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Lundi 8 juin 2026, retrouvez Tony Bernard (Directeur général, Impact Tank) et Alexia Delahousse (VP Legal & Public Affairs, Qonto) dans ÉMISSIONS SPÉCIALES.
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00:00Bonjour à tous, bienvenue dans cette émission spéciale de Sans Transition sur Bsmart,
00:03dans le cadre du sommet de la mesure d'impact dont nous sommes partenaires.
00:07J'ai le plaisir de recevoir aujourd'hui l'un de ses organisateurs, Tony Bernard.
00:11Bonsoir.
00:12Bonjour.
00:12Directeur général de l'Impact Tank, le Think Tank qui organise ce bel événement.
00:16A ses côtés, Alexia Delahousse.
00:18Bonjour.
00:18Bonjour.
00:18Vous êtes directrice juridique et RSE de Conto, une belle licorne de la fintech française
00:23dont on va parler un peu plus en détail.
00:25On va commencer tout de suite par revenir un petit peu sur cette édition 2026
00:29qui s'est achevée récemment, dont la thématique c'était ce qui compte vraiment.
00:33Alexia a été présente sur une étable ronde au sommet, enfin au nom un peu provocateur.
00:37Faut-il sortir de l'obsession du mesurable ?
00:41Pourquoi avoir choisi un de ces sujets comme ça, Tony, dans cette édition ?
00:46Eh bien parce que le sommet de la mesure d'impact et la mission de l'Impact Tank,
00:50c'est de promouvoir la mesure de l'impact auprès de tous les acteurs de l'économie
00:54pour être plus responsable.
00:56Et en même temps, on n'est pas naïf.
00:59On sait que tant dans le monde du business que dans celui du monde associatif,
01:03la mesure d'impact peut aussi avoir des effets négatifs qui ne sont pas prévus au départ.
01:11Et par exemple, dans le monde associatif, l'objectif, ce n'est pas de détourner l'action première,
01:18qui est l'action de terrain, par exemple du travail social.
01:21Et dans le monde du business, c'est la même chose.
01:25L'idée, c'est de ne pas perdre le sens de ce que l'on fait.
01:29On se rend compte auprès des entreprises qui se sont engagées dans une réflexion sur leur raison d'être,
01:36sur une réflexion justement sur le sens de ce que l'on fait.
01:38Elles abordent les exercices de reporting de durabilité,
01:41l'exercice de mesure de l'impact de manière tout à fait différente d'entreprises
01:46qui n'auraient pas fait ce travail et qui confient le reporting aux équipes administratives,
01:51ce qui sort du sens de ce qu'on peut faire.
01:56Alors Alexia, je le disais, vous avez participé à cette table ronde,
01:58à côté d'autres illustres personnages comme Clément ou Benoît Hamon.
02:02C'était l'une des premiers grands moments d'échange de cette journée au CESE.
02:06Qu'est-ce que vous en avez retenu ?
02:08Alors en fait, moi j'avais adoré le thème parce que ça faisait écho à pas mal de choses
02:14qu'on faisait à la direction juridique et RSE chez Comteau.
02:16Et notamment, on avait décidé de faire un premier exercice de reporting ICSRD, je dirais à blanc,
02:21c'est-à-dire en avance de phase avant qu'on y soit véritablement soumis,
02:24pour se rôder mais aussi pour en comprendre ce qu'on pouvait en retirer comme levier stratégique derrière.
02:30Et effectivement, c'est une réglementation qui a de la lourdeur,
02:33qui nécessite du travail supplémentaire,
02:35qui peut forcer l'entreprise à engager des coûts,
02:37mais au final, on y a vraiment vu un impact positif,
02:41surtout pour une entreprise comme la nôtre qui se construit,
02:44avec des équipes qui ne sont pas encore toujours totalement matures en termes de calcul de la donnée.
02:50Et quand je dis la donnée, c'est vraiment la donnée au sens large.
02:52Toutes les équipes ont besoin de mesurer la donnée parce que ça les oriente dans leurs décisions.
02:56Je dis souvent que tout ce qu'on ne mesure pas, c'est des problèmes qu'on ne résout pas.
03:00Et donc, en fait, on a retiré un certain nombre de bénéfices à cet exercice
03:06et on a permis à pas mal de directions de structurer mieux leurs données
03:10et d'identifier des problèmes qu'on a pu résoudre grâce à cette nouvelle donnée.
03:15Alors justement, parlons-en, vous venez de le dire,
03:17vous avez entrepris ce travail de reporting, on va dire, en bonne élève.
03:23Concrètement, qu'est-ce que ça a changé en interne chez Comteau ?
03:26Et est-ce que cet exercice a peut-être révélé des angles morts,
03:29des choses qui n'étaient pas vraiment sur le radar ?
03:31Alors la première chose, c'est que pour la direction RSE, c'est véritablement un bénéfice
03:34parce que ça permet le fait que tout le monde prenne au sérieux le sujet par l'angle de la
03:39réglementation.
03:40Je n'ai pas envie que ce soit juste du reporting et juste de la compliance,
03:43mais le fait que ça en soit, ça permet quand même d'attirer l'attention du reste des directions sur
03:49le sujet.
03:50Tout le monde prend ça au sérieux.
03:51Ça nous a permis de mobiliser un certain nombre d'équipes qui se sont senties concernées.
03:55Ça a permis de dégager des budgets.
03:57Et donc nous, ça a permis de mieux structurer une stratégie RSE
04:00qui avant se basait beaucoup sur de l'intuition.
04:02On sent qu'on doit aller là, on sent qu'on doit régler ce problème.
04:05Mais en fait, sans véritable donnée à la base, en fait, on avançait un peu à l'aveugle.
04:09Et donc nous, ça nous a permis de structurer cette stratégie RSE.
04:12Et en fait, ça a aussi permis pour les autres équipes, les équipes RH, les équipes marketing,
04:17d'avoir accès à de la donnée qui leur a permis de mieux orienter leur stratégie.
04:21Alors, vous venez de parler, c'est marrant de dire qu'on avançait à l'aveugle.
04:24Et c'est vrai qu'on touche un peu à quelque chose d'essentiel ici.
04:26C'est qu'on ne corrige que ce qu'on peut voir ou que ce qu'on rend visible.
04:30Est-ce que c'est aussi ça, Tony, que vous observez sur le terrain de l'impact social ?
04:34Que mesurer, c'est déjà finalement commencer à agir ?
04:38Oui. Et puis, la mesure d'impact, elle a de sens que si elle sert à prendre des décisions,
04:43mesurer pour mesurer, en effet, ça n'a pas beaucoup de sens.
04:46La question du sens, elle est majeure dans la mesure de l'impact.
04:49Et dans la mesure de l'impact social, il y a certaines dimensions qui sont difficiles à mesurer,
04:55difficiles à quantifier.
04:56Et d'ailleurs, ce n'est pas parce qu'on ne peut pas ou qu'on ne sait pas mesurer
05:00quelque chose aujourd'hui
05:02que forcément, il n'y a pas d'impact.
05:05Et donc, dans le domaine de l'impact social, on est très attentif au retour des acteurs de terrain.
05:10Et en effet, les impacts sociaux sont d'abord très multidimensionnels.
05:14Ils sont socialement situés.
05:17Un même projet n'a pas les mêmes impacts en fonction d'un territoire,
05:21en fonction des cibles auprès d'un homme ou d'une femme, d'un jeune ou d'un seigneur.
05:25Et puis, ils sont très peu agrégeables entre eux.
05:28C'est ça la complexité de la mesure de l'impact social.
05:30Comment est-ce qu'on peut résumer le vivre ensemble, la cohésion sociale à des chiffres ou à des euros
05:35?
05:36Si on parle un petit peu justement de tous les acteurs qui sont mis à contribution
05:40pour justement contribuer un petit peu à ce changement des pratiques et des mentalités,
05:44on parle souvent un petit peu du côté compliqué de se retrouver dans la jungle,
05:48des boîtes de conseil dont les tarifs et les performances peuvent être très variables,
05:53idem pour la qualité de la donnée.
05:55Comment est-ce qu'on peut, on va dire, outrepasser ces freins ?
05:58En tout cas, comment est-ce que de votre côté chez Conto,
06:00vous avez pu un petit peu déjouer ces pièges habituels ?
06:03Je pense qu'on n'a pas forcément déjoué les pièges.
06:06On a plus éprouvé ou essuyé les plates.
06:08On avait fait l'exercice un peu en avance de phase.
06:11Mais en tout cas, on en a retiré un certain nombre d'apprentissages
06:14qui sont à mon avis utiles à partager.
06:16La CSRD, je pense qu'il y a une vraie valeur à ce reporting sur le long terme,
06:21mais c'est une dynamique collective.
06:23Il faut que tout le monde ait envie de jouer le jeu et de s'embarquer
06:26dans un projet qui permettra à terme de définir un nouveau référentiel de valeur
06:31où le reporting extra-financier aura de la valeur à côté du pur reporting financier.
06:36Donc cette dynamique collective, elle est clé.
06:38Et pour que ça fonctionne, il faut que les entreprises y adhèrent et aient envie de le faire.
06:42Et pour que les entreprises y adhèrent, il faut qu'elles y voient du sens.
06:44Il faut que ce ne soit pas trop compliqué ni trop coûteux.
06:47Et la complexité, elle est nécessaire, parce qu'encore une fois,
06:51mesurer un impact extra-financier, c'est dur.
06:53Mais le coup, je pense qu'on peut faire un travail dessus.
06:55Et c'est vrai que certains cabinets de conseil,
06:59ou en tout cas une partie de la profession, il y a aussi vu une manne financière,
07:02puisque du jour au lendemain, en fait, c'était du travail massif pour plein de consultants.
07:08Mais comme c'était nouveau, il n'y avait pas encore de normes de marché.
07:11Tout le monde n'a pas vraiment joué le jeu.
07:12Nous, on a reçu des devis qui allaient de 1 à 10 pour une prestation qui était la même,
07:18parce qu'il n'y avait pas de normes de marché.
07:19Donc, quand il n'y a pas de normes de marché, en fait, on peut faire ce qu'on veut.
07:22Mais non, on ne peut pas faire ce qu'on veut.
07:23Il y a aussi quand même un devoir, un minimum éthique.
07:26Et derrière l'idée qu'en fait, pour que ça marche, il faut que tout le monde joue le jeu,
07:29sinon il n'y aura jamais de dynamique collective.
07:31Je fais une petite aparté qui n'était pas forcément prévue dans les sujets,
07:33mais je pense que vous n'aurez aucun mal à en parler.
07:35On parle beaucoup, par rapport aux sociétés de conseil, justement,
07:38du caractère un peu menaçant pour eux de l'arrivée de l'IA
07:41et de tous les outils qui peuvent maintenant faire de beaux PowerPoints
07:45et de belles recommandations en mouvement.
07:46Est-ce que c'est quelque chose que vous avez commencé à observer,
07:48mais pas forcément de manière péjorative, pas forcément de manière négative,
07:51mais en tout cas des apports plus ou moins intéressants, l'un comme l'autre.
07:55D'ailleurs, Tony peut répondre tout à fait à l'essor de l'IA.
07:59Oui, alors je pense qu'effectivement, d'abord, pour compléter,
08:05beaucoup de cabinets de conseil font bien les choses et restent très utiles.
08:08Nous, on n'aurait jamais fait une belle analyse de double matérialité
08:10sans des bons cabinets de conseil.
08:12Je dis juste qu'il faut qu'il y ait un peu de raison gardée
08:14sur le type de tarif qu'on propose sur un marché qui est nouveau.
08:17Et l'IA va effectivement beaucoup bouleverser le travail des cabinets de conseil
08:22et aussi des outils de calcul de la donnée, mais je pense dans le bon sens,
08:26parce qu'effectivement, ça va permettre d'être plus rigoureux
08:28sur un certain nombre de calculs et je pense notamment à l'empreinte carbone
08:31qui est une des valeurs clés du reporting extra-financier
08:35sur laquelle d'ailleurs, en fait, les entreprises communiquent déjà beaucoup.
08:38Mais aujourd'hui, avec quand même une qualité de la donnée
08:40qui peut rester contestable, ne serait-ce que quand on travaille avec des moyennes, etc.
08:44Donc, ce n'est pas toujours le reflet parfait de ce que fait l'entreprise.
08:48Et je pense qu'avec l'IA, on va permettre d'avoir une puissance de calcul
08:52meilleure et plus rigoureuse et de produire une donnée de meilleure qualité.
08:55Donc, en fait, plutôt opportunité que menace ici.
08:59Sur l'IA, nous, on lance des travaux sur l'impact social de l'IA dans les organisations.
09:03On les a lancés, d'ailleurs, il y a quelques jours.
09:07On parle souvent de la suppression des emplois par l'IA.
09:11C'est une réalité, mais les chiffres sont plus nuancés que ça.
09:14J'ai vu passer une étude de l'Organisation internationale du travail
09:18qui date de l'année dernière, qui montre qu'en fait, ça ne représente que 5%
09:21des métiers du conseil qui seront touchés par la suppression ou le remplacement des RH.
09:28En vérité, ça va surtout permettre de réaffecter de façon plus efficiente
09:33les RH dans les organisations.
09:35Et ça permettra aussi d'améliorer la qualité de l'emploi.
09:38Donc, moi, je vois à date, en tout cas, aussi des opportunités à l'utilisation de l'IA.
09:43Et pour le sujet de la mesure d'impact, évidemment, c'est majeur sur l'accès aux données,
09:47sur le croisement des données, l'utilisation de l'intelligence artificielle,
09:50notamment, par exemple, sur des sujets sociaux,
09:53sur lesquels agréger des données, c'est compliqué.
09:57L'IA peut être aussi un accélérateur de ceci.
10:00Je pense à l'aide sociale à l'enfance, où on a lancé, nous, des travaux explorateurs sur le sujet.
10:03On entend souvent que, dans le monde du business, parfois,
10:06que le reporting de durabilité pourrait être un frein au développement des entreprises.
10:10C'est un peu un vieux refrain.
10:11Mais que beaucoup d'entreprises, et je pense que c'est le cas de Conto, battent un peu en brèche.
10:15Pour vous, les vrais freins au développement, en tout cas, dans cette optique-là, bien sûr,
10:21ce n'est pas forcément le reporting.
10:22Ce serait plutôt quoi, vers où on pourrait...
10:24Alors, je dirais qu'effectivement, il faut que la réglementation soit lisible,
10:28relativement facile à appliquer, que l'ensemble ne soit pas trop coûteux comme exercice.
10:33Et après ça, il y a un autre sujet qui est quand même celui de la compétitivité,
10:36au sens de la transparence par rapport à certains sujets qui peuvent être des secrets d'affaires.
10:43Et c'est vrai qu'un des problèmes de la CSRD, c'est que parmi les données de reporting obligatoires,
10:49il y a un certain nombre de données qui ne sont en fait pas des données extra-financières,
10:53mais des données liées au business, avec des parts de chiffre d'affaires dans tel ou tel pays.
10:57Et pour un certain nombre d'entreprises qui sont encore en phase de croissance,
11:00qui sont encore en train d'éprouver un business model et sur des marchés très compétitifs,
11:04c'est parfois des informations qui peuvent être très compliquées à divulguer.
11:08Et moi, mon souhait, c'est que quand même, la CSRD laisse une flexibilité
11:11pour ne pas reporter sur certaines données, avec avis de motivation,
11:16motivation qui pourrait être celle d'atteinte à la compétitivité,
11:19et sous réserve que les auditeurs valident le motif de justification apporté pour ne pas discloser.
11:25Parce qu'effectivement, il y a certaines données qui ne vont rien illustrer du comportement vertueux ou non de l
11:31'entreprise,
11:31qui sont juste des secrets des affaires, sur lesquels il est naturel que les entreprises n'ont pas envie de
11:35reporter.
11:36Bien sûr. Et d'ailleurs, on parle depuis tout à l'heure de Contos,
11:39sans avoir forcément bien expliqué un petit peu le business model.
11:43Je vous le ferai mieux que moi, mais grosso modo, c'est quand même une solution qui est extrêmement connue,
11:47qui a plusieurs centaines de milliers de clients en Europe,
11:50et qui en gros s'adresse aux professionnels, aux petites et moyennes entreprises, sauf erreur.
11:54Je vous laisse en parler un petit peu, et peut-être nous dire comment est-ce que,
11:56non pas en tant qu'entreprise vous-même, mais en tant que, je dirais, prestataire de service,
11:59qui donne des outils logiciels, est-ce que vous-même pouvez être acteur,
12:03ou en tout cas participer à cette mutation des entreprises vers une transparence ?
12:08Oui, tout à fait. Alors Contos, c'est une fintech française qui opère dans plusieurs pays européens.
12:13On propose un compte pro, donc c'est un compte bancaire pour les professionnels,
12:17particulièrement les indépendants TPE et PME.
12:19Mais c'est associé à une plateforme de gestion financière qui permet aussi de faciliter sa compta,
12:23sa gestion des notes de frais, etc.
12:25Donc c'est une plateforme assez globale.
12:27Et effectivement, nos clients sont tous soit des indépendants, soit des petites entreprises.
12:31Et donc elles, elles sont aussi concernées par cet effort de mesure d'impact,
12:37y compris d'impact social et environnemental.
12:39Et comme nous, on a accès aux transactions bancaires,
12:42donc en fait, il peut y avoir aussi des modules qui peuvent aider à la mesure de l'impact,
12:47notamment d'émissions carbone, mais ça peut encore être pensé de façon plus large que ça.
12:51Mais effectivement, le lien qu'on a avec plusieurs centaines de milliers d'entreprises en France,
12:56nous posissons comme un acteur qui peut avoir un poids dans la mesure de l'impact au niveau national,
13:02mais aussi européen.
13:03Très bien.
13:04Vous venez de dire au niveau national, et la transition est tout trouvée.
13:07C'est vrai qu'on vient de passer la phase des municipales,
13:10et on arrive à grands pas dans celle des présidentielles avec un candidat au nouveau ou presque déclaré chaque jour.
13:16On sait que le sommet de la mesure d'impact avait pour ambition,
13:20chaque année, mais encore plus cette année,
13:21de pouvoir être un réservoir à pistes, à idées pour les candidats.
13:27Dans un contexte post-Trump, enfin pas post, on est en plein dedans,
13:31de backlash un petit peu sur les notions ESG dans le monde.
13:35Qu'est-ce que cette édition 2026, et surtout qu'est-ce que la prochaine finalement vous fait dire
13:40en termes de choix qui vont s'imposer, en tout cas de thématiques qui émergent,
13:44et que vous aimeriez en tout cas mettre sur le débat public ?
13:47Quels sont les principaux thèmes que vous aimeriez mettre dans la bouche des candidats, en quelque sorte ?
13:53Cette année, le thème en effet, le titre d'abord, ce qui compte vraiment,
13:57l'idée c'était de proposer de changer de méthode,
13:59dans le contexte que vous décrivez, un contexte de backlash écologique au niveau mondial,
14:05un contexte géopolitique très difficile,
14:09des relations internationales qui sont brutalisées,
14:11le retour de la guerre, le retour des conflits, le retour des impérialismes,
14:16un contexte aussi où la guerre commerciale est devenue un vrai outil géopolitique.
14:23Notre modèle social, notre d'abord cohésion sociale, est fracturée aussi par ce contexte international
14:29qui intègre notre débat et qui participe à fragmenter notre cohésion sociale.
14:35Et donc l'idée du sommet de cette année, l'ouvrage qu'on a publié le jour du sommet,
14:39qui a le même titre, ce qui compte vraiment,
14:41c'est de se demander comment changer de méthode pour rebâtir une cohésion
14:45et pour redéfinir ce qui compte dans notre modèle social.
14:48Et donc il y a une série de sujets qu'on a proposés dans l'ouvrage et dans le sommet
14:54qui, à notre sens, sont les sujets importants pour la prochaine présidentielle.
15:00Merci à beaucoup à vous deux, c'était très intéressant, j'étais ravi de vous recevoir.
15:03A très bientôt sur Bsmart.
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