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  • il y a 2 jours
Tous les jours, Les Informés débattent de l'actualité autour d'Agathe Lambret et de Renaud Dély.

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00:00...
00:07Bienvenue dans les informés, c'est parti pour une demi-heure de décryptage de l'actualité.
00:11Bonjour Renaud Delis.
00:12Bonjour Agathe.
00:13Au sommaire, aujourd'hui une belle victoire ternie par des débordements.
00:16Les violences d'après-match sont-elles une spécificité française ?
00:20Et puis des investissements annoncés supérieurs aux 40 milliards de l'an dernier
00:25pour cette 9e édition du sommet Choose France.
00:28Cocorico, est-ce que la France reste attractive ?
00:31Pour nous éclairer ce matin, nos informés, Fanny Guinochet, notre spécialiste d'économie,
00:35nous rejoindra tout à l'heure.
00:36Pour l'instant, Hélène Terzian, journaliste politique à France Info.
00:39Bonjour Hélène.
00:40Bonjour, bonjour à tous.
00:40Et Étienne Gérard, directeur adjoint de L'Express.
00:43Bonjour Étienne.
00:43Bonjour Agathe, bonjour à tous.
00:44On commence donc, Renaud, avec cette question après la victoire du PSG en Ligue des Champions.
00:50Pourquoi tant de violence ? Est-ce inéluctable ?
00:54Cette victoire, rappelons-le, c'est quand même la deuxième étoile,
00:56la deuxième ligue des champions consécutifs pour le PSG.
00:59On appelle ça le back-to-back, figurez-vous.
01:01Enfin bref, on ne va pas s'éterniser.
01:03Cet événement a donné lieu à des festivités considérables.
01:06Hier, sur le champ de mars à Paris, près de 100 000 personnes.
01:09Hier soir encore au Parc des Princes avec près de 50 000 personnes.
01:13Le tout dans une ambiance festive, chaleureuse.
01:16Et hélas, des violences ont terni ces festivités dans la nuit,
01:20en particulier de samedi à dimanche.
01:23Avec au total, annoncé par Laurent Nunez du ministre de l'Intérieur ce matin,
01:26890 interpellations, 225 policiers blessés et 16 commerces pillés.
01:30Des violences essentiellement à Paris, en région parisienne,
01:32mais aussi dans certaines villes en région.
01:35Et des violences d'ailleurs qui ont été évoquées, y compris par Emmanuel Macron,
01:39qui a reçu hier, comme l'an dernier, j'allais dire comme chaque année presque,
01:43le staff et les joueurs du Paris Saint-Germain à l'issue de cette victoire en Ligue des Champions.
01:48Ils ont été reçus hier, donc en fin de journée, à l'Elysée.
01:51Le chef de l'État a fait mention de ces débordements.
01:56Malheureusement, on a vu, et je ne veux pas qu'on s'habitue à ça,
01:58des scènes de violences inacceptables une bonne partie de la nuit.
02:01Et donc je veux remercier le ministre de l'Intérieur, le préfet de police,
02:04l'ensemble des équipes qui se sont mobilisées face à ce qui est inqualifiable.
02:09Ce n'est pas le foot, ça. Ce n'est pas le sport, ce n'est pas ce qu'on
02:11aime.
02:11On sera intraitables avec ceux qui ont été attrapés.
02:14On ne veut plus voir ça. On en a ras le bol.
02:17Alors, pourquoi est-ce que ces événements surviennent en marge
02:21de grands matchs de football, de grandes victoires ?
02:23Qui sont ces individus qui viennent se greffer à ces événements festifs ?
02:27Pourquoi est-ce que ça n'arrive, semble-t-il, en ce qui concerne les sports
02:30que pour le football, en tout cas en marge du football ?
02:34Et est-ce que c'est effectivement une spécificité française ou pas ?
02:37Il n'y a pas un décalage, Étienne Gérard ? On entendait les présidents qui disent
02:40« On ne veut plus voir ça, ça suffit, c'est terminé, on en a ras le bol ».
02:43Décalage entre ces mots du président et le fait que c'est systématique
02:48et ça recommence année après année, non ?
02:51Effectivement. De plus en plus de voix appellent à fermer, par exemple, les Champs-Elysées
02:56pour éviter la casse des Champs-Elysées.
02:58Alors oui, les Champs-Elysées ne seraient plus cassés.
03:00Mais le problème, c'est celui du bébé et de l'eau du bain.
03:02Si on ferme les Champs-Elysées, on empêche aussi à tous les gens
03:06qui veulent fêter dans juste la bonne humeur
03:09de pouvoir fêter la victoire du PSG, en l'occurrence contre Arsenal.
03:13Donc c'est pour ça que cette décision n'a jamais été prise jusqu'à présent.
03:17C'est qu'empêcher les casseurs de casser,
03:19souvent, dans ce type de manifestation, c'est empêcher la fête, en réalité.
03:24Et c'est déplacer le problème, parce que Laurent Nunez disait
03:27que ça mobiliserait aussi énormément de forces de l'ordre
03:29autour des champs pour protéger les champs.
03:32Et résultat, peut-être moins de forces de l'ordre ailleurs
03:33où il pourrait aussi y avoir d'autres dégâts.
03:35Surtout que les rues adjacentes, on s'en rappelle,
03:38on l'avait vu au moment des Gilets jaunes,
03:40sont encore plus dures à sécuriser.
03:41C'est des petites rues, c'est difficile de naviguer
03:44quand on est policier.
03:47Donc paradoxalement, il n'y aurait pas forcément
03:48plus d'interpellations si on fermait les Champs-Elysées
03:52et que la casse se déportait sur les rues adjacentes
03:54où les gens d'ailleurs moins habitués pourraient laisser leur véhicule
03:57qui seraient à leur tour cassés ou incendiés.
04:01Niveau policier, c'est un très gros problème.
04:04La vérité, c'est que cette casse, elle existe justement
04:07parce qu'il y a une difficulté policière.
04:10N'importe qui qui est allé dans les Champs-Elysées
04:12ou dans les rues où il y avait la fête samedi soir
04:15s'en rend bien compte.
04:16On ne peut quasiment pas marcher.
04:18Donc pour aller arrêter les gens qui cassent,
04:21il y a tellement de personnes.
04:22Il y a des policiers en civil, ça existe.
04:24Mais il n'y a pas assez d'effectifs pour sécuriser toute une foule
04:29au moment où des casses sont perpétrées
04:32à l'intérieur d'un mouvement qui est quand même
04:35essentiellement majoritairement festif.
04:37Alors qu'il y avait un dispositif policier énorme,
04:4022 000 policiers, 8 000 dans Paris.
04:43Hélène Terzian, Marine Le Pen,
04:45dit que c'est une spécificité française, ces violences.
04:49Est-ce qu'elle a raison ?
04:50En tout cas, ce qui est sûr, c'est que
04:51si les violences semblent inévitables,
04:53les réactions politiques sont inévitables aussi.
04:563, 2, 1, 0, c'est parti.
04:58Dès qu'il y a eu les violences,
04:58on savait qu'on allait avoir ces réactions politiques.
05:01Surtout que Laurent Nunez a quand même dit,
05:03malgré toutes ces violences,
05:04que la situation avait été bien gérée.
05:07Donc d'une certaine façon...
05:07Globalement sous contrôle.
05:08Globalement sous contrôle, pardonnez-moi.
05:10Donc on peut se dire qu'il a un peu tendu le bâton
05:12pour se faire battre.
05:13Lorsque Marine Le Pen dit que
05:14c'est une particularité française,
05:18c'est purement politique.
05:20Et Jordan Bardella, ce matin, lui embraye le pas.
05:22Il était chez nos confrères,
05:23il était chez RMC et BFM TV.
05:26Il a dit que c'était des scènes de guerre civile.
05:29Et évidemment, lui,
05:31comme un Bruno Retailleux d'ailleurs un peu plus tôt,
05:33lui et Marine Le Pen font le lien direct
05:35entre ces violences
05:37et une forme de désordre migratoire.
05:39C'est-à-dire qu'il faut s'attaquer
05:41selon les dirigeants de la droite
05:43et de l'extrême droite
05:44à la question migratoire
05:46pour mettre fin à ce type de violence.
05:48Marine Le Pen parle de particularité française.
05:50Ça semble être le cas.
05:52L'Angleterre a perdu.
05:53Arsenal a perdu.
05:54L'Angleterre a perdu.
05:55Et il y a eu visiblement zéro violence
05:59chez nos voisins anglais.
06:02Donc la question peut évidemment se poser.
06:04Mais c'est une question de fond
06:05qui se posait.
06:05Laurent Nunes, en revanche,
06:06là-dessus, il est assez lucide.
06:09Il ne nie pas qu'il y a eu des violences.
06:11Il ne nie pas qu'il y a eu des violences
06:13à l'égard des policiers
06:14et que c'est inacceptable.
06:15Mais la question, c'est pourquoi finalement
06:17est-ce que ces jeunes viennent casser
06:20au moment où on vient fêter simplement
06:22une victoire au football ?
06:24Est-ce que c'est vraiment une spécificité française ?
06:27Non, pas du tout.
06:28Marine Le Pen se trompe.
06:29Il faut dire que Marine Le Pen assume le fait
06:30de ne pas aimer le football.
06:31Elle l'a dit à plusieurs reprises.
06:32Non seulement elle ne l'aime pas,
06:33mais elle ne le connaît pas bien visiblement.
06:35Parce qu'effectivement, hélas,
06:37ces violences sont devenues assez rituelles
06:39en France à l'issue de grandes victoires
06:41dans le monde du football, précisément dans le football.
06:43Et on évoquera juste en un mot
06:44pourquoi est-ce que ça touche ce sport-là.
06:46Mais on le voit aussi à l'étranger.
06:48Il y a eu 150 interpellations
06:51à Dortmund au mois de mars
06:52à l'issue d'affrontements gigantesques.
06:53Un match interrompu pendant cette saison
06:55à Reta-Fay en Espagne pour les mêmes raisons.
06:57Mais là, ce week-end au Royaume-Uni,
06:59c'était calme.
06:59Oui, oui, oui.
07:00Il y avait quand même un contraste.
07:02C'était très calme à Lens
07:03lorsque Lens a remporté la Coupe de France
07:04il y a quelques semaines.
07:06Non, mais ce que je veux dire,
07:06ça n'est pas propre à la France, je le répète.
07:09À Naples, l'an dernier,
07:10il y a eu des émeutes gigantesques
07:11justement le soir de la célébration du titre,
07:14le Scudetto, le championnat d'Italie,
07:15avec un mort, plusieurs centaines de blessés, etc.
07:18Il y a eu à Amsterdam,
07:19il y a deux ans,
07:20des supporters d'un club israélien
07:23qui ont été attaqués,
07:24quasiment lynchés dans les rues d'Amsterdam
07:25par des pseudo-supporters
07:27de l'Ajax Amsterdam.
07:28Donc encore une fois,
07:29ça n'est pas un phénomène purement français.
07:31Rappelons que l'Italie,
07:32par exemple, pour que ça se produit,
07:33est gérée par Giorgia Meloni,
07:34présidente du conseil italien d'extrême droite,
07:38qui est une amie,
07:39une alliée du Rassemblement national,
07:40en tout cas.
07:40Donc ce n'est pas la dimension politique,
07:44ce n'est pas la récupération politique
07:45qui est grossière,
07:47qui explique ce phénomène.
07:48Pourquoi le football ?
07:49Parce que le football,
07:50c'est le sport planétaire par excellence.
07:53C'est le seul sport
07:54qui a un impact planétaire incomparable,
07:58qui a des répercussions aujourd'hui
07:59des enjeux économiques,
08:01sociaux, commerciaux,
08:03ou bien sûr géopolitiques,
08:04même incomparables
08:05avec toutes les autres activités.
08:06Donc on voit des casseurs
08:08qui se greffent
08:09sur ces rassemblements massifs,
08:11comme ça a pu se produire,
08:12d'ailleurs, vous le rappeliez,
08:13à d'autres occasions,
08:15sur le mouvement des Gilets jaunes,
08:16par exemple,
08:16c'est-à-dire des occasions non sportives,
08:17où on peut le voir aussi
08:18lors, par exemple,
08:19des rassemblements de la Saint-Sylvestre.
08:20Donc on voit des gens
08:21qui viennent se greffer,
08:22ça n'a rien à voir
08:22avec la nature du football lui-même.
08:24Et quand on dit oui,
08:24ça n'arrive que dans le football
08:25et pas dans les autres sports.
08:27À titre personnel,
08:28j'adore tous les sports, d'ailleurs.
08:33Le rugby, par exemple.
08:34J'adore le rugby,
08:35mais le rugby est, entre guillemets,
08:36passez-moi l'expression,
08:37un sport régional
08:38qui intéresse dix pays dans le monde
08:40et qui n'intéresse pas, par exemple,
08:41les classes populaires urbaines.
08:43Le rugby, c'est un sport
08:44qui est un sport très régional,
08:48qui intéresse le monde rural
08:48et puis aussi un sport assez bourgeois,
08:50d'ailleurs, dans les villes.
08:51Mais ce n'est pas
08:52les classes populaires urbaines.
08:53Sans parler même de Roland-Garros.
08:55Voilà, Roland-Garros,
08:56c'est effectivement très calme,
08:56mais ce ne sont pas
08:57les mêmes populations
08:58qui se passionnent.
08:59Donc pour vous,
08:59aucune spécificité française
09:01à ces violences, Renaud.
09:02Elles se produisent aujourd'hui
09:03de façon rituelle en France
09:05depuis plusieurs années,
09:06hélas, et il faut les combattre,
09:07comme le fait d'ailleurs
09:07le ministre de l'Intérieur.
09:08Ce qui explique
09:09le grand nombre d'interpellations,
09:11890 interpellations,
09:11parce qu'effectivement,
09:13c'était totalement déplorable
09:15ce qui s'est produit
09:16et il faut sanctionner ça
09:17de façon extrêmement ferme.
09:18Mais je pense que
09:19le bilan des interpellations
09:21évoquées par le ministre de l'Intérieur
09:22illustre que, justement,
09:24le dispositif de force de l'ordre massif
09:26n'a pas perdu le contrôle.
09:28Il ne faut pas...
09:29Après, juste un tout dernier point,
09:30il faut faire aussi attention,
09:31mais ça, nous le savons,
09:32un peu parfois au miroir déformant
09:34d'une réalité qui est bien là
09:36et qu'il ne faut pas nier,
09:37mais au miroir parfois
09:38un peu déformant
09:39des réseaux sociaux.
09:39La France n'était pas
09:40en guerre civile samedi soir.
09:42Etienne Gérard,
09:43quelle réponse du politique ?
09:44Est-ce que le politique
09:45est totalement impuissant ?
09:46Parce qu'on met des milliers
09:47de policiers,
09:49bon, ça n'empêche pas
09:50des dégâts, visiblement.
09:52Maude Bréjon,
09:53la porte-parole du gouvernement
09:53qui était invitée à 8h30
09:55sur France Info,
09:56parlait d'ouvrir le débat
09:57sur l'excuse de minorités.
09:59David Lysnard,
09:59le maire LR de Cannes
10:01demande de sanctionner
10:02les parents
10:03pour les fautes
10:04de leurs enfants,
10:04par exemple en diminuant
10:05leurs allocations.
10:07Est-ce que ce sont
10:07des pistes de réponse ?
10:09Deux types de réponses.
10:10Il y a les réponses logistiques,
10:12on l'a vu,
10:13sur les fermetures
10:13de certains endroits,
10:14c'est toujours compliqué
10:15parce que ça veut dire
10:16que vous interdisez
10:17la fête finalement.
10:18Donc il y a les réponses,
10:19restent ces réponses
10:20effectivement légales.
10:23Changement dans la loi
10:25pour durcir les sanctions
10:26possibles à l'égard
10:27de ceux qui cassent
10:29et les représentants
10:31de ceux qui cassent.
10:32D'ailleurs,
10:33il n'y a pas que des mineurs
10:33qui cassent.
10:34On fait comme si
10:35parfois les politiques
10:37répondent en faisant
10:39comme s'il n'y avait
10:39que des mineurs.
10:40On se rend compte
10:41dans les comparutions immédiates
10:42que les mineurs
10:43sont une minorité justement.
10:45Il y a une majorité
10:47de majeurs
10:47dans les personnes
10:48qui sont ensuite...
10:49De mémoire,
10:49on en dénombrait 82
10:51sur plusieurs centaines
10:52de mineurs.
10:54Voilà.
10:55Donc ça ne répond pas
10:57à toutes les interrogations.
10:59Et si on veut durcir
11:00l'arsenal pénal,
11:02l'arsenal législatif,
11:03il y a toujours
11:03cette question
11:04de l'état de droit.
11:06On ne peut pas tout faire.
11:07Par exemple,
11:08mettre fin à l'excuse
11:09de minorité
11:09qui est protégée
11:11à un niveau constitutionnel
11:12en France.
11:13Ça demanderait une réforme
11:14de la constitution.
11:15Ce n'est pas si simple,
11:16surtout pour des questions
11:17qui ne sont pas des crimes,
11:20surtout des crimes de sang.
11:22Donc pour des délits
11:23qui restent des délits
11:24d'atteinte à du mobilier urbain,
11:26je ne suis pas sûr
11:27que le Conseil constitutionnel
11:29l'accepterait.
11:30Juste un mot
11:30sur cette histoire
11:31qui revient régulièrement
11:32d'allocations familiales,
11:33par exemple sanctionner les familles.
11:34Il faut quand même avoir en tête
11:34qu'autant les sanctions individuelles
11:37visant ceux qui cassent
11:38sont indispensables.
11:40Il faut que la justice passe,
11:41qu'ils soient interpellés, etc.
11:42Mais si vous sanctionnez une famille,
11:45vous avez souvent,
11:46ça arrive dans des familles,
11:48un grand frère
11:49qui peut justement
11:50être un casseur
11:51et avoir des comportements
11:53inacceptables
11:53qui doivent être sanctionnés.
11:55Et puis une petite sœur
11:55qui, elle,
11:56est une élève extrêmement
11:57brillante à l'école.
11:58Donc vous n'allez pas
11:59priver ces familles
12:01d'allocations familiales
12:02ou leur imposer
12:02des sanctions sociales
12:04qui pèseraient sur
12:06une partie de la famille
12:07qui, évidemment,
12:08n'est absolument pas
12:10responsable
12:10et encore moins coupable
12:11des agissements
12:12d'un des individus
12:13de cette famille.
12:14Et c'est le principe aussi
12:15de personnalité.
12:16Bien sûr,
12:16de personnalisation
12:17des peines, bien sûr.
12:18Et l'intervention,
12:19pourquoi Emmanuel Macron
12:20va déjeuner demain
12:20avec les Bleus
12:21en stage à Clairefontaine
12:23avant la Coupe du Monde ?
12:24Ça veut dire que le foot,
12:25c'est partout,
12:26c'est incontournable.
12:26Le foot, ça marche.
12:28Les politiques savent très bien
12:29qu'il faut se saisir
12:30de cette ferveur populaire,
12:32de cette liesse populaire
12:35pour gagner en côte de popularité.
12:38C'est Jacques Chirac
12:38qui a le premier
12:39à un peu lancé
12:41cette tradition.
12:42En 98,
12:43il va rendre visite
12:44aux équipes au Bleu,
12:46à Clairefontaine.
12:47C'était pas du tout
12:49un grand fan de foot
12:50et il s'est pris au jeu.
12:52Il y a cette vidéo
12:53mythique
12:54où il scande
12:55le nom des joueurs.
12:55En fait,
12:55il ne connaît pas du tout
12:56le nom des joueurs
12:57mais il montre aux Français
12:58que lui aussi
12:59adore le foot
13:00avec son maillot
13:01ou avec son écharpe
13:03autour du cou.
13:04Emmanuel Macron,
13:05dans la tradition
13:06de Chirac,
13:07de Sarkozy,
13:08de Hollande aussi
13:08qui aime beaucoup le foot,
13:10va voir les joueurs
13:11pour les encourager,
13:13reçoit les joueurs
13:14lorsqu'il gagne.
13:15Il gagne en popularité,
13:17il a eu de la chance.
13:17Emmanuel Macron,
13:182018,
13:19un an après avoir été élu,
13:21la France gagne
13:21la Coupe du Monde.
13:23C'était la deuxième fois
13:25qu'on gagne.
13:26Deux ligues des champions,
13:28il a un peu la vista.
13:29Il sait que c'est
13:30une forme de popularité.
13:31Il a dit qu'il ne fallait pas
13:32politiser le sport,
13:33Emmanuel Macron.
13:34Et pourtant,
13:35quand il va voir
13:35les bleus,
13:36c'était en 2022,
13:37je crois,
13:38il leur dit
13:38on vous fait confiance
13:39et vous avez une forme
13:41de responsabilité.
13:42Vous aussi,
13:42vous donnez confiance
13:43aux Français.
13:44Voilà.
13:45Emmanuel Macron sait que
13:46le foot,
13:47ça crée du lien.
13:48On sait qu'en 98,
13:50c'était le mythe
13:51un peu de la France
13:51black,
13:52blanc,
13:53beurre.
13:53Ça s'est effondré
13:54quelques années après,
13:552002,
13:56second tour,
13:57Chirac,
13:58Le Pen,
13:59on a vu ce mythe
14:00s'effondrer.
14:01Mais le foot,
14:02c'est populaire,
14:04ça marche,
14:05c'est aussi érigé
14:05en modèle d'intégration,
14:07mine de rien.
14:08Et c'est aussi décrié
14:09par les extrêmes
14:10de temps en temps.
14:11Une phrase,
14:12juste,
14:12de Ligue des Champions,
14:13Emmanuel Macron a de la chance,
14:14vous avez raison,
14:14il faut juste rappeler
14:15quand même au passage
14:15que le chef d'État
14:16est supporter de l'OM.
14:17Oui,
14:17il joue et il a parlé
14:19de la touriste.
14:20À gauche,
14:21c'est le PSG ou rien
14:22pour Renaud.
14:23Juste,
14:23une dernière question,
14:24Renaud,
14:24quand même pour vous.
14:26Et le RN dans tout ça,
14:27et le football,
14:28ça ne l'intéresse pas ?
14:29Il fait un peu bande à part,
14:30c'est moins son créneau ?
14:31De très longue date,
14:32il y a eu une succession
14:33de polémiques
14:33entre le FN
14:34puis le RN
14:35et le monde du football.
14:36On se souvient que
14:37Jean-Marie Le Pen,
14:38en son temps,
14:38s'en était même pris
14:39aux origines ethniques
14:42des joueurs
14:43de l'équipe de France.
14:43C'était lors du championnat
14:45d'Europe 1996.
14:47Et depuis,
14:48effectivement,
14:48il y a de façon récurrente
14:50des polémiques,
14:50notamment parce qu'il y a
14:51un certain nombre
14:51de joueurs de foot
14:53qui prennent position
14:54contre l'extrême droite
14:55et qui,
14:55en même temps,
14:56ils viennent le faire
14:56de nouveau il y a quelques jours.
14:57Zinedine Zidane,
14:58qui a toujours été
14:59extrêmement prudent
15:00par rapport à la chose politique,
15:02que deux fois dans la scène publique
15:03à chaque fois en 2002 et 2017
15:04pour appeler à voter
15:05contre Marine Le Pen.
15:06Donc c'est vrai
15:07qu'il y a un vrai fossé
15:09et ce qui est intéressant
15:11d'ailleurs,
15:11c'est que là,
15:13pour le coup,
15:13c'est un peu
15:13une spécificité française
15:14parce qu'on voit
15:15dans d'autres pays européens
15:16un certain nombre
15:16d'anciens joueurs de foot
15:18qui se rapprochent
15:19de partis d'extrême droite.
15:20Gianluigi Buffon en Italie
15:21qui, aujourd'hui,
15:22soutient Georgia Meloni
15:23sans même parler
15:24de nombreux footballeurs brésiliens
15:25qui soutenaient Bolsonaro
15:26à commencer par Neymar.
15:28Ce n'est pas le cas en France.
15:29Dans un pays
15:29qui aime autant le foot,
15:30Étienne Gérard,
15:31on peut vouloir l'Elysée
15:33sans avoir
15:34les footballeurs
15:35derrière soi ?
15:36En réalité,
15:37je pense que oui.
15:39Il ne faut pas surestimer
15:39à mon sens
15:40le poids du football.
15:41Évidemment,
15:42les footballeurs
15:42sont très populaires.
15:43Évidemment,
15:44leur voix porte.
15:45Quand même,
15:46se rappeler
15:46ce qui se passe en 2002.
15:47Et si on se référait
15:48à 1998,
15:50Jean-Marie Le Pen
15:50est totalement discrédité.
15:52La France Black Blumber
15:53est une grande réussite.
15:55Lionel Jospin
15:56est à Matignon.
15:57C'est un peu
15:57sa réussite aussi.
15:58En tout cas,
15:58il essaye
15:59de prendre la vague.
16:01En réalité,
16:01quatre ans plus tard,
16:02comme si de rien n'était,
16:04si je puis dire,
16:0421 avril,
16:05Lionel Jospin
16:06est éliminé
16:07au profit
16:07de Jean-Marie Le Pen.
16:08C'est toujours comme ça.
16:10Le football
16:11et le sport
16:12de façon plus globale
16:13ne répondent pas
16:14à tous les maux
16:15de la société.
16:16Tout de suite,
16:16on parle des milliards
16:17d'autres choses.
16:18France,
16:18le gouvernement
16:19se félicite
16:20de nouveaux investissements.
16:21De quoi parle-t-on exactement ?
16:23Mais pour l'instant,
16:23il est 9h23
16:24et c'est l'Info
16:25en une minute
16:26avec Maureen Suignard.
16:27La croissance française
16:28sera moins importante
16:29que prévue.
16:30La Banque de France
16:31va baisser ses prévisions
16:32de croissance
16:33pour cette année,
16:34annonce ce matin
16:35du gouverneur
16:35de l'institution.
16:36La guerre au Moyen-Orient
16:37est en cause.
16:38Pas d'accord de paix
16:39entre l'Iran
16:40et les Etats-Unis.
16:41Les deux pays
16:41se sont mutuellement
16:42attaqués ces dernières heures.
16:44Par ailleurs,
16:44on apprend qu'Israël
16:45a ordonné à son armée
16:47de frapper
16:47la banlieue sud
16:48de Beyrouth.
16:49Un cessez-le-feu
16:49est pourtant en vigueur.
16:50Plus 3,7%.
16:52Les ventes de voitures neuves
16:53sont en hausse
16:54au moins de mai en France.
16:55Des ventes portées
16:56par l'électrique,
16:57cela représente
16:57près d'un tiers
16:58des ventes totales.
16:59Les recherches se poursuivent
17:01dans le Gers à Florence
17:02où la petite Liana
17:03âgée de 11 ans
17:04a disparu.
17:05Un homme de 41 ans
17:06est en garde à vue
17:07depuis samedi.
17:07Il affirme avoir déposé
17:08l'enfant à la piscine
17:09mais la procureure Doche
17:11affirme que ses déclarations
17:13sont incohérentes
17:14et imprécises.
17:15Et puis les fans
17:16vont hurler
17:16en entendant la nouvelle.
17:17Céline Dion annonce
17:18de nouvelles dates
17:18à Paris-La Défense.
17:19Une série de 10 concerts
17:21en mai 2027.
17:22Ces dates seront proposées
17:23à un nombre limité
17:24de fans
17:25déjà inscrits
17:26à la pré-vente
17:26de l'artiste
17:27ou celle
17:28de la salle de spectacle.
17:32France Info
17:35Les informés
17:36Renaud Delis
17:38Agathe Lambret
17:41Les informés
17:42avec Hélène Tergian
17:43journaliste à France Info
17:44Étienne Girard
17:45directeur adjoint de l'Express
17:46et Fanny Guinochet
17:47vous nous avez rejoint
17:48éditorialiste économie
17:49à France Info
17:50Bonjour Fanny
17:50Bonjour
17:50Pour parler du sommet
17:52Choose France
17:53malgré la crise
17:54Renaud
17:54la France reste-t-elle attractive ?
17:56Neuvième sommet
17:56Choose France
17:57qui s'ouvre aujourd'hui
17:58au château de Versailles
17:58Cette grande masse
17:59a été créée en 2018
18:00par Emmanuel Macron
18:00pour attirer
18:01les investisseurs étrangers
18:02et le gouvernement
18:03se réjouit par avance
18:05d'investissements records
18:06spectaculaires
18:07à commencer par celui
18:08du japonais Softbank
18:09dans l'intelligence artificielle
18:10un investissement
18:11de 75 milliards d'euros
18:13alors pourquoi
18:14cet investisseur
18:15choisit-il la France ?
18:16Voici ce qu'on disait ce matin
18:17sur l'antenne de France Info
18:18Olivier Blum
18:19directeur général
18:20de Schneider Electric
18:20partenaire de Softbank
18:22sur ce projet d'installation
18:23en particulier
18:24de data center en France
18:26Quand on regarde
18:27si vous voulez
18:27quels sont les facteurs
18:28clés de succès
18:29il faut avoir
18:29des terrains disponibles
18:30il faut avoir
18:31de l'accès à l'énergie
18:32et de l'accès à l'énergie
18:34décarbonée
18:34et il faut aller vite
18:35parce que l'intelligence artificielle
18:37ne va pas attendre
18:3810 ans
18:38pour pouvoir être produite
18:40donc il faut
18:40ce centre de calcul
18:41et en France
18:42tout est réuni
18:43ce projet
18:44avec Softbank
18:44est bien entendu
18:45un gros projet
18:45il y en a d'autres
18:46qui ont été annoncés
18:47il y en a d'autres
18:47qui se seront annoncés
18:48donc c'est tout un écosystème
18:49qui est en train
18:50de se mettre en place
18:51Pourquoi Fanny Guinochet
18:52la France reste-t-elle
18:53attractive
18:54même la plus attractive
18:56d'Europe
18:57selon un classement
18:58pour la 7ème année
18:59consécutive ?
19:00Parce que
19:00comme le disait
19:01ce dirigeant
19:02de Schneider Electric
19:04on a une énergie
19:06abondante
19:07décarbonée
19:07et ça c'est un élément
19:08très très important
19:10actuellement
19:10parce que ces data centers
19:11ce sont de gros
19:12consommateurs
19:13d'énergie
19:14ce sont des installations
19:16des équipements
19:17qui ont besoin
19:18de réseaux
19:19de technologies
19:22télécom
19:22au débit
19:23et de refroidissement
19:25donc notre
19:27et là c'est merci
19:28le nucléaire
19:29ça c'est un
19:30véritable élément
19:32différenciant
19:33ensuite
19:33on en parle moins
19:35mais la France
19:35a quand même
19:36des compétences
19:38en la matière
19:39parce qu'on a
19:40des ingénieurs
19:41qui sont bien formés
19:42on a une main d'oeuvre
19:44compétente
19:45disponible
19:45ensuite
19:46on a
19:48une situation
19:49géographique
19:50qui est bien
19:50positionnée aussi
19:51parce qu'on peut irriguer
19:53du côté
19:54de l'Europe
19:55du côté
19:56vous voyez
19:57on a une position
19:58centrale
19:58et enfin
20:00on a
20:00les dirigeants
20:01le mettent moins en avant
20:02mais on a aussi
20:03un petit art de vivre
20:04qui n'est pas
20:05désagréable
20:05c'est plus sympa
20:07de venir s'installer
20:08en France
20:09où normalement
20:10on a un climat
20:11un peu
20:12tempéré
20:12plutôt que d'aller
20:13dans certains coins
20:14de la planète
20:15où il y a eu
20:16de l'instabilité
20:18par exemple
20:18vous voyez
20:19le fait que
20:21du côté
20:21du golfe
20:22en ce moment
20:23ça soit très perturbé
20:25ça c'est une zone
20:27les investisseurs
20:28ils fuient
20:28l'instabilité
20:29donc
20:30pour la France
20:33on a encore
20:34une instabilité
20:35une stabilité
20:36je veux dire
20:36et une stabilité
20:37encore relativement
20:38politique
20:39on avait un peu perdu
20:40en 2024
20:40le coût de la main d'oeuvre
20:41c'est pas un sujet
20:42dans ces data centers
20:43alors c'est un sujet
20:45et en même temps
20:47ces data centers
20:48certes ça va créer
20:49des emplois
20:50mais c'est pas non plus
20:51des industries
20:52qui sont
20:52très très créatrices
20:54d'emplois
20:55puis il faut quand même
20:56le dire aussi en France
20:57même si le coût
20:57de la main d'oeuvre
20:58il reste élevé
20:59il y a aussi
20:59quelques aides
21:01dans ces sommets
21:02de Chousse France
21:02on déroule le tapis rouge
21:04donc c'est vrai
21:05que c'est un succès
21:06puisqu'Emmanuel Macron
21:07depuis 9 ans
21:08attire les investisseurs
21:09étrangers
21:09mais il sort aussi
21:11l'Elysée
21:12l'Etat
21:13mais aussi
21:13les collectivités
21:14sortent le chéquier
21:15pour attirer
21:17ces investisseurs
21:18notamment
21:18sur la main d'oeuvre
21:20il y a
21:21des allégements
21:22de charges
21:22des aides aux entreprises
21:23qui sont quand même
21:24conséquentes en France
21:25et donc le bilan
21:26globalement
21:27de Chousse France
21:27le bilan il est plutôt bon
21:28de Chousse France
21:29la France reste
21:31un territoire
21:32qui attire les investisseurs
21:33alors on perd quand même
21:34par rapport aux autres années
21:36on peut aussi citer
21:37un des éléments
21:37dans les éléments positifs
21:39par exemple
21:39on a attiré
21:40la finance
21:41grâce au Brexit
21:42il y a un certain nombre
21:43de banques
21:46anglaises
21:47qui sont venues
21:48s'installer
21:49de l'autre côté
21:50de la Manche
21:51chez nous
21:51donc tout ça
21:52c'est plutôt positif
21:53après il ne faut pas se leurrer
21:55on a quand même
21:56moins d'investissements
21:57qu'avant
21:57on arrive à la fin
21:58d'un cycle
21:59donc
22:00ce Chousse France
22:01reste une belle édition
22:02mais
22:03est-ce que ça va durer
22:05dans un contexte international
22:07qui diminue
22:08et dans les points positifs
22:10on a donc une ligue
22:10de champions
22:11en plus
22:12et les images de violence
22:15je pense que ça
22:16c'est pas terrible
22:18merci beaucoup
22:19les informés
22:19merci
22:20Fanny Guinochet
22:20du journaliste économie
22:21à France Info
22:22merci Hélène Terzian
22:23journée politique maison
22:25merci Étienne Gérard
22:26directeur adjoint de l'Express
22:27vous avez la une de l'Express
22:28bien sûr
22:29alimentation
22:30fausse peur
22:31et vrai danger
22:31tout ce que vous avez toujours
22:32voulu savoir
22:33sur les produits ultra transformés
22:35les compléments alimentaires
22:37les produits amégrissants
22:38etc
22:38très intéressant
22:39et dans les meilleurs kiosques
22:40merci Renaud
22:41merci à vous
22:42à demain
22:42et les informés reviennent ce soir
22:44à 20h
22:44avec Victor Mathais
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