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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.

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00:02Le Premier ministre est en place depuis combien de temps ?
00:05Attendez, c'est un peu moins d'un an.
00:07Un peu moins d'un an ?
00:09Septembre.
00:10Disons huit mois.
00:10Et vous connaissez Monsieur Lecornu depuis combien de temps ?
00:12Depuis combien de temps il fait de la politique ?
00:14Très longtemps.
00:152015, moi.
00:16C'est un homme qui ne se met...
00:17C'est agréable d'ailleurs les gens qui ne se mettent jamais en colère.
00:20Il ne se met jamais en colère.
00:22Il n'élève jamais le ton, on est d'accord.
00:24Il est placide.
00:25Bon.
00:26La séquence que vous allez voir cet après-midi restera dans les annales.
00:30C'est la première fois qu'il sort.
00:32On sent qu'il est vraiment énervé.
00:34Ce n'est pas une fausse colère.
00:35Ce n'est pas une fausse indignation.
00:37À juste titre.
00:38Parce que, effectivement, les chiffres donnés par les représentants écologiques
00:44de l'Europe Écologie et des Verts sont faux.
00:48Puisqu'il n'y a pas 10 000 morts qui ont été comptabilisées par Santé France
00:53sur l'épisode de Canicule.
00:55Donc, voyez cet échange entre Cyrielle Châtelain,
00:58qui représente l'Europe Écologie et les Verts,
01:00et Sébastien Lecornu, c'était à l'Assemblée Nationale.
01:04La France contribue certes moins,
01:06mais elle contribue à aggraver le réchauffement climatique
01:08et à provoquer ces vagues de chaleur.
01:1033 000 décès entre 2014 et 2022 dues à la chaleur
01:14et vous n'avez rien anticipé.
01:15Sous votre gouvernement, la Canicule s'est transformée en violence politique.
01:19Monsieur le gouvernement, quand allez-vous cesser de nier votre responsabilité
01:24dans ce qui arrive aujourd'hui ?
01:25De notre habitude de question au gouvernement,
01:28c'est la première fois que je sors de mes gonds,
01:29parce que mon dernier argument est celui-ci.
01:33D'où sortez-vous ce bilan de 10 000 morts ?
01:36Sur lesquels vous et les vôtres, votre collègue président Gontard au Sénat,
01:41Madame la députée Rousseau,
01:42un certain nombre sont allés sur les plateaux de télévision
01:45depuis maintenant plus de 3 jours,
01:47en établissant un bilan humain qui est faux.
01:50C'est scandaleux, c'est indigne.
01:53Un mort est un mort de trop.
01:55Mais de grâce, si votre formation politique,
01:57qui est un parti de gouvernement,
01:59ne fait pas confiance à Santé publique France,
02:01ne fait pas confiance à l'administration sanitaire du pays,
02:03comment voulez-vous qu'on s'en sorte ?
02:05Donc de grâce, Madame la Présidente,
02:06un peu de dignité et de responsabilité.
02:10Vous avez un temps de parole bien plus important que le moins.
02:12Allons débattre justement sur un plateau, vous et moi,
02:15à égalité de temps de parole,
02:16pour démonter l'ensemble de vos manchances.
02:18La canicule est politique.
02:20La canicule est politique, vous devrez en répondre.
02:22Nos maires, quand ils ont été battus,
02:24ils ont respecté les urnes.
02:25Vous avez été battus et vous êtes toujours là.
02:27Il y aura une commission d'enquête et il y aura une censure.
02:29Vous n'êtes pas à votre place.
02:31Les morts, vous les avez sur la conscience.
02:33Si ce gouvernement est ici,
02:34c'est parce que le Président de la République l'a nommé
02:36et qu'une majorité relative de députés le soutient.
02:38Vous censurez à chaque fois le gouvernement.
02:40Si le gouvernement n'est pas tombé, c'est parce qu'il y a une majorité de députés,
02:44non pas pour le soutenir, mais pour lui permettre d'agir.
02:46Deuxième chose, Madame la Présidente,
02:48je ne suis pas là pour débattre ou communiquer ou bavarder.
02:52Je suis là pour agir.
02:53La seule chose que je vous demande, Madame la Présidente,
02:56c'est lorsque le gouvernement prend une bonne décision
02:58pour le pays, pour l'intérêt général, pour l'écologie,
03:01que vous préfériez l'intérêt général à vos alliances électorales
03:04avec la France Insoumise.
03:05Bon, Yoann Ozaï, les morts, vous les avez sur la conscience, dit Madame Chatelain.
03:12C'est scandaleux.
03:13C'est scandaleux.
03:14Moi, j'ai trouvé le Premier ministre remarquable dans sa réponse
03:16et dans cette séquence, parce que ces attaques-là sont inacceptables.
03:21Sortir ce chiffre, c'est gravissime.
03:23On parle de la mort de nos compatriotes qui ont gravement souffert
03:27durant cette canicule.
03:28Ça, c'est de l'instrumentalisation, voyez-vous.
03:30Ils reprochent souvent à leurs adversaires politiques d'instrumentaliser.
03:33Là, ils sont en plein dedans.
03:34Donc, c'est gravissime.
03:35Mais qu'est-ce qu'elle reproche, Madame Chatelain,
03:37au Premier ministre et au gouvernement ?
03:38Elle leur reproche de ne pas avoir généralisé la clim depuis de nombreuses années,
03:43mais ils se sont battus contre.
03:44Ils ne voulaient pas de la climatisation.
03:47Les écolos sont au pouvoir dans certaines municipalités.
03:50Les municipalités gèrent les écoles.
03:52Est-ce que les maires écolos depuis 2014 ont instauré la clim dans les écoles ?
03:56Non, ils n'ont rien fait.
03:58Donc, je ne comprends pas ce qu'elle lui reproche.
04:00C'est de la petite politicienne.
04:02C'est d'une bassesse incroyable.
04:03Ce qui m'amène à dire que quand le Premier ministre dit à Madame Chatelain
04:07qu'elle fait partie d'un parti de gouvernement, c'est faux.
04:10C'était le cas il y a encore quelques années.
04:11Ça fait longtemps que ça n'est plus vrai.
04:13Ils ne sont plus un parti de gouvernement.
04:14Est-ce que vous pourriez répéter la phrase,
04:16j'ai trouvé le Premier ministre remarquable ?
04:17Ah oui, je l'ai trouvé.
04:18Est-ce que vous pourriez le redire une troisième fois ?
04:20Je l'ai trouvé remarquable dans cette séquence à l'Assemblée nationale.
04:22Je trouve que c'est bien parce que l'Arcom nous reproche d'être très rude sur le pouvoir et
04:25sur l'exécutif.
04:28Donc, la liberté de parole que vous avez...
04:30Si vous pouvez le dire une quatrième fois, ça nous arrangerait pas non plus.
04:34Non, mais vous avez parfaitement raison.
04:36C'est vrai, il faut le dire.
04:36Non, mais le niveau est lamentable.
04:39C'est plus que ça.
04:40Ce n'est pas une question de niveau.
04:43Ce que ces gens-là se disent écologistes relève de l'imposture morale et politique.
04:48Ils n'ont rien d'écologistes.
04:50Ils se foutent de l'environnement.
04:52Ils se foutent des animaux.
04:53Ils ont, au contraire, contribué ces derniers temps à l'augmentation du CO2
04:58en luttant contre l'une éclair.
05:00C'est un parti d'extrême-gauche.
05:01Donc, comme tout parti d'extrême-gauche, c'est un parti menteur.
05:04L'extrême-gauche ment depuis le communisme.
05:07L'extrême-gauche ment.
05:08Et donc là, ils ont inventé un chiffre parce qu'elle les arrange.
05:12C'est une très sainte colère de la part du Premier ministre.
05:15Oui.
05:16J'ai une chose seulement à dire, parce que ça va être compliqué de passer après Johan et William.
05:20Mais ce sont les mêmes gens, cette dame qui a dit la canicule est politique,
05:24qui vous accuse de récupération quand vous parlez de l'affaire du petit Louis.
05:27Bien sûr.
05:27C'est ce que disait effectivement Johan.
05:30La canicule est politique, c'est une drôle de phrase.
05:34Très rigueur.
05:36Bon, voilà ce qu'on pouvait dire sur cet échange qui restera, je le disais, dans les annales.
05:41Écoutez Madame Rousseau qui était ce matin sur l'antenne de Sud Radio et qui plaide pour une non-candidature
05:48écologiste à la présidentielle
05:51et qui pense, ça le mérite de la clarté, qu'il faut que les écolos rallient Jean-Luc Mélenchon.
06:00Déjà, ce conseil fédéral a été obtenu vraiment par l'association des oppositions pour obtenir qu'il y ait au
06:08moins un petit débat démocratique.
06:09Mais j'appelle vraiment tous les militants écologistes à ne pas voter pour la candidature de Marine Tondelier en tant
06:15que candidate à la présidentielle pour les écologistes.
06:19Il y a trop de candidatures à gauche. Et là, il y a un impératif, c'est que la gauche
06:23gagne cette élection.
06:24Et pour cela, une des conditions est d'arriver au second tour. Et pour arriver au second tour, il ne
06:29faut pas multiplier les candidatures.
06:30Donc, on arrête avec ce délire qui consiste à se dire qu'on est tous légitimes à partir à la...
06:34C'est ce que vous lui dites, selon l'allemand ce matin, Marine Tondelier.
06:37Oui, j'appelle surtout les écologistes à voter contre. Aujourd'hui, c'est le mieux placé.
06:41Moi, je veux bien qu'on critique non-stop Jean-Luc Mélenchon.
06:44Je vais vous dire, c'est un programme de rupture. Voilà, il est le mieux placé aujourd'hui à gauche.
06:50Je voudrais au moins qu'on discute avec eux, au moins qu'on discute avec eux.
06:53Est-ce que vous êtes prête à rejoindre cette candidature ?
06:56Non, la question, ce n'est pas de rejoindre. Moi, je voudrais surtout avoir un parti qui comprenne la situation
07:01et qui soit à la hauteur de ses responsabilités dans le moment. Et j'ai l'impression que nous n
07:05'y sommes pas tout à fait.
07:06Bon, ça le bérite de la clarté. On ne peut pas reprocher Mme Rousseau. Elle est cohérente avec elle-même.
07:11Il n'y a pas de surprise. Les agatolas de l'écologie rejoignent les islamistes de la France insoumise
07:16qui, de surcroît, sont en plus maintenant soutenus. Jean-Luc Mélenchon est soutenu par le nouveau parti anticapitaliste.
07:21Donc, les choses sont claires. Là, franchement, ils offrent un bel argument à leurs opposants.
07:26C'est formidable. Jean-Luc Mélenchon, soutenu par les agatolas de l'écologie
07:29et par le NPA de Philippe Poutou.
07:33C'est-à-dire que le NPA ne présentera pas de candidat ?
07:35Non, ils vont soutenir Jean-Luc Mélenchon. Donc, je trouve ça formidable.
07:38Ça a le mérite de la clarté.
07:39Non, mais ils ont le sentiment qu'ils peuvent gagner la présidentielle.
07:42Ils ont le sentiment. Vraiment, à gauche, quand vous parlez avec l'extrême-rouge.
07:46Ils disent, on va gagner. On va gagner.
07:49Alors...
07:49Et c'est possible.
07:51Et tout est possible.
07:52Moi, je trouve que ça offre un très bel argument à la gauche de gouvernement.
07:56François Hollande, Raphaël Eglucksmann.
07:58Les alliances passées en ce moment avec Jean-Luc Mélenchon...
08:01Mais ils se rallieront.
08:02Ils se rallieront.
08:03Mais Yohann, vous êtes naïf.
08:05Ils se rallieront à Jean-Luc Mélenchon.
08:09Ils vont essayer d'être devant, quand même.
08:11Mais...
08:13Ça va être plus difficile d'être devant.
08:15Ça va être...
08:16On verra.
08:17Je trouve que personne n'est dérangé d'aller avec un parti antisémite.
08:20C'est quand même...
08:21C'est ça qui est dingue.
08:22C'est quand même incroyable.
08:24D'en arriver là, en fait.
08:26Ils affichent leur antisémitisme à chaque fois qu'ils prennent la parole.
08:29Et on te dit, nous, on va s'allier avec ce parti.
08:33Mais comme si de rien n'était...
08:34Mais le NPA, ils ont tenu des propos antisémites aussi.
08:37Donc ça ne les dérange pas très franchement.
08:38Mais parce qu'il y a des raisons bien plus importantes à leurs yeux.
08:43Oui.
08:44Et notamment d'abattre la société dans laquelle nous sommes.
08:48Dans laquelle vous avez une bonne place, cher Pascal Pierre Garbarini.
08:51Parce que vous avez du talent.
08:53Parce que vous avez travaillé pour plein de raisons.
08:57Et eux, ils veulent les postes.
08:59Ils veulent les postes.
09:01Ils veulent une nouvelle nomenclature.
09:03Vous savez, moi, j'ai écouté plusieurs fois M. Mélenchon qui dit...
09:08Vous savez, si le RN vient au pouvoir, les gens descendront dans la rue et on ne va pas respecter
09:19la démocratie.
09:20Mais...
09:21Il ne l'a pas dit tout à fait comme ça, mais bon.
09:22Il ne l'a pas dit tout à fait comme ça, mais bon.
09:23Il ne l'a pas dit comme ça, bien sûr.
09:23Pas loin.
09:24Non, mais je modère.
09:26Il ne l'a pas dit exactement comme ça.
09:27D'ailleurs, ce n'est pas lui qui l'avait dit, c'est Mme Panot.
09:30Mais je voudrais juste dire quelque chose.
09:32Mais il pense quoi ?
09:33Que s'ils prennent des décisions, s'ils vont au pouvoir, il pense que les gens comme nous, on ne
09:40va rien dire ?
09:41Oui, il a raison.
09:43Ah bon ? Il a raison ?
09:43Oui.
09:44D'accord.
09:45Il va venir s'imposer ?
09:46Oui.
09:47Il va venir imposer ?
09:48Oui.
09:48Les gens, ils ne vont pas descendre dans la rue ?
09:49Non.
09:50Alors, je vais vous dire, depuis le Covid, j'ai compris.
09:53Les Français, ils accepteront tout.
09:55Au canal Saint-Martin, aujourd'hui, ils acceptent tout.
09:58C'est ça qui me frappe d'ailleurs, ils acceptent tout.
10:01Je te dis que tu faisais déjà une différence entre l'esprit en Corse et l'esprit en métropole.
10:06Ils acceptent tout.
10:06Mais alors, cela étant, la position de Madame Rousseau, elle est assez logique.
10:13D'abord, Madame Rousseau, elle ne peut plus être élue sans le parti antisémite.
10:17Pas possible.
10:17Donc, elle est intéressée par se mettre du meilleur mieux avec lui.
10:22Et d'autre part, tu parles de l'insurrection, tu parles de l'antisémitisme, tu peux parler de tout ce
10:28que tu veux.
10:28Mais malgré tout, comme je le disais hier, il n'y a pas une sorte de cordon sanitaire étrangleur médiatique.
10:36C'est vrai.
10:37Autour de la tête de Monsieur Mélenchon.
10:39Monsieur Mélenchon, il dit ce qu'il veut et ça passe à ses crèmes.
10:42C'est pour ça que Madame Rousseau considère que ce qu'elle dit là est audible.
10:48Et je ne suis pas sûr qu'elle ait tort.
10:49Mais ce qui est intéressant, pour apporter un autre écueil de réflexions sur cette position de Madame Rousseau,
10:55elle qui se revendique féministe, écoféministe, très sourale,
11:01ça m'interpelle quand même le fait qu'elle laisse tomber, entre guillemets, singulièrement la patronne du parti qu'elle
11:06représente
11:07pour en effet, à court terme, justement, garder son poste de députée parce qu'elle sait que c'est beaucoup
11:12plus gagnant de se rallier à Mélenchon.
11:14Mais si on se plonge en réalité dans réellement le projet idéologique de la France insoumise, de la poste France
11:21comme vous l'appelez,
11:21c'est une destruction réelle du féminisme et de la femme en France.
11:25C'est-à-dire que si les islamistes infiltrent nos institutions comme c'est déjà le cas,
11:30Madame Rousseau regrettera amèrement de cette rallier à Jean-Luc Mélenchon.
11:38Et on renvoie à la pensée au livre de Boilem Sansal qui explique ça très bien,
11:45en comparaison avec ce qui s'est passé en Algérie il y a quelques années et la France d'aujourd
11:50'hui.
11:51Tout ça est écrit, mais il n'empêche qu'il y a des gens qui sont convaincus, qui veulent que
11:56la société bouge, change.
11:59Là où l'islamisme s'installe, Pascal, il n'y a jamais de retour en arrière.
12:01L'histoire nous l'approuvait avec le kémalisme et la tunisme.
12:04Vous avez parfaitement raison.
12:06Alors, Jordan Bardella, parce que c'est intéressant aussi, on arrive, on va commencer à entrer dans le mur.
12:10Des perquisitions ont été effectuées ce mardi dans une affaire de détournement financier du RN et de ses alliés au
12:15Parlement européen.
12:17Jordan Bardella a dénoncé le timing de ses opérations,
12:19alors que le Rassemblement national connaîtra son candidat pour la présidentielle d'ici une semaine.
12:24Plusieurs perquisitions ont eu lieu, mardi 30 juin, en France, en Espagne, en Italie, en Belgique,
12:28dans le cadre d'une procédure ouverte en juillet 2025.
12:32Et qu'a dit M. Bardella ? Depuis tôt ce matin, des perquisitions sont en cours au siège et au
12:36domicile personnel
12:37de prestataires de communication et en travail avec nous.
12:40Dans le même temps, le canard enchaîné nous apprend également l'ouverture prochaine d'une information judiciaire me concernant,
12:45à la suite d'une plainte d'une association militante à propos d'un emploi de quelques mois occupé au
12:50Parlement il y a bientôt 12 ans.
12:52« Comme chaque fois, les procédures judiciaires annoncent le calendrier électoral, nous n'avons rien à nous reprocher et nous
12:59le montrerons ».
13:00Et c'est vrai que l'association Média, Justice, Association, etc. fonctionne.
13:06Vous allez avoir tout ça, bien sûr, sur le plan judiciaire.
13:11Média ? Justice ?
13:13Je parle des médias, mais je voudrais parler de la justice.
13:16On en est à un tel point, et je te le dis à toi Pascal, que je ne suis pas
13:20loin de préconiser,
13:22lorsque il y a des éléments qui montrent que le juge qu'on a en face de nous a fait
13:27partie du syndicat de la magistrature, de demander sa récusation.
13:33Un syndicat qui prend partie politique de cette manière ne peut pas donner un juge dont on ne peut pas
13:44douter.
13:45Mais si vous demandez quelle est l'efficacité de cette démarche ?
13:48Je suis désolé. Si dans un dossier politique, au moins politique, ou moins idéologique, vous pouvez établir, ce qui n
14:00'est pas toujours le cas,
14:02pas toujours le cas, mais vous pouvez établir que le juge a ou a fait partie du syndicat de la
14:09magistrature,
14:10vous pouvez parfaitement alléguer que vous n'êtes pas dans la sérénité nécessaire pour pouvoir être devant lui.
14:16Et le juge, par exemple, qui a condamné Éric Tegner, est-ce qu'il est sorti du droit de réserve
14:20?
14:21D'accord, je ne sache pas qu'il fasse partie du...
14:23Non, mais est-ce qu'il est sorti du droit de réserve ? Parce qu'il a souvent donné... Il
14:27a souvent pris la parole.
14:28Non, mais il se trouve...
14:30Parce que vous connaissez cette affaire, monsieur, c'est vous qui défendez Éric Tegner, c'est pour ça que je
14:33pose la question.
14:34Tout ton but est encore, c'est une expression, je ne savais... Je n'imaginais pas un seul instant, et
14:40d'ailleurs je n'en connais pas d'autre,
14:41que ce juge-là s'exprimait contre le RN, par exemple, sur Twitter. Ça, je ne pouvais pas l'imaginer.
14:50Donc il sort là de son devoir de réserve.
14:52Non, mais j'ai demandé officiellement au garde des Sceaux de me dire s'il a respecté ou pas son
15:00devoir de réserve.
15:01Et j'ai la petite... J'ai le sentiment que pas du tout.
15:04Ben, s'il parle sur Twitter, il est...
15:06Par contre, il n'est pas membre du syndicat de la Mèche-Rat ?
15:08Non, non, non, je ne parle pas de ça. Je ne sache pas...
15:10Je parle du devoir de réserve.
15:12Si je peux me permettre, la Cour européenne des droits de l'homme, elle a déjà statué sur ce problème
15:18-là.
15:19En fait, l'impartialité, elle est ou subjective ou objective.
15:24L'impartialité subjective, c'est quand quelqu'un prend partie, etc.
15:27Donc ça, c'est interdit.
15:28Mais également, l'impartialité objective.
15:31C'est-à-dire, si une personne peut avoir le sentiment que le positionnement de la personne qui juge
15:39peut lui créer un doute et une sorte de parti pris.
15:43À ce moment-là, là aussi, il doit y avoir un devoir de retrait.
15:49C'est-à-dire qu'on doit se déporter.
15:50Parce qu'en effet, du coup, la personne peut penser que la justice n'a pas été rendue de manière
15:55impartiale.
15:56Et c'est cette notion-là qu'il faut développer.
15:58C'est-à-dire l'impartialité objective.
16:00Ce qui est très, très répandu dans les pays anglo-saxons.
16:04Dans les pays anglo-saxons, la moindre difficulté de ce sens-là, la personne se déporte immédiatement.
16:11On va marquer une pause et parler de la fin de vie.
16:15Parler également de la peine de mort à travers les déclarations d'Emmanuel Macron.
16:20Emmanuel Macron qui a de nouveau un souci à l'œil ?
16:22Oui.
16:23Puisqu'il était avec les lunettes.
16:25Depuis hier, je crois.
16:26Et c'est le même souci, sans doute, qu'il a eu il y a quelques semaines ?
16:29Je n'ai pas de détails, mais j'imagine, oui.
16:31J'imagine.
16:33Bon, nous marquons une pause.
16:34A tout de suite.
16:38Au terme de plusieurs semaines de débat, vous le savez, l'Assemblée nationale a adopté solennellement la proposition de loi
16:43relative à l'aide à mourir.
16:44Le texte scindé en deux dispositions va désormais poursuivre son chemin au Sénat avant de revenir au Palais Bourbon le
16:4915 juillet.
16:50Je vous propose peut-être...
16:51Alors d'abord, ce matin, François Bayrou, qui a été très courageux d'ailleurs et très émouvant, en a parlé
16:57et il a trouvé les mots justes.
16:58Je n'aurais pas voté le texte, a-t-il dit. C'est un immense problème de conscience, d'autant
17:03que sa famille, effectivement, le vote.
17:06Alors c'est assez complexe. Sébastien Lecornu ne vote pas le texte et a fait part de ses convictions catholiques.
17:14François Bayrou, qui est du camp central, ne vote pas non plus le texte.
17:19La gauche va voter le texte, manifestement ?
17:21Oui, très largement, bien sûr.
17:22La droite, il y a une liberté de vote. Majoritairement, la droite votera contre.
17:27Il y a une liberté de vote, y compris au sein du groupe Rassemblement National. Beaucoup de députés ont dit
17:31qu'ils allaient voter pour.
17:34Et on va écouter Elodie Huchard et je vous donne la parole.
17:39Ils l'ont voté.
17:40Ce mardi, les députés ont adopté pour la troisième fois ce droit à l'aide active à mourir.
17:45On rappelle qu'il n'y a pas de consigne de vote par les groupes politiques, puisque cela touche davantage
17:50à l'intime, à l'histoire personnelle de chaque député,
17:53et non pas uniquement aux convictions politiques.
17:55Dans l'hémicycle, on a entendu la gauche, d'abord, défendre l'ouverture d'un nouveau droit, qui, selon Adrien
18:01Clouet, notamment de la France insoumise,
18:02permettrait de soulager des patients en souffrance.
18:05Et à droite de l'hémicycle, on craint deux choses.
18:08Premièrement, que ce texte n'ait pas assez de garantie, et que cette aide active à mourir puisse être élargie
18:13dans les années à venir.
18:14Et puis, surtout, pour la droite, c'est un aveu d'échec.
18:16Puisqu'on n'arrive pas à développer assez les soins palliatifs, on en vient à créer ce nouveau droit.
18:21On rappelle les critères pour être éligible à l'aide active à mourir, être majeur, être en pronostic vital engagé
18:28de manière avancée,
18:29avoir des souffrances réfractaires, donc qui ne répondent plus au traitement,
18:32et bien entendu, pouvoir dire de manière claire et libre qu'on souhaite recourir à ce droit.
18:37Ce n'est pas la fin de ce parcours parlementaire.
18:39Le 7 juillet, les sénateurs de nouveau vont étudier ce texte.
18:42Sans grande surprise, ils voteront contre.
18:44Et puis, le 15 juillet, le vote final, ici, à l'Assemblée nationale.
18:48On rappelle quand même que cela fait 6 ans que ce texte est discuté entre les conventions citoyennes et les
18:52navettes parlementaires.
18:54Et c'était évidemment l'une des grandes promesses de campagne d'Emmanuel Macron.
18:57Élodie Huchard à l'Assemblée nationale.
18:59Alors, seul le groupe UDR d'Éric Ciotti s'est opposé unanimement à la proposition.
19:0417 contre sur 17 membres.
19:0817 contre sur 17 membres.
19:09Voilà un parti bien tenu.
19:11Exactement.
19:12C'est plus facile quand on n'est pas nombreux, objectivement.
19:14Sans doute.
19:17Rassemblement national.
19:19103 députés s'y sont opposés, dont Marine Le Pen.
19:22Mais 14 de ses membres, dont le vice-président de l'Assemblée, Sébastien Chenu, ont voté pour.
19:27Il l'avait dit, d'ailleurs.
19:28Il l'avait annoncé publiquement.
19:29Ils avaient exprimé leur choix publiquement.
19:31Idem du côté du parti présidentiel.
19:3366 députés ensemble pour la République, dont Gabriel Attal, ont voté pour.
19:37Mais 17 d'entre eux ont voté contre.
19:40Et j'ai l'impression que la fracture est souvent générationnelle.
19:42J'ai l'impression que les jeunes, parfois, ont voté pour.
19:46Et les moins jeunes, en partie, vous avez raison.
19:49J'ai l'impression.
19:50Il faudrait le vérifier.
19:51Mais un partage des voix, quoique bien un moins équilibré a également été visible sur les bancs de la France
19:57insoumise.
19:5762 pour, 2 contre.
19:59Au PS, 67 pour et 4 contre.
20:02Chez les LR, 5 pour et 38 contre.
20:06Les écologistes, 34 pour et 1 contre.
20:09Et modem, 19 pour et 16 contre.
20:12Le modem, alors ça, c'est tout à fait typique du modem.
20:15Oui, c'est vrai.
20:16C'est-à-dire qu'ils sont à 50-50 à l'intérieur du modem.
20:19Vraiment, c'est drôle d'ailleurs.
20:21Et Horizon, pareil.
20:23En fait, sur tous les sujets, c'est très drôle d'ailleurs.
20:25Horizon et le modem, c'est le principe du centrisme.
20:28C'est pour ça qu'ils ont voté en même temps.
20:29Mais c'est ça le centrisme.
20:33Mais ce qui fait que, du coup, au Sénat, le texte va être rejeté très très rapidement.
20:37Il va revenir à l'Assemblée et le résultat sera grosso modo le même.
20:41Donc on peut dire que le texte est quasiment adopté.
20:44Et si elle est définitivement adoptée le 15 juillet, elle pourrait entrer en vigueur avant la fin de l'année
20:482026,
20:49comme s'y était engagé le président de la République.
20:51Moi, je plains les médecins.
20:54Avec les dérives.
20:55Il faut le prendre.
20:56On a appris dans ce sujet.
20:58Ce qui est formidable, d'ailleurs Philippe Jouvin était formidable et on pourrait l'écouter,
21:02mais ce qui est formidable chez Emmanuel Macron, c'est de ne pas écouter en l'espèce les médecins.
21:08C'est quand même incroyable.
21:09Il y a quasiment une unanimité, non ?
21:13Entre 80 et 90%.
21:15Quasiment.
21:16Non, ce n'est pas vrai.
21:18Moi, je ne connais pas un médecin.
21:20J'en ai parlé, mais depuis six mois.
21:22Je reconnais.
21:22Oui, il y en a.
21:23Il y a un médecin qui vous a dit, je vais donner la mort.
21:26Il y a des médecins qui m'ont dit qu'ils sont d'accord avec moi.
21:30Je ne vais pas me cacher derrière mon petit doigt.
21:32Pour l'euthanasie, absolument.
21:33Ou pour le suicide assisté.
21:35Oui, mais toutes les institutions de médecine ont pris position contre.
21:39D'accord.
21:39Et une immense majorité de médecins, notamment regroupés dans la SFAP,
21:42est contre.
21:43D'accord.
21:44Mais il y en a qui sont contre ça.
21:45Ça tombe bien parce qu'on n'obligera jamais dans la loi,
21:47on n'oblige pas les médecins à le faire.
21:49Oui, on en reprend.
21:49Ce qui est intéressant...
21:50Non, mais on parle de cette loi, on ne parle pas d'autres choses.
21:53Ce qui est intéressant...
21:54Mais qu'est-ce qu'elle apporte par rapport aux...
21:56Pardon.
21:56Et les congrégations, vous savez, les petites sœurs des pauvres,
21:59visiblement, la cause de conscience ne s'y applique pas.
22:01Et en effet, on a l'impression de revivre les fameuses chasses
22:04des congrégations sous la Troisième République,
22:07la fameuse loi Valdeck-Rousseau, etc.
22:09Et il y a aussi, dans cette histoire, malheureusement,
22:11une chasse aux catholiques qui cristallise également le débat
22:15et qui est assez révélatrice, je pense, de l'ambition.
22:17Mais là, au-delà des catholiques, c'est la question de l'objection de conscience
22:19qui est en fait refusée.
22:21C'est ça qui est terrible.
22:22C'est qu'au-delà des questions religieuses,
22:23parce que toutes les religions s'encontrent.
22:25Mais au-delà de ça, vous avez des gens qui disent
22:27« Ma conscience m'impose de dire non au fait de faire ce geste »
22:31et on dit « tu perds ton boulot ».
22:33Exactement.
22:33C'est tant pis.
22:34C'était le pareil avec le vaccin.
22:35Pas rien.
22:36Et tout ça va dans le même sens.
22:38Non, mais c'est un problème pour la liberté de conscience.
22:42En fait, c'est un problème.
22:43C'est un truc éternel.
22:44Mais pardon, moi, je suis d'accord avec Pascal Pierre Garbarini.
22:49On en reparle quand ça existera.
22:52On en reparle quand il y aura des conséquences.
22:53En fait, il n'y a pas un pays où ça existe,
22:55où ça n'a pas dérivé.
22:56Pas un seul, William.
22:57Ce n'est pas vrai.
22:58Si, c'est vrai.
22:58Ce n'est pas vrai.
22:59Ce n'est pas vrai.
23:01C'est un sujet très personnel.
23:03Non, ce n'est pas personnel.
23:04Non, non, non.
23:05Moi, je suis concerné quand dans mon pays,
23:07peut-être demain, on va éterneler des gamines de 25 ans.
23:09Parce qu'elles seront désespérées.
23:10Je suis concerné.
23:11C'est pas mal.
23:14Ça fait longtemps qu'on s'engueule sur le sujet.
23:16Oui, bien sûr.
23:16C'est vrai.
23:17Je veux dire, c'est normal que les parties soient divisées.
23:20Pardon, Pascal, mais il aurait pu y avoir des UDR qui soient pour.
23:26C'est vraiment, on n'est pas du tout dans la politique.
23:27Moi, personnellement, je ne suis pas un défenseur absolu de la vie.
23:34Par exemple, je suis, par exemple, je pourrais être pour la peine de mort,
23:38à condition qu'on ne tue pas des innocents.
23:41À la guerre, je préconise qu'on tue son adversaire.
23:45Sinon, c'est mal parti.
23:46Donc, effectivement, j'ai eu des amis qui ont eu la maladie de Charcot.
23:51Je sais comment ils ont, quel a été leur choix.
23:54Nous avons des amis ensemble qui ont décidé aussi de partir avant l'heure.
24:00Et personnellement, si je voulais partir, j'aimerais bien,
24:05parce que je ne sais pas trop y faire, qu'on m'y aide.
24:07C'est tout, mais je comprends parfaitement qu'on ait le point de vue contraire.
24:12Surtout, en plus, ce qui n'est pas mon cas lorsqu'on est religieux.
24:21Aujourd'hui, Emmanuel Macron a défendu le droit de vivre des criminels.
24:25C'est en tout cas ce qu'a écrit Éric Zemmour.
24:28Au moment même où ses députés désacralisent celui des innocents et des malades
24:32en votant pour légaliser l'euthanasie.
24:35C'était le tweet d'Éric Zemmour,
24:37puisque la peine de mort n'a jamais rendu une société plus sûre.
24:41Ce qui est étonnant, me semble-t-il,
24:43c'est que le débat de la peine de mort n'a pas existé en France depuis des années.
24:48Je ne dirais pas qu'il a été relancé,
24:50mais j'entends quand même des voix et des personnalités
24:53qui, et c'est la première fois que j'entends ça depuis des années,
24:56notamment Karine Lemarchand, par exemple, dans le journal du dimanche,
24:59qui a dit que si on enlève la vie, on notera la vie.
25:03Vous noterez que, ce n'était pas dans le JDD,
25:05mais vous noterez que le débat n'existe pas médiatiquement.
25:08En revanche, par contre, dans la société, il n'a jamais disparu.
25:11Oui, tu enlèves la vie, on t'enlève la vie.
25:13Tu enlèves la vie, on t'enlève la vie, a dit Karine Lemarchand,
25:15ce qui est assez courageux, parce que dire ça dans un milieu
25:18où à 99% les gens sont évidemment contre la peine de mort,
25:22c'est assez courageux et ça l'expose.
25:25Elle est très courageuse.
25:26Elle est très courageuse.
25:28Donc, alors, je ne pense pas qu'il faille relancer le débat sur la peine de mort.
25:34Je ne pense pas que ce soit forcément utile ou pas.
25:39Mais en revanche...
25:40C'est vous qui décidez, M. Praud.
25:41Non, mais je...
25:42Non, mais ce n'est pas un débat qui est nul.
25:44Franchement, pardon.
25:46Je ne suis pas sûr que...
25:49Je ne suis pas sûr que ce soit digne d'intérêt.
25:52Non, mais ce qui est intéressant, c'est la raison pour laquelle
25:53la question de rouvrir le débat se pose,
25:55c'est parce que l'échelle des peines s'est effondrée
25:58et que la sanction n'existe plus.
25:59Mais c'est pour ça que les gens...
26:00Il y a quasiment...
26:01Pour ceux qui auraient mérité la peine de mort
26:04et qui ont fait des crimes abominables
26:08avant qu'ils sortent de prison,
26:10je parle sous le couvert de notre ami Garbarini,
26:13aujourd'hui, par exemple,
26:16Guy Georges ne doit pas être loin, sans doute,
26:18de la possibilité de sortir.
26:20Oui, à mon avis, c'est moins de 5 ans.
26:22Bon, il ne sortira pas.
26:24Il ne sortira pas dans la société telle qu'elle est organisée aujourd'hui.
26:28Et vous le savez.
26:30Et certains, d'ailleurs,
26:32je crois qu'Ibrahim Abdallah,
26:34Georges Ibrahim Abdallah est resté bien au-delà.
26:36Il n'est jamais sorti.
26:37Il est sorti il y a quelque temps.
26:39Il est resté 42 ans.
26:40Il est resté 42 ans.
26:43Il est sorti.
26:44Il est sorti.
26:45Il ne serait pas sorti que j'aurais été courageux quand même.
26:47C'est entendu.
26:48Il est resté 42 ans.
26:49Donc, ce Enordal Lelandais restera sans doute...
26:55Moi, je ne vous dis pas ça.
26:55Je vous dis juste, en fait,
26:56aujourd'hui, les Français ont une telle conscience du fait que la sanction n'existe plus
27:00et que tout s'est effondré autour de la hiérarchie des peines
27:03qu'ils se posent eux-mêmes la question de
27:05tiens, est-ce qu'il a peine de mort ?
27:06Et vous avez un Français sur deux aujourd'hui dans certains sondages,
27:09quasiment sur du 50-50,
27:10pour un débat qui est interdit,
27:11qui dit, pourquoi pas ?
27:13D'où l'urgence de mettre la perpétuité réelle.
27:16Mais il y a, par exemple,
27:18quand vous dites que le débat est interdit,
27:19si demain, vous, le journal du dimanche,
27:21vous voulez faire un sondage sur la peine de mort,
27:23vous avez le droit ?
27:24Oui, et puis moi, j'ai déjà fait plein de trucs interdits, mais...
27:26Non, mais vous avez le droit de vous demander.
27:27Êtes-vous favorable ?
27:28Bien sûr, mais par exemple,
27:29si je décide de poser la question à toute la classe politique,
27:31j'aurai très, très peu de gens qui me répondront, voire aucun.
27:33Non, mais il y a une escroquerie intellectuelle,
27:36paix à son âme, mais feu, M. Badinter,
27:39nous a vendu et a vendu aux Français
27:42l'abolition de la peine de mort,
27:44en nous expliquant qu'il y avait encore plus sévère
27:47que la peine de mort, c'était la prison à perpétuité.
27:50Ce qui était un argument très fort,
27:52auquel j'ai eu la naïveté de croire.
27:54Et quelques mois après,
27:56ils ont supprimé la perpétuité.
28:00Bon, alors, écoutez.
28:01Pardon.
28:01Je vous en prie.
28:02Juste, quand même,
28:03ce que je voudrais dire,
28:06lorsque une peine de réclusion criminelle
28:08est prononcée,
28:11avec une période de sûreté,
28:12la période de sûreté, c'est 22 ans,
28:16normalement, jusqu'à 22 années de prison,
28:19tu ne peux pas déposer
28:20de demande de libération conditionnelle.
28:22À partir de la 22e année,
28:25tu peux déposer une demande
28:26de libération conditionnelle.
28:27Tu peux déposer une demande.
28:30Ce n'est pas un droit acquis.
28:32Ensuite, c'est vrai que tu as la possibilité
28:35de demander auprès d'une juridiction collégiale
28:41la possibilité de sortir.
28:43Mais nous avons des exemples
28:45où les gens sont restés 42 ans, 45 ans.
28:48Le dernier, c'est un détenu corse.
28:49Il est resté 46 ans.
28:51Il n'est jamais sorti.
28:52Il n'en demeure pas moins.
28:53Mais il y a la possibilité.
28:55Mais moi, je pense...
28:56Pardon.
28:57Mais moi, je pense que...
28:59Le débat n'est pas bien expliqué aux Français.
29:01Bien sûr.
29:02Voilà.
29:02Je pense qu'il faut quand même l'expliquer.
29:04Normalement, pour des gens
29:06qui ont commis des crimes atroces,
29:07ils ne sortiront pas.
29:09Ils feront des demandes,
29:10mais normalement, ils ne sortiront pas.
29:12Voilà.
29:12Mais ce n'est pas dit.
29:14Alors, parfois, il y en a qui sortent.
29:16C'est le cas de Guy Georges
29:17qui est libérable depuis mars 2020.
29:18Ah ben, vous voyez, depuis 2020 ?
29:20Depuis mars 2020, il n'a pas été libéré, pour le coup.
29:22D'accord.
29:22Et a priori, il ne sortira pas.
29:26Écoutons le président Macron sur la peine de mort
29:29et qui parle de l'abolition universelle en marche.
29:33Nombre d'États abolitionnistes ont rejoint.
29:37L'abolition de la peine de mort est en effet
29:39l'un des rares droits humains en constante progression.
29:43et l'espérance d'une abolition universelle
29:45constituent un horizon accessible.
29:49Toutefois, et j'y reviendrai,
29:50les risques demeurent dans beaucoup de pays
29:53et quand je vois les débats dans nos pays,
29:56je considère que rien n'est acquis.
29:58Aujourd'hui, dans nos sociétés, ce débat revient.
30:02Parce qu'aujourd'hui, dans nos sociétés,
30:04beaucoup se remettent à penser
30:05que la peine de mort serait une réponse.
30:08Dans une confusion et des principes et du langage.
30:13Alors ne croyez pas une seule seconde
30:16que le combat qui est le vôtre
30:18ne vaut pas aussi pour ici et pour aujourd'hui.
30:21C'est incroyable ce qu'il dit.
30:22C'est encore incroyable parce que d'abord,
30:24le débat n'est pas vraiment relancé,
30:25mais surtout, le mépris avec lequel il traite ça.
30:29La confusion.
30:30Les gens, c'est vraiment des imbéciles.
30:32Le ton qui l'utilise.
30:33Le ton, c'est vraiment des cons, les gens.
30:35C'est ça qu'on entend.
30:36Dans le sous-texte, c'est une aide de soleil
30:38et les gens, ils sont vraiment très cons.
30:40Non mais je vous assure, c'est...
30:42Une sorte de mépris pour les gens.
30:44C'est tout à fait étonnant.
30:46Il a souvent sous-entendu cela depuis dix ans
30:49et il a souvent utilisé ce temps-là
30:50pour parler des Français, de leur avis,
30:52qui n'est pas conforme.
30:53Mais là, on ne peut pas dire que le débat...
30:55Il ne me semble pas que le débat soit très fort
30:58dans l'opinion publique.
30:58Je peux me tromper.
30:59Mais non, je vous dis...
31:00Si, si, justement.
31:01Sur la peine de mort,
31:02vous trouvez que le débat est relancé ?
31:04Vous diriez ça ?
31:04Il ne s'est jamais arrêté, en fait.
31:06Il ne s'est jamais arrêté, mais on a arrêté d'en parler.
31:11Mais il le sent bien, quand même.
31:13Effectivement, on y songe,
31:15mais il ne pousse pas l'honnêteté intellectuelle
31:17à expliquer qu'on y songe
31:19parce que, justement,
31:21l'insécurité, pour certains facteurs
31:24sur lesquels je préfère ne pas revenir,
31:26est au maximum.
31:27Si on y songe, c'est un échec supplémentaire pour lui.
31:29Ah bah, absolument.
31:31Absolument.
31:31J'ai ma raison dans le sens où, en effet,
31:33la solennité de son discours
31:35vient essayer certainement
31:36de caresser l'espoir des Français,
31:39d'une société meilleure,
31:41avec cette arrogance universelle,
31:43des droits acquis, etc.
31:44Alors qu'en réalité,
31:45quand vous écoutez le plébiscite populaire,
31:47qu'il s'agisse du manque de place de prison,
31:50qu'il s'agisse de l'exécution des peines,
31:52qu'il s'agisse des violences endémiques,
31:54qu'elles concernent le périscolaire,
31:55les enfants, le narcotrafic, l'immigration, etc.,
31:57il y a en effet une volonté chez les Français
32:00de marquer un désespoir,
32:02un cri, comme ils les appellent,
32:04justement face à ce déficit-là,
32:05structurel et conjoncturel.
32:07Il doit assumer d'ailleurs.
32:08Parce que c'est son projet.
32:09Le ton est étrange quand même.
32:10Ah mais le ton est très étrange.
32:11On est d'accord.
32:12Moi je ne sais pas.
32:13Le ton utilisé, c'est moi ce qui me choque presque plus.
32:14Oui, mais bien sûr.
32:16Le ton est...
32:17Ah d'ailleurs, j'aurais pu vous montrer
32:18la une du JD News,
32:20qui va sortir demain,
32:21qui est formidable d'ailleurs,
32:22comme tout est JD News,
32:23avec Geoffroy,
32:25avec Laurence Ferrari,
32:26à la manœuvre,
32:27avec Louis de Ragnel.
32:28Et je ne sais pas si on l'a d'ailleurs
32:30pour le montrer.
32:31Il va nous le montrer,
32:32Benjamin O.
32:33C'est ce qu'il prépare.
32:34Et le « il »,
32:35c'est le président Macron.
32:36Parce qu'il prépare des choses.
32:38J'ai un regret sur cette couverture,
32:39c'est de ne pas avoir mis la photo
32:40avec les lunettes de soleil.
32:41Parce qu'en fait,
32:42c'est quand il met ses lunettes
32:43qui prend le ton dont vous parlez.
32:44C'est comme ça qu'il a dit « for sure ».
32:46C'est comme ça qu'il a ce ton aujourd'hui.
32:48C'est peut-être un truc de métamorphose.
32:50Mais pas du tout.
32:51C'est le comédien.
32:56Donc les lunettes,
32:57c'est vraiment l'arrogance ?
32:58Les lunettes,
32:59c'est l'arrogance.
33:01Mais bien sûr,
33:01les comédiens disent toujours ça.
33:03Ils disent « quand j'ai trouvé le costume,
33:04je joue ».
33:05C'est la lunette du gardien de prison
33:08dans le film avec Paul Newman,
33:09Luc Laminfroide.
33:11Alors ça, ça m'a échappé.
33:12Avec des lunettes comme ça,
33:15à miroir.
33:15Ah ça, je ne me souviens pas
33:16de Luc Laminfroide.
33:17C'est un très bon film.
33:18Oui, mais vous l'avez vu ?
33:20J'ai dû le voir trois ou quatre fois.
33:22Moi, je dirais que c'est l'allégorie
33:23de sa cécité
33:24sur les réalités françaises.
33:26Bon, deuxième passage.
33:29Deuxième passage du président Macron
33:30sur la peine de mort,
33:32cette fois-ci,
33:33qui n'est pas dissuasive.
33:35La peine de mort
33:37n'a jamais rendu
33:38une société plus sûre.
33:41Jamais.
33:43Parce qu'elle ne dissuade pas.
33:46C'est fou.
33:47Ça a été montré,
33:49observé,
33:50mesuré.
33:52La peine de mort n'a,
33:53n'a jamais eu
33:54la valeur dissuasive
33:56que certains pouvoirs
33:57souvent autoritaires
33:57qui la défendent
33:58voudraient lui accorder.
34:00Elle peut être une arme,
34:02elle n'est jamais un bouclier.
34:05Et la deuxième chose fondamentale
34:06à mes yeux,
34:09c'est qu'au fond,
34:10l'abolition,
34:12c'est la reconnaissance
34:13de la dignité humaine.
34:15Bon, là, il y a discussion.
34:17On peut entendre
34:18ce qu'il dit.
34:19Oui, mais par contre,
34:20l'abolition,
34:20c'est la reconnaissance
34:21de la dignité humaine,
34:22pas le jour de l'euthanasie.
34:23Pardon,
34:24il faut avoir un minimum
34:25de décence
34:25et de respect du timing.
34:27C'est là où Zemmour a raison.
34:29L'abolition de la peine de mort,
34:30c'est le respect
34:30de la dignité humaine.
34:31Moi, j'ai plein d'idées
34:32pour la dignité humaine.
34:33J'ai vraiment énormément
34:34d'idées sur le respect
34:35de la vie, par exemple.
34:36C'est incroyable
34:37d'oser dire cette phrase
34:38à ce moment-là.
34:38Pardon, William.
34:38Non, mais c'est-à-dire
34:40qu'effectivement,
34:41je pense que quand on est,
34:43on veut être cohérent
34:45et qu'on est pour l'euthanasie,
34:47on est aussi
34:48pour la peine de mort.
34:49Mais que quelqu'un
34:50qui soit contre
34:51la peine de mort
34:52et pour l'euthanasie,
34:53je t'avoue
34:53que ça me gêne un peu.
34:55On est d'accord.
34:56Sur la dissuasion,
34:57sur la dissuasion,
34:58il reprend ce qu'avait dit
34:59Badinter à l'Assemblée nationale.
35:01C'était son argument
35:03en disant,
35:03sachez que dans le cortège
35:05qui amenait Buffet et Bontemps,
35:07il n'y avait pas tricant.
35:07Ah, mais justement,
35:08vous voulez l'écouter ?
35:10Oui, c'est...
35:11J'ai ressorti,
35:12nous avons ressorti
35:12l'extrait de septembre 81.
35:15Alors, c'est vrai que là,
35:16on voit qu'on a quand même
35:17changé d'époque.
35:18Parce qu'on peut reprocher
35:20beaucoup de choses
35:21à Maître Badinter,
35:22mais sauf son éloquence
35:24et la qualité de son français
35:26et de sa conviction.
35:28Donc, vous allez voir,
35:30effectivement,
35:31la peine de mort
35:33qui avait été votée,
35:34l'abolition de la peine de mort
35:35votée en France
35:36en 1981.
35:39C'est l'honneur
35:41au nom du gouvernement
35:42de la République
35:44de demander à l'Assemblée nationale
35:46l'abolition de la peine de mort
35:49en France.
35:50Seul pour la peine de mort,
35:52on invente l'idée
35:53que la peur de la mort
35:55retient l'homme
35:56dans ses passions extrêmes.
35:58Ce n'est pas exact.
36:00Et puisque vous avez prononcé
36:02tout à l'heure
36:03le nom de deux condamnés à mort
36:05et de deux exécutés,
36:06je vous dirai pourquoi
36:08est-ce que plus qu'aucun autre,
36:10je sais qu'il n'y a pas
36:12dans la peine de mort
36:13de valeur dissuasive.
36:14sachez bien
36:16que dans la foule
36:17qui, à trois,
36:19criait au passage
36:20de Buffet
36:21et de Bontemps
36:22autour du palais de justice,
36:24à mort Buffet,
36:25à mort Bontemps,
36:27se trouvait un jeune homme
36:29qui s'appelait
36:30Patrick Henry.
36:31Croyez-moi,
36:32à ma stupéfaction
36:33quand je l'ai appris,
36:34j'ai compris
36:35ce que ce jour-là
36:36pouvait signifier
36:37la valeur dissuasive
36:38dissuasive
36:39de la peine de mort.
36:47Tout est dit.
36:48Il y a encore
36:48des avocats
36:50qui plaident ?
36:51Oui,
36:52mais il faut le dossier pour.
36:54Avec cette conviction.
36:55Vous arrivez
36:56que vous plaidez comme ça
36:57pour plaider
36:58une affaire de stupes,
37:00le président,
37:01il vous dit
37:01maître,
37:02calmez-vous.
37:07Voilà ce que vous pouvez dire
37:08sur ce sujet
37:09qui effectivement
37:12est non pas au cœur
37:13de l'actualité
37:14mais qui en tout cas
37:17fait parler
37:18ces derniers jours
37:20et Karine Lam Marchand
37:21avait été la première
37:22à en parler.
37:23Les syndicats de police
37:24se sont rassemblés
37:24ce mardi devant
37:25le ministère de l'Économie
37:26à Bercy.
37:27Leur mobilisation
37:27vise à faire entendre
37:28la voix des policiers
37:29sur les problématiques
37:30rencontrées au quotidien
37:31et on a vu encore
37:33ce qui s'est passé
37:33ce matin
37:35avec une vidéo
37:36que nous avons vue
37:37dans notre émission
37:38sur un refus
37:40d'obtempérer
37:41au Canet.
37:42Je vous propose
37:43d'écouter peut-être
37:44quelques policiers
37:45qui en ont marre
37:45et qui rapportent
37:47leur ras-le-bol.
37:49Quand un gardien de la paix
37:51commence en service
37:53à moins de 2000 euros
37:54par mois
37:54alors qu'il travaille
37:54tous les week-ends,
37:55il travaille les jours fériés,
37:56il travaille les nuits
37:57avec le côté létal
37:58qu'on connaît tous,
37:59il faut se poser des questions.
38:01Donc la goutte d'eau
38:01c'est quoi ?
38:02C'est qu'on a réussi
38:02à donner 1300 euros
38:04à des commissaires
38:05sans lutte des classes
38:05mais forcément
38:06on n'est pas capable
38:07de déder sans balle
38:08à un gardien de la paix.
38:09On ne peut pas dignement dire
38:10à tous ceux
38:11qui sont en première ligne
38:12qui voient leur carrière gelée
38:13dès lors qu'il y a
38:14une mise en cause,
38:15qui voient leur salaire ralenti,
38:18voire même une paupérisation
38:19de leur propre personne
38:20et en même temps
38:21dire écoutez
38:22on va donner aux commissaires
38:231300 euros par mois
38:24c'est juste inacceptable.
38:25Les officiers que je représente,
38:26Synergie Officier,
38:27on en a marre.
38:28On veut que tous les cadres
38:30de la police nationale
38:31puisque les officiers
38:32font partie de la chaîne hiérarchique
38:33et sont considérés
38:35comme des cadres
38:35et aussi
38:36leurs mesures
38:38indemnitaires
38:38et indiciaires.
38:39Donc je dis
38:40au gouvernement
38:41ça suffit
38:42les officiers
38:42en ont marre.
38:43Si on les a plus
38:44tous les jours,
38:45on l'a vu
38:46pendant l'épisode
38:46Gilets jaunes,
38:47si on n'a pas la police,
38:49qu'est-ce qu'on devient ?
38:50On n'a plus de république ?
38:52Et on peut rendre
38:53hommage vraiment
38:54aux policiers
38:54et notamment
38:54à ceux de la BAC.
38:55Vous allez voir
38:56ce qui s'est passé
38:56samedi à 19h.
38:57Un équipage de policiers
38:58de la BAC
38:59décide d'intercepter
39:00un véhicule
39:00qui soupçonne
39:01les occupants
39:02de se livrer
39:02au trafic
39:03de stupéfiants.
39:04Et le courage
39:04de ces gens
39:05mérite notre respect.
39:06Voyez le sujet
39:07de Julia Ferrandt.
39:10Sur ces images
39:11d'une rare violence,
39:13un refus
39:13d'obtempérer
39:14ce fond de narcotrafic.
39:16Aux alentours
39:17de 19h ce samedi,
39:18boulevard
39:19Sadi Carnot
39:20au Canet.
39:21Les effectifs
39:22de la brigade
39:22anticriminalité
39:23procèdent
39:24à un contrôle
39:25de véhicules
39:26dans le cadre
39:27de soupçons
39:27de trafic
39:28de stupéfiants.
39:29La conductrice,
39:30déjà connue
39:31des services
39:31de police,
39:33réalise brusquement
39:34une marche arrière
39:35projetant au sol
39:36sur plusieurs mètres
39:37en policiers
39:38à moto
39:38avant de prendre
39:39la fuite
39:40et de rouler
39:41sur le pied
39:41d'un autre policier.
39:42Cette personne
39:43est en plus
39:44dans le trafic
39:45de stupéfiants.
39:46Elle utilise
39:47sa voiture
39:48comme arme
39:49par destination.
39:50Donc elle est prête
39:51à tuer.
39:51Elle est prête
39:52à tuer
39:52parce que
39:54son fonctionnement,
39:56elle comme d'ailleurs
39:57tous ceux qui sont
39:57dans le trafic
39:58de stupéfiants.
39:58C'est d'aller
39:59au bout.
40:00Au bout
40:01sans morale,
40:02sans réflexion.
40:03On peut tuer.
40:05Ce qui compte
40:05surtout,
40:06c'est de pouvoir
40:06échapper au contrôle
40:07de police,
40:08c'est pouvoir
40:08continuer le trafic
40:09de stupéfiants.
40:10Sans limites,
40:10j'ai envie de dire.
40:11Au moment du refus
40:12d'obtempérer,
40:13un des policiers
40:14ouvre le feu.
40:15Il touche
40:16la conductrice
40:16à la jambe.
40:17Cette dernière
40:18se rendra plus tard
40:19à l'hôpital
40:20où elle sera
40:21finalement interpellée.
40:22en 2025,
40:24plus de 28 000
40:25refus d'obtempérer
40:26ont été enregistrés
40:27selon un rapport
40:28du service statistique
40:29du ministère
40:30de l'Intérieur
40:31publié ce mois-ci,
40:32dont 6200
40:33aggravés,
40:34défaits,
40:35en augmentation
40:36de 10%
40:37par rapport
40:37à 2024.
40:40C'est quoi
40:41ces tentatives
40:42d'assassinat
40:43ce que fait
40:44cette personne
40:44avec une voiture
40:45qui fonce
40:46sur un policier ?
40:47D'assassinat non,
40:48parce que l'assassinat
40:50c'est au guet-apens
40:51ou à préméditation.
40:52Et là on ne trouve pas
40:53que c'est prémédité
40:54par exemple
40:55de fonds de fonds ?
40:58Une volonté d'eux.
40:59Pascal,
40:59si je peux me permettre,
41:01c'est très symbolique ça.
41:03Parce que les flics
41:04ce sont les derniers
41:05remparts
41:06contre la barbarie.
41:07Exactement.
41:07Et pardon de te dire
41:09que sur le plan judiciaire
41:10ce sont les plus mal lotis
41:12parce que c'est précisément
41:13dans une affaire
41:15de repu d'obtempérer
41:16où la justice
41:19voit et continue de voir.
41:21Il y a eu un
41:22continu de voir
41:24dans le policier
41:25qui est intervenu
41:26un homicide volontaire.
41:30C'est fou.
41:32Oui, c'est certain.
41:34C'est certain que ça joue.
41:35Psychologiquement,
41:36c'est certain que l'interpellation
41:37ils ne la font pas
41:38comme ils devraient la faire
41:40parce que le type
41:40il la voit reculer.
41:42Je ne vais pas tirer maintenant.
41:44On ne sait jamais.
41:45Il ne touche pas.
41:46C'est pour ça qu'il se fait traîner.
41:48Ça les neutralise.
41:49Psychologiquement,
41:50ça les affaiblit.
41:51Moi, je ne vais pas partir en galère.
41:52Bien sûr.
41:53Comme les deux policiers
41:54qui ont été
41:55dans la fernelle.
41:57Je suis certain
41:58psychologiquement, c'est sûr.
41:59Il se fait rouler dessus
42:00mais sa situation
42:01est meilleure aujourd'hui
42:01que celle de
42:03Florian M.
42:04Absolument.
42:05Bien sûr.
42:06C'est vrai.
42:07Non mais c'est...
42:09Des refus d'obtempérer,
42:10il y en a 77
42:12par minute
42:12je crois.
42:13En France,
42:14il y a un chiffre.
42:1590 par jour.
42:17Il y en a...
42:18On peut faire le calcul
42:1928 000 divisé par...
42:20Je vais vous le faire.
42:21Il y en a 28 200.
42:2228 000 par an,
42:24c'est ça ?
42:24Oui.
42:26Donc,
42:26ce n'est pas effectivement
42:27le chiffre que j'avais sans doute donné.
42:29Écoutez,
42:30monsieur...
42:30Ça fait 76,
42:31quelque chose par jour.
42:33Oui,
42:33c'est 76 par jour.
42:34Par jour,
42:35bien sûr.
42:35Écoutez,
42:36Laurent Nunez
42:36qui était à l'Assemblée nationale
42:38et qui a s'exprimé
42:39sur ce refus d'obtempérer.
42:40C'est fou.
42:41Vous avez raison de rappeler
42:42qu'il y a eu un refus d'obtempérer
42:44ce week-end,
42:45c'était au Canet.
42:46Il y en avait eu un autre
42:47à Monceau
42:47et puis encore un autre
42:48à Ronis-sous-Bois
42:49où des policiers
42:50ont été blessés systématiquement
42:51et certains ont dû même faire
42:52usage de leur arme administrative.
42:55Oui,
42:55nous serons extrêmement vigilants
42:56à renforcer encore,
42:58encore les moyens des policiers,
42:59les moyens juridiques
43:00avec le texte Riposte
43:01qui passe ici.
43:02Je compte évidemment
43:02sur la mobilisation
43:03de tous les groupes
43:04pour le faire adopter
43:05car il y a une opposition
43:08nous durcissions les sanctions pénales
43:09pour ceux qui portent atteinte
43:11aux policiers
43:11et notamment par l'usage
43:12de mortiers.
43:13Dans cet hémicycle,
43:14il y a des personnes
43:15qui s'opposent à l'usage,
43:16à ce que nous réprimions
43:17l'usage des mortiers
43:18contre les policiers.
43:19Et puis il y a les moyens.
43:20Vous avez raison de parler
43:21des moyens,
43:21M. le député,
43:22c'est important.
43:23On va poursuivre évidemment
43:24les recrutements.
43:25C'est le cas,
43:26vous le savez,
43:26dans la filière judiciaire
43:27cette année
43:29avec 700 emplois.
43:30On va poursuivre ces efforts
43:31et surtout au moment
43:32où les organisations syndicales
43:34manifestent devant Bercy
43:35en ce moment même,
43:38puis vous dire que nous allons
43:39tout faire pour terminer,
43:42terminer ou en tout cas
43:42essayer de terminer,
43:44prendre le maximum de mesures
43:45du protocole qui a été signé
43:47en 2022.
43:48Ça aussi,
43:49c'était quelque chose d'important
43:50qui a été mis en place
43:50par Gérald Darmanin
43:51et qui est venu aussi
43:52renforcer les conditions
43:54matérielles d'exercice
43:55des forces de sécurité intérieure.
44:00Ça contraste juste
44:01avec le débat
44:02qu'on a eu précédemment
44:03sur la peine de mort.
44:04Cette justice primitive,
44:06cette justice privée
44:07qui s'instaure davantage
44:08dans ce pays de jour.
44:09Mais refus d'obtempérer,
44:10si vous ne mettez pas
44:11une peine planchée,
44:12on a l'impression
44:13de répéter les mêmes choses.
44:15On peut faire les mêmes débats
44:16jusqu'à la fin des temps.
44:17Les mêmes causes produisent
44:18les mêmes effets.
44:19Refus d'obtempérer,
44:20c'est mettre les policiers
44:21en danger.
44:21Ça ne vous arrivera jamais,
44:22ça ne m'arrivera jamais.
44:23Personne,
44:24vous conduisez depuis des années,
44:27jamais vous avez fait
44:27un refus d'obtempérer.
44:28C'est une femme en plus.
44:30Oui.
44:31C'est une femme,
44:31c'est-à-dire que
44:32c'est inhabituel.
44:34Il y a une augmentation
44:35significative des femmes
44:36impliquées dans le narcotrafic,
44:37l'ES.
44:38Oui, alors elle a été interpellée.
44:39Je sais bien.
44:40Elle est allée à l'hôpital
44:41pour se faire soigner,
44:42elle a été interpellée.
44:43Mais moi j'attends la sanction.
44:44J'espère d'ailleurs
44:45qu'elle sera en prison,
44:46si elle ne va même pas
44:46être en prison cette dame.
44:47Elle ne va pas être
44:48en détention provisoire.
44:49Ça m'intéresse beaucoup.
44:51Je vous assure,
44:52je ne suis pas certain,
44:54quand même,
44:55comme ça a été médiatisé,
44:56j'imagine qu'elle puisse
44:58être en détention provisoire.
45:00Mais enfin,
45:02en fait,
45:02ça vaut quoi ça ?
45:03Ça vaut quoi ?
45:04Si on se dit les choses.
45:06À l'arrivée,
45:06ça va valoir quoi ?
45:07Deux ans ?
45:08À tout casser ?
45:09Ça dépend de son profil,
45:11c'est toujours pareil.
45:12Si elle a un casier judiciaire,
45:13elle peut même prendre
45:15trois ans,
45:16trois ans fermes.
45:17Mais si elle n'a pas
45:18de casier judiciaire,
45:19elle va prendre
45:21deux mois sur six.
45:23Mais pardonnez-moi,
45:24ça mérite dix ans.
45:27C'est-à-dire que vous mettez
45:27en danger la vie des policiers,
45:29vous êtes avec votre voiture,
45:30vous foncez.
45:31Je suis désolé.
45:33C'est contre un dépositaire
45:34de l'autorité publique.
45:35Oui,
45:35mais ça mérite une peine
45:37plus qu'exemplaire
45:38que dix-huit mois de prison
45:39avec sursis.
45:40Oui,
45:40mais les juridictions
45:41ne sont pas câblées pour ça,
45:43si vous me permettez.
45:43Il faut les décâbler,
45:44si vous voulez,
45:45ou il faut faire autre chose.
45:46Vous savez,
45:47on a mis en exergue
45:48le problème
45:50du protoxyde d'azote.
45:51Moi,
45:52mon cabinet,
45:53il est dans l'huitième
45:54et il y a une boîte de nuit
45:54à côté.
45:55Il n'y a que des cadavres
45:56de bonbonnes.
45:58C'est plus...
45:58C'est des bonbonnes,
45:59elles sont comme ça,
46:00de protoxyde d'azote.
46:01Tous les lundis.
46:05Rue Château-Briand,
46:07rue Lord Byron,
46:08etc.
46:09Il y a des bonbonnes.
46:10Alors,
46:10ces bonbonnes,
46:10elles sont dans la boîte de nuit ?
46:11Non,
46:12elles dorent.
46:13Elles consomment,
46:14ils en prennent
46:15et ils les laissent
46:15sur le trottoir.
46:16Oui,
46:17Et vous avez plein de bonbonnes.
46:19Vous n'avez pas vu
46:20le reportage de Tony Pitaro ?
46:21Si,
46:22j'ai vu.
46:22Bien sûr.
46:23D'ailleurs,
46:23Gauthier Lebray était là,
46:24mais vous m'inquiétez,
46:26vraiment,
46:27parce que...
46:27C'est très impressionnant,
46:29ça fait une...
46:30C'est grand comme ça.
46:31Bon,
46:32il nous reste quelques minutes.
46:33Une chose,
46:34je voulais vraiment
46:34que nous soyons tous sensibilisés
46:37au cas de la petite Abby,
46:39A-B-Y,
46:40Abby,
46:40trois ans,
46:41qui est atteinte d'une leucémie.
46:43Ses parents et sa grande sœur
46:44ont appris la terrible nouvelle
46:46le 7 octobre 2025
46:47et c'est Audrey Berthaud
46:49qui m'a sensibilisé,
46:51nous a sensibilisés,
46:52une journaliste de Cedews,
46:54à cette petite Abby.
46:57Depuis ce jour,
46:57Abby se bat avec un courage immense
46:59contre la maladie.
47:00Affrontement,
47:01les traitements,
47:01la douleur et l'incertitude.
47:03Abby n'a besoin que d'une chose
47:05pour vivre,
47:05un donneur de moelle osseuse compatible.
47:08Si vous avez entre 18 et 35 ans,
47:11inscrivez-vous sur le site
47:14dondemoelleosseuse.fr
47:16et suivez les démarches.
47:18Dondemoelleosseuse.fr
47:19et suivez les démarches.
47:21Le post sur Instagram de son père
47:23a déjà fait beaucoup de bruit
47:25avec plusieurs personnalités
47:26qu'il ont partagé sur les réseaux,
47:28mais n'hésitez pas à continuer.
47:29Donc voilà qui est dit.
47:33Et courage à la famille,
47:35et courage à la petite Abby,
47:36bien évidemment.
47:38Je vous disais tout à l'heure,
47:39le JD News,
47:40finalement,
47:40il est arrivé.
47:42c'est le numéro de cette semaine,
47:45tous les mercredis en kiosque,
47:48c'est 2h20,
47:49Macron,
47:49ce qu'il prépare,
47:50fin de vie,
47:51Ukraine,
47:52présidentielle de 2032,
47:53ce que les chefs de l'État
47:54voudraient faire encore.
47:57Donc c'est-à-dire.
48:00Monsieur Lebrette.
48:01Bonsoir Pascal.
48:02Ça va être à vous.
48:03On va parler dans un instant.
48:04Vous avez de la chance.
48:05L'équipe de France joue aux 23h.
48:07Exactement.
48:07On en parlera, évidemment.
48:08C'est par hasard.
48:10Ça range entre eux.
48:11Exactement.
48:11Je l'aurais évidemment demandé.
48:14Ils n'ont pas allé en frontal
48:16contre votre émission.
48:17Ils savaient que c'était risqué.
48:19J'ai eu Didier Deschamps, personnellement.
48:21Qui avait un danger.
48:22Exactement.
48:22Ils ont appelé Gianni Infantino,
48:25himself.
48:26Je les comprends.
48:27On va revenir donc dans un instant.
48:30Alors on va évidemment parler des bleus.
48:31Mais on va revenir sur un échange
48:32à l'Assemblée nationale
48:33entre Laurent Nunez
48:34et le député de l'Assemblée nationale
48:36sur le terme d'ensauvagement
48:37qui a eu des conséquences.
48:38Information de notre confrère
48:39de Jules Laurent
48:40puisque la famille refuse
48:42suite à cet échange
48:42de rencontrer le ministre de l'Intérieur
48:44qui a réaffirmé
48:45le terme d'ensauvagement
48:47lors de cet échange.
48:48Vous savez qu'elle est passée
48:49sur le plateau hier
48:50l'attente de Louis.
48:52Depuis le cabinet de Laurent Nunez
48:54qui ne lui avait pas donné
48:54signe de vie
48:55avant
48:55lui avait fait signe
48:57il lui avait proposé une rencontre
48:58ils y étaient plutôt favorables
48:59et suite à l'échange à l'Assemblée
49:00où le ministre a réaffirmé ce terme
49:02qu'il refusait de prendre
49:03le terme d'ensauvagement
49:04qu'il refusait de l'utiliser
49:05et bien
49:06il refuse la rencontre.
49:08On va en parler.
49:09On va vous suivre
49:10évidemment
49:10avec beaucoup d'intérêt.
49:13Christophe Droyot
49:14était à la réalisation
49:15Nicolas était à la vision
49:16Guillaume Marceau
49:17était au son
49:18Benjamin Naud
49:18Lucas Busutile
49:19Cyprien Gauillon
49:20on va terminer peut-être
49:21par un petit pronostic
49:22ce soir.
49:24ce n'est pas gagné
49:26attention
49:26comme dirait M.
49:28Jaquet
49:28attention
49:28sur danger
49:303-1
49:313-1 c'est un bon score
49:32Sabrina
49:334-1
49:344-1
49:352-1
49:37moi c'est un doigt mouillé
49:38je vais vous dire
49:40un 0-0
49:41voilà
49:420-0
49:43parce qu'ils ont
49:44un très bon bloc bas
49:47on lui a soufflé ça
49:49le bloc bas
49:50je veux dire
49:53Geoffroy
49:554-2
49:55je veux dire
49:56face à la Norvège
49:58la France a concédé
49:59beaucoup d'occasions de but
50:01et ça c'est pas normal
50:02qu'elle ait concédé
50:03autant d'occasions de but
50:04elle s'en est plutôt bien sortie
50:05parce que les Norvégiens
50:06c'était l'équipe B
50:07étaient un peu maladroits
50:09une équipe de ce niveau-là
50:10face à la Norvège
50:11ne doit pas
50:11les défenseurs sont remplacés
50:13ce soir
50:14Hernandez
50:15il n'est pas aligné
50:16oui
50:16justement
50:17il a mis Lucadigne
50:18sans doute
50:18j'ai pas eu de la composition
50:19de l'équipe
50:20très bon
50:21c'est vrai
50:22vous suivez
50:23dites non
50:24mais c'est vrai
50:25qu'il y avait eu
50:26bon
50:26et ça c'est une petite incertitude
50:28sur cette équipe de France
50:29qui a une attaque de feu
50:30qui a une des meilleures attaques du monde
50:31mais
50:31la défense
50:32a montré
50:33quelques fragilités
50:34a priori
50:35tu dois quand même
50:35te repasser contre la Suède
50:36après ce sera le Paraguay
50:38a priori
50:38tu seras aussi favori
50:39quart de finale
50:40contre le Maroc
50:41annoncé
50:42si le Maroc
50:42le Canada
50:43ce qui est possible
50:44il fait partie de la liste
50:45des matchs à Oris
50:46selon les autorités
50:47exactement
50:47France-Maroc
50:48quart de finale
50:49de coupe du monde
50:51on l'a eu en demi
50:52en 2022
50:53bien sûr
50:53une finale France-Algérie
50:55oui
50:55sur le papier c'est possible
50:56une finale France-Algérie
50:57mais c'est pour ça
50:58que je vous dis
50:59je vous dis
51:00ce n'est pas gagné
51:01ce n'est pas gagné
51:02alors je dis quand même
51:03comme Sabrina
51:044-1
51:05merci à tous
51:0621h04
51:07on est en retard
51:07Gauthier Lebret
51:08à demain matin
51:09merci à tous

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