- il y a 2 heures
Lundi 15 juin, Hedwige Chevrillon a reçu Doris Birkhofer, présidente de Siemens France, présidente de la Chambre franco-allemande de Commerce, dans l'émission La Grande Interview sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00BFM Business et la Tribune présente le 18-19 d'Edwige Chevrillon.
00:09Top départ du 18-19 avec ma première invitée Doris Birkoffer qui est présidence de Siemens pour la France
00:16et puis en plus la présidente de la chambre franco-allemande de commerce et de l'industrie.
00:21Bonsoir Doris Birkoffer.
00:23Bonsoir.
00:23Merci d'être avec nous, vous parlez parfaitement français, vous êtes en France depuis 2021.
00:282021, vous avez fait des études en France, donc vous connaissez très bien notre langue.
00:34Beaucoup de questions à voir avec vous parce qu'il y a évidemment Vivatech qui ouvre ses portes mercredi
00:39avec comme invité d'honneur Jeff Bezos, ok, mais surtout l'Allemagne qui est l'invité d'honneur.
00:44Donc c'est important, vous débarquez en force à Vivatech, votre président je crois sera aussi présent.
00:52Vous allez développer des nouvelles technologies pour l'industrie, ça c'est un point important.
00:58Et puis vous êtes donc présidente de la chambre franco-allemande à un moment quand même un peu délicat
01:02entre les relations entre nos deux beaux pays.
01:05Peut-être juste un point, on va rappeler Siemens, je crois que c'est sans doute une des,
01:10pour ne pas dire la plus grosse société en Allemagne, la plus grosse employeur privée.
01:14Mais en France, vous existez depuis 175 ans.
01:19Vous êtes presque une entreprise française en fait.
01:21Exactement, nous sommes une entreprise française.
01:23Donc Siemens, comme vous l'avez dit, grand acteur de technologie allemande,
01:27actuellement la troisième capitalisation en Europe, derrière ASML et LVMH.
01:33Nous sommes actifs dans trois grands domaines, la mobilité, des infrastructures ferroviaires,
01:39les infrastructures des réseaux électriques et des bâtiments intelligents, et l'industrie.
01:43Et pour vous donner quelques exemples, parce qu'on n'est pas forcément visible partout,
01:47si vous avez pris le métro parisien ce matin, il y a une forte probabilité
01:50que le métro a été automatisé par les technologies de Siemens.
01:54Si vous êtes allé dans un stade de foot ou dans un stade de tennis,
02:00probablement il a été protégé et climatisé par les technologies de Siemens.
02:04Et enfin dans l'industrie, une usine sur deux est équipée avec nos technologies.
02:08Donc si vous avez mangé un yaourt ce matin, il a probablement été fabriqué avec nos technologies.
02:14Vous êtes vraiment très très présent en France.
02:18J'ai envie de dire que ce n'est pas évident,
02:19parce que quand on voit les tensions qui existent entre l'industrie française et l'industrie allemande,
02:25on sent que c'est une période un peu particulière en tous les cas.
02:29Vous avez combien d'usines en France déjà ?
02:30Trois.
02:30Nous avons trois usines, une très grande usine à la frontière allemande
02:34qui produit des instruments pour l'industrie des process
02:40et qui exporte 90% de sa production.
02:44Et les deux autres ?
02:46Ils sont dans le domaine de la détection incendie.
02:48Nous avons des centres de compétences pour la détection incendie pour l'aviation.
02:52Donc plein d'exemples de présence de Siemens.
02:55Tant des technologies critiques pour le monde entier.
03:00Et vous avez combien ? 6 000 salariés ?
03:026 000 collaborateurs.
03:03Et quand vous arrivez avec votre feuille de route française à Munich,
03:09là où il y a le siège de Siemens,
03:11on vous dit quoi ?
03:12C'est quoi le regard que votre président Monde a sur la France ?
03:18Alors, la France est considérée comme un pays très dynamique,
03:22notamment les dernières années.
03:23Ah ben pourquoi ?
03:24Malgré quelques difficultés que nous rencontrons actuellement,
03:28mais avec tout ce qui s'est fait autour de la French Tech,
03:30avec les actions autour de Choose France,
03:33la France a gagné en attractivité.
03:36Et en fait, il y a plusieurs exemples qui démontrent
03:39que Siemens valorise beaucoup la France,
03:42parce qu'on parle de VivaTech,
03:44et c'est quand même le salon autour de la technologie,
03:46des technologies digitales.
03:48La France a un rôle très important dans la stratégie de Siemens dans ce domaine.
03:52Nous avons plus de 600 développeurs de software,
03:55donc vraiment des technologies de pointe,
03:57comme la simulation, le jumeau numérique
03:59ou l'intelligence artificielle,
04:01et nous venons de faire l'acquisition de deux pépites françaises
04:05dans la simulation et de production de semi-conducteurs et de puces,
04:10donc quelque chose qui est très important
04:12pour pouvoir développer l'intelligence artificielle en Europe.
04:15Oui, d'accord, donc c'est très très présent.
04:17Alors, on va faire le lien,
04:18on reviendra sur les difficiles,
04:20le coup de froid entre les relations franco-allemandes dans un instant.
04:24Parlons de VivaTech,
04:26là où vous êtes l'Allemagne invitée d'honneur,
04:28je le disais.
04:30Pour vous, pourquoi c'est si important ?
04:33Parce qu'encore une fois,
04:34vous débarquez en force à VivaTech.
04:37Pourquoi c'est si important pour Siemens ?
04:39Et l'Allemagne, qu'est-ce que vous diriez ?
04:41Est-ce que c'est un pays qui est plus en avance que nous
04:44sur le plan digital ou pas ?
04:46Est-ce que c'est une tech country
04:47ou un tech pays,
04:49contrairement à nous ?
04:50Alors, VivaTech, vous l'avez dit,
04:52c'est l'Allemagne le pays d'honneur.
04:54Il y aura un grand pavillon allemand
04:56avec plus de 200 startups allemandes
04:59qui seront présentes,
05:00150 partenaires.
05:02Et l'idée, c'est de montrer justement
05:04les innovations technologiques de l'Allemagne
05:07qui se marient très bien
05:09avec aussi la dynamique de l'écosystème
05:12des startups
05:13et des entreprises technologiques françaises.
05:16Donc, je pense que c'est justement
05:18parce que nous avons aussi des difficultés.
05:21Ça montre quand même que, côté économique,
05:23il y a beaucoup de possibilités
05:24de collaboration entre nos deux pays.
05:26Et si je peux vous donner un exemple très concret,
05:29en fait, le ministère allemand
05:31a sélectionné 10 projets de coopération
05:33franco-allemande.
05:35Siemens en a remporté un projet
05:37qui serait exposé à VivaTech.
05:39C'est la collaboration entre Siemens
05:40et Arien Group.
05:42Arien Group, vous le savez,
05:45va industrialiser la nouvelle génération
05:48des lanceurs spatiaux européens.
05:51Un peu malgré l'Allemagne.
05:53Et en utilisant quand même
05:56des technologies allemandes
05:57comme celle du Siemens
05:58parce que toute la fabrication
06:00et l'ingénierie est basée
06:02sur un socle digital commun.
06:06Donc, toutes les usines allemandes
06:07et françaises sont équipées
06:08avec nos technologies
06:09qui vont aider Arien Group
06:11à industrialiser ses lanceurs.
06:14Oui.
06:14Donc là, est-ce que le développement,
06:17parce qu'on a vu,
06:18c'est Elon Musk qui finalement
06:24a dit qu'il n'allait pas développer
06:26autant sa grande usine
06:28qu'il voulait faire en Allemagne.
06:32Quel est un peu le...
06:33Est-ce que le gouvernement
06:35est très pushing sur la tech
06:38comme l'est Emmanuel Macron en France ?
06:41Alors, je pense que l'Allemagne
06:42rencontre maintenant
06:43des difficultés économiques
06:45comme la France.
06:46Et je crois,
06:47le gouvernement a très bien reconnu
06:49qu'il faut un agenda
06:50pro-business, pro-technologie
06:52très fort.
06:54Et donc, l'Allemagne
06:55met de l'argent sur la table
06:56pour revitaliser son économie,
06:59son industrie.
07:00La France fait la même chose.
07:02Et maintenant, je parle aussi
07:03avec ma casquette de présidente
07:05de chambre de commerce
07:05et d'industrie,
07:06Franco-Hemande.
07:07Si nous avançons ensemble,
07:09on est plus fort.
07:10Oui, si.
07:11Et la chambre a 2500 membres
07:14des deux côtés du Rhin.
07:15Il y a énormément
07:15de projets de collaboration
07:17qui sont peut-être moins visibles
07:18que certains projets
07:19qui échouent,
07:20mais qui sont quand même
07:21un contributeur important
07:23à cette dynamique.
07:24Quand même dans le domaine
07:25de la défense,
07:26si vous prenez la collaboration
07:28entre Time,
07:28Latrax et Arcus,
07:29qui produisent des véhicules
07:31lourds militaires,
07:33ça, c'est une collaboration
07:34qui marche très bien.
07:37Là, vous allez,
07:38donc, vous serez à Vivatech.
07:42Est-ce que,
07:42quels sont les...
07:43C'est qui les figures
07:45de la tech allemande ?
07:46Donc, nous, on a Arthur Mensch
07:48qui est un peu
07:49à toutes les sauces
07:50et il y en a quand même
07:51quelques-uns aussi.
07:53C'est qui les grandes figures
07:54de la tech allemande ?
07:54J'ose dire que Roland Busch,
07:57notre CEO de Siemens,
07:58qui va faire...
07:59Lui, c'est un mastodonte,
08:00si vous me permettez
08:01cette expression.
08:02Qui est un acteur
08:03de la technologie.
08:03Après, il y a d'autres
08:04grands groupes
08:05qui seront présents.
08:06SAP va être présent.
08:08T-Systems va être présent
08:10aussi sur le stand,
08:12sur le pavillon allemand
08:12et c'est l'ONIS.
08:14Donc, vous trouverez
08:14plusieurs entreprises allemandes,
08:16les grands groupes,
08:17à côté des startups
08:18que je viens de mentionner.
08:19D'accord.
08:22Est-ce qu'on peut dire,
08:23puisque c'est un groupe
08:24industriel très fort,
08:25Siemens, vous parliez
08:26du ferroviaire.
08:27Peut-on dire que,
08:28comme c'est ce qu'on dit
08:29un peu en France,
08:30c'est que pour sauver
08:32l'industrie française,
08:34l'innovation est une opportunité
08:37qu'il faut absolument saisir.
08:39Est-ce qu'il y a une telle urgence
08:40aussi pour l'industrie allemande ?
08:43À mon sens,
08:44c'est exactement la même situation.
08:45Si on prend le point de départ,
08:47parce qu'un indice aussi
08:49d'avance dans l'industrie
08:51de futur,
08:53c'est le taux de robotisation.
08:54L'Allemagne est plus avancée
08:55que la France.
08:55En termes de nombre de robots
08:57par 10 000 collaborateurs,
08:58la France est à peu près
08:59à la moitié de l'Allemagne.
09:00La Chine est plus avancée
09:01que l'Allemagne.
09:02Mais néanmoins,
09:03on a tous le besoin d'avancer.
09:05Et ça, c'est aussi la raison
09:08pour laquelle Siemens a décidé
09:10d'avoir une forte présence
09:11sur Vivatech avec Instant.
09:12Parce qu'il faut savoir
09:13que Vivatech,
09:16le passé s'était beaucoup orienté
09:17vers le consommateur.
09:19Maintenant, l'IA est aussi arrivée
09:21dans le monde industriel.
09:23Et Siemens a la position unique
09:27de couvrir toute la chaîne de valeur
09:28dans l'innovation
09:29pour l'industrie,
09:30pour l'IA.
09:31Ça commence...
09:32En fait, l'IA,
09:33c'est rien d'autre
09:33de transformer de l'énergie
09:35en intelligence,
09:36de transformer des électrons
09:38en tokens.
09:38Et nous, on couvre
09:39des technologies clés
09:41tout au long de la chaîne de valeur.
09:42On a des technologies
09:44pour les réseaux électriques
09:45qui sont nécessaires
09:46pour alimenter les data centers.
09:48Nous avons les technologies
09:49pour les data centers
09:51à la fois protection,
09:52réseaux électriques et autres.
09:54Et après, voilà,
09:56ces data centers stockent des données
09:58ou ils les transforment
10:00en intelligence.
10:01Et Siemens va utiliser
10:03donc ces data centers
10:05pour après créer des solutions IA
10:07qui vont aider à l'industrie
10:09de s'optimiser
10:10de la conception d'un produit,
10:12de la fabrication
10:13jusqu'à la maintenance.
10:15Et nous allons, par exemple,
10:16à VivaTech,
10:17présenter une solution
10:18qui s'appelle
10:18Eigen Engineering Agent.
10:20Donc, c'est un agent
10:21qui n'est pas seulement capable
10:23d'analyser,
10:24mais qui va aussi agir
10:25et qui va aider
10:27les développeurs
10:28à raccourcir énormément
10:29le temps de développement
10:30tout en augmentant
10:31la qualité des produits.
10:33Est-ce que les compétences
10:35sont au rendez-vous ?
10:37J'ai envie de dire
10:38chez Siemens au niveau
10:40au niveau groupe
10:41et puis aussi en France
10:43puisque vous dirigez
10:43la filiale française.
10:46Alors, Siemens a plus
10:47de 1500 spécialistes
10:49en intelligence artificielle
10:50et l'entreprise
10:51qui a le plus grand nombre
10:52de brevets en IA
10:53en Europe.
10:55Donc, nous avons
10:55ces compétences.
10:56Comme je l'ai dit,
10:57nous avons 600 personnes
10:58qui développent du logiciel
11:01vraiment deux pointes
11:02aussi en France
11:03dont beaucoup de personnes
11:04qui ont aussi
11:05des compétences en IA.
11:06Ceci dit,
11:07nous avons un gros programme
11:09chez Siemens
11:09au niveau mondial
11:10et merci en France
11:11pour former nos collaborateurs
11:12et c'est à la fois
11:14la formation
11:14de ceux qui vont
11:15travailler sur les logiciels
11:18et développer l'IA
11:19mais c'est surtout
11:19aussi les autres collaborateurs
11:21que l'on veut emmener
11:22vers l'utilisation
11:24de l'IA
11:25pour qu'ils l'utilisent
11:27comme tout un autre outil
11:28de productivité
11:30dans leur quotidien.
11:32Donc, ça, vous avez
11:33un programme de formation
11:34de compétences en France.
11:35Je crois que vous allez
11:36signer un accord
11:36avec les arts et métiers,
11:38non ?
11:38Voilà.
11:39Et donc, maintenant,
11:40parce qu'une chose,
11:41vous avez dit,
11:41nous sommes en France
11:42depuis 175 ans
11:43et notre mission
11:45est aussi de contribuer
11:46à la compétitivité
11:47de l'industrie française.
11:48Donc, nous allons
11:49signer un partenariat
11:50avec Arts et Métiers
11:52qui a un campus
11:54au milieu de Paris
11:55avec un atelier
11:56de production pédagogique
11:58et donc, les étudiants
11:59peuvent y aller
12:00se former en IA
12:01mais il sera aussi
12:02auvé à toute entreprise
12:03qui souhaite découvrir
12:04les dernières technologies
12:05en digitalisation
12:07et en intelligence artificielle.
12:08Il va aussi servir
12:09à des start-up
12:10parce que Arimété
12:11est un incubateur.
12:12Ils peuvent prototyper
12:13leurs solutions là-bas
12:14et en tant que Siemens,
12:16on a un programme
12:17qui s'appelle
12:17Siemens for Startups
12:18qui va leur permettre
12:19d'avoir accès
12:20à des logiciels
12:21et des prix préférentiels
12:23et plein d'autres actions.
12:24Donc, on va annoncer ça.
12:25Et pendant que nous parlons,
12:26Doris Birkoffer,
12:27il y a votre chancelier allemand
12:29qui est en train d'arriver
12:30à Evian
12:31parce que c'est un G7
12:33crucial évidemment
12:34avec cet accord,
12:35cet accord,
12:36peut-être,
12:38sur l'Iran
12:39qui nous évitera
12:40peut-être
12:41d'avoir un choc économique
12:43trop, trop violent.
12:45Vous êtes présidente
12:47de la Chambre franco-allemande
12:48de commerce et d'industrie.
12:51On voit bien
12:51qu'il y a un coup de froid
12:52sur les relations,
12:53je le disais tout à l'heure,
12:55entre votre pays
12:56et le mien.
12:58On a plusieurs illustrations.
13:00C'est aussi mon pays.
13:02Oui, c'est ça.
13:02Je suis franco-allemande.
13:03Ah, vous êtes franco-allemande.
13:04Alors, vous êtes des deux côtés,
13:05vous êtes en dilemme
13:06avec vous-même.
13:08Comment vous expliquez ça ?
13:10Est-ce que,
13:10parce que justement,
13:11on l'a vu sur le SCAF,
13:12on le voit là encore
13:13sur un projet
13:14sur le KNDS,
13:14on le voit aussi un peu
13:15sur le spatial.
13:17on voit que
13:18l'industrie allemande
13:19d'armement
13:20s'appuie plutôt
13:21sur des technologies
13:23américaines
13:23que sur des technologies
13:25françaises.
13:26Qu'est-ce qui se passe ?
13:27Est-ce que c'est simplement
13:28la crise profonde
13:29que connaît l'industrie allemande
13:30à cause de l'automobile,
13:32la machine outil,
13:34qui du coup se dit
13:35tiens,
13:36il y a un secteur porteur,
13:37le secteur de la défense,
13:39et qu'à ce moment-là,
13:40il se dit
13:41on se met en compétition
13:42avec les Français.
13:43Comment vous analysez
13:44cette situation ?
13:45Je pense que la relation
13:46franco-aliment
13:47était une relation
13:47qui n'était jamais facile,
13:49qui a toujours vécu
13:50des hauts et des bas.
13:51Alors là,
13:52on est dans un grand bas.
13:53Alors,
13:53comme je l'ai dit tout à l'heure,
13:55l'exemple du SCAF
13:56est quelque chose
13:57qui ne lui plaît à personne.
13:59Ça ne me plaît pas
14:00et je pense que ça ne plaît
14:01aussi pas
14:02à la majorité
14:03des acteurs
14:04des deux côtés du Rhin.
14:05Et comme je l'ai dit avant,
14:07il y a beaucoup d'autres
14:09coopérations qui marchent,
14:10qui fonctionnent.
14:11Je vous ai donné
14:11quelques exemples
14:12et je pense que
14:13c'est notre rôle justement
14:13dans les temps
14:14qui sont difficiles
14:15de ne pas abandonner,
14:16de focaliser
14:17sur la coopération
14:18entre les Français.
14:19Recollez que c'est
14:20très important.
14:21C'est un sujet important
14:22mais il y a d'autres
14:23domaines de collaboration
14:24et il faut qu'on continue
14:26à pousser ça.
14:27Je ne peux pas dire
14:28que c'est...
14:28Comment vous expliquez ça ?
14:30Est-ce que c'est...
14:30Je veux dire,
14:31est-ce que nos mentalités
14:32sont très différentes ?
14:34On est un pays d'ingénieurs
14:35qui aiment prendre
14:36des risques de développeurs.
14:38Les Allemands,
14:39ce sont des gens
14:39qui sont plus rigoureux
14:42peut-être que les Français
14:43qui regardent un peu
14:43quels sont les débouchés,
14:45vous voyez,
14:45il y a un côté plus rationnel
14:48et que, par exemple,
14:49un projet comme le SCAF
14:50où on aurait pu illustrer
14:52aux yeux du monde entier
14:53qu'on était...
14:53que l'Europe,
14:54ça avait un sens.
14:56Là, tout d'un coup,
14:57ça ne se fait pas.
14:57Je partage votre analyse.
14:59Moi, je pense qu'on a
15:00des approches très différentes
15:02à des questions économiques
15:05et politiques.
15:07Néanmoins,
15:08comme je le dis avant,
15:09il faut qu'on continue
15:10à se dire...
15:11Je pense que les intérêts individuels
15:14doivent, je dirais,
15:16être mis à côté
15:17afin que l'Europe puisse en ressortir
15:19de façon renforcée
15:21parce qu'il ne faut pas se tromper.
15:23L'ennemi n'est pas au sein
15:24de l'Union européenne.
15:25Il faut plutôt regarder
15:26à gauche, à droite
15:26et faire en sorte
15:28qu'on trouve des coopérations.
15:30Donc, c'est un pas,
15:31mais je pense que l'option
15:33n'est pas d'abandonner
15:34et de miser justement
15:35sur d'autres exemples
15:37où les collaborations,
15:38notamment entre industrielles
15:39et entreprises,
15:40sont plutôt prometteurs.
15:42Et ça, c'est le rôle
15:42que la Chambre de commerce a
15:45de favoriser les échanges
15:46entre les entreprises,
15:47même si ce sont des exemples
15:48moins visibles.
15:49Ce que moi aussi,
15:50en tant que président de Siemens,
15:51j'essaie de faire tous les jours
15:53en renforçant
15:54les collaborations
15:55avec des entreprises françaises.
15:57Oui, parce que surtout,
15:58c'est qu'on sait
15:58qu'il y a un point important
16:01quand même,
16:01c'est qu'il y a énormément
16:06d'argent
16:06qui sont en train
16:07de déverser.
16:08Il y a 500 milliards
16:09d'investissements,
16:10en tous les cas,
16:10qui ont été promis.
16:11Pour l'instant,
16:12je crois qu'on n'en voit pas
16:13la couleur.
16:14Mais en tous les cas,
16:15ils ont été promis
16:15par le chancelier
16:18qui dit quand même
16:19la situation,
16:21elle est complexe,
16:22elle est complexe
16:23notamment sur le plan politique.
16:24Mais est-ce qu'il y a
16:25beaucoup d'entreprises françaises
16:26qui partent en Allemagne
16:27regarder et investir ?
16:29Je sais absolument
16:30parce qu'il y a
16:31beaucoup d'investissements
16:32dans les infrastructures
16:33en Allemagne
16:34et on a en France
16:36quand même des champions
16:37en termes
16:37des entreprises
16:39de construction,
16:41d'intégration
16:43et ces entreprises
16:44sont très intéressées
16:45par le marché allemand
16:46et aussi côté Siemens
16:48en travaillant
16:48avec ces entreprises
16:49en France
16:50pour les aider
16:51à accéder
16:51le marché allemand.
16:53Donc absolument,
16:54c'est un débouché
16:55très intéressant
16:56pour les entreprises françaises.
16:56Est-ce que vous avez
16:57en conclusion,
16:58est-ce que vous avez
16:59des projets
16:59d'acquisition en France
17:01et de développement
17:01en France
17:02pour Siemens en France ?
17:03Je viens de vous expliquer.
17:05On vient de faire
17:06des acquisitions
17:07de deux entreprises françaises
17:09dans le domaine
17:09du software.
17:11Donc on va intégrer
17:12ces entreprises
17:12et c'est ce que je veux dire,
17:13c'est ensuite.
17:14On regarde toujours
17:16le marché.
17:17C'est dans le domaine
17:18notamment du software,
17:19souvent des acquisitions
17:20de petites entreprises,
17:21c'est vraiment
17:22une stratégie
17:23de chaînes de perles
17:26presque
17:26et on regarde
17:27où il y a vraiment
17:28les pépites
17:29et la France
17:30c'est un pays
17:31qui est certainement
17:31sur la carte
17:33je dirais
17:34des pays
17:35où on peut trouver
17:36ces pépites.
17:37Merci beaucoup
17:38d'avoir été avec nous
17:39Boris Biershoffer
17:41qui est donc présidente
17:42de la chambre franco-allemande,
17:44on a compris,
17:45et président surtout
17:45de Siemens France
17:46et puis bon,
17:47VivaTech
17:48puisque vous avez
17:48démonstration de force
17:50de Siemens,
17:52ça sera à VivaTech.
17:53Dans un instant,
17:54on prend la direction
17:55d'Evian justement
17:56où nous attend
17:57Hugo Babet,
17:58notre journaliste
18:00envoyé spécial
18:00à Evian
18:01avec cette rencontre
18:02qui dure toujours
18:03entre le président français
18:05et le président américain.
18:09Le 18-19
18:11d'Edwish Vrion
18:12sur BFM Business.
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