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Mardi 9 juin 2026, retrouvez Julien FONTAINE (Architecte, directeur d'agence et partenaire, AIA Architectes), Pauline VARIN (Responsable d'agence, AIA Environnement Bordeaux), Ana Mousnier (Directrice du service Formation continue, Sciences Po Bordeaux), Sébastien Guigner (Maitre de conférences, Sciences Po Bordeaux) et Charles Edouard Ray (Chief product officer, Betomorrow) dans SMART IMMO, une émission présentée par Fabrice Cousté.
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00:16Bonjour, bienvenue à tous, bienvenue dans Smartimo, une édition spéciale depuis le forum des projets urbains.
00:21Ici à Bordeaux où règne une température caniculaire, on est à plus de 35 degrés.
00:25Et justement, on va s'intéresser à la ville, comment elle se transforme, comment elle devient plus résiliente,
00:31comment ses habitants aussi arrivent à se loger, c'est de plus en plus difficile, on le sait.
00:36Et puis aussi comment on se forme à Bordeaux, comment les seniors résistent et s'adaptent.
00:41On verra tout ça dans cette édition, édition spéciale forum des projets urbains. C'est parti !
00:51Bonjour, bienvenue à tous, nous sommes au forum des projets urbains, d'ici à Bordeaux, en cette journée caniculaire.
00:59Et on va s'intéresser à un master, un master sur le management et la transformation de l'action publique.
01:05On est ravis d'accueillir Anna Moussnier. Bonjour Anna.
01:08Bonjour.
01:08Vous êtes directrice du service formation continue, puisque c'est un master qui s'intéresse et qui s'adresse effectivement
01:14à ceux qui veulent peut-être faire une reconversion.
01:16Et puis on est ravis d'accueillir également Sébastien Guignet. Bonjour Sébastien.
01:19Bonjour.
01:20Le maître de conférence à Sciences Po Bordeaux et également associé du cabinet territoriaire.
01:25Avec vous, on va découvrir ce master.
01:27Anna, une petite présentation rapide justement de Sciences Po Bordeaux, qu'on connaît bien, surtout ici en Gironde,
01:34et de son département de formation continue.
01:36Oui, Sciences Po Bordeaux qui fait partie de la famille de Sciences Po.
01:41Donc c'est un établissement public d'enseignement supérieur de recherche et d'enseignement, donc d'enseignement et de recherche.
01:48Donc peut-être quelques spécificités par rapport à Sciences Po Bordeaux.
01:52Une première, je dirais, c'est la pluridisciplinarité.
01:56On apprend la sociologie, le droit et sciences politiques.
02:00Deuxième, c'est la méthode Sciences Po.
02:02C'est très important. Donc le travail sur la synthèse, communiquer à l'écrit, à l'oral, d'une manière
02:09efficace et rapide.
02:11Et une spécificité pour Sciences Po Bordeaux, il y a de travailler sur la gouvernance des organisations et des institutions.
02:19Et ça, c'est spécifique également pour la formation continue de Sciences Po Bordeaux.
02:24Très bien. Justement, on se focalise sur ce master.
02:30Pourquoi un master, justement, de management, de transformation de l'action publique ?
02:33C'était une demande, puisque ce master existe maintenant depuis plusieurs années.
02:38Effectivement, ce executive master s'adresse aux cadres du public et des cadres du privé.
02:44Et on leur propose des thématiques assez spécifiques.
02:47Tout d'abord, d'apprendre comment une décision politique se déploie, se gère.
02:54Comment tous ces actes d'action de la décision publique, qui sont un peu naturels pour les cadres du public.
03:01Alors que pour le privé, c'est peut-être moins naturel.
03:04Et le fait de s'adresser aux entreprises qui travaillent avec le public, c'est un plus-value.
03:11Et voilà, les cadres du privé ont la place dans ce executive master.
03:16Autant le public que le privé.
03:18Alors, je me tourne, Sébastien, vers le maître de conférence que vous êtes.
03:24Quels sont les cours qu'on va retrouver, justement, dans ce master ?
03:27Eh bien, on y retrouve une grande diversité de cours.
03:31Et c'est ce que disait Anna à l'instant.
03:32En fait, on va aller piocher dans la diversité, la pluridisciplinarité scientifique offerte par Sciences Po Bordeaux.
03:39Donc, sans rentrer dans le détail de tous les cours, on peut au moins mentionner les disciplines qui vont être
03:44sollicitées.
03:45On va bien sûr aller chercher du côté de la science politique, de la sociologie, de l'économie, de l
03:52'histoire.
03:54Ça peut surprendre aussi, mais du côté de la psychologie.
03:56On a, par exemple, un cours sur la psychologie politique qui permet aux étudiants inscrits de comprendre comment les décideurs
04:05publics décident ou ne décident pas, d'ailleurs.
04:07Mais sous un angle de psychologie adapté à ses acteurs, à ses élus, en fait, en particulier.
04:13Vous avez raison, parce que la non-décision, c'est aussi une action, finalement, quand il ne se passe rien
04:17ou qu'on n'arrive pas à faire avancer des projets.
04:19Oui, absolument. Absolument. Et comprendre la non-décision, c'est fondamental.
04:24Ça, ça va être travaillé précisément dans l'un des cours qui sera consacré au design des politiques publiques, à
04:30la construction des politiques publiques aussi,
04:32pour expliquer comment sont définies les politiques publiques.
04:35Donc, on a toute une série de cours qui vont vraiment piocher dans un grand nombre de disciplines.
04:41Et ces cours, ensuite, ils vont, pour très peu d'entre eux, être des cours magistraux.
04:48La quasi-totalité sont des cours qui se déploient en interaction avec les étudiants, vraiment, autour de cas pratiques, autour
04:54de mise en situation, autour de jeux de rôle,
04:57de manière à tout de suite être dans la pratique et s'appuyer aussi sur la pratique des élèves.
05:03Parce que, comme c'est un exécutif master, ceux qui nous rejoignent ont déjà une expérience qu'on va essayer
05:09de mobiliser pour aller plus loin.
05:11Donc, ce sont souvent des professionnels et dont l'enseignement est professé également par des professionnels.
05:17Alors, l'enseignement, il va être proposé par deux types de profils, principalement par des chercheurs ou enseignants-chercheurs.
05:26C'est un diplôme universitaire et c'est probablement la plus-value de cette formation.
05:32C'est qu'on est capable d'offrir un recul, un recul appuyé par des données scientifiques, académiques.
05:40Et c'est ce que viennent chercher les élèves, c'est justement sortir de leur quotidien.
05:45Ils ont la tête dans le guidon, comme tout le monde pris par les urgences.
05:50Et donc, avoir ce regard des chercheurs sur les évolutions des politiques publiques, de la décision, du management, des grandes
05:56tendances contemporaines,
05:58ça, ça va être ce que vont leur apporter les chercheurs.
06:00Et à côté de ce type de profil d'enseignant, on va avoir des professionnels qui vont faire partager leur
06:08expérience auprès des étudiants.
06:11D'accord. Dans le programme qu'on peut retrouver sur cette fiche qui est téléchargeable, je pense, sur le site
06:17de Sciences Po,
06:18on voit qu'il y a quatre grands blocs, management et changement, synthèse et communication efficace,
06:24le bloc 3, gouvernance publique et innovation territoriale, et enfin, le bloc 4, stratégie politique et réseau d'acteurs.
06:29Anna, ça veut dire que ces blocs, on va les suivre obligatoirement ou on peut piocher s'il y a
06:34un bloc qui nous intéresse plus particulièrement ?
06:36Ce exécutif master, on peut le réaliser en deux ans, voire quatre ans, grâce à ce parcours individualisé.
06:43Donc, on peut chercher une thématique spécifique par bloc, et ce bloc, c'est un certificat RNCP,
06:49donc inscrit au répertoire national du certificat professionnel.
06:52Ça veut dire que c'est comme un diplôme reconnu juridiquement et qui se déploie sur six mois avec une
07:01centaine d'heures,
07:02donc deux, trois jours par mois, donc c'est très, très, on s'adapte également aux activités professionnelles des cadres
07:13pour les six mois.
07:15À quel public on s'adresse exactement ?
07:18Le public concerné, ça va être des cadres de la fonction publique, des cadres du médico-social, des consultants d
07:25'organisation ?
07:25Qu'est-ce que vous avez ? Qu'est-ce qu'on retrouve chez les élèves les uns et les
07:28autres ?
07:29Sébastien ?
07:30On s'adresse en fait à tout le monde, à tous ceux qui disposent d'une expérience de responsabilité, donc
07:38d'exécutive.
07:41A priori, on pourrait imaginer qu'on s'adresse d'abord à des cadres de la fonction publique.
07:46Pas tant que ça, finalement.
07:48On a aussi beaucoup de cadres du privé qui s'inscrivent dans ce master.
07:53Bien sûr, plutôt des cadres de la fonction publique ou des fonctions publiques, en réalité, des trois fonctions publiques,
07:58qui vont venir acquérir un savoir-faire pour conduire le changement,
08:03pour s'adapter à l'évolution de la société, pour conduire leur politique publique,
08:06ou parfois juste conduire leurs équipes.
08:08Et puis, à côté de ces profils-là, on va avoir des profils totalement privés,
08:13mais qui sont en interaction régulière, voire permanente, avec les acteurs du public.
08:19Leur quotidien, c'est de travailler avec des gens issus des collectivités, parfois de l'État aussi.
08:24Et donc, ils viennent chercher dans cette formation, et ce qu'on leur offre, c'est une connaissance de ces
08:28acteurs publics.
08:29Le monde du privé et le monde du public ne fonctionnent pas de la même façon,
08:32et il y a une méconnaissance des deux côtés.
08:35Et en tout cas, ces acteurs qui viennent du privé, viennent comprendre, on en parlait tout à l'heure,
08:40comment sont prises les décisions par ces acteurs publics, quels sont les acteurs publics qui les prennent,
08:45sur quels fondements, et ainsi de suite.
08:47Donc, on va avoir ces deux grands types de profils.
08:50Et après, de manière plus détaillée, c'est très varié, en fait.
08:54Ça peut être des dirigeants d'établissements destinés aux personnes âgées, par exemple, d'EHPAD,
08:59ou de l'aide sociale en général.
09:01On peut avoir des directeurs généraux de services de communes,
09:05des responsables dans des EPCI,
09:07des responsables d'affaires publiques dans des grandes entreprises,
09:11ou des plus petites entreprises.
09:13Et j'en oublie énormément, en fait.
09:15Oui, bien sûr, parce que...
09:16Combien on a d'élèves par une quinzaine ?
09:20Une quinzaine, oui.
09:20On essaie de ne pas dépasser ce chiffre.
09:23On pourrait, mais on essaie de ne pas le dépasser,
09:25pour conserver, justement, un petit groupe qui nous permet d'être en interaction permanente,
09:30et aussi de constituer un esprit de promotion parmi les élèves.
09:35Donc, on a 12, 15 étudiants.
09:37On essaie de se limiter à ce nombre.
09:40Oui, il faut souligner l'exigence pédagogique
09:43et le travail à fournir pour ce certificat.
09:46Donc, ces interactions à 12 et 15, c'est pertinent.
09:51Voilà, donc on se limite à 15.
09:53L'investissement, on lit sur la plaquette 2, 3 jours par mois.
09:57Mais il va y avoir aussi, bien sûr, du travail personnel à la maison.
10:00Donc, c'est quand même un investissement assez conséquent.
10:02Il faut bien l'expliquer.
10:04Pour ceux qui nous regardent, Anna, qu'est-ce qu'on peut dire ?
10:08Quelles sont les modalités pratiques d'inscription ?
10:11Effectivement, nous sommes dans la bonne période.
10:13C'est pertinent de postuler pour le module qui commence en septembre,
10:20qui s'appelle Gouvernance publique et Innovation territoriale.
10:23Donc, on peut déposer le dossier.
10:26Au niveau du financement, ils sont multiples.
10:29Ça peut être du financement par le CPF, par les OPCO, les entreprises.
10:35Le prix, il est à 3 400 euros le certificat.
10:40Ceux qui connaissent un peu les budgets de formation, donc ce n'est pas excessif.
10:44Et les écoutiers au master, il est à 11 000.
10:47On en sait un petit peu plus sur ce master, management et transformation de l'accès public, l'action publique.
10:53Sébastien, on arrive à la fin de l'année.
10:55C'est la fin de l'année scolaire aussi pour les étudiants en ce moment ?
10:58C'est déjà terminé ou il y a encore quelques cours qui restent ?
11:02Précisément, les étudiants qui sont dans les exécutifs masters ont encore des cours,
11:07puisqu'ils sont étalés sur une période beaucoup plus large que les étudiants de formation initiale.
11:13Et c'est l'un des intérêts de cette formation, c'est que pour ceux qui sont inscrits,
11:18qui ont souvent d'autres responsabilités, qui ne vont pas abandonner leurs responsabilités ou leurs fonctions actuelles,
11:23ils vont pouvoir ajuster la formation en fonction de leurs diverses contraintes.
11:28Et puis, pour peut-être terminer et répondre à votre question, ça ne s'arrête jamais.
11:35Et c'est en tout cas ce qu'on espère, c'est que les étudiants qui se rencontrent lors de
11:39ces formations vont garder contact.
11:41Pour tout vous dire, il y a quelques jours, j'étais avec plusieurs d'entre eux il y a deux
11:44ou trois ans.
11:45Et c'est un groupe qui a gardé contact et qui continue d'échanger entre acteurs privés et acteurs publics,
11:49justement.
11:50On parlait aussi tout à l'heure de qui enseigne dans cette formation, ceux que je vous ai décrits, mais
11:56aussi les participants.
11:57Il y a un partage d'expériences entre ceux qui participent et qui durent dans le temps.
12:02Et voilà, à l'heure où bien trop souvent on travaille en silo, en public privé, c'est bien d
12:07'avoir ce brassage aussi entre élèves anciens et nouveaux.
12:11Un grand merci à vous deux.
12:12Sébastien Guinier, je rappelle que vous êtes maître de conférence à Sciences Po Bordeaux.
12:16Et Anna Moussigné, directrice du service formation continue à l'Institut d'études politiques de Sciences Po Bordeaux.
12:22Merci à vous et très bonne journée.
12:24A très bientôt sur Smartimo.
12:31Smartimo depuis le forum des projets urbains à Bordeaux.
12:34Pour ce projet urbain, ce forum Grand Ouest, on va parler urbanisme et santé avec des spécialistes.
12:41On est ravis d'accueillir Julien Fontaine.
12:42Bonjour Julien.
12:43Bonjour.
12:43Vous êtes architecte, directeur d'agence et partenaire chez AIA Architect.
12:46Bienvenue à vous.
12:47Et à vos côtés, Pauline Varin.
12:49Bonjour Pauline.
12:49Bonjour.
12:49Pauline, vous êtes responsable d'agence AIA Environnement Bordeaux, partenaire également.
12:55On est ravis de vous avoir pour discuter santé.
12:57Julien, la santé qui est dans l'ADN d'AIA Architect.
13:01Expliquez-nous ce que vous faites.
13:03Alors AIA Architect, c'est un grand groupe qui est basé en France et à l'international.
13:08Aujourd'hui, nous sommes 750 collaborateurs répartis sur 13 agences.
13:13Également présents à l'international, notamment à Shanghai et à Rabat.
13:17Et c'est un groupe qui a pour cœur de métier au départ, qui s'est fondé en réalité sur
13:22le développement de projets, de cliniques qui étaient dans le bassin de l'antin à l'époque, dans les années
13:2870.
13:28Et c'est un groupe qui, dès le départ, dans son ADN aussi, est imaginé en multimétier.
13:34C'est pas uniquement une agence d'architectes, c'est une agence d'architectes et d'ingénieurs associés à AIA.
13:40Donc la santé est vraiment au cœur de nos préoccupations depuis longtemps.
13:43D'abord sur les bâtiments eux-mêmes et puis ces dernières années, avec l'évolution des pratiques et des besoins
13:49pour s'adapter aussi aux commandes et aux projets,
13:52on a enrichi nos métiers.
13:54Donc nous sommes actuellement 5 métiers, on va les présenter tout à l'heure.
13:57Et on a enrichi nos pratiques aussi sur la question de la santé en plaçant la santé au cœur de
14:02tous nos projets.
14:02Voilà, dans les 5 métiers, il y a l'environnement.
14:05Pauline Varin, expliquez-nous ce que vous faites exactement dans cette branche.
14:09Alors donc le métier environnement, on accompagne les architectes, les ingénieurs du groupe, aussi à l'externe,
14:17sur la stratégie environnementale dans les projets et comment l'adresser au mieux, l'adapter,
14:23parce qu'il n'y a pas une unique solution pour tous les projets, mais bien une solution adaptée au
14:27territoire.
14:28Donc voilà, en fonction du territoire dans lequel on s'implante, de la complexité du projet et des enjeux identifiés
14:35aussi par la maîtrise d'ouvrage.
14:36L'idée, c'est d'accompagner les équipes architectes et ingénieurs sur comment décarboner la construction,
14:43comment construire en réduisant l'impact de l'environnement de nos constructions,
14:48et aussi pour proposer des bâtiments confortables et qui ne soient pas que bâtiments,
14:53mais véritables lieux de vie pour aujourd'hui et pour demain dans 50, 100 ans.
14:58On a une grosse pensée pour l'adaptation de la ville, surtout quand on a un Bordeaux comme aujourd'hui
15:02à 36 degrés, 37 degrés.
15:04Ces épisodes, paraît-il, vont se multiplier à l'avenir ? Il faut adapter la ville ?
15:07Est-ce que ce sont des sujets sur lesquels vous travaillez dès aujourd'hui ?
15:09Oui, c'est exactement ça. En fait, on y travaille même depuis des années, en tout cas.
15:15Mais c'est vrai que les méthodes se précisent, donc on a la chance de faire en tout cas un
15:18travail et un métier évolutif aussi.
15:22Donc ça, c'est très enrichissant. Et effectivement, c'est concevoir aujourd'hui, mais aussi pour demain.
15:29Et on s'est rendu compte aussi en lien avec les sujets santé, c'est que la santé, santé et
15:34environnement sont fortement liés.
15:36C'est vrai qu'on a quelques chiffres clés. C'est qu'on passe plus de 80% de notre
15:40temps à l'intérieur des bâtiments.
15:42Mais aussi, il y a plus de 70% des déterminants de santé qui sont finalement liés à l'environnement,
15:48à nos modes de vie et aux facteurs sociaux et économiques.
15:52Et finalement, tout ça, c'est fortement lié à la façon de façonner les villes, à l'architecture et à
15:58l'urbanisme.
15:59Et donc, voilà, c'est comment adapter nos méthodes pour pouvoir justement construire des bâtiments où on réduit l'impact
16:06sur l'environnement.
16:08Et on travaille ce confort et on anticipe demain. Et c'est ces pics de chaleur et cette canicule qui
16:14vont être plus fréquentes, plus longues.
16:16Ça fait partie effectivement de la bonne santé aussi. Comment justement on fait, on prévient, comment on adapte l'architecture
16:24quand on réfléchit sur la santé de demain, Julien ?
16:28Alors, il faut d'abord passer d'une logique qui était celle de l'origine, on va dire, de nos
16:36métiers, qui était plutôt de concevoir des objets, des bâtiments, des infrastructures,
16:44à une logique qui est beaucoup plus intégrale, effectivement, sur ce sujet-là.
16:50Et imaginer, en fait, se poser la question de, puisqu'on sait que l'habitat du futur, il est essentiellement
16:55urbain pour beaucoup.
16:58Finalement, en ville, quels sont les enjeux ? Et finalement, est-ce que les villes de demain, la question à
17:04se poser,
17:05c'est pas savoir peut-être si elles seront plus intelligentes, mais est-ce qu'elles seront tout simplement vivables
17:09?
17:09Donc, il y a la question, effectivement, de la façon dont on conçoit les projets, qui doit être, dès le
17:14départ, imaginé, à un horizon 2050.
17:18Notamment, c'est tout le travail qui a été fait ces dernières années sur la ville de Paris, Paris sous
17:232050, qui est un peu un travail prospectif.
17:26C'est un travail qu'on applique et qu'on décline dans nos projets.
17:28Donc, ça veut dire ne pas réfléchir uniquement en termes de bâtiments, mais en termes de systèmes, dans un ensemble
17:34qui doit être cohérent sur le plan urbain,
17:36donc la dimension urbaine, et s'appuyer pour ça aussi sur les travaux de recherche. C'est très important.
17:41Le groupe AIA a créé, il y a plusieurs années, une fondation sur la santé qui mène des recherches en
17:48parallèle,
17:48et notamment qui nous ont permis de développer des concepts qu'on applique dans les projets,
17:52notamment la question de l'urbanisme favorable à la santé, qui est quelque chose qu'on a travaillé et qu
17:55'on a décliné à plusieurs échelles,
17:57mais également à l'intérieur de nos projets avec des concepts qu'on a développés, notamment pour l'hospitalier,
18:02des concepts d'hôpital, refuge, climatique aussi pour les populations, par exemple,
18:08ou de ville oasis à l'échelle du territoire pour le paysage.
18:11Comment ça se concrétise ? Est-ce qu'il y a des projets emblématiques sur l'agglomération de Bordeaux, dont
18:16on peut parler,
18:17sur lesquels vous avez planché, entre guillemets ?
18:20Actuellement, on a des projets en développement sur l'Aquitaine et sur l'ère métropolitaine bordelaise plus spécifiquement.
18:26Ce sont des projets d'accompagnement aussi, notamment, on a différentes thématiques,
18:31la thématique de la santé, la thématique, on va dire, de la mixité urbaine, la thématique de l'enseignement,
18:37puisqu'on intervient sur des programmes scolaires aussi, et puis ce qu'on appelle les projets ville-ressources,
18:41qui sont des projets d'accompagnement de territoire en développement en mobilité,
18:45par exemple sur Bordeaux-Métropole actuellement, nous travaillons sur le troisième dépôt de bus de Bordeaux-Métropole,
18:49qui se situe sur la commune de Florac, qui est actuellement en projet.
18:53Pauline, vous avez participé activement à ces développements ?
18:56Oui, effectivement, sur le dépôt de bus de Florac, il y a un axe fort sur la décarbonation
19:03et la réduction des consommations énergétiques du projet,
19:09avec une structure bois majoritaire sur le bâtiment administratif.
19:13Le dépôt de bus de Florac comprend plusieurs bâtiments.
19:17Celui-ci est soumis à l'ARE 2020.
19:19Et donc, on a travaillé de concert avec les architectes pour pouvoir...
19:24Donc les architectes, on est aussi associés à LDLW, d'ailleurs, sur ce projet-là.
19:28Et voilà, donc pour travailler sur une structure bois majoritaire,
19:32on a travaillé aussi sur le sujet de stratégie d'orientation des protections solaires,
19:38pour pouvoir travailler le confort.
19:40Et avec aussi un confort assuré de façon passive.
19:44Et notamment avec une réflexion des brasseurs d'air.
19:49Et aussi dans la halle de maintenance, où le confort est aussi un enjeu dans ce dépôt de bus,
19:54une stratégie qui a été poussée pour garantir un fonctionnement en ventilation naturelle,
20:00compléter avec des brasseurs d'air grande dimension.
20:04Ce n'était pas facile, parce qu'il y a toujours les enjeux incendies, désenfumages, détections.
20:11Ce n'est pas évident, d'autant qu'on a des enjeux contradictoires.
20:14On veut de la fraîcheur, mais on sait aussi qu'il y a l'enjeu des gaz à effet de
20:16serre qu'il faut réduire.
20:17Donc c'est plus, comme je vous l'ai dit, par la structure des bâtiments,
20:22du bon sens aussi parfois dans la construction.
20:24Exactement, il faut revenir au bon sens.
20:25Finalement, c'est travailler la performance de l'enveloppe, l'orientation du bâtiment.
20:29Et voilà, ça c'est des choses qui peuvent être envisagées de la base.
20:33C'est dans l'ADN finalement de l'IA Architecte aussi.
20:37Et après, c'est aussi travailler sur la désimperméabilisation,
20:43là sur le dépôt de bus de Florac.
20:45Notamment, on a tout un travail de solution fondée sur la nature,
20:48de gestion des eaux pluviales et aussi de travail pour la récupération d'eau de pluie
20:53et le traitement d'eau de pluie au niveau de la station de lavage des bus.
20:57Donc voilà, c'est une dimension complète parce qu'on pense souvent à énergie, carbone,
21:01mais c'est vrai qu'il ne faut pas oublier aussi la thématique de l'eau.
21:03L'eau, ressources essentielles.
21:04Qui est aussi l'enjeu de demain, mais même d'aujourd'hui.
21:07Oui, tout à fait.
21:08Écoutez, on en sait un petit peu plus en tout cas sur AIA Architecte
21:12et tous vos projets à travers les différentes structures.
21:15Merci Julien, Julien Fontaine, merci à Pauline Varin et à très bientôt dans Smartimo.
21:21Merci.
21:26Et depuis le forum des projets urbains ici à Bordeaux,
21:28on va découvrir une IA, une intelligence artificielle experte en urbanisme.
21:32On en discute avec notre invité, Charles-Edouard Rey.
21:35Bonjour.
21:35Bonjour.
21:36Charles-Edouard, vous êtes directeur produit, plutôt chief product officer chez Be Tomorrow.
21:41Et on va découvrir avec vous Planea, qui permet à tout un chacun de faire parler son PLU.
21:49Première question, un petit mot justement sur Be Tomorrow.
21:52Je crois que vous avez commencé dans le jeu vidéo.
21:54Comment on passe du jeu vidéo au PLU ?
21:56Alors effectivement, Be Tomorrow, c'est aujourd'hui une agence de services numériques
22:00qui a une longue histoire, qui a été créée en 2002.
22:02Aujourd'hui, on est 70 et effectivement, c'est avant tout une équipe qui crée des jeux vidéo,
22:07qui s'est diversifiée dans le service.
22:08Aujourd'hui, on a gardé de cette histoire notre capacité à mêler le meilleur de la tech et du design
22:13au service de produits innovants, avec une expérience utilisateur qui est travaillée,
22:18qui est très poussée.
22:19Donc aujourd'hui, Be Tomorrow, on répond sur différents aspects.
22:23Et aujourd'hui, au forum, au FPU, on présente avant tout notre pôle cities,
22:28qui est concentré sur des solutions adressées aux urbanistes,
22:31aux organisations privées aussi, qui ont la vocation à accélérer sur la data et l'IA.
22:37Il y en a qui vous utilisent peut-être déjà sans le savoir, tous les utilisateurs de TBM,
22:42l'application de mobilité pour tout le réseau de transport de Bordeaux.
22:46Exactement.
22:46Donc habituellement, on crée aussi des applications mobile, web et cloud,
22:50dont des applications de transport qui sont largement utilisées à Bordeaux, par exemple.
22:55Donc là, ce qu'on vient amener, c'est une expertise qui nous permet de fournir des itinéraires
23:01qui vont être compréhensibles en quelques clics pour savoir comment se déplacer, acheter les tickets.
23:07Donc là, on a une expertise technique.
23:08On vient intégrer 13 fournisseurs de services différents à Bordeaux
23:11pour créer le premier MAS de niveau 3 en France.
23:14Donc c'est l'application qui intègre un maximum de services sans couture pour les utilisateurs.
23:19Oui, voilà.
23:20Donc en tout cas, une attention très partagée sur l'UX, l'expérience utilisateur, on l'a compris.
23:26Et demain, effectivement, on pourra peut-être faire parler très facilement son plan local d'urbanisme.
23:30Alors aujourd'hui, c'est un document assez compliqué.
23:31D'ailleurs, ce n'est pas très normé.
23:33Il y en a qui font 70 pages, il y en a qui font 200 pages.
23:35Vous avez réussi à finalement le faire parler, c'est-à-dire qu'en langage natural,
23:40on va pouvoir interroger demain son plan local d'urbanisme.
23:43Donc effectivement, les documents de type PLU, c'est des documents qui regorgent de beaucoup d'informations,
23:48qui ont énormément de valeurs, qui sont souvent répartis entre plein de paragraphes un peu différents
23:53et qui nous concernent tous.
23:54À partir du moment où on doit faire une évolution dans notre maison,
23:57savoir si on a le droit de couper un arbre, d'élever une barrière
24:00ou de faire une extension pour les plus gros projets par exemple.
24:02Donc ça, c'est pour les particuliers.
24:03On doit consulter ces documents qui aujourd'hui ne sont pas hyper accessibles.
24:07Ils sont compliqués, ils font des centaines de pages.
24:10Et en plus, ils sont souvent incomplets.
24:12C'est-à-dire qu'une partie des informations est parfois présente dans d'autres informations cartographiques
24:17qu'il faut recouper.
24:18Et donc là, il y a besoin d'avoir une vision experte.
24:20Avec Planea, ce qu'on propose, c'est effectivement une plateforme, un agent conversationnel
24:25qui permet d'interroger, de poser ces questions directement, même quand on est néophyte,
24:29et d'avoir des réponses pointues, sourcées,
24:31et qui prennent en compte l'intégralité des sources de données possibles.
24:36C'est vrai qu'on voit les progrès de l'intelligence artificielle,
24:40avec les milliards qui sont investis du côté notamment des Etats-Unis.
24:43Et c'est vrai qu'on se dit, est-ce qu'on a besoin d'une IA spécialiste finalement
24:48de ces affaires d'urbanisme, ou est-ce qu'un de chez GPT demain ne va pas pouvoir faire
24:52directement le travail, ou cloud ou perplexité ?
24:54Effectivement, c'est une bonne question.
24:56Alors, en tout cas, aujourd'hui, nous, ce qu'on constate, c'est que sur ces données
25:00qui vont être des deux, enfin sur ces questions, qui vont être des questions pointues
25:03et à fort risque à potentiel, parce que si on fait une erreur, ça peut avoir des conséquences lourdes,
25:08Child GPT ne sera pas suffisant ici, parce qu'on ne va pas pouvoir mêler autant de sources
25:13de données qui vont venir d'informations qui vont être très différentes, et s'assurer
25:17qu'en plus, elles respectent les critères des spécialistes, des urbanistes.
25:21Donc nous, ce qu'on fait pour ça, justement, c'est que chacune des régions
25:24réponses qui vont être formulées par l'intelligence artificielle va être vérifiées,
25:29enfin, en tout cas, on va avoir des typologies de réponses qui vont être vérifiées par
25:31des experts urbanistes, et on va avoir une intelligence artificielle tierce qui va vérifier
25:36que notre IA répond bien dans les clous de ce qui a été spécifié par les spécialistes.
25:40Donc, en fait, on a vraiment des choses qui sont sourcées et qui sont vérifiées,
25:44et donc là, cette complexité-là, effectivement, aujourd'hui, elle n'est pas assimilée,
25:49cette complexité métier n'est pas assimilée par des outils comme Child GPT.
25:52On a un autre enjeu qui est, effectivement, l'accès de la donnée.
25:55Toutes les données ne sont pas accessibles à Child GPT, donc nous, ce qu'on va proposer,
25:59c'est des IA experts qui vont être directement branchés sur les données des métropoles,
26:04par exemple, dans le cadre d'acteurs publics.
26:07Ces métropoles, ces acteurs publics, ils peuvent aussi s'inquiéter de temps en temps.
26:10On sait qu'il y a du vol de données, il y a des fuites, il y a peut-être
26:13des inexactitudes.
26:14Qu'est-ce que vous répondez à ces objections face aux imperfections, aujourd'hui, de l'IA ?
26:19Par rapport à ces objections, déjà, un des points, c'est de construire une architecture qui soit solide, qui soit
26:25résiliente.
26:26En fait, il faut aller au-delà du POC.
26:29On peut assez rapidement avoir des premières expériences un peu bluffantes avec, justement, des LLM grand public.
26:35Nous, ce qu'on va proposer, c'est une architecture scalable qui va permettre d'adresser des dizaines,
26:40des milliers de questions en temps réel avec des garde-fous,
26:43où on s'assure que les utilisateurs ne vont pas poser n'importe quelle question
26:46ou hacker le système pour utiliser un maximum de tokens, par exemple, quotidiens.
26:51Ça, c'est des choses qu'on va mettre en place, des garde-fous qui font qu'effectivement, ça va
26:54être sécurisé.
26:55Après, parmi les autres objections, on a le plan écologique.
26:58Est-ce que c'est vraiment pertinent d'ouvrir des IA agentiques comme ça au plus grand nombre ?
27:03Nous, ce qu'on constate, c'est qu'en optimisant bien les agents, on arrive à apporter des réponses en
27:08un ou deux promptes,
27:10finalement, qui vont regorger d'informations agrégées et qui vont éviter de faire X requêtes HTTP
27:18si on était sur un site web classique pour trouver une information.
27:20Alors, des requêtes et puis pour les métropoles, ça mobilise aussi des agents qui sont au téléphone bien souvent,
27:26qui doivent fouiller.
27:28C'est assez long, c'est complexe.
27:29Là, aujourd'hui, vous pensez que demain, justement, ces agents vont être remplacés par une intelligence artificielle experte comme Planéa
27:35?
27:35Alors, c'est une bonne question.
27:37Alors, déjà, ce qu'on constate, c'est que ces agents, ils sont intéressés aussi par une solution comme Planéa.
27:41L'idée, ce n'est pas seulement d'ouvrir Planéa à tout un chacun,
27:45mais aussi qu'eux puissent en profiter au quotidien pour répondre plus rapidement, plus efficacement.
27:50Et après, l'idée, ce qu'on donne, nous, ce qu'on offre, c'est des outils pour qu'eux
27:54avancent plus vite, soient plus efficaces.
27:57Cette question d'être grand remplacé par l'IA, je pense que si on veut ne pas être grand remplacé
28:02par l'IA,
28:03le premier truc, c'est de l'utiliser, de l'adopter au maximum.
28:06Et les personnes qui vont l'adopter, qui vont prendre ce virage, effectivement, c'est elles qui seront le plus
28:10à même demain
28:11de conserver justement toute la valeur qu'ils peuvent apporter en étant augmenté à l'IA.
28:15Oui, il ne faut pas en avoir peur, il faut s'en emparer et peut-être transformer un petit peu
28:19son métier,
28:20mais pour du mieux et avec une accessibilité aussi au public.
28:24En tout cas, il faut la conserver.
28:26Merci, Charles-Édouard Rey.
28:27Je rappelle que vous êtes directeur produit et donc chef produit officer chez BeTomorrow
28:31et donc à Découvrir, Planéa, une IA experte en urbanisme.
28:34À très bientôt sur Smartymo.
28:35Merci, merci beaucoup.
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