- il y a 2 heures
Ce lundi 25 mai, Cyrille Collet, directeur de la gestion quantitative actions chez CPR AM, et Michel Ruimy, partner de Levy Capital Partners, sont revenus sur la divergence entre les indices actions et le moral des consommateurs, la tension sur les taux, la sortie de la voiture électrique de Ferrari, et notamment le développement de la situation au Moyen-Orient, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Nos experts du club ce soir, ils viennent de nous rejoindre.
00:06Michel Rouemi, partenaire de Lévis Capital Partners.
00:08Bonsoir Michel.
00:09Bonsoir Guillaume.
00:10Bonsoir Antoine.
00:11Oui, bonsoir.
00:12Il est chaud.
00:13Cyril Collet aussi nous rejoint.
00:14Bonjour Cyril.
00:15Bonsoir.
00:15Vous disiez tous les deux, affronter le Sahara pour venir.
00:18Effectivement, il y a un petit effet sèche-cheveux avec le vent.
00:22Directeur de la gestion quantitative action de CPRAM Cyril.
00:24On est ravis de vous accueillir l'un et l'autre.
00:26Dans un instant, on va parler des derniers développements sur le Moyen-Orient.
00:29Mais je voudrais d'abord vous alerter sur un phénomène assez incroyable qu'on est en train de vivre sur
00:33les marchés.
00:34Les marchés font-ils sécession ?
00:35Les marchés font-ils dissidence ?
00:37Wall Street est au plus haut historique, alors que le moral des consommateurs là-bas, l'indice du Michigan, est
00:42à un plus bas historique.
00:44On n'a jamais vu une telle divergence entre les indices actions et le moral des consommateurs.
00:49Au cours des six dernières années, le S&P a pris 130%, plus 130%, quand le moral des consommateurs a
00:55baissé de 55%.
00:57Est-ce que ça peut tenir longtemps ?
00:59Michel.
01:01La première des choses, c'est qu'on va mettre une certitude déjà, c'est que est-ce que les
01:07marchés sont déconnectés de l'économie réelle ?
01:10C'est acquis.
01:11Par contre, maintenant, est-ce que cette schizophrénie entre, on va dire, Main Street et Wall Street va-t-elle
01:17durer ?
01:19La grande difficulté est que les marchés croient à un monde meilleur malgré tout ce qui se passe.
01:26Et ils s'abreuvent en fait d'un système de dire en disant que l'IA va tout améliorer, que
01:33cela va ruisseller et que donc, d'un certain côté,
01:38le taux d'inflation va baisser et donc tout ira pour le mieux.
01:42Je dirais qu'il y a, je prendrais les grands sages, on va dire, Warren Buffett, où justement, lui, il
01:50est…
01:50Il est original.
01:51Oui, il ne faut pas trop taper sur les seniors quand même.
01:55Mais l'idée est que, souvent, là, il est, je crois, à son quatorzième trimestre de vente d'actions.
02:01Donc, ce qui fait qu'il pose réellement la question.
02:04Qui a raison ? Est-ce que ce sont les marchés ou, on va dire, la population ?
02:08Et c'est ça qui, moi, à mon sens, vaut la peine.
02:11La question, c'est l'histoire montre que, souvent, Warren Buffett avait raison.
02:18Donc, là, aujourd'hui, je me pose la question de savoir si réellement, si réellement, on a les bons métriques
02:24vis-à-vis de l'IA.
02:26C'est-à-dire, est-ce qu'on mesure bien, concrètement, ce phénomène ou pas ?
02:30Parce qu'est-ce qu'on n'utilise pas des outils un peu dépassés qui sont de l'économie réelle
02:35?
02:35Mais aujourd'hui, on rentre dans une autre économie.
02:37Et donc, du coup, est-ce qu'on a les bons outils pour mesurer le phénomène ?
02:41Pour l'instant, qu'est-ce qu'on reste ?
02:42On dit, il n'y a pas eu de transpiration, il n'y a pas eu de productivité notée, etc.
02:48Et donc, du coup, à ce moment-là, on peut avoir des... je dirais des... je me pose la question,
02:53je n'ai pas la réponse.
02:54Des illusions, voilà.
02:55Oui, oui. Les marchés deviennent un monde à part, plus que jamais.
02:58Les marchés, c'est vrai, parfois avancent alors que l'économie patine.
03:02Mais là, quand même, on a une divergence.
03:03Des indices américains au plus haut historique.
03:04On est sur des plus hauts aussi à Milan, à la bourse de Milan aujourd'hui.
03:07Le stock sur Europe 600 est quasiment au plus haut historique.
03:09Mais le moral des consommateurs, lui, est au plus bas historique.
03:13Cette symétrie-là, à ce point, on ne l'avait jamais vue encore, Cyril.
03:16Je pense que, bon, effectivement, tout ce qui a été dit avant est très juste.
03:19Je compléterais en disant qu'il y a une forme de...
03:22pas des corrélations, parce que le mot est beaucoup trop fort,
03:24mais une forme d'indépendance de la micro par rapport à la macro.
03:28C'est-à-dire que si on regarde la croissance des entreprises
03:30pour les mois à venir, les années à venir,
03:32on en parlera, j'imagine, en détail tout à l'heure,
03:34c'est très, très bon.
03:35Et ce n'est pas uniquement tenu par l'IA.
03:38La deuxième chose que je voulais dire,
03:40qui va rappeler en ce sens de ce qui a été dit avant,
03:42c'est qu'aujourd'hui, on a quand même tous en tête,
03:45quand on se lève le matin, que si ça va mal,
03:48les banques centrales seront là ou les États seront là.
03:51Et je pense que, pour moi, c'est le plus gros défaut qu'on puisse avoir.
03:54C'est-à-dire qu'on est en train de se dire que l'IA,
03:57enfin, à moins que je n'ai pas bien compris le sujet,
03:59mais j'ai lu deux ou trois articles là-dessus,
04:00ça ne va pas créer des emplois.
04:01On est tous d'accord.
04:03Si ça ne crée pas l'emploi, qu'est-ce que vont faire ces gens ?
04:05S'ils ne sont pas pris en charge par les États,
04:07ça va faire moins de rentrées fiscales,
04:09ça va faire moins de consommation et ça va faire une récession.
04:11Or, ce qui est vrai, c'est qu'aujourd'hui,
04:13les marchés ne croient pas du tout à cette récession devant nous.
04:16Je reprends toujours mon exemple favori d'Amazon,
04:18qui va virer 600 000 personnes dans les cinq prochaines années,
04:20alors qu'ils sont déjà hyper optimisés, hyper pros de la logistique.
04:24Donc, imaginez toutes les boîtes qui n'ont toujours pas regardé l'IA
04:26quand ils vont le faire, ce que ça va donner.
04:28Donc, ça veut dire qu'on a devant nous un risque extraordinairement élevé
04:32d'un marché de l'emploi
04:33qui va être totalement détruit par l'arrivée de l'IA.
04:36Or, aujourd'hui, la pensée la plus répandue,
04:40c'est de se dire, quantitatif vising des banques centrales,
04:43aide supplémentaire des États, réorganisation, tout un autre chose,
04:45mais ce ne sont pas les entreprises qui vont payer.
04:47Donc, à partir de ce moment-là,
04:49si on se borne à regarder la micro,
04:50et je ne dis pas que c'est une erreur,
04:51puisque en tant que compte, c'est quand même ce qu'on fait un peu tous les jours,
04:54si on regarde uniquement la micro, on est optimiste.
04:56Et si on considère qu'à la fin du fin,
04:58ce ne sont pas les entreprises qui vont payer,
05:00mais ce sera les États ou les banques centrales,
05:02alors pourquoi pas ?
05:03Je pense que, pour moi, la dualité, elle est vraiment là.
05:05Qui va payer à la fin ?
05:07Oui, et l'impact de l'IA,
05:08donc des marchés au plus haut historique,
05:10un moral des consommateurs, l'indice du Michigan,
05:12au plus bas depuis la création de cet indice du Michigan,
05:14qu'on suit régulièrement aux États-Unis,
05:15mois après mois,
05:16il a été créé en 1952,
05:18jamais le moral des consommateurs n'avait été si bas.
05:20Alors que les Américains ont des actions,
05:21possèdent des actions,
05:22ils ont des morales en berne.
05:23Oui, mais quand le pétrole est au plus haut,
05:25quand les taux sont au plus haut,
05:26quand les taux de refinancement,
05:27on sait que les Américains,
05:28ils aiment bien acheter des maisons
05:28quand ils ont un peu d'argent sur leur compte.
05:30C'est vrai que la bourse est au plus haut,
05:33mais je pense que si on regarde,
05:35enfin, je n'ai pas du tout le spectre en tête,
05:36mais si on regarde la décomposition
05:38par revenu aux États-Unis et par richesse,
05:40quand la bourse monte,
05:41c'est la teuf pour 10 ou 15 % des Américains,
05:44pas forcément pour 80 %, je pense.
05:46Or, les 80 % restants,
05:47ce qui leur plaît à eux,
05:49c'est d'avoir une grosse voiture
05:50et une grosse maison.
05:51Or, la grosse voiture, ça va être compliqué,
05:53et la grosse maison, de plus en plus.
05:54Donc, c'est normal qu'ils aient totalement le moral en baisse,
05:57plus, les faits que j'ai déjà annoncés avant,
06:00les faits, est-ce que je vais peut-être
06:01perdre mon travail dans les 6 ou 9 mois à venir ?
06:04Donc, je pense que les deux sont parfaitement logiques.
06:06Alors, c'est vrai que la cohabitation,
06:07c'est un petit peu difficile à entendre,
06:09mais fondamentalement,
06:10le ménage américain, aujourd'hui,
06:12s'il est dans le doute, c'est normal.
06:13– Ce qui risque de supprimer mon job
06:15me fait gagner la valeur capitalistique en action.
06:18– C'est exactement ça qu'on vit.
06:19– Et donc, mon avenir, mon enrichissement futur
06:20sera par le capital plutôt que par le travail ?
06:22C'est aussi ça qu'on commence à voir poindre ou pas ?
06:24– Peut-être.
06:24Moi, ça me fait penser à l'histoire d'Enron,
06:27des salariés d'Enron qui avaient acheté,
06:30ça remonte presque au siècle dernier.
06:33– 2002, 2002, non ?
06:34– 2001.
06:36La question, c'était, le PDG,
06:39dont j'ai oublié le nom,
06:40vendait la boîte comme quelque chose de super,
06:43donc on achetait des actions,
06:44puis on achetait des actions dans le plan d'entreprise,
06:46et en même temps, la boîte investissait
06:48dans les actions d'Enron pour le plan retraite.
06:50Et puis, la boîte est tombée,
06:52tout le monde est tombé.
06:52Donc, je crois qu'aujourd'hui,
06:54on n'est un peu pas dans les mêmes proportions,
06:57mais c'est vrai qu'on fait un calcul d'opportunité,
07:01c'est est-ce que concrètement,
07:02j'investis dans la tech au sens large,
07:05et j'ai des revenus annexes ?
07:08Et puis, et le travail ?
07:10Aujourd'hui, il ne faut pas oublier
07:12que les Américains ont trois sources de revenus,
07:15la rémunération du travail,
07:19Deuxième chose, il y a les aspects financiers,
07:21en fait, la bourse,
07:22et puis il y a aussi l'immobilier résidentiel,
07:24puisque, en fait, comme a dit Cyril,
07:27c'est que, éventuellement, c'est le crédit rechargeable
07:29qui a été, on va dire, pas mal de problèmes
07:31avec les subprimes,
07:32c'est-à-dire que si j'ai une maison,
07:33l'immobilier qui augmente,
07:35je peux autant m'endetter,
07:36puisque, d'un certain côté,
07:38je peux apporter et consommer,
07:40en apportant cet avoir,
07:43en garantie.
07:43Donc, la question aussi,
07:46ce qu'il faudrait voir,
07:46c'est qu'aujourd'hui,
07:47on n'a pas un immobilier qui remonte,
07:50donc il n'y a que le financier
07:52et, on va dire, le travail,
07:54et ça, ça peut poser des problèmes.
07:55– Oui, sur l'immobilier,
07:56vous voulez rebondir, Cyril ?
07:57– Oui, oui, pour avoir quelques connexions
07:59avec des gros clients en Asie,
08:01en Corée, il y a des gens
08:02qui arrêtent de travailler
08:03et qui s'endettent pour investir en bourse,
08:06à Taïwan également,
08:07ça commence à faire peur,
08:08vraiment, aux États.
08:09L'État coréen a parlé de ça
08:10il y a à peu près trois semaines, un mois,
08:11ça a calmé tout le monde,
08:12mais pas vraiment,
08:13puisque c'est un parti encore plus fort.
08:14Donc, on est un peu en situation de 2000,
08:16je dirais, je suis d'accord par rapport à ça,
08:17on est un peu en situation de 2000
08:19où on a l'impression que ça ne peut pas baisser.
08:21La vraie différence entre aujourd'hui et 2000,
08:23je le dis tout de suite,
08:24à l'époque, les sociétés technologues
08:26ne faisaient pas de bénéfices,
08:27aujourd'hui, elles font des bénéfices en milliards,
08:28donc on est dans un monde totalement différent.
08:30Mais quand même,
08:32on a un peu l'impression que,
08:33ouais, devant nous, ça file
08:34et des gens ont des comportements
08:36qui ne sont pas classiques.
08:37– Oui, mais pourquoi avoir peur ?
08:38Quand vous prenez l'avion, ça décolle,
08:39ce n'est pas parce que ça décolle
08:40et que vous êtes à 100 mètres de hauteur,
08:41200 mètres, 300 mètres,
08:42que vous allez tomber,
08:43ce n'est pas parce que vous montez
08:44de plus en plus haut que ça va tomber.
08:45– Ça, c'est statistique.
08:46Si vous tombez sur le seul avion qui tombe,
08:48ça fait mal.
08:49– Oui, bien sûr, bien sûr.
08:50Je me suis dit,
08:51il y en a peu qui tombent, c'est vrai.
08:53Statistiquement, il y en a peu qui tombent.
08:54Non, mais je pense que,
08:55regardez les croissances des bénéfices,
08:56c'est gigantesque.
08:57D'ailleurs, il y a un nouvel acronyme
08:58maintenant aux États-Unis,
08:59vous connaissez l'effet FOMO,
09:00et bien je vais vous présenter
09:01un nouvel acronyme
09:02qui est en train de poindre là
09:03depuis ce week-end,
09:04l'effet FEMO, F comme Fabulous,
09:07E comme Earnings Momentum,
09:10Fabulous Earnings Momentum,
09:11un fabuleux cycle de hausse de taux.
09:13Voilà ce qu'on est en train
09:13de commencer seulement à vivre sans doute.
09:15C'est la croyance de Wall Street
09:17des marchés,
09:17mais ce n'est pas qu'une croyance,
09:18on commence à voir effectivement
09:19les bénéfices explosés
09:21de la part des hyperscalers américains aussi.
09:23– Oui, mais c'est ce que j'allais dire,
09:24c'est sur une surface archi concentrée,
09:26le problème reste le même.
09:28Donc, pour l'ensemble de l'économie,
09:30c'est compliqué.
09:31– On inclut les banques quand même.
09:33Sur les publications du premier trimestre
09:35aux États-Unis,
09:35tout le monde a dit
09:36« Ah là là, l'énergie bof ! »
09:37Bon, l'énergie publiée en baisse
09:38en croissance entre Q1,26 et Q1,25,
09:42ça sera un peu différent
09:42pour Q2 et Q3, à priori,
09:44vu ce qu'on voit.
09:45Mais par contre,
09:46aux États-Unis,
09:47c'est très banque et techno.
09:48Chez nous, c'est banque et techno
09:49et matière première.
09:51C'est un peu plus équilibré chez nous,
09:52mais quand même.
09:53Mais c'est vrai qu'aux États-Unis,
09:55la concentration, elle est dingue,
09:56parce que le poids dans les indices,
09:57il est dingue, et ainsi de suite,
09:58et ainsi de suite.
09:58Plus le fait que les hyperscalers,
10:00dans certains cas,
10:01font à peine payer
10:02l'accès à ce qu'ils proposent.
10:04Il y a plein de services aujourd'hui,
10:05s'ils deviennent payants demain,
10:07vu les investissements
10:08qui sont en train de se transférer dessus,
10:09il y a quand même un jeu de...
10:11– Le nombre d'abonnements
10:12qu'on a à 99 centimes par mois,
10:14les trucs de rien du tout
10:15pour le cloud, etc.,
10:16ils pourraient doubler,
10:17on resterait abonnés.
10:18Vous savez ce que je veux dire ?
10:19C'est qu'on se dit
10:20qu'ils ont encore des marges
10:21pour augmenter le pricing power
10:22absolument de la thèse.
10:26– Exactement.
10:26Et c'est pour ça que personnellement,
10:27ça ne m'inquiète pas.
10:28Oui, hyperconcentration,
10:29mais est-ce que c'est grave
10:29quand la concentration
10:30fait reposer les indices
10:32sur des secteurs et des valeurs
10:33finalement pas si chèrement valorisées ?
10:35Ce n'est pas très très cher
10:35l'attaque américaine
10:36quand on voit l'ampleur
10:37de leurs bénéfices, là, Michel ?
10:39– Oui, mais moi je pense aussi
10:40que les marchés,
10:43c'est une idée
10:44qui est en train de se construire,
10:46sont en train de se construire
10:48d'avoir une telle valorisation potentielle
10:50qui fait que
10:53cette partie de ce secteur
10:54va être tellement incontournable
10:56qu'ils se disent
10:57que même si on tombe,
10:58on aura toujours
11:00les autorités
11:00qui viendront nous aider.
11:01Donc ils jouent sur,
11:03on va dire,
11:03un filet de,
11:04je dirais,
11:05de sécurité,
11:06de se dire
11:06il y aura peut-être des corrections,
11:08il y aura peut-être un crash,
11:09mais on ne pourra pas descendre à zéro.
11:10Et donc finalement,
11:11à la limite,
11:12mieux vaut monter
11:12de plus en plus haut
11:13parce qu'après,
11:14on ne peut plus revenir.
11:15Et là,
11:17donc du coup,
11:17on se convainc mutuellement,
11:19mais on voit la tech,
11:21mais on laisse les autres.
11:22Et donc du coup,
11:22on se dit,
11:23la tech,
11:23comme en même temps,
11:24c'est la technologie
11:26avec tout ce qui peut se passer
11:27avec la guerre,
11:28avec tout ce qui peut se passer,
11:29eh bien,
11:29on peut avoir des,
11:31on peut construire
11:32des scénarii assez importants
11:34et du coup,
11:34se dire,
11:35finalement,
11:36eh bien,
11:36il y aura la banque centrale
11:38qui pourra jouer,
11:39qui pourra venir
11:40à notre aide
11:41dans une certaine mesure.
11:42J'ai oublié
11:42qu'il y a des échanges
11:44de financement.
11:45On a souvent parlé
11:46d'NVIDIA
11:46qui prête de l'argent
11:47à son futur client
11:48qui va lui acheter des puces
11:49qui lui-même...
11:49Et donc,
11:50il y a une interconnexion
11:51au-delà de l'aspect
11:52secteur d'activité,
11:53il y a une interconnexion
11:55financière
11:56entre toutes les valeurs
11:57technologiques américaines
11:58qui est complètement dingue
11:58et si on rajoute derrière
12:00quelques projets
12:02gouvernementaux
12:02pour aller encore plus loin,
12:04alors d'un point de vue
12:04peut-être plus défense,
12:05mais quand même...
12:06Mais ça s'élargit quand même.
12:08C'est-à-dire que ce qu'on disait
12:08des sectes magnifiques,
12:09on voit de plus en plus
12:10d'acteurs américains
12:11commencer à profiter de tout ça.
12:12Il y a Intel
12:12qui a fait plus de 500%
12:13depuis le mois d'août.
12:14On voit nos acteurs européens
12:15de la tech aussi bien rebondir.
12:17Depuis le début de l'année,
12:17par exemple,
12:18la Steam Microelectronics
12:19progresse beaucoup plus
12:23en train de s'élargir quand même.
12:24C'est complètement vrai,
12:25mais ils viennent de loin aussi.
12:26Enfin, je veux dire
12:27la performance des 3-4 dernières années.
12:28Mais c'est vrai que
12:31les semi-conducteurs
12:32à SML,
12:33ST Microelectronics,
12:34depuis le début de l'année,
12:34ça fait des très très belles performances,
12:36mais ils sont comme
12:37Atineon et d'autres,
12:38ils fabriquent les machines
12:39qui fabriquent les process.
12:40Donc c'est quand même normal
12:41qu'ils soient valorisés.
12:42Il y a quelques années,
12:43on ne connaissait pas Skynyx
12:45en Corée.
12:45Aujourd'hui,
12:46c'est le deuxième leader de la cote.
12:47Donc oui,
12:48c'est normal qu'il y ait des choses
12:48qui apparaissent.
12:49Bon, poursuivre nos échanges,
12:50sachez que Soitec,
12:51d'ailleurs,
12:51dans les semi-conducteurs,
12:52publiera mercredi
12:53ses résultats.
12:54On suivra aussi cette semaine
12:55l'Assemblée Générale
12:56d'ST Microelectronics
12:57dont on parlait
12:58et qui devrait bien se passer.
12:59Ça devrait être bonne ambiance
12:59à l'Assemblée Générale
13:00d'ST Microelectronics.
13:01Ce sera mercredi.
13:02Chez Samsung,
13:03ils ont arrêté de travailler
13:04quand même avant
13:05l'Assemblée Générale.
13:06Vous avez vu
13:06combien ils ont obtenu ?
13:09340 000 dollars par salarié.
13:10Une prime de 340 000 par salarié.
13:12290 000,
13:12mais c'est l'idée.
13:13290 000 dollars.
13:14Dollar ou euro ?
13:15Non, vous êtes en euro.
13:16Non, je suis en dollar.
13:16Ah bon ?
13:17Il y a un doute.
13:18Oui, je crois.
13:18C'est pas grave,
13:19c'est 300 000.
13:20C'est 300 000.
13:21J'ai raison de douter.
13:22Non, non, non,
13:22peut-être c'est moi,
13:23alors, ok.
13:23Mais bon,
13:24jolie somme.
13:24Pas employé,
13:25ce qui est quand même pas mal.
13:26C'est dingue, oui.
13:27Michel, Michel, allez-y.
13:28Non, non, non,
13:29je disais,
13:29on reste à 300 000.
13:32Je pense que
13:32si on donne tout ça
13:34aux salariés français,
13:36je pense que
13:36vu le contexte actuel,
13:37ça serait bien.
13:37Pas assez pour s'acheter
13:38une Ferrari électrique.
13:40Ferrari a démolé
13:41son modèle électrique aujourd'hui.
13:42Vous êtes sérieux
13:42de gros moteurs.
13:43Vous êtes convaincus ou pas ?
13:45500 000 euros le modèle.
13:46Moi, quand il y a
13:46des gros moteurs,
13:47il y a plutôt 2 roues
13:47et pas 4.
13:48Est-ce qu'on a vraiment
13:49besoin d'une Ferrari électrique ?
13:50Non, on n'a pas besoin de ça.
13:52Mais bon, après,
13:52il faut être sur le créneau
13:54sinon.
13:55Non.
13:56Et pourquoi pas ?
13:57Je ne sais pas,
13:57moi, ça ne me fait pas rêver.
13:58Vous avez des enfants ?
13:59Deux.
14:00Ok, ils n'ont pas grandi
14:02dans un monde thermique.
14:04Ils sont en train de grandir
14:05dans un monde
14:05de véhicules électriques.
14:06Donc, eux, c'est ça
14:06qui les fera peut-être rêver.
14:07C'est la voiture de luxe électrique.
14:09Non, mais ma voiture est hybride.
14:10Ce n'est pas mon débat.
14:11Mon débat est de dire
14:11est-ce qu'il faut vraiment
14:12mettre 500 000 euros
14:13dans une voiture ?
14:13Et la réponse est non.
14:14Ça, c'est une évidence.
14:15Mais ça, c'est la question
14:17que font les riches
14:18de leur argent.
14:18C'était, je dirais,
14:21Veblen qui avait dit ça.
14:23Et donc, on achète
14:23pour montrer que j'ai d'argent.
14:25C'est très bien.
14:25C'est très bien.
14:26Il n'y a pas de débat.
14:27Ferrari a dévoilé
14:28son nouveau modèle.
14:29On en parlera tout à l'heure.
14:29Le titre gagne 2,5%.
14:31On poursuit nos échanges.
14:32Messieurs, on est à un gros
14:33quart d'heure
14:34de la clôture
14:34des marchés financiers.
14:36Ah, ben voilà.
14:38Là, voilà votre moto.
14:39Ah, c'est un petit...
14:40C'est bien reconnu, là.
14:42C'est un petit cylindre.
14:44Donc, CAC 40,
14:45un quart d'heure de la clôture
14:46qui gagne 2% en ce moment.
14:47Safran gagne 5,9% précisément.
14:50Porter Safran,
14:51comme par exemple Airbus
14:53ou encore Air France-Calem,
14:54par peut-être
14:54les perspectives d'un accord,
14:56on verra,
14:56entre Téhéran et Washington.
14:57On va y revenir dans un instant.
14:59On rappelle que 80%
15:00de l'activité de Safran,
15:01c'est du civil,
15:02quand même,
15:02de l'aérien civil.
15:03Également bien orienté,
15:04Vinci, plus 3,5%.
15:06Puis en repli,
15:07on a Total Énergie.
15:07Du fait donc
15:08de ces perspectives éventuelles
15:09d'un accord,
15:10Total Énergie recule
15:11sur une baisse des cours du pétrole.
15:12Le baril de Brent est à 95$
15:15et Total Énergie perd 1,4%.
15:16On en parle avec
15:17Michel Rouimi et Cyril Collet.
15:18Oui, parce que ce qui fait
15:19monter le marché aujourd'hui,
15:20c'est effectivement
15:21l'espoir d'un accord
15:23entre Américains et Iraniens.
15:25Alors, on a eu
15:25mille fois l'espoir
15:26depuis trois mois
15:27et puis à chaque fois,
15:28ça a fait pchit.
15:29Sauf que là,
15:29pour la première fois,
15:31Washington comme Téhéran
15:32dit qu'il y a des vrais progrès,
15:33des progrès substantiels
15:35dit Téhéran
15:35dans les discussions.
15:36C'est la première fois
15:36que Téhéran dit cela.
15:37Tout en précisant
15:38que la signature de l'accord
15:39n'est pas éminente,
15:40mais on a des progrès substantiels
15:41dit Téhéran
15:41et Washington dit la même chose.
15:43C'est un début de tournant.
15:44La question qui se pose,
15:45c'est est-ce que c'est
15:46substantiel pour les deux ?
15:47Est-ce que ça peut être
15:47substantiel pour l'Iran
15:48et pas pour les États-Unis ?
15:50Non, c'est vrai que
15:52de toute façon,
15:52il faut arriver,
15:54à mon sens,
15:55à la fin d'une première série
15:58et d'ici, je dirais,
16:00la fin du mois
16:01ou mi-juin
16:02pour permettre à Donald Trump
16:04de préparer sérieusement
16:05les midterms
16:06et je pense que
16:08ça peut avoir un impact
16:11pour peu qu'il amène
16:12par la suite
16:13une baisse du pétrole,
16:14des résultats boursiers favorables
16:16et on va dire
16:18faire une amélioration
16:20avec une baisse des taux
16:21éventuellement
16:21avec Cyril Walsh.
16:25Donc, ça peut être
16:26un scénario
16:27sur les six derniers mois
16:28qui peut être favorable
16:29dès lors qu'il signe un accord.
16:31Ça ne veut pas dire
16:31que le problème sera réglé.
16:32C'est-à-dire qu'il veut sortir
16:35d'un certain bourbier
16:36dans lequel il s'est mis
16:37pour dire
16:38ben voilà, j'y arrive,
16:39je m'occupe des midterms
16:40et après les midterms
16:41revenir peut-être
16:44régler certaines petites affaires
16:45qui pourraient...
16:46Mais s'il arrive
16:47plus ou moins vainqueur,
16:48il pourra avoir
16:49les mains libres
16:49pendant deux ans.
16:50S'il ne gagne pas
16:51les midterms,
16:52il va être bloqué
16:53systématiquement.
16:54Est-ce que gagner
16:56les midterms,
16:56ce serait conserver
16:57une des deux chambres
16:58ou ça suffirait
16:59pour dire
16:59qu'il a gagné
17:00les midterms
17:00en quelque sorte
17:01ou pas ?
17:02Oui, c'est-à-dire
17:03que la question
17:04est qu'il a les deux...
17:05Un seul président
17:06aux Etats-Unis
17:07a perdu les deux chambres
17:08en cours de mandat,
17:08c'est George Walker Bush
17:09quand en 2006,
17:11pourquoi la guerre en Irak ?
17:12Il avait été sanctionné
17:12par le peuple américain
17:13pour le déclenchement
17:14de la guerre en Irak.
17:15Il avait perdu les deux chambres.
17:16C'est le seul président américain
17:17à les avoir perdues.
17:18Je suis sûr,
17:18c'est certain,
17:19mais on va dire
17:21que parfois
17:21on manque de mémoire.
17:24En fait,
17:25généralement,
17:26on porte son jugement
17:27sur la dernière année
17:28voire les six derniers mois.
17:29Pour peu qu'il amène
17:30à avoir des bons résultats
17:31et ne me demandez pas
17:32ce que c'est
17:33que des bons résultats
17:33mais des résultats favorables,
17:36il peut avoir
17:36une dynamique positive.
17:37Alors,
17:38est-ce qu'il perd une chambre ?
17:39Il a perdu par rapport
17:41à ce qu'il avait.
17:42la question,
17:43c'est est-ce que par derrière
17:44il aura les mains libres ?
17:46Entre guillemets,
17:46c'est-à-dire la possibilité
17:47de mener
17:49ce qu'il envisage de faire.
17:51Et c'est ça,
17:51pour moi,
17:51la question qui se pose.
17:53Oui.
17:53Cyril,
17:54ça tombe bien
17:54que les cours du pétrole
17:55baissent aujourd'hui.
17:56Tiens,
17:56à l'instant,
17:57on passe sous les 95 dollars
17:58pour le baril de Brent.
17:59Sous les 95 dollars.
18:00On perd plus de 10 dollars
18:01en trois jours
18:01sur le baril.
18:02Ça tombe bien,
18:03c'est le coup d'envoi officiel
18:04de la driving season.
18:05La driving season américaine
18:06démarre toujours
18:08le dernier lundi du mois de mai.
18:09C'est aujourd'hui.
18:10Ça tombe bien.
18:11C'est un hasard,
18:11bien sûr,
18:11mais à la pompe,
18:13ça ne se verra pas
18:13avant plusieurs jours encore.
18:14Pour les consommateurs,
18:15cette baisse des cours du pétrole
18:16aujourd'hui n'a pas encore d'effet.
18:17Mais quand même,
18:18le symbole est là
18:18et c'est important.
18:19Il est important
18:20pour Donald Trump
18:21que la driving season
18:21se passe bien.
18:23Les consommateurs,
18:24ceux qui vont prendre leur véhicule,
18:25se souviendront
18:26de la façon
18:26dont ils ont vécu
18:27la driving season,
18:28s'ils ont pu partir en vacances
18:28ou pas,
18:29ou pas selon les cours du pétrole.
18:31Oui,
18:31bien sûr,
18:31c'est important.
18:32On peut rajouter
18:33la Coupe du Monde
18:33dans la foulée
18:34que les États-Unis
18:35vont accueillir entre autres.
18:36Il y a pas mal de choses
18:37qui vont se passer,
18:38c'est sûr.
18:38Je suis d'accord sur l'idée
18:39qu'il ne peut pas aller
18:40au mid-terme
18:41dans la situation
18:42dans laquelle il est aujourd'hui.
18:43Il est un peu dans un corner.
18:45Comment il va en sortir ?
18:46Qu'est-ce qu'il va faire ?
18:47C'est un peu plus compliqué.
18:48C'est un peu plus compliqué
18:49à augurer.
18:50Mais oui,
18:51il faut,
18:52à minima,
18:53il faut que ça se détende
18:55à un bon coup.
18:55Et oui,
18:56le prix du pétrole
18:57est effectivement
18:57un message
18:58de la Banque Centrale
18:59en juin.
18:59Ça serait pas mal
19:00pour calmer tout le monde
19:01en termes de valorisation
19:03notamment.
19:04Mais c'est...
19:06Il est quand même
19:07dans une situation
19:08un petit peu délicate.
19:09S'il y va comme ça,
19:09c'est perdu.
19:10Donc il faut qu'il fasse
19:11quelque chose.
19:11Mais des fois,
19:12quand il est acculé,
19:13il fait aussi des bêtises.
19:14Donc il faut attendre.
19:15Wall Street sort de 8 semaines
19:17d'affilée de hausse.
19:18Alors aujourd'hui,
19:18Wall Street est fermé,
19:19c'est le Memorial Day.
19:198 semaines de hausse d'affilée.
19:21Mais si on sort,
19:22ce qu'on disait tout à l'heure,
19:23si on sort un tout petit peu
19:24de l'environnement géopolitique
19:25d'un point de vue bottom-up,
19:27d'un point de vue entreprise,
19:29les résultats,
19:30c'est quand même vraiment super.
19:33Ça fait beaucoup d'argent
19:34qui rentre,
19:34des bénéfices qui sont faits,
19:35des rachats d'actions
19:36et ainsi de suite et ainsi de suite.
19:37La question,
19:38enfin pardon de radoter,
19:39mais la question,
19:40c'est qu'il y ait de l'emploi
19:41dans 12 ou dans 18 mois.
19:42Mais aujourd'hui,
19:44la photo, elle est belle.
19:45Oui, et par ailleurs,
19:46on peut se demander,
19:47même s'il y avait la paix,
19:48voilà, imaginons Washington-Téhéran
19:49signer la paix,
19:50les cours du pétrole
19:50vont se casser la figure,
19:51vont baisser, tant mieux,
19:52mais même si les cours du pétrole
19:53baissent,
19:54les taux risquent de rester élevés.
19:55Enfin, on pourrait imaginer
19:56des pétroles qui baissent
19:57et les taux qui montraient.
19:59Les taux,
19:59ils sont censés aussi
20:00prévenir un peu l'inflation,
20:02regarder ce qui va se passer
20:03au niveau de l'inflation.
20:04Si le pétrole revient à 50,
20:05ce qui serait un peu fort,
20:08bon allez, 60, 70.
20:09À terme, pourquoi pas.
20:10Oui, ça va quand même faire bien.
20:11La question,
20:12c'est combien ça coûte,
20:14objectivement,
20:14je n'ai pas la réponse,
20:14mais combien ça coûte
20:155 mois de pétrole à 100
20:16au lieu d'être à 60.
20:19Je pense qu'il y a aussi
20:20le paramètre Walsh
20:21qui va jouer.
20:22C'est-à-dire qu'il est en mission.
20:25Ce qu'il faut bien voir,
20:26c'est qu'au-delà
20:28de la nomination C-Walsh,
20:29c'est la politisation
20:30de la Federal Reserve,
20:31pour moi,
20:32qui joue là-dessus.
20:34Et s'il est,
20:35entre guillemets,
20:35en mission commandée,
20:36il va se débrouiller
20:37pour faire baisser les taux.
20:39Et associé à une baisse du pétrole,
20:41ça peut être
20:42un facteur stimulant.
20:44La question,
20:44c'est est-ce qu'on reste
20:45sur des aspects rationnels
20:47ou des aspects politiques ?
20:48C'est ça qui va me gêner
20:49pour la Federal Reserve.
20:50Autant Powell était,
20:52on va dire,
20:52plus ou moins rationnel
20:53et prévisible,
20:54autant Walsh,
20:55il est, entre guillemets,
20:56en mission.
20:57Et là,
20:58il peut prendre des décisions
20:59qui sortent un peu
21:01d'une certaine rationalité.
21:03Et donc là, du coup,
21:04ça peut soit,
21:06alors là,
21:07aller dans le mur,
21:10soit aller profiter.
21:11C'est pour ça que moi,
21:12je pense que les 6 mois
21:13qui arrivent là
21:14sont les plus importants.
21:16parce qu'on doit reconstruire
21:18un scénario
21:19qui soit positif
21:21pour, on va dire,
21:22l'économie américaine.
21:24Il y a Walsh aux manettes,
21:26il y a le pétrole qui baisse.
21:27Pour peu,
21:28il y ait, je dirais,
21:29des améliorations.
21:30Avec la Coupe du Monde,
21:31il y aura peut-être
21:32un recroi légèrement de croissance
21:34ou je ne sais pas
21:34qui peut se passer.
21:35Non, non, mais
21:36on peut voir,
21:37on ne sait jamais.
21:38Non, mais l'idée après,
21:40il y a aussi d'autres choses
21:41qui peuvent arriver,
21:42catastrophiques.
21:43L'histoire nous a donné
21:45des exemples.
21:46Mais l'idée est que
21:47ça peut être une dynamique
21:49qui peut lui permettre
21:50d'arriver à dire
21:51voilà, grâce à moi,
21:52ça repart.
21:54Donc, je pense qu'il y a
21:55un paramètre Walsh
21:56qui n'est pas négligé là-dessus.
21:57Les 12 travaux d'Hercule
21:58quand même pour Kevin Walsh
21:59qui doit répondre
22:01à la demande de Donald Trump.
22:02Enfin, doit répondre.
22:03Donald Trump le missionne,
22:04le mandat pour baisser les taux,
22:05sauf que lui,
22:05il est supposé rester indépendant
22:07à la tête de la Fed
22:07et puis il doit faire
22:08avec une inflation qui accélère
22:09mais qui pourrait décélérer
22:10si le pétrole baisse encore.
22:12D'où sera votre...
22:12Votre conseil à Kevin Walsh,
22:14Cyril, aujourd'hui ?
22:15Ça ne me permettrait pas
22:16d'un des conseils,
22:17il impose tellement importance,
22:18monsieur.
22:18Alors, il nous écoute.
22:19Il nous écoute régulièrement.
22:21Pas sûr qu'il comprenne le français
22:22mais c'est un autre sujet.
22:23Donc, je ne vais pas le faire
22:24en anglais quand même.
22:25Non, lui, il va falloir
22:28effectivement qu'il pilote
22:30les taux avec en tête
22:32le moyen terme économique
22:33et pas le court terme politique.
22:35C'est un peu une litote.
22:38mais il y a des gens
22:39qui parlent déjà
22:40d'un quantitative easing
22:42l'année prochaine
22:42parce que la Fed n'aura pas le choix
22:43par rapport à mon histoire
22:45de marché du travail
22:46qui va mal se comporter.
22:47Donc, il va de toute façon
22:50avoir un rôle à jouer
22:51dans la situation
22:52dans laquelle on est.
22:53Et est-ce que vous êtes
22:54de ceux qui pensaient
22:55que toute baisse du marché
22:56est un point d'entrée ?
22:57On l'a vu depuis des années,
22:59en fait.
22:59À chaque fois que le marché a baissé,
23:00c'était d'un point d'entrée.
23:01Depuis le début de la guerre en Iran,
23:02chaque baisse de marché aussi
23:03a été un point d'entrée.
23:04Wall Street sort de 8 semaines
23:05de hausse d'affilée.
23:06Chaque fois qu'il fait moins 10,
23:08il faut bourrer la mule
23:09parce que systématiquement,
23:10ça repart.
23:11Ou très fort,
23:11ou moyen fort,
23:12mais fort.
23:13Le signal, c'est le moins 10 ?
23:14C'est une correction.
23:15Cette année, il a perdu 10,
23:17il est reparti fort.
23:18L'an dernier, il avait perdu 10,
23:19il est reparti très fort.
23:21Je ne sais pas pourquoi,
23:22mais il doit y avoir
23:23une sensibilité un peu numérique
23:24ou alors des calculs savants.
23:26Mais à la fin du fin,
23:28dès que le marché action
23:28perd 10 %,
23:29tout le monde se dit
23:30j'ai loupé le rebond,
23:31hop, ça repart gravissime.
23:33Bon, et quitte à racheter
23:34des points bas
23:35ou à venir tout simplement
23:36renforcer sa poche action
23:37plutôt pour la suite ?
23:38Wall Street ou plutôt l'Europe ?
23:39C'est la question un peu
23:40tarte à la crème,
23:41mais on est obligé de se la poser
23:42parce que c'est celle
23:42que se pose où t'investis ça.
23:44On était rentré dans un cycle
23:46de diversification.
23:472025, c'est une grosse année
23:48de diversification.
23:49Avant, pendant 15 ans,
23:50les États-Unis font mieux
23:50que tout le monde,
23:51pour faire court,
23:52et les émergents moins bien.
23:542025, c'est l'inverse.
23:55L'Europe fait mieux
23:56que les États-Unis,
23:56les émergents font mieux
23:57que les développés
23:58et ça paraissait assez sain,
24:03il y a accessoirement
24:04des pays émergents
24:04qui sont aussi très technos.
24:062026, commencé sous les mêmes auspices.
24:08La guerre, retour à la case départ,
24:11les États-Unis font mieux
24:12que tout le monde,
24:12on se regarde, on a peur, bref.
24:14Donc, si on rentre
24:15dans une situation
24:15un peu plus saine,
24:17avec un peu moins de tensions géopolitiques
24:19et un peu plus de visibilité éco,
24:21potentiellement, oui,
24:22un peu de diversification
24:23parce que c'est vrai
24:23qu'aux États-Unis,
24:24mis à part la tech,
24:25il n'y a pas grand-chose.
24:26Donc oui, il faut l'électrification,
24:28la défense, le green,
24:29il y a quand même pas mal de choses
24:30à acheter en Europe aujourd'hui
24:31et on est en train de découvrir
24:32qu'on peut créer aussi
24:34des valeurs de croissance en Europe,
24:35ce qui n'a pas été le cas
24:36pendant 25 ans.
24:37Donc, potentiellement,
24:38peut-être un peu plus,
24:39mais pardon, mon joker,
24:40c'est plutôt les pays émergents
24:41que l'Europe.
24:43Pourquoi les émergents ?
24:44Croissance des bénéfices,
24:46réallocation de la demande,
24:47la Chine est en train de faire
24:48des trucs de dingue sur l'IA.
24:49Enfin, il y a...
24:51Je pense que c'est un...
24:53Mais pas uniquement les émergents.
24:55Émergents et Europe
24:56plutôt qu'États-Unis
24:58s'il y a un rebond tranquille.
24:59Oui, Europe, on voit le moral.
25:01Les indices PMI en Europe,
25:02ils sont sur des plus bas.
25:03On est en zone de contraction.
25:04Le PMI service de la France,
25:05c'est un plus bas depuis le Covid,
25:07depuis 2020 quand même.
25:08Et justement, ça offre un point d'entrée
25:09ou au contraire,
25:10c'est le signe de cette inertie
25:11qui va durer et nous plomber ?
25:13Michel ?
25:13Moi, je pense que c'est une inertie.
25:14Je vais compléter ce qu'a dit Cyril.
25:16Il y a aussi deux choses
25:17qu'il faut regarder.
25:18C'est l'introduction de SpaceX
25:20et OpenAI
25:21qui vont aussi être un paramètre.
25:23Après, on pourra en discuter.
25:25Concernant la France,
25:26la grande difficulté,
25:27à mon sens,
25:28c'est le climat.
25:30On a beau vouloir...
25:32Il fait trop chaud.
25:33Ah non !
25:34Le climat a des affaires.
25:35Non, la question est que...
25:38Je dirais...
25:39Ce qu'il faut bien voir,
25:39c'est que les chefs d'entreprise
25:40ont besoin de visibilité.
25:43On ne leur donne pas.
25:43Donc, à un moment donné,
25:45ils sont sur la réserve
25:48et donc ça pose des problèmes.
25:51Et là, la difficulté,
25:52on risque d'avoir un chômage
25:53qui risque de monter progressivement
25:55et arriver en 2027
25:56avec des taux de chômage
25:57qui peuvent toucher 9%.
25:59Et donc là,
25:59ça peut poser des problèmes
26:00avec des problèmes
26:01de pouvoir d'achat.
26:02Ça peut poser après
26:03un schéma plus global.
26:04Donc, est-ce que c'est
26:05un point d'entrée ?
26:07J'irais plus l'Europe.
26:08Plutôt l'Europe.
26:09Plutôt l'Europe.
26:09Plutôt l'Europe.
26:10Parce qu'on est...
26:11On va dire...
26:12Notre diversité
26:13et notre différenciation
26:14fait mieux que la France.
26:16Et alors SpaceX
26:16qui va arriver comme ça
26:17au milieu de ce jeu de quilles-là,
26:19c'est le...
26:19Voilà, on va lancer la boule
26:21et on verra si strike.
26:22C'est mi-juin
26:24que SpaceX doit s'introduire.
26:26Il sera au cœur
26:27de plein d'ETF.
26:28SpaceX,
26:282000 milliards
26:29de valorisation potentielle
26:31et peut-être au cœur
26:32ou pas des fonds
26:33de gestion active.
26:33Ça va être compliqué
26:34pour les gérants actifs
26:34de choisir d'intégrer SpaceX
26:36ou de ne pas l'intégrer
26:36parce que si SpaceX
26:39monte fortement...
26:40Ça va dépendre du poids
26:40qu'il va y avoir
26:41dans les indices.
26:42Oui, mais je suis gérant actif
26:43par exemple avec ma base
26:44de clients, etc.
26:45Métier difficile, attention.
26:46Investir, mettre du SpaceX
26:48dans les fonds
26:48que je vends à mes clients.
26:49J'ai des clients
26:50qui vont me challenger là-dessus
26:51et dire mais pourquoi SpaceX ?
26:52Je n'aime pas Elon Musk.
26:53Sauf que si le titre monte,
26:54ça aurait été un bon pari.
26:55Si le titre baisse,
26:56ça va être compliqué
26:57pour les gérants actifs.
26:57Ils vont devoir se mouiller.
26:58Je suis complètement d'accord
26:59sur le fait que l'introduction
27:00de ces grosses capis
27:01va changer un peu des choses.
27:02En tout cas, absorber
27:03une partie des flux.
27:04Maintenant, la vraie question
27:05pour moi, c'est
27:07le flottant qui va être émis,
27:08c'est dans le nombre
27:08de titres négociables
27:09sur le marché
27:10par rapport à la capi.
27:11L'enjeu, il est là.
27:12En fait, s'ils émettent
27:13un tout petit peu de flottant
27:15exprès
27:15pour que tout le monde
27:16courent derrière,
27:17ça va être catastrophique
27:18parce que les ETF n'ont pas
27:20le choix.
27:20Ils répliquent l'indice.
27:21Je dis n'importe quoi,
27:22ça fait 3% de l'indice.
27:23Ils en achètent 3% de leur fond.
27:24Mais s'ils ne servent
27:25que les ETF,
27:26voire pas assez,
27:28les ETF vont courir après.
27:29Les gérants actifs
27:30vont devoir courir après
27:31puisque quand les ETF courent après,
27:32qu'est-ce qu'ils font ?
27:33Il faut monter le titre.
27:33Et on se retrouve
27:34dans la situation
27:34que vous étiez en train
27:35de décrire.
27:35Et les gérants actifs,
27:37quand ça fait 0,50 de l'indice
27:40que ça bouge
27:41à tout un peu en tous sens,
27:41ce n'est pas méchant.
27:42Quand ça fait 2-3%,
27:44on est obligé
27:44d'en détenir un peu.
27:45Et alors,
27:45pour que ça devienne
27:46un pari actif,
27:46pour être plus long,
27:47en avoir plus que 3%,
27:48ça devient la guerre
27:49s'il n'y a pas de titre
27:50sur le marché.
27:50Donc moi,
27:51je trouve que le jeu,
27:52et M. Elon Musk,
27:53il est assez fort,
27:53si on s'en souvient
27:54de la cotation Tesla,
27:57il est capable
27:57de faire un petit jeu
27:59simplement d'éviction.
28:00Il en émet,
28:01mais pas assez,
28:02juste pour créer la rareté
28:03et faire monter le cours
28:04pendant 6 mois,
28:051 an.
28:05Et là,
28:06c'est le grand gagnant
28:07et il est capable
28:07de faire ça.
28:08Je pense que c'est
28:08le vrai enjeu.
28:09Le flottant rapporté
28:10à la capi du...
28:11Donc quand je vous entends,
28:12je me dis,
28:13c'est de la fine tactique boursière
28:14et surtout,
28:14il faut en avoir.
28:16Il faut être au départ.
28:17Oui,
28:17et je pense que ce qui est aussi
28:18un très plus important,
28:20je pense que c'est un problème
28:22de gouvernance,
28:23en fait,
28:24qui est favorable à Elon Musk
28:26parce qu'il a 80%
28:27en gros des droits de vote.
28:29Il a, je dirais,
28:31une clause d'arbitrage,
28:32on ne peut pas le virer.
28:34Il y a pas mal de choses
28:35qui font qu'il verrouille tout.
28:37Et en même temps,
28:38on voit que le Nasdaq
28:40a changé aussi
28:41ses méthodes d'introduction
28:42et je crois que sur le flottant,
28:43on est inférieur à 5%.
28:44Donc ce qui veut dire
28:45que concrètement,
28:46pour moi,
28:48en fait,
28:49c'est qu'il a imposé
28:50ses règles
28:51aussi bien aux autorités
28:52et aux marchés
28:53et donc finalement,
28:54ça va monter.
28:54A priori,
28:55le problème,
28:56comme vous l'avez dit,
28:57Guillaume,
28:58c'est les gestions
29:00de portefeuille.
29:01Tout le monde en voudra,
29:02mais pour autant,
29:04on risque d'être embarqué
29:05dans un truc
29:06qu'on ne veut pas forcément
29:07parce que moi,
29:08comme je dis,
29:09ça va monter,
29:10peut-être,
29:10bien sûr,
29:11avec l'effet d'entraînement,
29:12il faut voir avec OpenAI,
29:13éventuellement,
29:14mais le jour où il y a un problème,
29:16comment peut-on virer Elon Musk ?
29:18Et on ne peut pas.
29:20Et ça,
29:21ça pose un problème
29:21parce que...
29:22SpaceX,
29:23c'est l'ETF Elon Musk.
29:24C'est l'ETF sur Elon Musk.
29:25Exactement.
29:26Exactement.
29:27Et on achète.
29:28Moi,
29:28ce que je veux dire,
29:30c'est que SpaceX,
29:32on parlait tout à l'heure
29:33d'Amazon.
29:33Amazon,
29:35d'accord,
29:36il a perdu de l'argent
29:37quand même pendant pas mal d'années.
29:38Oui,
29:38mais comme SpaceX en perd,
29:39ça n'a pas empêché Amazon
29:41de devenir ce qu'est aujourd'hui Amazon.
29:42Exactement.
29:42Pas forcément redébiteur.
29:44Oui,
29:44mais Amazon vendait des livres
29:45pour des gens qui voulaient des livres.
29:46Là,
29:47on achète SpaceX
29:47pour Elon Musk.
29:49C'est-à-dire qu'on ne veut pas avoir
29:50un voyage spatial.
29:52Oui,
29:52mais le besoin en satellite,
29:53la demande,
29:54elle est là.
29:54Mais si besoin,
29:56on pourra peut-être...
29:56Et l'IA,
29:57c'est beaucoup d'IA aussi.
29:58Oui.
29:58Il ne faut pas l'oublier.
29:58Mais si besoin,
29:59on pourra peut-être payer en crypto.
30:00Il sait faire ça aussi.
30:01C'est un petit détour.
30:03En dodge ?
30:03Oui,
30:04s'il y a besoin de passer par le...
30:05Mais vous plaisantez,
30:06mais par exemple,
30:07ceux qui avaient choisi d'investir dans X,
30:09si SpaceX,
30:09par exemple,
30:10est valorisé de 2000 milliards,
30:11ça va leur faire une sacrée plus-value
30:12à ceux qui avaient choisi d'investir sur X.
30:14On se moquait d'eux,
30:14il y a quelques...
30:15Non, mais il est surprenant Elon Musk.
30:17Il est bon.
30:18Non, mais il est peut-être spécial,
30:19mais il est bon.
30:20Non, mais je pense qu'il est bien conseillé.
30:23Et que la proximité avec certaines personnes
30:26font que...
30:28Je trouve un peu assez bizarre
30:31que Nasdaq change sa règle d'introduction.
30:34Voilà, c'est tout.
30:36Oui, il y a des arrangements avec le ciel,
30:38c'est le cas de le dire.
30:38Voilà, exactement.
30:39Pour permettre effectivement à SpaceX...
30:40Comme il est rentré dans le S&P il y a quelques années.
30:43Il est rentré dans le S&P avec des trimestres positifs,
30:47uniquement en vendant des droits carbone aux autres.
30:49Et ça lui a été validé
30:50alors que c'était un bénéfice non récurrent.
30:52Pareil.
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