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Lundi 1 juin 2026, retrouvez Pierre-Yves Dugua (Correspondant américain), Léa Dauphas (Chef économiste, TAC Economics), Léa Dunand-Chatellet (Gérante et directrice de l'investissement responsable, DNCA Investments) et Pierre-Olivier Beffy (Gérant et chef économiste, Boussard et Gavaudan) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change.
00:11Pour rester à l'écoute des marchés, chaque jour vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via
00:16vos box
00:16et vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage, soit en replay vidéo sur bsmart.fr,
00:21soit en podcast audio sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:25Au sommaire de cette édition ce soir, les enjeux d'un nouveau mois sur les marchés,
00:29après le puissant rebond entamé en avril qui s'est poursuivi au mois de mai,
00:34quels sont les enjeux qui nous attendent pour ce mois de juin ?
00:37Il y aura encore le thème de l'IA bien sûr dans tous les esprits.
00:41Comment est-ce que ce thème de l'IA va-t-il continuer de se développer
00:44partant des fabricants de pelles et de pioches ?
00:47Est-ce que le software, le secteur du logiciel pourrait connaître un retour et un rebond à travers ce mois
00:53de mai ?
00:54Ça semble être le cas en tout cas depuis quelques séances.
00:56On a vu une forte progression du secteur des logiciels vendredi à Wall Street qui se poursuit aujourd'hui.
01:01Et le secteur européen semble se réanimer.
01:05On voit un titre comme SAP, figure leader du secteur des logiciels en Europe,
01:09qui bondit de quasiment 10% aujourd'hui, entraînant dans son siège l'ensemble de ce secteur
01:15qui aura été massacré depuis la sortie de l'été dernier à travers ce qu'on a appelé le SAS
01:21-Mageddon,
01:21ou le SAS-Pocalypse, le retour des logiciels, c'est une question pour le mois de juin,
01:25des questions autour des politiques monétaires bien sûr, avec le retour des banques centrales
01:30autour de la mi-juin, les décisions attendues de la Banque Centrale Européenne
01:35qui a déjà cimenté une hausse de taux au moins dans son discours
01:39et qui sera délivrée à l'occasion de la réunion du 12 juin ou du 11 juin, je ne sais
01:43plus précisément.
01:44Et puis la première réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine,
01:50précisée par Kevin Walsh, là aussi qui revêt un certain nombre d'enjeux,
01:54ne serait-ce qu'en matière de communication et d'adaptation à ce nouveau leadership
01:59du côté de la Réserve fédérale américaine.
02:01Et puis nous n'oublions pas également l'introduction en bourse de SpaceX
02:05qui sera évidemment un phénomène mondial, un phénomène de marché,
02:09un phénomène macroéconomique également peut-être,
02:12avec les effets richesses qui pourraient être générés à travers cette introduction en bourse colossale.
02:17Enfin le dossier géopolitique avec la crise du Golfe qui se poursuit.
02:22On est d'ailleurs sur un petit retour en arrière
02:24puisque les discussions à ce stade sont suspendues entre l'Iran et les Etats-Unis.
02:28Pauline Grattel vous donnera tous les derniers développements géopolitiques dans un instant.
02:33Sur le plan de la macro, la semaine sera consacrée à l'emploi américain.
02:37Là aussi avec toujours cette question de la résilience des économies
02:41et du marché du travail aux Etats-Unis.
02:43Et dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse ce soir,
02:46nous évoquerons là aussi la thématique américaine.
02:49Sur le plan politique, avec une fracture de plus en plus importante,
02:53de plus en plus profonde peut-être entre Donald Trump et le parti républicain.
02:58Comment Donald Trump pourra-t-il gérer cette situation
03:01avec les perspectives des élections de mi-mandat ?
03:04C'est Pierre-Yves Dugas qui sera avec nous comme chaque lundi
03:06dans ce dernier quart d'heure de Smart Bourse pour en parler.
03:19Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
03:21Pauline Grattel est avec nous et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
03:24Bonsoir Pauline.
03:25Et commençons avec la géopolitique comme souvent
03:28et ce conflit au Moyen-Orient qui s'éternise.
03:31Il est à la prudence alors que l'Iran vient de suspendre les discussions de paix
03:36pour protester contre l'offensive israélienne au Liban.
03:39Ce matin, Donald Trump a tenté de calmer le jeu sur son réseau social
03:43en publiant « Restez calme, tout finira par s'arranger comme toujours ».
03:47Pourtant le week-end a été marqué par un net regain de tensions
03:50et de nouvelles frappes qualifiées de défensives par Washington.
03:54Mais pour Téhéran, ces attaques bloquent totalement l'accord cadre évoqué la semaine dernière
03:59qui prévoyait une trêve de 60 jours ainsi que la réouverture sous un mois du détroit d'Hormuz.
04:03Bon, qui dit rien de tension dit évidemment remontée des cours du pétrole.
04:08Le baril de Brent progresse à nouveau de 6 à 7% pour tutoyer à nouveau les 100 dollars.
04:13Le WTI américain grimpe de plus de 7% autour de 95 dollars.
04:17Par ailleurs, un mot de l'aluminium qui est au plus haut depuis 4 ans
04:21à cause des risques liés à l'approvisionnement en Iran sur les marchés obligataires.
04:26Le rendement américain à 10 ans se tend à nouveau de 5 points de base environ
04:30et revient à 4,50%.
04:32En Europe, le 10 ans allemand se tend d'une dizaine de points de base pour renouer
04:36avec les 3% sur le marché d'échange.
04:39Le dollar est en hausse, ramenant l'euro-dollar autour de 1,16.
04:42Que dire des mouvements observés sur les grands indices actions pour démarrer ce nouveau mois,
04:46ce mois de juin, après un mois de mai marqué par de nouveaux records historiques ?
04:51Aux Etats-Unis, les indices ont ouvert 100 tendances marquées pour cette première séance de juin.
04:55Un mot de l'Asie qui a signé une séance en net hausse grâce à la tech.
04:59Le Nikkei a gagné 1% en clôture et inscrit des nouveaux sommets en séance.
05:04D'ailleurs, c'est l'occasion de faire un point global sur le Nikkei qui s'envole de 10%
05:09en 5 séances
05:09et de plus de 30% depuis janvier.
05:12Côté sud-coréen, le Cospia finit en hausse de plus de 3,5%.
05:15A nouveau soutenu par ses poids lourds, Samsung a gagné 6% et SKINIX environ 2%.
05:21Qu'en est-il de l'Europe, Pauline ?
05:23En Europe, la tendance s'est finalement retournée à la baisse.
05:26Après avoir oscillé autour de l'équilibre, les grands indices reculent.
05:30Le Stoxx 600 s'éloigne de ses sommets historiques et le CAC 40 repasse sous les 8200 points.
05:35Une baisse freinée malgré tout par la solidité du secteur technologique.
05:39Logiciel en tête, le géant SAP allemand, par exemple, bondit de 7%,
05:44entraînant Capgemini et Dassault Systèmes en hausse de plus de 5%.
05:48Autre forte hausse, Schneider Electric qui gagne 3%.
05:52Le groupe profite des retombées du sommet Choose France après l'annonce
05:56d'un investissement record de 75 milliards d'euros de Softbank dans l'IA française
06:01en partenariat avec Schneider et EDF.
06:04Parmi les autres actualités d'entreprise, le marché retient l'envolée du titre EasyJet de 10% aujourd'hui.
06:11Oui, la compagnie aérienne britannique serait en train d'examiner une offre de rachat
06:15de la société d'investissement américaine Castle Lake.
06:19Cette marque d'intérêt survient alors que le transporteur traverse une période difficile
06:23marquée par des vents contraires réglementaires et une hausse des coûts du carburant.
06:29Et puis EasyJet a même qualifié cette période pour présenter une offre de très opportuniste.
06:33Nvidia frappe fort une nouvelle fois dans un nouveau secteur pour l'entreprise.
06:38Nvidia a annoncé le lancement à l'automne de son tout premier processeur
06:42pour ordinateur Windows optimisé à l'ère de l'intelligence artificielle.
06:46Avec cette puce, conçue en collaboration avec Microsoft,
06:50Nvidia ambitionne de bousculer le monopole historique d'Intel et d'AMD sur le marché des PC.
06:55Le titre Nvidia progresse de 4%, AMD et Intel reculent de 5%.
07:00Un mot de la macro avec quelques indicateurs et quelques enquêtes publiées aujourd'hui notamment, Pauline.
07:05Oui, en Chine, tout d'abord, l'activité manufacturière est en croissance pour le sixième mois consécutif.
07:10Aux Etats-Unis, on a pris connaissance de l'ISM manufacturier du mois de mai
07:13qui ressort à 54%, c'est supérieur aux attentes.
07:17En zone euro, le PMI manufacturier ressort à 51,6%.
07:20C'est supérieur aux attentes mais inférieur au mois d'avril.
07:23Enfin, le taux de chômage de la zone euro reste stable à 6,3% de la population active en
07:29avril.
07:29Quel sera le programme à l'agenda demain pour les marchés ?
07:32Demain, les investisseurs regarderont la première estimation de l'inflation en zone euro pour le mois de mai.
07:36Elle est attendue en hausse de 3,3% sur un an et de 2,4% sur un an
07:42en version cœur, hors alimentation et énergie.
07:45Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, les infos clés du jour sur les marchés avec Pauline
07:49Grattel.
08:00Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
08:04Léa Dunant-Châtelet est avec nous, directrice de l'investissement responsable de DNCA.
08:08Bonsoir et bienvenue Léa.
08:10Bonsoir Grégoire.
08:11L'autre Léa aujourd'hui, Léa Dauface est à nos côtés également.
08:14Bonsoir Léa, ravie de vous retrouver.
08:16Vous êtes chef économiste chez TAC Économique, c'est membre également de l'association Léco Avenir et son président est
08:22à nos côtés, Pierre-Olivier Béfi.
08:23Bonsoir Président, oui.
08:25Bonsoir Pierre-Olivier.
08:26Je vais dire bonsoir Léa aussi, mais bonsoir quand même.
08:30Président de Léco Avenir et vous êtes gérant et chef économiste chez Boussard et Gavodan.
08:35Commençons peut-être par les dynamiques macro après trois mois et un peu plus même de crise dans le golfe.
08:41Léa, toujours un peu les mêmes questions, mais avec le facteur temps qui effectivement se déroule sous nos yeux.
08:49Capacité de résilience de nos économies, là on voyait, les enquêtes manufacturières restent globalement quand même à des niveaux, comment
08:58dire, acceptables pour dire les choses.
09:00Il n'y a pas de rupture de ce point de vue-là.
09:02On aura des chiffres d'emploi sur le marché du travail américain tout au long de la semaine.
09:07Résilience de l'activité économique face à des pressions inflationnistes qui pourraient perdurer dans le temps, même un peu au
09:15-delà une possible ou potentielle réouverture du détroit.
09:18Alors pour l'instant, effectivement, ce qui se passe, c'est la suite logique d'un choc d'oeufs qui
09:22arrive sur l'économie.
09:23Il faut faire un peu attention à la lecture des PMI, mais il faut dire, c'est beaucoup d'anticipation.
09:27On a les effets de stockage qui jouent en ce moment. Quand on dissocie manuf du service, le service est
09:33déjà en net régression et assez faible.
09:35Donc même si le manuf se tient bien, c'est surtout la combinaison de chocs qu'on connaît depuis des
09:39années qui font que maintenant on prévoit et on anticipe.
09:42C'est le signe quand même de l'adaptation ou de l'adaptabilité des entreprises dans ce monde de crise
09:48permanente.
09:49En partie. Maintenant, on raisonne aussi avec le fait que ce choc de détroit ne dure pas longtemps pour l
09:54'instant.
09:54C'est l'anticipation de marché. C'est un peu cet effet-là qui est aussi présent.
09:59Si on basculait sur un scénario de rupture, on serait vraiment dans un autre monde.
10:03Donc pour l'instant, on s'adapte. Ce qu'on voit, c'est le passage de cette hausse des prix
10:07de l'énergie dans l'inflation.
10:09Et à ce stade, les effets de second tour sont très limités.
10:12Il ne faut pas oublier, vous mentionnez l'aluminium tout à l'heure, l'ensemble de la suite de la
10:16chaîne de valeur,
10:17que ce soit l'aluminium, les pétrochimies ou tout ce qui est lié aux engrais,
10:20sont déjà à des hausses de tarifs de plus de 40-50%.
10:24Donc même si le conflit s'arrêtait demain, de toute manière, les effets sont en train de se diffuser.
10:29Il y a une diffusion de ce choc de prix, partant du pétrole, à d'autres catégories de prix.
10:34Exactement.
10:35Sans pour autant que ça initie de boucle avec les salaires.
10:38Alors voilà, c'est deux choses différentes.
10:39On est d'accord.
10:40On a vraiment un choc de prix qui se transmet et qui, à supposer que le pétrole n'augmente pas
10:46et qu'on est dans une résolution de conflit quelque part autour de l'été,
10:48va amener à un pic d'inflation autour de l'été.
10:52Si maintenant, et c'est un peu la crainte de tout le monde, c'est-à-dire qu'on retrouve
10:55l'effet de la guerre en Ukraine
10:56et donc on a des boucles prix-salaire qui se matérialisent,
10:58et donc là, le choc d'inflation passe dans un second tour.
11:02Moi, je ne suis pas nécessairement sur ce scénario-là.
11:05Alors déjà, il faut mettre d'un côté les US et la zone euro.
11:08La zone euro, le marché du travail, est stable, mais commence à montrer quelques poches de fragilité.
11:14On n'est plus du tout sur des dynamiques salariales.
11:16On n'est plus dans le post-Covid, post-Ukraine, dans lequel on avait beaucoup d'épargne
11:19et beaucoup de capacités à compenser.
11:21Donc là, c'est surtout un choc d'énergie qui se diffuse
11:23et les effets de second tour sur les autres matières premières qui sont en train de se diffuser.
11:27Et maintenant, côté macro, il faut vraiment dissocier les États-Unis de la zone euro.
11:31Les États-Unis, qui est un discours qu'on a depuis longtemps,
11:34cette résilience US par investissement lié à l'IA.
11:38Qui, en fait, annihile un peu les effets de hausse de taux.
11:42C'est-à-dire que la consommation, in fine, et la demande domestique américaine ralentit.
11:47Mais l'investissement privé est insensible au resserrement monétaire.
11:50Et donc, on a cet effet boom de l'IA qui entretient cette résilience américaine.
11:54Ça, c'est le côté américain. C'est très bon.
11:56Et même avec la hausse de l'inflation, pour l'instant, les choses se tiennent.
11:59Segmentées par type, cette k-shape croissance.
12:03Côté zone euro, c'est très différent.
12:04Zone euro, on tablait cette année sur une accélération de la croissance en zone euro,
12:08à supposer que la confiance tenait.
12:10Et donc, tout ce qui était latent, l'épargne, l'investissement,
12:14aidé par les plans d'infrastructure et les restants des plans d'NGEU,
12:17boostait la croissance en zone euro.
12:18Là, dès le mois de mars, le choc de confiance a été significatif.
12:23Les perspectives de croissance sont évisées franchement à la baisse.
12:26On est sur un acquis de croissance en zone euro cette année qui est de 0,4.
12:30Donc, même si Hormuz réouvrait dans quelques temps,
12:34aller chercher une croissance, alors comme on anticipait ce supérieur 1,
12:37c'est déjà impossible pour 2026,
12:39et on va probablement réviser à la baisse quelque part entre 0,5 et 0,7 cette année.
12:45Et en fait, c'est ça la problématique.
12:46On n'a pas cette résilience américaine.
12:49On n'attend pas d'effet de rattrapage.
12:50On n'attend pas d'effet de rattrapage à supposer.
12:54Donc, le T2 est d'ores et déjà affecté par la crise.
12:57Donc, il faudrait qu'on ait un effet fort de rattrapage au T3 et au T4,
13:00là où l'inflation sera encore, même si elle décélère dans une phase haussière.
13:04Un marché du travail qui commence à montrer des signaux un peu négatifs.
13:08Donc, non, la zone euro, l'année est déjà finie.
13:11L'effet de rattrapage, ce sera 2027 s'il se matérialise.
13:14Bon, Pierre-Olivier, sur ces considérations macro,
13:17avec les enjeux du mois de juin, je le disais,
13:20qui seront notamment caractérisés par les prochaines décisions de politique monétaire.
13:24Une dernière sortie d'Isabelle Schnabel,
13:25pour ceux qui n'auraient pas bien entendu le message
13:28de la membre allemande du directeur de la Banque Centrale Européenne.
13:32Ça y est, nous ne pouvons plus regarder à travers ce choc de prix,
13:36ce choc énergétique.
13:37Il est temps d'agir en juin.
13:39Et certains de ses petits camarades, je crois que c'est le lituanien,
13:42qui lui estime qu'après la hausse de taux de juin,
13:46viendra le temps d'une seconde hausse de taux,
13:48qu'il estime être plus probable que jamais.
13:51En tout cas, il estime que la hausse de taux de juin soit suivie d'une deuxième
13:55et ce qui est pour lui le plus probable,
13:57côté lituanien, en tout cas.
14:00Comment on en arrive là ?
14:01Après, je pense qu'il y a deux points.
14:03Le marché déjà s'attend à ce qu'on ait deux hausses de taux
14:06de la part de la Banque Centrale Européenne.
14:08Pas plus, on n'attend pas un cycle,
14:09on attend un recalibrage de la politique monétaire
14:12avec l'idée qu'on fait des hausses d'assurance, en quelque sorte.
14:16Moi, je trouve que c'est plutôt bien.
14:17D'abord, certains ont un peu peur qu'on refasse l'erreur de 2008.
14:20Je pense que ça n'a rien à voir.
14:21Les taux sont beaucoup plus bas aujourd'hui qu'il était en 2008.
14:23Le choc énergétique en 2008, pour le coup,
14:26était marqué de manière...
14:27Enfin, il était assez temporaire quand on regardait sa nature.
14:30Là, Hormuz, même si ça réouvre,
14:32on sait que ça va mettre beaucoup de temps à se normaliser.
14:34Donc, on sait aussi que sur le pétrole,
14:35ça va mettre du temps aussi à rebaisser.
14:37Voilà, donc je pense que
14:40pour la Banque centrale européenne,
14:42remonter de 25 ou 50 points de base
14:44dans les six mois qui viennent,
14:45ce n'est pas un gros problème.
14:46Et je pense qu'aux États-Unis, ils feront un peu pareil.
14:48Alors, je ne sais pas s'ils montrent les taux,
14:50mais je pense que Warch, il a intérêt à être très au quiche,
14:52le premier meeting.
14:53D'abord, parce que comme ça,
14:54de toute façon, il n'a pas d'argument pour dire
14:56qu'il va baisser les taux, la courte terme.
14:57Donc, c'est une bataille perdue d'avance.
14:59Donc, autant qu'il arrive en disant
15:00« Moi, je suis quelqu'un de très au quiche, etc. »
15:03Puis, on lui a préparé un peu le terrain.
15:05C'est-à-dire que le ton est quand même monté
15:06un peu au sein du comité.
15:08Et puis, il baissera les taux plus tard.
15:09Mais pour l'instant, je pense qu'ils ont intérêt
15:11à être plus au quiche.
15:12Et je pense qu'il y a un point quand même
15:13qui est important pour les banquiers centraux,
15:15c'est de tenir la partie longue de la courbe des taux.
15:17Alors, peut-être encore plus aux États-Unis.
15:18Comme le disait Léa,
15:19il y a quand même une différence de phase
15:21au niveau économique entre l'Europe et les États-Unis.
15:23Ça se voit sur les marchés obligataires.
15:25Le 10 ans allemand, bon, il est autour de 3.
15:27Il est monté à 3,10 à un moment.
15:29Enfin, il a du mal à monter.
15:29Par contre, les taux américains
15:31sont plutôt en montée un peu plus forte.
15:33Je crois que le spread s'est écarté de 15 BP
15:35sur le 10 ans.
15:36Ça s'est un peu réécarté.
15:37Donc, du coup, voilà,
15:39monter un peu les taux aujourd'hui,
15:41c'est rassuré aussi,
15:42dire qu'il n'y aura pas de boucle inflation.
15:43C'est maîtriser la partie longue.
15:45Non, mais je reviens à votre histoire
15:45de partie longue des courbes de taux.
15:47Parce qu'il y a 10 jours,
15:482 semaines de ça maintenant,
15:49ça s'est un peu calmé,
15:50ça s'est un peu atténué.
15:51Mais c'était à nouveau le gros sujet.
15:53C'est-à-dire,
15:54est-ce qu'on était en train de perdre le contrôle
15:56des parties longues de courbes,
15:58que ce soit au Japon, en Europe,
15:59et à commencer par les États-Unis.
16:01Et donc, pour ça,
16:02il faut que les banquiers centraux
16:03quand même envoient au moins
16:04des signaux un peu de durcissement.
16:07Et paradoxalement, même pour l'Europe,
16:09c'est plutôt mieux d'augmenter
16:10un tout petit peu les taux aujourd'hui,
16:11quitte à ce que les taux à 5 ans,
16:13à 10 ans restent très contenus.
16:14Parce que paradoxalement,
16:15le financement de l'économie
16:16se fait plutôt sur la partie longue
16:17pour les entreprises,
16:19pour les ménages sur l'immobilier,
16:21dans une moindre mesure pour l'État.
16:22Parce qu'ils peuvent émettre
16:23beaucoup plus à court terme,
16:23mais ils sont plus flexibles.
16:24Mais je pense que c'est assez important,
16:26sachant qu'en plus, en Europe,
16:27encore une fois,
16:28comme Léa l'a très bien dit,
16:29les signaux de ralentissement,
16:30ils sont là.
16:30Moi, je pense qu'aux États-Unis,
16:31on va les voir aussi
16:32au troisième trimestre.
16:33Je pense qu'aux États-Unis,
16:34ce qui différencie...
16:34C'est quoi ?
16:35C'est la consommation
16:35qui va franchement ralentir
16:37aux États-Unis ?
16:37Moi, je pense qu'elle est déjà...
16:38Enfin, quand on regarde
16:39la consommation réelle aux États-Unis,
16:41elle est stable,
16:43je veux dire, flat, excusez-moi.
16:44Elle est stable quasiment
16:45depuis deux ans.
16:46Il n'y a pas de consommation réelle
16:47aux États-Unis aujourd'hui.
16:48Oui, il n'y a plus de d'impulsion.
16:49Par contre, il y a beaucoup d'investissement.
16:50Voilà, c'est ça qu'on voit.
16:51Et l'investissement,
16:52il vient d'où ?
16:53Il vient d'abord du stimulus de Trump
16:54qui a été beaucoup plus violent
16:55que les stimulus qu'on a en Europe.
16:57Parce qu'on a beaucoup parlé
16:58du stimulus allemand,
16:59mais d'abord,
16:59il a mis beaucoup plus de temps
17:00à se mettre en place.
17:01Et en plus,
17:01c'était très focalisé sur Allemagne.
17:03Il y a plein de pays comme la France
17:04et il y a plein de pays
17:04qui ne font pas de stimulus.
17:06Donc, déjà,
17:07l'amplitude du stimulus
17:08est beaucoup plus fort aux États-Unis.
17:09Trump, pour gagner les élections,
17:11ce qu'il ne va sans doute pas arriver à faire,
17:12il avait bien misé sur le fait
17:14qu'il fallait mettre
17:14un maximum de mesures
17:16qui avaient un impact très rapide
17:17dès le début de l'année.
17:18Il a fait le fameux dégrèvement
17:20des taxes sur l'investissement
17:22qui, en plus,
17:22restimule encore plus
17:23l'investissement qui était déjà très fort
17:25avec tous les investissements
17:26qui avaient été annoncés
17:27dans la tech,
17:28les data centers, etc.
17:30Donc, je pense que l'effet embarqué
17:31était beaucoup plus violent
17:32aux États-Unis.
17:33Et si on ajoute l'effet de restockage,
17:35moi, je pense que le pic du restockage,
17:36il est, à mon avis,
17:37pour l'été.
17:38Le pic des mesures budgétaires aux US,
17:40il est aussi, à peu près, pour l'été.
17:42Donc, je pense que la deuxième partie d'année
17:43ne sera pas catastrophique,
17:44mais on risque d'avoir, quand même,
17:45un petit ralentissement.
17:47Enfin, à mon avis,
17:48l'accélération, elle est finie.
17:49Oui, oui.
17:50Et le fait que la croissance américaine
17:51repose beaucoup
17:52sur les dépenses d'investissement en IA,
17:55c'est solide ?
17:57Ou est-ce que ça génère aussi
17:59un point de vulnérabilité
18:00pour la croissance américaine ?
18:03Ben, c'est...
18:05Moi, je...
18:06Enfin, je ne sais pas
18:07si c'est un problème macro,
18:08à mon avis,
18:08c'est plutôt un problème financier.
18:10C'est plutôt comme ça que je le vois.
18:11D'accord.
18:11On peut embarquer sur le sujet tout de suite.
18:13Mais ça peut être une vulnérabilité financière
18:16qui se retrouve à un moment
18:18à avoir des impacts économiques, quoi.
18:19Ce qui est sûr,
18:20c'est que, notamment,
18:21si on se projette vers 2027,
18:23ce qui est peut-être un peu loin
18:23pour nos horizons d'investissement,
18:25mais ça va être très compliqué
18:26de garder les mêmes rythmes
18:27de croissance de l'investissement.
18:28parce que si on veut avoir
18:29une contribution de l'investissement
18:30qui reste positive,
18:33simplement positive,
18:33il faut mettre
18:34le même niveau
18:35de croissance de l'investissement.
18:37Et ça, ça va être plus compliqué.
18:38On attend
18:391 000 milliards
18:40de dépenses d'IA
18:41peut-être en 2027.
18:42Alors, je ne sais pas,
18:43là, on est
18:43500, 600, 700, 800
18:45sur l'ensemble
18:46de l'année 2026.
18:47On attend encore plus
18:48en 2027.
18:48Est-ce qu'on pourra encore
18:49projeter toujours plus
18:51sur les années suivantes ?
18:51Mais moi, encore une fois,
18:52d'un point de vue macro,
18:53et du coup,
18:54ça lie un peu les marchés,
18:55je pense que la question centrale,
18:56c'est celle des profits,
18:57des profits qu'on peut réaliser
18:58dans le futur.
18:59Est-ce qu'il y aura assez
19:01de, je dirais,
19:02que la compétition
19:02va suffisamment se resserrer
19:04pour éliminer
19:04plein de concurrences
19:05qu'on fera plein de profits ?
19:06Ça, c'est un premier point.
19:07Et même à court terme,
19:09est-ce qu'on est dans une dynamique
19:12où ces investissements,
19:13dès l'année prochaine,
19:14rassurant les investisseurs
19:15parce que, voilà,
19:17même si on s'endette,
19:18même si les frics cash flow baissent,
19:19on continue à avoir
19:20une dynamique de croissance
19:21des profits qui est forte ?
19:23Léa, on a 9 semaines
19:24de progression continue.
19:26du S&P 500
19:27à travers le thème de la tech.
19:29Dans la tech, évidemment,
19:30c'est le thème de l'IA.
19:31Alors, qui peut se déplacer ?
19:33Les Mac 7
19:35surperforment beaucoup moins aujourd'hui.
19:36Elles font à peu près
19:37comme le marché,
19:37mais c'est vrai qu'on voit
19:38des rattrapages spectaculaires.
19:40Alors, c'est Micron,
19:41aujourd'hui,
19:42dans la mémoire,
19:43Samsung et Sky NX
19:44en Corée, évidemment.
19:46On voit tous les segments
19:48un peu chauds
19:49et non rentables.
19:50D'ailleurs,
19:50de la photonique,
19:51du quantique,
19:52du robotique,
19:53du spatial,
19:53qui reviennent très très vite
19:55là aussi
19:55avec des niveaux
19:56de surperformance
19:58exceptionnels
19:58quand même
19:59par rapport au Nasdaq.
20:01Qu'est-ce que ça vous inspire ?
20:02Et si la question est financière,
20:04comme le suggérait
20:05Pierre-Olivier,
20:06est-ce qu'il faut,
20:07alors,
20:07s'inquiéter,
20:08je ne sais pas,
20:08mais en tout cas,
20:09garder l'esprit suffisamment ouvert
20:11pour imaginer
20:11qu'à un moment,
20:12le marché puisse
20:14percevoir le thème de l'IA
20:15de manière différente ?
20:16Ce qui est sûr,
20:17c'est que si on redonne
20:17quelques chiffres
20:18pour comprendre
20:19vraiment la dynamique,
20:20en début d'année,
20:21vous parliez là
20:22de 1 000 milliards
20:23d'investissements,
20:24on n'était qu'à 650 milliards
20:25annoncés en début d'année,
20:27ce qui représentait
20:27plus 25%,
20:2926%.
20:29Donc là,
20:30on n'est pas loin
20:30de presque plus 50%
20:32par rapport à l'année dernière.
20:33Donc,
20:33toutes ces annonces
20:34en cascade
20:35au cours du premier trimestre
20:36et qui se sont encore
20:37un peu étalées jusqu'à mai
20:39montrent en fait
20:40une dynamique extrêmement forte
20:42des acteurs de l'IA.
20:43Et je précise juste,
20:43désolé Léa,
20:44je vous interromps,
20:45toutes ces révisions
20:46à la hausse de CAPEX
20:47ne se font pas
20:47sur des révisions
20:48à la hausse
20:48de plus de data center
20:50ou de plus de volume.
20:50C'est uniquement
20:51parce que les prix
20:52des composants,
20:53des équipements,
20:54de l'électricité
20:56a augmenté.
20:57Donc,
20:57c'est simplement
20:58l'inflation
20:59qui tire
21:00les révisions
21:00à la hausse
21:01des CAPEX.
21:01Oui,
21:02et ça rejoint
21:02un petit peu
21:03ce qui a été dit
21:03sur l'environnement
21:04de taux
21:05et notamment
21:06sur l'inflation.
21:07Il est clair
21:08qu'aux Etats-Unis,
21:09on est en train
21:09de rentrer
21:10dans une boucle inflationniste
21:11qui n'a rien à voir
21:12avec le conflit actuel.
21:13Il va falloir
21:14être extrêmement vigilant
21:15sur cette partie-là
21:15parce que l'IA
21:17est inflationniste,
21:18au moins en tout cas
21:18à court terme,
21:19mais pas seulement
21:20pour des raisons
21:21d'augmentation des prix
21:22comme vous venez
21:23de l'évoquer.
21:24Beaucoup de spécialistes
21:25évoquent aussi
21:25la difficulté
21:26à mettre en place
21:27ces fameux
21:29ordinateurs quantiques
21:30et le calcul quantique
21:31coûtent beaucoup plus cher
21:33qu'ils ne l'avaient prévu
21:34en consommation d'énergie.
21:36Donc ça,
21:36ça n'a rien à voir
21:37avec l'augmentation
21:38des prix
21:39et du détroit d'Hormouz.
21:40C'est purement
21:41et simplement
21:41ce sujet-là
21:42qui est sur la table
21:43et donc le modèle d'affaires,
21:45il va falloir
21:45à un moment
21:46qu'il sorte véritablement
21:47et de manière claire
21:48pour les investisseurs
21:49parce que si nous n'avons pas
21:51demain une profitabilité
21:52qui se dessine
21:53vu l'ampleur
21:54des investissements
21:55dont on parle,
21:56le risque systémique
21:57sur le marché
21:58va revenir.
21:58On l'avait eu
21:59il y a à peu près
22:00à la même période
22:00l'année dernière
22:01plutôt pour des questions
22:02de financement
22:03et d'interconnexion
22:04entre les acteurs.
22:07Ça restera toujours le cas
22:08puisqu'ils sont quand même
22:09tous très interdépendants.
22:10En revanche,
22:11les valorisations
22:12commencent à devenir
22:13un peu inquiétantes
22:14dans la mesure
22:14où on a du mal
22:15à savoir à la fin
22:16quel va être
22:16le modèle d'affaires.
22:17Et vous avez eu
22:18qui est en introduction
22:19à SAP notamment
22:20et il y a d'autres acteurs
22:21Nemecek,
22:22on a parlé de Dassault Systèmes,
22:23Nemecek et SAP
22:24sont extrêmement
22:26challengés
22:27sur leurs résultats
22:28et leur capacité
22:29à survivre
22:29dans le monde de l'IA.
22:30On a eu aussi
22:31un acteur comme
22:32Ridel Sevir par exemple.
22:33N'oublions pas
22:34que ce sont eux
22:35qui ont les données.
22:36Et on n'a toujours pas
22:37solutionné cette problématique
22:38de la donnée.
22:39Qui va payer la donnée ?
22:40Quel est le modèle d'affaires
22:41autour de la donnée ?
22:42Et donc on va
22:43quand même
22:44progressivement
22:44re-regarder aussi
22:45les acteurs
22:46qui pourraient
22:47intégrer l'IA
22:47comme un moteur
22:48de performance
22:49avec leur base d'actifs
22:50qu'ils détiennent,
22:51qu'ils connaissent
22:51y compris de leur base clientèle.
22:53Et c'est là
22:54où ça devient intéressant
22:55effectivement
22:55de voir les performances
22:57des acteurs compétiteurs
22:58quelque part
22:59ou en tout cas
22:59laissées sur le côté
23:00depuis plus de 6 mois.
23:02Les intégrateurs
23:03quand même !
23:04Ceux qui vont intégrer
23:06l'IA en premier
23:07et la diffuser
23:08dans les entreprises.
23:09SAP et Oracle
23:10c'est quand même
23:11un espèce de duopole
23:12de l'architecture IT
23:14de plein de boîtes
23:16de la planète.
23:17Et le bon sens
23:17vous le dit
23:18parce que ce sont
23:19les clients de l'IA.
23:20Donc si eux
23:21n'arrivent pas
23:21à trouver un modèle
23:22d'affaires pertinent
23:23pour leurs propres activités
23:26alors qui va vraiment
23:27être les acheteurs
23:28de l'IA ?
23:30La boucle est bouclée
23:31quelque part.
23:31Mais là quand on fait
23:32du stock picking
23:33comme c'est le cas
23:33chez DNCA
23:35c'est vraiment un marché
23:37où il faut se poser
23:37cette question
23:38dans l'univers du logiciel
23:39au sens large
23:40après le de-rating
23:42spectaculaire
23:43que le secteur a connu
23:44de manière assez
23:46indiscriminée
23:46est-ce que là
23:47c'est un moment
23:48effectivement
23:49au moins de réfléchir
23:51aux opportunités
23:51voire de commencer
23:53à préparer des positions
23:54dans ce secteur-là ?
23:55C'est très difficile
23:56de se battre
23:57contre le marché
23:57ça il ne faut pas l'oublier
23:58c'est-à-dire que le momentum
23:59de marché défavorable
24:01qu'on a connu
24:01lorsqu'il est là
24:02vous ne pouvez rien faire
24:03et ce qui est intéressant
24:04ça fait quand même
24:05un an et demi
24:05que toutes ces sociétés
24:06vous annoncent successivement
24:07à chaque trimestre
24:09des publications
24:10qui sont d'excellentes factures
24:12à la fois en termes de croissance
24:13en termes de rentabilité
24:15qui poursuivent leurs objectifs
24:17sans à-coups
24:18absolument pas d'à-coups
24:19D'où les ratings accélérés
24:20c'est-à-dire que les croissances bénéficiaires
24:22sont toujours là
24:23Tout à fait
24:24et avec des dirigeants
24:25qui tiennent systématiquement
24:26le même discours
24:27l'intelligence artificielle
24:29est un game changer pour nous
24:30pas un disrupteur
24:31auquel finalement
24:32on va devoir faire face
24:33en l'intégrant
24:34dans nos modèles d'affaires
24:35on va gagner en compétitivité
24:37en pricing
24:38pour nos clients
24:39soit on y croit
24:40maintenant à cette dynamique-là
24:41et moi j'y crois
24:42de plus en plus
24:42parce que pour le modèle d'affaires
24:44de l'IA elle-même
24:45si vous n'avez pas
24:46ces grands clients
24:47aujourd'hui
24:48les fameux intégrateurs
24:49c'est très bien dit
24:49je ne vois pas très bien
24:51où vont aller
24:53en fait
24:53tous ces investissements
24:54en tout cas
24:54quelle rentabilité
24:55on va leur trouver
24:56Avant de générer
24:57ces fameux gains de productivité
24:58l'IA
24:59ça va être un facteur inflationniste
25:00enfin il faut le considérer
25:02comme ça
25:02en premier lieu
25:03en tout cas
25:03Je pense que c'est ce que
25:04on disait tout à l'heure
25:05Alors dans un premier temps
25:06oui
25:07il y a beaucoup de questions
25:08il y a beaucoup de recherches
25:09je pense c'est un angle de recherche
25:10des prochaines années
25:11sur l'IA
25:12en gros tout le monde
25:14explique que
25:15donc l'IA va augmenter
25:16la croissance potentielle
25:17les gains de productivité
25:18vont augmenter
25:19parce qu'on fait le pari
25:20que l'IA ne sera que positive
25:22et donc si on fait
25:23des choses très simples
25:24l'IA c'est du capital
25:26du travail
25:26et des gains de productivité
25:27le capital c'est à peu près sûr
25:29les gains de productivité
25:30quand on regarde à peu près
25:31l'ensemble des recherches
25:32ça va de
25:32pour les Etats-Unis
25:34sur horizon 10 ans
25:35de plus 0,1
25:36à en réalité
25:37plus 1,5
25:38et si je prends même
25:39le créateur d'Entropique
25:40c'est plus 26%
25:42D'accord
25:42Donc l'ordre de grandeur
25:44déjà on ne le sait pas
25:44et puis la question
25:45qu'on oublie souvent
25:46c'est de dire
25:46et le facteur travail
25:47qu'est-ce qu'on fait ?
25:48Est-ce que c'est une IA
25:50augmentée du travailleur ?
25:51Est-ce que c'est une IA
25:52qui met de côté le travailleur ?
25:53Les recherches montrent
25:54qu'il y a à peu près
25:5464% des travailleurs actuels
25:57qui seront affectés par l'IA
25:59dans quelle mesure ?
26:00On n'en sait rien
26:01et donc toute la logique
26:02de dire
26:02on créera de la croissance potentielle
26:03puisque les trois facteurs
26:04de croissance potentielle
26:05augmenteront
26:06bah en fait en réalité
26:07le facteur travail
26:08on n'en sait rien
26:08et c'est pas de dire
26:09ça va aller
26:11on ne sait pas
26:12donc ça c'est le premier point
26:13le deuxième
26:14c'est qu'effectivement
26:14sur la logique inflationniste
26:16à terme effectivement
26:17il y a deux vraies
26:18des inflationnistes
26:19à court terme
26:20mais ne l'est pas
26:20et c'est toute la problématique
26:21qu'on voit actuellement
26:22on a une problématique
26:24de prix
26:24et de rareté
26:25et donc
26:26cette vague IA
26:27qu'on connaît
26:28depuis 2023
26:282023-2024
26:30c'était des logiques de flux
26:31on veut de la GPU
26:32maintenant
26:33on est sur une logique
26:34plutôt de goulot
26:35c'est-à-dire
26:36qu'on a les problèmes
26:37de mémoire HBM
26:39on a les questions
26:41liées à l'électrification
26:42et donc désormais
26:43on est sur une logique
26:45plutôt d'économie de rareté
26:46et donc ça
26:47ça devient une question
26:48d'économie de prix
26:48avec toutes les questions
26:49que vous mentionnez
26:50sur la résilience
26:51et la question financière
26:52à partir du moment
26:53où les acteurs
26:54intrants
26:54se maintiennent
26:56et s'ils ne se maintiennent pas
26:58quid de la situation
26:59et le problème
27:00qu'on a aujourd'hui
27:01c'est qu'on raisonne
27:02avec un investissement
27:03qui ne répond plus
27:04à la hausse des taux d'intérêt
27:06or
27:06si on met tout ça de côté
27:07dans le contexte
27:08qu'on a aujourd'hui
27:09la seule certitude
27:11qu'on a
27:11c'est qu'on va dans un monde
27:12de taux d'intérêt plus élevé
27:13parce que l'inflation
27:14est structurellement plus élevé
27:15par la géopolitique
27:16par les innovations
27:17peu importe
27:18en tout cas à terme
27:19parce qu'on est sur
27:21des questions
27:22de primes de termes
27:23de déficit
27:24etc.
27:25donc il y a une logique
27:26de fond
27:26qui est de dire
27:27le coût du capital
27:28sera structurellement plus élevé
27:29les taux d'intérêt
27:30seront structurellement plus élevés
27:31avec un investissement
27:32aujourd'hui américain
27:33qui ne résonne plus
27:34avec la charge
27:35de taux d'intérêt
27:35est-ce que ça peut tenir
27:37les anciennes révolutions
27:39technologiques
27:39on a eu
27:40les télécoms
27:41on a eu le rail
27:41ont montré que oui
27:42dans un horizon de temps long
27:44mais c'est une question
27:45aujourd'hui qui est aussi
27:45sachant que les boîtes
27:46qui sont en première ligne
27:49les hyperscalers
27:50ont quand même
27:51des bilans
27:51et une génération
27:52de cash flow
27:55autrement plus importante
27:57que des boîtes
27:58des utilities
27:59ou des boîtes de telco
28:00peut-être à l'époque
28:01exactement
28:02mais c'est
28:03aujourd'hui
28:03si on applique
28:04ce qu'on a vu
28:05pendant les vraies
28:06révolutions industrielles
28:07on est effectivement
28:08sur cette même logique
28:09mais encore une fois
28:11avec une logique
28:12de taux d'intérêt
28:13qui est extrêmement différente
28:15dans le contexte
28:16qu'on connait aujourd'hui
28:17c'est ça qui va faire la différence
28:18si le risque n'est pas macro
28:19et si le risque est financier
28:20donc qu'est-ce que ça veut dire
28:22précisément
28:22Pierre-Olivier ?
28:23c'est un peu lié
28:24à la dynamique des taux
28:25c'est-à-dire que
28:26il y a quand même
28:27deux forces
28:28qui sont importantes
28:29en 2026
28:31c'est un
28:32évidemment
28:32ces boîtes
28:33qui sont en train d'investir
28:35dans les data centers
28:36dans l'IA
28:36elles le font beaucoup moins
28:38sur leur cash flow
28:38mais elles le font beaucoup plus
28:39en s'endettant
28:40oui
28:41et le deuxième point
28:43c'est qu'on a aussi
28:44énormément d'IPO cette année
28:46énormément
28:46c'est très bien
28:47on est un bon exemple
28:48c'était un des sujets
28:50là sur la table
28:51mais je veux bien
28:52et donc
28:52non mais ça illustre
28:53donc ça veut dire
28:54qu'il y a une demande de capital
28:55qui est extrêmement élevée
28:56voilà
28:57et donc ça veut dire
28:58que soit les taux vont monter
28:59soit la liquidité
28:59va baisser dans le marché
29:00voilà
29:01donc après
29:02c'est la guerre du capital
29:03voilà exactement
29:04et donc là-dedans
29:05moi je pense que
29:07paradoxalement
29:07moi mon avis
29:08est un peu plus tranché
29:09je pense que le choc
29:10IA en lui-même
29:11est hyper désinflationniste
29:12je pense que ce qu'on a
29:13aujourd'hui pour l'instant
29:14ce qui est inflationniste
29:15c'est le choc d'énergie
29:16on en a une partie
29:16avec Hormuz
29:17et puis le choc
29:20des microprocesseurs
29:20parce qu'on était arrivé
29:22à un point
29:22où il y a
29:23on est dans un goulot
29:24d'électroblement
29:25il faut attendre
29:26que les capacités
29:26soient développées
29:27voilà
29:27donc on était arrivé
29:28ces deux facteurs
29:29se sont
29:29je dirais
29:30s'imbriquent en 2026
29:31après liant lui-même
29:33ça c'est temporaire
29:33vous dites
29:34ce phénomène-là
29:34c'est temporaire
29:35c'est un choc d'investissement
29:36moi je verrais
29:37je ne sais pas
29:38la consommation
29:38des ménages américains
29:39commence à accélérer
29:40je me dis
29:41oulala
29:41là il faut qu'on commence
29:42à se méfier
29:43les services vont s'emballer
29:44ce n'est pas tout
29:45ce qu'on voit dans l'économie
29:46donc je pense que
29:47en fait je pense aussi
29:48l'autre point
29:48c'est que les taurelles
29:49sont beaucoup trop élevées
29:50aussi par rapport
29:50au niveau de dette
29:51qu'on a dans le système
29:52etc
29:52donc l'environnement
29:54peut-être à très long terme
29:55c'est pas soutenable
29:562% de taurelles
29:58aux Etats-Unis
29:581% en Europe
29:59vous dites
30:00c'est pas soutenable
30:00l'inflation va être
30:02elle peut aller
30:03beaucoup plus loin au départ
30:04que ce qu'on pense
30:04si le prix du pétrole
30:05va à 100 dollars
30:06on va s'arrayer un peu
30:07avec tous des prévisions
30:08un peu plus difficiles
30:09pour les 6 prochains mois
30:10on va dire ça comme ça
30:10mais bon après
30:12il y a beaucoup de géopolitique
30:12on va s'appuyer sur les tweets
30:14de chacun
30:14pour savoir ce qui se passe
30:15dans le prochain mois
30:16mais je pense que c'est quand même
30:18assez désinflationniste
30:19notamment pour l'année prochaine
30:20ça va être assez massif
30:21et c'est quoi alors
30:22un choc de marché
30:22dans les conditions actuelles
30:24du marché
30:24sachant quand même
30:26qu'après la vague de résultats
30:27du premier trimestre
30:29le S&P ou le Nasdaq
30:30sont beaucoup
30:31enfin ceux qui pensaient
30:33trop chers en début d'année
30:34il se retrouve avec un marché
30:36qui est quand même moins cher
30:37et qui a repris 20%
30:40par rapport au plus bas
30:40de fin mars
30:42oui alors moi
30:42j'avoue qu'à court terme
30:43j'ai du mal
30:44je partage ton avis
30:45il ne faut pas trop se battre
30:46contre les tendances
30:47contre la liquidité
30:50les bonnes etc
30:50à mon avis
30:51il n'y a pas trop de soucis
30:53moi encore une fois
30:53je suis un superstitieux
30:5587, 2007
30:57à les années en 7 ?
30:58oui l'année prochaine
30:59je ne sais pas pourquoi
31:01c'est Christian Cambier
31:02qui m'avait fait
31:03les années en 7
31:04voilà voilà
31:04donc moi je suis un peu
31:05sur les années en 7
31:06d'accord
31:08mais un peu plus sérieusement
31:11non mais je pense que
31:12le point c'est que
31:13je ne sais pas
31:13je n'aime pas le terme
31:14de bulle
31:15mais je pense que
31:15il y a des moments
31:16où il y a des problèmes
31:17de valorisation
31:18donc des fois
31:19on a des bulles
31:19de valorisation
31:20c'était le cas par exemple
31:20dans les années 2000
31:21et puis il a fallu
31:24purger la bulle
31:25voilà
31:25moi je pense que là
31:26c'est plutôt
31:27une bulle de profit
31:29d'attente de profit
31:30c'est à dire
31:30à combien de temps
31:31ça va tenir
31:32et combien de temps
31:33on va avoir
31:33cette économie
31:34avec une partie
31:36pas une grande partie
31:37de l'économie
31:37qui va très fort
31:38qui emporte la bourse
31:39etc
31:40et puis une grande partie
31:41de l'économie
31:42qui est quand même
31:42un peu moins forte
31:43si vous enlevez
31:44tout le secteur de la tech
31:47les marchés sont plutôt en baisse
31:48cette année
31:49même en Corée
31:52surtout en Corée
31:54avec deux boîtes
31:55qui font
31:55je ne sais pas
31:5690% de la performance
31:57du marché
31:57surtout là-bas
31:59et peut-être le dernier point
32:00qui soutient la bourse
32:02je pense aujourd'hui
32:03mais qui est quand même
32:04un point qui commence
32:05à devenir un peu de fragilité
32:06c'est qu'il faut quand même
32:06regarder la part
32:07par exemple
32:08des actions
32:09dans le patrimoine
32:10des ménages américains
32:10par exemple
32:11qui est au plus haut ever
32:12alors ce n'est pas au plus haut ever
32:13mais on atteint
32:14tous les pics
32:15qu'on a eu en 29
32:15je ne veux pas
32:16faire la personne trop négative
32:18ça peut toujours aller plus loin
32:19mais ça veut dire
32:20qu'aujourd'hui
32:21on n'a pas cassé
32:22la psychologie du retail
32:23qui est là en disant
32:23moi j'achète les deep
32:24ça marche
32:25donc ça continue
32:25donc il ne faut pas
32:27timer trop
32:27les choses à l'avance
32:28mais on est quand même
32:29dans des marchés
32:30peut-être
32:30si on se projette
32:31sur un an ou deux
32:33que c'est un peu plus fragile
32:33il y a un acteur
32:34dans le marché aujourd'hui
32:35qui a la capacité
32:36à faire le marché
32:37c'est le retail
32:38comme on dit
32:38les investisseurs particuliers
32:40la foule des investisseurs particuliers
32:41notamment sur le marché américain
32:42qui sont relativement insensibles au prix
32:46puisque de toute façon
32:47le marché ne fait que monter
32:49je mets de côté la parenthèse Covid
32:51mais c'est vrai que depuis 2020
32:52le marché ne fait quasiment que
32:53moi ce n'est pas ça
32:54c'est plus qu'ils ont une intelligence collective
32:56à mon avis
32:56qu'il ne faut pas sous-estimer
32:57mais par contre
32:59ils sont là au bon endroit
33:00Micron
33:01ça y est c'est devenu
33:02voilà
33:03Micron est devenu le chouchou du retail
33:05alors que je ne suis pas sûr
33:06que les professionnels
33:07aient complètement embrassé
33:09un dossier comme Micron
33:10jusqu'à présent
33:11mais par contre
33:11ils n'ont pas le bilan pour résister
33:12j'ai même entendu des professionnels
33:16me dire que ça
33:16ils capitulent sur Micron
33:17d'accord
33:18non mais dans les petits signaux faibles
33:21de superstition ou autre
33:23voilà
33:23c'est plutôt les pros
33:24qui effectivement capitulent
33:26face à la force des particuliers
33:27après je ne sais pas
33:28si c'est une intelligence collective
33:29en tout cas ce qui est sûr
33:30c'est que le modèle américain
33:31sur les marchés des capitaux
33:32a été extrêmement bien fait
33:33et c'est un modèle vertueux
33:36le financement
33:38l'épargne américaine
33:39finance les entreprises américaines
33:40et ainsi de suite
33:41tout ce qu'on ne sait pas faire en Europe
33:43et donc
33:44et les enrichit
33:44pour aller jusqu'au bout de la boucle
33:46et normalement
33:47participe à la croissance
33:49et à la consommation
33:50en termes
33:50même si c'est un peu moins le cas
33:52effectivement en ce moment
33:52et ce sera encore magnifié
33:54ce système là
33:55encore plus
33:56par l'introduction en bourse de SpaceX
33:58par exemple
33:59évidemment
33:59évidemment
34:00et c'est terrifiant
34:01d'ailleurs
34:02tous les fournisseurs d'indices
34:03sont en train
34:03ont changé leurs règles
34:04pour accueillir
34:05alors je crois que Nasdaq va accueillir au bout de deux semaines
34:07quinze jours
34:07d'habitude c'est trois mois minimum d'attente
34:09une boîte pas rentable
34:10ça va rentrer au bout de quinze jours au Nasdaq
34:13FTSE Russell a déjà modifié ses règles
34:15S&P Dow Jones va le faire
34:17évidemment prochainement
34:18parce que
34:18c'est quand même du business aussi
34:19aussi pour eux
34:20tous les émetteurs d'ETF
34:23sont en train de construire des produits
34:25qui doivent permettre
34:26d'être
34:26d'être exposés
34:27à SpaceX
34:28enfin
34:28tous les canaux sont branchés
34:30pour qu'il y ait un flux
34:31ou un afflux
34:32maximum
34:32ou qu'en cas d'afflux
34:34il y ait tous les tuyaux
34:35qui permettent justement
34:36de converger
34:36le fameux cercle vertueux
34:38c'est-à-dire que
34:39c'est une introduction
34:40en bourse
34:42spectaculaire
34:43c'est une introduction
34:44en bourse
34:44qui rappelle aussi
34:45qu'en Europe
34:45on n'en a pas d'équivalent
34:47mais on n'en a jamais eu
34:48on n'en aura jamais
34:49ça nous attriste quand même
34:51il faut le rappeler
34:52et effectivement
34:53avec un effet flux
34:54qui va être mécanique
34:55les gestions indicielles
34:56sont tellement massives
34:57aujourd'hui
34:57dans le marché
34:58que de toute façon
34:59l'introduction en bourse
35:00elle était inévitable
35:02l'introduction dans les indices
35:03très rapides
35:04est inévitable
35:05la grande question
35:05c'est dans quel point
35:07on va leur donner
35:07est-ce que c'est le flottant
35:09donc cette partie justement
35:105% de flottant
35:11c'est minuscule
35:12rien du tout
35:13et sur ces 5%
35:13c'est 30% réservé au retail
35:15vous donnez
35:16la proportion
35:18et la manière
35:18dont tout ça
35:19a été designé
35:20et je ne peux pas
35:21m'empêcher quand même
35:22de le dire
35:2230% dédié au retail
35:24c'est pour justifier
35:25une valorisation
35:26quand on s'adresse
35:27à ce point-là
35:28au retail
35:28ça permet d'introduire
35:30avec des valorisations
35:31beaucoup plus confortables
35:32et effectivement
35:335% de capitalisation
35:36qui sera flottante
35:37donc disponible sur marché
35:38c'est 3 fois rien
35:39en tout cas
35:40ce qui est sûr
35:41c'est qu'avec une masse
35:42colossale de fonds indiciels
35:44mécaniquement
35:45vous aurez des flux
35:46qui vont se redéverser
35:47vers SpaceX
35:48très très rapidement
35:50donc dans les 2-3 mois
35:51qui vont suivre
35:52son introduction en bourse
35:53et donc
35:54ça sera une introduction
35:55en bourse réussie
35:56en revanche
35:57la valorisation
35:58elle pose question
35:59à deux niveaux
36:00la première
36:00c'est qu'est-ce qu'on finance
36:02qu'est-ce qu'on finance
36:03on finance l'espace
36:04on finance l'IA
36:06je crois que c'est ça
36:07c'est pas clair
36:08c'est pas très clair
36:09donc ça rend la valorisation
36:11d'autant plus compliquée
36:12c'est une boîte d'IA
36:13dans une enveloppe
36:15ou un marketing
36:16un peu spatial
36:16mais je crois que quand même
36:18de plus en plus
36:18ça devient une boîte d'IA
36:19et de data center
36:20en orbite
36:21bah oui c'est ça
36:22c'est très bien marketé
36:23effectivement
36:23je pense
36:24en ce pays
36:24et encore une fois
36:25je tournais vite
36:27le gars à faire réatterrir
36:28des lanceurs de fusées
36:29en mer
36:30je veux dire
36:31moi je comprends
36:33qu'on puisse se dire
36:33que peut-être
36:34que ça rattrame
36:35mais peut-être
36:36que ça marchera aussi
36:37en fait
36:38mais on achète
36:39un projet
36:40et à ces niveaux-là
36:43c'est assez surprenant
36:45mais on en est là
36:46je suis désolé Léa
36:46parce que ça va
36:47le sujet est passionnant
36:48à plein d'aspects
36:50mais bon
36:5085% des droits de vote
36:52verrouillés
36:52contrôlés par Elon Musk
36:53c'est pas nouveau
36:55le sujet des droits de vote
36:56dans ces boîtes
36:56de la Silicon Valley
36:57c'est partout pareil
36:58ça a été chez Facebook
37:00etc etc
37:01c'est un nouveau leadership
37:02qui est en train
37:03de se mettre en place
37:03et comment on fait
37:05quand on intègre
37:06des critères
37:06notamment de gouvernance
37:07est-ce que c'est un red flag
37:09ultime
37:10infranchissable
37:11ou est-ce qu'on s'adapte
37:12comme les fournisseurs d'indices
37:13ou comme les
37:14ou comme les places boursières
37:16en se disant
37:17finalement
37:17la boîte n'est pas rentable
37:18elle est contrôlée
37:19à 85%
37:20par Elon Musk
37:22en l'occurrence
37:23mais oui
37:23il faut la mettre
37:24il faut la mettre
37:25bien sûr
37:25mais alors
37:26on va le prendre
37:26par les deux côtés
37:27quand on est dans les indices
37:28admettons qu'il y en ait 3%
37:30demain dans votre indice
37:31référent
37:32si vous n'êtes pas
37:33très à l'aise
37:34avec la gouvernance
37:34vous en mettez
37:352,5%
37:36et vous êtes tranquille
37:36la vraie question
37:37c'est pour les gestions
37:38de conviction
37:39c'est vrai
37:39et en plus
37:40on a un patron
37:40à la tête de cette entreprise
37:41qu'on connait déjà
37:42puisqu'il nous a déjà fait le coup
37:43avant avec son entreprise Tesla
37:45qui continue de toute façon
37:47d'attirer beaucoup
37:48beaucoup de capitaux
37:49donc c'est pas
37:50c'est un sujet
37:51de gouvernance
37:51très clairement
37:52et il va falloir
37:53le regarder
37:54avec énormément de vigilance
37:55et je vais pas donner
37:56un avis tranché
37:57parce que
37:57c'est quasiment impossible
37:58d'être absent
37:59de cette société aujourd'hui
38:00en revanche
38:01il faut être capable
38:01de sortir au bon moment
38:02c'est plus la sortie
38:04que l'entrée
38:04qui pose problème
38:05à mon avis
38:06dans ces cas là
38:06est-ce que ça va être
38:08un sujet macro aussi
38:09je sais pas
38:09SpaceX
38:10ça génère de l'effet richesse
38:12encore
38:13dans cette idée
38:14du cercle vertueux
38:15américain
38:16je pense que c'est
38:17exactement la discussion
38:18qu'on a depuis le début
38:19en fait
38:20c'est à la fois
38:21une économie américaine
38:22qui est profondément
38:23résiliente aujourd'hui
38:24mais extrêmement fragile
38:25sur ses bases
38:26c'est une situation
38:28dans laquelle
38:28en réalité
38:30tout fonctionne
38:31indépendamment
38:31des taux d'intérêt
38:32on fait pari
38:33que ces infrastructures
38:34IA auront à terme
38:36la rentabilité
38:36attendue aujourd'hui
38:37avec des profils
38:38de monopole
38:39et on fait cette logique
38:40de prix
38:40dans le prospectus
38:41de SpaceX
38:42je crois pas
38:42qu'il parle de rentabilité
38:43en tout cas
38:44c'est pas fait
38:46pour être forcément rentable
38:47effectivement
38:48Starlink fonctionne
38:50XCA1
38:51SpaceX
38:51bien sûr que non
38:52quand on voit
38:53les chiffres du T1
38:54et de l'année dernière
38:55donc non
38:55mais c'est encore une fois
38:57c'est un peu
38:58le sentiment
38:59qu'on a aujourd'hui
39:00c'est à dire que
39:01l'économie américaine
39:02est extrêmement résiliente
39:03les marchés actions
39:04américains sont
39:05extrêmement résilients
39:06on a en tout cas
39:07côté américain
39:08l'impression que
39:09le choc d'Hormuz
39:09n'est pas un sujet
39:11sur la macro
39:12et qu'en fait
39:13on met totalement de côté
39:14et donc c'est un peu
39:15ce sentiment là
39:16on a une succession
39:16de signaux faibles
39:17qui arrivent aujourd'hui
39:18sur l'économie
39:19et les marchés
39:19mais que derrière
39:20on va faire comme
39:21avec le marché
39:21sur la macro américaine
39:22on peut pas passer au-delà
39:23et donc c'est
39:25un peu exactement
39:26ce qu'on disait
39:27en début d'année
39:28en fait
39:28si on tire les leçons
39:29de l'année dernière
39:30pour 2026
39:31c'était de dire
39:32qu'on est dans des économies
39:34dans lesquelles
39:34l'imprévisibilité
39:36dans lesquelles
39:37le cycle macro
39:38n'existe plus
39:39parce qu'effectivement
39:40devient secondaire quoi
39:41exactement
39:41on a ce super cycle
39:44aujourd'hui porté par l'IA
39:45qui surpasse le reste
39:46dans des situations
39:47qui deviennent
39:48totalement insensibles
39:49au taux d'intérêt
39:50la question c'est
39:51combien de temps ça dure
39:53en prenant des cycles longs
39:54ça n'a jamais duré
39:55je sais pas si c'est 2027
39:562030 ou autre
39:57mais c'est des choses
39:58qui ont toujours
39:59en tout cas faibli
40:00à un moment
40:01dans le contexte
40:02des tas de droits
40:02qu'on connaît
40:04et du non-respect
40:04de la règle
40:05mais c'est plutôt
40:06des questions
40:06de temps long
40:07en tout cas
40:08que de temps court
40:09si tout ça n'est pas soutenable
40:10et qu'il y a un moment
40:11où il y aura
40:12une forme de rappel
40:13à l'ordre
40:14Pierre-Olivier
40:14dans une gestion
40:16dans une stratégie
40:18alternative
40:19qu'est-ce qu'on cherche
40:20comme type d'actif
40:21pour se décorréler
40:22à quoi on réfléchit
40:23pour profiter du momentum
40:25c'est ce que j'ai compris
40:26on ne peut pas l'ignorer
40:27il faut respecter
40:28la tendance du marché
40:29le poids du retail
40:30etc.
40:30mais en tant que professionnel
40:31vous pensez aussi
40:32aux risques
40:33qui vont arriver demain
40:33et comment on s'y prépare
40:35moi d'un titre personnel
40:37je crois beaucoup
40:38aux matières premières
40:39encore
40:40je pense que
40:40c'est une manière
40:42plus pure
40:42de s'exposer
40:43à la fois
40:44aux risques éventuellement
40:45inflationnistes
40:46et à la fois
40:46aux risques
40:47de goulets
40:47ou d'étranglement
40:48sur certains secteurs
40:49qui tirent un peu trop
40:50sur la demande
40:52mais la demande
40:53encore une fois
40:53on voit bien
40:53que ce n'est pas
40:54la demande du consommateur
40:55c'est la demande spécifique
40:56à certaines matières premières
40:57à certains secteurs
40:58à certains modes de production
40:59donc ça je pense que ça
41:00c'est un bon moyen
41:01en tout cas
41:02d'essayer de trouver
41:04un edge
41:04contre ce qu'on vient de dire
41:06les taux c'est plus compliqué
41:07les taux
41:08on est pris
41:08entre le court terme
41:09qui est bien sûr
41:10très inflationniste
41:11on le voit
41:11les prochains mois
41:12on va avoir de l'inflation
41:12mais à la fois
41:14on commence à voir
41:15déjà en Europe
41:15que ça va moins bien
41:16peut-être qu'on verra
41:17que les US
41:17ira peut-être un peu moins bien
41:18donc on est un peu pris
41:19entre une croissance
41:21qui va peut-être
41:22un peu faiblir
41:22et puis de l'inflation
41:23qui reste assez bonne
41:24donc une croissance
41:25nominale qui va se tenir
41:27mais bon
41:27dans quelle direction aller
41:29je ne sais pas trop
41:29et les marchés actions
41:31moi je pense que
41:32je ne vois pas trop
41:33d'abord au mois de juin
41:35tant qu'on est toujours
41:37dans l'idée
41:37que l'on va se résoudre
41:38les marchés vont craquer
41:40je pense que
41:41voilà
41:41le point de rupture
41:42il est un peu plus loin devant
41:43peut-être qu'après
41:44une fois qu'on aura
41:45prisé tout ça en juillet
41:46on se dira
41:46bon maintenant
41:47il n'y a plus grand chose
41:48à prisé
41:48on va attendre
41:48ça peut-être que les marchés
41:49vont être si négatifs que ça
41:50mais peut-être qu'on va atteindre
41:51un espèce de plateau
41:52et puis voilà
41:53puis après on verra
41:53si on rejoue
41:54la saisonnalité
41:55des mid-termes
41:56comme d'habitude
41:57des cours en fin d'année
41:58bon ça c'est un peu
41:59le truc un peu classique
42:00un peu bateau
42:01mais voilà
42:02après moi j'avoue
42:03que sur les actions
42:04je pense que
42:06encore une fois
42:06tout est là
42:07et ça a été bien discuté
42:08c'est quand même
42:09une grosse discussion
42:10il va falloir
42:11il faut savoir
42:12si tout ce modèle
42:12à la fin
42:13permet d'avoir
42:14beaucoup de profits
42:14si on a tous les profits
42:15qui sont espérés
42:16ça sera très bien
42:17peut-être qu'on aura
42:17même plus
42:18peut-être qu'avec SpaceX
42:19on va
42:19retour de boîte
42:21des management
42:22qui voient
42:23le budget token
42:25exploser
42:26avec des salariés
42:27à qui on a demandé
42:28d'utiliser l'IA
42:29donc qui se mettent
42:30à utiliser l'IA
42:31sauf qu'on s'en perçoit
42:32que ça crame
42:33tellement de tokens
42:34qu'ils ont déjà tous
42:35ils ont arrêté cloud
42:36pour ça
42:37parce que le budget token
42:39parce que le budget token
42:42de l'année
42:42avait déjà été explosé
42:43big time
42:44fois je ne sais combien
42:47sans retour
42:48c'est-à-dire
42:49on a explosé le budget
42:50et le directeur financier
42:52va vous dire
42:52j'ai pas un retour
42:53sur investissement
42:54énorme pour l'instant
42:57sur la décorrélation
42:59comment on équilibre
43:00des stratégies
43:01d'investissement
43:02parce qu'évidemment
43:03autant un particulier
43:04je ne sais pas
43:05s'il a envie de mettre
43:06faire all-in
43:06sur Micron
43:07et SpaceX
43:08si peu
43:09autant un gérant
43:10professionnel
43:10il est réglementé
43:11et il a un cadre
43:12à assurer
43:13Oui notamment
43:13la diversification
43:14c'est bien de le rappeler
43:15vous avez raison Grégoire
43:16et d'ailleurs
43:17je trouve que dans
43:18cet environnement
43:19macroéconomique
43:20international
43:20il y a quand même
43:21plein de secteurs
43:22intéressants à jouer
43:22pour ne pas faire
43:23que de l'IA
43:24alors déjà l'IA
43:25c'est pas que les data centers
43:26il y a toute la chaîne
43:27de valeur
43:27on en a déjà parlé
43:28et il y en a
43:29un certain nombre
43:30d'entreprises
43:30qui ne font pas que ça
43:31c'est 10-15%
43:32de leur chiffre d'affaires
43:33et puis finalement
43:34en fait
43:34prenez les refroidisseurs
43:36tout le monde pense
43:37que le refroidisseur
43:37maintenant ça ne sert
43:38qu'au data center
43:39non le refroidisseur
43:41il a toujours été là
43:42le air cooling
43:43ça existe
43:44pour plein d'industries
43:45donc investir
43:46dans le air cooling
43:47pour aller un peu
43:48chercher la croissance
43:49de l'IA
43:49mais en même temps
43:49peut-être demain
43:51le rebond du marché
43:52de la construction
43:53par exemple
43:53c'est pas bête
43:54mais il y a d'autres secteurs
43:55parmi les secteurs
43:56pour lesquels moi je trouve
43:57qu'il y a une visibilité
43:57très intéressante à court terme
43:59il y a les banques
43:59parce que les banques
44:01quelque part
44:01dans tous les scénarios
44:02qu'on avait ouvert
44:03au début du conflit
44:04au Moyen-Orient
44:05c'est à dire
44:05bon ça se résout très vite
44:06quelque part
44:07business à jugeul
44:08ça prend un peu plus de temps
44:09on y est
44:10donc potentiellement
44:11stagflation
44:11voire ça va vraiment durer
44:13et là on va en récession
44:14dans tous ces scénarios là
44:15avec une hausse des taux
44:16avec éventuellement
44:18un peu d'inflation
44:19voire beaucoup d'inflation
44:20et bien c'est les banques
44:22qui gagnent
44:22donc les banques
44:23c'est pas inintéressant
44:24elles n'avaient pas très bien
44:25fonctionné depuis le début
44:26de l'année
44:26après des années
44:27spectaculaires
44:28mais c'est vrai que ça
44:29c'était un peu
44:29deux pas tant que ça
44:30ouais
44:31mais c'est vrai
44:32elles avaient déjà
44:33mais en fait
44:34la visibilité de leur profit
44:35quelque part
44:35dans tous les scénarios
44:36n'est pas mise à mal
44:37et puis on a
44:38le secteur de l'énergie
44:39de production d'électricité
44:40et ça j'y crois énormément
44:42parce que ce n'est pas
44:43que l'IA
44:43l'électrification
44:44l'indépendance énergétique
44:45le fait qu'aujourd'hui
44:46on redéploie
44:48y compris en Europe
44:49un plan accéléré TDU
44:51avec multiplication par 4
44:52des batteries
44:53et en fait tout ça
44:54a eu ses effets
44:55même si beaucoup le critiquent
44:56on a quand même eu
44:57des financements réels
44:58après RepowerU
44:59RepowerU
45:00c'était la réponse
45:01à la guerre en Ukraine
45:01pour nous couper
45:02du gaz russe
45:04maintenant Accelerated EU
45:05c'est en gros
45:06il faut être indépendant
45:07arrêtons d'aller chercher
45:08des pansements
45:09à droite à gauche
45:10et l'électrification
45:11c'est le point de départ
45:12et donc
45:13tous nos producteurs
45:14d'électricité
45:15quels qu'ils soient en Europe
45:16aujourd'hui
45:17ont une visibilité
45:18sur leur profit
45:18et sur leur croissance
45:19avec des investissements
45:21qui sont en grande partie
45:22tirés par les plans
45:24qui vont être mis en place
45:25pour rénover le réseau
45:26et avec un focus
45:28parce que tout le monde me dit
45:28oui mais ça
45:29c'est la facture
45:30quelque part
45:30du client final
45:31non non pas du tout
45:32le but c'est que l'énergie
45:33elle ne coûte pas cher
45:34comme c'est le cas
45:35en France
45:35à 50 kilos du mégawatt-heure
45:37dans la péninsule ibérique
45:39par contre au UK
45:40en Allemagne
45:41en Italie
45:42on a tapé les 100 euros
45:44du kilowatt-heure
45:44et donc tout le monde
45:45se rend compte
45:46que oui
45:46il faut le faire
45:47parce que
45:48c'est déflationniste
45:49sur le prix de l'électricité
45:50et quelque part
45:51c'est la compétitivité
45:52de l'industrie
45:53donc moi je diversifie
45:54dans ces domaines-là
45:54très bien
45:55ça nous ramène
45:56à l'actualité du jour
45:57Choose France
45:57Maya Zosichon
46:00Softbank
46:01qui va mettre 75 milliards
46:02l'argument étant
46:04en France
46:04vous avez une électricité
46:06alors décarbonée
46:07ça c'est un point
46:09et en plus pas cher
46:10bien sûr
46:10donc c'est le point
46:11le point clé quand même
46:12de cette thèse
46:13d'investissement
46:13de Softbank en France
46:16merci à vous trois
46:17d'avoir été des invités
46:17de Planète Marché
46:18ce soir
46:18Léa Dunant-Châtelet
46:20directrice de l'investissement
46:20responsable de DNCA
46:22Léa Dauphage
46:22chef économiste de TAC Economics
46:24c'est Pierre-Olivier Béfi
46:24gérant et chef économiste
46:26chez Boussard et Gavaudan
46:31Le dernier quart d'heure
46:32de Smartbourg
46:33chaque soir
46:33c'est le quart d'heure
46:34thématique
46:34chaque lundi
46:35nous parlons
46:36des Etats-Unis
46:37avec notre correspondant
46:38américain
46:38Pierre-Yves Dugac
46:39que nous retrouvons
46:40à distance
46:40en visio
46:42bonsoir et bienvenue
46:43Pierre-Yves
46:44nous parlions d'IA
46:45avec mes invités
46:47dans la partie précédente
46:49de l'émission
46:49commençons justement
46:50avec le sujet
46:52de l'IA
46:53qui
46:53on verra
46:55les effets macroéconomiques
46:56de l'IA
46:56pour les économistes
46:57sont encore
46:59à mesurer devant nous
47:00mais pour les entreprises
47:01il y a déjà une forme
47:02de réalité
47:03avec un besoin
47:05beaucoup moins important
47:06de ce qu'on appelle
47:07les juniors
47:07voire les stagiaires
47:09Pierre-Yves
47:10oui c'est assez curieux
47:12dans cette économie américaine
47:13qui est encore
47:14en croissance
47:15avec des indices boursiers
47:17je ne vous fais pas un dessin
47:18qui battent des records
47:19pratiquement tous les jours
47:20de constater que
47:22et une économie
47:24qui est tirée
47:24par l'intelligence artificielle
47:26de constater que
47:28globalement
47:29le marché du travail
47:30ne semble pas en souffrir
47:31on voit l'économiste
47:32de
47:32Apollo
47:34Management
47:35nous dire
47:36qu'il n'y a
47:37aucune indication
47:38macroéconomique
47:39d'un effet négatif
47:40de l'intelligence artificielle
47:41sur la destruction
47:43ou la création d'emplois
47:45il tape d'ailleurs
47:46sur l'annonce
47:47vendredi
47:47de 95 000
47:49créations de dette de poste
47:50mais alors
47:50il y a peut-être
47:52peut-être
47:53et ça reste à vérifier
47:54un secteur
47:56où
47:56on commence à voir
47:58ce qu'on appelle
47:59un entry level
48:00le niveau des débutants
48:01les jeunes diplômés
48:02que les entreprises américaines
48:04sont beaucoup moins gourmandes
48:06en stagiaires
48:07dans cette économie américaine
48:09qui semble-t-il
48:10se porte pas trop mal
48:11on voit que 60%
48:14selon les sondages
48:15et les études récentes
48:1660% des entreprises
48:17ne vont pas
48:18en ce début juin
48:21recruter
48:21de
48:21de stagiaires
48:24à un niveau supérieur
48:26à celui de l'an dernier
48:27en tout cas
48:27lorsque l'on concerne
48:29lorsque l'on regarde
48:30les stagiaires
48:31qui disposent
48:32d'un master's
48:33ou plus
48:33et on a même
48:35carrément
48:3520%
48:36des entreprises américaines
48:37qui vont
48:37recruter
48:38moins
48:39de stagiaires
48:40que l'année précédente
48:42et
48:43elles se désintéressent
48:44de plus en plus
48:45des diplômés
48:47des belles universités
48:49américaines
48:49la popularité
48:50et le prestige
48:51des diplômes
48:53d'université
48:53est au plus bas
48:55depuis 10 ans
48:56et les entreprises
48:57qui continuent
48:58de recruter
48:58des stagiaires
48:59regardent de plus en plus
49:00des formations
49:01plus courtes
49:01et plus spécialisées
49:03on peut attribuer
49:04cela à l'intelligence
49:06artificielle
49:06tout ça
49:07dans un contexte
49:09trouble
49:09où on sait
49:10que bien d'autres
49:11incertitudes
49:12pèsent sur
49:13le recrutement
49:14par les entreprises
49:15en particulier
49:16les droits de douane
49:17les relations
49:17avec la Chine
49:18pour ne citer
49:20que celle-là
49:21et tout ça
49:22bien sûr
49:22dans ce contexte
49:23de ces prédictions
49:25celle du patron
49:27de Antropic
49:29qui nous dit
49:30d'ici 5 ans
49:31dans le secteur
49:32des cols blancs
49:34au niveau
49:34des emplois
49:35de débutants
49:37on aura
49:38en gros
49:39la moitié
49:41des emplois
49:42qui seront
49:44remplacés
49:44par l'intelligence
49:45artificielle
49:46ça fait peur
49:47tout de même
49:47à beaucoup
49:48de ces jeunes diplômés
49:49qui ont payé
49:50très cher
49:50pour avoir
49:51un diplôme
49:52et qui se rendent
49:53compte qu'avant
49:54parce qu'il faut rappeler
49:55la situation
49:56exsantée
49:57avant
49:58quand on sortait
49:59d'une université
49:59américaine
50:01correcte
50:02on n'avait
50:03que l'embarras
50:04du choix
50:04pour trouver
50:05des stages
50:06cette situation
50:07a changé
50:07aujourd'hui
50:08et c'est peut-être
50:09pour cela aussi
50:10qu'il y a
50:11ce traumatisme
50:12que l'on attribue
50:13au moins
50:14en partie
50:15à l'intelligence
50:15artificielle
50:16c'est que maintenant
50:17si vous voulez
50:18trouver un stage
50:18vous êtes en
50:19dernière année
50:20de cycle
50:20il faut s'y prendre
50:21au mois de septembre
50:22pour décrocher
50:22un stade
50:23un stage
50:24au mois de juin
50:25et à quoi doit-on
50:26faire appel
50:27avant on envoyait
50:28une quinzaine
50:29de lettres
50:30de motivation
50:30et de curriculum vitae
50:31maintenant
50:32il faut en envoyer
50:33soixante-dix
50:34et quand on envoie
50:35soixante-dix lettres
50:36évidemment
50:37on fait appel
50:38à l'intelligence
50:39artificielle
50:39on va chercher
50:40les mots-clés
50:41qui sont censés
50:42motiver les entreprises
50:43qui vont vous recruter
50:44seulement voilà
50:45de l'autre côté
50:46les entreprises
50:47elles aussi
50:48font appel
50:48à l'intelligence
50:49artificielle
50:49pour sélectionner
50:51cette foison
50:53de demande
50:54de job
50:55et
50:57ces agents
50:58puisqu'on est maintenant
50:59dans l'ère
51:00de l'intelligence
51:01argentique
51:02ces agents
51:02se rendent compte
51:03des outils
51:04qui ont été utilisés
51:05pour doper
51:06ces candidatures
51:07et les sélectionnent
51:08donc l'intelligence
51:09artificielle
51:09est à la fois
51:10une malédiction
51:11et une nécessité
51:12bon en tout cas
51:14des difficultés
51:15et des barrières
51:16pour l'entrée
51:17sur le marché
51:18du travail
51:18pour les jeunes
51:19diplômés américains
51:20et ça n'est pas
51:20ça n'est pas anodin
51:22effectivement
51:23parlons un peu
51:24de politique
51:24également
51:25Pierre-Yves
51:26avec des relations
51:29détériorées
51:30entre Donald Trump
51:31et le parti républicain
51:33dans son ensemble
51:35bien sûr
51:35Pierre-Yves
51:36qu'est-ce que ça laisse
51:37présager
51:38de la fin de mandat
51:39de Donald Trump
51:41je parle des
51:42oui
51:42des deux prochaines années
51:44en tout cas
51:44celles qui se dérouleront
51:46après les élections
51:47de mi-mandat
51:48est-ce qu'on va
51:49vers une fin
51:50de présidence
51:51un peu zombie
51:52par exemple ?
51:54Les choses se compliquent
51:55au Sénat
51:56en tout cas
51:56ça c'est clair
51:57et c'est immédiat
52:00grande satisfaction
52:01à la Maison-Blanche
52:02de la part
52:02du président Trump
52:03qui voit
52:04que tous ses ennemis
52:05tout ce qu'il a mis
52:06dans le collimateur
52:07et qu'il a décidé
52:08de dézinguer
52:10il n'y a pas
52:10d'autres mots
52:10au niveau des primaires
52:12et bien
52:13sont désinqués
52:14nous avons
52:15le sénateur
52:16sortant
52:17du Texas
52:19John Cronin
52:20qui s'est fait
52:22pulvériser
52:23dans les primaires
52:24par le candidat
52:25Maga
52:26qui a été soutenu
52:27par la Maison-Blanche
52:29en dépit du fait
52:30que son opposant
52:32était quelqu'un
52:33de très senior
52:34au Sénat
52:34le parti républicain
52:36est en train
52:37de s'entre-déchirer
52:38au niveau des primaires
52:39et ce délibérément
52:40de la part
52:40de la Maison-Blanche
52:41qui veut régler
52:42des comptes
52:42il s'est passé
52:43la même chose
52:44en Louisiane
52:45avec Bill Cassidy
52:47dont Donald Trump
52:48avait décidé
52:49de se faire la peau
52:52à la chambre
52:52des représentants
52:53aussi
52:54dans le Kentucky
52:54un des ennemis
52:56les plus courageux
52:57un des plus libéraux
52:58les plus conservateurs
52:59du Kentucky
53:00M. Massy
53:01s'est fait pulvériser
53:02parce que Donald Trump
53:03a décidé de lui mettre
53:04dans les pattes
53:05au moment des primaires
53:06un candidat Maga
53:0853 sénateurs républicains
53:10contre 47 démocrates
53:13si on commence à perdre
53:141, 2, 3, 4, 5
53:16républicains
53:17parce qu'on les remplace
53:17par des Magas
53:18mais qu'attention
53:19souvenez-vous
53:20du cycle américain
53:21on perd les primaires
53:22aujourd'hui
53:23au mois de mai et juin
53:26mais on reste sénateur
53:28jusqu'en janvier
53:30les nouveaux sénateurs
53:31qui sortiront
53:32de l'élection de novembre
53:34ne vont prendre le poire
53:35qu'en janvier
53:36donc on a déjà
53:36deux sénateurs
53:38qui détestaient Donald Trump
53:39hier
53:40qui le détestent encore plus
53:41aujourd'hui
53:41sur lesquels
53:42le président Trump
53:43n'a plus aucune prise
53:44puisqu'ils ont déjà
53:45ce sont des morts vivants
53:47qui vont voter
53:49comme ils l'entendront
53:50leur conscience
53:51et peut-être même
53:52pour se vanger
53:54contre
53:54le président Trump
53:56et il y en avait d'autres
53:57avant qui étaient déjà
53:58de cet état d'esprit
54:00nous avons
54:00Susan Collins
54:01dans le Maine
54:02Lisa Murkowski
54:03dans l'Alaska
54:04Rand Paul
54:05dans le Kentucky
54:06qui est un
54:07un ultra-libéral
54:09et qui a toujours voté
54:13sans prendre conscience
54:15des recommandations
54:17du caucus républicain
54:19ils sont contre
54:20les droits de l'Oise
54:22à tout va
54:23ils sont contre
54:24l'intervention militaire
54:26en Iran
54:27ils sont contre
54:29la fraternisation
54:31avec la Russie
54:32voilà au moins
54:32trois sujets
54:33sur lesquels
54:34Donald Trump
54:35va avoir des difficultés
54:36et que se passe-t-il
54:37en ce moment
54:38c'est que
54:39ce nouveau groupe
54:41de républicains
54:42récalcitrants
54:43qui n'ont plus peur
54:43de la Maison-Blanche
54:44ont décidé
54:45de choisir
54:46un sujet
54:47qui est celui
54:48de la création
54:49extraordinaire
54:50de ce fonds
54:51qu'on pourrait appeler
54:52ce fonds
54:53destiné
54:54à
54:55anti-weaponisation
54:57c'est un fonds
54:58créé
54:58par le département
55:00de la justice
55:01pour
55:04indemniser
55:04des américains
55:06conservateurs
55:07et républicains
55:08qui
55:08du point de vue
55:09de la Maison-Blanche
55:09ont fait l'objet
55:10de persécutions politiques
55:12et dans ce lot
55:13il y aura
55:14très vraisemblablement
55:15des gens
55:16qui ont été coupables
55:17de violence
55:17le 6 janvier
55:192021
55:20lorsque Donald Trump
55:21plus ou moins
55:22directement
55:23les a incités
55:23à investir
55:24le capital
55:26la création
55:26de ce fonds
55:27qui est assez
55:28rocambolesque
55:30ne plaît pas
55:30du tout
55:32aux démocrates
55:33mais ne plaît pas
55:34du tout
55:34à beaucoup
55:35de républicains
55:35et ces républicains
55:36que je viens de citer
55:37vont faire partie
55:40de l'avant-garde
55:41de l'offensive
55:42pour bloquer
55:43l'existence
55:44de ce fonds
55:44qui de leur point de vue
55:45est non seulement
55:47grotesque
55:47et de mauvaise gouvernance
55:49mais probablement
55:50contraire à la constitution
55:51et en tout cas
55:52certainement impopulaire
55:54ce fonds
55:55figurez-vous
55:55d'un milliard huit
55:56est en fait
55:58le résultat
55:58d'un compromis
55:59entre Donald Trump
56:01et Donald Trump
56:02c'est-à-dire que
56:03Donald Trump
56:04avait accusé
56:05le fisc américain
56:06l'IRS
56:07d'avoir été
56:09scandaleusement
56:10partisan
56:10et irresponsable
56:11en laissant
56:12un de ses contractants
56:13publier
56:14au moment de la campagne
56:15toutes ses déclarations
56:17des 15 dernières années
56:18il a cessé
56:20Donald Trump
56:20de demander
56:2110 milliards de dollars
56:22de dommages et intérêts
56:23et en échange
56:24il crée un fonds
56:25pour indemniser
56:26les entre guillemets
56:27victimes de la persécution
56:29sous Joe Biden
56:29tout cela est transparent
56:31ne plaît pas
56:32aux républicains modérés
56:33et dans la balance
56:34aujourd'hui
56:35nous avons
56:35une urgence
56:37pour le président Trump
56:38qui est
56:38le vote
56:39d'une loi
56:40pluriannuelle
56:41finançant
56:42les douanes
56:43et la police
56:44aux frontières
56:4570 milliards de dollars
56:47un petit peu plus
56:48que les républicains
56:49ont décidé
56:50de bloquer
56:50parce qu'ils ne supportent
56:52plus
56:53ce qu'ils considèrent
56:54être comme
56:55un abus de pouvoir
56:56de la part
56:57de la Maison Blanche
56:57bon
56:58les affaires domestiques
56:59sont compliquées
57:00également
57:01pour Donald Trump
57:02il n'y a pas que l'Iran
57:03il n'y a pas que
57:04la géopolitique
57:05et le terrain de jeu
57:06international
57:06ce qui se passe
57:08également aux Etats-Unis
57:09sur le plan politique
57:10est compliqué
57:11et complexe
57:12pour l'administration Trump
57:14aujourd'hui
57:15dans la perspective
57:15de ces élections
57:16de mi-mandat
57:17merci beaucoup
57:17Pierre-Yves
57:17Pierre-Yves Dugas
57:18correspondant américain
57:19avec nous
57:20chaque lundi
57:21dans Smart Bourse
57:21bien sûr
57:22un quart d'heure américain
57:23que vous retrouvez
57:24comme nos autres émissions
57:25en replay
57:26sur bsmart.fr
57:27ou en podcast
57:28sur l'ensemble
57:28de vos plateformes
57:29d'écoute préférées
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57:34Sous-titrage Société Radio-Canada
57:36Sous-titrage Société Radio-Canada
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