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Lundi 1 juin 2026, retrouvez Pierre-Olivier Beffy (Gérant et chef économiste, Boussard et Gavaudan), Léa Dunand-Chatellet (Gérante et directrice de l'investissement responsable, DNCA Investments) et Léa Dauphas (Chef économiste, TAC Economics) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00...
00:10Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:14Léa Dunant-Châtelet est avec nous, directrice de l'investissement responsable de DNCA.
00:17Bonsoir et bienvenue Léa.
00:19Bonsoir Grégoire.
00:20L'autre Léa aujourd'hui, Léa Dauphas est à nos côtés également.
00:23Bonsoir Léa, ravie de vous retrouver.
00:25Vous êtes chef économiste chez TAC Économique, c'est membre également de l'association L'Eco Avenir.
00:30Et son président est à nos côtés, Pierre-Olivier Béfi.
00:33Bonsoir président, oui.
00:34Bonsoir Pierre-Olivier.
00:36Je vais dire bonsoir les Russes, mais bonsoir.
00:39Président de L'Eco Avenir et vous êtes gérant et chef économiste chez Boussard et Gavodan.
00:45Commençons peut-être par les dynamiques macro après trois mois et un peu plus même de crise dans le golfe.
00:51Léa, toujours un peu les mêmes questions, mais avec le facteur temps qui effectivement se déroule sous nos yeux.
00:59Capacité de résilience de nos économies.
01:01Là on voyait les enquêtes manufacturières restent globalement quand même à des niveaux, comment dire, acceptables pour dire les choses.
01:09Il n'y a pas de rupture de ce point de vue-là.
01:11On aura des chiffres d'emploi sur le marché du travail américain tout au long de la semaine.
01:16Résilience de l'activité économique face à des pressions inflationnistes qui pourraient perdurer dans le temps, même un peu au
01:24-delà une possible ou potentielle réouverture du détroit.
01:28Alors pour l'instant effectivement ce qui se passe c'est la suite logique d'un choc d'offres qui
01:31arrive sur l'économie.
01:33Il faut faire un peu attention à la lecture des PMI, mais il faut dire que c'est beaucoup d
01:36'anticipation.
01:36On a les effets de stockage qui jouent en ce moment. Quand on dissocie manuf du service, le service est
01:42déjà en net régression et assez faible.
01:45Donc même si le manuf se tient bien, c'est surtout la combinaison de chocs qu'on connaît depuis des
01:49années qui font que maintenant on prévoit et on anticipe.
01:51C'est le signe quand même de l'adaptation ou de l'adaptabilité des entreprises dans ce monde de crise
01:57permanente.
01:58En partie. Maintenant on raisonne aussi avec le fait que ce choc de détroit ne dure pas longtemps pour l
02:03'instant.
02:04C'est l'anticipation de marché, c'est un peu cet effet-là qui est aussi présent.
02:09Si on basculait sur un scénario de rupture, on serait vraiment dans un autre monde.
02:12Donc pour l'instant, on s'adapte. Ce qu'on voit c'est le passage de cette hausse des prix
02:16de l'énergie dans l'inflation.
02:18Et à ce stade, les effets de second tour sont très limités.
02:21Il ne faut pas oublier, vous mentionnez l'aluminium tout à l'heure, l'ensemble de la suite de la
02:25chaîne de valeur,
02:26que ce soit l'aluminium, les pétrochimies ou tout ce qui est lié aux engrais,
02:29sont déjà à des hausses de tarifs de plus de 40-50%.
02:33Donc même si le conflit s'arrêtait demain, de toute manière, les effets sont en train de se diffuser.
02:38Il y a une diffusion de ce choc de prix, partant du pétrole, à d'autres catégories de prix.
02:44Exactement.
02:44Sans pour autant que ça initie de boucle avec les salaires.
02:47Alors voilà, c'est deux choses différentes.
02:49On est d'accord.
02:49On a vraiment un choc de prix qui se transmet et qui, à supposer que le pétrole n'augmente pas
02:55et qu'on est dans une résolution de conflit quelque part autour de l'été,
02:58va amener à un pic d'inflation autour de l'été.
03:01Si maintenant, et c'est un peu la crainte de tout le monde, c'est-à-dire qu'on retrouve
03:04l'effet de la guerre en Ukraine
03:05et donc on a des boucles prix-salaire qui se matérialisent,
03:08et donc là, le choc d'inflation passe dans un second tour.
03:12Moi, je ne suis pas nécessairement sur ce scénario-là.
03:15Alors déjà, il faut mettre d'un côté les US et la zone euro.
03:17La zone euro, le marché du travail est stable, mais commence à montrer quelques poches de fragilité.
03:23On n'est plus du tout sur des dynamiques salariales.
03:25On n'est plus dans le post-Covid, post-Ukraine, dans lequel on avait beaucoup d'épargne
03:28et beaucoup de capacités à compenser.
03:31Donc là, c'est surtout un choc d'énergie qui se diffuse
03:33et les effets de second tour sur les autres matières premières qui sont en train de se diffuser.
03:37Et maintenant, côté macro, il faut vraiment dissocier les États-Unis de la zone euro.
03:40Les États-Unis, on a, qui est un discours qu'on a depuis longtemps,
03:44cette résilience US par l'investissement lié à l'IA.
03:47Qui, en fait, annihile un peu les effets de hausse de taux.
03:51C'est-à-dire que la consommation, in fine, la demande domestique américaine ralentit.
03:56Mais l'investissement privé est insensible au resserrement monétaire.
04:00Et donc, on a cet effet boom de l'IA qui entretient cette résilience américaine.
04:03Ça, c'est le côté américain. C'est très bon.
04:05Et même avec la hausse de l'inflation, pour l'instant, les choses se tiennent.
04:09Segmentées par type, cette k-shape croissance.
04:12Côté zone euro, c'est très différent.
04:14Zone euro, on tablait cette année sur une accélération de la croissance en zone euro,
04:18à supposer que la confiance tenait.
04:20Et donc, tout ce qui était latent, l'épargne, l'investissement,
04:23aidé par les plans d'infrastructure et les restants des plans d'NGEU,
04:26boostait la croissance en zone euro.
04:28Là, dès le mois de mars, le choc de confiance a été significatif.
04:33Les perspectives de croissance sont évisées franchement à la baisse.
04:35On est sur un acquis de croissance en zone euro cette année qui est de 0,4.
04:39Donc, même si Hormuz réouvrait dans quelques temps,
04:43aller chercher une croissance, alors comme on anticipait supérieur 1,
04:47c'est déjà impossible pour 2026,
04:49et on va probablement réviser à la baisse quelque part entre 0,5 et 0,7 cette année.
04:54Et en fait, c'est ça la problématique.
04:56On n'a pas cette résilience américaine.
04:58On n'attend pas d'effet de rattrapage.
05:00On n'attend pas d'effet de rattrapage.
05:03Le T2 est d'ores et déjà affecté par la crise.
05:06Donc, il faudrait qu'on ait un effet fort de rattrapage au T3 et au T4,
05:09là où l'inflation sera encore, même si elle décélère dans une phase haussière,
05:13un marché du travail qui commence à montrer des signaux un peu négatifs.
05:17Donc non, la zone euro, l'année est déjà finie.
05:20L'effet de rattrapage, ce sera 2027 s'il se matérialise.
05:24Bon, Pierre-Olivier, sur ces considérations macro,
05:26avec les enjeux du mois de juin, je le disais,
05:29qui seront notamment caractérisées par les prochaines décisions de politique monétaire.
05:33Une dernière sortie d'Isabelle Schnabel,
05:35pour ceux qui n'auraient pas bien entendu le message de la membre allemande
05:39du directoire de la Banque Centrale Européenne.
05:41Ça y est, nous ne pouvons plus regarder à travers ce choc de prix,
05:45ce choc énergétique.
05:47Il est temps d'agir en juin.
05:48Et certains de ses petits camarades, je crois que c'est le lituanien,
05:51qui lui estiment qu'après la hausse de taux de juin,
05:55viendra le temps d'une seconde hausse de taux,
05:58qu'il estime être plus probable que jamais.
06:01En tout cas, il estime que le scénario d'une...
06:02que la hausse de taux de juin soit suivie d'une deuxième
06:04est ce qui est pour lui le plus probable,
06:07côté lituanien, en tout cas.
06:09Comment on en arrive là ?
06:10Après, je pense qu'il y a deux points.
06:12Le marché, déjà, s'attend à ce qu'on ait deux hausses de taux
06:15de la part de la Banque Centrale Européenne.
06:17Pas plus, on n'attend pas un cycle.
06:18On attend un recalibrage de la politique monétaire
06:22avec l'idée qu'on fait des hausses d'assurance, en quelque sorte.
06:25Moi, je trouve que c'est plutôt bien.
06:26D'abord, certains ont un peu peur qu'on fasse l'erreur de 2008.
06:29Je pense que ça n'a rien à voir.
06:30Les taux sont beaucoup plus bas aujourd'hui qu'il était en 2008.
06:33Le choc énergétique en 2008, pour le coup,
06:35était marqué de manière...
06:37Enfin, il était assez temporaire quand on regardait sa nature.
06:39Là, Hormuz, même si ça réouvre,
06:41on sait que ça met beaucoup de temps
06:43normalisé. Donc, on sait aussi que sur le pétrole,
06:44ça va mettre du temps aussi à rebaisser.
06:46Voilà. Donc, je pense que
06:50pour la Banque Centrale Européenne,
06:51remonter de 25 ou 50 points de base
06:53dans les six mois qui viennent,
06:54ce n'est pas un gros problème.
06:56Et je pense qu'aux États-Unis, ils feront un peu pareil.
06:58Alors, je ne sais pas s'ils montrent les taux,
06:59mais je pense que Warch, il a intérêt à être très au quiche
07:01le premier meeting. D'abord, parce que comme ça,
07:03de toute façon, il n'a pas d'argument pour dire qu'il va baisser les taux
07:06à court terme. Donc, c'est une bataille perdue d'avance.
07:08Donc, autant qu'il arrive en disant
07:09« Moi, je suis quelqu'un de très au quiche, etc. »
07:13Et puis, on lui a préparé un peu le terrain.
07:14C'est-à-dire que le ton est quand même monté
07:15un peu au sein du comité.
07:17Et puis, il baissera les taux plus tard.
07:18Mais pour l'instant, je pense qu'ils ont intérêt à être plus au quiche.
07:21Et je pense qu'il y a un point quand même qui est important
07:23pour les banquiers centraux,
07:24c'est de tenir la partie longue de la courbe des taux.
07:26Alors, peut-être encore plus aux États-Unis.
07:27Comme le disait Léa, il y a quand même
07:29une différence de phase au niveau économique
07:31entre l'Europe et les États-Unis.
07:33Ça se voit sur les marchés obligataires.
07:34Le 10 ans allemand, il est autour de 3.
07:37Il est monté à 3,10 à un moment.
07:38Enfin, il a du mal à monter.
07:39Par contre, les taux américains sont plutôt en montée un peu plus forte.
07:42Je crois que le spread s'est écarté de 15 BP
07:44sur le 10 ans, sur le mois de mai.
07:46Donc, du coup, monter un peu les taux aujourd'hui,
07:50c'est rassurer aussi, dire qu'il n'y aura pas de boucle inflation.
07:53C'est maîtriser la partie longue.
07:54Non, mais je reviens à votre histoire de partie longue des courbes du taux.
07:56Parce qu'il y a 10 jours, 2 semaines de ça maintenant,
07:58ça s'est un peu calmé, ça s'est un peu atténué.
08:00Mais c'était à nouveau le gros sujet.
08:02C'est-à-dire, est-ce qu'on était en train de perdre le contrôle
08:05des parties longues de courbes, que ce soit au Japon, en Europe,
08:09et à commencer par les États-Unis.
08:11Et donc, pour ça, il faut que les banquiers centraux
08:12quand même envoient au moins des signaux un peu de durcissement.
08:16Et paradoxalement, même pour l'Europe,
08:18c'est plutôt mieux d'augmenter un tout petit peu les taux aujourd'hui,
08:21quitte à ce que les taux à 5 ans, à 10 ans restent très contenus.
08:23Parce que paradoxalement, le financement de l'économie
08:26se fait plutôt sur la partie longue, pour les entreprises,
08:28pour les ménages sur l'immobilier,
08:30dans une moindre mesure pour l'État.
08:31Parce qu'ils peuvent émettre beaucoup plus à court terme,
08:33ils sont plus flexibles.
08:34Mais je pense que c'est assez important,
08:35sachant qu'en plus en Europe,
08:37encore une fois, comme Léa l'a très bien dit,
08:38les signes de ralentissement, ils sont là.
08:40Moi, je pense qu'aux États-Unis,
08:41on va les voir aussi au troisième trimestre.
08:42Je pense qu'aux États-Unis, ce qui différencie...
08:44C'est quoi ? C'est la consommation qui va franchement ralentir aux États-Unis ?
08:47Moi, je pense qu'elle est déjà...
08:47Quand on regarde la consommation réelle aux États-Unis,
08:50elle est stable, à dire flat, excusez-moi.
08:54Elle est stable quasiment depuis deux ans.
08:55Il n'y a pas de consommation réelle aux États-Unis aujourd'hui.
08:58Par contre, il y a beaucoup d'investissement.
09:00C'est ça qu'on voit.
09:01Et l'investissement, il vient d'où ?
09:02Il vient d'abord du stimulus de Trump,
09:04qui a été beaucoup plus violent que les stimulus qu'on a en Europe.
09:06Parce qu'on a beaucoup parlé du stimulus allemand,
09:08mais d'abord, il a mis beaucoup plus de temps à se mettre en place.
09:10Et en plus, c'était très focalisé sur l'Allemagne.
09:12Il y a plein de pays comme la France,
09:13il y a plein de pays qui ne font pas de stimulus.
09:15Donc déjà, l'amplitude du stimulus est beaucoup plus fort aux États-Unis.
09:18Trump, pour gagner les élections,
09:20ce qu'il ne va sans doute pas arriver à faire,
09:21il avait bien misé sur le fait qu'il fallait mettre un maximum de mesures
09:25qui avaient un impact très rapide dès le début de l'année.
09:27Il a fait le fameux dégrèvement des taxes sur l'investissement
09:31qui en plus restimule encore plus l'investissement
09:34qui était déjà très fort avec tous les investissements
09:36qui avaient été annoncés dans la tech, les data centers, etc.
09:39Donc je pense que l'effet embarqué était beaucoup plus violent aux États-Unis.
09:42Et si on ajoute l'effet de restockage,
09:44moi je pense que le pic du restockage, il est à mon avis pour l'été.
09:47Le pic des mesures budgétaires aux US, il est aussi à peu près pour l'été.
09:51Donc je pense que la deuxième partie d'année ne sera pas catastrophique,
09:53mais on risque d'avoir quand même un petit ralentissement.
09:56À mon avis, l'accélération est finie.
09:58Oui, oui.
09:59Et le fait que la croissance américaine repose beaucoup
10:02sur les dépenses d'investissement en IA,
10:05c'est solide ?
10:07Ou est-ce que ça génère aussi un point de vulnérabilité
10:10pour la croissance américaine ?
10:15Moi, je ne sais pas si c'est un problème macro,
10:17à mon avis c'est plutôt un problème financier.
10:19C'est plutôt comme ça que je le vois.
10:21On peut embarquer sur le sujet tout de suite.
10:22Mais ça peut être une vulnérabilité financière
10:25qui se retrouve à un moment à avoir des impacts économiques.
10:29Ce qui est sûr, c'est que notamment si on se projette vers 2027,
10:32ce qui est peut-être un peu loin pour nos horizons d'investissement,
10:34mais ça va être très compliqué de garder les mêmes ribles de croissance de l'investissement.
10:37Parce que si on veut avoir une contribution de l'investissement
10:40qui reste positive, simplement positive,
10:43il faut mettre le même niveau de croissance de l'investissement.
10:46Et ça, ça va être plus compliqué.
10:48On attend 1 000 milliards de dépenses d'IA peut-être en 2027.
10:52Alors, je ne sais pas, là, on est à 500, 600, 700, 800 sur l'ensemble de l'année 2026.
10:56On attend encore plus en 2027.
10:58Est-ce qu'on pourra encore projeter toujours plus sur les années suivantes ?
11:01Mais moi, encore une fois, d'un point du macro,
11:03et du coup, ça lie un peu les marchés,
11:04je pense que la question centrale, c'est celle des profits.
11:06Des profits qu'on peut réaliser dans le futur.
11:08Est-ce qu'il y aura assez de gérer que la compétition va suffisamment se resserrer
11:13pour éliminer plein de concurrence, qu'on fera plein de profits ?
11:15Ça, c'est un premier point.
11:17Et même à court terme,
11:18est-ce qu'on est dans une dynamique où ces investissements,
11:22dès l'année prochaine, rassurant les investisseurs,
11:24parce que même si on s'endette, même si les frics cash flow baissent,
11:28on continue à avoir une dynamique de croissance des profits qu'est forte ?
11:32Léa, on a 9 semaines de progression continue du S&P 500
11:36à travers le thème de la tech,
11:38et dans la tech, évidemment, c'est le thème de l'IA.
11:40Alors, qui peut se déplacer ?
11:42Les Mac 7 surperforment beaucoup moins aujourd'hui,
11:45elles font à peu près comme le marché,
11:47mais c'est vrai qu'on voit des rattrapages spectaculaires.
11:50Alors, c'est Micron aujourd'hui, dans la mémoire,
11:52Samsung et Sky NX en Corée, évidemment.
11:56On voit tous les segments un peu chauds et non rentables,
11:59d'ailleurs de la photonique, du quantique, du robotique, du spatial,
12:02qui reviennent très très vite là aussi,
12:04avec des niveaux de surperformance exceptionnels, quand même,
12:08par rapport au Nasdaq.
12:10Qu'est-ce que ça vous inspire ?
12:11Et si la question est financière, comme le suggérait Pierre-Olivier,
12:15est-ce qu'il faut, alors, s'inquiéter, je ne sais pas,
12:17mais en tout cas garder l'esprit suffisamment ouvert
12:20pour imaginer qu'à un moment,
12:21le marché puisse percevoir le thème de l'IA de manière différente ?
12:25Ce qui est sûr, c'est que si on redonne quelques chiffres
12:28pour comprendre vraiment la dynamique,
12:30en début d'année, vous parliez là de 1 000 milliards d'investissements,
12:33on n'était qu'à 650 milliards annoncés en début d'année,
12:36ce qui représentait plus 25%, 26%.
12:39Donc là, on n'est pas loin de presque plus 50% par rapport à l'année dernière.
12:42Donc toutes ces annonces en cascade au cours du premier trimestre,
12:46et qui se sont encore un peu étalées jusqu'à mai,
12:49montrent en fait une dynamique extrêmement forte des acteurs de l'IA.
12:52Et je précise juste, désolé Léa, je vous interromps,
12:54toutes ces révisions à la hausse de CAPEX,
12:56ne se font pas sur des révisions à la hausse de plus de data center
12:59ou de plus de volume.
13:00C'est uniquement parce que les prix des composants,
13:03des équipements, de l'électricité, a augmenté.
13:06Donc c'est simplement l'inflation qui tire les révisions à la hausse des CAPEX.
13:11Oui, et ça rejoint un petit peu ce qui a été dit sur l'environnement de taux,
13:14et notamment sur l'inflation.
13:16Il est clair qu'aux Etats-Unis,
13:18on est en train de rentrer dans une boucle inflationniste
13:20qui n'a rien à voir avec le conflit actuel.
13:23Il va falloir être extrêmement vigilant sur cette partie-là
13:25parce que l'IA est inflationniste,
13:27au moins en tout cas à court terme,
13:29mais pas seulement pour des raisons d'augmentation des prix,
13:32comme vous venez de l'évoquer.
13:33Beaucoup de spécialistes évoquent aussi
13:35la difficulté à mettre en place
13:37ces fameux ordinateurs quantiques et le calcul quantique
13:40coûtent beaucoup plus cher qu'ils ne l'avaient prévu.
13:44En consommation d'énergie,
13:45donc ça, ça n'a rien à voir avec l'augmentation des prix
13:48et du détroit d'Hormuz.
13:49C'est purement et simplement ce sujet-là qui est sur la table.
13:53Et donc, le modèle d'affaires,
13:54il va falloir un moment qui sorte véritablement
13:56et de manière claire pour les investisseurs.
13:58Parce que si nous n'avons pas demain
14:01une profitabilité qui se dessine
14:02vu l'ampleur des investissements dont on parle,
14:05le risque systémique sur le marché va revenir.
14:08On l'avait eu à peu près à la même période l'année dernière,
14:10plutôt pour des questions de financement
14:12et d'interconnexion entre les acteurs.
14:14Les valeurs circulaires, oui.
14:15Voilà.
14:15Ça, bon, ça restera toujours le cas
14:17puisqu'ils sont quand même tous très interdépendants.
14:19En revanche, les valorisations commencent à devenir un peu inquiétantes
14:23dans la mesure où on a du mal à savoir à la fin
14:25quel va être le modèle d'affaires.
14:27Et vous aviez au pied, en introduction à SAP notamment,
14:30il y a d'autres acteurs,
14:31Nemecek, on a parlé de Dassault Systèmes,
14:32Nemecek et SAP sont extrêmement challengés
14:36sur leurs résultats et leur capacité à survivre
14:39dans le monde de l'IA.
14:40On a eu aussi un acteur comme Ridel Sevir, par exemple.
14:43N'oublions pas que ce sont eux qui ont les données.
14:45Et on n'a toujours pas solutionné cette problématique de la donnée.
14:48Qui va payer la donnée ?
14:49Quel est le modèle d'affaires autour de la donnée ?
14:51Et donc, on va quand même progressivement
14:53re-regarder aussi les acteurs qui pourraient intégrer l'IA
14:57comme un moteur de performance avec leur base d'actifs
14:59qu'ils détiennent, qu'ils connaissent,
15:01y compris de leur base clientèle.
15:02Et c'est là où ça devient intéressant, effectivement,
15:05de voir les performances des acteurs compétiteurs,
15:08quelque part, ou en tout cas,
15:09laissées sur le côté depuis plus de six mois.
15:12Les intégrateurs, quand même !
15:13Ceux qui vont intégrer l'IA en premier
15:16et la diffuser dans les entreprises.
15:18SAP et Oracle, c'est quand même un espèce de duopole
15:22de l'architecture IT, de plein de boîtes de la planète.
15:26Et le bon sens, je vous le dis,
15:27parce que ce sont les clients de l'IA.
15:29Donc, si eux n'arrivent pas à trouver un modèle d'affaires pertinent
15:32pour leurs propres activités,
15:35alors qui va vraiment être les acheteurs de l'IA ?
15:39La boucle est bouclée, quelque part.
15:41Mais là, quand on fait du stock picking,
15:42comme c'est le cas chez DNCA,
15:45c'est vraiment un marché où il faut se poser cette question.
15:47Dans l'univers du logiciel au sens large,
15:50après le de-rating spectaculaire que le secteur a connu,
15:54de manière assez indiscriminée,
15:55est-ce que là, c'est un moment, effectivement,
15:59au moins de réfléchir aux opportunités,
16:01voire de commencer à préparer des positions dans ce secteur-là ?
16:05C'est très difficile de se battre contre le marché,
16:07ça, il ne faut pas l'oublier.
16:08C'est-à-dire que le momentum de marché défavorable
16:10qu'on a connu, lorsqu'il est là,
16:11vous ne pouvez rien faire.
16:12Et ce qui est intéressant,
16:13ça fait quand même un an et demi
16:15que toutes ces sociétés vous annoncent successivement,
16:17à chaque trimestre,
16:19des publications qui sont d'excellentes factures,
16:21à la fois en termes de croissance,
16:23en termes de rentabilité,
16:24qui poursuivent leurs objectifs
16:26sans à-coup, absolument pas d'à-coup.
16:29D'où le de-rating accéléré,
16:30c'est-à-dire que les croissances bénéficiaires
16:31sont toujours là.
16:33Tout à fait, et avec des dirigeants
16:34qui tiennent systématiquement le même discours,
16:37l'intelligence artificielle est un game changer pour nous,
16:39pas un disrupteur auquel, finalement,
16:41on va devoir faire face.
16:43En l'intégrant dans nos modèles d'affaires,
16:45on va gagner en compétitivité,
16:46en pricing pour nos clients.
16:48Soit on y croit maintenant,
16:50à cette dynamique-là,
16:50et moi, j'y crois de plus en plus
16:52parce que pour le modèle d'affaires
16:53de l'IA elle-même,
16:54si vous n'avez pas ces grands clients aujourd'hui,
16:57les fameux intégrateurs,
16:58c'est très bien dit,
16:59je ne vois pas très bien
17:00où vont aller, en fait,
17:02tous ces investissements,
17:03en tout cas,
17:04quelle rentabilité on va leur trouver.
17:05Avant de générer ces fameux gains de productivité,
17:08l'IA, ça va être un facteur inflationniste ?
17:10Enfin, il faut le considérer comme ça,
17:11en premier lieu, en tout cas.
17:13Je pense que c'est ce qu'on disait tout à l'heure.
17:15Dans un premier temps, oui.
17:16Il y a beaucoup de questions,
17:17il y a beaucoup de recherches,
17:18je pense que c'est un angle de recherche
17:19des prochaines années sur l'IA.
17:21En gros, tout le monde explique
17:24que l'IA va augmenter la croissance potentielle,
17:26les gains de productivité vont augmenter
17:29parce qu'on fait le pari
17:30que l'IA ne sera que positive.
17:32Et donc, si on fait des choses très simples,
17:34l'IA, c'est du capital, du travail
17:36et des gains de productivité.
17:37Le capital, c'est à peu près sûr.
17:38Les gains de productivité,
17:39quand on regarde à peu près
17:40l'ensemble des recherches,
17:41ça va de, pour les États-Unis,
17:43sur horizon 10 ans,
17:44de plus 0,1 à, en réalité, plus 1,5.
17:47Et si je prends même le créateur d'anthropique,
17:50c'est plus 26%.
17:51D'accord.
17:52Donc, l'ordre de grandeur,
17:53déjà, on ne le sait pas.
17:54Et puis, la question qu'on oublie souvent,
17:55c'est de dire,
17:56et le facteur travail,
17:57qu'est-ce qu'on fait ?
17:58Est-ce que c'est une IA augmentée du travailleur ?
18:00Est-ce que c'est une IA qui met de côté le travailleur ?
18:02Les recherches montrent qu'il y a à peu près 64%
18:05des travailleurs actuels
18:06qui seront affectés par l'IA.
18:08Dans quelle mesure ?
18:09On n'en sait rien.
18:10Et donc, toute la logique de dire,
18:11on créera de la croissance potentielle
18:13parce que les trois facteurs de croissance potentielle
18:14augmenteront.
18:15En fait, en réalité,
18:16le facteur travail,
18:17on n'en sait rien.
18:18Et ce n'est pas de dire,
18:19ça va aller...
18:20On ne sait pas.
18:21Donc, ça, c'est le premier point.
18:22Le deuxième, c'est qu'effectivement,
18:24sur la logique inflationniste,
18:25à terme, effectivement,
18:26l'IA devrait être des inflationnistes.
18:29À court terme,
18:29mais ne l'est pas.
18:30Et c'est toute la problématique
18:31qu'on voit actuellement.
18:32On a une problématique de prix
18:34et de rareté.
18:35Et donc, cette vague IA
18:36qu'on connaît depuis 2023,
18:382023-2024,
18:39c'était des logiques de flux.
18:40On veut de la GPU.
18:41Maintenant, on est sur une logique
18:43plutôt de goulot.
18:45C'est-à-dire qu'on a les problèmes
18:46de mémoire HBM.
18:48On a les questions
18:50liées à l'électrification.
18:52Et donc, désormais,
18:53on est sur une logique
18:54plutôt d'économie de rareté.
18:56Et donc, ça, ça devient
18:56une question d'économie de prix
18:58avec toutes les questions
18:58que vous mentionnez
18:59sur la résilience
19:00et la question financière.
19:01À partir du moment
19:02où les acteurs intrants
19:04se maintiennent,
19:06et s'ils ne se maintiennent pas,
19:07quid de la situation ?
19:08Et le problème qu'on a aujourd'hui,
19:10c'est qu'on raisonne
19:11avec un investissement
19:12qui ne répond plus
19:14à la hausse des taux d'intérêt.
19:15Or, si on met tout ça de côté
19:17dans le contexte
19:18qu'on a aujourd'hui,
19:19la seule certitude qu'on a,
19:21c'est qu'on va dans un monde
19:22de taux d'intérêt plus élevé.
19:23Parce que l'inflation
19:23est structurellement plus élevée,
19:25par la géopolitique,
19:26par les innovations,
19:27peu importe,
19:28en tout cas à terme.
19:29parce qu'on est sur des questions
19:32de primes de termes,
19:33de déficit, etc.
19:34Donc il y a une logique de fond
19:36qui est de dire
19:36le coût du capital
19:37sera structurellement plus élevé,
19:38les taux d'intérêt
19:39seront structurellement plus élevés,
19:40avec un investissement
19:41aujourd'hui américain
19:42qui ne résonne plus
19:43avec la charge
19:44de taux d'intérêt.
19:45Est-ce que ça peut tenir ?
19:46Les anciennes révolutions
19:48technologiques,
19:49on a eu les télécoms,
19:50on a eu le rail,
19:51ont montré que oui,
19:52dans un horizon de temps long,
19:53mais c'est une question
19:54aujourd'hui qui est haute.
19:55Sachant que les boîtes
19:55qui sont en première ligne,
19:58les hyperscalers,
19:59ont quand même
20:00des bilans
20:01et une génération
20:01de cash flow
20:04autrement plus importantes
20:06que des boîtes
20:08des utilities
20:08ou des boîtes de telco
20:10peut-être à l'époque.
20:11Exactement.
20:12Mais c'est aujourd'hui
20:13si on applique
20:14ce qu'on a vu
20:14pendant les vraies
20:15grandes révolutions industrielles,
20:16on est effectivement
20:17sur cette même logique,
20:19mais encore une fois
20:20avec une logique
20:21de taux d'intérêt
20:22qui est extrêmement différente
20:24dans le contexte
20:25qu'on connaît aujourd'hui.
20:26C'est ça qui va faire la différence.
20:27Si le risque n'est pas macro
20:28et si le risque est financier,
20:30qu'est-ce que ça veut dire
20:31précisément,
20:31Pierre-Olivier ?
20:32C'est un peu lié
20:33à la dynamique des taux.
20:35C'est-à-dire qu'il y a quand même
20:36deux forces
20:37qui sont importantes
20:39en 2026.
20:40C'est un,
20:41évidemment,
20:42ces boîtes
20:42qui sont en train d'investir
20:44dans les data centers,
20:45dans l'IA,
20:46elles le font beaucoup moins
20:47sur leur cash flow,
20:48mais elles le font beaucoup plus
20:48en s'endettant.
20:49Oui.
20:51Et le deuxième point,
20:52c'est qu'on a aussi
20:54énormément d'IPO cette année.
20:55Énormément.
20:56C'est très bien.
20:56On est un bon exemple.
20:58C'était un des sujets
20:59sur la table.
21:00Non, mais je veux bien.
21:01Et donc ?
21:01Non, mais ça illustre.
21:02Donc, ça veut dire
21:03qu'il y a une demande de capital
21:04qui est extrêmement élevée.
21:05Oui.
21:06Voilà.
21:06Et donc, ça veut dire
21:07que soit les taux vont monter,
21:08soit la liquidité va baisser
21:09dans le marché.
21:11C'est la guerre du capital.
21:13Voilà, exactement.
21:13Et donc, là-dedans,
21:15moi, je pense que paradoxalement,
21:17moi, mon avis est un peu plus tranché.
21:18Je pense que le choc IA en lui-même
21:20est hyper désinflationniste.
21:22Je pense que ce qu'on a aujourd'hui
21:23pour l'instant,
21:23ce qui est inflationniste,
21:24c'est le choc d'énergie.
21:25On en a une partie avec Hormuz.
21:27Et puis, le choc des microprocesseurs.
21:30Parce qu'on était arrivé
21:31à un point où il y a...
21:33On est dans un goulot
21:34d'électroblement.
21:34Il faut attendre
21:35que les capacités soient déclâches.
21:36Voilà.
21:36Donc, on était arrivé...
21:37Ces deux facteurs,
21:38ce sont, je dirais,
21:40cinq briques en 2026.
21:41Après, l'IA en lui-même...
21:42Mais ça, c'est temporaire.
21:43Vous dites ce phénomène-là,
21:44c'est temporaire.
21:45C'est un choc d'investissement.
21:46Moi, je verrais, je ne sais pas,
21:47la consommation des ménages américains
21:49commence à accélérer, etc.
21:50Je me dis,
21:50ouh là là,
21:51là, il faut qu'on commence
21:52à se méfier.
21:52Les services vont s'emballer.
21:53Ce n'est pas tout ce qu'on voit
21:54dans l'économie.
21:55Donc, je pense que...
21:56En fait, je pense aussi,
21:57l'autre point,
21:58c'est que les taux réels
21:58sont beaucoup trop élevés aussi
21:59par rapport au niveau de dette
22:00qu'on a dans le système, etc.
22:02Donc, l'environnement,
22:03peut-être à très long terme...
22:05Ce n'est pas soutenable.
22:06Là, vous dites 2% de taux réels
22:07aux Etats-Unis,
22:081% en Europe.
22:09Vous dites que ce n'est pas soutenable.
22:10Je pense que l'inflation va être plus...
22:11Enfin, elle peut aller
22:12beaucoup plus loin au départ
22:13que ce qu'on pense.
22:14Si le prix du pétrole
22:14va à 100 dollars,
22:15on va s'arrayer un peu
22:17avec tous des prévisions
22:18un peu plus difficiles
22:18pour les six prochains mois.
22:19On va dire ça comme ça.
22:20Mais bon, après,
22:21il y a beaucoup de géopolitique.
22:22On va s'appuyer sur les tweets
22:23de chacun pour savoir
22:24ce qui se passe
22:25dans le prochain mois.
22:26Mais je pense que c'est quand même
22:27assez désinflationniste,
22:28notamment pour l'année prochaine.
22:30Et c'est quoi alors
22:31un choc de marché
22:32dans les conditions actuelles
22:33du marché ?
22:34Sachant quand même
22:35qu'après la vague de résultats
22:36du premier trimestre,
22:38le S&P ou le Nasdaq
22:39sont beaucoup...
22:40Enfin, ceux qui pensaient
22:41que le marché était déjà
22:42trop cher en début d'année,
22:44ils se retrouvent avec un marché
22:45qui est quand même moins cher
22:46et qui a repris 20%
22:49par rapport au plus bas
22:50de fin mars.
22:51Oui, alors moi,
22:52j'avoue qu'à court terme,
22:53j'ai du mal.
22:53Je partage aussi ton avis.
22:55Il ne faut pas trop se battre
22:56contre les tendances...
22:57Il ne faut pas respecter le marché.
22:58La liquidité est bonne, etc.
23:00Enfin, à mon avis,
23:01il n'y a pas trop de soucis.
23:02Moi, encore une fois,
23:03je suis un superstitieux.
23:0687, 2007...
23:07À les années en 7 ?
23:08Oui, l'année prochaine,
23:09je n'y crois pas, moi.
23:09Je ne sais pas pourquoi.
23:10C'est Christian Cambier
23:12qui m'avait fait
23:12les années en 7.
23:13Voilà, voilà.
23:14Donc moi, je suis un peu
23:15sur les années en 7.
23:16Je suis un peu superstitieux.
23:17Mais un peu plus sérieusement...
23:20Non, mais je pense que le point,
23:22c'est que...
23:22Je n'aime pas le terme de bulle,
23:24mais je pense qu'il y a des moments
23:25où il y a des problèmes
23:26de valorisation.
23:27Donc, des fois,
23:28on a des bulles de valorisation.
23:29C'était le cas, par exemple,
23:30dans les années 2000.
23:31Oui.
23:31Et puis, il a fallu...
23:33Purger.
23:34Purger la bulle.
23:35Voilà.
23:35Moi, je pense que là,
23:36c'est plutôt une bulle de profit.
23:38Enfin, d'attente de profit.
23:39C'est ça.
23:40C'est-à-dire,
23:40à combien de temps ça va tenir ?
23:41Et combien de temps
23:42on va avoir cette économie
23:44avec une partie...
23:45Pas une grande partie de l'économie,
23:46qui va très fort,
23:48qui emporte la bourse, etc.
23:49Et puis,
23:50une grande partie de l'économie
23:51qui est quand même
23:52un peu moins forte.
23:52Si vous enlevez
23:53tout le secteur de la tech,
23:56les marchés sont plutôt en baisse
23:57cette année.
23:58Ah oui.
23:59Même en Corée.
24:00Ah oui.
24:02Surtout en Corée.
24:03Avec deux boîtes
24:04qui font, je ne sais pas,
24:0590% de la performance du marché.
24:07Oui, surtout là-bas.
24:08Et peut-être,
24:09le dernier point
24:10qui soutient la bourse,
24:11je pense, aujourd'hui,
24:13mais qui est quand même
24:13un point qui commence
24:14à devenir un peu de fragilité,
24:15c'est qu'il faut quand même
24:16regarder la part,
24:17par exemple,
24:18des actions dans le patrimoine
24:19des ménages américains,
24:20par exemple.
24:22Ce n'est pas au plus haut ever,
24:23mais on a atteint
24:23tous les pics
24:24qu'on a eu en 29,
24:25etc.
24:25Je ne veux pas faire
24:26la personne trop négative.
24:27Ça peut toujours aller plus loin.
24:29Mais ça veut dire
24:29qu'aujourd'hui,
24:30on n'a pas cassé
24:31la psychologie du retail
24:32qui est là en disant
24:33« moi, j'achète les deep,
24:34ça marche ».
24:34Donc, ça continue.
24:35Donc, il ne faut pas
24:36timer trop les choses à l'avance.
24:38Mais on est quand même
24:38dans des marchés,
24:39peut-être,
24:40si on se projette
24:41sur un an ou deux,
24:42que c'est un peu plus fragile.
24:43Il y a un acteur
24:43dans le marché aujourd'hui
24:44qui a la capacité
24:45à faire le marché.
24:46C'est le retail,
24:47comme on dit,
24:48les investisseurs particuliers,
24:49la foule des investisseurs particuliers,
24:51notamment sur le marché américain,
24:52qui sont relativement
24:55insensibles au prix
24:55puisque, de toute façon,
24:56le marché ne fait que monter.
24:58Je mets de côté
24:59la parenthèse Covid,
25:00mais c'est vrai que depuis 2020,
25:01le marché ne fait quasiment que monter.
25:03Moi, ce n'est pas ça.
25:03C'est plus qu'ils ont
25:05une intelligence collective,
25:05à mon avis,
25:06qu'il ne faut pas sous-estimer.
25:07Ah ben non, mais...
25:07Mais par contre...
25:08Ils sont là au bon endroit.
25:10Micron, ça y est,
25:11c'est devenu...
25:12Voilà.
25:12Micron est devenu
25:13le chouchou du retail,
25:15je ne suis pas sûr
25:16que les professionnels
25:16aient complètement embrassé
25:18un dossier comme Micron
25:19jusqu'à présent.
25:20Mais par contre,
25:21ils n'ont pas le bilan
25:21pour résister.
25:22Voilà.
25:23J'ai même entendu
25:24des professionnels me dire
25:25que ça y est capitulé
25:26sur Micron.
25:27D'accord.
25:28Non, mais pour autant,
25:29les petits signaux faibles
25:30de superstition ou autre.
25:32Voilà, c'est plutôt les pros
25:33qui, effectivement,
25:34capitulent face à la force
25:36des particuliers.
25:37Après, je ne sais pas
25:37si c'est une intelligence collective.
25:39En tout cas, ce qui est sûr,
25:39c'est que le modèle américain
25:40sur les marchés des capitaux
25:41a été extrêmement bien fait.
25:43Et c'est un modèle
25:45vertueux.
25:46Le financement,
25:47l'épargne américaine
25:48finance les entreprises
25:49américaines et ainsi de suite.
25:50Tout ce qu'on ne sait pas
25:51faire en Europe.
25:52Et donc,
25:53et les enrichit
25:54pour aller jusqu'au bout
25:55de la boucle
25:56et normalement,
25:57participe à la croissance
25:58et à la consommation interne,
26:00même si c'est un peu moins
26:01le cas, effectivement,
26:01en ce moment.
26:02Et ce sera encore magnifié,
26:04ce système-là,
26:05encore plus par l'introduction
26:06en bourse de SpaceX,
26:07par exemple.
26:08Évidemment.
26:09Évidemment.
26:10Et c'est terrifiant, d'ailleurs.
26:11Tous les fournisseurs d'indices
26:12sont en train,
26:12ont changé leurs règles
26:13pour accueillir.
26:14Alors, je crois que Nasdaq
26:15va accueillir au bout
26:15de deux semaines,
26:16quinze jours.
26:17D'habitude,
26:17c'est trois mois minimum
26:18d'attente.
26:19Une boîte pas rentable,
26:20ça va rentrer au bout
26:21de quinze jours au Nasdaq.
26:22FTSE Russell a déjà
26:23modifié ses règles.
26:24S&P Dow Jones va le faire,
26:26évidemment, prochainement,
26:27parce que c'est quand même
26:28du business aussi pour eux.
26:30Tous les émetteurs d'ETF
26:32sont en train de construire
26:33des produits qui doivent
26:34permettre d'être exposés
26:36à SpaceX.
26:38Tous les canaux sont branchés
26:39pour qu'il y ait un flux
26:41ou un afflux maximum,
26:42ou qu'en cas d'afflux,
26:43il y ait tous les tuyaux
26:44qui permettent justement
26:45de converger vers ce cycle.
26:46Le fameux cercle vertueux,
26:48c'est-à-dire que c'est une introduction
26:50en bourse spectaculaire.
26:52C'est une introduction en bourse
26:53qui rappelle aussi qu'en Europe,
26:55on n'en a pas d'équivalent,
26:56mais on n'en a jamais eu,
26:57on n'en aura jamais.
26:59Ça, ça nous attriste quand même,
27:01il faut le rappeler.
27:02Et effectivement,
27:03avec un effet flux
27:04qui va être mécanique.
27:05Les gestions indicielles
27:05sont tellement massives aujourd'hui
27:07dans le marché
27:07que de toute façon,
27:09l'introduction en bourse,
27:09elle était inévitable.
27:11L'introduction dans les indices
27:12très rapides est inévitable.
27:14La grande question,
27:15c'est dans quel point
27:16on va leur donner
27:16est-ce que c'est le flottant ?
27:18Donc cette partie justement...
27:205% de flottant, je crois.
27:21C'est minuscule.
27:22Rien du tout.
27:22Et sur ces 5%,
27:23c'est 30% réservé au retail.
27:24Voilà.
27:25Vous donnez la proportion
27:27et la manière
27:28dont tout ça a été designé.
27:29Et je ne peux pas m'empêcher
27:31quand même de le dire,
27:3230% dédié au retail,
27:34c'est pour justifier une valorisation.
27:36Quand on s'adresse
27:37à ce point-là au retail,
27:38ça permet d'introduire
27:40avec des valorisations
27:41beaucoup plus confortables.
27:42Et effectivement,
27:435% de capitalisation
27:45qui sera flottante,
27:46donc disponible sur le marché,
27:47c'est trois fois rien.
27:49En tout cas,
27:49ce qui est sûr,
27:50c'est qu'avec une masse colossale
27:52de fonds indiciels,
27:54mécaniquement,
27:55vous aurez des flux
27:55qui vont se redéverser
27:57vers SpaceX
27:58très très rapidement,
27:59donc dans les 2-3 mois
28:00qui vont suivre
28:01son introduction en bourse.
28:03Et donc,
28:04ça sera une introduction
28:05en bourse réussie.
28:05en revanche,
28:06la valorisation,
28:07elle pose question
28:08à deux niveaux.
28:09La première,
28:10c'est qu'est-ce qu'on finance ?
28:12Qu'est-ce qu'on finance ?
28:12On finance l'espace,
28:14on finance l'IA...
28:14Les datacenters dans l'espace.
28:15Oui,
28:16je crois que c'est ça,
28:17oui.
28:17C'est pas clair,
28:18c'est pas très clair,
28:19donc ça rend la valorisation
28:20d'autant plus compliquée.
28:22C'est une boîte d'IA
28:23dans une enveloppe
28:24ou un marketing
28:25un peu spatial,
28:26mais je crois que quand même
28:27de plus en plus,
28:28ça devient une boîte d'IA
28:29et de datacenters
28:30en orbite.
28:30Oui,
28:31c'est ça.
28:31C'est très bien marketé,
28:32effectivement,
28:33je pense,
28:33en Espagne.
28:34Et encore une fois,
28:36le gars à faire réatterrir
28:38des lanceurs de fusées
28:39en mer,
28:39je veux dire,
28:41moi je comprends
28:42qu'on puisse se dire
28:43que peut-être que ça ratera,
28:44mais peut-être que ça marchera aussi.
28:47En fait,
28:47mais on achète
28:49un projet
28:50et à ces niveaux-là,
28:53c'est assez surprenant.
28:54Mais on en est là.
28:55Je suis désolé Léa,
28:56parce que le sujet est passionnant
28:58à plein d'aspects,
28:59mais bon,
28:5985% des droits de vote
29:01verrouillés,
29:01contrôlés par Elon Musk.
29:03Ce n'est pas nouveau.
29:04Le sujet des droits de vote
29:05dans ces boîtes
29:06de la Silicon Valley,
29:07c'est partout pareil.
29:08Ça a été chez Facebook,
29:09etc.
29:10C'est un nouveau leadership
29:12qui est en train
29:12de se mettre en place.
29:13Et comment on fait
29:14quand on intègre
29:15des critères,
29:16notamment de gouvernance ?
29:17Est-ce que c'est
29:17un red flag ultime,
29:20infranchissable,
29:20ou est-ce qu'on s'adapte
29:21comme les fournisseurs d'indices
29:23ou comme les places boursières ?
29:25En se disant,
29:26finalement,
29:27la boîte n'est pas rentable,
29:28elle est contrôlée
29:29à 85%
29:29par Elon Musk,
29:31en l'occurrence.
29:32Mais oui,
29:32il faut la mettre.
29:34Bien sûr.
29:34Mais alors,
29:35on va le prendre
29:36par les deux côtés.
29:37Quand on est dans les indices,
29:38admettons qu'il y en ait 3%
29:39demain dans votre indice référent,
29:42si vous n'êtes pas
29:43très à l'aise
29:43avec la gouvernance,
29:44vous en mettez 2,5%
29:45et vous êtes tranquille.
29:46La vraie question,
29:47c'est pour les gestions
29:47de conviction,
29:48c'est vrai.
29:48Et en plus,
29:49on a un patron
29:50à la tête de cette entreprise
29:51qu'on connaît déjà
29:51puisqu'il nous a déjà fait le coup
29:53avant avec son entreprise Tesla
29:55qui continue de toute façon
29:56d'attirer beaucoup,
29:57beaucoup de capitaux.
29:58Donc,
29:59c'est un sujet de gouvernance
30:01très clairement
30:01et il va falloir le regarder
30:04avec énormément de vigilance.
30:05Et je ne vais pas donner
30:05un avis tranché
30:06parce que c'est quasiment impossible
30:08d'être absent
30:08de cette société aujourd'hui.
30:09En revanche,
30:10il faut être capable
30:10de sortir au bon moment.
30:12C'est plus la sortie
30:13que l'entrée
30:14qui pose problème
30:14à mon avis
30:15dans ces cas-là.
30:16Est-ce que ça va être
30:17un sujet macro aussi ?
30:18Je ne sais pas,
30:19SpaceX,
30:20ça génère de l'effet richesse
30:21encore
30:22dans cette idée
30:23du cercle vertueux américain ?
30:25Je pense que c'est exactement
30:27la discussion
30:27qu'on a depuis le début.
30:29C'est à la fois
30:30une économie américaine
30:31qui est profondément
30:32résiliente aujourd'hui
30:33mais extrêmement fragile
30:34sur ses bases.
30:36C'est une situation
30:37dans laquelle
30:38en réalité
30:39tout fonctionne
30:40indépendamment
30:40des taux d'intérêt.
30:41On fait pari
30:42que ces infrastructures
30:43IA auront à terme
30:45la rentabilité
30:46attendue aujourd'hui
30:47avec des profils
30:48de monopole
30:48et on fait cette logique
30:49de prix.
30:50Dans le prospectus
30:51de SpaceX,
30:51je ne crois pas
30:52qu'il parle de rentabilité.
30:53En tout cas,
30:54ce n'est pas fait
30:55pour être forcément rentable.
30:56Effectivement.
30:57Starlink fonctionne,
30:59X et IA non,
31:00SpaceX,
31:01bien sûr que non
31:01quand on voit
31:02les chiffres du T1
31:03et de l'année dernière.
31:04Donc non.
31:05Mais c'est encore une fois,
31:07c'est un peu
31:08le sentiment
31:08qu'on a aujourd'hui.
31:09C'est-à-dire que
31:10l'économie américaine
31:11est extrêmement résiliente,
31:12les marchés actions
31:13américains
31:14sont extrêmement résilients.
31:16On a,
31:16en tout cas,
31:17côté américain,
31:18l'impression
31:18que le choc d'Hormuz
31:19n'est pas un sujet
31:20sur la macro
31:21et qu'en fait,
31:22on met totalement de côté.
31:24Et donc,
31:24c'est un peu ce sentiment-là.
31:25On a une succession
31:26de signaux faibles
31:26qui arrivent aujourd'hui
31:27sur l'économie
31:28et les marchés.
31:29Mais derrière,
31:29on va faire comme
31:30avec le marché
31:31sur la macro américaine.
31:32On ne peut pas
31:32passer au-delà.
31:33Et donc,
31:34c'est un peu
31:35exactement ce qu'on disait
31:37en début d'année.
31:37En fait,
31:38si on tire les leçons
31:39de l'année dernière
31:39pour 2026,
31:41c'était de dire
31:41qu'on est dans des économies
31:43dans lesquelles
31:43l'imprévisibilité
31:44n'est pas un sujet,
31:45dans lesquelles
31:46le cycle macro
31:47n'existe plus
31:48parce qu'effectivement...
31:50On devient secondaire.
31:50Exactement.
31:51On a ce super cycle
31:53aujourd'hui porté
31:54par l'IA
31:54qui surpasse le reste
31:55dans des situations
31:57qui deviennent
31:57totalement insensibles
31:58au taux d'intérêt.
32:00La question,
32:01c'est combien de temps
32:01ça dure.
32:02En prenant des cycles longs,
32:03ça n'a jamais duré.
32:04Je ne sais pas
32:05si c'est 2027,
32:062030 ou autre.
32:07Mais c'est des choses
32:07qui ont toujours
32:09en tout cas faibli
32:09à un moment
32:10dans le contexte
32:11des tas de droits
32:12qu'on connaît
32:13et du non-respect
32:14de la règle.
32:14Mais c'est plutôt
32:15des questions
32:16de temps longs
32:17en tout cas
32:17que de temps court.
32:18Si tout ça
32:19n'est pas soutenable
32:20et qu'il y a un moment
32:21où il y aura
32:22une forme de rappel
32:22à l'ordre,
32:23Pierre-Olivier,
32:24dans une gestion,
32:26dans une stratégie
32:27alternative,
32:28qu'est-ce qu'on cherche
32:29comme type d'actifs
32:30pour se décorréler,
32:31à quoi on réfléchit
32:32pour profiter
32:34du momentum ?
32:35C'est ce que j'ai compris.
32:35On ne peut pas l'ignorer.
32:36Il faut respecter
32:37la tendance du marché,
32:38le poids du retail,
32:39etc.
32:39Mais en tant que professionnel,
32:41vous pensez aussi
32:42aux risques
32:42qui vont arriver demain
32:43et comment on s'y prépare ?
32:44Moi, je pense
32:45que moi, d'un titre personnel,
32:47je crois beaucoup
32:48aux matières premières encore.
32:49Je pense que
32:50c'est une manière
32:51plus pure
32:51de s'exposer
32:53à la fois
32:53aux risques éventuellement
32:54inflationnistes
32:55et à la fois
32:56aux risques
32:56de goulets
32:57ou d'étranglement
32:57sur certains secteurs
32:58qui tirent un peu trop
33:00sur la demande.
33:02Mais la demande,
33:02encore une fois,
33:03on voit bien
33:03que ce n'est pas
33:03la demande du consommateur,
33:04c'est la demande spécifique
33:05à certaines matières premières,
33:06à certains secteurs,
33:07à certains modes de production.
33:09Donc ça, je pense
33:09que c'est un bon moyen
33:10d'essayer de trouver
33:13un edge
33:14contre ce qu'on vient de dire.
33:15Les taux,
33:16c'est plus compliqué.
33:17Les taux,
33:17on est pris
33:18entre le court terme
33:18qui est bien sûr
33:19très inflationniste,
33:20on le voit,
33:20les prochains mois,
33:21on va avoir de l'inflation.
33:22Mais à la fois,
33:23on commence à voir
33:24déjà en Europe
33:25que ça va moins bien.
33:26Peut-être qu'on verra
33:26que les US ira
33:27peut-être un peu moins bien.
33:28Donc on est un peu pris
33:29entre une croissance
33:30qui va peut-être
33:31un peu faiblir
33:32et puis de l'inflation
33:32qui reste assez bonne.
33:34Donc une croissance
33:34nominale qui va se tenir.
33:36Mais bon,
33:37de quelle direction aller,
33:38je ne sais pas trop.
33:39Et les marchés actions,
33:40moi je pense que,
33:42je ne vois pas trop.
33:43D'abord au mois de juin,
33:45tant qu'on est toujours
33:46dans l'idée
33:46que ce va se résoudre,
33:48je ne sais pas
33:48que les marchés vont craquer.
33:50Je pense que,
33:51voilà.
33:51Le point de rupture,
33:52il est un peu plus loin devant.
33:53Peut-être qu'après,
33:53une fois qu'on aura
33:54prisé tout ça en juillet,
33:55on se dira,
33:55bon,
33:56maintenant,
33:56il n'y a plus grand-chose
33:57à priser,
33:57on va attendre.
33:58On peut dire que les marchés
33:58vont être si négatifs que ça,
34:00mais peut-être qu'on va
34:00atteindre un espèce de plateau.
34:02Et puis voilà.
34:02Puis après,
34:02on verra si on rejoue
34:03la seasonalité des mid-termes
34:06comme d'habitude
34:07et qu'on revient en fin d'année.
34:08C'est un peu le truc
34:09un peu classique,
34:10un peu bateau,
34:10mais voilà.
34:11Après,
34:12moi je savoue que sur les actions,
34:14je pense que,
34:15encore une fois,
34:16tout est là
34:16et ça a été bien discuté.
34:18C'est quand même
34:18une grosse discussion.
34:19Il va falloir,
34:20il faut savoir
34:21si tout ce modèle
34:22à la fin
34:22permet d'avoir
34:23beaucoup de profits.
34:24Si on a tous les profits
34:24qui sont espérés,
34:25ça sera très bien.
34:26Peut-être qu'on aura même plus.
34:27Peut-être qu'avec SpaceX,
34:28on va...
34:29Il y a des retours de boîtes
34:31des management
34:31qui voient
34:32le budget token
34:35exploser
34:35avec des salariés
34:37à qui on a demandé
34:38d'utiliser l'IA.
34:38Donc,
34:39qu'ils se mettent
34:39à utiliser l'IA
34:40sauf qu'on s'en perçoit
34:41que ça crame
34:42tellement de tokens
34:43qu'ils ont déjà tous...
34:44Il y a des jours
34:45qu'ils ont arrêté Claude.
34:46Qu'ils ont arrêté Claude pour ça.
34:47Parce que le budget token...
34:49C'est pas pour Microsoft.
34:49Ah ben non,
34:50parce que le budget token
34:51de l'année
34:51avait déjà été explosé
34:53big time
34:54fois je ne sais combien.
34:55Oui, tout à fait.
34:56Donc,
34:56sans retour.
34:58C'est-à-dire
34:58on a explosé le budget
34:59et le directeur financier
35:01va vous dire
35:01que je n'ai pas
35:02un retour sur investissement
35:03énorme pour l'instant.
35:05Bon.
35:06Sur la décorrélation,
35:08comment on équilibre
35:10des stratégies
35:11d'investissement
35:11parce qu'évidemment
35:12autant un particulier
35:13je ne sais pas
35:14s'il a envie de mettre
35:15faire all-in
35:16sur Micron et SpaceX
35:17il peut
35:18autant un gérant professionnel
35:20il est réglementé
35:21et il a un cadre
35:21à assurer.
35:22Oui, notamment
35:23la diversification
35:24on sait bien de le rappeler
35:25vous avez raison Grégoire
35:26et d'ailleurs
35:26je trouve que dans
35:27cet environnement
35:29macroéconomique
35:29international
35:29il y a quand même
35:30plein de secteurs
35:31intéressants à jouer
35:32pour ne pas faire
35:32que de l'IA.
35:33Alors déjà l'IA
35:34ce n'est pas que
35:35les data centers
35:35il y a toute la chaîne
35:36de valeur
35:37on en a déjà parlé
35:37et il y en a
35:38un certain nombre
35:39d'entreprises
35:39qui ne font pas que ça
35:40c'est 10-15%
35:41de leur chiffre d'affaires
35:42et puis finalement
35:43en fait
35:44prenez les refroidisseurs
35:45le monde pense
35:46que le refroidisseur
35:47maintenant ça ne sert
35:47qu'au data center
35:48non le refroidisseur
35:50il a toujours été là
35:51le air cooling
35:52ça existe
35:53pour plein d'industries
35:54donc investir
35:55dans le air cooling
35:56pour aller un peu
35:57chercher la croissance
35:58de l'IA
35:58mais en même temps
35:59peut-être demain
36:00le rebond du marché
36:01de la construction
36:02par exemple
36:02ce n'est pas bête
36:03mais il y a d'autres secteurs
36:04parmi les secteurs
36:05pour lesquels moi je trouve
36:06qu'il y a une visibilité
36:07très intéressante
36:08à court terme
36:08il y a les banques
36:09parce que les banques
36:10quelque part
36:10dans tous les scénarios
36:11qu'on avait ouverts
36:12au début du conflit
36:13au Moyen-Orient
36:14c'est-à-dire
36:14bon ça se résout
36:15très vite
36:16quelque part
36:16business as usual
36:17ça prend un peu plus
36:18de temps
36:19on y est
36:19donc potentiellement
36:20stagflation
36:21voire ça va vraiment durer
36:23et là on va en récession
36:23dans tous ces scénarios-là
36:25avec une hausse des taux
36:26avec éventuellement
36:27un peu d'inflation
36:28voire beaucoup d'inflation
36:30et bien c'est les banques
36:31qui gagnent
36:31donc les banques
36:32ce n'est pas inintéressant
36:33elles n'avaient pas très bien
36:34fonctionné depuis le début
36:35de l'année
36:36après des années
36:37spectaculaires
36:37mais c'est vrai
36:38que ça c'était un peu
36:38deux
36:39pas tant que ça
36:39ouais
36:41mais c'est vrai
36:42mais en fait
36:43la visibilité de leur profit
36:44quelque part
36:45dans tous les scénarios
36:45n'est pas mise à mal
36:46et puis on a
36:47le secteur de l'énergie
36:48de production d'électricité
36:50et ça j'y crois énormément
36:51parce que ce n'est pas
36:52que l'IA
36:52l'électrification
36:53l'indépendance énergétique
36:55le fait qu'aujourd'hui
36:55on redéploie
36:57y compris en Europe
36:58un plan accéléré TDU
37:00avec multiplication par 4
37:02des batteries
37:02et en fait tout ça
37:03a eu ses effets
37:04même si beaucoup le critiquent
37:06on a quand même eu
37:06des financements réels
37:07après RepowerU
37:08RepowerU
37:09c'était la réponse
37:10à la guerre en Ukraine
37:11pour nous couper
37:12du gaz russe
37:13maintenant Accelerated EU
37:15c'est en gros
37:15il faut être indépendant
37:16arrêtons d'aller chercher
37:17des pansements
37:19à droite à gauche
37:19et l'électrification
37:21c'est le point de départ
37:22et donc
37:22tous nos producteurs
37:24d'électricité
37:24quels qu'ils soient en Europe
37:25aujourd'hui
37:26ont une visibilité
37:27sur leur profit
37:28et sur leur croissance
37:29avec des investissements
37:30qui sont en grande partie
37:31tirés par les plans
37:33qui vont être mis en place
37:34pour rénover le réseau
37:35et avec un focus
37:37parce que tout le monde me dit
37:38oui mais ça
37:38c'est la facture
37:39quelque part
37:40du client final
37:40non non pas du tout
37:41le but c'est que l'énergie
37:42elle ne coûte pas cher
37:43comme c'est le cas
37:44en France
37:45à 50 kg du mégawatt
37:46dans la péninsule ibérique
37:48par contre
37:49au UK
37:49en Allemagne
37:50en Italie
37:51on a tapé les 100 euros
37:53du kilowattheure
37:54et donc tout le monde
37:55se rend compte
37:55que oui il faut le faire
37:56parce que c'est déflationniste
37:58sur le prix de l'électricité
37:59et quelque part
38:00c'est la compétitivité
38:01de l'industrie
38:02moi je diversifie
38:03dans ces domaines là
38:04en ce moment
38:04très bien
38:04ça nous ramène
38:05à l'actualité du jour
38:06Choose France
38:08Maya Zosichon
38:10Softbank
38:10qui va mettre 75 milliards
38:11l'argument étant
38:13en France
38:14vous avez une électricité
38:15alors décarbonée
38:16ça c'est un point
38:18et en plus pas cher
38:19bien sûr
38:19donc c'est le point
38:21le point clé quand même
38:21de cette presse d'investissement
38:23de Softbank
38:25en France
38:25merci à vous trois
38:26d'avoir été invités
38:27de Planète Marché
38:27ce soir
38:28Léa Dunant-Châtelet
38:29directrice de l'investissement
38:30responsable de DNCA
38:31Léa Dauphage
38:32chef économiste de TAC Economics
38:33c'est Pierre-Olivier Beffy
38:34gérant et chef économiste
38:35chez Boussard et Gavaudan
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