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  • il y a 3 heures
Jeudi 21 mai, Hedwige Chevrillon a reçu Marc Lhermitte, associé chez EY, Justine Vassogne, journaliste BFM Business, en duplex depuis Détroit (Michigan, États-Unis), Nicolas Facon, président de l'Institut de liaisons des entreprises de consommation (ILEC), dans l'émission La Grande Interview sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez-la en podcast.

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Transcription
00:01BFM Business et la Tribune présentent le 18-19 d'Edwis Chevrillon.
00:10Bonsoir à tous, bienvenue dans le 18-19. On va parler évidemment de l'attractivité de la France.
00:16C'était la publication ce matin du baromètre tant attendu EY.
00:20Marc Lhermitte, associé d'EY, qui justement contrôle, supervise ce baromètre, sera avec nous.
00:25Beaucoup de questions à lui poser, notamment sur le point politique. Lorsqu'on voit les élections présidentielles, est-ce que
00:30ça veut dire que 2026, pour le coup, sera un petit peu moins beau ?
00:33Et puis où, finalement, les investisseurs internationaux investissent-ils dans notre économie ? Est-ce que c'est l'industrie
00:40? Pas terrible, mais en même temps, est-ce que c'est dans la nouvelle technologie ?
00:44Et puis ensuite, c'est Nicolas Facon qui est avec nous, il est président de l'ILEC, le levier des
00:48grandes marques.
00:49La distribution ce matin a été rendu un rapport au vitriol contre la grande distribution.
00:54Alexandre Bompard, le patron de Carrefour, se dit estomaqué.
00:57On verra quelle est la réaction des grands industriels qui ont écrit au Premier ministre pour leur dire,
01:03vous voyez, on avait quand même un peu raison sur la répartition de la marge.
01:07Mais tout de suite, le journal avec Stéphanie Collot.
01:12Il est pile 18h. Bonsoir Stéphanie.
01:15Bonsoir Edwige.
01:15Et pendant que nous parlons, Sébastien Lecornu annonce de nouvelles mesures de soutien à l'activité économique face à la
01:21guerre au Moyen-Orient qui va durer.
01:24Et oui, et parmi ces nouvelles mesures, on apprend le doublement de la prime carburant qui passa à 600 euros,
01:31une hausse des indemnités kilométriques pour les aides à domicile, des aides forfaitaires au carburant pour le transport fluvial,
01:37ou encore un bonus écologique allant jusqu'à 5500 euros pour un véhicule électrique destiné aux taxis.
01:44Les nouvelles aides s'élèvent à 710 millions d'euros sur un total d'1,2 milliard d'euros.
01:49Les précédentes mesures sont également reconduites.
01:53Le coût de cette crise sera supérieur à 6 milliards pour les finances publiques.
01:56Mais le gouvernement promet qu'il n'y aura pas de hausse d'impôts.
01:59Ce n'est pas un changement de philosophie, mais un changement d'échelle, assure Sébastien Lecornu.
02:04Le Premier ministre espère un retour à la normale rapide. On l'écoute.
02:09Le scénario désormais le plus optimiste, ce n'est pas forcément celui que je retiens d'ailleurs,
02:15c'est au fond une forme de retour à la normale entre l'été et l'automne.
02:21On parle déjà de plusieurs semaines et plusieurs mois potentiels, sachant qu'une fois de plus, la guerre peut prendre
02:27différentes formes.
02:28Et vous avez des scénarios noirs qui nous feraient plonger dans d'autres gestions de crise,
02:35c'est-à-dire reprise non seulement des conflits, des frappes, destruction des sites de production d'hydrocarmure au Moyen
02:43-Orient,
02:44voire même non seulement la fermeture d'Ormuz, mais aussi la fermeture de Babel-Mandel.
02:48Et avant ces annonces, le FMI jugeait jusqu'à présent la réponse du gouvernement à la crise énergétique appropriée,
02:55mais elle doit rester limitée, temporaire et ciblée, car le FMI considère que la France fait face à des risques
03:01budgétaires croissants
03:02et abaisse par la même occasion sa prévision de croissance de 0,9% à 0,7% pour cette
03:08année,
03:08tout comme Bruxelles, qui table par ailleurs sur un maintien du déficit public à 5,1% du PIB pour
03:142026.
03:15Et la situation ne devrait pas s'améliorer sur le front énergétique,
03:18puisque le marché pétrolier pourrait entrer dans une zone rouge,
03:21avec une pénurie d'offres en juillet et en août, selon l'Agence internationale de l'énergie.
03:26La Banque des Territoires va dédier 100 milliards d'euros d'ici à 2030 pour la construction de logements abordables.
03:32Le bras financier de l'État estime que le logement neuf va rester déprimé face à la reprise de l
03:36'inflation
03:37et à la remontée des taux.
03:39L'objectif est de faire sortir de terre 650 000 logements abordables d'ici 4 ans.
03:44Antonio Filosa vient de dévoiler son plan stratégique depuis Détroit aux États-Unis.
03:48Le patron de Stellantis annonce 60 milliards d'euros d'investissement,
03:51avec la priorité donnée à 4 marques, Jeep, Ram, Peugeot et Fiat.
03:55Le constructeur compte d'abord sur l'Amérique du Nord pour sa croissance et ses marges,
03:59alors que les capacités de production seront réduites de 17% en Europe.
04:04Le groupe prévoit par ailleurs 6 milliards d'euros d'économie annuelle d'ici 2028.
04:08Le titre a été brièvement suspendu à la mi-journée.
04:12Et j'en profite pour dire que justement Justine Vastogne,
04:14qui est notre envoyée spéciale à Détroit, sera en direct avec nous à 18h30.
04:18Et on termine avec Air français.
04:19Airbus condamné 16 ans après la catastrophe du vol Rio-Paris qui avait fait 228 morts.
04:24La justice française change de position, relaxée en première instance.
04:28Les deux groupes sont finalement condamnés en appel pour homicide involontaire.
04:31Ils écopent de l'amende maximale, 225 000 euros chacune.
04:36Airbus annonce ce pourvoir en cassation.
04:41Les marchés avec Antoine Larigauderie.
04:43Bonsoir Antoine.
04:44Bonsoir Stéphanie.
04:45Bonsoir Antoine.
04:45Et le CAC termine en baisse ce soir ?
04:47Oui, ça s'est joué au fixing, mais on opte pour la baisse après une tendance un petit peu indécise
04:51toute la journée.
04:52Moins 0,39%, 8086 points.
04:54Très nette surperformance de la tech européenne.
04:57Encore une fois, l'Euronext Tech Leaders gagne 0,39%.
05:00L'essentiel des indices européens termine dans le rouge.
05:03A noter Airbus qui signe la plus forte baisse du CAC 40 à moins 4,27% à 165,96
05:09euros.
05:09Stellantis a connu une séance particulièrement houleuse, mais termine sur une baisse finalement modérée à moins 1,68%, 6,32
05:17euros.
05:17On a signé un nouveau plus bas historique à 5,99%.
05:20C'était un repli de plus de 6% tout à l'heure.
05:22A noter Elior qui s'écroule après son profit warning, moins 25% à 2,06 euros.
05:28Entraînant dans la baisse de Richebourg, évidemment, moins 7% à 9,42.
05:32En revanche, très belle performance du secteur des satellites qui était stimulée par toutes les spéculations autour de l'introduction
05:39en bourse de SpaceX et de sa valorisation.
05:41Cela a permis à Eutelsat de signer une hausse de 22,5% à 3,83 euros.
05:46SES, plus 6,32, 8,83.
05:49Le CAC, moins 0,39.
05:508 086, volume d'échange assez correct, 3,8 milliards.
05:54Merci Antoine, merci Stéphanie.
05:56Rendez-vous à 19h, 19h30 pour toutes ces infos et notamment sur les informations données par le Premier ministre Sébastien
06:03Lecornu.
06:03Nous, pour l'instant, mon premier invité, c'est Marc Lhermitte.
06:06C'est lui qui lui fait ce fameux baromètre sur l'attractivité de la France.
06:10Baromètre IWI.
06:11A tout de suite.
06:13BFM Business et la Tribune présente
06:23C'est parti pour le 18-19 avec mon premier invité, Marc Lhermitte.
06:27Il est associé de IWI.
06:28C'est lui, c'est le monsieur baromètre de l'attractivité de la France.
06:32Bonsoir Marc Lhermitte.
06:33Bonsoir Vige.
06:34Merci d'être là.
06:35Votre baromètre, il est attendu en tous les cas par les entreprises, par les investisseurs internationaux
06:39et j'ai envie de dire par le président Macron
06:41parce que pour lui, on sait qu'ensuite le 1er juin, il y a de choses France
06:44et c'est là où il pourra faire des tas d'annonces
06:46pour expliquer que la France est Cocorico, la championne des investissements.
06:50Alors, vous avez publié, on voit que les gens ont dit
06:53bon ça y est, j'ai recevait Louis Marguerite
06:55qui est le nouveau acteur général de Business France lundi.
06:58Tout le monde s'en félicite.
07:00Mais il y a quand même quelques mai.
07:01On est d'accord, notamment sur l'industrie, sur la perspective 2026.
07:05Vous avez écouté avec moi les annonces du Premier ministre,
07:09Sébastien Lecornu.
07:09On voit qu'il y a quand même une tension
07:11mais qui n'est pas due à la France.
07:12Mais enfin, en tous les cas, on est victime des aléas politiques.
07:15Et puis, vous avez quand même le FMI
07:18qui est juste avant l'intervention du Premier ministre
07:20qui a rabaissé la croissance de la France de 0,9 à 0,7%
07:24en disant, attention, hors de question de sortir des clous.
07:27Ce que m'avait dit le chef économiste du FMI
07:29qui était mon invité, là, il y a vu ça quelques jours.
07:32Pour vous, vous vous dites
07:34ah, certes, on est champion, mais ça va être dur.
07:37Non, c'est ce qui explique les résultats de la France.
07:40D'abord, Cocorico, vous avez raison, champion d'Europe
07:42pour la 7e année consécutive.
07:44On va en reparler parce que c'est quand même une bonne nouvelle.
07:46Bien sûr.
07:47Mais les résultats plongent, se dégradent.
07:50La baisse entre 2024 et 2025, elle est significative.
07:53Moins 17%.
07:54Les trois grands pays européens,
07:56moins 17% au nombre d'investissements annoncés.
07:58On en a recensé, on a tout compté chez EY.
08:02852 dans l'année 2025, c'est plus que le Royaume-Uni.
08:05Deuxième, c'est plus que l'Allemagne troisième.
08:07L'ensemble de l'Europe est dans une baisse un peu généralisée.
08:10Ce qu'on voit là, ce que les annonces du Premier ministre font
08:13et essaient de résorber, c'est la crise de plus.
08:16C'est la crise la plus récente qui s'ajoute à une lame de fond
08:20qui est celle finalement qui nous a touchés partout en Europe
08:23depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine.
08:25C'est ça le point de cassure de l'attractivité de l'Europe.
08:28Mais dans ce contexte, la France reste numéro un.
08:31C'est ce que, en tout cas, disent nos chiffres et notre étude.
08:33Alors, d'abord, comment vous travaillez ?
08:35Parce que finalement, on se sert tous en disant
08:38« ça y est, c'est le baromètre, on a gagné combien ? »
08:41« Combien c'est d'emplois, etc. »
08:42Mais vous travaillez comment ?
08:43On travaille dans 47 pays européens.
08:45On travaille d'abord indépendamment.
08:47C'est une étude indépendante, neutre.
08:49Personne ne nous paye.
08:50On est ravis qu'effectivement, ça intéresse nos clients,
08:53les entreprises, les institutions.
08:54C'est évidemment pour faire avancer, non seulement la France,
08:57mais tous les pays européens dans lesquels EY est présent.
08:59C'est pour ça qu'on le fait, pour que cette économie internationale,
09:02cette Europe soit plus attractive, et la France en particulier.
09:05On recense, qu'est-ce qu'on fait ?
09:07On recense les investissements qui créent des emplois dans des usines,
09:10des centres de recherche, des centres d'intelligence artificielle,
09:14des plateformes logistiques.
09:15Et on regarde les extensions qui créent les emplois.
09:18On est vraiment très centré sur, finalement, l'industrie,
09:20la réalité des investissements.
09:22On regarde aussi le financier.
09:23Mais ce qui nous intéresse, c'est la vraie vie, finalement.
09:26Ce qui, à un moment, dans un territoire, dans une ville,
09:27va permettre de créer des emplois.
09:28Mais justement, c'est quel type d'investissement ?
09:30Parce qu'on voit que c'est parfois compliqué.
09:32Il y a des grosses annonces.
09:33C'est le cas de Choose France.
09:34Ce n'est pas le cas de votre baromètre.
09:35Parce que vous avez un rétroviseur, quand même, sur 2025.
09:39Mais il y a des grosses annonces.
09:40Et finalement, ils ne se font pas, les investissements.
09:42Vous voyez ?
09:42Ils ne se font pas.
09:44Il y a toujours une correction.
09:45En ce moment, il y a peut-être un peu plus de corrections que d'habitude.
09:47Parce que c'est vrai que les aléas, l'incertitude,
09:49les entreprises sont un peu épuisées par ces 4 ans,
09:52100% en Europe.
09:53Qu'est-ce qu'on attire en France ?
09:55C'est peut-être ça qu'il faut regarder.
09:56Beaucoup de logistique.
09:58La France, c'est un pays d'infrastructures.
10:00C'est un gros marché.
10:01C'est un marché central aussi en Europe.
10:03Et donc, c'est d'abord ça qui marche.
10:05Les plus gros projets sont des plateformes logistiques d'Amazon,
10:08des plateformes de nouveaux distributeurs
10:10qui s'implantent et qui créent énormément d'emplois.
10:13300 en moyenne pour ces grandes plateformes logistiques.
10:16Qu'est-ce qui marche en France ?
10:17Je reprends vos chiffres, c'est 28 000 emplois à la clé.
10:1928 000 emplois à la clé.
10:19À peu près la moitié vient de 5% des projets,
10:22car une quarantaine qui sont de très gros porteurs d'emplois,
10:25notamment dans la logistique.
10:26Ensuite, ce qui fonctionne très bien,
10:27avant de parler des problèmes,
10:29parce qu'il y a des problèmes et on ne peut pas les masquer,
10:31il faut les résoudre,
10:33l'intelligence artificielle.
10:34On a recensé 300, 400 investissements partout en Europe
10:38qui sont 100% IA.
10:39Et ça, c'est le début d'une vague qui va être importante.
10:42La France est aussi championne d'Europe.
10:43Pardonnez-moi, je vais aller doucement, Marc Lermitte,
10:46même si votre enthousiasme est communiquant.
10:50Quand vous parlez des investissements dans l'intelligence artificielle,
10:53c'est très important,
10:54parce qu'on voit bien que ça y est, c'est parti,
10:56mais c'est des petits investissements.
10:59On n'est pas là, vous avez vu les résultats d'NVIDIA,
11:01vous voyez ce que je veux dire ?
11:02C'est un tiers de data center,
11:04et il en faut parce que ce sont les infrastructures numériques,
11:06et les deux tiers,
11:07c'est Anthropie qui ouvre un bureau à Paris,
11:09qui choisit Londres et Paris
11:10pour déployer ses cloud
11:12et l'ensemble de ses développements partout en Europe.
11:15– Mais ce n'est pas des milliards,
11:17ce n'est même pas des centaines de millions.
11:19– Non, c'est la vraie vie,
11:20c'est ce qu'il faut pour équiper ces usines,
11:23c'est ce qu'il faut pour répondre à la demande de la consommation.
11:26En fait, les entreprises internationales en France,
11:29elles emploient, vous le savez,
11:31plus de 2 millions de personnes,
11:32elles sont à peu près 15-17% du PIB,
11:36c'est 35% de nos exportations,
11:37donc c'est une vie continue depuis,
11:39pour certaines, 50-100-150 ans.
11:41Qu'est-ce qu'elles font en France ?
11:43Elles font l'année dernière un peu plus de 800 investissements,
11:46ce n'est pas rien dans une année difficile,
11:48et c'est vrai,
11:49c'est vrai que ce qu'elles créent en France
11:51est un peu prudent.
11:53– Oui, j'ai envie de dire,
11:56on met son doigt pour voir,
11:58il y a un côté comme un poker,
12:00c'est un peu…
12:01– Non mais disons les choses,
12:02le coût du travail en France,
12:03qui est deuxième, troisième, plus élevé en Europe,
12:07ce qui reste un peu de notre climat social,
12:09il y a une réalité qui n'est pas
12:10des relations sociales brutales, chaotiques,
12:13qu'on a connues il y a quelques années.
12:15Peut-être la complexité apparente ou réelle de la France,
12:18la bureaucratie,
12:20l'ensemble de nos millefeuilles territoriaux,
12:21administratives, etc.
12:22Sans doute que ça,
12:23ça retient les entreprises
12:25de faire plus gros en France,
12:26et c'est un peu ça qu'il faut regarder en face,
12:28c'est-à-dire qu'on a quand même un taux de chômage
12:30qui reste un des problèmes de la France,
12:32et donc on a besoin de ces…
12:35– Qu'il est témoin et qu'il redevient.
12:37– Qu'il le redevient.
12:38Une des réponses au chômage élevé,
12:40ça a été justement d'être beaucoup plus organisé
12:43pour attirer plus d'investisseurs internationaux,
12:45plus d'entreprises venant des États-Unis,
12:47d'Allemagne, d'Italie, du Japon, etc.
12:49Et je pense que c'est une des réussites
12:52des dernières années,
12:53des dix dernières années en l'espèce,
12:56pour essayer de, partout en France,
12:59à peu près un quart en Ile-de-France,
13:01les trois quarts dans l'ensemble des régions,
13:03et notamment dans des petites villes
13:04et des villes moyennes qui en avaient besoin.
13:06– Oui.
13:08Le climat, je reviens un instant,
13:09parce qu'il y a toujours le Premier ministre
13:10qui est en train de faire ses déclarations,
13:12qui parle, puisque vous disiez
13:14qu'il y avait quand même l'énergie en France
13:17qui est quand même décarbonée,
13:18et là, il vient de faire une déclaration
13:20en disant qu'il allait emmener la France
13:23vers une marche à l'électrification,
13:26une marche un peu forcée à l'électrification.
13:28C'est comme on force son compteur.
13:31Ça, c'est un atout ?
13:33C'est vraiment le premier atout ?
13:35Quel est le premier atout ?
13:36– Le premier atout, c'est d'abord
13:37qu'on a un gros marché.
13:38La France, c'est deuxième économie
13:39de l'Union européenne.
13:40On vient d'abord voir les consommateurs français,
13:43les grandes filières françaises,
13:44le luxe, l'aéronautique, l'automobile,
13:47l'ensemble des filières de services.
13:48C'est d'abord ça, la France.
13:50Ensuite, c'est la France, la French Tech,
13:53la France scientifique, la France technologique.
13:54C'est quand même un gros marqueur.
13:56– Ça, ça marche, ça, c'est un gros marqueur.
13:57– Ça marche très bien.
13:58– C'est pas uniquement, c'est très bien.
13:59– Non, c'est pas juste...
14:01– Ça, c'est vraiment...
14:02– Non, non, les gens qu'on interroge...
14:04– Le président de la République
14:05est quand même à instaurer ça.
14:06– C'est des entreprises qui n'ont aucune raison
14:09de dire du bien de la France plus que du mal,
14:11qui nous disent, 200 dirigeants en l'occurrence,
14:12qu'on a interrogé très récemment,
14:13qui nous disent, le deuxième atout de la France,
14:16c'est l'innovation, c'est la France scientifique.
14:18On reconnaît ça et on trouve
14:20que c'est une belle différence française
14:21par rapport à ses concurrents européens.
14:23Troisième sujet, les infrastructures...
14:24– Par rapport aux Allemands, même par rapport aux Allemands...
14:26– Par rapport aux Allemands.
14:27Alors, les Allemands sont aujourd'hui
14:28dans une série de problèmes presque plus lourds
14:30et plus graves que les nôtres.
14:31Le ralentissement allemand, il est spectaculaire.
14:34Les entreprises sont vent debout
14:35contre leur gouvernement.
14:37C'est un gros problème pour nous, d'ailleurs,
14:38parce que c'est notre premier marché aussi à l'export.
14:40Ce sont aussi les premiers investisseurs en France.
14:42Mais l'innovation, c'est un peu un marqueur français.
14:45On a des compétiteurs en Europe.
14:46Je pense que c'est plutôt du côté de Londres
14:48et du Royaume-Uni qu'il faut regarder
14:50parce que là, il y a de l'argent.
14:52Il y a tous les fonds de private equity.
14:54Il y a des médias...
14:56– Oui, l'attaque est très présente.
14:57– Voilà, et donc Londres se défend.
14:59En tout cas, le Royaume-Uni...
15:00– Il y a beaucoup de vinceurs capitalistes.
15:02– ... qui a quand même été très affaibli par le Brexit,
15:04notamment dans son cœur industriel,
15:05se défend énormément sur la tech,
15:07sur les sièges sociaux.
15:08Donc ça, c'est une des batailles
15:09qu'on n'a pas complètement gagnées.
15:12On est champions d'Europe.
15:14– Juste sur les décisions d'investissement,
15:16même s'il y a une baisse de 17%, c'est ça ?
15:19Louis Marguerite, encore lui, de Business Force,
15:22il disait qu'il y a quelque chose qui a marché.
15:24Vous allez me dire si ça, c'est vrai.
15:26C'est qu'en fait, il y a une personne par projet.
15:30Ça s'appelle...
15:30Je n'ai plus le terme exact.
15:32C'est-à-dire que quand vous avez une décision d'investissement,
15:34vous avez un interlocuteur.
15:36Au lieu d'en avoir 25,
15:37et puis c'est un interlocuteur,
15:39il va gérer tout ce qu'il faut,
15:41avec le préfet, le machin, etc.
15:42Est-ce que ça, c'est un...
15:44C'est vrai que c'était un atout de la France ?
15:46– On a, en 10-15 ans, énormément,
15:49nous, on le constate du côté des entreprises.
15:50On accompagne les entreprises sur leur choix
15:52de localisation en France et en Europe.
15:54Et c'est vrai qu'auparavant, en France,
15:56il fallait taper à 5, 10 portes.
15:58Autre exemple, je me souviens, il y a 10 ans,
16:00d'un ou d'une ministre de l'économie
16:02qui disait que ce n'était pas possible.
16:03Chaque année, il y a 150 régions, villes, départements français
16:07qui vont faire leur show aux Etats-Unis.
16:10Il y a une dispersion de moyens,
16:12et à la fin, les boîtes ne s'y retrouvent pas.
16:13C'est vrai qu'aujourd'hui,
16:15par les efforts du gouvernement,
16:17de Business France,
16:18de Pascal Cagny, que vous recevez souvent,
16:20et maintenant de Louis Marguerite,
16:22mais aussi de toutes les collectivités,
16:24principalement les régions et les métropoles
16:25qui ont cette compétence,
16:26il y a quand même un peu plus d'ordre d'organisation.
16:29Franchement, les entreprises nous reconnaissent aujourd'hui
16:32une attitude assez business en France,
16:34et ça, c'est une des bonnes surprises.
16:36Après, ils reconnaissent aussi nos compétences,
16:37c'est demander à les atouts,
16:39il y a les compétences françaises,
16:40c'est quand même assez singulier de se dire
16:42bon, on a des classements PISA qui ne vont pas bien,
16:44mais quand on interroge 200 dirigeants,
16:46ils nous disent, nous, les talents français,
16:48on y croit.
16:49Il faut se dire qu'on a des concurrents aussi partout en Europe,
16:52mais le talent français,
16:53la façon dont la France enseigne et éduque ses jeunes
16:57et ensuite maintient la formation tout au long de la vie,
16:59c'est une des qualités qui nous reconnaissent.
17:01Mais alors, en même temps,
17:02ce que je crois, c'est un peu paradoxal,
17:04c'est qu'en même temps,
17:04on voit que notre industrie,
17:06avec nos champions,
17:09elle séduit quand même de moins en moins.
17:12Enfin, quand on les grands secteurs,
17:13l'automobile,
17:14tout à l'heure, on partira à Détroit,
17:16on nous attend Justine Vaseuil
17:17parce que Stellantis présente son plan,
17:19il y a quoi dans ce plan ?
17:20Grosso modo, je me désintéresse de l'Europe
17:22et puis je m'investis plus aux Etats-Unis.
17:24Je schématise, évidemment,
17:26mais c'est quand même un peu le message.
17:27La chimie, la pharmacie,
17:29donc c'est...
17:31C'est une des faces sombres du baromètre 2026.
17:33Clairement, la raison pour laquelle la France
17:36voit ses résultats diminuer,
17:38reste première,
17:39mais quand même avec une diminution assez forte,
17:41c'est que les entreprises du secteur automobile,
17:44la chimie, la plasturgie,
17:45maintenant la pharma,
17:46pour des raisons un peu différentes,
17:48ils trouvent qu'on ne rémunère pas suffisamment bien,
17:50pas autant que les Etats-Unis,
17:51le système de santé ne permet pas aux entreprises du médicament
17:56de réinvestir,
17:57de faire de la recherche en France,
17:58donc elles sont aussi un petit peu en désamour de la France.
18:01Mais dans l'automobile, la chimie, la plasturgie, la métallurgie,
18:05on va dire les industries historiques,
18:06qui comptent énormément en France,
18:08on a perdu beaucoup de volume d'investissement,
18:12et notamment d'entreprises américaines,
18:15puisque les entreprises américaines,
18:16c'est notre premier client,
18:17les entreprises américaines,
18:18il faut savoir qu'en 5 ans,
18:20ont investi 2 fois moins en Europe et en France,
18:23en 2025, qu'elles ne faisaient il y a 5 ans.
18:26C'est-à-dire qu'elles sont restées aux Etats-Unis.
18:27Vraiment, l'Europe est coincée,
18:29en fait, on est dans un étau entre les Etats-Unis et la Chine.
18:32Ah oui, 5 fois moins, vous dites...
18:342 fois moins, 2 fois moins, en 5 ans.
18:36Pourquoi ?
18:37Parce que le plan Biden,
18:38puis la stratégie de l'administration Trump,
18:41et aussi les efforts des Etats américains,
18:43parce qu'il y a aussi des collectivités aux Etats-Unis,
18:45c'est très efficace pour retenir de l'industrie américaine
18:48sur le sol des Etats-Unis.
18:49Oui, pour faire venir.
18:50Et donc, ça vient moins,
18:51va se communiquant, ça vient moins en Europe.
18:52Les menaces de Donald Trump ont été claires, quand même.
18:54C'est-à-dire que ça a marché, ce chantage ?
18:57Ça a marché dans la mesure où les entreprises américaines...
18:59Après, on commence à voir des entreprises,
19:01on va dire, internationales, japonaises, européennes,
19:04qui trouvent que la qualité de l'Europe,
19:06il y a beaucoup des fois l'Europe,
19:08la dispersion, la fragmentation politique,
19:10une des qualités, c'est quand même la stabilité,
19:12la prévisibilité.
19:14Et dans ces temps de chaos, de conflits,
19:17de tensions, de chocs géopolitiques,
19:19de bonnes parfois, mais souvent de mauvaises surprises,
19:22la stabilité, c'est une qualité,
19:24c'est un argument de marketing
19:25que l'Europe devrait davantage mettre en avant.
19:28Oui, d'accord.
19:28Donc, en fait, si je vous écoute bien,
19:33on a le sentiment que la France, ça va plutôt bien,
19:36mais que l'Europe va plutôt mal.
19:39Alors, la France va mieux que ses voisins
19:42dans les volumes d'investissement,
19:44c'est manifeste.
19:45Pourquoi ? Parce qu'au Royaume-Uni, en Allemagne,
19:47il y a aussi des problèmes politiques,
19:49il y a aussi des cycles électoraux,
19:50il y a aussi une fiscalité additionnelle
19:52que les boîtes britanniques n'apprécient pas.
19:55Le patronat allemand est quand même vent debout
19:57contre la politique,
19:59ou en tout cas la vitesse à laquelle
20:01le chancelier Lemaire applique sa politique économique.
20:04Donc, on va dire que ce n'est pas des problèmes équivalents,
20:07mais que notre problème de dissolution,
20:09de fragmentation parlementaire,
20:10finalement, il a des équivalents ailleurs.
20:12Je pense que la France, finalement,
20:14a réussi à retrouver la confiance des investisseurs.
20:17En revanche, il ne faut pas cacher, Edwige,
20:19que dans notre baromètre,
20:20quand on interroge 200 dirigeants,
20:22on voit un ralentissement des projets à un an.
20:25Ça, c'est un indicateur très important.
20:27Vous donnez un repère,
20:28quand on les interroge en mars dernier,
20:30il n'y a pas si longtemps,
20:3157% nous disent « j'ai des projets en France il y a un an ».
20:34Si on regarde ce chiffre,
20:35on se dit que plus de la moitié des boîtes
20:37qu'EY interroge,
20:38des entreprises qu'EY interroge,
20:40nous disent « j'ai des projets en France,
20:41ça c'est une bonne nouvelle,
20:42on va pouvoir travailler,
20:43et c'est bien ».
20:45Mais c'est 5 points de moins que l'année précédente,
20:47et surtout 16 points de moins qu'en 2024,
20:51avant la dissolution.
20:52Et puis, on s'approche d'une année électorale importante.
20:56Donc la politique, elle joue, ça joue.
20:58Parce que j'ai commencé par ça,
20:59vous m'avez dit « mais non, mais pas vraiment, mais si ».
21:02Parce que ça compte,
21:05mais ça compte dans un contexte macroéconomique international
21:08qui est d'abord ce qui explique les résultats de la France.
21:11En revanche,
21:12ce n'est pas tant la politique,
21:13je pense que les entreprises savent garder un peu la tête froide.
21:17Mais quel est l'horizon ?
21:19Quelles sont les règles du jeu ?
21:20Et on veut des règles du jeu à 5 ans
21:22quand on est un investisseur étranger.
21:23Il faut savoir que se battre pour vendre la France
21:25quand elle est le patron d'une finale,
21:26c'est quand même un métier.
21:29C'est compliqué, surtout lorsqu'on a vu
21:30la discussion budgétaire en 2025.
21:32En 2025, ça a beaucoup joué.
21:33Exactement, et on a besoin de se dire
21:34« voilà, moi en France, je vous dis les règles du jeu,
21:37sur 3-5 ans, c'est à peu près ça,
21:40quelle qu'elle soit. »
21:41Vous me direz,
21:41la prévisibilité du président américain
21:45n'a aucun égal, aucune...
21:47Je pense qu'effectivement,
21:50on voit bien d'ailleurs que les pays en Europe
21:51qui s'en sortent bien,
21:53l'Espagne, l'Italie, la Pologne,
21:54ce sont les pays dans lesquels il y a à peu près
21:57un horizon, il y a aussi des fonds européens importants,
21:59mais il y a à peu près un horizon politique.
22:01On va dire que la France est depuis 2 ans
22:03dans un moment de transition
22:04qui ne lui permet pas aux entreprises
22:06de dire « bon, les plans à long terme,
22:09c'est un peu embêtant,
22:10parce que notamment sur l'innovation,
22:11il faut des plans à très long terme,
22:13les plans à long terme,
22:14on ne peut pas trop les faire en France,
22:15et on retrouvera peut-être ça après 2027. »
22:17Ce qui est étonnant, Marc Lhermitte,
22:18c'est que depuis le début,
22:19vous n'avez pas mentionné une seule fois la Chine.
22:22Or, j'ai l'impression que la Chine,
22:23c'est vraiment...
22:24C'est elle qui est en train de faire
22:26une radia en Europe.
22:29Donc, c'est là, notamment sur nos PME,
22:32on sait qu'il y a quand même
22:33beaucoup d'alertes rouges,
22:34sans faire de mauvais jeu de mots.
22:35Un vrai sujet, dans les chiffres,
22:38on peut regarder,
22:40sur les 852 investissements
22:42que l'ensemble de la France
22:44a accueillis l'année dernière,
22:4534 investissements chinois.
22:47Donc, ce n'est pas rien,
22:48mais ça vient loin derrière
22:49les entreprises italiennes,
22:50allemandes, suisses, britanniques,
22:53américaines, etc.
22:54Néanmoins, c'est vrai que
22:55ce qui se passe, pour dire les choses,
22:57c'est que dans certains secteurs industriels,
22:59l'automobile, prenons l'exemple de l'automobile,
23:02la façon, en tout cas,
23:03l'aspect très massif
23:05et extrêmement, extrêmement performant
23:08de la production chinoise.
23:09Ce n'est plus du tout la zone low-cost,
23:11les produits de commodité, etc.
23:13On a, en Chine, une production
23:15qui est d'un niveau mondial,
23:17pour lequel les consommateurs européens
23:19ont de l'appétit.
23:20Et donc, la question derrière,
23:22c'est que si l'Europe n'est pas préparée,
23:24si la France ne négocie pas,
23:26la France et l'Europe ne négocient pas
23:27les bonnes contreparties,
23:29pour qu'on ait de l'emploi,
23:31la propriété intellectuelle,
23:32le transfert de technologie,
23:33on va avoir des dégâts sociaux.
23:35Donc, c'est un peu cet arbitrage,
23:36cette réflexion qu'il faut avoir,
23:38mais pas se méfier,
23:39particulièrement des Chinois,
23:40plus que des Américains,
23:41voire des investisseurs européens.
23:43Oui, au moins, ils font partie de l'Europe.
23:45En effet.
23:46Voilà.
23:48Dernière question, Marc-Léon,
23:49est-ce que vous redoutez 2026 ?
23:51Comment vous voyez-vous 2026 ?
23:53Est-ce qu'on restera champion ou pas ?
23:56Je pense qu'on a toutes les cartes pour le rester,
24:00sans doute dans une érosion supplémentaire,
24:03on va dire, du volume d'investissement.
24:05C'est normal parce que le climat général
24:06et notre climat en France
24:08n'incitent pas à faire des gros investissements.
24:10Néanmoins, on a quand même une position
24:11qui est très convoitée, très enviée.
24:13Il faut le savoir,
24:14Edwige, on est à Londres et à Berlin,
24:16la première position de la France,
24:17ça agace, ça énerve un petit peu.
24:18Mais je pense qu'on devrait pouvoir rester premier,
24:20j'espère en tout cas.
24:21La question qui se pose maintenant,
24:23c'est que les entreprises internationales,
24:24qui sont des entreprises, encore une fois,
24:26implantées en France depuis des dizaines
24:28ou 50 ou 100 ans pour certaines,
24:30ont besoin de dire ce qu'elles apportent,
24:32les idées qu'elles ont,
24:34le faire de manière sereine, constructive,
24:36sont des entrepreneurs
24:37qui ont plutôt le goût de la France,
24:40qui ne sont pas dans le French-bashing.
24:41À mon avis, c'est ça qui se joue
24:42pour les élections présidentielles.
24:43Mais comme vous disiez,
24:44il faudra le lien avec mon deuxième invité,
24:46c'est que c'est compliqué
24:47de convaincre les maisons-mères américaines
24:51ou ailleurs ou allemandes
24:52de venir investir en France,
24:54par exemple, pour une deuxième usine,
24:55une troisième usine,
24:56parce que la situation politique
24:58est quand même compliquée,
25:01complexe à comprendre.
25:01Et ce n'est pas simple de le faire en Allemagne,
25:03et ce n'est pas simple de convaincre
25:04que Starmer va être le premier ministre
25:06pour quelque temps.
25:07Je pense que c'est un peu plus compliqué en France
25:09que ça ne l'était il y a trois ans,
25:10il y a sept ans, il y a dix ans, certes,
25:12mais que les arguments peuvent être
25:15sur d'autres sujets,
25:16l'innovation notamment,
25:17et on en a,
25:18et il faut continuer à se battre.
25:19Merci beaucoup Marc Lhermine
25:21d'être venu ici présenter votre baromètre annuel.
25:24Associé donc de EY,
25:25merci beaucoup.
25:27BFM Business et la Tribune présente
25:31le 18-19
25:33d'Edvie Chevrillon.
25:36Vous êtes bien dans le 18-19
25:38avec mon prochain invité
25:39qui sera Nicolas Facon
25:41qui est le président de l'ILEC,
25:42le lobby des grandes marques
25:43de la distribution et du commerce.
25:45C'est la guerre, ça y est,
25:46elle est déclarée
25:47entre la grande distribution
25:49et les industriels
25:50après ce rapport au vitriol
25:52publié tout à l'heure par le Sénat.
25:54On va en parler,
25:54mais pour l'instant,
25:55on va à Détroit
25:57où nous attend aux Etats-Unis,
25:58bien sûr,
25:59où nous attend Justine Vasson,
26:00notre envoyée spéciale,
26:01parce que c'est un grand jour,
26:03un grand moment en tous les cas,
26:05pour Stellantis.
26:07Bonsoir Justine,
26:08merci d'être avec nous.
26:12Antonio Filosa
26:13vient de dévoiler son plan stratégique
26:16très attendu.
26:17C'est l'occasion pour le patron italien
26:19de redonner de l'élan
26:20à un groupe qui a connu,
26:22moins qu'on puisse dire,
26:23des moments très difficiles.
26:25Donc, est-ce que ce plan,
26:26il a,
26:27est-ce qu'il vous a convaincu Justine ?
26:32Alors convaincu,
26:33c'est difficile de dire
26:33parce que c'est un plan
26:34qui est extrêmement intense
26:36avec énormément de choses.
26:38Ce qu'on peut dire pour le moment,
26:39c'est qu'il prévoit
26:4160 milliards d'euros d'investissement
26:42d'ici 5 ans,
26:44des investissements qui seront resserrés
26:46sur 4 marques,
26:48sachant que Stellantis
26:48en compte 14.
26:50Ces 4 marques,
26:50ce sont Jeep,
26:51Ram, Fiat et Peugeot.
26:53Ce sont celles qui présentent
26:54le plus fort potentiel
26:55en termes de volume
26:56et de rentabilité,
26:58explique Stellantis.
26:5960% des investissements
27:01consacrés aux marques
27:02seront concentrés vers elles.
27:04Quant aux autres,
27:04comme Chrysler,
27:05comme Citroën,
27:06comme Opel,
27:07elles deviennent des marques régionales.
27:09DS et Lancia,
27:10elles sont purement
27:12et simplement rétrogradées.
27:14Elles sont désormais
27:15des marques de spécialité,
27:16sans que l'on comprenne
27:17exactement ce que cela veut dire.
27:19Pour être honnête,
27:20elles seront chapeautées
27:21par Citroën pour DS
27:23et par Fiat pour Lancia.
27:25Quant à Maserati,
27:26cette marque mérite
27:27une discussion particulière,
27:29explique Antonio Filosa.
27:30Une feuille de route
27:31sera présentée en décembre
27:33à Modène.
27:33Pour en savoir plus,
27:34alors à quoi s'attendre,
27:35cela n'est pas très clair.
27:37La marque joue un rôle spécial
27:39au sein de Stellantis,
27:40explique Antonio Filosa.
27:42Deux nouveaux modèles
27:42vont être lancés prochainement,
27:45mais cela fait des mois
27:45et des mois
27:46que l'avenir de Maserati
27:47est en suspens.
27:48On en parle beaucoup.
27:49Il se dit
27:50que Stellantis
27:51veut s'en séparer.
27:52BYD a dit,
27:53le chinois BYD,
27:55a dit publiquement
27:56s'intéresser à la marque,
27:58mais Stellantis
27:58pourrait aussi
27:59décider d'en faire
28:00un spin-off.
28:01Réponse au mois de décembre,
28:03Edwige.
28:03Oui,
28:03dis donc,
28:04des grosses annonces
28:04parce que c'est une forme
28:05de déclassement quand même
28:06pour nos DS
28:06et notre Citroën.
28:07Alors,
28:08l'autre pilier
28:09de ce plan,
28:10Justine,
28:10ce sont les partenariats.
28:12Vous l'avez déjà
28:13un peu mentionné.
28:16Oui,
28:17on en a déjà parlé
28:18sur cette antenne.
28:19Partenariats
28:19avec des constructeurs
28:20chinois tout d'abord.
28:22Stellantis
28:22va renforcer son alliance
28:24avec Lipmotor,
28:25partager son usine
28:26de Saragosse en Espagne,
28:28vendre son usine
28:29de Madrid
28:29à la co-entreprise
28:31que forment
28:31Stellantis
28:31et Lipmotor
28:32et puis partenariat
28:33avec le chinois
28:34Dongfeng.
28:35Stellantis
28:36va créer
28:36une co-entreprise
28:37avec Dongfeng.
28:38C'est Stellantis
28:39qui va distribuer
28:40la marque premium
28:41de Dongfeng,
28:42Voya en Europe,
28:42mais surtout Stellantis
28:44et ça nous intéresse
28:45évidemment ici en France
28:46puisque Stellantis
28:47va ouvrir son usine
28:48de La Janais
28:48à Rennes
28:49à Dongfeng
28:50qui va venir y produire
28:51des véhicules hybrides
28:53et ou électriques.
28:54Dongfeng
28:54qui va donc partager
28:55l'usine
28:56avec Citroën
28:57qui produit actuellement
28:58son C5 Aircross.
29:00Voilà pour les constructeurs
29:01chinois mais ce n'est pas tout
29:02Edwige puisque Stellantis
29:03annonce aussi un partenariat
29:05avec Jaguar Land Rover
29:06aux Etats-Unis
29:07et un partenariat
29:08avec l'Indien Tata
29:09en Asie du Pacifique,
29:11au Moyen-Orient,
29:12en Afrique du Sud
29:12et en Amérique du Sud.
29:14Eh bien,
29:15sacré toile d'araignée
29:16automobile.
29:18Alors,
29:18dernier pilier de ce plan,
29:19Stellantis veut revoir
29:21ses capacités industrielles,
29:23Justine.
29:26Oui,
29:26parce qu'on sait
29:26que c'est l'un des gros
29:27problèmes de Stellantis.
29:28Ces usines ne tournent pas
29:29à plein régime,
29:30loin de là.
29:31aux Etats-Unis,
29:32le groupe va augmenter
29:32sa production,
29:33poussée bien évidemment
29:35par la guerre commerciale
29:36de Donald Trump
29:37et faire que ces usines
29:38tournent à 80%
29:40de leur capacité.
29:41En Europe,
29:42c'est beaucoup plus compliqué,
29:44Edwige.
29:44Stellantis veut réduire
29:45les capacités annuelles
29:47de ces usines
29:47de 800 000 unités.
29:49C'est majeur.
29:50Alors,
29:50Stellantis a déjà dit
29:51que Poissy,
29:52c'est en France,
29:53en région parisienne,
29:54ne produirait plus de voitures.
29:56Stellantis va donc
29:57ouvrir ses usines
29:58de Rennes,
29:58de Saragosse,
29:59de Madrid
29:59à des partenaires chinois.
30:01Mais cela ne devrait pas suffire
30:03pour atteindre l'objectif
30:04de réduction
30:05de 800 000 unités.
30:06On devrait donc voir
30:07d'autres usines européennes
30:08partagées avec
30:09d'autres constructeurs.
30:11Pourquoi pas chinois,
30:12là encore ?
30:13On sait que BYD
30:14regarde avec envie
30:15les usines italiennes
30:16de Stellantis,
30:17donc en Italie.
30:19Antonio Filosa assure
30:20cependant
30:20qu'il n'y aura pas
30:21de fermeture d'usines
30:22sur le vieux continent.
30:24C'est déjà ça.
30:25Merci beaucoup
30:25Justine Vassagne.
30:26Je rappelle que vous êtes
30:27donc notre envoyée spéciale
30:29à Détroit,
30:30aux Etats-Unis.
30:31C'est quand même
30:31une étape vraiment
30:33très importante
30:34dans la réorganisation
30:35du constructeur automobile.
30:37Merci beaucoup.
30:38Tout de suite,
30:39on va parler d'industrie,
30:40on va parler des industriels,
30:41mais de cette guerre
30:41déclarée une fois de plus
30:44avec la grande distribution.
30:45à tout de suite.
30:48Le 18-19
30:49d'Edwige Chevrillon
30:50sur BFM Business.
30:52Bonsoir Nicolas Facon.
30:54Bonsoir Edwige.
30:54Merci d'être avec nous.
30:56Vous êtes le président
30:57de l'ILEC.
30:57Alors l'ILEC,
30:58c'est le lobby
30:58des grandes marques,
31:00110 grandes marques,
31:01je crois,
31:02de la distribution
31:04et du commerce.
31:05Et si vous êtes là,
31:07c'est qu'il s'est passé
31:07quelque chose
31:08tout à l'heure
31:09ou ce matin,
31:10la publication
31:10d'un rapport,
31:11je disais,
31:12au vitriol
31:13par le Sénat
31:14et qui démontre
31:17un peu
31:18preuve à l'appui
31:19que lorsqu'on regarde
31:20la chaîne de valeur
31:21ou qui gagne
31:23de l'argent
31:23sur la marge,
31:24c'est la grande distribution.
31:26Les chiffres sont quand même là,
31:28c'est assez impressionnant.
31:30Sur 100 euros
31:30de valeur alimentaire,
31:328 reviennent
31:32à l'agriculteur,
31:338,
31:3414 à l'industriel,
31:3640 aux distributeurs.
31:38C'est sûr.
31:39Comment vous avez réagi ?
31:40Parce que
31:41votre réaction
31:42a été forte,
31:43mais aussi celle
31:43d'Antoine Bompard,
31:44elle a été très forte.
31:46Allez-y
31:47et on écoutera
31:47Antoine Bompard ce matin.
31:48On écoutera Antoine Bompard.
31:49Les réactions,
31:50pour tout dire,
31:50je n'ai pas été surpris
31:51parce que malheureusement,
31:52c'est ce que l'ensemble
31:54des industriels
31:55et du monde agricole
31:56dit depuis des années,
31:57c'est qu'effectivement,
31:58on a un problème.
31:59On a un problème
31:59de captation
32:00de valeur
32:01et de marge.
32:02De richesse.
32:02De richesse,
32:03effectivement,
32:04dans la chaîne
32:04d'approvisionnement
32:05qui part des agriculteurs,
32:07l'industriel,
32:08le distributeur
32:09jusqu'au consommateur.
32:10C'est les chiffres
32:11que vous avez donnés.
32:12L'essentiel de la valeur
32:13est capté par la distribution.
32:15Au détriment
32:15des deux premiers maillons,
32:16c'est pour ça
32:17qu'on a un monde agricole
32:18qui est en difficulté,
32:19tout le monde le sait,
32:19mais c'est aussi pour ça,
32:21malheureusement,
32:21qu'on a un monde industriel
32:22qui est également en difficulté
32:23et ça,
32:24le rapport le dit
32:24de façon très claire.
32:25Je vous propose
32:26d'écouter Alexandre Bompard
32:27qui était ce matin
32:28l'invité de nos confrères
32:30de France Inter,
32:31donc le patron de Carrefour.
32:32Il s'est dit estomaqué.
32:34On l'écoute.
32:36Moi, je suis convoqué
32:38entre deux et trois fois par an
32:40par une commission
32:41sur les marges,
32:42la marge,
32:43les fonctionnements,
32:43les dysfonctionnements
32:44de la grande distribution.
32:45Je suis présent dans 50 pays.
32:46Il n'y a pas un autre pays
32:48où un dirigeant Carrefour
32:49est convoqué.
32:50Ce n'est pas grave.
32:51On y va.
32:51Je suis toujours heureux.
32:52Et c'est le jeu de la démocratie.
32:53C'est le débat.
32:53C'est très bien.
32:54C'est devenu un nouveau lieu
32:55et vous en savez quelque chose ici.
32:57Donc, aucun problème.
32:59Quand je vois les conclusions,
33:00d'ailleurs que j'aurais pu écrire
33:01lors de mon audition
33:02puisque je savais
33:03ce qu'allaient être les conclusions.
33:04Quand je vois les conclusions,
33:06en revanche,
33:07je suis estomaqué.
33:08Elles sont à la fois
33:10irrespectueuses de notre métier.
33:12Toutes les caricatures
33:13sont grotesques.
33:13Deuxièmement,
33:14elles montrent
33:14à chaque fois une tendance
33:16du législateur
33:17ou en tout cas
33:18un certain nombre
33:18de parlementaires.
33:19Il y a une volonté
33:20dans ce pays
33:20de tout administrer,
33:22de tout rigidifier,
33:23de tout contrôler,
33:23de tout encadrer,
33:24de tout plafonner.
33:26La colère ce matin
33:27d'Antoine Bompard,
33:28d'Alexandre Bompard
33:30en réaction à ce rapport.
33:33Qu'est-ce que vous lui répondez ?
33:35Je dis que sa réaction
33:36n'est pas à la hauteur
33:37des enjeux, en fait.
33:39Je pense que Carrefour
33:40est une très grande entreprise,
33:42c'est un grand groupe,
33:42il fait 95 milliards d'euros
33:44de chiffre d'affaires,
33:45Alexandre Bompard l'a dit,
33:46dans 25 pays.
33:48Quand on est aussi gros,
33:49on a des responsabilités,
33:50en fait.
33:51On ne peut pas dire...
33:53Alors, c'est drôle
33:54parce qu'en fait,
33:55ce matin, il dit
33:56les conclusions
33:57sont à charge,
33:58complètement orientées,
33:59alors que le rapport...
34:01Irrespectueux.
34:01Voilà, le rapport
34:02n'était pas paru.
34:03Bon, ça, c'est toujours intéressant
34:04de connaître les conclusions
34:05avant qu'il soit publié.
34:07Il est bien renseigné ?
34:08Peut-être, peut-être,
34:09mais en tout cas,
34:10c'est ce procès, en fait,
34:11de dire c'est à charge,
34:13c'est de mauvaise conclusion.
34:14Vous n'aimez pas
34:14qu'il ait rapport avant vous ?
34:16Non, ce n'est pas ça.
34:16Je trouve que ce n'est pas
34:17respectueux à la fois
34:18des enjeux,
34:19ce n'est pas respectueux
34:20du travail qui a été fait
34:21par la Commission
34:21des Affaires Économiques,
34:23parce que sincèrement,
34:24les sénateurs ont passé
34:25six mois,
34:26il y a eu plus de 70 auditions,
34:28200 personnes auditionnées
34:30sous serment,
34:31il y a eu des milliers
34:32de pages de documents,
34:33il y a eu des saisies de pièces,
34:35donc il y a eu un travail
34:36vraiment, à mon avis,
34:38très profond qui a été fait
34:39et on ne peut pas contester
34:40la solidité,
34:41on ne peut pas dire
34:42c'est à charge,
34:42donc finalement,
34:43je balaye,
34:44ce n'est pas juste,
34:46on est les vilains petits canards
34:47et tout ça ne vaut rien.
34:48Je pense que c'est un mépris,
34:50en fait,
34:51du Parlement
34:53et du travail
34:54que font les parlementaires.
34:54Je veux dire,
34:55pour vous,
34:55c'est une bénédiction,
34:57parce que c'est vrai
34:58que la grande distribution,
34:59c'est eux qui,
35:00en tous les cas,
35:01sont sur les plateaux,
35:01mais pas que,
35:02défendent le pouvoir
35:03à la chair des Français
35:04et en revanche,
35:05sont quand même
35:06dans le collimateur
35:07souvent les grandes marques
35:09comme vous,
35:09parce que vous,
35:10c'est Procter et Gorm,
35:11c'est toutes les grandes marques
35:12qu'on voit
35:13et puis,
35:14il y a Lania,
35:15vous avez écrit une lettre
35:16aussi au Vitriol,
35:17c'est là où on voit
35:18que c'est vraiment
35:19la guerre est déclarée,
35:20au Premier ministre,
35:21vous vous dites
35:22que ce rapport
35:23démontre,
35:24preuve à l'appui,
35:25la persistance
35:26de pratiques déloyales
35:27assumées par le nombre
35:29de contrôles
35:30et au niveau des sanctions
35:31prononcées par les pouvoirs publics
35:33et qui ne permettent pas
35:34d'endiguer,
35:35se trouve ainsi
35:36contredit
35:37dans ces fondements même
35:38le discours
35:39par lequel
35:40la grande distribution
35:42s'érige en défenseur
35:44du pouvoir d'achat.
35:45C'est signé par,
35:46vous êtes combien signé ?
35:47L'ensemble des représentants
35:48de l'industrie,
35:50les PME,
35:51les ETI,
35:52les filiales de grands groupes,
35:53les coopératives,
35:55les fabricants de produits bio,
35:56voilà,
35:56l'ensemble des industriels.
35:58Donc on peut dire que,
35:59voilà,
36:00on peut contester
36:00la réalité de ce qu'on dit.
36:02En fait,
36:03ce qu'on dit nous,
36:04c'est la fin
36:05de la légende
36:06de Robin Desbois,
36:07en fait.
36:08Parce que depuis 20 ans,
36:09on nous explique
36:10que la guerre des prix,
36:12c'est formidable.
36:12Michel-Élouard Leclerc
36:13est un peu un Robin Desbois
36:14qui va devenir
36:15président de la République.
36:16Bien sûr.
36:17Et ça, ça vous énerve.
36:18Non, mais c'est,
36:18voilà,
36:19on a un rôle social,
36:21la guerre des prix,
36:21c'est formidable,
36:22le prix le plus bas,
36:23c'est bien,
36:23et ça bénéficie
36:24aux consommateurs français.
36:25Grosso modo,
36:25je suis Robin Desbois,
36:26je vole aux riches
36:27pour donner aux pauvres.
36:28Malheureusement,
36:29le rapport,
36:29et encore une fois,
36:30avec des chiffres
36:31et des faits établis,
36:33et ça,
36:33on ne peut pas le contester,
36:34dit que ce n'est pas
36:34tout à fait la vérité,
36:35en fait.
36:36Mais alors,
36:36moi,
36:36ce que je ne comprends pas,
36:37c'est que la marge
36:39de la grande distribution,
36:41elle est 1,
36:432%.
36:44Alors,
36:45déjà,
36:46je sais qu'Alexandre Bompard
36:47a dit 1% ce matin,
36:49quand on regarde
36:50les chiffres de Carrefour,
36:51ils sont publiés,
36:51il suffit d'aller
36:52sur le site,
36:56le résultat opérationnel
36:57courant France,
36:58c'est 2,8.
36:59Ce n'est pas 1,
37:01et 2,8,
37:02encore une fois,
37:02sur un chiffre d'affaires
37:03qui fait 50 milliards,
37:04ça fait 1 milliard d'euros
37:05quand même de résultats,
37:07donc le pourcentage
37:08est peut-être faible,
37:09mais la masse
37:10est très importante,
37:11ça c'est le premier point.
37:13Ce qu'il faut voir,
37:14en fait,
37:15ce qu'ont montré
37:16les sénateurs,
37:17c'est qu'effectivement,
37:18c'est ce que vous avez dit,
37:18c'est-à-dire que sur 100 euros,
37:20il y en a 8
37:21de produits alimentaires,
37:22il y en a 8 qui vont
37:23à l'agriculteur,
37:24il y en a 14 qui vont
37:24à l'industrie
37:25et 40 à la distribution.
37:27Donc,
37:28cet alibi
37:29de la guerre des prix,
37:30les sénateurs ont dit
37:32cet écran de fumée,
37:33c'est bien ça le problème,
37:34c'est-à-dire que oui,
37:35il y a des prix
37:35qui ne sont pas chers,
37:36oui,
37:37les consommateurs en bénéficient,
37:38mais ils en payent
37:39le prix ailleurs,
37:40c'est-à-dire qu'il y a
37:40d'autres produits
37:41sur lesquels
37:41il y a beaucoup plus margé
37:42et le rapport
37:44et les auditions l'ont dit,
37:45par exemple,
37:45sur les fruits et légumes,
37:47ils sont margés
37:48x2, x3, x4,
37:50les produits bio
37:50sont beaucoup plus margés
37:51dans la grande distribution
37:53que dans le circuit bio,
37:54donc finalement,
37:55tout ça,
37:55c'est un jeu de péréquation,
37:57on a l'impression
37:58qu'on paye moins cher,
37:59mais en fait,
37:59ce n'est pas forcément
38:04social,
38:04il y a un prix économique,
38:05c'est-à-dire que
38:06la situation des agriculteurs,
38:08tout le monde la connaît,
38:09malheureusement,
38:09mais la situation
38:10de l'industrie,
38:12juste avant moi,
38:13il y avait Marc Lermitte
38:14de EY
38:15qui présentait
38:15l'attractivité de la France,
38:17on est toujours
38:17numéro un en Europe,
38:18ça c'est formidable,
38:19mais quand on regarde
38:20l'industrie
38:21des produits essentiels,
38:23les produits du quotidien,
38:23les produits alimentaires,
38:25malheureusement,
38:25c'est aujourd'hui
38:26l'industrie
38:26qui est la moins rentable
38:27de France,
38:28c'est une industrie
38:29qui est en perte de vitesse,
38:31le rapport,
38:32les sénateurs l'ont dit
38:32ce matin,
38:33il y a 30% des entreprises,
38:34un tiers des entreprises
38:35qui sont aujourd'hui
38:36sont dans le rouge,
38:37donc malheureusement,
38:38en fait,
38:38ce n'est pas le cas
38:39pour l'industrie alimentaire,
38:39donc cette légende
38:41de dire je vole aux riches,
38:42ben non,
38:43les riches ne sont pas les riches
38:44et je donne aux pauvres,
38:44ce n'est pas tout à fait ça
38:45puisqu'on voit que la distribution
38:46capte la majorité de la valeur.
38:48Oui,
38:48est-ce que vous avez été
38:49quand même un surpris
38:50par le chiffre de 40 ?
38:51Que 40 sur 100,
38:5240 euros sur 100
38:53revient à la grande distribution ?
38:56Pas tant que ça,
38:57je n'ai pas été tant que ça,
38:57mais je pense que pour les Français,
38:58c'est une révélation.
39:00Le deuxième,
39:01est-ce que vous en êtes sûr ?
39:03Vous voyez ce que je veux dire ?
39:03Est-ce que c'est des chiffres
39:04qui pour vous sont...
39:05Ce n'est pas nos chiffres,
39:05c'est des chiffres
39:07que la Commission a établis.
39:08La Commission a peut-être
39:09se tromper,
39:09la Commission des Sénat
39:10et des Affaires économiques,
39:11elle avait dit
39:11les grandes entreprises,
39:13enfin les entreprises
39:14reçoivent 220 milliards
39:15d'aide aux entreprises.
39:17Il y avait parfois
39:17quand même un petit peu
39:18un mélange de choux et de carottes.
39:20Alors là,
39:21je sais qu'il y a pas mal de chiffres
39:22parce qu'elles l'ont dit
39:23la rapporteure et la présidente
39:25qui sont issues
39:26de la Banque de France,
39:28des administrations, etc.
39:29Donc je pense qu'il y a eu
39:30un vrai travail sérieux
39:31qui a été fait.
39:31En tout cas, on verra
39:32parce que pour l'instant,
39:33on n'a pas le rapport,
39:34on a eu une synthèse du rapport.
39:35Visiblement,
39:36il l'a eu Alexandre Bompard.
39:37Visiblement,
39:38tant mieux pour lui.
39:39Ce n'est pas une raison
39:40pour le balayer d'un revers de main.
39:42Mais on verra effectivement,
39:43on fera le travail d'analyse
39:45des chiffres qui sont sortis.
39:46Mais voilà,
39:47quand je vois le travail
39:48qui a été fait
39:49et le sérieux qui a été mis,
39:50je n'ai pas trop de doute
39:50sur la réalité.
39:51En même temps,
39:52lorsqu'ils disent
39:53pour justifier,
39:54c'est ce que dit
39:55Michel-Édouard Leclerc
39:56de ces grandes centrales d'achat
39:58qu'il a avec Systému,
40:02notamment en Belgique,
40:04il dit que c'est pour contrer
40:05les grands industriels
40:06que vous représentez,
40:07Nicolas Facon.
40:08Alors, mais ça,
40:08c'est ce que dit exactement
40:09le rapport.
40:11Parce que c'est les multinationales.
40:12Oui, c'est aussi une fable.
40:14C'est-à-dire, on dit
40:14qu'il n'y a que les multinationales,
40:16c'est des gros,
40:17il faut lutter contre ces sociétés-là.
40:19Ce qu'ont dit ce matin
40:21en conférence de presse
40:22les sénatrices,
40:23c'est-à-dire,
40:24il y a aussi des entreprises
40:25de taille intermédiaire.
40:28Il y a aussi des entreprises
40:29qui ont un fort ancrage
40:31avec l'amont agricole.
40:32Et puis, il y a un effet de cascade,
40:34c'est-à-dire qu'il y a des entreprises
40:35à qui on demande
40:36d'aller négocier,
40:37à qui on impose
40:38d'aller négocier à Bruxelles,
40:39à Madrid,
40:40à Amsterdam
40:40pour échapper aux droits français
40:42et aux lois françaises
40:43qui sont là pour protéger
40:43les revenus agricoles.
40:45Mais il y a un effet de cascade
40:46parce que finalement,
40:46quand vous êtes vous-même concurrent,
40:48vous êtes plus petit,
40:48vous êtes concurrent de ces entreprises-là,
40:50on vous dit,
40:50il va falloir vous rapprocher
40:51de ce prix-là.
40:52Donc, il y a tout un effet
40:53sur l'économie française
40:54et le rapport titre,
40:56en fait,
40:56l'agriculture et l'industrie
40:57sont en danger.
40:58Et c'est la réalité, malheureusement.
41:00Est-ce qu'en même temps,
41:01lorsque vous voyez,
41:02je ne sais pas,
41:02sur le chocolat,
41:03je suis d'accord
41:03qu'il y a eu une crise du cacao,
41:05mais enfin,
41:05ce n'est plus le cas.
41:06Toute l'inflation
41:07qui a été provoquée
41:09par la crise de la Covid,
41:12on était plus de 20,4%
41:13de mémoire
41:14depuis 2021,
41:17les prix n'ont pas baissé
41:18depuis.
41:20Nous, consommateurs,
41:21on a toujours cette inflation
41:23dans ce qu'on achète
41:24et en plus,
41:24maintenant,
41:25on a l'inflation
41:26parce qu'effectivement,
41:27il y aurait des conséquences
41:28sur le détroit d'Hormuz
41:29alors que ce n'est pas encore vrai.
41:31Alors,
41:31pour ce qui est des...
41:32On va parler
41:33du détroit d'Hormuz
41:34et des conséquences,
41:35en fait,
41:35pour l'instant,
41:36sur les produits
41:39essentiels du quotidien,
41:40l'inflation est à zéro.
41:41Donc,
41:41il n'y a pas eu d'inflation,
41:42en fait.
41:42Aujourd'hui,
41:42l'inflation que subissent
41:43les Français,
41:44malheureusement,
41:45c'est sur les carburants
41:45et on a vu l'annonce
41:46du gouvernement tout à l'heure.
41:51Les produits de grande consommation
41:52ne sont pas touchés.
41:53Pour ce qui est de la crise Covid
41:54et qui a été suivie
41:56par la crise ukrainienne,
41:58ce qu'il faut avoir en tête,
41:59c'est que l'inflation en France
42:00a été parmi la plus faible
42:01d'Europe,
42:02en fait.
42:03Donc,
42:03on a...
42:03Et pourquoi elle a été
42:04parmi la plus faible ?
42:05Parce que,
42:05notamment,
42:06les industriels ont absorbé
42:08un tiers,
42:09en fait,
42:09de la hausse des coûts.
42:10Donc,
42:10ils ont pris sur leur marge.
42:12Ils ont pris sur leur marge
42:12et ils ont pris sur leur capacité
42:14d'investissement.
42:14Et je reviens,
42:15en fait,
42:15à la présentation d'EY.
42:18Une entreprise
42:18qui coupe ses investissements,
42:20c'est une entreprise
42:22qui perd en innovation
42:23mais qui perd également
42:24en compétitivité.
42:25Et malheureusement,
42:26un autre indicateur
42:27qu'on voit,
42:28c'est...
42:28On a vu que la balance
42:30commerciale
42:30sur les produits agricoles,
42:32on arrive tout juste
42:33à l'équilibre
42:33alors qu'on était
42:34excédent à l'heure.
42:34on est même un petit peu
42:35déficit à l'arrivée.
42:35Et sur les produits alimentaires,
42:37on est tout juste
42:37à l'équilibre
42:38alors qu'auparavant.
42:38Donc,
42:38ça veut dire quoi ?
42:39Ça veut dire qu'en France,
42:40les produits français
42:41perdent en compétitivité,
42:42les produits français à l'Europe
42:43perdent en compétitivité
42:45et dans nos marchés export,
42:46on perd en compétitivité.
42:47Donc,
42:48il est là le problème.
42:49L'autre problème
42:49que pose le rapport,
42:50c'est qu'on a cet impact
42:52sur les deux maillons
42:53agriculture-industrie
42:54mais comment on obtient
42:56en fait ce transfert de marge ?
42:57On l'obtient
42:58par un contournement
42:59de la loi
42:59et par un bafoument
43:00de la loi.
43:01Il y a...
43:02C'est la question
43:03des fameuses marges arrières,
43:04c'est-à-dire,
43:04en fait,
43:05c'est des discussions
43:06qu'ils ont avec vous.
43:08Voilà.
43:08Alors,
43:08il y a plusieurs choses.
43:09Il y a ces fameuses
43:10centrales de services
43:11dont on ne sait pas trop
43:12ce qu'elles vendent
43:13à Zurich,
43:14à Genève
43:15et à Amsterdam.
43:17Le chiffre qu'il faut retenir,
43:18c'est 1,1 milliard.
43:18On peut vous dire la même chose.
43:20Non,
43:20mais il y a 1,1 milliard
43:21qui vont là-bas.
43:22On ne sait pas trop
43:23ce qu'ils deviennent
43:24et ça fait partie
43:25des conclusions du rapport
43:26en disant,
43:26il faut éclairer
43:27quels sont ces flux financiers.
43:28On parle d'un milliard quand même.
43:29Un milliard,
43:30c'est supérieur souvent
43:31à ce que les entreprises
43:32peuvent investir
43:32dans leur outil industriel.
43:34Donc,
43:34voilà,
43:35on a ça.
43:36On a le phénomène
43:37de chantage
43:37avec les arrêts-commandes
43:38qui ont lieu
43:39pendant les négociations
43:40pour faire plier
43:40les industriels.
43:41Donc,
43:42tout ça,
43:42c'est dans le rapport.
43:43Donc,
43:43on a quand même
43:43des pratiques
43:44qui sont aujourd'hui
43:44illégales
43:45et sur lesquelles,
43:46finalement,
43:47il y a des sanctions
43:47mais pas assez
43:49parce qu'on voit
43:49que ce système continue
43:50et continue d'avoir des...
43:51Est-ce que ce soir,
43:52vous avez enfin l'impression
43:53d'être reconnue ?
43:54Alors,
43:55oui...
43:55Nicolas Facon,
43:56parce que vous avez
43:57une forme de...
43:58Oui,
43:58de jubilation presque.
44:00Non,
44:00je pense que ce qui est important,
44:02c'est qu'enfin,
44:02ce qu'on dit depuis des années
44:04est reconnu de façon officielle.
44:05Et ça,
44:06on ne pourra pas dire
44:07on ne savait pas
44:08ou ce n'est pas clair,
44:09on doit savoir.
44:10Donc,
44:10maintenant,
44:10on sait,
44:11donc maintenant,
44:11il faut agir.
44:12Alors,
44:13vous avez écrit cette lettre,
44:14on en a parlé tout à l'heure,
44:16toute la profession,
44:17tous les industriels
44:18à Sébastien Lecornu,
44:20vous en attendez quoi ?
44:21On attend d'être reçu
44:22par le Premier ministre,
44:23on attend d'avoir...
44:26Il l'a reçu ?
44:27Vous avez un...
44:27Oui,
44:28il l'a reçu,
44:28on l'a envoyé cet après-midi.
44:29Oui,
44:29cet après-midi,
44:30mais il était un peu occupé.
44:31Oui,
44:31je pense qu'il a reçu,
44:32il ne l'a peut-être pas encore lu,
44:32mais il va le lire,
44:34je n'ai pas de doute
44:34par rapport à ça.
44:35Non,
44:35on veut être reçu par lui
44:37parce qu'en fait,
44:38on est vraiment dans...
44:38Vous demandez quoi ?
44:40On veut des mesures,
44:42on ne demande pas
44:42des lois supplémentaires.
44:44Il y a suffisamment de lois
44:45qui ont été votées
44:45ces dernières années.
44:46Ce qu'on veut,
44:47c'est qu'elles soient appliquées.
44:48Donc,
44:49on veut que
44:50ces pratiques illégales
44:51qui sont en place,
44:52ce cotournement de la loi,
44:54ces pratiques de chantage,
44:55elles cessent.
44:55Parce qu'aujourd'hui,
44:56c'est totalement...
44:57Il y a des sanctions.
44:58La DGCRF contrôle,
45:00elle met des amendes,
45:01mais finalement,
45:02tous les ans,
45:02elle remet des amendes
45:03aux mêmes.
45:04Donc,
45:04ça veut dire quoi ?
45:04Ça veut dire
45:05qu'elles ne sont pas suffisantes,
45:06elles ne sont pas assez dissuasives.
45:07Donc,
45:07il faut que ce problème
45:08qui est posé aux entreprises,
45:10mais d'une façon plus large,
45:11à l'ensemble du secteur agricole,
45:14industriel,
45:14il soit pris
45:15comme une des priorités.
45:16L'industrie des produits
45:18de grande consommation,
45:19c'est la première industrie
45:21manufacturière de France.
45:22Donc,
45:22on ne va pas abîmer
45:23plus encore
45:24cette industrie-là,
45:25parce que finalement,
45:26qu'est-ce qui nous attend ?
45:27En même temps,
45:27oui.
45:28Si on laisse faire,
45:29en fait.
45:29Mais donc,
45:31concrètement,
45:31ça se traduirait comment ?
45:33On veut que,
45:35au niveau de la DGCRF,
45:37ce sujet des pratiques illégales
45:38soit une priorité.
45:38La direction générale
45:38de la concurrence.
45:40La direction de la répression
45:43des fraudes
45:43et de la concurrence.
45:45Que s'il y a des pratiques illégales,
45:47et elles sont...
45:48Il y a un rapport,
45:48on verra combien il fait de pages,
45:50mais...
45:51Ok, d'accord.
45:51Elles soient sanctionnées.
45:53Mais qu'est-ce que vous demandez d'autre ?
45:54On revient à un équilibre,
45:55à des relations commerciales équilibrées,
45:59où chaque maillon,
46:00que ce soit l'agriculture,
46:01l'industrie,
46:01la distribution,
46:02puisse vivre.
46:02Est-ce que le vrai scandale
46:03sur les 100 euros,
46:04c'est pas que l'agriculteur
46:05ne touche que 8 ?
46:06Que 8 euros ?
46:08Bah si,
46:08parce qu'en fait,
46:09quand on regarde...
46:09C'est ça le vrai scandale ?
46:11Vous, c'est 14 euros,
46:12c'est pas non plus énorme,
46:14mais...
46:14Le scandale,
46:15c'est que souvent,
46:16en fait,
46:16quand on est sur les prix agricoles,
46:19payés aux producteurs,
46:21c'est un centime par litre,
46:22un centime par kilo
46:23qui va faire la différence
46:25entre l'agriculteur
46:27peut vivre ou pas,
46:27en fait.
46:28Et souvent,
46:28finalement,
46:29c'est à ça
46:29que ça va se jouer.
46:31Et on voit très bien
46:32que le captage de marge,
46:33il est bien plus fort
46:34côté distribution.
46:35En même temps,
46:35ils ont un rôle clé,
46:36la grande distribution,
46:37parce que lorsque vous voyez,
46:40c'est grosso modo,
46:41c'est quoi,
46:41c'est plus de la moitié,
46:42non,
46:42c'est un petit peu moins
46:43de la moitié
46:43de la consommation des Français
46:44qui vont dans les grandes surfaces.
46:46Donc,
46:47pour vous,
46:48c'est des partenaires essentiels.
46:49C'est des partenaires essentiels.
46:49Parce que là,
46:49la guerre est déclarée,
46:51vous attendez l'arbitrage...
46:52On n'est pas en guerre
46:52avec nos clients.
46:53On n'est pas en guerre
46:53avec nos clients.
46:54Bah si,
46:55pardon,
46:55enfin,
46:55vos clients,
46:56c'est Leclerc,
46:57c'est Stébus.
46:59Oui,
47:05c'est Leclerc ?
47:07Il n'y a pas de...
47:07Je ne vais pas mettre
47:08de médailles aux uns
47:09ou aux autres.
47:10On est dans un système
47:11de guerre des prix.
47:12En fait,
47:13on est dans ce système
47:14de guerre des prix.
47:15Et on est dans la tyrannie,
47:17le dogme de dire
47:18le prix le plus bas,
47:19c'est super.
47:19Et finalement,
47:20c'est la course
47:21entre distributeurs
47:22et qui est le moins cher.
47:22Mais parce qu'il y a un problème
47:23de pouvoir d'achat en France.
47:24Oui,
47:24il y a un problème
47:24de pouvoir d'achat.
47:25C'est ce que demandent
47:26les Français,
47:26sinon ils n'iraient pas là.
47:26C'est pas en détruisant
47:27l'industrie,
47:28il emploie l'agriculture
47:29qu'on va le résoudre.
47:30C'est un équilibre
47:31très complexe.
47:32Vous êtes d'accord avec moi
47:32à trouver ça ?
47:33Oui, c'est complexe.
47:33Mais si on continue comme ça,
47:35qu'est-ce qu'on va faire ?
47:35On va maintenant importer plus
47:37que ce qu'on exporte.
47:38On ne sera plus maître
47:39de nos productions,
47:40de ce qu'on mange.
47:41Et finalement,
47:42on sera soumis
47:43à l'inflation
47:44que les autres pays
47:44vont nous imposer.
47:46Oui,
47:46mais l'inflation,
47:47elle est là.
47:47Et l'inflation,
47:48elle est là notamment
47:48avec certains grands industriels.
47:52Les industriels,
47:52en fait.
47:53Ce qu'il faut bien comprendre,
47:54c'est que ça,
47:55ça fait partie de la légende
47:57en disant
47:58le but d'un industriel,
47:59c'est toujours
48:00de vendre plus cher
48:00et de faire des marges.
48:01Le rapport,
48:02encore une fois,
48:03ça s'appelle le business.
48:05Oui,
48:05mais il y a juste
48:07quelque chose
48:07qui est au milieu
48:08qui s'appelle
48:08la concurrence.
48:10Et quand vous êtes industriel,
48:11vous avez
48:12un, deux, trois,
48:13quatre, cinq concurrents
48:13autour de vous.
48:14Et donc finalement,
48:15si vous privilégiez
48:17votre marge
48:18par rapport à votre prix,
48:19vous allez perdre,
48:20vous allez perdre,
48:20vous n'allez pas faire tourner
48:21vos usines
48:22et vous allez perdre.
48:22Donc ce mythe-là aussi
48:23de dire
48:24les industriels
48:24ne pensent qu'à augmenter
48:25les prix,
48:25c'est faux.
48:26Il n'y a pas de,
48:29il vient de le dire,
48:30en plus,
48:31Serge Papin,
48:31il n'y aura pas
48:32de négociation,
48:33de nouvelle réouverture
48:34des négociations commerciales.
48:35Nous ne demandons pas
48:36la réouverture de négociations.
48:37Non, vous ne demandez pas.
48:38La inflation n'est pas là,
48:39en tout cas,
48:39c'est le Premier ministre
48:40qui l'a dit.
48:41Oui, d'abord,
48:43le choc lié au conflit
48:45en Iran
48:45n'est pas celui
48:46de l'Ukraine.
48:47Il est beaucoup plus diffus,
48:48il est plus disséminé,
48:50il se fait dans la durée
48:52et donc finalement,
48:54l'entreprise varie beaucoup
48:55selon est-ce que vous êtes
48:56très exposé au transport,
48:58est-ce que vous êtes
48:59très exposé aux emballages
49:00plastiques,
49:01parce que c'est les deux
49:01postes qui ont explosé,
49:04est-ce que vous êtes exposé
49:05à l'énergie
49:06et aux différents types
49:07d'énergie,
49:08etc.
49:09Donc finalement,
49:10ce qu'on dit,
49:11ce n'est pas de dire
49:12il faut réouvrir
49:13toutes les négociations,
49:14mais on ne veut pas non plus
49:15le discours de la distribution
49:17qui dit circuler,
49:17il n'y a rien à voir
49:18et on se revoit dans un an
49:19parce qu'aujourd'hui,
49:20pour les entreprises
49:21qui subissent des coûts
49:22qu'elles ne peuvent plus absorber,
49:24dans ce cas-là,
49:24il faut qu'elles puissent
49:26rediscuter avec leurs clients.
49:26L'arbitre, en fait,
49:27vous demandez l'arbitrage
49:29du Premier ministre.
49:30Ce n'est même pas
49:30le ministre en charge
49:32Serge Papin
49:32parce qu'en plus,
49:33lui, c'est compliqué
49:34parce que c'était
49:34l'ancien patron du système
49:35U,
49:35donc j'imagine que vous
49:36ne le faites pas
49:36complètement confiance.
49:37Non, ce n'est pas ça.
49:39Serge Papin...
49:39En plus, il a dû se déporter.
49:40Alors, il est déporté,
49:41effectivement,
49:42puisqu'il ne peut pas
49:42s'occuper d'une partie
49:44des distributeurs.
49:44Donc, ça complique la donne.
49:45Mais quand même,
49:46Serge Papin,
49:47il a plusieurs responsabilités.
49:48C'est le ministre du Commerce,
49:50des PME
49:51et du pouvoir d'achat.
49:52Donc là,
49:52ce qui est dans le rapport,
49:53c'est quand même de dire
49:54le problème du pouvoir d'achat,
49:55on ne va pas le résoudre
49:56par la guerre des prix.
49:57Le deuxième,
49:57c'est qu'il a sous son notorité
49:58la DGCRF.
50:00Donc, il a une partie
50:01des solutions
50:01qui est entre ses mains.
50:02Et à partir du moment
50:03où des secteurs clés
50:05comme l'agriculture,
50:06l'industrie sont en danger,
50:08c'est là où on demande
50:08l'arbitrage du Premier ministre.
50:09Et le troisième point,
50:11quand même,
50:11c'est qu'il connaît bien
50:12votre secteur et pour cause.
50:13Exactement.
50:13Oui, c'est quand même
50:14pas besoin de tout réexpliquer.
50:16Merci d'être venu
50:17en tous les cas ici.
50:19Merci Nicolas Facon,
50:20le président de l'ILEC.
50:23J'attends la réponse,
50:24on attend la réponse.
50:25On est maintenant en face
50:26pour voir ce que ça donne.
50:28Peut-être qu'ils ont
50:28le rapport en fin, en main.
50:30Merci d'avoir été avec nous.
50:32Voilà, c'est la fin
50:32de ce 18-19.
50:35Bonne soirée.
50:35Tout de suite,
50:36vous retrouvez Stéphanie Collot
50:38pour le journal de l'écho.
50:41Le 18-19 d'Edwish Chevrillon
50:44sur BFM Business.
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