit les investissements c'est en fait l'ensemble
04:09sur Allemagne, Angleterre, on est tri aux têtes
04:12c'est France, Angleterre, Allemagne
04:14bah tout baisse
04:15les investissements baissent chez nous mais pas que chez nous
04:18Nathalie qu'est-ce que vous avez retenu de ce baromètre EY ?
04:22ce que j'ai retenu surtout c'est effectivement
04:23l'impasse politique qui pèse en fait sur cette première place aujourd'hui
04:29c'est-à-dire que là on voit bien que non seulement on paye les conséquences
04:34de ce qui s'est passé au niveau de la dissolution
04:37mais on rentre dans un autre attentisme pour savoir ce qui va se passer en 2027
04:42donc comme vous l'avez très bien dit en introduction
04:44en fait le problème c'est le cap
04:45c'est-à-dire qu'on ne sait plus très bien quel cap a aujourd'hui la France
04:49on ne sait pas bien en fait non plus quelle force politique sera au pouvoir
04:53et donc forcément on sait très bien que ce qui est important dans l'investissement
05:00c'est essayer d'avoir le moins d'incertitudes possibles
05:03évidemment une entreprise prend toujours des décisions en incertitudes
05:06mais là cette dimension politique en rajoute une
05:09et ce qui s'est passé depuis la dissolution effectivement a été très dommageable
05:14puisque là c'est pas seulement qu'on ne savait pas
05:16c'est qu'en fait ça changeait tout le temps
05:18on avait un espèce de message
05:20il faut contrôler les finances publiques
05:22et puis en fait vous aviez le rêve et la réalité
05:24il y avait une dissonance cognitive permanente
05:27qui n'est pas de bonne augure effectivement
05:30lorsqu'on est investisseur international
05:31donc en effet on a plein de choses pour nous
05:33mais là on s'est un petit peu mis
05:37voilà on s'est mis du plomb dans l'aile
05:39à cause de ces incertitudes cumulées
05:41bon
05:42les investissements qui fonctionnent bien
05:44non juste une parenthèse
05:46on est c'est quand même merveilleux
05:47on est exactement dans ce que j'entends
05:50je ne suis pas tout jeune je suis rentré depuis toujours
05:52mais c'était bien avant la génération
05:54des métaux qui aient une bonne nouvelle
05:56c'est quand même une bonne nouvelle je veux dire d'arriver
05:58il se trouve que l'Europe ne marche pas du feu de Dieu
06:00elle est vieillissante
06:01elle n'est pas très bonne technologiquement etc
06:03mais ça ce n'est pas la France
06:04c'est l'Europe
06:06et c'est plutôt bien d'être premier
06:07moi j'ai toujours préféré être premier
06:10très rarement que second
06:12et tout de suite on explique
06:14attention mais ça ne va pas durer etc
06:16si on pouvait pendant quelques secondes
06:19quelques secondes
06:20se dire c'est pas si mal que ça
06:22on sait
06:23ça n'a échappé à personne
06:25qu'il y avait un problème politique en France
06:26il y en a en Allemagne
06:27il y en a à peu près partout
06:28il y en a en les Etats-Unis
06:30il y en a partout
06:31donc il se trouve que le monde entier
06:33est frappé par une espèce de difficulté
06:37à gérer une énorme transition
06:40qui nous dépasse tous
06:41moi je résume juste la situation
06:44pour mon ami Nathalie
06:46on n'est pas assez d'incertitude
06:47qu'on adore nous les économistes
06:50évoquer à propos des décisions
06:51des investissements dans les entreprises
06:53à l'inconnu
06:53moi je n'ai pas la queue d'une idée
06:55personne ici n'a que d'une idée
06:57de ce qui va se passer dans 6 mois
06:58personne
06:59ce que sera la conjoncture mondiale
07:01personne
07:01ce que sera la conjoncture en France
07:03personne
07:03je veux dire donc
07:05prenons juste
07:06attrapons cette bonne nouvelle
07:08que la tribune nous annonce avec EY
07:10pour une fois qu'on a une bonne nouvelle
07:12j'y rajoute
07:13le fait que
07:14ça n'est pas dans le papier de la tribune
07:16mais c'est normal
07:17mais je suis frappé aussi
07:19de voir que
07:21au fond
07:21quand j'étais très jeune
07:23on était un pays très ingénieux
07:25on disait
07:25c'est formidable
07:26il y a les Carvels
07:27la déesse
07:27etc
07:28mais on disait
07:29c'est un pays d'ingénieurs
07:30ils sont
07:31ils savent pas vendre
07:32etc
07:32puis on est devenu champion de la finance
07:36on a voulu
07:37dans les services
07:38et je suis frappé de voir que
07:40dans les technologies
07:42les plus avancées
07:43on est récemment
07:44en train d'avoir un petit rebond
07:46on verra si ça marche
07:47je voulais qu'on fasse un point là-dessus
07:48sur l'IA
07:49parce que ce qui tire les investissements
07:50c'est très clairement l'IA
07:51et on est les numéros 1 en Europe
07:53ça on peut s'en féliciter
07:54ça c'est la très très bonne nouvelle
07:55parce que c'est
07:57très clairement
07:57la France
07:58et on dit
07:59aussi sur ce plateau
08:00parce qu'on n'est pas que dépressifs
08:02la France
08:03via Mistral
08:04via
08:04via les data centers
08:06et autres
08:06arrive quand même
08:08à rester dans la course
08:09on n'est pas leader
08:10on ne va pas se mentir
08:10mais on reste dans la course
08:12là on est leader
08:13juste je t'interromps une seconde
08:14une seconde
08:16par exemple
08:16en quantique
08:18il y a toute une chaîne
08:20de technologies
08:22
08:23il est vraisemblable
08:24alors je vais citer
08:25le nom d'une entreprise
08:25avec laquelle je n'ai aucun lien
08:27qui s'appelle Colby
08:28et il est vraisemblable
08:29la boîte la plus
08:30technologiquement
08:31la plus
08:31une des plus avancées au monde
08:33et il n'y a pas d'équivalent
08:34en Europe
08:35et ce qui est intéressant
08:36dans le baromètre EY
08:37juste pour
08:37pour qu'on quantifie
08:38c'est que
08:39EY a répertorié
08:41de mémoire
08:4153 projets
08:42l'année dernière
08:43sur le terrain IA
08:44c'est la variation
08:45qui est intéressante
08:46c'est plus 26%
08:47alors qu'on est dans
08:48quelque chose de baissier
08:49en revanche
08:50alors là Jean-Herviste
08:51il va me détester
08:52et tout ça
08:52mais c'est en revanche
08:53la mauvaise nouvelle là-dedans
08:55et ça c'est parce qu'on sait tous
08:56que c'est aussi un indicateur
08:58un peu avancé
08:58c'est l'énorme coup de frein
09:00globalement
09:01sur la R&D
09:02ça c'est la très mauvaise nouvelle
09:03parce que là par contre
09:04en R&D
09:04on a un coup de frein
09:06globalement
09:07de 47%
09:09or la R&D
09:11et je regarde vraiment
09:11Jean-Hervé
09:12parce que c'est une des problématiques
09:14c'est-à-dire que c'est à quel point
09:15au-delà de l'IA
09:16on a du mal quand même
09:18la France
09:18je vais vraiment parler de la France
09:20c'est Valabayer
09:20mais de surfer
09:22de prendre cette liane
09:23qui est aujourd'hui
09:24nécessaire au plan économique
09:25celle de l'innovation
09:27qui est notre tremplin
09:28c'est-à-dire que si on ne saisit pas
09:29ce tremplin
09:30tout va devenir compliqué
09:31c'est-à-dire
09:31en même temps sur le quantique
09:32c'est vrai qu'on n'est pas trop mal
09:34en recherche fondamentale
09:35on n'est pas encore sur des industries
09:36installées
09:36c'est-à-dire
09:37le quantique
09:38c'est demain
09:39c'est là où aujourd'hui
09:40il y a des ruptures technologiques
09:41et industrielles
09:43et aujourd'hui
09:44il y a l'annonce du plan Stellantis
09:45le plan Stellantis
09:46on va bien comprendre
09:46qu'il va se jouer en grande partie
09:48en dehors de la France
09:49et en dehors de l'Europe
09:51le coup de frein sur la R&D
09:53Nathalie
09:53le coup de frein sur la R&D
09:55voilà
09:55sans être lourde
09:56c'est effectivement
09:56quand on a une incertitude
09:59alors qu'il devient
09:59une incertitude radicale
10:01donc voilà
10:02qu'on a du mal
10:03qu'on ne peut pas
10:03en fait
10:04rentrer dans les chiffres
10:04un client de recherche quand même
10:05qui est censé un peu dynamiser ça
10:06là en effet
10:08ça plombe
10:09en premier lieu
10:10la R&D
10:11et puis de toute façon
10:11il ne faut pas non plus
10:13sous-estimer le fait
10:14que nous avons
10:15un mode de financement
10:16qui n'est pas très adapté
10:17pour financer
10:18justement
10:19les innovations
10:19puisque l'innovation
10:21ça demande beaucoup
10:21de capital risque
10:22et là-dessus
10:22on n'est pas bon
10:23donc c'est la profondeur
10:24des marchés
10:25et oui la profondeur
10:25des marchés
10:26et pas là
10:26on a la BPI
10:27d'accord
10:27mais en fait
10:28ça ne suffit pas
10:28il ne faut pas qu'une BPI
10:29Nathalie
10:29avant la fin de l'émission
10:31j'aurais réussi
10:31à t'arracher
10:32un truc positif
10:34mais non
10:34c'est positif
10:35alors voilà
10:36on a deux temps
10:37qui se posent
10:37non non
10:38mais c'est pas supposé
10:39il y a le pessimisme
10:40de la raison
10:41et l'optimisme
10:41de la volonté
10:42c'est quand même
10:43la caractéristique française
10:44depuis 2000 ans
10:44c'est quoi qu'il arrive
10:46on est toujours
10:47en train de expliquer
10:48que tout est dramatique
10:49pas du tout
10:50moi je ne dis pas
10:51que tout est dramatique
10:52je dis simplement
10:52que pour les investissements
10:55de demain
10:55il faut effectivement
10:56cette capacité
10:57à financer l'innovation
10:58que malgré tout
10:59c'est vachement bien
11:00ce qu'on arrive quand même
11:00puisqu'on a justement
11:01Mistral
11:02mais qu'on pourrait faire
11:03beaucoup mieux
11:04si effectivement
11:05on avait fait le travail
11:06c'est tout ce que je suis
11:07en train de dire
11:07je vais te dire
11:08ma chère amie
11:08notre problème
11:09il est que nous sommes
11:10un pays béni des dieux
11:13riche
11:13on parle de géographie
11:14mais on a pu d'abord
11:15béni des dieux
11:16mais vieillissant
11:17et que les vieux
11:18dont je fais partie
11:19ils ont horreur du risque
11:21ça n'a rien à voir
11:22avec ni la France
11:23ni Octru
11:24il n'y a pas besoin
11:25d'un prix Nobel d'économie
11:26pour savoir
11:27qu'il y a une relation
11:28entre l'âge
11:29et la prise de risque
11:30et que notre
11:31ce pays qui est en réalité
11:33qui dispose
11:33de beaucoup
11:34de capacités de financement
11:36est entre les mains
11:37des gens
11:37des retraités
11:38les retraités
11:39ils ne prennent pas
11:40de risque majeur
11:41Ludovic
11:41il y a une autre lecture
11:42sur ce baromètre
11:43qui me semble
11:45opportune en tout cas
11:45d'adresser
11:46et je suis entièrement
11:47d'accord avec Jean-Hervé
11:49j'allais dire
11:50célébrons la position
11:51de la France
11:51et le fait d'être
11:52numéro un
11:53ce que raconte quand même
11:54ce baromètre en creux
11:55c'est que l'attractivité
11:56de la France est maintenue
11:57mais le couac
11:58là-dedans
11:59ce n'est pas tellement
12:00la France
12:00c'est que c'est
12:01les investissements étrangers
12:02qui baissent de partout
12:03dans le monde
12:03et ça ce n'est pas
12:04de la faute de la France
12:06c'est-à-dire que
12:06quand on voit que
12:07l'Allemagne
12:07c'est un coup de frein
12:08de 26%
12:09sur les investissements
12:10étrangers
12:10ce n'est pas la France
12:11qui est responsable
12:12c'est que l'Allemagne
12:13va le mal
12:13quand les Etats-Unis
12:14baissent de 14%
12:16d'investissements étrangers
12:16c'est qu'il y a des questions
12:17aux Etats-Unis
12:18quand le Royaume-Uni
12:19baisse ses investissements
12:20c'est-à-dire que
12:21chaque pays
12:21ce baromètre traduit
12:23le fait que chaque pays
12:24a des problématiques
12:25à adresser
12:26et que c'est globalement
12:27une contraction
12:28et on reste leader
12:30dans des questions
12:31que tout le monde
12:32est en train de croiser
12:32et c'est une réalité
12:33en fait
12:33en même temps
12:34on a 3 mégas
12:35IPO qui arrivent
12:38Anthropik
12:39OpenAI
12:40et SpaceX
12:41c'est-à-dire
12:42c'est 3 fois
12:431000 milliards
12:43donc il y a des capitaux
12:45il y en a quand même
12:46qui tournent
12:46et c'est une autre échelle
12:47je crois que
12:48le Président de la République
12:49doit annoncer
12:50des investissements
12:51en fin de semaine
12:52on est sur
12:52on va chercher
12:531,5 milliard
12:54de milliards
12:55dans France 2030
12:55pour aller financer
12:56des programmes
12:57quand on est
12:58à la nouvelle échelle
12:59c'est en milliers
13:00de milliards
13:012 dollars
13:02derrière l'IA
13:03quand même
13:03je voulais souligner
13:04des secteurs qui souffrent
13:06et c'est ce que souligne
13:07l'étude EY
13:09pardon
13:09le pessimisme
13:11de la raison
13:12cher Jean Hervé
13:13mais l'automobile
13:14la chimie
13:14l'automobile
13:15la chimie
13:17la plasturgie
13:18ou la métallurgie
13:19derrière
13:20l'arbre de l'IA
13:21eux vont plutôt mal
13:23nous avons
13:25deux défauts
13:25de caractère
13:26le premier
13:26c'est
13:27ça c'est français
13:28jamais on entendait
13:30un discours pareil
13:30en Allemagne
13:31toujours d'expliquer
13:32que derrière
13:33une éventuelle
13:35bonne nouvelle
13:35ou nouvelle moyenne
13:36il y a tout
13:37ce qui est mauvais
13:37et deuxième caractéristique
13:39sur le crédit
13:40impôt recherche
13:41les économistes
13:42nous faisons
13:43tous les trois parties
13:44cette catégorie
13:45de gens très sympathiques
13:46mais ils adorent
13:47les effets d'aubaine
13:48ça c'est le sujet
13:50sur lequel
13:52on se déchaîne
13:53il se trouve
13:54il se trouve que le crédit
13:54impôt recherche
13:55est une des raisons
13:56d'ailleurs favorables
13:58à l'avenue
13:59d'entreprises
14:01en France
14:01d'investissement
14:02mais
14:03c'est exactement
14:04comme l'apprentissage
14:05on dit
14:05oui mais ça touche
14:06une catégorie
14:07c'est pas bien
14:08c'est trop concentré
14:09c'est les grands groupes
14:10qui en profitent
14:10et il faut le réduire
14:12parce que
14:12c'est comme on l'a fait
14:13pour l'apprentissage
14:14donc on a
14:16je trouve que le crédit
14:17impôt recherche
14:18est une très bonne chose
14:19attention
14:20il faut le défendre
14:21parce qu'il est attaqué
14:22à chaque projet de loi de finances
14:23mais attendez
14:23ça c'est la logique absolue
14:26du discours
14:27sur l'effet d'aubaine
14:28qui est le bain préféré
14:31des économistes
14:33comment expliquer
14:34qu'il y a toujours
14:35un effet d'aubaine
14:36j'ai jamais vu une mesure
14:37qui n'a pas un effet d'aubaine
14:38bon
14:39je voulais qu'on parle
14:40l'industrie
14:41parce que je voulais
14:41qu'on parle
14:41impôts de production aussi
14:43hasard du calendrier
14:44ou pas
14:46la direction générale
14:47des finances publiques
14:48des services
14:48de Bercy
14:49qui a publié
14:50il y a 48 heures
14:50une note sur les impôts
14:53de production
14:54sur le montant global
14:55des impôts de production
14:56qui devait baisser
14:57sous le quinquennat
14:58qui atteigne quasiment
14:59100 milliards d'euros
15:02tout le monde ne sait pas
15:03ce que sont
15:03les impôts
15:04de production
15:06je voulais qu'on y revienne
15:07un peu
15:08bien expliquer
15:09ce mécanisme
15:10expliquer
15:10comment ça joue
15:12sur l'activité
15:14le point de rentabilité
15:15des entreprises
15:16pour arriver à
15:18quand même
15:18une sorte de hiatus
15:19entre
15:19on veut réindustrialiser
15:21d'un côté
15:22et en même temps
15:22on taxe
15:23l'entreprise
15:24vous créez une usine
15:25vous taxez
15:26vous achetez une machine
15:26vous taxez
15:27et dès que vous produisez plus
15:28on taxe
15:29encore plus
15:33Nathalie
15:34c'est quoi
15:35un impôt de production
15:36d'abord
15:36qu'est-ce qu'on met
15:37dans les impôts de production
15:38quelle est sa spécificité
15:39en fait
15:40les impôts de production
15:41il y avait deux principaux
15:43c'est CVAE
15:44et C3S
15:46l'idée c'était d'avoir
15:47effectivement
15:48un financement
15:49qui pouvait d'ailleurs
15:50aller
15:50enfin qui va
15:51aux collectivités locales
15:52donc qui permet
15:53effectivement
15:53de financer
15:55tout l'environnement
15:56d'une entreprise
15:56parce qu'une entreprise
15:57elle ne fonctionne pas
15:58au milieu de rien
15:59hors sol
16:00donc voilà
16:01donc l'idée
16:02est d'avoir
16:04une stabilité des finances
16:05de ces collectivités
16:06c'est une bonne idée
16:08simplement
16:09effectivement
16:09comme ces impôts
16:10sont payés
16:11avant même
16:11qu'en fait
16:12liés des profits
16:13puisque ce n'est pas
16:13justement sur les profits
16:14et bien
16:15ça pose question
16:17en fait
16:17du coût fixe
16:18d'entrée
16:18finalement
16:19c'est ça la spécificité
16:20c'est qu'on n'a pas fait
16:21un euro de bénéf
16:23qu'on est déjà
16:24voilà
16:24qu'on est déjà taxé
16:25et si vous
16:26effectivement
16:26si vous faites
16:27c'est pénalisant
16:29si vous
16:30par exemple
16:30vous prévoyez
16:32d'investir
16:33et de rénover
16:34vos installations
16:34le valent plus cher
16:35donc vous allez payer
16:36plus cher d'impôts
16:37enfin voilà
16:37donc ces impôts
16:39de production
16:40en effet
16:40sont très caractéristiques
16:43de la France
16:43comme vous l'avez rappelé
16:44on en a 4 fois
16:45enfin il y a 4 fois plus
16:46en France
16:47quand on compare
16:48à l'Allemagne
16:49donc en effet
16:50ce n'est pas
16:51un facilitateur
16:53pour effectivement
16:53ça désincite
16:55en fait
16:55à s'installer
16:55même si
16:56les investisseurs étrangers
16:58sont toujours aussi élevés
16:59n'empêche que
17:01ce n'est pas
17:01si on veut
17:02alors
17:03j'ai gagné
17:03pour Marie
17:06je ne suis pas du tout
17:08pessimiste
17:08contrairement à ce que
17:09vous pouvez interpréter
17:10sur les classements
17:11je dis simplement
17:11qu'on pourrait faire mieux
17:12c'est tout
17:13je pense que dans
17:14ces investissements
17:16et la place
17:17de la France
17:18au niveau de l'activité
17:19pourrait être supérieure
17:20si effectivement
17:20on n'avait pas
17:21tous ces boulets
17:21donc effectivement
17:22compte tenu de tous ces boulets
17:23on se débrouille bien
17:24mais les impôts de production
17:26en effet étaient
17:27fortement réclamés
17:28on voulait qu'ils disparaissent
17:29effectivement
17:30chaque projet de loi de finances
17:32chaque loi de finances est revenu
17:33en fait
17:34les dernières sont revenus
17:35sur cet engagement
17:36et finalement
17:37ils n'ont pas baissé
17:38autant qu'ils le devaient
17:39et ça reste donc
17:41en effet
17:41un frein
17:42pour l'installation
17:43c'est une désincitation
17:44supplémentaire
17:45promesse non tenue
17:46effectivement
17:46je vais vous proposer
17:47une révolution fiscale
17:48on va y venir
17:49dans la seconde partie
17:49de l'émission
17:50mais un point précis
17:51sur les impôts de production
17:53est-ce qu'on en a trop
17:55ou est-ce que
17:55finalement
17:56ça n'empêche pas
17:57les investisseurs viennent
17:59mais de manière un peu plus brutale
18:00c'est des impôts
18:01qui sont stupides
18:02par leur ampleur
18:03stupides
18:04par leur mécanisme
18:05au fond une entreprise
18:07le bon capitalisme
18:09tel que le décrivait
18:09Max Weber
18:10c'est
18:10je fais des profits
18:12j'investis
18:12je fais des profits
18:13et je les réinvestis
18:15non pas je rachète des actions
18:16mais je les réinvestis
18:18il se trouve que
18:19c'est aussi
18:21j'allais dire
18:23aussi curieux
18:24et
18:26inintelligent
18:26que le
18:27le rachat d'actions
18:28c'est l'idée
18:29qu'au fond
18:30l'objectif
18:32la mécanique
18:33du capitalisme
18:34c'est
18:34en permanence
18:35de créer de la valeur
18:36de créer de la richesse
18:37de créer de l'investissement
18:39de créer
18:39donc l'impôt de production
18:41qui prélève
18:42avant
18:42qu'on ait fait
18:43le profit
18:43c'est absurde
18:44c'est d'ailleurs
18:45le bon argument
18:45qui avait été utilisé
18:46contre la taxe
18:48comment elle s'appelait
18:49Zuckman
18:50Zuckman
18:51c'est la même chose
18:52c'est
18:53c'est la même idée
18:54qu'on ne
18:55prélève pas
18:56ce que tous les pays
18:58du monde font
18:58il y a des prélèvements
18:59il y a des taxes
19:00il y a des impôts
19:00depuis que le monde est monde
19:01mais on prélève
19:02sur quelque chose
19:03de la valeur
19:03qui a été créée
19:04sur le flux
19:04plutôt que sur le stock
19:05est-ce qu'on peut
19:06moi ce qui me fascine
19:08c'est ce hiatus
19:08entre le discours politique
19:10qui vous explique
19:10à longueur de journée
19:11qu'il faut absolument
19:13réindustrialiser ce pays
19:14et ses 100 milliards
19:15de taxes
19:16sur la production
19:18on est quand même
19:19dans une sorte
19:19de dissonance cognitive
19:20comme le disait
19:22Nathalie
19:22tout à l'heure
19:23est-ce que ça explique
19:24une partie des problèmes
19:25de l'industrialisation
19:2692, 96 milliards
19:27100 milliards
19:28c'est-à-dire que la question
19:29est presque idéologique
19:31en fait
19:31c'est réellement
19:32c'est-à-dire
19:33c'est dans la façon
19:35d'appréhender
19:36ce qu'est un outil
19:37de production
19:37un développement économique
19:39c'est-à-dire en fait
19:40c'est une manne
19:41qu'on peut aller taxer
19:43et j'en fais pas
19:44une lecture politique
19:44j'en fais juste
19:45ce que peut être
19:46le rapport de ce pays
19:48par rapport à l'économie
19:49et la capacité
19:50à créer
19:51une entreprise
19:52à la développer
19:53à investir
19:54et tout ça
19:54donc on s'y prend
19:55à l'envers
19:55le constat
19:57de la DG
19:58FIP
19:59et c'est un constat
20:00qu'on croise
20:01régulièrement
20:01plaide vraiment
20:03pour une grande
20:04remise à zéro
20:05de la fiscalité
20:06autour des entreprises
20:06c'est-à-dire que
20:07tout à l'heure
20:08Jean Hervé a parlé
20:09du crédit impôt recherche
20:10là on parle maintenant
20:11de la partie
20:12la taxation
20:13sur la production
20:13enfin c'est un jeu
20:15à somme nulle
20:16qui ne va absolument pas
20:17mais surtout
20:18qui ne plaide pas
20:19pour que ce pays
20:20et on en a besoin
20:21collectivement
20:21se reformate
20:23dans son économie
20:23parce qu'il y a un enjeu
20:25de reformater notre économie
20:26c'est-à-dire
20:26notre tissu industriel
20:28on est en train
20:29de voir
20:29l'économie des batteries
20:31nous passer sous le nez
20:32on est en train de voir
20:32des développements technologiques
20:33nous passer sous le nez
20:34ça ne nous aide pas
20:35cette fiscalité
20:37ne nous aide pas
20:37c'est-à-dire qu'aujourd'hui
20:38c'est chouette
20:39il y a de l'investissement
20:41étranger en France
20:42mais il faut aussi
20:44que les entreprises françaises
20:45qui existent sur le terrain
20:47aient envie de se développer
20:48d'y croire
20:49et honnêtement
20:50quand on voit les chiffres
20:51c'est un fardeau
20:53sur les épaules
20:54alors
20:54juste peut-être
20:55un regard
20:59malheureux
20:59alors là
21:00je vais être un peu pessimiste
21:01c'est
21:01le choix
21:02de la désindustrialisation
21:03en France
21:04n'est pas uniquement
21:06lié aux impôts de production
21:07c'est un choix
21:07c'est celui
21:08de ma génération
21:10nous sommes devenus
21:11les champions
21:11de la finance
21:12c'est vrai
21:13que la place financière
21:14de Paris marche bien
21:15vous savez
21:15il faut reconnaître
21:16grâce au Brexit
21:16il y avait les services
21:18et le tourisme
21:19le service et le tourisme
21:21et cette idée
21:22d'avoir envie de créer
21:24parce que
21:24les impôts de production
21:25ne datent pas d'hier
21:26et il y a
21:2730 ou 40 ans
21:28on était
21:29ingénieux
21:30soucieux d'industrie
21:32totalement déchaînés
21:33sur une capacité
21:35de rebond
21:35incroyable
21:36il faut toujours rappeler ça
21:37sous Giscard
21:38on était nuls
21:39en téléphonie
21:41Giscard lance un plan téléphonie
21:42en 5 ans
21:43on devient
21:44le premier
21:44producteur
21:45pas fabricant
21:47mais fournisseur
21:48de réseaux
21:49numériques
21:50intégration de services
21:51je veux dire
21:52mais ça c'était l'envie
21:53pour faire de l'industrie
21:54il faut avoir de l'envie
21:55les impôts de production
21:56c'est une bêtise
21:57parmi d'autres
21:57mais je veux dire
21:59malheureusement
22:00notre désindustrialisation
22:01est un peu plus profonde
22:02il me semble
22:03qu'il commence
22:05à y avoir
22:05un mouvement
22:06il faut en avoir envie
22:07depuis Arnaud Montebourg
22:08on parle de réindustrialisation
22:10c'était le ministère
22:11du redressement progressif
22:12ça fait quand même
22:14productif
22:14pardon
22:15ça fait 15 ans maintenant
22:16et on voit qu'on a du mieux
22:17ça a fonctionné
22:18au début
22:19au premier quinquennat
22:20d'Emmanuel Macron
22:21là on ferme plus d'usines
22:22corrigez-moi si je me trompe
22:23mais on ferme plus d'usines
22:24qu'on en ouvre aujourd'hui
22:25le bilan 25 est négatif
22:27il est négatif
22:28très clairement
22:29en termes d'entités
22:30industrielles
22:31j'insiste sur le fait
22:33que les ingénieurs
22:34des grandes écoles
22:35préféraient partir
22:36faire de la finance
22:37que
22:37oui
22:37et puis c'était l'époque
22:39de la faiblesse
22:39enfin Serge Choruc
22:41il y a peut-être un mouvement
22:42qui est en train de se dessiner
22:43parce que
22:44je veux dire
22:44comme tout dans la vie
22:45je veux dire
22:46derrière les impôts
22:47les impôts c'est un bout du sujet
22:48il y a l'envie
22:49parce que l'industrie attire à nouveau
22:50le désir
22:51le projet
22:54au fond
22:55on voit beaucoup
22:57d'ingénieurs
22:58qui
22:58aujourd'hui
22:59de jeunes ingénieurs
23:00qui se disent
23:01que c'est plus amusant
23:02peut-être
23:02en tout cas
23:03dans le début
23:04de leur carrière
23:05de faire partie
23:06de cette incroyable
23:07révolution industrielle
23:08auquel on part
23:08auquel on m'assiste
23:10donc il y a quelque chose
23:11peut-être qui se passe
23:12pas à partir d'en France
23:13mais il se trouve
23:14qu'il y a peut-être
23:15un bouleversement
23:16dans ce domaine là
23:17intéressant
23:17les impôts sur production
23:19sont
23:21évidemment contre-productifs
23:22mais c'est un bout du sujet
23:24il faut avoir envie
23:25il faut avoir envie
23:26de produire
23:26je rappelle toujours
23:27qu'au début du XXe siècle
23:30il y avait 200 entreprises
23:31qui faisaient de l'automobile
23:33entre Putot
23:33et Combevoir
23:34donc les gens avaient envie
23:35c'est un goût
23:36il faut avoir envie
23:37de faire ça
23:38oui
23:38et on voit que les dépendances
23:39sont de plus en plus
23:41compliquées
23:42à assumer
23:43en temps de crise
23:43et que peut-être
23:44on a besoin
23:45de reproduire
23:46si ce n'est en France
23:47en tout cas
23:47en Europe
23:48allez
23:48on se quitte
23:49pour une très courte pause
23:50publicitaire
23:51on se retrouve
23:52juste après
23:52pour parler des propositions
23:54de cet ouvrage
23:55« Guerre et paix
23:55entre profit et salarié »
23:57Jean-Hervé Lorenzi
23:57et Alain Villemeur
23:58on va parler politique de l'offre
24:00on va parler révolution fiscale
24:02on va avoir tout ça
24:02au programme
24:03évidemment
24:04c'est une année présidentielle
24:05qui s'annonce
24:05beaucoup d'idées
24:06à tout de suite
24:14BFM Business
24:15et la Tribune
24:15présente
24:17les experts
24:19Raphaël Legendre
24:20allez
24:20il est 9h
24:21passé de 57 minutes
24:22on est de retour
24:23pour la seconde partie
24:24des experts
24:25avec toujours
24:25autour de la table
24:26Jean-Hervé Lorenzi
24:27Ludovic de Sauté
24:29et Nathalie Jansson
24:30pour parler
24:31de cet ouvrage
24:33à sortir
24:34la semaine prochaine
24:35Jean-Hervé
24:35c'est ça
24:36Jean-Hervé Lorenzi
24:37et votre comparse
24:39Alain Villemeur
24:40pour ce nouvel ouvrage
24:41« Guerre et paix
24:42entre profit et salaire »
24:43c'est le sous-titre
24:44qui est très important
24:45pour une révolution
24:47fiscale
24:48ça me rappelle
24:48un autre économiste
24:50Jean-Hervé
24:52non ?
24:52un certain Thomas Piketty
24:54Camille Landet
24:54Emmanuel XVI
24:55qui avait publié
24:57pour une révolution
24:57fiscale
24:58Ricardo
24:59aussi d'ailleurs
25:00aussi
25:01je prétends très
25:02ricardien
25:03quelques années
25:03quelques années
25:04là je parle
25:05des choses sérieuses
25:06il sort aux éditions
25:08Odile Jacob
25:09le sous-titre
25:10pour une révolution
25:11fiscale
25:12vous dites que
25:13la politique
25:14de l'offre
25:15menée
25:16par Emmanuel Macron
25:18s'est finalisée
25:20par un échec
25:21finalement
25:21en tout cas
25:22l'expression
25:23et par
25:24mes deux camarades
25:26économistes
25:26vont bien comprendre
25:27la grosse difficulté
25:28de l'économie
25:29la grande difficulté
25:30de la croissance
25:31le critère
25:32à la fin
25:33c'est la croissance
25:33stable
25:34sur une longue durée
25:35c'est
25:36la capacité
25:37d'équilibrer
25:38une offre
25:39qui correspond
25:40à des investissements
25:41donc à des profits
25:42donc à une épargne
25:43qui investit
25:44et de l'autre côté
25:45une demande
25:45qui se peut être
25:46très bien
25:47compris
25:47et Ford
25:49il y a plus
25:50il y a un siècle
25:51à peu près
25:52et donc
25:54ce que
25:55on montre
25:57c'est que
25:59quand on prend
26:00les Etats-Unis
26:01entre
26:021909
26:03et 2000
26:04ils ont une croissance
26:06y compris
26:06avec les chocs
26:08de guerre
26:09ils ont une croissance
26:10qui est forte
26:10et avec
26:11ce qu'on a essayé
26:13de montrer
26:13moi je suis très modeste
26:14c'est juste
26:15il y a sûrement
26:17état d'erreur
26:18et de critique
26:18à faire
26:19sur ce bouquin
26:20mais
26:22on montre
26:23qu'on voit
26:24que la croissance
26:25a été
26:26extraordinairement forte
26:27avec un pourcentage
26:28entre
26:29profits
26:31j'allais dire
26:31investis
26:32et demandes
26:35réalisées
26:35qui est de
26:36deux tiers un tiers
26:37alors on le montre
26:38dans un modèle
26:38qui comme tous les modèles
26:39peut être critiqué
26:41tous les modèles
26:42se révèlent
26:43quand on dit
26:43demande c'est salaire
26:44c'est la répartition
26:45entre profits
26:45et salaire
26:46alors après
26:47il faut que les profits
26:48c'est ce qu'on disait
26:49tout à l'heure
26:50chez les vieux
26:50le profit
26:51il va
26:52dans une maison
26:54qu'on achète
26:55la résidence secondaire
26:56ou le truc
26:56et il va pas
26:57investir
26:58dans
26:59les technologies
27:00les composants
27:01chez un vieux français
27:02ou un vieux européen
27:04c'est des pays
27:05oui c'est un problème
27:07européen
27:07parce que
27:08je veux dire
27:08c'est
27:09alors
27:10puis c'est un système financier
27:12qui est pas
27:12très porteur
27:13non plus de ça
27:14non plus de ça
27:15et donc
27:16si on part de ces deux tiers
27:17un tiers
27:18pour arriver
27:18à ces deux tiers
27:19un tiers
27:20qui sont la seule base
27:22bon
27:23il se trouve que c'est assez bien démontré
27:25mais enfin
27:25on pourrait montrer
27:26que c'est pas parfait
27:27peut-être pas deux tiers
27:28un tiers
27:29exactement
27:30et pour y arriver
27:31il faut une fiscalité
27:33et ce qu'on montre
27:34c'est
27:35on l'a vu tout à l'heure
27:35c'est exactement
27:37ce qui a été dit
27:38donc il n'y a plus rien à ajouter
27:39il y a le crédit
27:40impôt recherche
27:41mais alors là
27:42c'est du pour
27:42puis on transfère
27:44de l'autre côté
27:44et alors
27:45les crédits impôt recherche
27:46on dit c'est terrible
27:48c'est des milliards
27:48mais on en pique 100
27:50on a un peu de production
27:50donc tout ça
27:51est absurde
27:53mal foutu
27:54et en réalité
27:56le mot exact
27:56c'est mal foutu
27:57c'est mal foutu
27:58donc à partir de ça
28:00nous on a pris
28:01huit principes
28:02qui sont
28:03qui permettent
28:05de se rapprocher
28:06de ce deux tiers
28:06un tiers
28:07pour avoir une croissance
28:08qui
28:08on a une croissance potentielle
28:10qui est faible
28:11comme chacun sait
28:13croissance potentielle
28:14c'est
28:14c'est lié
28:16au gain de productivité
28:18et
28:18à la
28:19j'allais dire
28:20et à l'augmentation
28:21de la population active
28:23les deux sont faibles
28:24le gain de productivité
28:26c'est
28:27un peu partout
28:28ça a baissé
28:28partout dans le monde
28:29enfin chez nous
28:30c'est quand même très faible
28:31avec six points suffisants
28:33on l'a dit
28:33et population active
28:35on a un problème
28:36absolument majeur
28:37et je termine là-dessus
28:38qui est que
28:39les vieux
28:39ne sont pas employés
28:43qu'il y a
28:45le taux d'activité
28:47très faible
28:48alors c'est des problèmes
28:49qui sont des problèmes
28:49économiques
28:50mais des problèmes
28:50aussi sociologiques
28:51parce que
28:52l'histoire de dire
28:53que quelqu'un est inutile
28:54à partir de 55 ans
28:55ce n'est pas descendu du ciel
28:57que l'idée
28:58qu'on n'embauche pas
28:59les jeunes
29:00ce n'est pas non plus
29:01descendu du ciel
29:01donc c'est une
29:02c'est la sociologie
29:03d'un pays
29:04qui
29:05derrière sa fiscalité
29:07exprime au fond
29:08l'idée que
29:09je veux dire
29:10voilà
29:11profitons-en
29:12et puis rien d'assurmontable
29:13d'autres pays
29:14arrivent très bien
29:14donc en mettant
29:15les bonnes mesures
29:15on peut arriver
29:16aux bons résultats
29:17Nathalie
29:18vous êtes d'accord
29:18avec ce constat
29:20oui
29:21même si effectivement
29:23la baisse de la productivité
29:24elle n'est quand même
29:24pas partout pareil
29:25et aux Etats-Unis
29:26elle est quand même
29:26beaucoup moins forte
29:27parce qu'effectivement
29:28il y a cette forte innovation
29:29qui va contribuer
29:30à faire augmenter
29:31la productivité
29:32y compris dans les services
29:34qu'on critique souvent
29:35pour une faible productivité
29:37mais pour le coup
29:38l'IA contribue aussi
29:39alors c'est pas que
29:40le coiffeur va plus vite
29:40on a du mal à mesurer
29:41quand même
29:42dans les services
29:43de tout ce qui est
29:44services financiers
29:44services consulting
29:45on a des gains de productivité
29:47qui sont bien supérieurs
29:49aux Etats-Unis
29:49et ça on voit bien
29:50que c'est lié
29:51à cette très forte dynamique
29:54dans ce secteur
29:55pour le reste
29:56il est certain
29:57qu'en France
29:59on n'a pas de chance
30:01puisque au niveau
30:02de l'école
30:02il y a des dysfonctionnements
30:04et donc les dysfonctionnements
30:05de l'école
30:05impactent en effet
30:06comme il a été dit
30:07l'entrée en activité
30:08des jeunes
30:08puisque comme en fait
30:10elle fabrique des jeunes
30:10qui ne sont pas vraiment désirés
30:12sur le marché de l'emploi
30:13forcément
30:13ça n'avantage pas
30:16c'est ça l'un des problèmes
30:17c'est l'inadéquation
30:18entre les formations
30:19et les besoins
30:20des entreprises
30:20à partir du moment
30:21où on a fait
30:22cette volonté
30:23d'avoir
30:24un certain pourcentage
30:25de bac
30:26on a aussi entretenu
30:28cette
30:29je pense que la croyance
30:30était sans doute déjà là
30:31le fait que les études générales
30:32c'était le Graal
30:33et que si on n'en faisait pas
30:34c'était un échec total
30:35et qu'on n'était rien
30:36et qu'on n'allait rien faire
30:37dans la vie
30:37donc effectivement
30:39c'est des problèmes
30:39qui sont très ancrés
30:40on ne change pas
30:41on ne va pas devenir
30:42des Allemands demain matin
30:43quoi
30:43où en fait en Allemagne
30:45en effet
30:45vous avez une école
30:49très imbriquée
30:50alors moi
30:51je ne suis pas
30:52en train de dire
30:52qu'il faut le modèle allemand
30:53mais on a un problème
30:54et en tout cas
30:55sur l'éducation
30:56il est rarement adressé
30:57c'est-à-dire que ce problème-là
30:58pour le moment
30:59on n'en a jamais parlé
31:00personne ne veut s'y coller
31:01et pourtant
31:02c'est un problème
31:03les jeunes ne travaillent pas assez
31:05on a mis
31:06le prix
31:07du repas étudiant
31:08à un euro
31:10cette mesure
31:11pour moi
31:11c'est vraiment le symbole
31:12de l'échec total
31:13c'est-à-dire que ce n'est pas ça
31:14qu'il faut
31:14il faut des jeunes
31:15qui puissent travailler
31:16pendant leurs études
31:16et c'est pareil
31:17il y a plein de pays
31:18où ça existe
31:19en France
31:20on a l'impression
31:21qu'un étudiant
31:21qui travaille
31:22c'est la fin du monde
31:23vous vous rendez compte
31:24que quand ils font
31:25des entretiens
31:25dans les enseignements supérieurs
31:28il y a des examinateurs
31:29qui préviennent
31:30les étudiants
31:31qui ne pourront pas travailler
31:32pendant leurs études
31:33mais on est sur quelle planète
31:35il faut qu'on travaille
31:36il faut que les étudiants
31:37travaillent 15 heures par jour
31:38il faut se concentrer
31:39sur les études
31:39c'est n'importe quoi
31:40il y a plein de pays
31:42dans le monde
31:42où les étudiants
31:42travaillent à côté
31:43de leurs études
31:44et ils font des carrières
31:44très belles
31:45donc on a un réel
31:47problème d'éducation
31:48ça c'est au début
31:48et puis comme il a été dit
31:50à la fin
31:50pour un tas de raisons
31:52on pensait qu'à 55 ans
31:53il fallait les pousser
31:54alors la bonne nouvelle
31:55parce que Gilles Berset
31:56aime bien cette bonne nouvelle
31:57donc comme c'est mon collègue
31:58je vais la relayer
31:59c'est vrai que la nouvelle
32:00est plutôt bonne
32:01c'est qu'il disait
32:01qu'effectivement
32:02on a quand même
32:02une amélioration
32:04du taux d'emploi
32:04chez les seniors
32:05voilà
32:06donc c'est la bonne nouvelle
32:08vous voyez
32:08je suis hyper optimiste
32:09on l'a vu hier
32:10sur le plateau
32:11Gilles Berset
32:11c'est incroyable
32:12j'adore les lieux
32:15le triple accès
32:16n'a plus le moins
32:19exactement
32:21bravo
32:21non non c'est vrai
32:22l'un des sujets
32:23Ludovic
32:24et c'est l'un des sous-titres
32:26du bouquin
32:26c'est comment sortir
32:27du travail
32:27qui ne paie plus
32:28aussi
32:29Antoine Fouché
32:30a beaucoup travaillé
32:32là-dessus
32:33c'est quand même
32:34un des sujets aussi
32:35ce que vous dites
32:35Raphaël
32:36est important
32:36parce qu'au-delà
32:36de la technicité
32:37du deux tiers
32:38un tiers
32:38et tout ça
32:39c'est-à-dire que
32:40le livre
32:41je trouve
32:42pointe plusieurs aspects
32:43qui sont des aspects
32:43presque sociologiques
32:45pour certains
32:45bien sûr
32:46et hautement politiques
32:48mais il y a des
32:48d'abord
32:49un
32:50le ruissellement
32:50ne fonctionne pas
32:51donc ça c'est un grand constat
32:52et je pense que
32:53vous l'adressez bien
32:54avec Alain
32:54parce qu'il y a
32:55une belle démonstration
32:56mais ne marche pas
32:58dans les conditions
32:59dans lesquelles
32:59on l'exécute
33:00c'est-à-dire qu'en fait
33:01c'est pas que
33:02la notion de ruissellement
33:04c'est pas philosophique
33:06c'est aujourd'hui
33:06et j'allais dire
33:07ce livre
33:08il traduit
33:09une chose
33:10en tout cas
33:11je le ramène
33:11sur la position française
33:13j'ai presque le sentiment
33:14quand on regarde
33:17que la France
33:18a un problème
33:19de conjugaison
33:20en fait
33:20c'est-à-dire
33:22c'est un pays
33:23qui écrit son économie
33:25à l'imparfait
33:26honnêtement
33:26que ça soit
33:27par rapport
33:28à la vieillesse
33:28par rapport
33:29au fait
33:30d'alimenter
33:31des choses
33:32des choix
33:33qui ont été faits
33:33mais qui sont en train
33:34de s'effilocher
33:35gentiment
33:36là où on aurait besoin
33:37de l'écrire au futur
33:39c'est quoi
33:40c'est un modèle
33:40qui est dépassé
33:42il y a des problèmes
33:43sur l'innovation
33:44il y a des problèmes
33:45sur la R&D
33:46il y a des problèmes
33:46sur le fait
33:47de miser sur la jeunesse
33:48et de lui faire
33:50un marche-pied
33:50que ça soit bosser
33:51pendant ses études
33:52mais aussi de la valoriser
33:53parce qu'il va y avoir
33:54des grandes confrontations
33:56on le sait
33:56entre jeunes diplômés
33:58et IA
33:58ce qui va être
33:59la pire sanction
33:59qu'on puisse avoir
34:00dans le monde du travail
34:01c'est-à-dire
34:01si on n'arrive pas
34:02à faire rentrer les jeunes
34:04s'il n'y a plus de tremplin
34:05c'est-à-dire
34:05que tous les petits jobs
34:06qui faisaient
34:07qu'on commençait en consulting
34:08à faire des rapports
34:09pendant 2 ans
34:103 ans
34:10à ne pas dormir
34:11à l'époque
34:12je fais des yeux
34:12mais qui était
34:13l'apprentissage du métier
34:14si tout ça est absorbé
34:15demain
34:16on ne va pas se réveiller
34:17à 32 ans
34:17en consultant
34:18un matin
34:18en disant
34:19au fait
34:19il fait 10 ans
34:20que j'attends
34:21et maintenant
34:21je suis consultant
34:21et pour avoir des seniors
34:22il faut avoir des juniors
34:23exactement
34:24donc il y a vraiment
34:26un problème de congélisation
34:27et ça fait rire
34:29Jean-Hervé
34:29mais c'est le
34:30après il y a
34:31une question de salaire
34:32que je trouve
34:32très très aiguë
34:34parce qu'il y a
34:35une vraie
34:35vraie question de salaire
34:36et c'est la question
34:37que vous posiez
34:38initialement
34:39la répartition
34:39profite salaire
34:41je vais s'enigner
34:42parce qu'il y a vraiment
34:43un chiffre
34:43qui m'a marqué
34:44dans le bouquin
34:44c'est que sur la période
34:462017-2025
34:47la rémunération brute
34:48des salariés
34:49a progressé
34:50de moins de 1%
34:51c'est-à-dire que
34:52pour doubler
34:53son niveau de vie
34:54maintenant
34:55il faut 70 ans
34:56en France
34:58oui mais c'est comme ça
34:59mais on vit plouvieux
35:00c'est pour ça
35:01mais tout à l'heure
35:01Jean-Hervé disait
35:02un pays doit avoir
35:03des envies
35:04s'il faut raisonner
35:06sur 70 ans
35:06l'envie elle est un peu
35:07compliquée
35:07et puis on comprend
35:08qu'il y a une forme
35:09de démotivation
35:09je crois qu'on est
35:10une fois de plus
35:12tout ça est très critiquable
35:14les chiffres
35:16etc
35:16et les mesures
35:18qui sont proposées
35:18sont
35:19deux leçons
35:21de mon point de vue
35:23la première
35:24c'est que
35:25dans toute cette affaire
35:26moi j'aime bien
35:27cette expression
35:27de conjugaison
35:28au passé
35:29on est
35:31on le voit
35:31dans les programmes politiques
35:32qui commencent à apparaître
35:34incapable de penser
35:35un univers
35:36qui soit un univers
35:38désirable
35:39désirable
35:39y compris d'ailleurs
35:41dans ce qui était
35:42pardon je reviens
35:43sur ma jeunesse
35:44ce qui était la cas
35:45une des caractéristiques
35:46du modèle français
35:47qui était tout aussi bordélique
35:48qu'aujourd'hui
35:48vous n'imaginez pas
35:50que la 4ème république
35:51était un modèle
35:52de stabilité
35:55une fille ou un garçon
35:56qui rentrait
35:58comme non qualifié
36:01pouvait espérer
36:01qu'on allait progressivement
36:03s'il était bon
36:04le qualifier
36:04le truc
36:05il venait le chef d'équipe
36:06et même éventuellement
36:07gêner en maison
36:07donc il y avait une logique
36:09toute cette logique
36:09a complètement disparu
36:10il n'y a aucune progression
36:12ça paye figé
36:12en même temps
36:13les 30 glorieuses
36:13ont été une parenthèse enchantée
36:15dans l'histoire de l'humanité
36:16on n'a jamais connu ça avant
36:17et peut-être qu'on ne connaîtra
36:19jamais ça après
36:19oui
36:20enfin bon
36:21ça veut dire que
36:22il faut remettre
36:23du désir dans ce pays
36:26une partie du désir
36:27c'est celui
36:27d'être
36:28au fond
36:30la vraie nature du progrès
36:32c'est celle
36:33où on permet aux gens
36:34de développer
36:35leur qualité
36:36leur truc
36:36alors ils démarrent
36:37selon
36:39la formation
36:40ça manque dans un titre politique
36:42là c'est ce que vous nous dites
36:43ça ne peut pas être que de la sueur
36:44du sang et des larmes
36:44pour le redressement
36:45des comptes publics
36:46les efforts qu'il va falloir faire
36:48c'est
36:49donner une perspective
36:50c'est le deuxième sujet
36:51le deuxième sujet
36:52juste avant que je laisse
36:53le deuxième sujet
36:54c'est que
36:56nous on a
36:57ce qui est très rigoureux
36:58dans notre approche
37:00c'est le deux tiers un tiers
37:01ça c'est enfin
37:02après on peut discuter du modèle
37:03mais c'est quand même
37:04à mon avis
37:06bien fait
37:07le reste
37:08il y a huit principes
37:09ça veut dire quoi
37:10il faut retenir
37:11chacun de ces principes
37:12peut être critiqué
37:13c'est pas
37:14des vérités absolues
37:16loin de là
37:17mais
37:18il faut prendre le problème
37:19dans sa globalité
37:19c'est-à-dire que
37:20ces mesures
37:23fiscales
37:23qui reviennent
37:24je te prends un petit bout
37:25et je te truque
37:26etc
37:26tout ça c'est des stupidités
37:29c'est inefficace
37:30les gens l'oublient
37:31deux secondes après
37:32imaginons à l'instant
37:33qu'on bloque
37:34qu'on fasse
37:35ce que les uns
37:36ou les autres souhaitent
37:37baisse la TVA
37:38sur les produits pétroliers
37:40etc
37:40ça coûte
37:41une dizaine de milliards
37:43qu'on va trouver
37:44
37:44j'en sais rien
37:45alors si
37:46la dernière idée
37:47c'est de prendre
37:47de supprimer
37:48toute l'aide au développement
37:49ce qui est quand même pas
37:51je vais dire
37:51en termes d'image
37:52on peut dire
37:53on prend un peu
37:54mais
37:54c'est quand même pas
37:57pour les jeunes
37:58c'est quand même pas très excitant
37:59comme vision d'un pays
38:01et
38:02et donc
38:03c'est
38:03c'est la mesure
38:05par excellence
38:05idiote
38:06c'est-à-dire que
38:06on se prend un problème
38:07on a un problème lundi
38:09on résout un problème lundi
38:10un mardi
38:10donc il faut mettre
38:11à plat notre fiscalité
38:13qui n'est pas adaptée
38:14à cet équilibre subtil
38:16pour trouver
38:17des gains de productivité
38:18pour ceux-ci
38:18pour ceux-là
38:19offre demande
38:20et trouver
38:21et essayer d'avoir
38:23un dispositif
38:24qui ne remettra pas
38:25en cause
38:26au fond
38:27l'idée
38:28qu'il y a des inégalités
38:29qui ne remet pas en cause
38:30mais il faut qu'on soit compétitif
38:31et qu'il y ait une demande
38:32voilà
38:33bon
38:33alors il y a
38:34beaucoup d'interrogations
38:35qui peuvent naître
38:36de le constat
38:37que vous venez de poser
38:38d'abord
38:38un
38:38moi première question
38:39est-ce qu'une révolution fiscale
38:41est possible
38:41on a déjà vu ça
38:43Jean-Marc Ayrault
38:44avait essayé
38:45pour sauver sa tête
38:46il y a 15 ans
38:47de faire une grande remise à plat
38:49de la fiscalité française
38:50qui a fait complètement
38:51de chit
38:52est-ce qu'une révolution
38:53toutes les révolutions françaises
38:54sont nées
38:55d'une révolution fiscale
38:56mais est-ce qu'une grande
38:57remise à plat
38:58est possible
38:59aujourd'hui
38:59vu le contexte
39:01compliqué
39:02je rebondis à la fois
39:03sur la question
39:04à Jean-Hervé
39:04tout à l'heure
39:05Nathalie disait
39:06que
39:06évidemment
39:07ce qui est détestable
39:08quand on parlait
39:09des investissements étrangers
39:09c'est l'incertitude politique
39:11et tout ça
39:11mais c'est détestable
39:12aussi au niveau du citoyen
39:15c'est-à-dire le citoyen
39:16il se comporte en partie
39:16comme une petite entreprise
39:17aussi
39:18c'est-à-dire qu'il n'aime pas
39:19aussi être dans l'instabilité
39:20mais c'est une réalité
39:22c'est-à-dire
39:23il y a une perception
39:24on l'a vu
39:25sur le budget
39:25c'est-à-dire
39:26malgré toutes les annonces
39:27en fait quand même
39:28on va payer plus d'impôts
39:29c'est-à-dire que c'est
39:30il y a toujours
39:31il y a toujours
39:31une notion comme ça
39:33où ce pays
39:34ne se met pas en mouvement
39:36sur cet appel
39:37à la révolution
39:38j'allais dire
39:39elle va nous renvoyer
39:40sur la question politique
39:41mais elle va nous renvoyer
39:42sur la question politique
39:43avec un immense champ politique
39:45parce que
39:45honnêtement
39:46la question n'est pas
39:47chez les citoyens
39:48elle est aussi
39:49chez les patrons d'entreprises
39:51qui sont leurs propres rôles
39:52et qui sont pas
39:53très très au clair non plus
39:55sur leur envie
39:56de révolution
39:56ils parlent de baisse
39:58ils parlent de baisse
39:59mais jamais de révolution
40:00non non mais c'est une réalité
40:01c'est-à-dire qu'en fait
40:02il ne faut pas juste dire
40:03que c'est le citoyen
40:04qui vote qui est idiot
40:05c'est-à-dire qu'il y a
40:06quand même
40:07on le sait
40:07et on va mettre un peu
40:09les pieds en plein
40:09dans ce pays
40:10il y a beaucoup de gens
40:11qui s'accrochent
40:11à leurs privilèges
40:12et ces privilèges-là
40:14aujourd'hui
40:15font que
40:16on veut bien parler
40:17éventuellement de baisse
40:18mais de là
40:19de parler de révolution
40:20oulala
40:21c'est-à-dire que
40:22que ce soit dans le secteur
40:24des aides publiques
40:25que ce soit dans le secteur
40:26de la santé
40:26dans l'éducation
40:27et j'en prends
40:28et on va prendre
40:29la longue liste
40:29aujourd'hui il y a plutôt
40:31des forces d'inertie
40:32que des forces d'évolution
40:33j'en reviens
40:34à cette question
40:35de conjugaison
40:35c'est-à-dire que
40:36c'est là où
40:37à mon sens
40:38la réponse
40:39n'est pas technique
40:40la réponse
40:41elle passe par la narration
40:42c'est-à-dire que
40:43ce pays a besoin
40:45je vais aller même
40:46un peu plus loin
40:46que vous
40:47Jean-Hervé
40:47c'est plus que
40:48d'un câble
40:50d'une joie
40:50je pense que ce pays
40:51a besoin d'une libido économique
40:54je vais l'installer
40:55c'est un excellent concept
40:58et je vais te dire
41:00ça, ça va rester
41:02la libido économique
41:03pour contre
41:04le télévision
41:06comment
41:06faire la révolution
41:09en ayant
41:10une libido économique
41:11oui alors là
41:13je ne sais pas
41:14comme ça
41:15comment l'inventer
41:16cette libido
41:17mais une chose est certaine
41:18c'est que
41:19en fait
41:19en France
41:20on a un petit problème
41:21aussi vis-à-vis
41:22de la lecture économique
41:24et en particulier
41:24on n'a pas assez
41:26eu d'enseignement
41:27de la théorie des choix publics
41:28parce qu'en fait
41:28ce qu'on décrit
41:29c'est tout simplement
41:30voilà
41:30l'entreprise
41:31elle va
41:33bien évidemment
41:34s'attacher
41:35à son privilège
41:37le politicien
41:38ou le bureaucrate
41:39celui qui a le pouvoir
41:40lui de toute façon
41:41il n'existe que
41:42parce qu'en fait
41:43il y a une demande
41:44à son égard
41:44donc effectivement
41:45il va entretenir
41:46cette relation permissive
41:48parce que de toute façon
41:49il sait qu'il donne
41:50des privilèges
41:51donc du coup
41:51il sera réélu
41:52donc en fait
41:53cette lecture
41:56nous explique
41:57effectivement
41:57plus facilement
41:58pourquoi en France
41:59il y a cette inertie
42:00parce qu'on ne voit pas
42:01comment
42:02enfin je veux dire
42:03un politicien
42:03il ne va pas se faire
42:04du mal volontairement
42:05et les entreprises
42:06pareil
42:06elles vont à chaque fois
42:08elles vont plaider
42:08pour quelque chose
42:09qui va favoriser
42:11son activité
42:12mais sans avoir
42:14évidemment de coup
42:15donc ça c'est quand même
42:16un des gros problèmes
42:17de la scène
42:19aujourd'hui
42:19politique française
42:20et effectivement
42:21dans ce contexte
42:22on se dit qu'une révolution
42:23elle aura du mal
42:24à avoir lieu
42:25parce que
42:25qui va vouloir
42:26renoncer effectivement
42:27à son confort
42:29à ses privilèges
42:30en plus
42:31c'est un impact
42:34c'est un pari
42:34qui est compliqué
42:35puisque c'est un pari
42:36sur quelque chose
42:38justement d'incertain
42:39c'est-à-dire qu'on vous dit
42:40bon ben là maintenant
42:40on rase gratis
42:41on fait quelque chose de nouveau
42:42pour avoir des bonnes conditions
42:43mais moi aujourd'hui
42:45qui me dit
42:45que je serais mieux
42:46qu'aujourd'hui
42:46enfin donc
42:48forcément
42:48il y a toujours des gagnants
42:49et des perdants
42:50donc voilà
42:51donc ça explique
42:52en effet l'inertie
42:52bon
42:53je voulais qu'on rentre
42:54cette émission
42:55ça s'appelle
42:55les experts
42:56donc on va faire un peu
42:56d'expertise fiscale
42:57dans vos huit propositions
43:00je vais les citer rapidement
43:02vous bougez
43:03les cotisations sociales
43:04employeurs
43:05il faut les baisser
43:06les cotisations salariales
43:07salariées
43:08là vous instaurez
43:09une CSG
43:09à taux progressif
43:11donc ça veut dire
43:11qu'il y a des gagnants
43:12et des perdants
43:12il y en a qui paieront
43:14plus cher
43:15impôts sur le revenu
43:16il faut le baisser
43:17pour augmenter
43:18les salaires nets
43:20vous augmentez
43:20la fiscalité du capital
43:23vous augmentez
43:24vous transformez
43:25l'IFI
43:25pour le transformer
43:26sur un impôt
43:27sur la terre agricole
43:28et urbaine
43:28c'est une idée
43:32qui d'ailleurs
43:34est tirée
43:35d'un petit camarade
43:38économiste
43:38tout à fait brillant
43:39qui s'appelle
43:40Tranois
43:41Alain Tranois
43:42et quand on regarde
43:45l'évolution
43:46de ce dont on a bénéficié
43:49moi j'en ai bénéficié
43:50tout le monde
43:51a bénéficié
43:51la hausse
43:52les propriétaires
43:54ont vu
43:55le prix du mètre carré
43:56augmenter
43:56mais en fait
43:57c'est la surface
44:00c'est l'emprise
44:01qui a augmenté
44:02donc voilà
44:03on refait
44:04une évolution
44:07de ce truc
44:07en le rendant plus
44:08proche
44:09de la réalité
44:10des gains
44:10qui ont pu être faits
44:11moi j'avais pas d'argent
44:13et aujourd'hui
44:14j'ai un appartement
44:15donc voilà
44:16c'est la vie
44:17j'ai successivement
44:19bénéficié
44:19toutes les hausses
44:20de prix du mètre carré
44:22et une fois qu'on a augmenté
44:23les taxes sur le patrimoine
44:24on augmente l'impôt
44:25sur les héritages aussi
44:26vous augmentez les taxes
44:27sauf en cas d'investissement
44:28dans les placements
44:31le vieillissement
44:31c'est pas bon
44:34sauf sur une chose
44:36qui est que
44:37la vie
44:38a une durée
44:39déterminée
44:40on va avoir
44:41l'impact
44:42du vieillissement
44:44majeur
44:45sur le problème
44:46j'allais dire
44:47des héritages
44:48hier j'avais vu
44:49que les hospices
44:50de France
44:51disaient
44:52là on rentre
44:52sur un autre volet
44:54qui est celui
44:55de l'intergénérationnel
44:56en réalité
44:58il va y avoir
44:59l'énorme choc
45:00auquel
45:005 000 à 9 000 milliards
45:03de patrimoine
45:03d'euros
45:05vont changer
45:05demain
45:06d'ici
45:062040
45:07donc c'est évident
45:09que ça
45:09il faut aussi
45:10prendre le problème
45:11dans cette définition
45:12moi après
45:14on a fait cette affaire
45:15à coût constant
45:16mais le coût
45:18et
45:18là où le livre
45:19est très faible
45:22non
45:24je fais du marketing
45:28non
45:29c'est qu'il n'y a pas de
45:30je ne dis pas du tout
45:31comment on réduit
45:32les dépenses
45:32c'est le suivant
45:33alors
45:34vous anticipez
45:35mes questions
45:36avant d'y arriver
45:37sur la question
45:38des dépenses
45:38c'est évident
45:39que
45:40les calculs
45:41le montrent
45:41c'est que
45:42les transferts
45:44à l'héritage
45:45vont être
45:47multipliés
45:47de manière
45:48très significative
45:48dans les années
45:49qui viennent
45:50simplement parce que
45:51la FHM propose
45:52notamment
45:52que ça sert
45:53à financer
45:53la dépendance
45:54et
45:54deuxième sujet
45:55quand on me dit
45:5680%
45:5785%
45:57des gens
45:58sont contre
45:5985%
46:00des gens
46:00ne sont pas
46:01concernés
46:01donc même
46:03un politicien
46:05très
46:06froussard
46:06et
46:07toi
46:07s'en compte
46:08moi j'ai un héritage
46:10j'imagine
46:11tous les trois
46:11mais 85%
46:13des Français
46:13n'en ont pas
46:14mais n'en veulent pas
46:15Emmanuel Macron
46:16a d'ailleurs
46:16refusé toujours
46:17de toucher
46:17au droit
46:19sur les successions
46:19parce que
46:20les Français
46:20même ceux
46:21qui sont élevé
46:21ne veulent pas
46:22taxer
46:23c'est l'impôt
46:23sur la mort
46:23monsieur Lejean
46:26mais c'est son opinion
46:28et j'ai la même point
46:29absolument
46:29juste un gendarme
46:31sur cette question
46:31de démographie
46:32il y a environ
46:34ça concerne
46:3515-20%
46:36de la population
46:36et tout ça
46:37maintenant
46:38c'est toute l'histoire
46:39de la pompe
46:39parce que
46:41c'est indiqué
46:42dans le livre
46:42d'ailleurs
46:43c'est que
46:44sur ces montants
46:45cette grande transmission
46:46qui va brasser
46:46des milliers
46:47de milliards
46:48dans la décennie
46:49qui vient
46:51honnêtement
46:51les gens
46:52qui vont recevoir
46:53cet argent
46:53seront eux-mêmes
46:54des seigneurs
46:54déjà
46:55c'est une vraie question
46:57c'est-à-dire que
46:57en fait
46:57cet apport
46:59dans l'économie
46:59ne se joue plus
47:00dans le bon timing
47:01de la vie
47:01en fait
47:02et c'est-à-dire
47:03le petit coup de pouce
47:04même sur un petit héritage
47:06qui permettait
47:06à quelqu'un
47:07de financer
47:08le petit studio
47:09la voiture
47:10des choses comme ça
47:10n'arrive plus
47:11dans le bon timing
47:12de la vie
47:12c'est-à-dire
47:13qu'on devient tous
47:14progressivement
47:15des écureuils
47:16avec des noisettes
47:18gentiment
47:18et on se transmet
47:19des noisettes
47:20qui vont être
47:20stockées directement
47:21donc on n'alimente
47:22plus l'économie réelle
47:23après je reviens
47:24sur cette notion
47:24de démographie
47:26parce qu'elle est
47:27à mon avis centrale
47:28et si tous les quatre
47:29demandent
47:29on se lançait en politique
47:31et on lançait
47:31le MRF
47:33le mouvement
47:33de la révolution fiscale
47:34avec Jean-Hervé Lorenzi
47:36candidat à la révolution fiscale
47:37et autres
47:37je pense qu'il y a une notion
47:38le parti de la libido fiscale
47:40le parti de la libido fiscale
47:42cette campagne
47:43cette campagne
47:43c'est annonce dantesque
47:45ça va être formidable
47:46la présidentielle
47:47il y a une notion
47:48de discours
47:48sur lequel je pense
47:49et je vais être optimiste
47:51ce pays
47:51ce pays peut se retrouver
47:53et il faut l'assumer
47:54on l'a vu dans le cadre
47:56et on le voit en ce moment
47:57dans le cadre
47:57du budget militaire
47:58c'est-à-dire que
47:59il y a un plébiscite
48:00c'est-à-dire qu'on se dit
48:01ok on est
48:02on est dans
48:03dans une situation
48:04où le fait
48:04d'augmenter le budget militaire
48:06il y a quelque chose
48:07qui passe
48:08ça veut dire que
48:08ce pays
48:09a des formes de conscience
48:10il faut lui donner
48:11de la fierté
48:12la France va bien
48:13quand elle fait des TGV
48:14des Minitel
48:15des Airbus
48:15des Ariane Espace
48:16et tout ça
48:16qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui
48:17on n'arrive même pas
48:18à construire un autoroute
48:19on n'arrive même pas
48:19à se mettre d'accord
48:20sur le fait de faire
48:213 km de bretelles d'autoroutes
48:22donc il faut redonner
48:24des éléments de fierté
48:25à ce pays
48:25on en a besoin
48:26des succès
48:27on est toujours en train
48:28de se comparer
48:28à des géants
48:29qui vont s'introduire
48:30en bourse
48:30et autres
48:31il nous faut des éléments
48:32palpables et concrets
48:33ça veut dire
48:34miser, faire des choix
48:35mais faire des impasses aussi
48:36c'est-à-dire dire
48:37on va faire la course
48:39du quantique
48:39mais pendant ce temps-là
48:40on ne fera peut-être pas
48:41la course
48:43du logiciel
48:44pour faire les réunions
48:44pour remplacer Teams
48:45parce que c'est une catastrophe
48:47et on ne sait pas le faire
48:47mais l'État s'en occupe
48:49de ça
48:49il y a un projet public
48:50pour ça
48:50mais après
48:51au-delà de cette fierté
48:52il y a un autre aspect
48:53qui est tout aussi important
48:54c'est que je pense
48:55que le dossier de la démographie
48:56est un élément essentiel
48:58sur lequel le pays
48:58peut se retrouver
48:59c'est-à-dire que
49:00vous prenez le métro
49:01vous prenez les transports
49:03vous asseyez à une terrasse de café
49:04cette conversation
49:05je l'entends autour de mes tables
49:07plusieurs fois par semaine
49:08de gens qui disent
49:09il va falloir que je vois
49:11avec mon papa
49:11pour trouver une aide à domicile
49:13et tout ça
49:13c'est quelque chose
49:14qui croit
49:15toute la société le traverse
49:16et aujourd'hui
49:18construire un discours
49:19une économie
49:20et une révolution fiscale
49:21pour dire
49:22comment on s'en sort
49:23comment on va gérer
49:24ces situations-là
49:25c'est quelque chose
49:26sur lequel on peut bâtir
49:27est-ce que je peux juste
49:28rajouter un chiffre
49:29les aidants
49:30les aidants non professionnels
49:3211 millions
49:3311 millions de français
49:34du meilleur ou du nôtre
49:36aident un parent
49:37un ami
49:38qui se trouve
49:4011 millions
49:41c'est colossal
49:4111 millions
49:42c'est absolument géant
49:43c'est géant
49:44donc ce pays
49:44est très curieux
49:45il est à la fois
49:48très exaspérant
49:49par son refus
49:50de changer quoi que ce soit
49:51et à la fois aidant
49:53vous savez qu'on a
49:54le pourcentage
49:55le plus important
49:56de financement
49:57de toutes les grandes causes
49:59enfin bon
49:59c'est un drôle
50:00il peut être aussi généreux
50:02il faut le faire bouger
50:04moi je suis d'accord
50:05la démographie
50:06est absolument majeure
50:07alors derrière
50:08il y a l'histoire
50:08des deux nations
50:09arriver à faire
50:10que cet argent
50:11circuler le capital
50:12mais oui
50:13c'est ça la grande question
50:14à la génération suivante
50:16oui
50:17c'est d'ailleurs
50:18effectivement
50:19plutôt que même
50:20la taxation
50:20sur l'héritage
50:21je pense que
50:22ce qui est important
50:22c'est effectivement
50:23de pouvoir le faire
50:24éventuellement
50:25de favoriser
50:26ces dons intergénération
50:28enfin ces transmissions
50:30intergénérationnelles
50:31il est vrai que
50:31les personnes âgées
50:32pour effectivement
50:33moi aussi
50:33en avoir un
50:34proche de moi
50:35très âgé
50:36on en a deux
50:37leur préoccupation
50:39c'est aussi
50:39la raison pour laquelle
50:41ils n'ont pas donné
50:42tout de suite
50:42c'est qu'en fait
50:43ils ont peur du coup
50:44qu'ils nous imposerait
50:45aussi
50:45donc il faut bien voir
50:46que c'est le cercle
50:48et ça
50:49souvent
50:50certains en fait
50:51le sous-estiment
50:52mais c'est vrai que
50:53chez eux
50:54c'est une préoccupation
50:55parce que d'abord
50:55ils veulent rester chez eux
50:56et deuxièmement
50:57et si jamais
50:59ils doivent effectivement
51:00dépenser plus
51:00parce qu'ils ne peuvent plus
51:01tout faire eux-mêmes
51:02et qu'il faut effectivement
51:03avoir des aides
51:03ils ne veulent pas
51:04être un poids
51:05pour nous
51:06alors c'est vrai que
51:07du coup
51:07on va sans doute
51:08hériter beaucoup plus tard
51:10et ils ont du mal
51:11donc à passer
51:12la main
51:13aux jeunes générations
51:14pas parce qu'ils ne veulent pas
51:15mais par crainte aussi
51:16il ne faut pas le sous-estimer
51:18cet aspect-là
51:19si je résume
51:20ces huit propositions-là
51:21c'est quand même
51:22moins de fiscalité
51:23sur le travail
51:24et un peu plus
51:24sur le capital
51:25non
51:26c'est
51:27non non
51:28c'est une répartition
51:29un peu différente
51:30prenons le cas de la CSG
51:32parce que celui-là
51:33il me fascine
51:34vous savez que
51:35tout le monde
51:36est dans 9,2
51:37c'est-à-dire que
51:38quand on est au SMIC
51:39il y a la chose
51:40la plus stupide
51:41c'est une flat tax
51:41il y a 50% des français
51:43qui payent l'impôt
51:44le truc
51:45merci de le rappeler
51:45c'est idiot
51:46c'est idiot
51:47les gens ils payent
51:48la TVA et la CSG
51:49toute personne qui travaille
51:50la TVA et la TVA
51:52toute personne
51:53il y a une flat tax
51:54sur le travail
51:54qui s'appelle la CSG
51:55et c'est évidemment
51:56l'essentiel
51:56des prélèvements
51:58sur les revenus
51:59des gens
52:01quand on prend
52:03sur un SMIC
52:04on prend les 9,2
52:07ça fait quand même
52:08pas très loin
52:08d'un mois
52:09de revenir
52:10même si le SMIC
52:11augmente
52:12il n'est quand même
52:13pas très important
52:14il n'y a plus
52:14quasiment plus de charges
52:16sur le SMIC
52:17donc
52:19il faut
52:21le rendre progressif
52:22deuxième sujet
52:23je suis pour qu'on prélève
52:25sur les retraités aisés
52:27mais ça
52:27j'ai vu avec bonheur
52:29que ça commence
52:30à répandre partout
52:31je veux dire
52:31il n'y a pas de raison
52:32sauf qu'on n'est pas
52:33tout a été
52:35écarté
52:36lors du dernier
52:36premier bas finance
52:37la décision
52:38la plus stupide
52:40qui était faite
52:41dans ce budget
52:41c'est diminuer
52:43le financement
52:44de l'apprentissage
52:45avec le fameux
52:47effet d'aubaine
52:47des économistes
52:49qui expliquaient
52:49que c'était plutôt
52:50des élèves
52:51je trouve que c'est
52:52quand même mieux
52:52que des gamins
52:54ça a permis
52:54à beaucoup de gens
52:55de faire des écoles payantes
52:57en école de commerce
52:58on voit très bien
52:59que des jeunes étudiants
53:00qui n'auraient pas postulé
53:01ont postulé
53:02parce qu'il y avait
53:03l'apprentissage
53:03ça on l'a raboté
53:04et par contre
53:05et par contre
53:07je veux dire
53:08on a protégé
53:11et on terminera
53:12sur cette nouvelle
53:13exceptionnelle
53:14c'est la bêtise
53:15la plus absolue
53:16on a protégé
53:1710% d'abattements
53:18pour les retraités
53:20qui
53:21pour vous dépense
53:22des milliards d'euros
53:22par l'intelligence
53:24de cette mesure
53:25et je dois dire
53:26que lorsque
53:27je m'étais déclaré
53:29pour l'harmonisation
53:31de la CSG
53:31des retraités
53:32avec les actifs
53:34je dois dire
53:35que c'est
53:36parce que tout le monde
53:36ne paye pas 9-2
53:37les retraités
53:38ont une CSG
53:39préférence
53:40de 4 à 7%
53:42je vais dire
53:43j'avais reçu
53:43et je ne suis rien
53:45dans ce dispositif
53:46mais j'avais reçu
53:46des menaces de mort
53:47tu nous as trahis
53:48ah oui
53:48ils sont complètement fous
53:49non les mecs
53:50les retraités
53:52le retraités
53:54le retraités
53:54n'est pas
53:55que raisonnable
53:56et pas totalement
53:57n'est pas forcément
53:58quiétiste
53:58dans la libido-économie
54:01très bien
54:02ce sera
54:03le mot de la fin
54:04je rappelle
54:05votre ouvrage
54:05Jean-Hervé Lorenzi
54:06votre co-auteur
54:07Alain Wiedmer
54:08guerre épais
54:09entre profit et salaire
54:11pour une révolution
54:12fiscale
54:13voilà
54:13il sort la semaine prochaine
54:14aux éditions
54:15Odile Jacob
54:16merci Jean-Hervé
54:17merci Nathalie Janson
54:19merci Ludovic
54:20pour cette émission
54:21passionnante
54:22disponible en podcast
54:23et replay
54:24sur l'application
54:25BFM Business
54:25et toutes les plateformes
54:27de podcast
54:28tout de suite
54:29vous retrouvez
54:30BFM Entreprises
54:31avec Nathalie Gondoy
54:33quant à nous
54:33on se retrouve demain
54:34même heure
54:34même endroit
54:359h30
54:3610h30
54:37en direct
54:38sur BFM Business
54:39très bonne journée
54:40à toutes et à tous
54:44les experts
54:45débats et controverses
54:47sur BFM Business
54:47Sous-titrage Société Radio-Canada
54:50Sous-titrage Société Radio-Canada
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