Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 minutes
Mercredi 28 janvier 2026, retrouvez Laura Israel (confondatrice, Routine), Romain Thomas (Responsable de la gestion des produits et du développement durable, Vinventions) et Stéphane le Gentil (directeur général, SOFIAC France) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Générique
00:05Bonjour à toutes et à tous, bienvenue.
00:10C'est Smart Impact, l'émission des entreprises à impact positif.
00:13Voici le sommaire, c'est Stéphane Le Gentil.
00:15C'est aussi le directeur général de Sofiac France qui sera l'invité du grand entretien tout à l'heure.
00:20Dans 26 minutes, on parlera d'investissement, de financement, de la décarbonation des entreprises.
00:25Auparavant, je reçois Romain Thomas qui est responsable de la gestion des produits et du...
00:30Développement durable chez Vinvention qui, vous verrez, réinvente...
00:35Les bouchons en réduisant leur impact carbone.
00:38Dans notre débat, on verra quels sont les...
00:40Les corrélations, les liens entre dérèglement climatique et santé mentale grâce à...
00:45Une étude menée par Générali et l'Institut Mondor.
00:47Et puis, dans notre rubrique consacrée aux startups...
00:50Je vais vous présenter Routines, Routines avec ces vélos électriques qui ne...
00:55tombent pas.
00:56Ils sont notamment conçus pour les personnes en situation de handicap.
01:00Voilà.
01:00Pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:03Générique
01:05Sous-titrage Société Radio-Canada
01:10De Smart Impact, c'est Romain Thomas.
01:11Bonjour.
01:12Bonjour.
01:13Bienvenue.
01:14Vous êtes responsable de la gestion des produits et du...
01:15développement durable chez Vinvention.
01:17C'est quoi Vinvention ?
01:19Vinvention, c'est une entreprise...
01:20internationale qui produit et commercialise des bouchons pour le vin, les spiritueux.
01:25et les huiles.
01:26D'accord.
01:27Bon.
01:28Puisqu'on va parler de vin et d'alcool, je rappelle que l'abus d'alcool...
01:30est dangereux à consommer avec modération.
01:32Vous proposez notamment des solutions de bouchage.
01:35des bouchons différents.
01:36Alors, il y en a plusieurs.
01:38De quelles solutions on parle ?
01:40Dans le monde du bouchage des vins, on a, on va dire, quatre grandes catégories.
01:45Le liège naturel, une pièce, celui qui est tubé directement dans l'écorce de Liège.
01:49Ouais.
01:50Le liège...
01:50liège micro-agglomérée, donc des particules de liège qui sont agglomérées entre elles avec de la colle.
01:55Le bouchon synthétique, le bouchon en plastique et la capsule à vis, et donc nous on propose toutes les solutions excepté...
02:00le bon vieux bouchon traditionnel tubé dans l'écorce de liège, pour certaines raisons qu'on va peut-être...
02:05Ben oui, on va développer ça. Alors je sais pas moi...
02:10C'est vrai que j'ai un côté dinosaure, pardon, c'est mon âge qui veut ça, donc...
02:15Je peux peut-être être un peu suspicieux quand je vois arriver...
02:20une bouteille de vin avec un bouchon qui n'est pas justement le bon vieux bouchon en liège.
02:24Alors, vous avez dit...
02:2510 minutes pour me convaincre, allons-y, c'est parti !
02:27Ben, pour faire très très cash, nous ce qu'on considère...
02:30c'est que le liège est un problème.
02:33Oui.
02:34Voilà.
02:35C'est un problème...
02:35Pourquoi ? Parce qu'il héberge une molécule qui s'appelle le TCA, qui est responsable du goût de bouchon.
02:38Ok.
02:39Et donc tous les efforts qui sont...
02:40qui sont faits par l'industrie du bouchage du vin,
02:42visent à éliminer cette molécule qui amène à un défaut...
02:45non qualitatif.
02:46Et donc les efforts qui sont mis en place,
02:48ils vont notamment avoir un impact écologique.
02:50puisqu'on va vouloir nettoyer le liège pour éliminer cette molécule.
02:54Mais quand on...
02:55on ajoute ces opérations, on consomme de l'eau potentiellement pour éliminer la molécule.
03:00ou alors on utilise une autre technologie qui s'appelle le traitement au CO2 supercritique,
03:04qui consiste...
03:05à faire passer le liège dans...
03:07à le mettre en contact de CO2 poussé à 73 B.
03:10Et donc vous imaginez bien que quand on met du CO2 à 73 B,
03:13ça consomme de l'énergie.
03:15D'accord.
03:15Donc vous, vous avez des solutions qui sont déjà moins énergivores.
03:18Voilà.
03:19Donc nous en fait on...
03:20on est partisans de la solution plastique.
03:23Pas n'importe laquelle.
03:24On utilise des plastiques...
03:25qui sont biosourcés, fabriqués à partir de cannes à sucre.
03:27Ouais.
03:28Parce qu'on estime que autant sur la dimension...
03:30donc performance oenologique et notamment la régularité du bouchage et sur la performance...
03:35écologique et bien on obtient des résultats qui sont meilleurs.
03:38Alors sur la performance écologique...
03:40vous dites c'est bon vous m'avez convaincu.
03:41Après sur la conservation du vin...
03:44C'est...
03:45ça fonctionne aussi bien ?
03:47Ben oui parce qu'en fait l'idée quand on utilise...
03:50L'idée...
03:50pardon...
03:51je crois...
03:52je suis pas un spécialiste mais il faut quand même que ça circule, que l'air circule...
03:55Donc le bouchon il a un rôle dans l'évolution du profil aromatique du vin.
03:58Et donc...
04:00un des problèmes qu'on rencontre avec les solutions à base de Liège...
04:03c'est que cette évolution elle va être aléate.
04:05puisque le Liège est un matériau naturel par définition...
04:07et donc chaque bouchon est légèrement différent...
04:10l'un par rapport à l'autre.
04:12Le fait d'utiliser une solution plastique avec une technologie qui est...
04:15extrêmement stable qui s'appelle l'extrusion pour ce qui nous concerne...
04:18permet de proposer...
04:20au vigneron un bouchon qui est exactement le même...
04:23au sein d'un même sac du premier au dernier.
04:25et donc si c'est le même...
04:26il apporte la même quantité d'oxygène dans le vin...
04:28et donc le vin évolue exactement...
04:30de la même façon année après année.
04:33Il y a des bouchons alors vous les avez sans doute cités...
04:35qu'on appelle des bouchons micro naturels.
04:37C'est quoi un bouchon micro naturel ?
04:39Un bouchon micro naturel c'est un...
04:40un bouchon à base de liège mais qui n'utilise pas de la colle...
04:42mais qui utilise un liant biodégradable.
04:44Ok.
04:45pour agglomérer entre elles les particules de liège.
04:48Et donc ça, ça fait partie des bouchons...
04:50que vous proposez.
04:51Nous c'est notre philosophie.
04:52C'est-à-dire qu'on ne propose pas de bouchons micro agglomérés...
04:53qu'on utilise de la colle, on utilise des bouchons.
04:55On propose des bouchons micro naturels qui utilisent ce liant biodégradable.
04:57Donc c'est une version plus écologique, plus respectueuse...
05:00de l'environnement, du bouchon de liège.
05:02Donc il y a le principe de départ, on a bien compris...
05:05et puis ensuite il y a l'évolution.
05:06Est-ce que vous continuez de faire évoluer les bouchons que vous proposez ?
05:10effectivement le sourcing du plastique pour les bouchons en plastique
05:13pour que même si votre...
05:15impact est déjà plus faible, je l'ai bien compris au départ,
05:18pour améliorer encore cet impact.
05:20Est-ce que ça fait partie de l'innovation, de la recherche et développement d'une entreprise comme la vôtre ?
05:25Quand on parle d'un bouchon, il y a trois grandes dimensions en fait.
05:27La performance, le développement durable et...
05:30et l'esthétique.
05:31Donc on travaille sur ces trois leviers à différents niveaux.
05:35pour ce qui est du développement durable, on a effectivement la solution la meilleure du marché sur l'empreinte carbone, c'est la base.
05:40de canne à sucre.
05:41Ok.
05:42Et puis on a développé par exemple récemment une solution où on vient collecter...
05:45des plastiques marins et par certaines technologies on les transforme en un plastique à nouveau.
05:50aptes au contact alimentaire.
05:51Et donc là, c'est pareil, ça peut intéresser certains...
05:55les ignorants qui ont une sensibilité vis-à-vis de la protection des océans par exemple.
05:59C'est...
06:00Vous...
06:00Vous êtes un des leaders mondiaux ou le leader mondial ?
06:03On est le deuxième producteur mondial en volume.
06:05D'accord.
06:06Est-ce que ça vous oblige à une forme de...
06:10de...
06:10vertu supplémentaire ?
06:11Vous voyez ce que je veux dire ?
06:12Est-ce que vous vous sentez plus observé ?
06:13Oui.
06:14On est plus observé parce que...
06:15qu'on est le deuxième.
06:16Donc on est...
06:17on est parmi ceux qui sont les plus regardés.
06:19Mais surtout parce qu'on...
06:20propose une solution plastique qui est notre cœur de gamme et forcément...
06:25dans l'imaginaire collectif, le plastique est moins bon que le liège.
06:29Donc on a cette...
06:30ce devoir et cette nécessité d'être encore plus rigoureux scientifiquement.
06:35sur toutes les analyses qu'on va faire, que ce soit des analyses d'empreintes carbone notamment,
06:38de recyclabilité et autres.
06:40Alors on va parler de consommation et on évoquera la baisse généralisée de la consommation...
06:45de vin dans le monde.
06:46Mais peut-être une première question un peu d'ordre culturel.
06:49Est-ce qu'il y a...
06:50en fonction des pays, des réticences à adopter le bouchon ?
06:55plastique plus fortes que d'autres.
06:57Oui, il y a surtout certains pays qui sont...
07:00qui ont complètement basculé vers la capsule à vis.
07:02Donc il ne se pose même plus la question de savoir si le liège est mieux que le plastique.
07:05ou inversement.
07:06Pour eux, la solution idéale, c'est la capsule à vis.
07:09C'est le cas en Allemagne...
07:10en Nouvelle-Zélande par exemple, en Australie.
07:12Il y a plus de la vis, quand même une conservation.
07:15et maturation du vin un peu...
07:18C'est une approche différente, c'est-à-dire...
07:20c'est très fermé, très hermétique.
07:22Et donc on est sur quelque chose qui va complètement fermer le vin.
07:25D'accord.
07:26Mais l'idée des vignerons dans ces pays-là, c'est la sécurité.
07:30C'est la tranquillité d'esprit.
07:32Oui.
07:33Après, la réticence...
07:35vis-à-vis des solutions plastiques.
07:37En France, il y a quand même un plastique bashing qui est très fort.
07:39Oui.
07:40Maintenant, voilà.
07:41Nous, notre rôle, c'est de prouver justement que,
07:43bien que ce soit une solution plastique, elle est...
07:45portueuse et elle est surtout meilleure pour le vin.
07:47Et ça, on arrive plus ou moins plutôt bien à le faire puisque...
07:50on doit faire en France 600 millions de bouchons.
07:52Oui.
07:53Consommation mondiale de vin qui baisse, je le dis...
07:55vous le ressentez forcément, vous, dans votre business ?
07:57Oui.
07:58Depuis 2017, on a une consommation...
08:00une consommation en France qui baisse de l'ordre de 3% par an tous les ans.
08:03Oui.
08:04Sur toutes ces années, ça fait...
08:05il y a quand même des volumes qui sont significatifs.
08:07Les conséquences, naturellement, c'est de l'arrachage de vignes.
08:10et pour nous, en tant que fournisseurs de la filière,
08:13eh bien, une taille du gâteau qui se fait...
08:15qui se resserre, donc on doit être encore plus compétitif
08:17puisqu'on n'a plus de croissance organique.
08:19Si on veut croître, il faut aller prendre...
08:20des parts de marché aux concurrents parce que nos clients,
08:22par définition, chaque année, en moyenne, produisent 3%.
08:25de 20 en moins.
08:27Donc voilà, on démarre l'année avec un volume de moins 3.
08:30Oui.
08:30Déjà.
08:31Est-ce que ça veut dire qu'il faut forcément se tourner vers d'autres...
08:35d'autres...
08:36vous dites vins espiritueux, c'est-à-dire d'autres alcools, d'autres...
08:40d'autres produits pour lesquels il faut aussi des bouchons.
08:43Oui, oui, il y a différentes...
08:45options qui s'offrent à nous.
08:46Effectivement, nous, on a pris le parti d'aller explorer le secteur des vins...
08:50effervescents, donc les bulles.
08:51Oui.
08:52Voilà, on a sorti un bouchon dédié aux vins effervescents il y a...
08:55il y a un an et demi.
08:56Voilà, donc là, c'est un marché totalement vierge pour nous.
08:59Effectivement...
09:00on étudie de près le marché des spiritueux qui ont des besoins en bouchage
09:03qui sont légèrement différents...
09:05et puis après, voilà, il y a la technologie de l'extrusion qu'on utilise nous pour produire les bouchons.
09:10on doit réfléchir aussi à savoir si on peut l'utiliser potentiellement dans d'autres industries, mais là, c'est un autre métier.
09:15c'est plus compliqué.
09:16Est-ce que le secteur viticole...
09:20c'est un secteur de tradition et ça, c'est une vraie qualité, mais est-ce que c'est aussi...
09:25c'est un secteur qui a un peu de mal à évoluer, notamment en France.
09:28Est-ce que vous avez ce sentiment-là ?
09:29Oui, il y a une...
09:30il y a toujours une crainte d'aller trop loin dans l'innovation.
09:34Voilà.
09:35on le voit.
09:36Après, nous, ce qu'on peut dire, le message qu'on peut faire passer, c'est que ceux qui vont...
09:40qui prennent des risques, en général, sont récompensés.
09:42Je vous ai parlé tout à l'heure de ce bouchon qui est fabriqué à partir de plastique.
09:45marins collectés à proximité des océans.
09:46Donc là, il y a un storytelling qui est énorme à faire.
09:49Les clients qui ont fait...
09:50le choix d'aller vers ce bouchon-là en ont eu des bénéfices significatifs.
09:54Je pense notamment...
09:55une cave que je peux citer, la cave coopérative de Tutiac, qui nous a fait confiance.
09:58Ça leur a permis d'ouvrir des marchés...
10:00au UK,
10:01chez des distributeurs chez lesquels ils n'ont jamais été présents.
10:04OK.
10:05Donc, simplement parce que le vin est bon, évidemment, mais parce que derrière, l'histoire
10:10qui raconte...
10:10est différente.
10:11Il y a un angle nouveau qui est pris et finalement, ce petit objet permet...
10:15de raconter une nouvelle histoire.
10:16Mais ça suppose quand même un point de départ...
10:20presque informatif.
10:21Moi, j'avoue que grâce à vous, j'ai appris des choses sur le Liège que je ne connaissais
10:24pas.
10:25Oui.
10:25ça fait partie de vos axes de développement, ça ?
10:29Oui, c'est toute la difficulté en fait.
10:30Oui, parce que c'est critiquer un produit concurrent.
10:33Voilà.
10:34En fait, l'idée, ce n'est pas de critiquer...
10:35c'est d'essayer de rééquilibrer la perception.
10:38Oui.
10:39C'est-à-dire qu'aujourd'hui...
10:40le Liège est perçu comme la solution idéale et le plastique comme la solution la moins
10:44bonne si on caricature dans les...
10:45dans l'imaginaire collectif.
10:46Nous, ce qu'on dit, c'est que le Liège a des avantages.
10:50Mais il faut se méfier et il faut voir de quoi on parle quand on parle de Liège.
10:54Bien souvent, on parle...
10:55de Liège agglomérée, donc des particules de Liège avec de la colle.
10:57Ce n'est pas tout à fait la même chose qu'un bouchon tubé dans une écorce.
11:00Et quand on parle de plastique, pour ce qui nous concerne, la plupart du temps, c'est
11:03du plastique biosourcé à base de canards sucruques.
11:05qui a donc un meilleur impact environnemental et d'une manière générale en performance,
11:09se comporte mieux.
11:10Un mot, tiens, parce qu'il y a plein de thèmes qu'on pourrait aborder, mais dans une entreprise...
11:15comme la vôtre, j'imagine qu'il y a des enjeux de consommation d'eau, de consommation d'énergie...
11:20vous êtes là aussi dans une démarche d'amélioration ?
11:23Oui, oui, oui.
11:25La consommation d'énergie, donc les usines sont alimentées à 100% en électricité verte.
11:30La consommation d'eau, un des avantages également de la technologie normale...
11:35D'accord, pour les bouchons synthétiques, c'est une très faible consommation d'eau,
11:38on n'a pas besoin d'eau quasiment pour produire un bouchon synthétique.
11:40On continue à regarder ce qui est faisant.
11:45On fait nos rapports VSME annuels.
11:47Pour la première année, on va faire ce qu'on appelle le scope 3.
11:50dans le cadre de ce rapport VSME.
11:52Les émissions extérieures...
11:53Voilà, exactement.
11:54Et à partir de là, construire une...
11:55une feuille de route pour essayer de diminuer progressivement les émissions de...
12:00de nos usines.
12:01Merci beaucoup Romain Thomas et à bientôt sur Bsmart Fortune.
12:05face à notre débat, les liens entre dérèglement climatique et santé mentale.
12:10Bsmart
12:14Êtes-vous pr...
12:15Prêt pour l'impact ?
12:16C'est la question que je pose chaque jour à une personnalité qui compte dans notre économie.
12:20et je reçois aujourd'hui Stéphane Le Gentil.
12:22Bonjour.
12:23Bonjour Thomas.
12:24Bienvenue, vous êtes le directeur général...
12:25de Sofiac France.
12:26C'est quoi Sofiac France, son rôle, ses métiers, ses missions ?
12:30C'est...
12:30C'est une société qui est là pour aider les entreprises à décarboner.
12:32D'accord.
12:33Si je résume...
12:34Part de l'investissement...
12:35En particulier en prenant en charge l'investissement qu'elles ne prendront pas en charge ou qu'elles ne peuvent...
12:40pas prendre en charge, enfin.
12:41Oui.
12:42Alors l'idée, l'entreprise est née au Québec, c'est ça ?
12:44Oui, l'idée...
12:45D'origine, c'est né au Québec il y a à peu près 5-6 ans.
12:48Oui.
12:49Ça a bien bien marché au Québec.
12:50Et puis, on a décidé de répliquer la même chose en France.
12:53Et donc nous, on s'est créé...
12:55et lancé en 2024, début 2024 en France.
12:58D'accord.
12:59Avec quel type d'outils ?
13:00Qu'est-ce que...
13:00que vous proposez ?
13:01Si on rentre un petit peu dans le détail.
13:02Alors nous, ce qu'on va faire, c'est qu'on va aider l'entreprise à déjà déterminer...
13:05quel projet elle peut faire pour décarboner, pour réduire ses consommations d'énergie.
13:10On va aller voir combien ça coûte.
13:12Et on lui propose en fait de prendre en charge l'investissement.
13:15et aussi toute la gestion du projet.
13:18Parce que beaucoup d'entreprises...
13:20ce n'est pas leur cœur de métier de faire de la décarbonation.
13:25Et donc, elles n'ont pas forcément le temps, les ressources.
13:28Et donc, on va prendre ça en charge.
13:30Ok, et comment vous vous remboursez en quelque sorte ?
13:33C'est quoi le modèle ?
13:34Oui, alors c'est là où c'est intéressant.
13:35pour les entreprises parce que nous, on va payer 100% de l'investissement nécessaire.
13:38D'accord.
13:39Et ensuite...
13:40L'entreprise nous rembourse une fois que les travaux sont vés sur les économies que le projet...
13:45ça génère et sur des durées qui peuvent être très longues puisqu'on peut aller jusqu'à 15 ans.
13:48D'accord.
13:49Donc ça ne coûte rien.
13:50à l'entreprise.
13:51Oui.
13:52Et en plus, elle ne rembourse qu'en fonction de la performance et des économies...
13:55Alors, il y a évidemment des enjeux qui sont majeurs, les enjeux de décarbonation...
14:00parce qu'on était dans une bonne période où la France réussissait à...
14:05à faire baisser très régulièrement ses émissions de CO2.
14:07Bon, c'est un peu moins bien en 2025...
14:10par rapport à 2024.
14:11On est à moins 1,6 en 2025 au lieu des 5% qui étaient supposés par la France.
14:15la stratégie nationale bas carbone.
14:17C'est peut-être une question très générale.
14:19Comment vous le...
14:20vous l'expliquez, comment vous percevez la période ?
14:24C'est cool !
14:25L'instabilité politique qui a une part d'explication.
14:28Oui, l'instabilité politique...
14:30C'est pas mal joué parce que les entreprises ont été un peu figées.
14:33C'est-à-dire qu'elles ont arrêté un petit peu...
14:35tous les investissements et puis surtout les investissements absolument pas nécessaires.
14:40pour le fonctionnement de l'entreprise.
14:42Et donc, la décarbonation, c'est pas forcément nécessaire pour fonctionner.
14:45le fonctionnement de l'entreprise.
14:46Donc, on attend.
14:47On va voir comment ça se passe.
14:48Et donc, il y a eu un peu...
14:50Voilà.
14:50Un trou, je dirais...
14:51Bon, là, aujourd'hui, c'est un peu plus...
14:54C'est reparti.
14:55D'accord.
14:55Donc, de toute façon, il faut...
14:56Il va bien falloir le faire.
14:57Voilà.
14:58Avec une question, évidemment...
15:00C'est une question centrale qui est une question des moyens de l'État.
15:03Après un rapport de la Cour des comptes...
15:05qui date du mois de septembre dernier, septembre 2025, il faut 200...
15:10milliards d'euros par an à la France pour atteindre l'objectif de neutralité carbone en 2005.
15:15On est à plus de 3500 milliards de dettes et on a...
15:20du mal à boucler le budget.
15:21Donc, il y a un principe de base et que l'État, il n'y arrivera pas tout seul.
15:24Ah, c'est clair.
15:25Oui.
15:25C'est clair.
15:26Et tout ce qui est subventions aujourd'hui, ça devient de plus en plus compliqué.
15:30Il y a beaucoup...
15:30Il y a beaucoup de pression, on l'a vu, sur le budget.
15:32Et donc, il y a des solutions alternatives...
15:35Ce que nous, on propose, c'est justement des alternatives.
15:37C'est du financement privé, si vous voulez, à la place de...
15:40de tout ce qui pourrait être subventions ou autres sources de financement.
15:43Comment est-ce que ce que vous proposez...
15:45chez SOFIA, ça s'articule avec l'action de l'État ?
15:50Éventuellement, parfois, les subventions dont vous parliez tout à l'heure.
15:53En fait, on est un complément.
15:54C'est-à-dire qu'on va...
15:55On va aller regarder, évidemment, quelles subventions on peut avoir.
15:58C'est dommage de ne pas aller les chercher.
16:00Et une fois qu'on a vu quelles subventions on peut obtenir, nous, on va financer ce qu'on appelle...
16:05le reste à charge, c'est-à-dire ce qu'il reste à payer après les subventions.
16:08Mais...
16:09Donc, on regarde d'abord toutes...
16:10les subventions possibles et nous, on finance le reste.
16:12Est-ce qu'il y a beaucoup d'entreprises qui ne soupçonnent...
16:15pas les subventions auxquelles...
16:16Ah bah oui.
16:17Oui, oui, oui.
16:18Il y en a beaucoup qui sont surprises.
16:20Là, j'ai eu...
16:20récemment le cas d'une entreprise qui ne savait pas qu'elle pouvait avoir une subvention significative.
16:25C'était...
16:25dans le cadre d'une connexion à un réseau de chaleur.
16:27Ouais.
16:28Elle n'était pas du tout au courant.
16:29Et quand on le radine...
16:30d'un seul coup, ça a changé radicalement les choses.
16:33Parce que c'est quand même...
16:34ça peut être assez...
16:35compliqué des subventions.
16:36Il y a pas mal de sources.
16:37On peut aller les chercher sur pas mal de choses.
16:40et pour une entreprise, c'est pas forcément évident à trouver.
16:43Bien sûr.
16:44Ça fait partie de votre expertise.
16:45Ah oui, oui.
16:46Tout à fait.
16:47Tout à fait.
16:48On va s'appuyer sur des partenaires spécialisés.
16:50qui sont vraiment spécialisés dans le domaine.
16:52Sur les subventions, vous allez trouver des...
16:55entreprises spécialisées sur les subventions publiques, par exemple.
16:57Et puis d'autres sur les subventions, ce qu'on appelle les subventions privées.
17:00les certificats d'économie d'énergie.
17:01Ouais.
17:02Et eux sont vraiment des spécialistes.
17:03Et nous, on les fait...
17:05Nous les jouons, ...
17:06vous les intégrez dans votre proposition.
17:07Exactement, d'accord.
17:08Voilà.
17:09Pour que le client bénéficie complètement.
17:10Ça peut.
17:11Merci.
17:12et puis ensuite on va vraiment revenir sur le détail de ce que vous proposez,
17:15mais ça peut arriver, aller jusqu'à quel pourcentage ?
17:17Alors, ça peut être très important, mais en général...
17:22C'est très important, ce ne sont pas des très grosses choses.
17:27Donc on est, je dirais, de l'ordre de 30%, de manière générale.
17:32Entre 15 et 30% de l'investissement, ce qui est significatif.
17:35Ce qui est déjà significatif, mais donc, ça veut dire...
17:37C'est-à-dire qu'il reste entre 85 et 70%...
17:42...financé. Quel type d'entreprise vous ciblez ?
17:45Et d'ailleurs, est-ce qu'il y a un...
17:47Quel type d'entreprise que vous ciblez ?
17:48Alors, on cible les entreprises du secteur prix.
17:52C'est-à-dire qu'il y a une grosse PME, ETI et puis filiale...
17:57...de grands groupes, si vous voulez.
17:59En fait, nous, on a besoin que l'entreprise...
18:02...consomme quand même pas mal d'énergie pour que notre investissement soit...
18:07...et de l'impact, en fait.
18:08Donc on ne va pas aller chercher les toutes petites entreprises.
18:11On va aller chercher les entreprises.
18:12...qui consomment au moins un million d'euros d'énergie par an, tout confondu.
18:16Oui.
18:17Vous avez commencé à répondre tout à l'heure, mais sur quelle durée ?
18:20Ça peut aller jusqu'à quelle durée ?
18:22La récupération, le remboursement par des économies...
18:27Oui, c'est entre 10 et 15 ans, de manière générale.
18:30Voilà.
18:30Donc plus on peut étendre loin...
18:32...plus le projet peut être ambitieux pour le client.
18:35Est-ce que si on peut...
18:36Quand on rembourse sur 15 ans, on peut faire un plus gros projet au départ.
18:40Il faut...
18:41...
18:41...pégros dès le départ, vous voyez ce que je veux dire ?
18:43Parce qu'en vous écoutant, je réfléchis à un autre domaine qui est le domaine...
18:46...des particuliers, MaPrimeRénov', est-ce qu'on fait des petits gestes ou une rénovation...
18:51Est-ce que, alors c'est pas exact, c'est pas la même chose, mais est-ce que quand vous engagez...
18:56...comme ça, une discussion avec une entreprise, vous leur dites, écoutez, il faut y aller à fond...
19:01...tout de suite, parce que ça vous permettra d'être, d'avoir des gains en économie énergétique...
19:06...plus rapide.
19:07Ben, exactement.
19:08C'est le but.
19:09Souvent, l'entreprise a une idée d'un plan.
19:11...projet qu'elle voudrait faire, etc., mais on en trouve plein autour.
19:15Par exemple ?
19:15Et...
19:16Ça peut être, je ne sais pas, une entreprise qui va changer sa chaudière...
19:21...pour des pompes à chaleur, puis en regardant, on s'aperçoit qu'on peut faire de la récupération de chaleur, qu'on peut changer les éclairages...
19:26...
19:27...
19:29...
19:31...
19:33...
19:35...
19:37...
19:39...
19:41...
19:43...
19:45...
19:47...
19:49C'est ça.
19:50C'est ça.
19:51Ben, racontez-moi.
19:52C'était quoi le défi d'origine, quoi ?
19:54C'était quoi le défi d'origine, quoi ?
19:54En fait, c'est une grosse coopérative agricole qui s'appelle Euralis, qui est basée à l'escarre, juste à côté de Pau.
19:59Et eux avaient pour objectif de se décarboner et leur grosse consommation.
20:04...
20:05...
20:06...
20:07...
20:08...
20:09...
20:10...
20:15...
20:15...
20:16...
20:17...
20:20...
20:23...
20:25...
20:26...
20:27...
20:28...
20:29...
20:35C'est-à-dire l'épi de maïs, qui est un déchet.
20:38...
20:39...
20:40pourquoi on brûlerait pas ces déchets pour faire de la chaleur et sécher les grains de maïs.
20:45Et donc le projet est autour d'une chaudière biomasse qui va brûler les...
20:50les rafles de maïs, et pour sécher maïs, et on va se passer du gaz.
20:54Et donc là, on obtient...
20:55On obtient une décarbonation de l'ordre de 66%, deux tiers de...
20:58C'est énorme, c'est énorme, 66%.
21:00C'est énorme.
21:00Et puis avec en plus une logique de souveraineté, d'économie...
21:05Exactement.
21:06De valorisation de ces déchets ou de ces coproduits.
21:08Exactement.
21:09Qui a l'idée dans ces...
21:10Parce que eux, ils viennent vers vous en se disant
21:14Ah, quand même, il y a peut-être quelque chose...
21:15Est-ce qu'il y a quelque chose à faire là avec nos déchets ?
21:18Ou est-ce que c'est vous qui avez...
21:19Là, l'idée...
21:20C'était déjà dans les cartons depuis un moment.
21:22Le problème était le financement.
21:25D'accord.
21:25C'est-à-dire que...
21:25Il faut payer...
21:27C'est un investissement de plus de 10 millions d'euros.
21:28Donc, il fallait pouvoir...
21:30Investir sur ça avec un retour qui est relativement long
21:33Et ils n'étaient pas prêts à...
21:35Et quand on s'est rencontrés, ils ont dit
21:38Bah voilà, c'est la solution.
21:39On va pouvoir faire ce projet.
21:40Et donc, c'est là où les discussions ont démarré.
21:44Alors, vous...
21:45Vous avez...
21:46Il y a plusieurs actualités autour de Sofiac, de Sofiac France.
21:50Juillet de...
21:502024, une levée de 150 millions d'euros.
21:53Quand même une belle levée de fonds.
21:55Vous faites trois établissements bancaires.
21:58Qu'est-ce que...
21:59Pourquoi vous en aviez besoin ?
22:00Qu'est-ce que ça a apporté ?
22:01Voilà.
22:02Quelle stratégie autour de cette levée de fonds ?
22:03En fait, souvent, ce qui se passe, c'est que les gens...
22:05vont aller trouver des projets.
22:08Et puis après, chercher des fonds.
22:10Nous, on a décidé de faire l'inverse.
22:12C'est-à-dire qu'on a dit
22:12Bon, on va d'abord réunir les fonds.
22:14Et puis une fois qu'on a les fonds,
22:15on va pouvoir investir.
22:15Ça ira plus vite.
22:17Parce que souvent, on a un projet,
22:18mais le temps de chercher de l'argent,
22:20ça prend beaucoup.
22:20Nous, on a fait l'inverse.
22:22On a passé beaucoup de temps
22:23à trouver de l'argent,
22:24lever des fonds.
22:25Oui.
22:25Et aujourd'hui, on est capable d'investir
22:26très rapidement dans des projets de clients.
22:29En fait.
22:30Et donc, c'est pour ça qu'on s'est fixé.
22:32C'est l'expérience qu'on a eue au Canada.
22:34On a vu que...
22:35Voilà.
22:36C'était une méthode qui était plutôt efficace.
22:40Pas simple.
22:40Et donc, ça...
22:40Ça veut dire que vous avez déjà
22:42à partir de ces 150 millions d'euros
22:44financé combien ?
22:45Alors là, on est sur un certain nombre de projets.
22:48Malheureusement, c'est-à-dire en cours.
22:50Mais...
22:50Je ne peux pas encore en parler.
22:52Le rallye, c'est celui que le client nous a autorisé d'en parler.
22:55Mais on a pas mal d'autres...
22:57On peut dire quel montant ça représente.
22:59On est dans les...
23:00Dans les 70 millions d'euros qui ont été identifiés
23:03et en cours de développement.
23:05C'est intéressant.
23:05Voilà.
23:05Ce sont des gros investissements.
23:08Ça veut dire que cette logique-là,
23:09il va falloir la répéter ?
23:10C'est-à-dire que quand vous aurez, entre guillemets,
23:13consommé ces 150 millions d'euros...
23:15Et donc, les banques,
23:18les partenaires bancaires que vous avez...
23:20que vous allez voir,
23:21est-ce que c'est nouveau pour eux comme logique ?
23:23Vous voyez ce que je veux dire ?
23:24Est-ce que c'est un...
23:25modèle dont ils n'ont pas l'habitude
23:27et donc, comme d'habitude...
23:29Enfin, comme toujours...
23:30un peu de réticence au départ ?
23:32Notre modèle était nouveau pour elles.
23:33En particulier, le fait d'aller les voir en disant...
23:35on a besoin d'argent,
23:36mais on ne sait pas encore
23:37qui sont les clients
23:38et quels sont les projets.
23:39Alors là, c'était un petit peu compliqué.
23:40mais il y a un clair intérêt des banques
23:45pour tout ce...
23:45le domaine de la décarbonation,
23:47de l'efficacité énergétique.
23:49Donc, elles étaient intéressées.
23:50On peut citer, il y a la Banque Postale, notamment ?
23:52La Banque Postale, BNP Paribas
23:54et puis MUFG.
23:55Donc, qui est une banque japonaise.
23:57Donc, qui est Mitsubishi Bank, en fait.
23:59Autre actualité avec...
24:00Sobre Énergie.
24:01Alors, c'est quoi Sobre Énergie ?
24:02Et puis, pourquoi vous êtes...
24:03Je crois que c'est un bureau d'études, c'est ça ?
24:05Pourquoi vous êtes...
24:05Alors, oui, nous, on s'associe aussi avec...
24:10pour développer nos activités
24:11avec des partenaires
24:13qui sont sur des segments bien précis.
24:15Sobre Énergie sont sur l'immobilier
24:17de manière générale.
24:19Donc, typiquement, de l'immobilier.
24:20de bureau, en fait, c'est une filiale
24:21de la banque...
24:22Pardon, du groupe La Poste.
24:24Oui.
24:25La Poste ayant plus de 10 000 bâtiments en France,
24:27il s'occupe des bâtiments de La Poste.
24:30Et donc,
24:30ils ont développé des solutions
24:33pour pouvoir identifier...
24:35dans les bâtiments,
24:36les consommations d'énergie d'abord,
24:39et ensuite, tout ce qui...
24:40qui est moyen de réduire ces consommations.
24:45et ensuite, arrive le problème du financement.
24:47C'est là où nous, on arrive.
24:49C'est là que vous êtes...
24:50Vous êtes la brique supplémentaire, quoi,
24:51en quelque sorte.
24:52Oui, oui, oui.
24:52C'est venu d'eux ou c'est venu de vous ?
24:54Oh, bon, c'est...
24:55Et puis, on a vu qu'on en était assez complémentaires.
24:58C'est souvent le cas.
24:59Eux avaient des...
25:00des projets qu'ils avaient déterminés chez des clients
25:02où le client leur a dit
25:03« c'est intéressant, mais on n'a pas l'argent ».
25:05Et puis, donc, voilà.
25:06C'est là où on a vu que c'était assez complémentaire,
25:09nos activités.
25:09Il y a...
25:10C'est un exemple de projet commun
25:11sur lequel vous êtes
25:12et dont vous pouvez parler.
25:13On court, mais heureusement.
25:14C'est trop tôt.
25:15C'est trop tôt.
25:16Oui, oui.
25:16Bon, OK.
25:17Alors, vous savez, il y a un principe dans cette émission,
25:19c'est que l'invité du groupe...
25:20Quand t'entretiens poser une question
25:21à celui ou celle qui lui succède la semaine suivante,
25:24à votre place, la semaine suivante,
25:25la semaine dernière, il y avait Sébastien Fraisse,
25:27le président d'Indigo Group.
25:29On l'écoute.
25:29Bonjour Stéphane.
25:30Une question, puisque vous proposez d'assister...
25:34les entreprises dans la réduction
25:35de leurs émissions carbone dans leurs bâtiments.
25:38Il y a beaucoup d'entreprises qui réalisent...
25:39de leurs activités dans des bâtiments
25:40qui ne leur appartiennent pas.
25:42Et donc, il y a un propriétaire,
25:43il y a un locataire actuel...
25:44Comment vous arrivez à réconcilier
25:46des approches et des intérêts qui peuvent...
25:49quand même, à certains moments, diverger ?
25:52Est-ce que ça vous arrive souvent, ça ?
25:53C'est une très bonne question.
25:54un propriétaire, un locataire...
25:56Surtout dans le domaine immobilier.
25:59Typiquement, des bureaux.
26:01Aujourd'hui, tout le monde loue des bureaux,
26:03mais rares sont les...
26:04propriétaires qui occupent leur bureau.
26:06Et donc, on se retrouve en beaucoup de cas
26:08avec ce...
26:09cette dualité entre le bailleur et le locataire.
26:14Mais, il y a quand même quelque chose,
26:16c'est que le propriétaire du bâtiment
26:18a un intérêt...
26:19à faire monter la valeur verte de son bâtiment,
26:22de faire son bâtiment,
26:23et surtout aujourd'hui.
26:24où louer des bâtiments de bureaux
26:26est devenu compliqué.
26:28Si le...
26:29le bâtiment est plus vert,
26:31il consomme moins, etc.,
26:32il va attirer des locataires.
26:34Et de l'autre côté...
26:34le locataire, lui,
26:36a un intérêt à payer moins cher
26:37son électricité, son gaz, etc.
26:39Donc...
26:39il a un intérêt à avoir un bâtiment
26:41qui est plutôt efficace.
26:44Et donc, on arrive à faire discuter les deux
26:47pour avancer sur...
26:49sur ces choses,
26:50mais c'est plus compliqué
26:51que si c'est juste un seul acteur
26:53qui a...
26:54Parce que...
26:54c'est d'avoir le propriétaire
26:56qui mène ses investissements
26:58ou alors il peut...
26:59Nous, on va...
26:59on va investir pour le propriétaire.
27:01Oui, c'est ça.
27:01Et après, la discussion,
27:03c'est entre lui et son locataire.
27:04de voir est-ce que le locataire
27:06ne peut pas lui reverser une partie
27:07parce que le locataire
27:08va faire des économies significatives.
27:09sur les consommations.
27:12Et donc, après, c'est une discussion.
27:13Oui, effectivement.
27:14Si on parle un peu
27:17du contexte général...
27:19qui est un contexte, voilà,
27:22de...
27:22plutôt de coup de frein
27:23sur les...
27:24sur les enjeux
27:25et peut-être aussi,
27:26vous allez me répondre oui ou non,
27:27sur les investissements environnementaux.
27:29et les investissements de décarbonation.
27:31Déjà, est-ce que vous,
27:33vous ressentez...
27:34ce climat général
27:35à la prudence ?
27:38Alors, on l'a...
27:39beaucoup ressenti en 2024,
27:42là, au moment des changements gouvernementaux.
27:44l'instabilité, etc.,
27:46où toutes les entreprises
27:47se sont un peu arrêtées.
27:49C'est reparti.
27:49Aujourd'hui,
27:51les gens se rendent compte
27:52qu'il faut faire.
27:54Bon, il y a...
27:54de la prudence, quand même.
27:56Et par contre,
27:57l'intérêt d'une solution
27:58comme la nôtre,
27:59c'est que...
27:59justement, ce n'est pas
28:00l'entreprise qui investit,
28:01c'est...
28:01Oui.
28:02La crise énergétique...
28:04de l'invasion de l'Ukraine
28:06par la Russie.
28:07Ça a été, j'imagine,
28:08pour vous, un...
28:09un élément déclencheur majeur
28:11chez vos clients.
28:11Oui, alors, à l'époque,
28:13les gens nous appelaient
28:13en disant,
28:14est-ce que l'hombre...
28:14au mois prochain,
28:15je peux faire des économies.
28:16Alors, ça va prendre un peu
28:17plus de temps.
28:17Ça va prendre du temps, oui.
28:18Par contre, ça a eu un...
28:19l'intérêt, c'est que les entreprises
28:21se sont rendues compte
28:21qu'elles sont extrêmement vulnérables
28:23au prix de l'énergie.
28:24Et donc, ça a quand même
28:26déclenché quelque chose
28:28où elles se disent,
28:28il faut qu'on...
28:29planifie de réduire notre dépendance,
28:32en particulier la dépendance
28:33sur le gaz.
28:34Voilà.
28:36Et donc, il y a beaucoup de projets
28:37autour de...
28:39Je vais...
28:39réduire ma consommation de gaz,
28:41j'électrifie mes process,
28:42je remplace des chaudières
28:43par des pompes à chaleur.
28:44Voilà.
28:45Pour...
28:46En se disant,
28:46si le marché devient installé,
28:49au niveau du gaz,
28:51je suis un peu plus protégé
28:52en faisant ces projets-là.
28:53Le meilleur argument...
28:54Quand vous cherchez à convaincre
28:56une entreprise,
28:57un client,
28:59c'est d'abord...
28:59l'argument économique,
29:00j'imagine.
29:01C'est ce que...
29:01Principalement...
29:02On peut parler
29:03d'engagement environnemental.
29:04de marques employeurs,
29:07de marques entreprises,
29:08de feuilles de...
29:09route RSE,
29:10mais c'est d'abord...
29:11Combien ça va me coûter
29:12et combien je vais économiser ?
29:13Oui, alors,
29:14il y a quand même...
29:14des entreprises qui ont décidé
29:16de décarboner,
29:17qui vont à marge forcée.
29:18Par contre,
29:18il faut que le projet...
29:19soit rentable.
29:20C'est-à-dire qu'elles ne vont pas
29:20le faire comme ça,
29:22mais on trouve des solutions.
29:24Et le cas de Rallye,
29:25c'est très parlant,
29:27c'est que ça leur coûte
29:27moins cher de faire...
29:29comme ça,
29:30parce que les rafs de maïs,
29:32elles ne leur coûtent rien,
29:34alors que le gars...
29:34elles le payaient.
29:36Et donc,
29:36il y a des projets
29:37qui sont évidents
29:38et qui vont coûter...
29:39moins chers à faire
29:40aux entreprises.
29:41Est-ce qu'il y a une garantie ?
29:43C'est-à-dire que pour...
29:44pour les entreprises,
29:46pour vos clients,
29:47vous garantissez
29:48un certain nombre de...
29:49d'économies,
29:50d'énergie,
29:51post-travaux,
29:52et...
29:54Enfin, voilà.
29:54Comment...
29:54vous les rassurez,
29:55en quelque sorte ?
29:56Le principe est effectivement ça,
29:57c'est qu'on va faire un projet...
29:59On garantit le niveau d'économie,
30:02ce qui fait qu'on garantit finalement
30:03ce qu'elles vont avoir...
30:04payées,
30:05on garantit qu'elles ne payeront pas plus
30:06que ce qui est prévu.
30:07Il y a des bonnes
30:08ou des mauvaises surprises.
30:09par rapport à la feuille de route initiale ?
30:11Non, il n'y a pas de...
30:12il n'y a pas de mauvaise surprise.
30:14C'est-à-dire qu'on...
30:14on passe beaucoup de temps
30:15à vraiment s'assurer
30:16que ça va fonctionner.
30:19Après...
30:19c'est pas,
30:20si vous voulez,
30:21vous remplacez une ampoule
30:22qui consomme un certain...
30:24...
30:24à Ouattage
30:25ou par une autre,
30:26l'économie sera là,
30:27quoi qu'il arrive.
30:28Donc en fait...
30:29...
30:29si vous voulez,
30:30c'est assez logique.
30:31L'aspect fluctuant,
30:33ça peut être sur le...
30:34...
30:34le prix de l'énergie,
30:35de certaines sources d'énergie
30:37par rapport à l'électricité.
30:39par rapport au gaz,
30:40etc., etc.
30:41Donc ça...
30:41Oui, ça par contre,
30:43ça reste une responsabilité du...
30:44...
30:44client.
30:45C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
30:45le client,
30:46c'est lui qui achète son énergie,
30:48c'est lui qui porte ce risque.
30:49Là, on ne change pas la répartition des risques.
30:51Ça reste un risque client.
30:53Nous, ce qu'on lui...
30:54ce qu'on lui garantit,
30:55c'est la réduction en volume
30:56d'électricité ou en...
30:59Voilà, en kilowattheure d'électricité,
31:01en mètre cube de gaz.
31:02Par contre,
31:03le prix de l'énergie reste...
31:04son risque comme ça l'est aujourd'hui.
31:09Je vais vous citer,
31:10décarboner,
31:11ce n'est pas renoncer à la croissance,
31:13c'est choisir une croissance.
31:14compatible avec le climat.
31:18Bon, pour moi...
31:19c'est une évidence,
31:20mais pourquoi il faut encore le répéter ?
31:22Il faut encore convaincre là-dessus ?
31:24Oui, parce que...
31:25Décarbonation,
31:26décroissance,
31:27je vais vous dire.
31:28Voilà, il y a beaucoup de gens...
31:29qui ne comprennent pas forcément
31:31ce que le terme décarbonation veut dire.
31:33Ça peut avoir une...
31:34une station un peu négative.
31:36Ah bah oui,
31:36mais si on décarbone,
31:37on va donc...
31:38ça veut dire réduire notre production ?
31:39Non, non.
31:39c'est pas réduire notre production,
31:40c'est faire autrement.
31:42Il y a besoin de l'expliquer quelquefois.
31:44Oui.
31:44De plus en plus,
31:45les gens le comprennent,
31:46mais c'est pas toujours le cas.
31:49Oui, avec une forme...
31:49une forme de combat
31:50qui est aussi un combat politique.
31:51Quand on a un président américain
31:52qui fait sa campagne
31:53avec le...
31:54« Drill baby drill »,
31:56« Fort bébé fort »,
31:57donc il est dans le contre-discours,
31:59finalement.
31:59par rapport au vôtre.
32:01Oui, oui, mais on n'est pas...
32:02Encore une fois,
32:03les entreprises se sont rendues compte
32:04de leur...
32:04leur dépendance,
32:05c'est...
32:06aux gaz...
32:07Aux énergies fossiles.
32:08Aux énergies fossiles.
32:09Aux énergies fossiles.
32:09Et donc, il y a quand même...
32:11Il y a quand même des plans
32:13qui se mettent en place.
32:14Il y a pas mal de choses
32:16qui est...
32:17Et pour ça,
32:18ce qui s'est passé...
32:19les dernières années
32:20ont vraiment fait comprendre
32:22aux gens
32:22« Attention, attention, quoi ».
32:24Mais...
32:24Oui, je suis d'accord avec vous,
32:28mais j'ai quand même un bémot...
32:29ou un doute sur l'engagement européen
32:32d'aujourd'hui.
32:33C'est-à-dire que...
32:34Est-ce que vous vous sentez
32:35moins soutenu, finalement,
32:37par une législation européenne ?
32:39Avec la loi au milieu,
32:43avec le retour en arrière sur...
32:44Oui.
32:45Parce que, finalement,
32:46une entreprise qui décarbone,
32:47elle va pouvoir rentrer dans...
32:49son bilan financier,
32:51extra-financier,
32:52cède décarbonation.
32:53C'était aussi un argument...
32:54j'imagine,
32:55pour décarboner,
32:56notamment avec des clients
32:58qui peuvent être des...
32:59grands groupes ou des ETI.
33:02Aujourd'hui,
33:03il y a moins d'obligations.
33:04Oui.
33:04Ça a un petit peu relâché les choses.
33:07Les objectifs sont un peu moins stricts.
33:09mais, enfin, nous,
33:11on voit quand même les entreprises...
33:12Elles savent qu'elles vont devoir y passer.
33:13Et la plupart du...
33:14elles se rendent compte
33:15que c'est financièrement intéressant.
33:17Oui.
33:17Donc, ça...
33:19c'est peut-être moins rapide,
33:21mais ça y va quand même.
33:22Oui.
33:23Mais quand je parle de...
33:24un combat politique
33:25ou un combat culturel,
33:26est-ce que vous avez ce sentiment-là ?
33:29Dès...
33:29et finalement,
33:31de porter un...
33:32Ça devrait être consensuel.
33:34Vous voyez ce que...
33:34C'est ce que je veux dire.
33:35Oui.
33:35Sauf que quand on a en face de nous
33:36des politiques qui...
33:39qui presque diabolisent
33:41ceux qui engagent la décarbonation ou...
33:44qui font de la préservation de l'environnement
33:48un combat, qu'en soi...
33:49une entreprise ou un État,
33:51on est...
33:51De fait, vous rentrez
33:53dans un combat politique ou culturel.
33:54Non, vous n'avez pas ce sentiment-là ?
33:56Non, pas du tout.
33:57Non, c'est vrai ?
33:58Non, non, non, non, non, non.
33:59On est sur vraiment...
34:01Parce que souvent,
34:02les endroits se rendent compte
34:03que si demain...
34:04elles veulent continuer d'être là,
34:05elles veulent pouvoir continuer à produire.
34:08Il faut faire des...
34:09Et même si, ok, oui, politiquement...
34:14Je vous pose la question
34:15parce que vous êtes actionnaire
34:17de Team for the Planet.
34:18Oui.
34:18Qui est...
34:19à un mouvement collectif,
34:21justement, en faveur du combat
34:22contre le changement climatique.
34:24Déjà, pourquoi...
34:24Pourquoi vous avez engagé cette démarche ?
34:27Team for the Planet,
34:27c'est quand même...
34:29C'est la...
34:29C'est la force d'un groupe
34:30avec de multiples contributeurs.
34:34Oui.
34:34C'est...
34:35Si on se met tous ensemble
34:36à faire des petites choses,
34:37on arrive à faire des grandes choses, en fait.
34:39Et moi, j'ai trouvé leur combat
34:41plutôt intéressant.
34:43Ils investissent...
34:44dans des sociétés hyper innovantes,
34:46dans des solutions extrêmement intéressantes.
34:48Oui.
34:49Et personnellement, ça m'intéresse.
34:51Moi, je suis aussi un petit peu
34:52toutes les nouvelles technos qui...
34:54sortent, etc.
34:54Et ils sont vraiment sur tous ces créneaux
34:56extrêmement intéressants.
34:58Oui.
34:58Oui.
34:59Est-ce que vous pensez...
35:00Alors, c'est des questions assez générales,
35:02mais en fait, quand on...
35:04quand on choisit une activité comme la vôtre,
35:06je trouve que c'est logique de se les poser.
35:08Là, vous parlez de...
35:09d'innovation, de technologie.
35:12Là aussi, il y a un débat entre...
35:14ceux qui disent c'est la technologie
35:15qui va nous sauver.
35:16Et puis ceux qui disent
35:16ben non, au contraire,
35:17il faut très clairement...
35:19appuyer sur le frein en termes de consommation,
35:20etc., etc.
35:21On peut concilier les deux ?
35:23Aujourd'hui, la technologie...
35:24technologie est là pour faire tout ce qu'on devrait faire
35:26en termes de réduction de consommation, etc.
35:29et ça, depuis des années.
35:30Il y a les outils.
35:31Tout est là.
35:32Par contre, il y a effectivement...
35:34ça continue de se développer
35:35et régulièrement.
35:36Il y a des nouveaux produits qui sortent encore plus.
35:39plus efficaces, ça continue.
35:41Mais voilà, si on se dit toujours
35:43ben je vais attendre que ça...
35:44que ça arrive,
35:45il ne se passe plus rien.
35:47On peut faire aujourd'hui.
35:49Et demain, ça, on fera même encore mieux.
35:50Mais il ne faut pas attendre, en fait.
35:52Et alors, autre question...
35:53Et vous êtes...
35:54vraiment au cœur de cet enjeu-là
35:56sur l'efficacité publique...
35:59privé pour accélérer
36:02cette décarbonisation.
36:04et cette lutte contre le réchauffement.
36:06Vous pensez qu'un euro privé
36:08est plus efficace qu'un euro privé ?
36:09au public ?
36:11Nous, alors, chez SOFIAC,
36:12on a de l'argent public et privé.
36:14Donc, on a déjà un mix des deux.
36:17Ouais.
36:18Difficilement...
36:19C'est facile de dire.
36:20L'argent public,
36:21par les subventions,
36:23est très efficace.
36:24parce que nous, on s'en sert
36:26et c'est des subventions
36:28qui sont extra...
36:29pour les obtenir,
36:31c'est parfois très compliqué.
36:33Il faut vraiment...
36:34montrer pas de blanches.
36:35Il faut montrer que le projet
36:36va beaucoup décarboner.
36:38Enfin, voilà.
36:39Donc, c'est efficace.
36:40Ce qui est plutôt bon signe.
36:41Ce qui est plutôt bon signe.
36:42Ça veut dire que l'argent public
36:43n'est pas efficace.
36:44ça ne couvre pas tout.
36:45C'est ce qu'on disait tout à l'heure.
36:47Après, il reste tout le reste.
36:49à financer.
36:50C'est une petite partie
36:50qui permet de subventions.
36:54mais après, il reste le reste.
36:56Les deux sont nécessaires.
36:59Difficile de dire que l'un
37:00est plus efficace que l'autre.
37:02Mais avec quand même...
37:04un argent public
37:05qui se raréfie.
37:06Oui.
37:07Ça, c'est...
37:07Notamment...
37:09sur les enjeux environnementaux.
37:11Oui.
37:11Oui, oui.
37:12Ça, c'est clair que...
37:14Les subventions qu'on a aujourd'hui,
37:15peut-être que dans quelques années,
37:17il n'y en aura plus.
37:19Votre modèle,
37:19votre modèle, pardon,
37:21il tient sans ces subventions ?
37:22Ah oui, tout à fait.
37:23Ça vous arrive de...
37:24financer 100% d'un projet ?
37:25Ah oui, oui.
37:26Il y a plein de projets
37:27où il n'y a pas de subventions.
37:29Oui.
37:29C'est typiquement
37:30des projets, par exemple.
37:34aujourd'hui,
37:34autour de solarisation.
37:36Oui.
37:36De mettre des panneaux solaires
37:37pour éviter d'acheter...
37:39de l'électricité sur le réseau.
37:40Il n'y a plus de subventions sur ça.
37:42Mais les projets,
37:43aujourd'hui, on les faits...
37:44sans besoin de subventions.
37:45Est-ce que ces projets-là,
37:46ils ne sont pas,
37:47d'une certaine façon,
37:48plus solides ?
37:49que ceux qui dépendent
37:50de l'argent public,
37:51ou en partie de l'argent public ?
37:52Non, non, non, non.
37:54Parce qu'en fait,
37:54les subventions,
37:55on sait combien
37:55on peut toucher aujourd'hui.
37:57Et puis, bah, voilà,
37:58on...
37:59demain, on obtient subventions,
38:00puis on y va.
38:01Par contre, si demain,
38:02effectivement,
38:02la subvention...
38:03En fait...
38:04elles ne vont pas disparaître
38:07du jour au lendemain.
38:08Par contre,
38:08elles vont diminuer...
38:09progressivement,
38:09c'est ce qu'on voit beaucoup.
38:11Donc...
38:12Il faut l'intégrer.
38:13Voilà.
38:14au projet suivant.
38:15Merci beaucoup,
38:15Stéphane Le Gentil.
38:16A bientôt sur Bsmart for Change.
38:18On passe tout de suite...
38:19à notre rubrique consacrée
38:20aux startups éco-responsables.
38:22Sous-titrage Société Radio-Canada
38:29Smart Ideas,
38:30vous le savez,
38:30c'est notre rubrique consacrée
38:32aux startups éco-responsables.
38:34sociaux-responsables,
38:35vous allez le voir
38:35avec la bonne idée du jour
38:36qui est signée Laura Israël.
38:38Bonjour.
38:38Bonjour.
38:39Bonjour.
38:39Bonjour.
38:39Bienvenue.
38:39Vous êtes co-fondatrice de Routines
38:41créée en 2024
38:42avec...
38:43Je vais citer vos...
38:44fondateurs Jean-Jacques Temprado,
38:45Christophe Dupuis,
38:46Mathieu Daguenet
38:47et avec quelle idée ?
38:48Pourquoi vous...
38:49avez créé Routines ?
38:50Alors pour vous parler de Routines,
38:51il faut que je vous parle
38:52un peu de mon histoire.
38:53En fait,
38:54je suis une passionnée de vélo
38:55depuis toujours.
38:56Je faisais du VTT en compétition
38:57et dans ma jeunesse,
38:58j'ai...
38:59et c'est de cette passion
39:01que j'ai décidé de lancer
39:02une marque de vélo électrique
39:03de ville il y a...
39:04trois ans
39:04et lors de sessions de tests
39:06avec des utilisateurs potentiels,
39:08je me suis rendu compte
39:09que beaucoup de personnes
39:10n'arrivaient pas à monter
39:10sur le vélo
39:11ou à rester en équilibre
39:12et c'est de ce constat
39:13qu'est...
39:14l'idée de lancer Routines
39:15qui est une solution de santé
39:16pour les personnes
39:17en perte de mobilité
39:18pour qui le...
39:19pour être vraiment
39:19une réponse puissante
39:21à leurs besoins.
39:22Et donc,
39:23vos vélos,
39:23ils tombent...
39:24je dis ça
39:25de façon un peu simple
39:27mais c'est l'idée ?
39:28Oui,
39:28c'est tout à fait ça.
39:29des vélos vraiment stables
39:30et sécurisants
39:31qui permettent vraiment
39:32de rassurer l'utilisateur
39:33pour qu'il...
39:34puisse l'utiliser au quotidien
39:35sans contrainte
39:36et de façon ludique.
39:37Alors comment on crée
39:38un vélo qui tombe pas ?
39:39C'est quoi les caractéristiques
39:40des vélos Routines ?
39:40Alors c'est un vélo à trois roues
39:42avec deux roues à l'arrière.
39:44qui est pensé
39:45pour être hyper stable
39:47et très maniable
39:47en même temps.
39:49et qui a la capacité
39:51en fait
39:52d'être utilisée
39:53à la fois en interne
39:54et en extérieur
39:54pour avoir une rééducation
39:57qui soit sans contrainte.
39:59selon les aléas de la météo
40:00par exemple.
40:00Comment vous l'avez pensé ?
40:01Vous avez travaillé
40:02avec des professionnels
40:03de santé ?
40:04En fait on est vraiment
40:06dans une démarche
40:06de co-conception
40:07avec...
40:09Déjà Jean-Jacques
40:09qui est professeur spécialisé
40:12dans la cyberéconomie.
40:14On a un bureau d'études
40:14qui est spécialisé
40:15forcément dans le développement
40:17de vélo.
40:18Oui.
40:19Ensuite on est en partenariat
40:21avec un centre d'innovation
40:22qui est spécialisé
40:22dans le handicap.
40:24qui lui-même est rattaché
40:24à un centre de rééducation
40:26ce qui nous permet vraiment
40:27de co-construire la solution
40:28à la fois.
40:29avec des patients
40:30et les médecins
40:31et personnels médicaux
40:33comme ergothèques.
40:34psychothérapeutes, kinés, etc.
40:35Alors vous en êtes où
40:36du développement de routes ?
40:39Vos vélos sont disponibles ?
40:40Ça y est ?
40:41C'est encore un peu trop tôt ?
40:41Non, pas encore.
40:42C'est un peu tôt.
40:42Là on est en phase de conception.
40:44D'accord.
40:44L'objectif c'est d'avoir
40:45un prototype opérationnel
40:47dans quatre mois.
40:48On a déjà signé
40:49deux tests en centre de rééducation
40:51qui va nous permettre
40:52de toucher entre 200 et 400.
40:54patients pendant ces phases de tests
40:55et comme je le disais
40:57le but c'est de co-construire
40:59la solution pour qu'elle soit
41:00directement exploitable
41:01et pertinente
41:01à la fois pour les patients
41:03et les médecins.
41:04Avec quel type de partenariat
41:05qui permette au projet
41:08aux vélos routiers
41:09de commencer à rouler
41:10de commencer à avancer ?
41:11Premier partenariat
41:13en fait on a eu la chance
41:14de faire partie des 27 lauréats
41:16de l'appel à projet
41:17qui a été lancé par l'ADEME.
41:19sur l'industrie du vélo
41:21donc on bénéficie
41:22d'un accompagnement
41:23à la fois financier
41:24mais aussi industriel
41:26et sur tous les sujets à impact
41:27et...
41:29pour la partie industrielle
41:30on sera accompagné
41:32de la refactorie de Renaud.
41:34Donc c'est une usine
41:35qui est située à Flins
41:36qui a été entièrement repensée
41:38autour de...
41:39la circularité
41:39et on mettra en place
41:41notre ligne de production
41:42chez eux.
41:43D'accord.
41:44Est-ce que ce sont des vélos
41:45je mets des guillemets
41:46intelligents ?
41:47Est-ce qu'il y a un peu
41:48d'intelligence embarquée ?
41:49Je ne sais pas
41:49de capteur
41:50de ce qu'on peut imaginer quoi.
41:51Ce sont en effet
41:52des vélos intelligents
41:53mais une intelligence...
41:54simple à utiliser
41:54et en fait
41:56l'une des grandes spécificités
41:58c'est que...
41:59l'assistance électrique
42:00s'adapte à la fréquence cardiaque
42:01de son utilisateur
42:02ce qui permet vraiment
42:03d'encadrer...
42:04la rééducation
42:05de façon
42:05simple
42:07et pensée
42:08pour la...
42:09la pathologie du patient
42:09donc en fait
42:11le patient
42:11lorsqu'il est sur le vélo
42:12il n'a rien d'autre
42:13à penser que...
42:14faire du vélo
42:14et prendre du plaisir.
42:16Est-ce que vous avez aussi
42:17travaillé le look
42:18le style de...
42:19au vélo ?
42:19Est-ce que ça vous semble
42:20être important aussi ?
42:21C'est clé.
42:22Pour le coup
42:23on a dit...
42:24discuter avec les centres
42:24et c'est vrai
42:25que le regard des autres
42:26pour des patients
42:28en rééducation
42:28c'est hyper...
42:29important
42:29donc nous on réfléchit
42:31pour que le vélo
42:31soit non stigmatisant
42:32et qu'il ait un design
42:33vraiment sympa.
42:34qui s'apparente
42:35à un vélo classique
42:36et qui soit en gros...
42:39joli et agréable
42:40à utiliser au quotidien
42:41qu'on a envie d'utiliser.
42:42Bon si tout va bien
42:42on le voit quand dans les rues ?
42:44Je dirais en septembre
42:452026.
42:47On suivra ça
42:48avec intérêt.
42:49Merci Laura Israël
42:50et bonne route
42:51longue route
42:52à vos vélos.
42:54routine.
42:54Voilà c'est la fin
42:55de ce Smart Impact.
42:57Merci à toutes et à tous
42:58de votre...
42:59fidélité.
42:59Je voudrais remercier aussi
43:01Nathalie Croizet
43:02la coordinatrice
43:03et...
43:04éditoriale Alexis Mathieu
43:05en charge de la production
43:06et puis aujourd'hui
43:07à la réalisation
43:08Pierre...
43:09Berlou-Bergogné
43:10et au son
43:11Paul Sanchez.
43:12Merci et à très vite
43:13sur...
43:14Be Smart for Change.
43:15Salut !
Commentaires

Recommandations