- il y a 11 heures
Mardi 9 juin 2026, retrouvez David Lacombled (Président, La villa Numeris), Mathieu François (Regional Vice President Cloud, Data & AI, Oracle), Vianney Settini (CEO et fondateur, Vocast) et Karim Boufenech (Directeur Senior, Gestion Produits Europe de l'Ouest, ADP) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.
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00:08Bonjour à tous, bienvenue dans Smartech.
00:10Aujourd'hui, deux grands rendez-vous à la une.
00:12D'abord, les interviews de l'IA avec des acteurs qui vont nous parler de ce qu'ils font dans
00:16le domaine de l'intelligence artificielle.
00:18Et deuxième rendez-vous, on va parler de l'Europe numérique.
00:21Allez, c'est parti.
00:26C'est parti pour les interviews de l'IA dans Smartech.
00:29Vous regardez sur la chaîne Bsmart.
00:31Aujourd'hui, autour de la table, nous avons Mathieu-François d'Oracle.
00:34Bonjour.
00:34Bonjour.
00:35On va parler ensemble d'un baromètre croissance et intelligence artificielle.
00:39Karim Bouffenec est avec nous également d'ADP, spécialiste dans la gestion des ressources humaines.
00:44Ça tombe bien.
00:44Vous avez une solution de Voulez-nous Parler qui intègre un agent pour la gestion de la paie.
00:50Mais on commence avec Vianney Settini.
00:52Bonjour.
00:52Bonjour.
00:53Vous êtes le CEO fondateur de Vaucas, qui est une technologie qui permet de donner de la voix à n
00:57'importe quel support.
00:58Par exemple, ça.
01:01C'est ça ?
01:02Oui, tout à fait.
01:03C'est-à-dire ? Expliquez-nous.
01:04Alors, le concept de la plateforme, c'est d'utiliser les messages vocaux que l'on utilise au quotidien sur
01:09les WhatsApp et les messages instantanés
01:12pour les utiliser dans le business et dans la communication et le marketing.
01:15Donc, sur notre plateforme, on va pouvoir créer des vocases, créer des vocaux.
01:19Et ces vocaux, on va pouvoir les utiliser soit via des QR codes qu'on va pouvoir mettre à disposition
01:24dans des musées, dans des restaurants, sur des cartes de visite, par exemple.
01:28Soit sur les sites Internet pour que les gens, quand ils naviguent sur une page, puissent écouter quelqu'un qui
01:34va leur parler d'un produit ou d'un service.
01:36Mais également sur les réseaux sociaux, puisqu'on convertit également tous les audios en vocaux.
01:41Donc, l'idée, c'est d'utiliser à 360 degrés un vocal que l'on crée sur notre plateforme.
01:46Il y a une différence entre audio et vocaux.
01:48En fait, les gens connaissent les messages vocaux puisqu'on a le réflexe d'utiliser ça.
01:52Nous, on a créé le nom de Vocast pour un message audio qui est en fait un message vocal.
02:01On transforme des audios en vocaux.
02:02Alors, voilà, vous m'avez perdu.
02:04Ah oui, non, non, pardon.
02:05Non, non, c'est ça.
02:06On transforme des textes.
02:07On transforme des textes en vocaux.
02:09En vocaux, OK.
02:10Et on transforme des vocaux en vidéo également.
02:12D'accord.
02:13Quelle différence ?
02:14Quand on a un QR code comme ça, qu'on scanne, on arrive sur un site Internet, que derrière il
02:18y ait de l'audio ou pas, ça ne change pas grand-chose.
02:21C'est comme ça que ça fonctionne ?
02:22En fait, quand on va être dans un musée, souvent, soit on scanne et on arrive sur une page hébergée
02:27par le musée, on va avoir du texte.
02:29Et là, on pourra ravouter notre vocast à l'intérieur de ce texte.
02:32Donc, on n'a pas besoin de s'intégrer directement au niveau du QR code.
02:34D'accord.
02:35Et là, donc, on peut écouter le vocal.
02:37Soit on scanne le QR code, on arrive directement sur un vocast, donc hébergé par nous.
02:41D'accord.
02:41Où là, on va entendre le contenu qui, lui, va être traduit en 15 langues grâce à l'IA.
02:47Donc, l'idée, c'est vraiment qu'un italien ou un japonais va directement écouter le contenu audio dans sa
02:53propre langue,
02:53ce qui va, en fait, permettre de toucher une clientèle ou des visiteurs internationaux.
02:59Donc, ce que change l'intelligence artificielle, c'est ça, c'est la possibilité de traduire les vocaux de manière
03:05automatique.
03:05On utilise l'IA pour convertir tous les audios qui sont créés, soit en anglais, soit en italien, soit en
03:11français,
03:12pour les convertir en multilangues.
03:14Donc, en gardant l'intonation et la tonalité de la voix.
03:17D'accord.
03:18Pour que le contenu soit accessible vraiment dans toutes les langues.
03:22Et également, sur la partie conception des vocaux.
03:25Donc, soit les personnes, les gens, registrent eux-mêmes parce que c'est un chef ou un soigneur
03:30qui va vouloir parler d'un animal qui va avoir envie de se prêter au jeu.
03:34Soit c'est l'IA qui va créer l'audio, créer le contenu audio qui sera accessible aux visiteurs.
03:41Alors, vous parlez d'outils marketing publicitaires.
03:44Ça peut être aussi un outil d'accessibilité ?
03:48Alors, effectivement, pour les malvoyants, notamment, quand on arrive dans un lieu,
03:54ça peut être un outil qui permet d'indiquer où se trouve tel ou tel espace, d'accéder à des
04:00contenus audio.
04:01Parce que ça, ça fait partie des vrais grands sujets aujourd'hui face au handicap.
04:06C'est de pouvoir donner plusieurs types d'interfaces, en fait.
04:09Aujourd'hui, quand on a un site Internet qui n'est que en vidéo ou qui n'est que textuel,
04:14de pouvoir offrir une alternative, c'est très important.
04:18C'est vrai que c'est une des possibilités de notre plateforme.
04:22Comme on peut également créer des vocaux pour les enfants, pour les ados qui, eux, sont friands de ce genre
04:27de technologie.
04:28Mais également pour les malvoyants.
04:30Donc, on peut facilement créer ça, puisque c'est assez simple au final.
04:33Les gens peuvent s'enregistrer très facilement, alors que parfois, en vidéo, ils vont avoir plus de mal.
04:38Mais créer un vocal, c'est quelque chose qu'on fait très naturellement.
04:42Et donc, l'idée, c'est de pouvoir en créer pour tout cas d'usage.
04:47Donc là, on parle beaucoup de diffusion, mais on fait également de la collecte de vocaux.
04:52Je vais vous donner un cas d'usage assez intéressant sur un fleuriste en ligne.
04:55Quand on va acheter un bouquet de fleurs, on va pouvoir désormais enregistrer un vocal lors de la transaction.
05:00La personne qui reçoit le bouquet va pouvoir écouter ce vocal via un QR code.
05:04Ah, d'accord. Au lieu de juste laisser un petit mot de la part de Delphine, je pourrais laisser un
05:09message vocal avec le bouquet.
05:11C'est ça. L'idée de la plateforme, c'est d'humaniser un petit peu les transactions qui sont un
05:15peu froides.
05:16Souvent, effectivement, on peut rajouter un petit texte, que ce soit pour un bouquet de fleurs ou autre, et c
05:22'est assez froid.
05:23Et au final, quand on reçoit le bouquet et qu'on peut écouter un message de son fils, on va
05:28vraiment avoir de l'émotion qui se crée.
05:30Et en fait, on vient rajouter ça dans les transactions qui sont très digitales.
05:37Et donc ça, on va pouvoir le dupliquer pour les cagnottes en ligne, par exemple.
05:41Si je mets X euros sur une cagnotte en ligne, au lieu de mettre simplement un petit texte, je vais
05:46pouvoir rajouter un message d'une minute, deux minutes,
05:49pour que la personne ait beaucoup d'émotion à la fin, avec tous ses vocaux, en plus de l'argent,
05:53à écouter.
05:54D'accord, très bien. Une réaction, messieurs, sur cette technologie, cette interface vocale, c'est vrai, qui semble tellement évidente.
06:03Je repartirai avec un, j'ai envie de tester, j'ai envie de tester et d'essayer, mais je pense
06:07que...
06:08Vous feriez quoi avec ça, Karim ?
06:11J'ai une idée sur laquelle on pourrait avoir un cas d'usage.
06:14Par exemple, je vous explique.
06:15Quand on fait des rendez-vous business, notamment sur des salons, par exemple Vivatec qui arrive dans deux semaines.
06:20Avec ses vocaux, avec ses QR codes vocaux, on va pouvoir, à la fin de notre entrevue,
06:26imaginer, par exemple, un business entre nous.
06:28On va scanner un QR code vocale qui est vierge et unique.
06:32Moi, je vais le coller sur ma carte de visite.
06:34Ensemble, on va enregistrer un vocal pour se récapituler ce qu'on s'est dit.
06:38Et je vais vous le donner.
06:39Quand vous allez rentrer chez vous après X rendez-vous, vous allez pouvoir scanner ce vocal,
06:43réécouter ma voix avec la photo qu'on avait prise ensemble, par exemple.
06:47Et du coup, ça va vous permettre de vous rappeler de ce qu'on s'est dit.
06:50Ça va humaniser, en fait, une carte de visite.
06:54Oui, ça peut créer un petit mémo, disons.
06:56C'est un mot vocal, donc encore une fois traduit dans votre langue.
07:00Et donc ça, ça marche très bien pour les rendez-vous salons.
07:02Et moi, de mon côté, je vais avoir la liste de tous les vocaux que j'ai faits
07:05avec toutes les personnes que j'ai rencontrées.
07:07Et je vais me rappeler de beaucoup de subtilités qu'on s'est dites.
07:10Alors que sinon, mince, qu'est-ce qu'on s'était dit ?
07:13Ah oui, il faut que je fasse ça, mais ça reste léger.
07:16Bon, Karib, c'était à ça que vous pensez comme usage ?
07:19Non, non, non, pas forcément.
07:20On est à l'ère du zéro papier, où on tente de tendre vers du zéro papier, la digitalisation.
07:26On a dans nos activités, on remet beaucoup de documentation,
07:30alors souvent en ligne, mais parfois aussi en papier.
07:33Ça peut contribuer.
07:34Je pense que ça peut permettre d'avoir une empreinte un peu plus green par rapport à ça.
07:39Toujours avoir cette relation.
07:40Et est-ce que, voilà, après, il faudra regarder,
07:42est-ce qu'on peut véhiculer tout ce qui nous passe par la tête au travers de ce QR code,
07:46qui évite de transférer ou de transmettre un dossier papier, des tonnes de documents ?
07:51Donc, je suis en train de réfléchir.
07:54Moi, ce qui est intéressant, c'est que tout ce qui permet de créer de l'émotion dans l'interaction,
07:59que ce soit entre des marques et des consommateurs,
08:01ou entre les entreprises et les collaborateurs,
08:04est effectivement à promouvoir.
08:05Après, je pense que là où il faut qu'on travaille ensemble,
08:08c'est comment on intègre ça dans une vision 360 degrés de la relation.
08:11Ah, ça y est, vous voulez commencer à travailler ensemble.
08:14Ok, alors, Karim Bouffenec, on va s'intéresser à vous maintenant.
08:17Directeur senior gestion produits chez ADP pour l'Europe de l'Ouest.
08:22Je disais que vous intégriez un nouvel agent IA pour la gestion de la paie.
08:27Qu'est-ce que ça change ? Qu'est-ce que ça améliore ? Qu'est-ce qu'il fait
08:29cet agent ?
08:31Alors, dans la question, il y a une partie de la réponse.
08:35Qu'est-ce que ça permet de faire ? Qu'est-ce que ça solutionne ?
08:37Qu'est-ce que ça va rendre plus simple ?
08:39Chez ADP, on accompagne donc nos clients partout dans le monde sur 140 pays autour de la paie et des
08:45ressources humaines.
08:46C'est un peu plus d'un million cent mille clients, 42 millions de salariés qui sont payés chaque mois.
08:51Et on ne fait pas de la techno pour de la techno.
08:54Donc, le besoin premier, c'est de se dire qu'est-ce qu'on peut rendre plus simple dans le
08:58quotidien d'un expert RH, d'un gestionnaire de paie.
09:01Qu'est-ce qu'on peut solutionner comme problématique ?
09:04Le monde de la paie des RH, c'est un terrain de jeu qui est formidable pour nous.
09:08Un des cas d'usage, il y en a par centaines, mais un des cas d'usage, c'est autour
09:12de la paie,
09:13et effectivement avec cette solution qu'on propose à l'ensemble de nos clients, sur la gestion des écarts de
09:18paie.
09:18Quand vous êtes gestionnaire de paie dans une entreprise, service RH, entre le 20 et le 25 du mois, c
09:24'est un enfer.
09:25Au secours.
09:26Oui, c'est au secours.
09:27Qu'on ait une entreprise de 10 salariés, 100 000, 10 000, 100 000, on a une fenêtre de tir
09:32très petite
09:33sur laquelle on doit s'assurer qu'on va payer les collaborateurs avec le bon montant,
09:37qu'on va être en temps et en heure par rapport aux obligations et au calendrier du législateur,
09:41et se dire est-ce que le bulletin de ce mois-ci de Karim Bouffenec par rapport au mois dernier,
09:46est-ce qu'il y a un écart, est-ce qu'il est justifié ?
09:48Comment on est capable de détecter une erreur ?
09:50Il y a une époque où on prenait les bulletins, on les mettait par transparence,
09:53on regardait s'il y avait une ligne en plus, une ligne en moins,
09:55ou avec la bande à...
09:56On n'en est plus là quand même.
09:57On n'en est plus là, on n'en est plus là.
09:58Donc le travail sur la détection, l'idée c'est de détecter avant que l'erreur se produise,
10:03pas que le salarié se rende compte qu'il y a eu une erreur,
10:05on a oublié de payer des heures supplémentaires,
10:07on a changé son taux de prélèvement à la source, ça n'a pas été pris en compte.
10:10Il y a mille raisons pour lesquelles on peut avoir un écart de paye.
10:12Je ne vous le fais pas dire.
10:13Et l'IA, c'est venir, ce n'est pas remplacer l'humain,
10:16ce n'est pas remplacer le gestionnaire de paye ou le professionnel RH,
10:18c'est de venir s'asseoir à côté.
10:20C'est un copilote, c'est un majordome qui va lui dire
10:22il faut l'expertise de l'humain parce qu'il y a des exceptions,
10:26parce qu'il faut garder une vigilance sur l'éthique,
10:29on peut en parler de l'usage de l'IA,
10:31parce qu'il y a tous ces sujets-là sur lesquels
10:33on va devoir avoir besoin de cette expertise de cet humain,
10:36mais on a besoin d'avoir cet œil et cette intelligence artificielle
10:40qui va permettre de dire sur ce bulletin-là,
10:43parmi mille bulletins, j'ai repéré quelque chose de suspect.
10:46Et c'est ce qu'on propose à nos clients, c'est ce que nos clients nous demandent.
10:49Rendez-vous, rendez-nous la vie plus simple.
10:51Faites-nous gagner une minute, une heure, une journée
10:54dans mon calendrier et dans mon quotidien.
10:56Mais c'est-à-dire on met un agent où, précisément, dans son système de paye ?
10:59Alors l'agent va être présent sur nos applications,
11:01sur notre système de paye, sur nos applications paye.
11:03C'est vrai en France, mais c'est vrai pour l'ensemble des clients
11:06qu'on accompagne au travers le monde sur 140 pays avec les applications.
11:09Donc le système de paye va permettre de dire à l'utilisateur et au client
11:13sur tes 100 bulletins de paye que tu as contrôlés,
11:16il y en a 92, on s'en est occupé, tout va bien.
11:18Je te les mets de côté.
11:19Et il y en a 8 où il y a quelque chose de suspect.
11:22Pas forcément une anomalie, pas forcément une erreur,
11:24mais là j'ai besoin que tu te concentres sur ces 8-là
11:27et pas sur les 92 qu'on a mis de côté et pour lesquels tout va bien.
11:30D'accord.
11:31Et aujourd'hui, c'est un nouveau produit ?
11:33C'est tout récent ?
11:34Vous avez déjà un niveau d'adoption ?
11:36Alors, on a un niveau d'adoption.
11:37Cette solution qui s'appelle ADP Assist, parce qu'on assiste l'utilisateur,
11:41elle est en place aujourd'hui sur nos solutions globales,
11:44c'est-à-dire les clients qui utilisent nos solutions au niveau international.
11:47Elle va être mise à disposition de nos clients en France à partir de cet automne,
11:50donc entre septembre et le mois d'octobre.
11:52On a un taux d'adoption.
11:53On a un taux d'adoption aujourd'hui, on a des gains qui sont observés.
11:57Alors, les gains observés, il faut les prendre un peu avec pincettes.
11:59Ça dépend d'où on vient.
12:00Ça dépend de l'organisation d'une entreprise.
12:02Mais l'agent, il est autonome ? Il fait les corrections lui-même ?
12:04Alors, l'agent peut être autonome, peut faire les corrections,
12:07peut les suggérer et laisser la main à l'utilisateur.
12:11On essaye de ne pas avoir une IA intrusive,
12:14d'avoir une IA sur laquelle on va pouvoir mettre le curseur
12:16en fonction du souhait de l'entreprise,
12:18de son appétence, de sa maturité.
12:22Et on voit en fonction des géographies, des pays,
12:25peut-être des générations d'utilisateurs aussi,
12:26où les attentes ne sont pas les mêmes.
12:28Parce que le principe de l'IA agentique,
12:30c'est de dire vraiment, on laisse faire le job à l'agent.
12:34Donc là, vous n'allez pas jusque-là.
12:35On va jusque-là.
12:36On a eu effectivement ces générations d'IA,
12:39entre l'IA, l'IA générative et maintenant l'IA agentique,
12:41qui dit, j'ai détecté une anomalie,
12:43je sais comment la résoudre, je peux le faire pour toi.
12:46Est-ce que l'utilisateur est toujours prêt
12:48à ce que l'IA fasse pour lui ou corrige ?
12:50Parce qu'il se dit, allons-y mollo.
12:52Il y a peut-être quelque chose qu'il faut regarder d'un peu plus près.
12:54Mais c'est une IA et c'est un agent qui est capable
12:56de fixer l'anomalie, de résoudre l'anomalie.
12:59Ou si ça nécessite une action humaine,
13:01parce que la valeur qui a été saisie
13:03ou l'information, il manque une date dans un dossier,
13:05ce n'est pas l'IA qui va deviner la date,
13:06c'est d'aller mettre le doigt au bon endroit
13:08et d'aller guider l'utilisateur jusqu'à la solution,
13:12la problématique qui a été détectée.
13:13Mais on est sur de l'IA agentique
13:14qui permet de faire effectivement le fixe
13:16de l'anomalie qui a été détectée.
13:18L'IA agentique, vous voyez des choses se passer.
13:21Comment au niveau de l'adoption en entreprise ?
13:25Il y a encore des réticences
13:27à laisser des agents faire des choses pour nous ?
13:29De moins en moins, nous ce qu'on voit,
13:31c'est vraiment qu'on passe d'une IA qui répond
13:33à une IA qui prend des décisions.
13:35Chez Oracle, on a plus de 1000 agents disponibles
13:37aujourd'hui dans nos applications.
13:40Et en termes d'adoption, on a 60% de nos clients
13:43qui ont déjà des agents autonomes en production.
13:46Donc, on a vu vraiment une accélération
13:48sur les 12 derniers mois.
13:49Et clairement, c'est ça qui permet d'avoir de l'impact
13:52sur les processeurs cœur d'entreprise.
13:54Donc, on est complètement aligné avec ça.
13:56Et oui, on voit vraiment un gros déploiement
13:58sur ces agents-là aujourd'hui.
14:00Il y a des freins quand même encore ?
14:03Alors oui, il y a des freins.
14:06Notre présence sur 140 pays nous permet d'avoir
14:08une lecture assez fine de comment ça se passe.
14:11Quelle est cette appétence ?
14:13Quel est ce taux d'adoption ?
14:14On a mené une étude qu'on mène tous les ans
14:16et qui est publiée aujourd'hui pour l'année 2026
14:19sur 36 pays, 39 000 salariés qui ont été questionnés.
14:221000 salariés en France sur l'IA dans votre quotidien
14:26et aussi dans le monde professionnel.
14:29Ce qu'on observe aujourd'hui,
14:3115% des salariés questionnés n'utilisent jamais l'IA,
14:34même à titre personnel.
14:35Au niveau monde, on passe à 30% en France.
14:38On a des taux qui nous montrent que c'est en train de prendre,
14:42c'est en train de monter.
14:43Il y a des disparités, donc il faut encore une fois
14:46avec des pincettes prendre ces valeurs-là,
14:47il y a des disparités.
14:48Les pays émergents, l'adoption de l'IA se fait
14:50beaucoup plus rapidement.
14:51En fonction des secteurs d'activité,
14:53en fonction des générations,
14:54l'adoption se fait plus rapidement.
14:56Le premier, peut-être, point de blocage
14:59qu'il faut réussir à casser,
15:00c'est le sujet de la confiance.
15:02Quelle que soit la thématique autour de l'IA,
15:04si on arrive à gagner la confiance de l'utilisateur
15:06avec une IA éthique,
15:07une IA qui, encore une fois,
15:09qui n'est pas juste de la technologie,
15:10mais qui va apporter une vraie aide,
15:12on arrive à débloquer ces points de blocage.
15:15Alors, Mathieu François,
15:17Regional Vice-President Cloud,
15:20Data and AI chez Oracle.
15:23On va parler pas de la confiance,
15:25mais de la croissance avec l'intelligence artificielle,
15:27puisqu'il y a un baromètre
15:28qui a été réalisé par OpinionWay,
15:31en partenariat avec Oracle,
15:32mais aussi Soprasteria, DMB
15:34et le groupe BPCE.
15:36Quels sont les enseignements
15:38qui vous semblent intéressants
15:39de partager avec nous de cette étude ?
15:41Alors, c'est une étude
15:42qui est organisée par l'Axel,
15:45l'Association de l'économie numérique.
15:47Et effectivement, on est adhérent
15:48et on est partenaire de cette étude-là.
15:50Ce qui est intéressant de constater,
15:51c'est que là, vraiment,
15:52l'IA maintenant est entrée dans l'entreprise
15:54et on est vraiment sur le moment
15:56du passage à l'échelle.
15:57C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
15:58par exemple, 98% des dirigeants
16:02nous disent dans l'étude
16:03que l'IA a contribué
16:04à la croissance récente
16:06de l'entreprise.
16:07Donc, on voit vraiment
16:08une transformation.
16:09Quand on parle de croissance,
16:10on parle de quel type de croissance ?
16:12On parle vraiment
16:13de la croissance économique
16:14de l'entreprise.
16:15Et ce qui est intéressant
16:16cette année par rapport...
16:17Ça, c'est nouveau.
16:18Et c'est nouveau.
16:19C'est-à-dire qu'effectivement,
16:21là où on était plutôt
16:22sur une IA qui est automatisée
16:25et qui, donc,
16:25elle permet de faire des économies,
16:27ça reste vrai.
16:28mais on voit aujourd'hui,
16:29maintenant aussi
16:30et finalement plus fortement
16:32des dirigeants
16:33qui nous disent
16:33« Moi, l'IA m'a permis
16:34de découvrir
16:35des nouveaux marchés,
16:36d'accélérer
16:37et donc de générer
16:38de la croissance. »
16:39D'accord.
16:39Donc, c'est le gros changement
16:40cette année
16:40dans ce baromètre.
16:42Et on parlait des freins.
16:44Est-ce qu'il y a toujours
16:45des freins très persistants ?
16:47Et sont-ils pertinents ?
16:49Parce qu'ils peuvent l'être.
16:50Alors, il y a toujours
16:51des freins.
16:52Effectivement,
16:52les quatre grands freins
16:53sont la protection
16:55des données,
16:56les attaques cyber.
16:58Donc, que deviennent
16:59mes données ?
16:59Est-ce qu'elles peuvent
17:00être attaquées ?
17:01La souveraineté
17:01est de plus en plus
17:03au regard de l'actualité
17:06qu'on connaît tous.
17:07La réglementation.
17:08Est-ce que ce que je fais
17:10respecte la réglementation,
17:12respecte le droit
17:13du copyright ?
17:15Et puis, la fiabilité.
17:16On parlait de confiance,
17:17effectivement,
17:17la fiabilité des résultats.
17:19Donc ça, ça reste encore
17:20des freins qui font
17:21que certains accélèrent
17:22moins que d'autres.
17:23on a 16% des entreprises
17:25qui nous disent
17:26bien maîtriser
17:28tous ces concepts-là
17:29et avoir géré les freins.
17:30Ça veut dire
17:30qu'il reste quand même
17:30une grande majorité
17:32qui doit traiter.
17:34Mais ça veut dire aussi
17:35qu'il faut apporter
17:36des technologies
17:36de confiance.
17:38Exactement.
17:38Exactement.
17:39Et donc, c'est pour ça
17:40qu'en fait,
17:41ce qu'on constate
17:43et ce qui est intéressant
17:44pour nous,
17:45c'est qu'entre ce qu'on voit
17:46dans le baromètre
17:46et ce qu'on voit, nous,
17:47dans la vraie vie
17:48avec nos clients tous les jours,
17:49c'est vraiment très aligné.
17:50Et donc, par exemple,
17:52aujourd'hui,
17:52pour pouvoir vraiment
17:54déployer de l'IA
17:55avec des agents autonomes,
17:57il faut d'abord, en fait,
17:58avoir un socle de données
17:58qui est protégé
18:01et qui a le bon niveau
18:02de fiabilité d'information.
18:03Et finalement,
18:04le choix,
18:05il est plutôt sur
18:06quel va être
18:07mon socle de données,
18:08quelle va être
18:08ma plateforme
18:10d'intelligence artificielle
18:11plutôt que
18:12choisir un modèle
18:13parce qu'en réalité,
18:14on va avoir besoin
18:14de mixer plusieurs modèles
18:16pour obtenir
18:17les résultats qu'on veut.
18:18Ça, c'est quoi ?
18:19C'est les conseils
18:20que vous donnez
18:20si on veut démarrer
18:22un projet d'IA ?
18:23Oui, exactement.
18:24C'est un,
18:25le point le plus important,
18:26en fait,
18:26c'est qu'il faut
18:27que ça ait de l'impact.
18:28Donc, il faut que ce soit
18:28dans les processus
18:29cœur de métier de l'entreprise
18:30et non pas seulement
18:32sur des choses périphériques.
18:34Et donc, deux,
18:35avoir la bonne plateforme
18:37de données
18:37et d'interaction
18:39des différents agents
18:40pour pouvoir bénéficier
18:44des avantages
18:45tout en étant capable
18:46de couvrir
18:47les problématiques
18:47de souveraineté,
18:48de réglementation,
18:49etc.
18:50Vous diriez que c'est
18:51un problème
18:51de ne pas se lancer
18:53dans l'IA aujourd'hui
18:53pour une entreprise
18:54comme on pouvait le dire
18:56pour la numérisation,
18:57ce que vous appelez
18:58la digitalisation,
18:59je sais,
18:59dans le business ?
19:01Clairement,
19:02aujourd'hui,
19:02de toute façon,
19:02on a 83% des dirigeants
19:04qui nous disent
19:05que l'IA est un investissement,
19:07un axe d'investissement majeur.
19:08Donc, je pense que
19:09tous le comprennent.
19:10Enfin, en tout cas,
19:10une très grande majorité
19:11le comprend.
19:12Et nous,
19:12on voit vraiment la différence.
19:14On commence à avoir
19:15des retours
19:16sur investissement
19:17pour les clients
19:18qui ont vraiment investi,
19:20qui ont vraiment commencé
19:21à déployer ce genre d'agent
19:23qui est très supérieur
19:24aux autres, en fait.
19:25Donc, oui, clairement.
19:27Mais il faut y aller
19:27quand même doucement.
19:29Si je vous entends,
19:30c'est quand même
19:30beaucoup de process
19:31à respecter,
19:32des bonnes questions
19:33à se poser.
19:34On ne se lance pas comme ça
19:35dans un projet
19:36d'intelligence artificielle ?
19:37Non, non.
19:38Il faut de l'accompagnement.
19:40On ne se lance pas
19:40tout seul non plus ?
19:41On ne se lance pas
19:42tout seul, effectivement.
19:43Il faut de l'accompagnement.
19:44Il faut faire monter
19:45les gens en compétences.
19:46Il faut que les utilisateurs
19:49comprennent aussi
19:49ce que ça apporte
19:50et quelles sont
19:52les limites
19:52et les choses
19:53à vérifier
19:54pour que ça se passe bien.
19:56Donc, nous,
19:56ce qu'on conseille,
19:56effectivement,
19:57c'est de commencer
19:58de manière plutôt unitaire
20:00sur quelques processus métiers
20:02avant de déployer
20:03plus largement.
20:04Après,
20:04on a deux manières
20:05de faire chez Oracle.
20:07Soit il y a des agents
20:08qui sont disponibles
20:09clés en main.
20:10J'en parlais tout à l'heure.
20:11Il y en a à peu près
20:121000 aujourd'hui.
20:12Soit on est capable
20:14de les construire.
20:14Donc, en fait,
20:15on a la capacité
20:17au travers de l'infrastructure,
20:18de la plateforme de données
20:20et des applications
20:21qu'on a
20:21à démarrer
20:22de différentes manières
20:23en fonction de la maturité
20:25des clients
20:26et des processus métiers
20:27qu'on veut adresser.
20:29Une réaction là-dessus ?
20:30Vous êtes en phase avec ça ?
20:33Oui ?
20:34Oui, non.
20:35Très en phase.
20:36Très en phase.
20:36Je pense qu'il faut être très clair
20:38avec les clients
20:39qu'on accompagne
20:39sur les clés de succès.
20:41On peut en avoir plusieurs
20:42et tu en as cité quelques-unes.
20:44Si on ne sait pas répondre
20:45à la question
20:46qu'est-ce que je cherche
20:47à résoudre comme problème,
20:48à simplifier,
20:49à solutionner,
20:51c'est que ce n'est pas encore
20:52le moment de déployer une IA.
20:53C'est vraiment le point de départ.
20:55On développe des agents,
20:57on fait de l'IA,
20:58on développe des agents
20:59parce qu'il y a du métier derrière,
21:01parce qu'on travaille sur du métier.
21:02C'est au service du métier.
21:04Développer de l'IA,
21:05ça peut aller très vite.
21:05Il y a plein d'entreprises
21:06qui font ça.
21:07On peut avoir des agents
21:08développés en quelques heures.
21:10Dans les clés de succès,
21:11c'est le choix de mon partenaire.
21:13On parle d'éthique,
21:14c'est un point qui est primordial.
21:16Est-ce que,
21:16quelle est l'éthique
21:17de l'usage de la data ?
21:19On ne va pas reparler
21:20du RGPD
21:21que tout le monde,
21:21toutes les entreprises
21:22connaissent maintenant,
21:22mais est-ce que je peux tout faire
21:24avec de l'IA ?
21:24La réponse est non.
21:25On le sait tous.
21:26Le choix du bon partenaire
21:27où il y a une vraie gouvernance,
21:29où il y a une vraie éthique
21:30sur l'usage des informations,
21:31une vraie transparence
21:32sur ce que font les agents.
21:34Et il y a le sujet
21:35d'acculturer les utilisateurs.
21:38Le taux d'adoption,
21:39il est aussi en fonction
21:40de comment je les accompagne.
21:42Il y a l'effet nouveauté.
21:44Tout le monde va essayer
21:44le premier jour
21:45où ça va arriver.
21:46Et si on n'a pas accompagné
21:47les utilisateurs,
21:48tout le monde ne s'est pas prompté.
21:49Ce n'est pas forcément inné.
21:51Donc, jusqu'où on peut aller ?
21:53Qu'est-ce qu'on peut demander ?
21:54Ne pas être frustré
21:55quand on va avoir
21:56une non-réponse.
21:57Parce qu'on apprend aussi aux IA
21:58à ne pas répondre
21:58quand elle n'a pas la réponse.
21:59C'est ces limites
22:00et ces garde-fous
22:01qu'on met en place.
22:03Et ça, ça fait partie
22:04de l'accompagnement.
22:05Et le dernier point,
22:06c'est peut-être
22:06ne pas y aller par étapes.
22:09Un premier cas d'usage.
22:10Y aller par étapes,
22:11vous voulez dire ?
22:11Y aller par étapes.
22:13Un premier cas d'usage
22:14et ne pas se dire
22:14je vais mettre de l'IA
22:15du sol au plafond
22:16en quelques semaines.
22:17Merci beaucoup.
22:18Vous avez parlé du RGPD.
22:19Justement, on va continuer
22:20à en parler
22:21juste après
22:22notre séquence.
22:23Merci à tous les trois
22:24d'avoir été ici
22:25pour les interviews de l'IA.
22:27Mathieu-François
22:27pour Aura,
22:28Karim Bouffnec
22:30pour ADP
22:31et Vianney Settini
22:32pour Vaucas.
22:33Donc à suivre
22:33cette Europe numérique
22:34qui se construit.
22:41On termine cette édition
22:42avec David Lacomblet,
22:43le président du think-tank
22:45La Villa Numériste.
22:45Bonjour David.
22:46Bonjour Delphine.
22:47On va parler de l'Europe
22:48qui réécrit
22:49deux textes
22:50et pas des moindres
22:50de textes phares
22:51l'IA Act
22:52et le RGPD
22:53pour les simplifier.
22:55Et voyez-vous
22:56un aveu de faiblesse
22:57ou au contraire
22:58un éclair de lucidité
22:59dans ce nouveau contexte
23:00géopolitique
23:01où on entend
23:02beaucoup de discours
23:03autour de la souveraineté ?
23:04Est-ce que l'Europe
23:05est en train de se corriger
23:06ou c'est une Europe
23:07qui capitule ?
23:09Corriger,
23:10ce n'est pas
23:11nécessairement
23:12renoncer.
23:13De toute façon,
23:14un règlement européen
23:15qui ne serait pas
23:16applicable
23:16serait un règlement
23:18mort
23:19tout bonnement.
23:21Prenons l'exemple
23:22de l'IA Act
23:22qui n'était pas
23:24rentré en application
23:25complètement,
23:26dont d'ailleurs
23:27la Commission
23:29conserve
23:30l'approche
23:31par les risques,
23:32par exemple,
23:33conserve l'interdit
23:34sur la biométrie,
23:36a rajouté
23:37un certain nombre
23:37de choses.
23:38Je pense à la nudification,
23:40ce que l'on a vu
23:41en début d'année
23:41sur des réseaux sociaux
23:43où des personnalités
23:45étaient mises à nu
23:46au sens propre
23:47du terme.
23:48Cela va être
23:49désormais
23:51interdit.
23:51Ce qui est abandonné
23:52en revanche,
23:54c'est la complexité
23:55du texte
23:57qui a été un peu
23:58tué dans l'œuf
23:59et voyons-y
24:00plutôt une maturité
24:01politique
24:02et non pas
24:04un aveu
24:04de faiblesse.
24:05Souvenez-vous
24:06de l'été dernier
24:07au mois de juillet,
24:08on avait 45
24:09grandes entreprises.
24:10Si on doit citer
24:11les Françaises,
24:12il y avait BNP
24:12Paris-Bas,
24:13Publicis,
24:14Mistral-AI,
24:15Total ou Carrefour
24:17qui,
24:17dans une lettre ouverte,
24:19avaient réclamé
24:20un report
24:20de l'AI Act
24:22faute de standards techniques.
24:24Et quand de grands acteurs
24:25comme ceux-ci
24:26disent qu'un texte
24:27n'est pas applicable,
24:29il faut les écouter
24:30et il faut saluer
24:31la Commission européenne
24:32qui a eu le courage
24:34en quelque sorte
24:35de les entendre.
24:37Alors,
24:37ce n'est pas tout à fait
24:38la même chose
24:38avec le RGPD
24:39puisqu'il est quand même
24:40entré en application
24:41il y a 8 ans.
24:43maintenant,
24:44c'est un texte
24:44vraiment emblématique
24:45pour le coup
24:46de l'Europe.
24:47Comment est-ce que
24:48vous interprétez
24:49cette réécriture ?
24:50Est-ce que vous diriez
24:51là aussi
24:51que c'est le signe
24:52d'un succès,
24:53la rançon du succès
24:55ou alors un échec ?
24:56Les deux,
24:57mon capitaine.
24:58C'est un succès culturel
25:00qui est connu de tous,
25:01en tout cas
25:02des entreprises,
25:03des organisations publiques
25:05et au-delà des frontières.
25:06Il y a quand même
25:0615 pays
25:07à travers le monde
25:08qui ont adopté
25:09des standards équivalents.
25:10On parle d'adéquation
25:13il y a la responsabilisation
25:15des acteurs.
25:16Très certainement,
25:17beaucoup font plus attention
25:18qu'ils ne le faisaient
25:19encore il y a 10 ans.
25:21Après,
25:21on arrive quand même
25:22parfois sur des millefeuilles
25:23un peu absurdes.
25:25Si on regarde les cookies,
25:26on est tous à cliquer
25:28sans même regarder
25:29ni lire
25:30et sans trop savoir
25:31ce que cela emporte.
25:33et après,
25:34on n'est pas complètement
25:36arrivé au bout
25:37de la promesse initiale
25:38d'un marché unique
25:39de la donnée
25:39puisqu'aujourd'hui,
25:41vous avez 27 interprétations
25:43dans l'Union européenne.
25:45Donc,
25:45autant qu'il y a
25:46de pays
25:47qui la composent.
25:48Et c'est en cela
25:49que la commission
25:49qui a ouvert
25:51à l'automne dernier
25:53une période
25:54de dialogue
25:55visant à simplifier
25:57et la bienvenue.
25:58l'omnibus
25:59puisqu'on l'appelle
26:00ainsi
26:01est arrivé
26:02à point nommé
26:03un omnibus
26:04qui s'appelle
26:06Désir néanmoins.
26:08Qu'est-ce que ça va changer
26:10très concrètement
26:11pour les entreprises
26:11cette simplification ?
26:13Très clairement
26:13un allégement
26:14des charges
26:16et du temps passé
26:17parce que quand vous
26:17instruisez dans 27 pays
26:19c'est autant de temps
26:20que vous ne mettez pas ailleurs
26:21et de gouvernance
26:22également.
26:23Je vais prendre un exemple.
26:24Aujourd'hui,
26:25vous êtes une entreprise
26:26française qui opérait
26:27dans 5 entreprises
26:28de l'Union
26:29c'est à chaque fois
26:305 directions juridiques
26:32autant d'avocats démultipliés
26:34parce qu'il faut répondre
26:36aux exigences locales
26:38et en fonction
26:39de l'autorité
26:40la CNIL par exemple
26:41en France
26:42si tant est qu'elle soit
26:43plus ailée
26:44dans un pays
26:45que dans un autre
26:46autant d'attention
26:47apportée.
26:48En allant vers
26:49un marché unique
26:50de la donnée
26:51c'est à terme
26:52plus d'harmonisation
26:53et donc plus de compétitivité
26:55pour les entreprises.
26:58Ensuite, il y a un sujet
26:59de clarification
27:00qui a été mis sur la table
27:04par un arrêt
27:04de la Cour de justice
27:05de l'Union européenne
27:06au mois de septembre dernier
27:08qui est un arrêt référent
27:10sur la donnée
27:11pseudonymisée
27:12où désormais
27:14il serait bien
27:15de considérer
27:16qu'une donnée
27:17est personnelle
27:18si on peut l'attribuer
27:19en revanche
27:20si on ne peut pas
27:20l'attribuer à une personne
27:21elle devient neutre
27:22en quelque sorte
27:23et là ça ouvre
27:24des perspectives
27:25tout à fait formidables
27:27en matière de recherche médicale
27:28par exemple
27:29mais aussi
27:29dans l'utilisation
27:30dans des solutions
27:31d'intelligence artificielle.
27:33Merci beaucoup
27:34David Lacomblette
27:35de la Villa Numéris
27:36pour ces éclairages
27:37sur cette simplification
27:38en cours
27:39sur ces deux textes importants.
27:40Merci à tous
27:41de nous avoir suivis.
27:42C'était Smartech
27:43votre émission
27:44sur le numérique
27:45et toutes ces transformations
27:46que vous retrouvez régulièrement
27:48sur la chaîne
27:49Bsmart.
27:49à très bientôt.
27:58Sous-titrage Société Radio-Canada
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