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  • il y a 3 heures
Ce mercredi 27 mai, David Gaud, partner et CIO de B. Durand Capital Partners, et Jean-François Robin, directeur de la Recherche de Natixis, se sont penchés sur la valorisation de Micron au-delà des 1 000 milliards, la Chine dans la course à l’IA face aux États-Unis, l'Europe en hausse boursière grâce aux semi-conducteurs, la hausse des ventes de véhicules électriques en Europe, ainsi que la domination de la tech sur les marchés boursiers, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:01BFM Bourse, le club de la bourse.
00:04Nos experts du club, ils viennent de nous rejoindre à l'instant.
00:07David Gau pour Bédurand Capital Partners.
00:09Bonsoir David.
00:10Bonsoir.
00:11Et Jean-François Robin, c'est mieux comme ça Jean-François.
00:15Bienvenue, re-bienvenue.
00:17Vous étiez avec nous tout à l'heure.
00:18Bonjour à tous.
00:18Vous étiez avec Nantphie Rouge, directeur de la recherche de Natixis.
00:21On est content de vous accueillir messieurs.
00:22David, êtes-vous à l'aise là ?
00:24À l'aise avec ces marchés qui n'arrêtent pas de progresser,
00:26même si aujourd'hui c'est une séance de pause aux Etats-Unis.
00:28On est quand même sur des records pour le Nasdaq, pour le S&P,
00:31portés par la tech essentiellement.
00:33C'est absolument fulgurant ce que nous offre la tech.
00:35On a désormais un nouvel acteur des puces mémoire
00:38qui a franchi les 1000 milliards de dollars de CAPI,
00:40même deux, SKNX ce matin à Séoul.
00:43Et aux Etats-Unis aussi, il y a Micron qui a franchi les 1000 milliards
00:45et qui gagne encore Micron 1% aujourd'hui.
00:49Ça n'en finit pas.
00:50Jusqu'où ça va aller d'après vous ?
00:52Alors à l'aise, tant que justement cette dynamique microéconomique,
00:56c'est-à-dire cette dynamique des sociétés,
00:59de leurs résultats, des publications, du marché boursier,
01:02finalement on l'emporte sur la macroéconomie
01:05et arrive à faire plier en fait cette macro.
01:07Vous l'avez dit, les taux longs américains,
01:10il y aurait quand même de bonnes raisons
01:11d'aller pricer ces taux longs un peu plus haut
01:13sur le contexte d'inflation, sur le contexte de déficit.
01:16Et finalement, on n'y arrive toujours pas.
01:19Les taux longs repartent à la baisse.
01:22On a eu cette hausse du pétrole très forte.
01:25Alors c'est extrêmement volatile.
01:27Donc cette macro, elle est extrêmement volatile.
01:29Et du coup, les investissements ont plutôt tendance
01:31à se reporter sur la micro.
01:33Et finalement, qu'est-ce qu'il y a de plus sûr ?
01:35Ce qu'il y a de plus sûr, c'est les CAPEX d'un Microsoft,
01:38c'est les résultats d'un Nvidia,
01:41c'est les publications des fabricants de puces mémoires.
01:44Ça, c'est du tangible actuellement.
01:46C'est plutôt court terme.
01:49Finalement, les investisseurs ne se projettent pas trop
01:52sur 2027 dans leurs achats.
01:54On achète des actions aujourd'hui
01:56un peu sur des éléments de nouvelles
01:58qui sont plutôt court terme.
02:00On le voit, vous l'avez mentionné,
02:02tout ce qui est puce mémoire qui part au plafond.
02:05Théoriquement, c'est des secteurs très cycliques.
02:07Donc c'est assez étonnant de voir ces positionnements massifs
02:11sur des choses qui sont par essence théoriquement pas long terme.
02:15Donc voilà, en ça, je ne suis pas complètement à l'aise,
02:18mais dans le même temps, on voit les flux.
02:21On voit des gens qui n'investissaient jamais en bourse
02:23qui viennent acheter des actions.
02:26On voit des épargnes, des retraites qui viennent.
02:30Et ça peut s'expliquer parce que les boîtes publient
02:33de très très bons résultats.
02:35Le marché obligataire ne se porte pas si bien.
02:37C'est compliqué l'obligataire aujourd'hui.
02:39On le voit avec la volatilité sur les taux longs.
02:42Donc en fait, il y a un effet d'entonnoir
02:44qui fait que ça vient se déverser dans la tech,
02:48le marché US.
02:50Et pour l'instant, les résultats soutiennent en fait tout ça.
02:53Donc pourquoi rester à l'écart ?
02:55Mais vous craignez l'effet boomerang,
02:57parce qu'on est en train d'investir, de surinvestir
02:59sur des segments tellement cycliques de la tech
03:01qu'à un moment, quand ce cycle se retournera,
03:04on risque d'avoir une forme de bascule inverse,
03:07de mouvement inverse sur le marché à ce qu'on observe aujourd'hui.
03:08On pourrait, mais historiquement,
03:09de mon expérience, il ne faut jamais le faire trop tôt.
03:12Cette pensée de se dire, je vais avoir raison
03:14parce que ça va se retourner dans 15 jours.
03:16En fait, généralement, c'est des mouvements
03:18qui sont beaucoup plus longs,
03:19qui mettent plus de temps
03:20et qui vont dans l'excès véritablement
03:22avant de rétropédaler.
03:24Là, la prochaine, au niveau de la tech,
03:26ce qui pourrait se passer très bientôt,
03:28c'est si vraiment il y a une adoption de l'IA,
03:29c'est le renouvellement des ordinateurs,
03:31le renouvellement des téléphones portables,
03:33parce qu'il n'y aura pas assez de capacités
03:35dans nos équipements actuels.
03:36Donc, le cycle tech-hardware,
03:38il peut se prolonger au-delà des semi-conducteurs,
03:41au-delà des puces mémoires.
03:43Et donc, sortir trop tôt,
03:45oui, ça a beaucoup monté,
03:46mais ça pourrait s'étendre encore
03:49pendant quelques trimestres.
03:50Voilà, une rotation des segments de la tech
03:51qui progressent.
03:52Là, on est sur un segment de la tech
03:54qui progresse,
03:55qui n'est pas celui d'il y a six mois.
03:56On est sur les puces mémoires.
03:58Voilà, il y a six mois,
03:58on était encore sur les sept magnifiques.
04:00En revanche, les sept magnifiques,
04:01là, ne font pas grand-chose.
04:02Ce sont elles qui font les indices.
04:03Peut-être que dans trois mois,
04:04ce seront à nouveau les sept magnifiques
04:05qui prendront le relais.
04:06Jean-François, jusqu'où la hausse ?
04:08On voit que les valeurs affichant
04:10plus de 1 000 milliards de dollars
04:11de capitalisation se multiplient.
04:12On a désormais aussi Micron,
04:14qui gagne encore 5% aujourd'hui.
04:17SKMX, jusqu'où ?
04:19Jusqu'où, c'est impossible de le dire.
04:21Et puis, vous le disiez,
04:21c'est très intéressant.
04:22On voit des anthropiques
04:23qui sont valorisées
04:25à des niveaux astronomiques
04:26qui étaient, il y a six mois,
04:27les losers, soi-disant,
04:28de la course à l'IA.
04:30On était en train de dire
04:30qu'ils étaient un peu largués.
04:33Ce que je trouve très intéressant
04:33pour rebondir à ce qui vient d'être dit,
04:35c'est que théoriquement,
04:36c'est très compliqué
04:37d'avoir des cours de bourse
04:39à des niveaux records
04:40avec en même temps
04:40des taux d'intérêt qui montent.
04:42Surtout pour les valeurs tech.
04:44Historiquement, les valeurs tech
04:45étaient très impactées
04:46par la montée des taux longs
04:46puisque, en fait,
04:47c'était des valeurs
04:48qui étaient très endettées.
04:50Et donc, évidemment,
04:50le coût de leur dette augmentant,
04:51on avait un sujet.
04:52Aujourd'hui, complètement différent
04:54de la bulle Internet
04:55des années 2000
04:55puisqu'on dit que ces boîtes-là,
04:56elles gagnent de l'argent.
04:58Là où, moi, ça me pose
04:58une petite question.
04:59Et elles ont beaucoup de cash.
05:00Elles ont beaucoup de cash.
05:02Et on valorise des résultats,
05:04effectivement.
05:04Mais il y a quand même
05:05beaucoup de boîtes.
05:06Donc, les résultats dépendent
05:09de...
05:09On valorise des résultats futurs.
05:12Donc, il y a celles
05:13qui sont cacheriches, d'accord.
05:14Mais il y a aussi celles
05:14à qui on dit
05:15que celles-là,
05:15elles ont des résultats incroyables
05:16parce qu'en fait,
05:17elles ont contracté
05:18avec des fournisseurs
05:20de data center,
05:22de valeurs,
05:22des trucs très circulaires
05:23là-dedans.
05:24Or, moi, il y a quelque chose
05:24qui me pose un tout petit peu
05:26de problème.
05:26C'est quand vous avez
05:26des taux élevés.
05:28Ça, évidemment,
05:28impactent le taux d'actualisation
05:30de vos futurs.
05:31Et là, aujourd'hui,
05:32vous êtes en train
05:33d'avoir des taux d'intérêt
05:33qui montent sans impact
05:34sur des valeurs
05:35qui, finalement,
05:36sont très, très bien valorisées
05:38parce qu'on pense
05:38qu'elles vont faire
05:39beaucoup d'argent
05:39dans le futur
05:40et qui ne seraient pas impactées
05:41par le taux d'intérêt.
05:42Encore une fois,
05:43plus les taux d'intérêt longs montent,
05:45plus ça veut dire
05:45que vous avez une valeur.
05:47Quand même,
05:47c'est beaucoup plus...
05:48On devrait plus valoriser
05:50les valeurs
05:50qui vont délivrer tôt.
05:52C'est le prix du futur,
05:53les taux d'intérêt.
05:54Donc,
05:55les taux d'intérêt long terme
05:56qui montent,
05:56ça devrait compliquer
05:57les valorisations
05:58des entreprises
05:58qui sont dans le futur
06:00par rapport à aujourd'hui.
06:01Et c'est ça qui me pose
06:01un petit peu le sujet aujourd'hui,
06:03c'est que vous avez quand même
06:04des valorisations de la tech
06:06qui sont vraiment...
06:07On mise sur le futur
06:08que ça va bien se passer
06:09dans le futur,
06:10mais pas du tout impactées
06:11par le prix du futur.
06:13Oui,
06:13mais parce qu'elles commencent
06:14à s'endetter,
06:15certaines d'entre elles seulement,
06:16mais pas tant que ça.
06:17Le recours à la dette...
06:18Vous prenez par exemple
06:19les cinq magnifiques
06:19sur les cinq premiers mois
06:20de l'année,
06:21à fin mai,
06:22on a émis quand même
06:23plus de 160 milliards
06:25d'euros de dettes.
06:26Aujourd'hui,
06:26vous avez ces cinq grosses boîtes
06:28et elles émettent...
06:2950% de ce qu'elles émettent,
06:31ce n'est pas en dollars,
06:31c'est ce qu'on appelle
06:32des reverse yonkies.
06:33C'est-à-dire qu'elles émettent
06:34de la dette en devises
06:35en euros,
06:36en sterlin,
06:36etc.
06:37On appelle ça
06:37des reverse yonkies.
06:39Oui,
06:39c'est des boîtes américaines
06:40qui émettent
06:41dans des devises hors dollars.
06:43Et ce qui est hyper intéressant,
06:44c'est que ces boîtes-là,
06:45elles commencent à faire
06:4620% des indices sterlin,
06:4720% des indices européens
06:49quand je pense
06:49de l'investment grade,
06:50c'est-à-dire des boîtes
06:51de bonne qualité.
06:52Mais on commence à avoir
06:53le poids de ces boîtes-là
06:55énorme,
06:56finalement,
06:56et grandissant.
06:57Et on parle,
06:57là je parle de 150 milliards,
06:59on dit que ça va monter
07:00à 2000 milliards
07:01dans les trois ans.
07:02Si vous me suivez,
07:03ça veut dire qu'aujourd'hui,
07:04vous avez d'un côté
07:05les actions
07:05qui sont au plus haut,
07:07portées par ces boîtes-là,
07:08qui sont quand même
07:09en train de commencer
07:09à s'endetter,
07:10avec des taux d'intérêt
07:11assez élevés
07:12et qui prennent
07:12de plus en plus d'importance
07:13dans les marchés obligataires.
07:15Il y a un truc
07:15que je trouve...
07:16Oui, mais parallèlement,
07:18les bénéfices explosent
07:19à la hausse,
07:19elles ont des bénéfices
07:20en hausse de 50%
07:21sur un an.
07:21Des bénéfices futurs.
07:23D'accord,
07:24mais au premier trimestre,
07:24sur un an,
07:25les bénéfices réalisés
07:26sont en hausse de 50%.
07:27Les bénéfices réalisés
07:28sur des contrats signés
07:29avec des boîtes
07:29qui sont du même écosystème.
07:30Oui, mais ça surprend
07:31tout le monde.
07:32Les analystes n'avaient pas
07:32anticipé une telle accélération
07:34des bénéfices pas futurs,
07:35mais bel et bien réalisées.
07:36On a tous été surpris
07:37par les performances
07:38dégagées,
07:39les trimestrielles
07:39des entreprises
07:40et notamment
07:40de la tech américaine.
07:42C'est ce micro
07:42qui porte l'ensemble
07:44et qui continue
07:45de surprendre.
07:47Parce qu'on est déjà
07:48sur une année 2025
07:49qui était extrêmement solide.
07:51Donc pour rajouter
07:52année sur année
07:53une telle dynamique,
07:55c'est ça en fait
07:55qui mène le tout,
07:57c'est ces commandes hardware.
07:59On sait que tous
08:00ces géants de la tech
08:01vont aller au bout.
08:03On ne peut pas
08:03s'arrêter à mi-chemin.
08:04Ils ne vont pas
08:04soudainement nous dire
08:06finalement je réduis
08:07mon enveloppe de moitié.
08:08Et donc peut-être
08:10qu'il faudrait le faire.
08:11Peut-être que la valeur
08:12économique de l'IA
08:13ne va pas être tout de suite
08:15au rendez-vous
08:16et il y a un moment
08:17où on va avoir
08:18un décalage extrêmement élevé.
08:19Mais dans la tech hardware,
08:21on le sait,
08:21le décrochage,
08:22c'est d'un trimestre à l'autre.
08:23Ça a soudainement basculé
08:25où on va avoir...
08:25Plus les chiffres
08:27auront été bons avant,
08:27plus on aura des chiffres
08:29qui vont être catastrophiques ensuite.
08:31Mais ça peut nous emmener
08:33puisque les CAPEX 2027
08:35de ces grands groupes
08:36sont encore phénoménaux.
08:37Donc on peut aller...
08:38Oui, puis je trouve aussi
08:40qu'on valorise des choses
08:41qui sont encore une fois
08:44un peu hypothétiques
08:45pour moi
08:45dans un certain nombre de choses.
08:46On parle des GPU,
08:47on parle...
08:48Il peut se passer plein de choses.
08:49Il y a déjà
08:50des gros goulots d'étranglement
08:51là-dessus
08:52dans ce qu'il va faire
08:53pour délivrer ce qui est promis
08:55et donc valoriser
08:56encore une fois
08:57dans les résultats d'aujourd'hui.
08:59Il peut y avoir inversement
09:00des sauts technologiques
09:01qui fait que les gagnants
09:03d'aujourd'hui
09:04seront peut-être
09:04les perdants de demain.
09:06Encore une fois,
09:06je reparle de mon anthropique
09:08qui revient du diable au Vauvert,
09:09etc.
09:10Attention,
09:11les OpenAi
09:12devaient tout emporter
09:13et on le valorisait,
09:14etc.
09:14Aujourd'hui,
09:15ce n'est pas forcément
09:16le gagnant des derniers jours.
09:17Je comprends,
09:17mais les goulots d'étranglement
09:18dont vous nous parlez
09:19qui pourraient limiter le potentiel,
09:20justement,
09:21ces goulots d'étranglement
09:22font monter les prix
09:22de ce qui est rare,
09:23de ce qui peine
09:24à se déverser.
09:26Et on voit aujourd'hui
09:26les acteurs des mémoires
09:28flamber en bourse,
09:31des raisons de problèmes
09:32d'approvisionnement,
09:32de pénurie, justement.
09:33Ça pose un problème,
09:34effectivement,
09:35à ceux qui le fournissent,
09:36mais pour eux,
09:36au contraire,
09:36c'est de la valeur en plus
09:37et ça les fait monter en bourse,
09:38en l'occurrence,
09:39Jean-François.
09:39On trouve toujours un relais
09:40dans cette tech,
09:41en ce moment.
09:41En ce moment,
09:42on trouve toujours un relais,
09:43oui,
09:43c'est bien ce qui pose
09:44la solution et le problème.
09:46Micron a franchi
09:46les 1000 milliards de dollars
09:47de capi.
09:47Alors, sur un an,
09:48le titre gagne 860%.
09:50Et alors, il y a deux ans,
09:51c'est nos confrères
09:52de Zone Bourse
09:52qui ont repéré
09:52l'objectif de cours moyen
09:54sur Micron,
09:54il y a deux ans,
09:55des marchés,
09:55l'objectif de cours moyen
09:56des analystes,
09:57c'était 145 dollars.
09:59On est à 900 actuellement.
10:01Oui, mais c'est intéressant.
10:02Ce qu'il faut voir aussi,
10:03c'est que ce n'est pas
10:03simplement l'IA,
10:04c'est que,
10:05notamment sur les puces mémoire,
10:07on sort de 30 ans
10:08de consolidation du marché.
10:09Moi, je le suis depuis
10:10nombreuses années
10:11au niveau boursier.
10:13Vous aviez,
10:14à une certaine époque,
10:15des acteurs à Taïwan,
10:16en Corée,
10:17en Chine.
10:18Vous aviez vraiment
10:19une compétition
10:20qui faisait rage.
10:21Le marché était extrêmement
10:22fragmenté.
10:23Donc, des acteurs
10:23comme SKINX, Macron
10:24se battaient contre
10:25des gens qui travaillaient,
10:27qui produisaient
10:28à très bas coût
10:30et qui n'arrivaient pas
10:31à s'en sortir.
10:31Donc, c'était des secteurs
10:32extrêmement cycliques.
10:34Et puis, on disait
10:34quand même,
10:35il y a un moment
10:35où il y aura
10:35une révolution technologique
10:37qui va faire
10:37qu'on va monter
10:39d'un cran en technologie
10:40et tout le monde
10:41ne pourra pas se suivre.
10:42En fait, c'est cette
10:43accumulation de consolidation.
10:44Il ne reste plus
10:45que quelques acteurs majeurs.
10:46On les compte
10:47sur les doigts d'une main.
10:48Et en plus,
10:49il y a un effet boost
10:51phénoménal
10:51au niveau des volumes,
10:52mais aussi de la technologie
10:53à employer.
10:54Et donc, il se retrouve
10:55à 4, 5 acteurs.
10:57Et avec des valorisations,
10:58quand les rallies ont démarré,
11:00c'était des valeurs cycliques.
11:01Ça se payait 10, 11 fois,
11:0212 fois les bénéfices.
11:05Donc, pourquoi ne prétendrait-elle pas
11:07à 30 fois actuellement
11:08ou 40 fois
11:09dans un élan initial ?
11:11Si vous projetez dans 2 ans
11:12et que les ventes continuent,
11:14le 40 fois de maintenant,
11:16il peut ne plus valoir
11:17que 20 ou 22 fois.
11:18Et c'est ce qu'on observe
11:19sur les 7 magnifiques,
11:20par exemple,
11:20leur valorisation,
11:21bien qu'elles soient
11:21sur des records,
11:22sur des plus hauts
11:22et qu'elles aient à nouveau
11:23progresser depuis quelques semaines,
11:24les 7 magnifiques sont
11:26moins chères
11:27qu'il y a 6 mois.
11:28Elles restent accessibles.
11:29Enfin, il reste un cas
11:31d'investissement.
11:32Alors, juste pour terminer
11:33sur Micron,
11:33parce que c'est le symbole
11:34du moment et de cette semaine,
11:36UBS vient de relever
11:36son objectif de cours
11:37sur Micron
11:38de 535 dollars.
11:39Donc, j'étais un peu en retard.
11:40De 535 dollars
11:41à 1 625.
11:43Comme ça, d'un coup,
11:43ils triplent leur objectif
11:44de cours.
11:46UBS.
11:46Il n'y a pas qu'à faire
11:47un ajustement,
11:48autant donner du champ
11:49et de la marge.
11:51C'est assez impressionnant.
11:52La tech chinoise,
11:53elle en est où ?
11:53Parce que vous suivez
11:54l'Asie très près.
11:55Quelles sont les dernières avancées
11:56sur l'IA et la tech chinoise ?
11:58En fait, c'est intéressant
11:59parce que c'est vraiment
12:00tout le contraire.
12:00C'est-à-dire qu'il y a
12:02une retenue et une réserve
12:04au niveau de la tech chinoise
12:06qui est quand même
12:06très avancée dans l'IA
12:08à qui, vraiment,
12:10on ne donne aucun crédit.
12:11C'est-à-dire qu'il faut
12:12que ce soit des résultats,
12:13il faut que ça se voit
12:14dans le cloud,
12:15il faut...
12:15Et du coup,
12:16on a des valorisations
12:17qui sont absolument ridicules
12:19par rapport à ce qu'on voit
12:20aux Etats-Unis.
12:21Et qui plus est,
12:22quand ces boîtes chinoises
12:23annoncent des dépenses
12:25supplémentaires
12:25ou des investissements
12:26supplémentaires,
12:26elles sont pénalisées
12:27en bourse.
12:28On leur dit
12:29que vous investissez trop,
12:30ça va heurter vos marges.
12:33Donc, quelqu'un se trompe.
12:34Ou c'est les Etats-Unis
12:36qui ont raison
12:36d'être euphoriques
12:37et optimistes.
12:38Ou alors,
12:39côté chinois,
12:40c'est vraiment
12:40de la pénalisation excessive
12:42et la vérité doit être
12:44quelque part entre les deux.
12:46Et quand vous disiez
12:47quel est le prochain relais
12:48au niveau de la tech
12:49dans la chaîne,
12:51franchement,
12:51mettre un ticket
12:52dans la tech chinoise
12:53actuellement,
12:54ce n'est pas prendre
12:54des risques majeurs,
12:55à moins vraiment
12:56qu'on soit...
12:57anti-Chine
12:58au niveau investissement
12:58et qu'on se dise
13:00qu'il y a quelque chose
13:01qui ne colle pas
13:01parce que les résultats
13:02sont bons,
13:02ils sont en train
13:03d'accélérer.
13:04Ces grosses boîtes
13:05ont des leaderships établis,
13:06la technologie
13:07n'est plus approuvée,
13:09ça se paye moins de 20 fois
13:10les PE.
13:11bon, ça paraît quand même
13:13extrêmement raisonnable.
13:14Là, il y a vraiment
13:16deux visions extrêmement
13:18différentes.
13:18Et d'ailleurs,
13:19la story se retrouve
13:20Taïwan et en Corée.
13:23C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
13:23quand vous regardez
13:24le S&P qui prend 10%,
13:25tout le monde trouve
13:25ça incroyable.
13:27Taïwan, c'est plus 70%,
13:28la Corée, c'est plus 50%.
13:30Aujourd'hui,
13:31les gagnants réels
13:32de tout ça,
13:33pour l'instant,
13:34ils sont asiatiques.
13:35Oui.
13:36Sauf en Chine.
13:37Oui.
13:38Sauf en Chine.
13:39Là, pour le coup,
13:40on sanctionne,
13:40contrairement aux Etats-Unis,
13:41on sanctionne ceux
13:42qui investissent,
13:43qui mettent beaucoup d'argent.
13:44Vous votez pour quoi ?
13:45Pour la sagesse chinoise
13:47ou plutôt pour le fun
13:48de Wall Street,
13:49l'euphorie américaine ?
13:49Non, mais moi,
13:50je suis assez d'accord
13:50sur les valorisations
13:51qui me semblent un peu
13:52euphoriques sur les Etats-Unis,
13:53vous avez compris,
13:54et plutôt prudentes
13:57sur la Chine.
13:57Plutôt sagesse chinoise, alors ?
13:58Oui, mais simplement,
13:59c'est que là-dedans,
14:00il faut mettre
14:00un petit discount,
14:01c'est qu'on est toujours
14:03en guerre commerciale,
14:04donc Trump est toujours là.
14:05Dès que ça va se terminer,
14:06l'Iran,
14:06on va reparler de droits de douane,
14:07on va reparler
14:08de compétition technologique
14:09avec des gouvernements
14:10qui vont rentrer là-dedans,
14:12et Trump et la Chine,
14:13on sait bien
14:13qu'ils agissent
14:14sur la compétitivité
14:15de leurs industries.
14:17Voilà, on n'en peut pas
14:18être à l'abri de ça complètement.
14:19Oui, et alors l'Europe,
14:20dans tout ça,
14:20parce que nos techs européennes,
14:21franchement,
14:21elles n'ont pas à rougir
14:22depuis le début de l'année.
14:23On a plein de valeurs européennes
14:24qui ont doublé
14:25depuis le début de l'année.
14:26Alors, il y a Soitec
14:27qui doit publier ce soir,
14:28il y a aussi
14:29ST Microelectronics,
14:30il y a Infineon
14:31qui a doublé
14:31depuis le début de l'année.
14:32C'est formidable,
14:33sauf que notre première capi tech
14:34et notre première capi
14:35tout court en Europe,
14:36elle capitalise
14:38621 milliards de dollars.
14:40621 milliards.
14:41On parlait de Micron
14:42qui a franchi les mille
14:43que beaucoup de Français
14:44ne connaissent pas à Micron.
14:45Nous, notre première capi européenne,
14:46elle fait à peine
14:47la moitié de Micron,
14:48c'est à SML.
14:49Oui, alors déjà,
14:50c'est pas mal,
14:50parce que déjà,
14:52600 milliards,
14:53on s'en satisfait.
14:54Dans le monde d'avant,
14:55c'était bien.
14:55Mais ne pas oublier aussi
14:56que c'est un acteur
14:57sans qui tout ça n'existe pas.
14:59C'est quand même que,
15:00parmi, en parlant de l'Iran,
15:01on a bien vu
15:01qu'il suffisait
15:02un petit grain de sable
15:03dans les chaînes de valeur mondiale
15:04de production
15:05où ça s'arrêtait,
15:05alors que c'était quand même pas
15:06le centre de manufacture mondiale.
15:08Eh bien, c'est pareil,
15:08sur la tech,
15:10si vous n'avez pas
15:10cette boîte aux Pays-Bas,
15:12il n'y a pas grand-chose
15:12qui se passe.
15:13C'est les seuls
15:13à être capable.
15:14Et pourquoi
15:14c'est pas valorisé davantage,
15:15du coup ?
15:16Il n'y a pas le même langage.
15:18Enfin, pour parler d'ASML spécifiquement,
15:20c'est quand même un groupe
15:20qui a été extrêmement prudent
15:22sur ses guidances.
15:23Il y a encore 6 à 9 mois
15:24qui nous disaient
15:25avec ce qui se passe en Chine,
15:27je ne suis pas sûr
15:27de faire un chiffre d'affaires
15:28en hausse
15:29sur les 12 prochains mois.
15:30Donc, il y a quand même
15:31un manque de...
15:32Enfin, on peut se poser une question
15:33sur un manque de lecture
15:35de cette tendance
15:36quand on est le leader
15:38mondial du secteur.
15:39On doit quand même
15:39être capable...
15:40Et ça, en Europe,
15:42on n'est pas aussi bon
15:43pour faire rêver,
15:44c'est pas faire rêver,
15:45mais donner, en fait,
15:46une projection
15:46et de dire,
15:47ben voilà, moi à 5 ans...
15:49Peut-être qu'ils disent la vérité
15:50et que les autres
15:50sont dans le marketing.
15:51Oui, mais depuis,
15:52ils ont revu.
15:52Ils ont revu leurs chiffres.
15:54C'est pour ça qu'ASML rebondit.
15:56Et donc, à nouveau,
15:57il y a plus d'euphorie
15:58et d'optimisme.
15:59Et nous, on n'est pas
16:00dans la même échelle.
16:01Vous parliez de Station F.
16:02Il faut quand même
16:03rappeler à nos auditeurs,
16:04la Station F,
16:04c'est la plus grosse pépinière
16:06de start-up
16:07de toute l'Europe.
16:08La Station F,
16:08il n'y a pas l'équivalent.
16:09On a plus de 1100 start-up
16:12en France
16:12qui bossent dans l'IA
16:13et qui, pour les deux tiers
16:14d'entre elles,
16:15recrutent cette année.
16:15Donc, l'IA peut créer des jobs.
16:18Bon, mais voilà.
16:18Mais nous, on est petits.
16:20Oui.
16:20Non, mais...
16:20Antoine.
16:21Est-ce que...
16:22Enfin, c'est un petit peu
16:23celui qui est au volant
16:24d'une rôle,
16:24c'est qui regarde
16:25avec condescendance
16:26les pauvres verts
16:27qui sont en Mercedes.
16:28Je veux dire,
16:28est-ce qu'ASML a besoin
16:30de faire 10 000 milliards
16:31de capitalisation boursière ?
16:32Non.
16:33Ils sont indispensables.
16:34Est-ce qu'ils ont besoin
16:35d'être plus gros pour ça
16:37qu'NVIDIA ?
16:38Oui, mais c'est juste hommage
16:39pour l'investisseur européen
16:40qui aimerait bien financer...
16:41Mais l'investisseur,
16:42dommage ou pas,
16:43il s'en fiche.
16:44Il cherche la perf,
16:45elle n'est pas ici, quoi.
16:46C'est juste ça,
16:46c'est juste en termes de valeur.
16:48Les gens qui investissent
16:48dans ASML
16:49ne sont pas les mêmes
16:50que ceux qui investissent
16:50dans NVIDIA
16:51et ils sont sur des dynamiques
16:54de développement
16:54qui ne ressemblent pas
16:55à celles d'NVIDIA,
16:56qui se payent différemment.
16:57Je ne pense pas
16:58que ce soit franchement lié.
17:00Oui, mais en tant que leader,
17:01il devrait être là.
17:04Si vraiment tout est équivalent...
17:06Oui, mais est-ce que c'est
17:07la CAPI qui est l'expression de tout ?
17:08Ah non, non, non.
17:10C'est sûr.
17:11Mais c'est vrai que l'Europe,
17:14on aimerait que l'Europe
17:16joue encore mieux sa partition.
17:18Aucun doute, bien sûr.
17:18Et qu'il n'y ait pas qu'un seul ASML,
17:20qu'il y en ait quatre,
17:21qui est tout un écosystème.
17:22Et puis ASML est vu
17:23comme l'utilité
17:24de cet écosystème-là,
17:25alors que les US sont venus
17:26et sont le parangon
17:28de l'innovation,
17:29de la distribution.
17:30Alors qu'ASML,
17:31c'est vraiment
17:32les pelles et les sceaux
17:34de ça.
17:35Mais on valorise moins
17:35les pelles et les sceaux
17:36que ceux qui nous promettent
17:37de l'or.
17:38Alors pour la suite,
17:39faudra-t-il privilégier
17:40quand même l'Europe ?
17:40Parce qu'en dynamique,
17:41depuis le début de l'année,
17:42nos techs européennes
17:43n'ont pas à rougir
17:43des techs américaines,
17:44même si elles sont
17:45beaucoup plus petites
17:45en capitalisation.
17:46On va aborder ces enjeux
17:47encore dans un instant.
17:48On parlera des politiques monétaires
17:49aussi, bien sûr,
17:50puis du reste du marché
17:51quand même,
17:52avec David Gaud
17:53et Jean-François Robin.
17:54Le CAC 40,
17:54on est à un quart d'heure
17:55de la clôture.
17:56On entre dans la dernière
17:57ligne droite
17:58de cette séance.
17:59Le CAC 40 gagne 0,6%,
18:008 219 points.
18:01L'Oréal est en tête,
18:02là, plus 4,5%
18:03devant Stellantis et Renault.
18:05Oui, on a de bons chiffres,
18:06figurez-vous,
18:07au mois d'avril,
18:07des ventes de voitures neuves
18:08en Europe.
18:09Elles repartent à la hausse,
18:09les ventes de voitures neuves,
18:10grâce à l'électrique.
18:12Renault gagne 4%,
18:13Stellantis gagne 4% aussi.
18:15Puis à la baisse,
18:15Total Energy
18:16avec une détente
18:17des cours du pétrole.
18:17Aujourd'hui,
18:18le marché est en mode,
18:18on y croit,
18:20à la paix,
18:20en Iran en tout cas.
18:22Chaque jour,
18:23ça change.
18:23Il n'y a pas de nouveau
18:24signe supplémentaire aujourd'hui,
18:25mais le marché achète
18:27l'idée d'une paix à venir
18:28et donc le pétrole se détend.
18:30Total Energy,
18:31du coup,
18:31dans la détente du pétrole,
18:32recule.
18:32Ce type Total Energy
18:33perd un peu plus de 3%.
18:35Antoine,
18:36on le disait,
18:36le secteur automobile
18:37est en forme aujourd'hui
18:38et puis pour les fans
18:39de Formule 1,
18:41automobile et luxe,
18:42décidément,
18:42font sacrément bon ménage.
18:43Surtout,
18:43Renault et Kering
18:44vont faire très,
18:46très,
18:46très bon ménage à l'avenir.
18:47Tiens donc.
18:48Et à votre avis,
18:49grâce à qui ?
18:50Luca.
18:51C'est marrant
18:52parce que sur le communiqué de presse,
18:53il est en photo,
18:54tout sourire.
18:55Donc oui,
18:55l'événement,
18:56c'est que Gucci
18:57va pour la première fois
18:58équiper une écurie de Formule 1
19:00et ce sera Alpine.
19:02Tiens,
19:03comme par hasard.
19:03Renault.
19:04Non,
19:04mais c'est un point intéressant.
19:06Luca Demeo,
19:07le patron de Kering,
19:09vient de Renault.
19:10Comme par hasard,
19:11il trouve un sponsoring.
19:13Et dans un championnat de Formule 1
19:15qui est trusté de A à Z
19:16par les marques LVMH,
19:18ils ont d'ailleurs un accord
19:19d'exclusivité
19:19qu'ils ont signé
19:21l'année dernière de mémoire
19:22et qui court sur 10 ans,
19:23Gucci vient un petit peu
19:26montrer sa bouille
19:28mais alors plutôt
19:28du côté des équipes
19:29et voilà,
19:31à l'occasion,
19:31il crée une sorte de plateforme
19:32de partenariat
19:33pour le sport
19:34qui est assez intéressante
19:35et c'est un des premiers
19:36petits coups
19:37qui est marqué
19:37par Gucci
19:39depuis la réunion stratégique.
19:41Le groupe vit bien,
19:42voilà,
19:42Gucci vient sponsoriser Renault
19:44et Luca Demeo
19:45au milieu de tout ça.
19:46Intéressant.
19:47Alors juste,
19:47non,
19:48on se disait
19:49ce serait bien
19:49que Gucci renaisse
19:50avec ses origines,
19:53le grand chic italien,
19:55etc.
19:57Je veux bien croire
19:58que sponsoriser
19:58une équipe de Formule 1,
19:59ok,
20:00mais on n'est pas encore
20:01tout à fait dans le cadre.
20:03Oui,
20:03c'est un début,
20:04il faut bien démarrer.
20:04Oui, voilà.
20:05Mais l'idée de la plateforme
20:06est intéressante.
20:07Et ce qui est intéressant aussi,
20:08c'est que les ventes
20:09de voitures électriques
20:09repartent à la hausse.
20:10Là, on voit au mois d'avril
20:11un rebond des ventes
20:12en Europe,
20:12figurez-vous,
20:13nouvelles immatriculations
20:14qui repartent grâce
20:14à l'électrique.
20:16Même Tesla,
20:17Tesla voit ses ventes
20:18rebondir.
20:18Pourtant,
20:19pendant des mois et des mois,
20:20les consommateurs européens
20:21boudaient Tesla
20:22et Elon Musk,
20:23la personne d'Elon Musk,
20:24là en avril.
20:24Et depuis trois mois,
20:25en réalité,
20:26les ventes de Tesla
20:26repartent à la hausse.
20:27Et c'est un mouvement global
20:28sur l'électrique, là.
20:29Est-ce qu'il y a quelque chose
20:30à jouer ?
20:30On a pas mal d'auditeurs
20:31qui nous disent,
20:31tiens, sur l'automobile
20:33et notamment Renault
20:34qui a beaucoup
20:34de modèles électriques.
20:35Est-ce qu'il n'y a pas,
20:36pourquoi pas,
20:37un mouvement à venir
20:38et un potentiel
20:39à reconstruire ?
20:40Alors, déjà,
20:42ça fait le quatrième mois
20:43d'affilée quand même
20:44que les ventes
20:44de voitures électriques
20:46explosent.
20:46Là, on parle de 38%
20:48la hausse des voitures
20:49full électriques.
20:49Les hybrides,
20:50c'est plus 12%.
20:51Ce qui est intéressant
20:52quand même,
20:52c'est qu'on peut relier ça
20:53à l'Iran
20:54avec ce désir
20:55d'électrification
20:55et de ne plus faire
20:56la queue à la pompe
20:57pour essayer d'avoir
20:58des prix raisonnables
20:59alors que vous avez maintenant
21:01plus de 140 000 bornes
21:02de recharge en France.
21:03Ce qui est intéressant,
21:04c'est que dans le même temps,
21:05vous avez les voitures
21:05thermiques qui s'écroulent.
21:07Vous avez les voitures
21:07à essence qui sont
21:08à moins 14,
21:09les voitures diesel
21:10moins 17.
21:11Donc, il y a quand même
21:11une espèce de dynamique
21:13assez forte.
21:14Vous le disiez,
21:14Tesla en profite
21:15parce qu'ils étaient vraiment
21:16en comparable très très bas.
21:18Mais aujourd'hui,
21:19vous avez des boîtes
21:20qui marchent très très bien.
21:21Volkswagen,
21:22encore une fois,
21:23réaugmente ses parts de marché.
21:25Donc, ce n'est pas seulement
21:26des voitures chinoises
21:27qui portent l'électrique.
21:28Ça commence à porter
21:28les valeurs européennes,
21:30Volkswagen en tête.
21:31mais on a vu Stellantis
21:32et Renault qui s'en sortent.
21:34David, là-dessus ?
21:35Alors, pas de sujet
21:36sur les volumes.
21:37C'est sûr qu'on s'attend
21:39à ce que l'adoption
21:40des véhicules électriques
21:42devienne plus massif.
21:44Par contre,
21:44je ferai à nouveau référence
21:45à ce qui se passe en Chine,
21:46c'est qu'on voit quand même
21:47un écroulement des marges
21:48et un écroulement des profits
21:50malgré la hausse des volumes
21:52parce que la compétition
21:53est à couteau tiré.
21:56Et donc, là-dessus,
21:57il va falloir être quand même prudent
21:58parce que cet essor des volumes
22:01ça peut créer un effet
22:02de chiffre d'affaires
22:02qui va sûrement redoper
22:04un peu ces valeurs
22:04et la redonner.
22:06La concurrence,
22:07elle ne va faire
22:07que s'instensifier
22:08et on a quand même
22:10beaucoup plus d'acteurs
22:10aujourd'hui,
22:12dont les acteurs chinois
22:13qui mettent un pied
22:14dans les usines
22:15et dans les réseaux
22:16de distribution.
22:17Sur les marges,
22:18ça va faire,
22:19à mon avis,
22:20ça va avoir un effet
22:21à moins de pouvoir évoluer
22:23vers des modèles
22:24de paiements mensuels,
22:26de plus de services
22:27en fait
22:27que de mécaniques
22:30à quoi tous rêvent.
22:33Mais ça risque
22:33de prendre du temps
22:34et il va y avoir
22:35de la concurrence.
22:36Donc, je ne suis pas sûr
22:37que les bénéfices
22:37soient au rendez-vous
22:38pour justifier un rebond
22:40sur toutes ces valeurs.
22:40Et donc, plutôt prudent.
22:42Oui, on est en train
22:43peu à peu là
22:43de dériver,
22:44de quitter la tech
22:45pour parler du reste du marché
22:46à travers l'automobile.
22:47Et au-delà,
22:49le reste du marché
22:50est très en retard
22:51pour le coup.
22:51Si la tech monte,
22:52le reste du marché,
22:53ce n'est pas le cas
22:53en termes de valorisation.
22:55Les trois quarts de la cote,
22:57surtout aux États-Unis,
22:57mais même en Europe,
22:58sont relativement en retard.
22:59Comment vous le voyez, ça ?
23:00C'est le signe
23:01que nos économies
23:02sont en crise
23:02et que les indices planent
23:04ou en quelque sorte
23:05ou vous trouvez au contraire
23:06que c'est encourageant
23:07parce qu'il y a tellement
23:07de valeurs en retard
23:08qu'à un moment ou à un autre,
23:09elles viendront apporter
23:10de la croissance au marché
23:11quand elles rattraperont
23:12leur retard ?
23:12C'est un élément
23:13plutôt rassurant, ça,
23:14c'est sûr.
23:15Parce que,
23:16donc, il y a un effet aspirant
23:17de la tech
23:18qui absorbe
23:19en fait des volumes
23:19et des liquidités
23:20de plus en plus importantes.
23:22Mais comme on le disait
23:23sur les résultats
23:23du premier trimestre,
23:24en fait,
23:28hormis peut-être
23:29un ou deux secteurs,
23:30tous les secteurs
23:31ont battu
23:31les attentes du marché.
23:32Donc,
23:33ça fait mieux
23:34de partout
23:35et vous avez raison,
23:36ça ne bouge pas encore
23:38systématiquement
23:38sur tous ces secteurs-là,
23:40mais il y a
23:41du potentiel
23:42en fait
23:43de rebonds,
23:44enfin de hausses
23:45supplémentaires
23:45sur ces secteurs.
23:46Ça peut expliquer
23:47d'ailleurs que le dojo
23:48a quand même
23:49des journées
23:49où finalement
23:51il fait mieux
23:52que le Nasdaq.
23:53Alors,
23:53il reste encore
23:54plus volatile actuellement
23:55parce qu'il y a
23:56la hausse des taux
23:56d'intérêt long terme
23:57qui joue quand même
23:58sur tous ces secteurs.
24:00Mais dans l'ensemble,
24:01si on pense que la micro
24:02est en train
24:02de mener le rallye,
24:04il n'y a pas de raison
24:05qu'à un moment
24:05ou à un autre
24:06et les banques
24:06et même la santé
24:08qui est très en retard
24:10ne voient un petit peu
24:11un effet d'aubaine.
24:12La santé,
24:13on est sur un secteur
24:13qui est très très en retard
24:14en valorisation
24:15mais qui devrait surfer
24:16sur le vieillissement démographique.
24:17Mais le marché
24:18n'a pas l'air
24:18de vouloir en tenir compte.
24:19Alors,
24:19on le disait quand même,
24:20le Russell 2000
24:21est sur un plou historique
24:22malgré tout.
24:23Mais c'est vrai
24:23que c'est la tech
24:24qui porte la hausse.
24:25Est-ce que vous trouvez
24:25que c'est encourageant
24:26dans le sens,
24:27Jean-François,
24:27où du coup,
24:28tous ces secteurs
24:28en retard sur la tech
24:29à un moment
24:29prendront le relais de la tech
24:31et apporteront
24:31un potentiel supplémentaire ?
24:32Je crois qu'il y a une façon
24:33de regarder ça,
24:34c'est de se dire
24:34que tous les secteurs
24:35sont en train de devenir
24:36un peu impactés par de la tech
24:37et devenir de la tech.
24:38C'est-à-dire qu'on parlait
24:39des voitures à l'instant.
24:40Il y a un effet volume
24:41qui est en train d'emporter
24:42même les valeurs traditionnelles.
24:43Encore une fois,
24:44l'année dernière,
24:45vous aviez une voiture
24:45sur quatre dans le monde
24:46qui était vendue.
24:47Donc,
24:47ce n'est pas seulement les Chinois.
24:48C'est 61% des voitures
24:50vendues en Éthiopie.
24:522,5 millions de véhicules
24:53vendues en main
24:53de full électrique,
24:54etc.
24:54Donc,
24:55on est en train de faire ça
24:55et un pivot.
24:56Depuis le début de l'année,
24:57c'est une voiture sur trois
24:58dans le monde qui est électrique.
24:59Donc,
24:59il y a une espèce de truc
25:00qui tire les valeurs traditionnelles.
25:01Mais ces valeurs traditionnelles
25:02se font impacter
25:03par de la tech.
25:03Aujourd'hui,
25:04quand vous baladez en Chine
25:05pour y être régulièrement,
25:06les voitures électriques chinoises
25:08sont amphibies.
25:09Vous pouvez projeter des films
25:10en extérieur
25:11avec les phares
25:12qui deviennent des vidéoprojecteurs.
25:14Elles se transforment
25:15en lieux de téléconf.
25:16Bref,
25:16ça devient de la tech.
25:17Vous parlez de la santé,
25:18c'est pareil.
25:19En fait,
25:19on voit bien que l'IA
25:20va permettre
25:21de trouver des combinaisons
25:23de molécules
25:24beaucoup plus facilement.
25:25Tout ça,
25:25en fait,
25:26devient...
25:27On a ce méga-trend
25:28de la tech
25:29qui vient impacter
25:29tous les secteurs,
25:30y compris les plus traditionnels.
25:31Et la voiture,
25:32il n'y a pas plus d'industrie
25:34maintenant,
25:34très 19e,
25:35très 20e siècle.
25:36En fait,
25:37c'est en train de devenir
25:37de la tech aussi.
25:38Oui,
25:38mais c'est de plus en plus cher,
25:39tout ça,
25:39de plus en plus inaccessible
25:40à des francs entiers
25:43de la population.
25:44Et c'est cette économie en cas
25:45qui risque ce cas
25:45de grandir encore.
25:47Oui et non,
25:47si je puis dire,
25:47parce qu'aujourd'hui,
25:48le prix des voitures électriques
25:49baisse.
25:49Aujourd'hui,
25:49une C3 électrique
25:50a le même prix
25:51qu'une C3 thermique.
25:54Oui,
25:55la Ferrari électrique
25:56à 500 000 euros,
25:57ça c'est autre chose.
25:58Mais en revanche,
25:58le modèle électrique,
25:59vous avez vu,
26:00les derniers modèles
26:00qui sortent justement
26:01le succès,
26:02je pense,
26:02d'un Stellantis,
26:03d'un Renault aujourd'hui,
26:04c'est plutôt leur modèle,
26:05la 4L,
26:07la future 2 chevaux
26:08qui va sortir sans doute
26:09à moins de 15 000
26:10voire moins de 10 000.
26:11Donc,
26:11on est sur des modèles
26:12moins chers que le thermique.
26:13Et encore une fois,
26:14c'est de la tech.
26:15Quand vous avez
26:15les nouvelles batteries,
26:16vous avez 1500 km d'autonomie
26:18en 6 minutes,
26:19c'est terminé.
26:19Le thermique est mort.
26:20Donc,
26:20tout le monde va pouvoir
26:21participer au festin.
26:22Là,
26:22aujourd'hui,
26:22c'est compliqué
26:23pour beaucoup de consommateurs.
26:24ça reste un peu plus compliqué.
26:25Mais à la fin,
26:26tout le monde sera au festin,
26:27sera invité.
26:28David ?
26:28Oui,
26:29si le système reste stable
26:30et si les classes sociales
26:33les moins aidées
26:35et les plus en difficulté
26:36ne renversent pas la table
26:37d'ici là.
26:38Parce qu'on voit quand même,
26:40on se pose toujours des questions
26:41sur des chiffres,
26:41notamment de la consommation
26:42aux Etats-Unis
26:43ou quand on voit
26:44le niveau de confiance
26:45des ménages aux Etats-Unis,
26:46on est à des points bas,
26:47on est vraiment sur des niveaux
26:49extrêmement...
26:50qui sont préoccupés
26:50préoccupants
26:51qu'on ne voit pas dans la bourse,
26:53qu'on ne voit pas
26:54dans les chiffres des résultats.
26:55Donc,
26:55il y a bien deux mondes
26:56qui, en fait,
26:58se scrutent
27:00et il y a une grande partie
27:02de la population
27:02qui ne bénéficie pas
27:03de ce rallye boursier,
27:05de la hausse de l'immobilier
27:06qui, au contraire,
27:08a tous les effets négatifs
27:09actuellement,
27:10avec des hausses de coûts,
27:11avec les hausses de l'énergie.
27:15Donc, là-dessus,
27:17le reflet,
27:17il n'est pas complet.
27:18Le rêve que la tech
27:19est démocratique,
27:20il n'est pas abouti.
27:2390% des actions aux Etats-Unis
27:24sont détenues
27:25par les 10% les plus riches.
27:26Les effets richesses,
27:27c'est pour les plus riches.
27:28Oui,
27:28mais ça permet
27:29à ces valeurs de consommation,
27:30quand même,
27:31aussi du fait
27:31que les plus riches résistent,
27:33de continuer de tenir.
27:34C'est ça qui est frappant,
27:35c'est qu'on a vraiment
27:36des marchés un peu en trompe-l'œil
27:37parce que l'Américain moyen souffre,
27:39mais les marchés sont en pleine forme
27:40et il y a plein de secteurs
27:41qui,
27:41même si la tech
27:42est devant tous les autres,
27:43quand même,
27:43s'en sortent à l'arrêt.
27:44Et ça amène ces classes sociales
27:45à investir.
27:46C'est aussi ce flux
27:47de classes,
27:49on le voit,
27:50il y a des éléments
27:52sur la Corée,
27:52notamment la Corée du Sud
27:53où c'est des gens
27:54qui vident leur plan d'épargne
27:56ou qui vident
27:57leur retraite
27:59pour venir investir
28:00dans les deux titres,
28:01Samsung et SKINX.
28:03Ça tient jusqu'à ce que ça tienne plus.
28:05Aux Etats-Unis,
28:06c'est vraiment la définition
28:07de l'économie en cas
28:08parce que je disais
28:0890% des actions
28:09sont détenues
28:10par les 10% les plus riches
28:11et les 10% les plus riches
28:13font désormais
28:14plus de 50%
28:14de la consommation
28:15aux Etats-Unis.
28:16Les 80% les moins riches
28:17aux Etats-Unis,
28:18c'est maintenant
28:19moins d'un tiers
28:19de la consommation.
28:20Donc c'est quand même
28:21hyper intéressant,
28:22c'est qu'aujourd'hui,
28:24la chute,
28:24vous le disiez,
28:25de la consommation des ménages
28:26elle est au plus bas
28:26de l'histoire aux Etats-Unis.
28:28La confiance des consommateurs américains
28:29elle est au plus bas historique.
28:30De la confiance,
28:31pas de la consommation.
28:32Mais en fait,
28:33c'est 80% des gens
28:35qui sont déprimés
28:35aux Etats-Unis
28:36qui ont vraiment
28:36les jetons
28:37de perdre leur emploi
28:38qui perdent du pouvoir d'achat
28:39avec la montée des prix
28:40de l'essence,
28:40c'est pas eux
28:41qui détiennent les actions
28:43et c'est pas eux
28:43qui consomment
28:44puisque ça,
28:45c'est plutôt les 10%
28:46les plus riches
28:46qui la consommentent.
28:47C'est eux qui m'interrogent
28:47dans les sondages.
28:48En fait,
28:49la confiance des ménages
28:51elle n'a jamais été aussi
28:52mal corrélée
28:53avec la consommation.
28:55Oui,
28:56et on a des marchés
28:56au plus haut
28:57quand la confiance des ménages
28:58dans les enquêtes
28:58est au plus bas
28:59mais ça n'empêche pas
29:00la consommation de tony
29:00grâce aux plus riches
29:02aux 10% les plus riches.
29:03C'est complètement spectaculaire.
29:05Heureusement,
29:05les banques centrales
29:06vont passer par là
29:06alors on verra
29:07ce que décidera la Fed
29:08et puis en Europe
29:08on a la chance
29:09d'avoir une BCE
29:09qui va relever ses taux
29:10la semaine prochaine.
29:11C'est formidable.
29:12Ah bah ça,
29:12c'est vraiment exactement
29:13ce qu'il fallait
29:13à l'économie européenne,
29:15oui.
29:15Oui,
29:16est-ce qu'on attendait
29:16une hausse de taux
29:17la semaine prochaine ?
29:17C'est bien,
29:18vous êtes content David ?
29:19Vous l'attendez ?
29:20J'y crois pas
29:21mais les marchés
29:22ont envie de tester le sujet
29:23donc ils ont le droit.
29:24C'est toujours intéressant
29:26de venir voir un peu
29:26comment les marchés réagissent.
29:28Après,
29:28historiquement,
29:29on n'a pas vu
29:29les banques centrales
29:30changer de direction
29:31comme ça
29:31aussi violemment
29:32et aussi rapidement
29:33à moins vraiment
29:34qu'il y ait le feu à la maison.
29:35Et on n'a quand même
29:36pas toutes les données
29:37qui sont roses
29:38et avec une inflation,
29:41on a quand même
29:42des chiffres du chômage,
29:43des chiffres du marché du travail
29:44notamment aux Etats-Unis
29:46qui peuvent,
29:47qui devraient quand même
29:48théoriquement freiner
29:49toute envie
29:49d'augmenter les taux rapidement
29:51que ce soit aussi bien
29:52en Europe
29:52qu'aux Etats-Unis.
29:53D'accord.
29:54Vous seriez surpris
29:54que la BCE relève
29:55ses taux la semaine prochaine.
29:56Ah oui.
29:57Et dans ce cas-là,
29:58vous seriez atterré,
29:59j'imagine ?
29:59Ah ben,
30:00pour nous,
30:01c'est un point
30:03où il faut prendre des profits.
30:05Si on rentre
30:05dans cet ajustement...
30:09Alors après,
30:09les banques centrales
30:10peuvent faire des erreurs
30:11à court terme,
30:13mais non,
30:14ce serait...
30:14À mon avis,
30:15ce n'est pas une lecture correcte
30:16à ce stade.
30:17Donc vous n'êtes pas d'accord
30:17avec Isabelle Schnabel
30:18qui dit
30:18même si on signait la paix,
30:19les Etats-Unis signaient la paix
30:20avec l'Iran demain,
30:21il faudrait quand même
30:21relever les taux au mois de juin.
30:23Vous n'êtes pas d'accord
30:23avec Isabelle Schnabel ?
30:24Voilà.
30:25On va voir ce que décide
30:26la BCE la semaine prochaine,
30:27mais le marché s'attend peut-être
30:28à une hausse de taux.
30:29Sous-titrage Société Radio-Canada
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