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  • il y a 2 jours
Ce mercredi 3 juin, la crainte d'une récession, la croissance cachée de la France, ainsi que l'économie américaine qui se trouve actuellement à un point de bascule, ont été abordées par Nathalie Janson, professeur d'économie à Neoma Business School, Olivier Provost, directeur et associé chez Rumeur Publique, et Philippe Trainar, professeur au CNAM et membre du Cercle des Économistes, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Et pour parler de tout ça, j'ai le plaisir d'accueillir Nathalie Jansson sur le plateau. Bonjour Nathalie.
00:04Bonjour Raphaël.
00:04Professeur d'économie à Neoma Business School, à vos côtés Olivier Provo. Bonjour Olivier.
00:08Bonjour Raphaël.
00:09Directeur associé de Rémires publiques et Philippe Trenard. Bonjour Philippe.
00:12Bonjour Raphaël.
00:13Professeur honoraire au CNAM, membre du cercle des économistes.
00:17Je vais commencer avec Professeur Trenard.
00:20La France se dirige-t-elle vers une récession ? C'est la crainte.
00:23Aujourd'hui, c'est hier Patrick Martin, le président du MEDEF,
00:26qui tirait la sonnette d'alarme après la contraction de l'économie au premier trimestre.
00:31On pensait que la croissance était de zéro au premier trimestre.
00:34L'INSEE a révisé, c'est moins 0,1.
00:36Alors on est dans l'épaisseur du trait, bien sûr.
00:38Mais quand même, les différents indicateurs macroéconomiques qu'on a depuis pour le deuxième trimestre
00:43ne sont pas très réjouissants.
00:45Non, les indicateurs économiques ne sont pas réjouissants.
00:47Les prévisions que nous avons sur la table, prenons celles du consensus,
00:51prenons celles du FMI, prenons celles de la Commission européenne.
00:56Et de l'OCDE ce matin même.
00:57Et de l'OCDE ce matin, mais là nous verrons ce qu'ils disent plus précisément,
01:02sont des prévisions qui restent, entre guillemets, optimistes,
01:05parce qu'elles ne sont pas optimistes, mais elles sont optimistes au sens où elles sont au-dessus de zéro,
01:10elles ne sont pas au niveau de la synchronisation.
01:12Maintenant, si je regarde ce que les statisticiens appellent la marge de confiance,
01:17la marge de confiance, elle couvre largement le zéro pour cent et la stagnation.
01:22C'est-à-dire le risque de stagnation, voire même de récession,
01:28n'est pas négligeable du tout.
01:31Et le problème, c'est que chaque jour...
01:33Non, Philippe, parce qu'on est...
01:34Ce scénario de stagflation, on en parle depuis plusieurs semaines,
01:37depuis que le conflit au Moyen-Orient est plutôt à moyen et long terme dorénavant,
01:42c'est un risque qui est en train de se concrétiser de plus en plus, Olivier Provo ?
01:46Oui, d'autant qu'on était toujours dans le mythe de l'économie et de redon pour la France.
01:50C'est-à-dire, globalement, une économie qui ne montait jamais très haut,
01:53mais qui ne descendait jamais très bas.
01:54On nous protège.
01:55C'est ce que dit Xavier Muscat, l'ancien secrétaire général de l'Élysée.
01:57On est protégé de tous les chocs.
01:59Oui, là, honnêtement, si on sort en année blanche,
02:01si on sort à zéro épaisseur du trait, circa 0,5 ou 0,2,
02:06honnêtement, tous les acteurs, entreprises et encore plus consommateurs
02:09vont directement en subir les conséquences.
02:13Et donc, là, fondamentalement, si derrière, on est en train de basculer en récession,
02:17le mythe de l'économie française et de redon,
02:19on aura pris un petit coup sur la tête.
02:21Oui.
02:22On a un acquis de croissance de 0,4 cette année.
02:25C'est pour ça que, Philippe, on ne sera peut-être pas dans le négatif,
02:27mais ce 0,4, on le tire de l'année dernière, de l'année passée, 2025.
02:32Ça veut dire que pour fin 2026, et puis surtout 2027,
02:37année présidentielle, Nathalie Jansson,
02:39on risque d'être dans une économie à l'arrêt.
02:42Oui, c'est ce qui nous menace, effectivement, fortement.
02:45De toute façon, on voit bien que, là, les deux dernières années,
02:49enfin, les deux derniers budgets, on a bien vu qu'ils se sont faits
02:52dans des conditions assez compliquées,
02:55et qu'en fait, ils n'en sortent rien.
02:56Donc, comme on a un statu quo, que rien ne bouge,
02:59exactement, à part des hausses d'impôts,
03:01qui ne favorisent pas notre modèle,
03:04en fait, là, on se retrouve acculé,
03:06parce qu'on a accumulé tellement, en fait,
03:09de contrôles des réglementations,
03:10qu'on a absorbé à chaque fois par des déficits publics,
03:14que là, on se retrouve un peu dans nos buts,
03:16c'est-à-dire qu'on est dans une économie
03:18qui s'étouffe au fur et à mesure,
03:19enfin, on est presque dans...
03:22C'est la grenouille dans la cocotte, quoi.
03:23Oui, en fait, on est dans la stratégie.
03:25On ressemble au Japon, de ce point de vue-là.
03:28En fait, on est dans une économie qui étouffe
03:30et qui fait écho à la zombification,
03:33à tout ce que vous voulez,
03:33mais cette espèce d'économie qui est toujours là,
03:37il y a toujours le cœur qui bat,
03:39mais en fait, il bat de moins en moins vite
03:41parce qu'en fait, il est étouffé.
03:43Alors, on va voir, parce qu'on a quand même sérieusement revu
03:46les chiffres de la croissance 2023-2024.
03:48On va y venir.
03:49Philippe, vous souhaitiez réagir ?
03:50Oui, parce qu'il y avait une dynamique
03:52et la plupart des institutions et des prévisionnistes
03:55prévoyaient une poursuite de la croissance au-dessus de zéro.
03:58Pour quelles raisons ?
03:59Il suffit de voir les hypothèses du FMI.
04:01Elles sont les plus importantes, les plus intéressantes
04:03parce que là, elles ont été mises par écrit.
04:05L'OCDE, nous ne savons pas quelles seront encore ces hypothèses.
04:08C'est que la guerre en Iran se termine en juillet.
04:11En juillet.
04:12Oui, là, on n'y est pas.
04:13Alors, bien évidemment, honnêtement,
04:14aujourd'hui, on n'y est pas.
04:16Et ce qu'on voit, c'est que progressivement,
04:19un reculon, pas du tout en allant de l'avant,
04:21met un reculon.
04:22Tout le monde révise ses hypothèses,
04:24y compris les marchés financiers,
04:26en disant que ce n'est pas pour juillet,
04:27c'est peut-être pour septembre.
04:29Et puis, si ça commence à être pour décembre,
04:31très honnêtement, ça va changer tout.
04:32Il y a des mi-termes qui arrivent quand même.
04:33Et surtout, ça change les anticipations.
04:36C'est-à-dire que vous n'avez pas les mêmes décisions d'investissement
04:38si la guerre se termine en juillet
04:40ou elle se termine pour la présidentielle américaine.
04:43C'est l'autre option.
04:44Oui, bien malin, qui pourra le prévoir ?
04:46Olivier Prevost.
04:47L'année de tous les dangers, pour moi, c'est 2027.
04:492026, j'ai envie de dire, c'est presque joué maintenant.
04:51On sait que de toute façon, on sera dans l'épaisseur du trait.
04:54Et effectivement, Philippe a raison de le souligner.
04:56Il y a de toute façon cet inconnu du Moyen-Orient.
04:58Mais globalement, personne aujourd'hui
05:00ne voit une sortie de crise rapide.
05:02L'année 2026, malheureusement, elle est jouée
05:05et elle terminera peu ou prou entre 0 et 0,5.
05:08L'année de tous les dangers, c'est 2027.
05:10Parce que 2027, Raphaël, si on prend les hypothèses,
05:14s'il y a un arrêt total des investissements
05:16et un vrai arrêt de la consommation,
05:20là, ce n'est pas le zéro qu'on vise.
05:22C'est une baisse.
05:23C'est-à-dire que fondamentalement,
05:24notre moteur qui tourne, comme le disait Nathalie,
05:26le moteur, il ralentit, mais le cœur bat encore.
05:29Mais si à un moment, vous arrêtez l'investissement
05:31et vous arrêtez la consommation,
05:33là, excusez-moi, mais on est en état de mort clinique.
05:35Donc fondamentalement, l'année de tous les dangers,
05:37et pour moi, c'est moins 2026 qui est quasiment...
05:40Le risque reste à venir, quoi, il est devant nous.
05:42Avec moi, et les six premiers mois de 2027,
05:44je suis extrêmement...
05:45Et j'ajouterai, vous avez tout à fait raison,
05:47c'est que s'il y a 2027, à ce moment-là,
05:49la théorie de l'économie de redond,
05:50il faut la poursuivre en 2028.
05:52C'est-à-dire, la sortie de la récession,
05:55elle n'est pas évidente du tout.
05:57Ça veut dire que 2028 est plombée.
05:59Et peut-être 2029.
06:01Donc on voit comment les présidentielles françaises
06:04vont se présenter à ce moment-là.
06:05À moins de décisions politiques fortes.
06:07Sauf le cas très improbable d'un candidat
06:11ou d'une candidate qui arriverait
06:12en prenant des mesures drastiques, rapides,
06:15avec effet rapide.
06:16Ce qui est peu probable.
06:18Ce n'est pas tout à fait le propre
06:18d'une économie de redond,
06:19qui par ailleurs est financée
06:21à coût de dépense sociale,
06:22alors qu'on a un déficit...
06:23Absolument.
06:23Et de dette publique.
06:24À 5%.
06:26Donc tout ça, par exemple,
06:27et de redistribution massive,
06:28on en parlait tout à l'heure.
06:28Et de redistribution massive.
06:30Bon, est-ce qu'on n'est pas, les amis,
06:32en même temps,
06:32dans un esprit doumiche total,
06:34comme on l'est très régulièrement
06:36dans les experts.
06:38Il faut bien le reconnaître.
06:39C'est souvent une question de lucidité.
06:42Parfois, on se trompe,
06:43mais y compris à cause
06:44de données statistiques erronées.
06:46L'INSEE, vendredi,
06:48a corrigé de manière spectaculaire
06:50la croissance française
06:51en 2023 et 2024.
06:54En 2023,
06:56on était jusqu'ici
06:57sur une croissance de 0,9.
06:58Eh bien non, en fait,
06:59on a fait 1,6% de croissance.
07:03En 2024,
07:05on n'a pas fait 0,3,
07:06on a fait 1,5.
07:07Enfin, c'est quand même
07:08assez spectaculaire.
07:11Oui, 0,3, c'est ça.
07:12Non, en hausse de 0,3, pardon,
07:131,5.
07:14On n'était pas à 0,3 en 2024,
07:17quand même.
07:17Bref, les moteurs vont mieux.
07:19La production manufacturière
07:20a été très supérieure
07:22à ce qu'on avait annoncé.
07:24D'abord, Olivier Prevot,
07:26vous avez suivi la macro
07:27pendant de nombreuses années.
07:28En tant que journaliste,
07:29est-ce qu'on a déjà vu
07:30des corrections comme ça
07:32deux ans plus tard
07:34aussi importantes
07:35que la croissance française ?
07:35Alors, en France,
07:36c'est très rare.
07:36Je parle sous le contrôle
07:37de Nathalie Philippe.
07:38C'est très rare.
07:39C'est très américain.
07:40D'habitude, les Américains
07:41ont des variations
07:41qui peuvent être très spectaculaires.
07:43En France,
07:44on n'avait pas ces habitudes-là.
07:45Donc déjà,
07:45il y a une petite question
07:47qui peut se poser
07:47sur la méthodologie
07:48ou les modes de calcul.
07:49On a envie de dire
07:50que ça fait penser
07:51au déficit avec Bercy.
07:52On a l'impression
07:53d'une espèce de manque
07:55de maîtrise des chiffres.
07:56Derrière,
07:56se poser la question
07:57OK, pour ces chiffres de croissance
07:58qui sont un peu du passé,
08:00ils ont profité à qui ?
08:02Ils ont profité à qui ?
08:03Est-ce qu'ils ont profité
08:04aux grandes entreprises ?
08:05Et après,
08:06il y avait le débat
08:07à un moment de
08:07est-ce qu'ils ont profité
08:08aux actionnaires
08:09à travers les dividendes ?
08:10Et est-ce qu'ils ont profité
08:11à une logique de redistribution
08:13dont on parlait à l'instant
08:14qui, à un moment,
08:15va être au cœur
08:16de la discussion
08:17sur la présidentielle
08:18de 2027 ?
08:21Ils ont peut-être aussi
08:22du coup expliqué
08:23le fait que le marché
08:24de l'emploi
08:24c'est quand même
08:25pas si mal...
08:25Bien tenu, c'est vrai.
08:26Très bon point.
08:28Ça explique pourquoi
08:29c'est un résultat étonnant.
08:31D'ailleurs, on parlait
08:31de baisse de la productivité
08:33du travail
08:33parce qu'on créait
08:34tellement d'emplois
08:35et qu'il n'y avait pas
08:35de production.
08:36C'était un tout petit peu étonnant.
08:37En revanche,
08:38ça met en exergue
08:39le problème,
08:41la dette publique.
08:42Parce que malgré
08:43cette croissance,
08:45le déficit est gigantesque
08:46et la dette publique
08:47explose.
08:48C'est une perte
08:50de contrôle total
08:51des finances publiques
08:52par l'État.
08:53Bah oui.
08:53Je rappelle qu'on était
08:54à 2,4% de déficit
08:56avant le Covid
08:57en 2019.
08:58Je vais revoir les chiffres
08:59tout à l'heure.
08:59Ça m'a surpris en fait.
09:00Ça fait tellement longtemps
09:01qu'on n'a pas vu un déficit.
09:03Bah non en fait.
09:04C'était en 2019
09:05et on avait
09:06deux points de pipe
09:06de dépense en moins
09:08aussi juste avant
09:11la crise de la Covid.
09:13Effectivement.
09:13ma question derrière
09:14c'est est-ce qu'on n'est pas
09:15en train de noircir
09:15la copie aussi
09:17depuis la dissolution ratée
09:202024-2025
09:20on avait dit
09:21que ça allait être
09:22catastrophique.
09:23L'instabilité politique
09:24allait peser
09:25sur la croissance.
09:26Là on se dit
09:27que le choc exogène
09:27alors pour le coup
09:28c'est quand même
09:29une crise de l'énergie
09:30donc c'est beaucoup
09:31plus tangible
09:31mais est-ce qu'on ne pourrait
09:32pas avoir de bonnes surprises ?
09:34On a eu quand même
09:34sous France
09:3593 milliards
09:36d'annonces
09:37d'investissements.
09:38On verra ce qui se traduit
09:40concrètement.
09:40Olivier je vous vois
09:41d'autres lignées
09:42de la tête.
09:43Le jeu d'autres lignes
09:44comme disait De Funès
09:46honnêtement
09:46si vous voulez
09:47qu'on dise un tout petit mot
09:48sur Choose France
09:49moi à un moment
09:50quand je vois Samsung
09:50qui investit massivement
09:52en France pour de l'IA
09:52en allant acheter
09:54l'énergie française
09:55pas chère
09:55si on devient
09:56le supermarché
09:57de l'énergie décarbonée
09:59pour les champions
10:00de la tech étrangers
10:01qu'ils soient coréens
10:02ou américains
10:02au bout d'un moment
10:03je me demande
10:04si on ne s'est pas
10:04trompé de combat
10:05quand même.
10:06Bah oui
10:07in fine
10:07ok
10:08on fait l'énergie décarbonée
10:09On est une station essence
10:10finalement
10:11Non mais elle va profiter
10:12à qui ?
10:12Elle va profiter à qui ?
10:13Si l'énergie de nos centrales nucléaires
10:15sert à alimenter
10:16l'IA de Samsung
10:16au bout d'un moment
10:18Il n'y a pas un huissellement
10:19c'est pas de l'argent
10:20qu'il y a
10:21Quel est le modèle économique
10:23qu'on construit derrière ?
10:24Qu'on construit derrière ?
10:26Quand vous voyez
10:27je crois qu'il y avait
10:28un exemple très juste
10:29qui était cité
10:30le site
10:31l'ex Airbus hélicoptère
10:33qui s'appelait avant
10:34Eurocopter
10:34était à la Courneuve
10:36ils avaient un site
10:37où ils employaient
10:37plus de 300 personnes
10:39aujourd'hui
10:39sur le même site
10:40sur la même implantation
10:41géographique
10:42vous avez un data center
10:43Et oui
10:44Nombre d'emplois ?
10:4535
10:4635
10:47Rapport de 10 à 1
10:48C'est le symbole
10:50de la désindustrialisation
10:51qu'on a mené
10:52sur notre territoire
10:53Donc encore une fois
10:54quel est le modèle économique
10:55qu'on prépare derrière ?
10:56Et oui
10:57on fait de l'énergie décarbonée
10:58et c'est super bien
10:59Nathalie pourrait
11:00l'expliquer
11:01beaucoup mieux que moi
11:01mais globalement
11:03à qui elle profite ?
11:05C'est la critique
11:05qu'il y a eu
11:06après
11:06sur des critiques
11:07évidemment
11:08on peut se féliciter
11:09quand même du montant
11:09des investissements
11:10mais c'est un
11:11où va l'argent ?
11:12Si c'est pour acheter
11:13des composants
11:13qui sont fabriqués ailleurs
11:14bon
11:15on en profitera
11:16finalement assez peu
11:16et de l'emploi
11:18effectivement
11:18des data centers
11:19c'est pas vraiment
11:21beaucoup d'emplois
11:22d'intelligence
11:23Les data centers
11:24effectivement
11:25ils ont
11:25au niveau
11:26de la gestion
11:28des emplois
11:28au niveau direct
11:29ils n'en emploient pas
11:30c'est pas ceux
11:32qui génèrent le plus
11:32d'emplois
11:33maintenant ça génère
11:35une activité
11:35et ça maintient
11:37effectivement
11:37des activités
11:38qui sont liées
11:39mais en emploi direct
11:41non
11:41en emploi indirect
11:42oui
11:42donc c'est toujours
11:43quand même
11:44une bonne nouvelle
11:44de ce point de vue là
11:45et il ne faut pas
11:46le négliger
11:47d'ailleurs c'est souvent
11:48ce qui est négligé
11:48quand on parle de l'IA
11:49en fait
11:49on ne s'aperçoit pas
11:50que finalement
11:51il y a des
11:52emplois effectivement
11:52qui sont moins utiles
11:54mais finalement
11:54il y a quand même
11:55des emplois
11:55et il y a même
11:56une étude surprenante
11:57si je ne me trompe pas
11:58qui est sortie
11:58il y a un ou deux jours
11:59qui montre qu'il y a même
12:00quand même aux Etats-Unis
12:02une augmentation
12:02des emplois
12:03de développeurs
12:05ah
12:06comme quoi on a besoin
12:06d'un codeur
12:07je suis tout à fait d'accord
12:09il n'y a pas de mauvais emplois
12:10voilà
12:12on change la structure
12:13de l'emploi
12:14on change la structure
12:15d'emploi
12:16ce qu'Olivier
12:20pointe très justement
12:21c'est que par derrière
12:22y a-t-il de l'investissement
12:24où va l'investissement
12:25et les chiffres
12:26que nous avons
12:27de l'INSEE
12:27il va falloir
12:28qu'on regarde
12:28très précisément
12:30consommation
12:31investissement
12:32parce que
12:32si c'est de la consommation
12:33honnêtement
12:34c'est presque
12:35une catastrophe
12:36alors que nous avons besoin
12:38d'investissement
12:39et d'investissement
12:40lourd
12:40pour nourrir la croissance
12:42et donc
12:42est-ce qu'on va avoir
12:43des bonnes surprises
12:44ou des mauvaises surprises
12:45est-ce que nous ne sommes pas
12:46pessimistes
12:47ou optimistes
12:48je vais vous dire
12:48la probabilité
12:49d'être pessimiste
12:51oui
12:52si nous avons eu
12:53d'énormes investissements
12:54mais je ne le crains que non
12:55parce que je n'ai pas moi
12:57d'informations
12:58par ailleurs
12:58qui aillent dans ce sens
12:59donc nous risquons
13:00d'avoir eu
13:01beaucoup de consommation
13:02et dans ce cas-là
13:04la loi de la statistique
13:05il y a des hauts et des bas
13:06les prochaines révisions
13:07elles seront plutôt
13:08à la baisse
13:08qu'à la hausse
13:09Philippe pointe du doigt
13:10un sujet absolument crucial
13:12dans l'optique de 2027
13:13l'investissement
13:14c'est du capital
13:15si on continue
13:16à véhiculer
13:17un discours
13:18anti-rich
13:18anti-argent
13:19en n'expliquant pas
13:20qu'il faut mettre
13:21si vous voulez prendre des risques
13:22c'est-à-dire développer
13:23votre économie
13:24il faut mettre du capital
13:25sur la table
13:26ce capital doit avoir
13:27un retour sur investissement
13:28et donc si on continue
13:30à stigmatiser
13:31les dividendes
13:32à stigmatiser
13:33la rentabilité
13:34du capital
13:34à expliquer
13:35malgré la crise du Ralex
13:36que les scopes
13:37c'est formidable
13:38et donc essayer
13:39de véhiculer
13:40une espèce de mythe
13:41du capitaliste
13:42sans capital
13:42c'est une catastrophe
13:44et donc fondamentalement
13:45il faut d'urgence
13:46dans l'optique de 2027
13:48réhabiliter
13:49la notion de capital
13:50dans ce pays
13:50parce que sinon
13:51comme le dit très bien Philippe
13:52la consommation
13:53surtout avec notre modèle
13:54redistributif
13:55in fine
13:56c'est une espèce de siphon
13:57qui tire l'argent
13:58vers le bas
13:58et à la fin
13:59on n'aura plus d'argent
14:00pour investir
14:00et oui il faut marcher
14:01sur ces deux jambes
14:02en même temps
14:02l'investissement en manufacturier
14:03n'est pas trop mauvais
14:05étonnamment
14:05après il y a beaucoup
14:06d'investissement
14:06dans les services numériques
14:07justement en ce moment
14:08ce qui est très drôle
14:10c'est tout le paradoxe français
14:11c'est-à-dire qu'avec ce modèle-là
14:12où on faveur de la consommation
14:13en fait on ouvre
14:14grand nos bras à Chine
14:16qu'on fustige
14:17mais par contre
14:19effectivement
14:19on va les taper
14:20sur le capital risque
14:22qui est essentiel
14:22pour la croissance
14:23et je voulais juste rebondir
14:24effectivement
14:25ce que souligne
14:27Philippe
14:27est intéressant
14:28parce que
14:30c'était l'étude
14:31en fait de Blandol
14:31en Norvège
14:32justement
14:33qui indiquait
14:33que le pire
14:35c'est ce qu'on ne voit pas
14:36c'est-à-dire
14:36la désincitation
14:38lorsqu'on taxe fortement
14:41le capital
14:42comme en Norvège
14:43donc
14:43c'était l'étude
14:45qui a été récemment publiée
14:47enfin qui a été publiée
14:47l'année dernière
14:48sur les conséquences
14:49de cette taxe
14:50sur les riches
14:51en Norvège
14:51et bien ce qu'elle a observé
14:52ce qui est allé beaucoup plus
14:53dans la microstructure
14:54c'est qu'en fait
14:55il y a une désincitation
14:57de la part des entrepreneurs
14:59capables de prendre des risques
15:00en fait du coup
15:01ils ne les prennent plus
15:01ils ont du bon sens
15:02c'est le taxer massivement
15:03il ne faut pas s'étonner
15:04soit ils s'en vont
15:04ils les prennent ailleurs
15:05il est mobile le capital
15:06soit ils s'en vont
15:07pour les prendre ailleurs
15:08donc il y a un exil
15:09mais qui n'est pas forcément fiscal
15:10parce qu'il peut arriver
15:11très tôt l'exil
15:12c'est-à-dire pendant les études
15:13c'est-à-dire qu'en fait
15:13quelqu'un au lieu de faire
15:14ses études en Norvège
15:15il va ailleurs
15:15et c'est là où il va entreprendre
15:16ou alors effectivement
15:17plus tard
15:18et pour la même raison
15:19en fait il va s'abstenir
15:27c'est absolument horrible
15:29de la part aussi du gouvernement
15:30quand on entend
15:31même le ministre de l'économie
15:33parler du fait que les riches
15:35payent proportion
15:36beaucoup moins d'impôts
15:37que la moyenne des français
15:38c'est inaudible
15:39l'ex-ministre de l'économie
15:40voilà
15:40oui l'ex-ministre pardon
15:41est-ce que je peux juste
15:42ajouter effectivement
15:43et ça c'est tout le risque
15:45de la taxe Sucmane
15:46c'est-à-dire la taxe Sucmane
15:47et le projet de Sucmane
15:48vous prenez de l'argent
15:49vous dites au fond
15:50on va mettre un impôt
15:52sur l'investissement
15:54et c'est l'État
15:55qui va prendre cet argent
15:56et donc qui va le dépenser
15:58pourquoi va-t-il le dépenser
16:00est-ce qu'il va le dépenser
16:01pour investir
16:01je ne crois pas
16:02l'État
16:03et le ministère
16:04de l'économie et des finances
16:05n'ont pas la structure
16:07organisationnelle
16:07pour décider d'investir
16:09c'est absolument pas
16:10un organisme d'investissement
16:12encore moins
16:12un fonds d'investissement
16:13conclusion
16:14ça va partir
16:15n'est-ce pas
16:16dans de la redistribution
16:17dans de la subvention
16:18à la consommation
16:19enfin dans de l'argent
16:20orienté vers la consommation
16:21et dans ce cas-là
16:22nous voyons très bien
16:23qu'il n'y aura pas
16:25d'investissement
16:26et donc
16:26que là
16:28pour le coup
16:28la capacité
16:30à concurrencer
16:31la Chine
16:32néant
16:32puisque s'il n'y a pas
16:33d'investissement
16:34il n'y a pas de concurrence
16:34avec la Chine
16:35au contraire
16:36cet argent
16:36qu'on va mettre
16:37dans la consommation
16:38il va applaudir
16:39il va faire venir
16:40rentrer tous les produits
16:42de la terre en France
16:43c'est tout à fait le contraire
16:44donc tout le modèle économique
16:45il faut renverser
16:46cette façon de penser
16:48n'est-ce pas
16:48et mettre vraiment
16:50la priorité pour l'investissement
16:51et bien évidemment
16:52comme vous le disiez
16:54Nathalie et Olivier
16:54ça présuppose
16:56de ne pas aller
16:56commencer
16:57prendre l'argent
16:58qui serait destiné
16:59naturellement
17:00à un investissement
17:01pris dans des conditions
17:03rationnelles
17:04de discussion
17:04etc
17:05et de critiques
17:07ça pose la question
17:08de la balance des paiements
17:08on en reviendra
17:09dans la seconde partie
17:10dans la seconde partie
17:11de l'émission
17:13en parlant protectionnisme
17:14aussi
17:14mais je voulais
17:15qu'on s'arrête aussi
17:15une minute
17:16autour de l'économie
17:18américaine
17:19qui attire les capitaux
17:20on a 300 milliards
17:21qui partent chaque année
17:22outre-Atlantique
17:23de capitaux européens
17:24qui vont chercher
17:25du rendement
17:26évidemment
17:26puisque le rendement
17:27du capital
17:28est là-bas
17:28bien plus élevé
17:29que chez nous
17:30sauf que
17:31les derniers indicateurs
17:34inquiètent un peu
17:35du côté des Etats-Unis
17:36avec une croissance
17:37revue à la baisse
17:38une inflation qui repart
17:39et une épargne
17:40des ménages
17:41qui font
17:42le marché immobilier
17:44qui se grippe aussi
17:44et des taux d'intérêt
17:45qui restent assez élevés
17:47en dépit des attaques
17:48et des pressions
17:48de Donald Trump
17:50est-ce que les Etats-Unis
17:52là sont en train
17:53d'arriver
17:53à un point d'inflexion
17:55est-ce qu'ils sont
17:56en train de découvrir
17:57les limites
17:57de leur propre modèle
17:59Olivier ?
18:00En tout cas
18:00ce qui est sûr
18:01c'est que le dynamiteur
18:02en chef
18:03de cette situation
18:03s'appelle Donald Trump
18:04c'est-à-dire que jusqu'à maintenant
18:06vous aviez une vision
18:08des Etats-Unis
18:08avec des hauts et des bas
18:09mais vous pouviez avoir
18:11une certaine visibilité
18:12là c'est fini
18:13on est dans le brouillard total
18:14les économistes le sont
18:15les consommateurs le sont
18:17les investisseurs aussi
18:18en partie
18:19et donc aujourd'hui
18:20bien malin peut dire
18:21où va l'économie américaine
18:23vous savez qu'on vient
18:24d'entrer en driving season
18:25le moment où les Américains
18:27prennent leur voiture
18:28pour partir en vacances
18:29là ils voient
18:30le prix du galon
18:30avec un peu de faim assez élevé
18:31le prix du galon
18:32à la pompe
18:33ils font grise mine
18:34c'est autant d'argent
18:35qu'ils ne dépenseront pas
18:36dans les centres de vacances
18:38en Oklahoma
18:38ou en Californie
18:40fondamentalement
18:40oui l'économie américaine
18:42a un sujet
18:42ce qui la sauve
18:43quand même aujourd'hui
18:44c'est Wall Street
18:45c'est-à-dire qu'on a quand même
18:46des niveaux des marchés
18:47qui restent très élevés
18:48n'oublions jamais
18:49que notamment
18:49la rémunération des retraites
18:51se fait encore beaucoup
18:52aux Etats-Unis
18:53via les marchés
18:54tant que Wall Street
18:55ne casse pas
18:56vous avez une corde
18:57de rappel américaine
18:58qui est liée au marché
18:59d'où le fait
19:00qu'un certain nombre de gens
19:01commencent à prévoir
19:02un krach américain
19:04là si ça arrivait
19:05on basculerait
19:05dans l'inconnu total
19:06mais tant que Wall Street
19:07résiste
19:08oui l'économie américaine
19:09est en train de canner
19:10elle ne s'effondre pas
19:11parce qu'elle a
19:12cette corde de rappel
19:13de Wall Street
19:14mais l'économie au quotidien
19:15et notamment la consommation
19:16oui elle souffre
19:17elle souffre beaucoup
19:18on va le voir
19:19au moment des mid-terms
19:20Trump a dit qu'ils sont foutés
19:21mais les mid-terms
19:22à un moment
19:22il va en payer le prix
19:24parce que l'américain moyen
19:25il voit ce que ça lui coûte
19:27l'économie américaine
19:28elle repose sur Wall Street
19:29donc l'IA
19:29parce que Wall Street
19:30aujourd'hui c'est l'IA
19:32et la consommation
19:33des milliardaires
19:34grosso modo
19:34ce qu'on appelle
19:35l'économie en cas
19:36Nathalie
19:37c'est effectivement
19:38le point que je voulais souligner
19:39en fait
19:39au-delà de Wall Street
19:41en fait
19:41le gros avantage
19:43des Etats-Unis
19:44par rapport à l'Europe
19:45c'est effectivement
19:46leur capacité d'innovation
19:47et
19:49ce qui va avec
19:50c'est la capacité
19:50de financer
19:52cet esprit d'innover
19:53c'est-à-dire que nous
19:53on a vraiment un petit problème
19:55de mode de financement
19:56de l'innovation
19:57que eux n'ont pas du tout
19:59donc effectivement
19:59ceux qui innovent
20:00innovent pour de bon
20:01et il y a quand même
20:02des gains
20:03les gains
20:03ils sont
20:04on les voit
20:05ils ont eu des gains
20:06de productivité
20:06dans les services
20:07que nous n'avons pas
20:08donc c'est ce qui explique
20:09qu'effectivement
20:10cette économie
20:10a continué
20:11quand même
20:12à croître
20:13de façon assez satisfaisante
20:14que finalement
20:14l'emploi est toujours là
20:16malgré toutes les annonces
20:18et voilà
20:19donc après
20:19il y a
20:20de toute façon
20:20il y a moins de turnover
20:21dans l'emploi
20:22mais il reste au plein emploi
20:23exactement
20:23et les analyses
20:24effectivement
20:25commencent à être
20:26un peu sur l'IA
20:27on a à la fois
20:28des bonnes
20:29on a beaucoup
20:30de job apocalypse
20:31oui mais pourtant
20:32en fait
20:32les chiffres
20:33ceux qui ne sont
20:33effectivement pas
20:34job apocalypse
20:36et qui regardent
20:36dans les chiffres
20:37disent que finalement
20:38il n'y a pas de drame
20:40pour le moment
20:40et que ça
20:41c'est effectivement
20:42toujours ceux
20:43qui veulent alarmer
20:43mais bon globalement
20:45leur avantage
20:45et ça reboucle
20:47en fait sur les prix
20:47c'est que si vous avez
20:48une productivité élevée
20:49et bien vous avez
20:50moins de problématiques
20:51d'inflation
20:51que dans un pays
20:52où il n'y a pas
20:53de productivité
20:53donc même si effectivement
20:55ils ont une inflation
20:57des prix qui réagissent plus
20:58ils ont une productivité
20:59qui vont en leur faveur
21:01il est certain
21:03vous signalez
21:04la question des prix
21:04la question des prix
21:05est importante aux Etats-Unis
21:07parce que nous avons vu
21:08une économie américaine
21:09qui ne réagit pas
21:10aux hausses
21:11de tarifs douaniers
21:12curieux
21:13bon c'était les marges
21:14des entrepreneurs
21:15des importateurs
21:16qui ont absorbé le choc
21:17et tout d'un coup
21:18alors qu'ils sont eux-mêmes
21:19producteurs de pétrole
21:21alors qu'ils ne sont pas
21:22dépendants du détroit
21:23d'Ormus
21:23mais en revanche
21:25dépendants du marché
21:26international
21:27tout au moins
21:27il n'y a pas de protection
21:28sur l'énergie
21:29sur le marché américain
21:30les prix explosent
21:32aux Etats-Unis
21:32nous sommes à 3,8%
21:34d'inflation
21:35sur les prix
21:36à la consommation
21:37et tenez-vous bien
21:37sur les prix
21:38à la production
21:38nous sommes quasiment
21:39à 10%
21:41ça veut dire
21:41alors les prix
21:42à la production
21:42c'est les prix
21:43à la consommation
21:44de demain
21:44donc dans ce cadre-là
21:46c'est quoi
21:48c'est quoi
21:49l'activité
21:49et la production
21:50demain
21:51et l'un des grands
21:52problèmes
21:52que l'on a
21:53et notamment
21:54avec l'IA
21:54c'est que l'IA
21:55dépend aussi
21:56du prix de l'énergie
21:57à cause des
21:57data centers
21:58etc
21:58changer les prix
22:00de l'énergie
22:00tout le modèle
22:01de l'IA
22:02qui est largement
22:03spéculatif
22:05au bon sens
22:05du terme
22:06c'est-à-dire
22:06c'est des gens
22:07qui font des paris
22:07que ça va marcher
22:09mais il suffit
22:10de petits changements
22:11sur le prix
22:12de l'énergie
22:12pour rendre
22:13tout votre système
22:14d'éminemment
22:15profitable
22:16à éminemment
22:17en perte
22:18donc là
22:19on a un vrai sujet
22:20or jusqu'à présent
22:21Wall Street
22:22et tous les marchés
22:23sont sur
22:24un phénomène
22:26lié à l'Iran
22:27et à l'inflation
22:28de court terme
22:29il suffit de voir
22:30les
22:31les
22:31les
22:31les
22:32les marchés
22:34vous savez
22:34qui échangent
22:35des taux futurs
22:36etc
22:37pour la faire simple
22:38et bien
22:39qu'est-ce qu'ils prévoient
22:40ils prévoient
22:40un choc d'inflation
22:42cette année
22:42et puis
22:43l'année prochaine
22:44plus rien
22:44terminé
22:45tout rentre dans l'ordre
22:46à part
22:47que nous ne sommes pas
22:48pour le moment
22:49sur cette trajectoire
22:50et les derniers propos
22:51de Trump
22:52le chaos
22:53littéralement
22:54de la gestion politique
22:55de l'Iran
22:56montre qu'on n'y est pas
22:57et qu'on n'y est pas du tout
22:592027
23:00s'annonce
23:00absolument
23:02merveilleuse
23:02on n'en a pas fini
23:03avec le chaos
23:04de Donald Trump
23:05on va en parler
23:05dans la seconde partie
23:06de l'émission
23:06avec
23:07un énième
23:10rebondissement
23:10dans l'épisode
23:11des droits de douane
23:12des deux annonces
23:13dans la nuit
23:14on vous en parle
23:16dans une minute
23:17les droits de douane
23:18pourraient être indexés
23:19sur le
23:20travail forcé
23:21dorénavant
23:22mais oui messieurs dames
23:23on va vous expliquer tout ça
23:24et puis
23:24on viendra sur
23:26nos outils
23:27à nous
23:27européens
23:28de lutte contre
23:29les surcapacités chinoises
23:30séminaire très important
23:32qui s'est tenu
23:32en fin de semaine dernière
23:33à Bruxelles
23:34avec les commissaires
23:36européens
23:36oui mais
23:37oui mais
23:38certaines compagnies
23:39européennes
23:40notamment du côté
23:41de l'Allemagne
23:41sont totalement
23:42contre ces outils
23:43de défense
23:45on va voir
23:46ce qu'il en coûtera
23:47à l'Europe
23:47ne quittez pas
23:48on se retrouve
23:48dans une minute
23:49de défense
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