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  • il y a 7 semaines
Jeudi 8 janvier 2026, retrouvez Thierry Guille (Président, Raymond James France), Bastien Drut (Responsable des études et de la stratégie, CPR AM), Gilles Lengaine (Co-fondateur et Managing Partner, Infranity) et Nicolas Goetzmann (Responsable de la stratégie Macroéconomique, Financière de la Cité) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:00...
00:00Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change
00:11pour rester à l'écoute des marchés.
00:13Chaque jour, vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via vos box.
00:17Vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage, en replay sur bsmart.fr
00:22ou encore en podcast sur l'ensemble de vos plateformes préférées.
00:25Au sommaire de cette édition ce soir, un marché relativement attentiste
00:29avant différents événements macroéconomiques notamment.
00:34Les chiffres de l'emploi américain qui seront publiés demain relatifs au mois de décembre
00:38font partie des points d'orgue macroéconomiques de la semaine.
00:42Et puis, toute une série de décisions qui sont attendues également côté américain.
00:46La Cour suprême doit se prononcer demain sur la validité des tarifs
00:50mis en place par Donald Trump et son administration.
00:53Et puis, on attend une décision toujours dans les prochains jours, les prochaines semaines
00:57concernant la succession de Jerome Powell, par exemple, à la tête de la réserve fédérale américaine.
01:02Un marché attentiste, sauf pour les segments de marché qui sont soumis à la pression
01:07ou au contrôle de Donald Trump.
01:09Deux exemples au cours des dernières heures.
01:12L'immobilier américain avec des grands fonds institutionnels
01:16qui ont vu leur cours de bourse chuter, pour ceux qui sont cotés, des Blackstones, des caquaires.
01:20Après que Donald Trump a affiché sa volonté de bannir ces grands fonds d'investissement
01:25du marché des maisons individuelles aux Etats-Unis.
01:28Et puis, le secteur de la défense connaît une forte volatilité depuis 24 heures
01:33avec, là aussi, l'idée de la carotte et du bâton maniées par Donald Trump.
01:38La carotte, c'est l'annonce d'un budget de la défense qui pourrait être rehaussé de 50% en 2027
01:43jusqu'à 1,5 trillion de dollars sous réserve quand même d'un vote au Congrès.
01:49Et puis, le bâton, c'est qu'en contrepartie de cet argent public et de ces dépenses militaires,
01:55les grands groupes de défense américains sont priés d'arrêter les dividendes
02:01et les retours aux actionnaires en général, les rachats d'actions
02:03ou encore de limiter les plus hauts salaires au sein de l'entreprise.
02:08Les cours de bourse ont fortement baissé hier, ils rebondissent fortement aujourd'hui.
02:11Pauline Grattel vous donnera un peu plus de détails encore sur ces mouvements
02:15au cours de cette séance américaine.
02:17Voilà pour les sujets qui nous animent et qui seront discutés avec nos invités de Manet de Marché dans un instant.
02:23Et puis, dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse, focus thématique sur le marché des infrastructures,
02:28l'investissement en infrastructures, en dette, en equity, les enjeux et les perspectives.
02:33Nous en parlerons avec les équipes d'Infranity.
02:35Et le cofondateur d'Infranity, Gilles Langaine, sera avec nous en plateau
02:38dans ce dernier quart d'heure de Smart Bourse ce soir.
02:41Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
02:53nous retrouvons Pauline Grattel qui vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
02:57Bonsoir Pauline.
02:57Bonsoir.
02:58C'est le secteur de la défense aux Etats-Unis notamment qui fait l'actualité aujourd'hui.
03:03Oui, Donald Trump a demandé au Congrès de voter une augmentation de 50% du budget militaire des Etats-Unis,
03:09déjà en tête des dépenses militaires mondiales, à 1 500 milliards de dollars en 2027.
03:15Trump indique sur ses réseaux, cela nous permettra de construire l'armée de rêves
03:20à laquelle nous avons droit depuis longtemps et plus important encore,
03:24qui assurera notre sécurité, quel que soit l'ennemi.
03:26Les grands groupes de défense américains réagissent à cette annonce de Donald Trump
03:32ou cette promesse de Donald Trump qui a été faite hier soir après la clôture des marchés.
03:36Northrop Grumman, Lockheed Martin ou encore RTX bondissent aujourd'hui à Wall Street.
03:41Oui, à l'ouverture de Wall Street aujourd'hui, ces valeurs gagnent de 5 à 8%
03:45alors même qu'elles avaient fortement baissé hier en séance
03:48quand Donald Trump a sommé les dirigeants de ces entreprises d'arrêter de verser des dividendes
03:53et de racheter leurs actions pour investir plus massivement encore dans leurs usines.
03:58Et puis, côté macroéconomie aux Etats-Unis,
04:00les investisseurs ont pris connaissance de la balance commerciale du mois d'octobre.
04:03Oui, et le déficit commercial est au plus bas depuis juillet 2009,
04:07toujours sous l'effet des droits de douane mis en place.
04:10Le déficit commercial américain passe ainsi de 48 milliards de dollars en septembre.
04:15à seulement 29 milliards en octobre.
04:17En Europe, on notera que la séance du jour est un peu moins agitée
04:20que ce qu'on peut voir sur certains secteurs américains.
04:23Pas de tendance très marquée aujourd'hui pour les grands indices actions européens.
04:27Oui, les indices évoluent sans direction avec des écarts réduits après les récents records.
04:31Le stock 600 évolue en repli de 0,5% au cours de la séance.
04:35En France, le CAC 40 est en léger repli, toujours autour de 8200 points
04:40soutenus par les banques mais lestés par l'automobile.
04:43Côté américain, les indices ont ouvert en léger repli.
04:46Côté macro en Europe, le taux de chômage pour la zone euro a été publié.
04:50Oui, et il ressort légèrement inférieur aux attentes pour le mois de novembre
04:54à 6,3% de la population active contre 6,4% attendu.
04:59Dans le même temps, on a pris connaissance des prix à la production industrielle en novembre,
05:03toujours en zone euro.
05:05Il progresse de 0,5% sur un mois.
05:08C'est plus qu'attendu et que le mois d'octobre.
05:09Que dire en dehors des marchés actions des autres grands marchés mondiaux
05:13et notamment des marchés obligataires, Pauline ?
05:15Les rendements souverains se stabilisent aujourd'hui avec un disant américain autour de 4,15%.
05:20En Europe, le rendement allemand à 10 ans remonte au-delà de 2,80%.
05:25Du côté du marché d'échange, le dollar est stable et l'euro-dollar se traite autour de 1,17%.
05:30L'or, l'argent et le bitcoin avaient entamé hier un repli qui se poursuit aujourd'hui
05:35de 4% pour l'argent par exemple.
05:37Quel sera le programme de demain à l'agenda pour les investisseurs et pour finir cette semaine, Pauline ?
05:41On attend demain avec impatience le rapport sur l'emploi du département du travail américain
05:46pour le mois de décembre, le premier rapport publié depuis le shutdown.
05:50Pour le reste, les investisseurs seront attentifs à la publication des ventes au détail de novembre
05:55pour la zone euro et à la production industrielle allemande pour novembre également.
06:00Tendance, mon ami. Chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
06:02Pauline Grattel vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
06:073 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
06:18Bastien Dreux est avec nous, le responsable des études et de la stratégie de CPR, Asset Management.
06:23Bonsoir Bastien.
06:24Bonsoir.
06:24Nicolas Goetzmann est avec nous, le responsable de la stratégie macro, de la financière de la cité.
06:28Bonsoir Nicolas.
06:29Bonsoir.
06:30Et Thierry Guille nous accompagne, le président de Raymond James France.
06:33Bonsoir Thierry.
06:33Bonsoir.
06:34Merci d'être là messieurs, bienvenue.
06:37Thierry Commentaire, vous êtes spécialiste, grand spécialiste du marché américain.
06:40Trump reste quand même imprévisible.
06:43C'est vrai que coup sur coup, on a des annonces qui impactent le marché immobilier,
06:47en tout cas les grands fonds qui investissent dans l'immobilier américain.
06:51Et puis l'histoire de la défense aussi est très intéressante.
06:54Je disais, la carotte et le bâton, tout dépend dans quel ordre on prend les choses.
06:58Il a commencé par taper hier en annonçant qu'il allait interdire les rachats d'actions
07:02et les dividendes versés par les grands groupes de défense aujourd'hui.
07:06On en a cité quelques-uns dans le point Bourse de Pauline.
07:10Pour, quelques heures plus tard, annoncer sa volonté de doper le budget de la défense américain,
07:17le premier du monde déjà, de 50% à horizon 2027.
07:22Trump a fait du Trump.
07:23Ouais.
07:23Voilà.
07:24Donc encore une fois, on l'évoquait tout à l'heure,
07:28il faudra quand même qu'il passe par l'accord du Congrès,
07:30ce qui va prendre quand même, ce qui va, à mon avis,
07:33risque de, je pense, doucher un petit peu ses ambitions en termes de budget.
07:38Il va essayer de mettre en place 1,5 trillion,
07:40qui est effectivement une somme considérable.
07:42C'est un petit peu prématuré, je dirais, aujourd'hui,
07:43de savoir exactement quels seront les cibles d'investissement.
07:47On sait qu'il y a une volonté de reconstruire toute la partie de la flotte marine,
07:51les porte-avions, etc.
07:53Mais je crois qu'il faudra donner un petit peu de temps au temps
07:54pour savoir exactement quels seront les véritables bénéficiaires
07:57par rapport aux acteurs qui ont été cités par Pauline précédemment.
08:00– Et l'idée qu'on va aussi, comment dire, garder le contrôle
08:06sur la manière dont ces groupes de défense allouent leur cash flow,
08:11je veux dire, ça aussi, c'est du Trump dans le texte,
08:14c'est le trade-off classique trumpien.
08:17– Oui, on n'y croit pas.
08:18Le plus bel exemple que je puisse vous donner,
08:19ça ne concerne pas le secteur de la défense,
08:22c'est le secteur de l'énergie,
08:23où tout le monde se souvient du drill, baby drill,
08:25en fait, personne ne fort.
08:26Vous voyez, donc il a beau donner des instructions tous en amont,
08:29les gens font, enfin les…
08:31– Les groupes ont réagi hier quand même, les valeurs ont réagi.
08:33– C'est une chose, ça c'est la réaction boursière,
08:35beaucoup de traders qui arrêtent à court terme,
08:37sur le long terme c'est beaucoup plus compliqué.
08:39Vous êtes dans le pays maître du capitalisme,
08:41et les premières personnes à qui on doit rendre des comptes,
08:46ce sont les actionnaires.
08:47S'il n'y a pas de justification aujourd'hui,
08:49pour continuer sur le pétrole,
08:50il y a beaucoup de sujets en ce moment qui sont abordés,
08:53compte tenu de ce qu'il s'est passé au Venezuela,
08:55il faudra des garanties pour tous les acteurs sur place,
08:58d'une stabilité politique,
08:59pour être certain qu'un certain nombre d'acteurs vont y revenir,
09:01on ne les prendra pas à deux fois.
09:03Aujourd'hui, il n'y a plus que Chevron qui est présent sur place,
09:05on a vu en call dériver pas mal d'autres acteurs en ont bénéficié,
09:09dont Valero, qui devrait être un des premiers acteurs dans le raffinage,
09:13en bénéficié, parce que c'est du lourd, c'est du pétrole lourd,
09:16donc les Américains, c'est ce qu'ils savent le mieux raffiner.
09:20En fait, c'est pour ça aussi qu'ils ont,
09:22pareil pour la matière première.
09:24Leur pétrole est beaucoup plus léger,
09:25donc mélangez du pétrole lourd et du pétrole léger,
09:28ça peut donner effectivement le mix parfait pour les raffineries américaines.
09:32Les plus grosses marges en fait sont réalisées sur du lourd,
09:34donc comme c'est le cas du pétrole vénézuélien,
09:36ça devrait être bénéfique,
09:37mais là aussi il faut se donner un petit peu de temps,
09:39mais parce que...
09:41Mais vous dites que ces groupes pétroliers américains,
09:42ils n'iront pas évidemment sans condition et sans un environnement
09:47qui leur permettra d'opérer et d'opérer dans la durée
09:50dans un pays comme le vénézuélien.
09:52Nous, ce que l'on dit, c'est qu'il y a des acteurs comme Chevron
09:55qui est déjà présent sur place, c'est le seul,
09:57mais si vous voulez voir arriver d'autres noms comme Exxon,
09:59comme Conoco et d'autres acteurs aussi pour les plateformes,
10:03pour le forage,
10:04il faudra avoir un petit peu de garantie.
10:07Voilà, ils ne vont pas y aller tout de suite.
10:08Donc encore une fois,
10:09les cours boursiers, on réagit très vite,
10:11vous savez très souvent comment ça se passe,
10:13on agit d'abord, on réfléchit après,
10:15il faut se donner un petit peu de temps là-dessus.
10:17Pour l'instant, il y a quelques acteurs
10:18qui ont tenu sur le rebond,
10:20dont Schloum, dont Chevron,
10:22mais il faudra encore un peu quelques temps.
10:23Et sur l'immobilier, parce que là aussi,
10:25les cours de bourse de Blackstone,
10:28Caker ou d'autres ont quand même pas mal dévissé hier
10:31quand Donald Trump a affiché sa volonté
10:34de bannir ces grands investisseurs institutionnels
10:36d'une partie du marché immobilier américain,
10:39celui des maisons individuelles.
10:40Toujours, je le précise bien sûr,
10:42mais toujours avec la logique que les élections arrivent
10:44et que le sujet principal domestique aux Etats-Unis,
10:47c'est celui de l'affordability, comme ils disent.
10:49Voilà, c'est la capacité qu'ont les acteurs
10:51de pouvoir acheter leurs biens.
10:52Il faut savoir, alors c'est les données
10:53qu'ont données nos analystes américains ce matin
10:56sur le secteur de l'immobilier locatif, je précise,
10:59les institutionnels ont moins de 1% du marché.
11:02Donc ce n'est pas eux qui font la main,
11:03qui font en fait vraiment la véritable tendance.
11:05Sur le reste, ça sera à voir,
11:07c'est un des sujets en fait,
11:08comme vous l'avez souligné à l'instant,
11:09sur les enjeux des élections de mi-mandat,
11:11qu'en théorie, je dis bien en théorie,
11:13Trump devrait perdre,
11:14vu que depuis maintenant 24 ans,
11:16il n'y a eu qu'une seule fois un président élu
11:18dont la majorité a été reconduite,
11:19sinon il les perd systématiquement.
11:21Et vu les majorités relativement faibles
11:23qu'il a tant au Sénat qu'à la Chambre des représentants,
11:26il y a peu de chances qu'il les emporte.
11:27Donc il faut qu'il arrive à reconvaincre
11:29une base de son électorat.
11:30Aujourd'hui, il est beaucoup plus focus
11:32sur l'international que sur le domestique.
11:34Les mesures d'hier devraient aller dans ce sens-là.
11:36Sur l'immobilier, un des points clés,
11:38c'est les taux des mortgages,
11:40des prêts immobiliers, le 30 ans.
11:42Vous êtes sur des niveaux de 6-3, 6-30,
11:44on dit qu'il y a un effet de seuil
11:45si on passe en dessous de 6.
11:47Je ne sais pas si on ira,
11:48si les données économiques continuent
11:49à être aux Etats-Unis aussi bonnes qu'elles le sont.
11:52Il y a peu de chances que les taux de mortgages
11:54baissent de manière sensible.
11:56Et là, il part perdant, pour vous, à ce stade,
11:59en vue des élections de mi-mandat.
12:01L'histoire nous dit qu'il part perdant.
12:02Parce que perdre, pour Trump, ce n'est pas une option.
12:04Non.
12:05Ce n'est jamais une option.
12:05Et même quand il perd, il dit qu'il a gagné.
12:07Vous le savez.
12:08Non, non.
12:09Trump, nous, on le dit depuis un an déjà.
12:10Chez nous, c'est une conviction.
12:11On a fait nos analystes,
12:12enfin, encore une fois,
12:13notre analyste politique,
12:14qui est à Washington, Ed Mills,
12:16a fait une étude assez profonde à ce sujet-là.
12:19Et en fait, il perd toujours les élections.
12:22Il y a un tiers du Sénat qui va être réélu.
12:24Il n'a que trois sièges d'avance.
12:26Les dernières élections qui sont intervenues récemment,
12:28en novembre-décembre,
12:29il les a toutes perdues.
12:30Alors, il ne faut pas dégager de ce qui s'est passé là
12:33une tendance plus lourde,
12:34mais je crois qu'il va devoir,
12:36dans les prochains mois,
12:37mener une vraie politique vis-à-vis de son électorat.
12:41Et il a quand même été élu aussi
12:42pour reconstituer du pouvoir d'achat pour ces gens-là.
12:45Il ne le voit pas aujourd'hui.
12:46Il a la croissance économique américaine.
12:48Et le temps pour redresser ou modifier la perception
12:51est un temps relativement court.
12:53Je ne sais pas,
12:53en jouant sur le pétrole,
12:55en jouant sur les maisons,
12:57sur les mortgages,
12:58sur les taux de la fête, bien sûr.
13:00On aura l'occasion d'en discuter.
13:01Mais en essayant d'actionner tous ces leviers en même temps,
13:03est-ce que ça peut passer en novembre ?
13:05Alors, je n'ai pas la réponse exacte à cette question.
13:08On sait que lorsqu'il est arrivé au pouvoir,
13:11il voulait que le pétrole baisse.
13:12Il a baissé, je crois, près de 20% l'année dernière.
13:15Les taux baissent,
13:16mais est-ce que le mouvement va se poursuivre ?
13:19On en parlera peut-être tout à l'heure.
13:21Nous, il y a une repontification de la courbe des taux.
13:23Les taux courts vont probablement baisser encore,
13:25à définir à 25-50 BP.
13:26Les taux longs, pas forcément beaucoup.
13:29Voilà, donc, tout ça va faire en sorte...
13:32Mais le consommateur américain,
13:34quand on regarde la picture globale,
13:37se tient bien.
13:38Sauf qu'il y a vraiment ceux dans le haut du panier
13:40qui se tiennent bien
13:41et les autres sont laissés pour compte.
13:43Et ça, c'est un vrai sujet.
13:44Et il faut qu'il aille rassurer ces gens-là.
13:47Si jamais l'emploi poursuit sa dégradation,
13:49ça va être compliqué pour lui.
13:50Bon, parlons de ce qui va être le fil rouge
13:53de cette année de 2026, Nicolas.
13:55Oui, la perspective des élections de mi-mandat.
13:58Mais je reviens quand même à l'idée
13:59de doper le budget de la défense.
14:01Un des moyens de le faire, suggéré par Trump,
14:04c'est d'utiliser, par exemple, la manne des tarifs.
14:05Alors, la manne des tarifs,
14:07elle peut servir à tout dans le monde de Trump.
14:09La question très immédiate, c'est de savoir
14:11est-ce que cette manne des tarifs, elle est réelle
14:13ou est-ce qu'elle disparaît demain
14:15avec une décision de la Cour suprême ?
14:17Effectivement, demain, on a cette décision-là.
14:19Et par contre, ce qui est effectivement assez amusant,
14:22c'est que je pense que cette manne-là,
14:22elle a déjà servi à plusieurs fois dans la tête
14:24de notre Trump à plusieurs choses différentes.
14:26Donc la dernière chose, c'est pour soutenir la défense.
14:29Mais le problème là maintenant, je pense qu'il est plus global.
14:31Parce que si on enlève les tarifs pour Trump,
14:33évidemment, le premier point,
14:35c'est qu'il pourrait en remettre d'autres
14:36avec d'autres sections, d'autres supports légaux.
14:39Donc on repart dans un brouillard tarifaire ?
14:42Justement, je pense que pour les midtermes,
14:44ça va être très compliqué.
14:45Parce que de se remettre dans ce schéma-là,
14:47on va devoir faire des enquêtes d'abord par le Trésor
14:50et les remettre en place.
14:52On les remettrait en place juste avant les élections,
14:54donc avec un risque encore de propulser
14:55encore un petit peu l'inflation un petit peu supérieure,
14:57alors qu'elle pourrait baisser là maintenant
14:58si on n'avait pas les tarifs.
15:00Donc là, on a un problème, on va dire,
15:01plutôt politique qui l'encouragerait à ne pas le faire.
15:03Mais quand on regarde la stratégie américaine
15:04et surtout la photo globale
15:08de ce qui se passe au niveau macro,
15:10c'est extrêmement compliqué.
15:11Parce qu'on a, si on prend le monde depuis 2020,
15:15on va dire que tous les pays ont dû s'ajuster
15:17d'abord à la situation inflation Covid,
15:20donc avec des taux réels relativement élevés,
15:22sauf un acteur, la Chine.
15:24Et cet acteur-là, justement la Chine,
15:26produit une guerre commerciale sur le monde entier
15:28avec des excédents qui sont absolument hallucinants aujourd'hui,
15:32avec une devise qui est extraordinairement faible,
15:33avec des taux également très faibles.
15:35Et donc, il y a une position d'agresseur,
15:37on va dire en chef dans le commerce mondial.
15:39Par rapport à cela, on a différents acteurs.
15:40Alors en Asie, la réponse par rapport à cette situation-là,
15:44c'est principalement des devises très faibles.
15:47On le voit au Japon, on le voit à Taïwan, en Corée,
15:48enfin à peu près partout,
15:49justement pouvoir essayer d'absorber une partie du choc.
15:52Au Japon, on va également essayer de relancer par rapport à ça.
15:55Et aux États-Unis, la réponse était d'une,
15:56on a relevé les taux réels, mais pas au point de casser la demande.
15:59Donc on a une demande qui reste là,
16:01mais si cette demande-là sert à alimenter la Chine,
16:04ce n'est pas forcément une bonne solution.
16:05Et donc les tarifs étaient justement un rempart par rapport à ça.
16:07On garde une demande consistante,
16:09mais avec des tarifs.
16:11Par contre, si on enlève les tarifs,
16:12du coup, on a quelque chose qui est plus problématique,
16:14on va dire, dans la structure.
16:15Et donc je pense qu'il va avoir besoin de faire quelque chose.
16:17Et donc soit on pourra avoir une réponse
16:19de la part du Forex, en gros, par le Trésor.
16:23Bon, on ne va pas décider comme ça,
16:24mais c'est juste un ajustement qui pourrait se faire.
16:27Mais ce qui permet, en fait, quand on voit ça,
16:29ça permet aussi de relativiser ce qui se passe aujourd'hui en Europe,
16:31parce qu'en fait, tout le monde réagit,
16:33sauf un acteur,
16:34donc qui est là et qui arrive,
16:36qui est sans tarifs,
16:38qui a une politique monétaire
16:38qui est pour moi extraordinairement stricte
16:41et qui est même aujourd'hui la plus stricte du monde,
16:43et qui donc se présente dans ce monde-là
16:45avec la devise la plus forte,
16:47et donc qui est sans protection,
16:49avec la devise la plus forte,
16:50qui ne réagit pas
16:51et qui se fait tailler en pièces de tous les côtés.
16:53Dans un monde de prédateurs,
16:55la proche,
16:55c'est l'Europe.
16:57On fera, on va discuter de l'Europe.
16:58Mais je reviens sur la question
16:59de la décision de la Cour suprême.
17:01Enfin, il y a des attentes particulières.
17:03Enfin, oui, c'est très attendu comme décision,
17:05mais on a déjà un biais
17:07par rapport au rendu de la décision elle-même.
17:10Pour l'instant, le consensus,
17:12c'est que, oui,
17:13les tarifs qui reposent sur le AIPA,
17:14donc sur cette législation-là,
17:16vont tomber.
17:16Par contre, pas forcément de remboursement.
17:18D'accord.
17:19Mais ça veut dire qu'ils ne pourraient pas reproduire
17:20la base légale, en tout cas.
17:22Ils devraient aller sur d'autres bases légales
17:23qui, pour le coup,
17:24ce que c'est intéressant,
17:25c'est que les tarifs actuels,
17:25notamment sur la Chine,
17:28principalement.
17:29Et donc, ça serait plutôt des tarifs,
17:30notamment ce qui repose sur l'Europe,
17:31sur le Japon,
17:32qui pourraient tomber.
17:32Par contre, pas sur la Chine.
17:34Et donc, d'avoir quelque chose
17:35qui soit un peu plus conforme
17:36à ce qu'on avait précédemment, également.
17:39Et donc, la question après,
17:40ça sera de voir si Trump voudra continuer
17:41à vouloir sanctionner tout le monde
17:43ou si vraiment,
17:44on se concentre sur la Chine ou pas.
17:45C'est une décision importante
17:46de la Cour suprême ?
17:47Oui, bien sûr.
17:48Non, mais Bastien, oui, oui.
17:49Bien sûr que c'est une décision importante.
17:52Après, bon,
17:53je pense qu'on est à peu près tous d'accord
17:54sur le fait que les droits d'hône réciproques
17:56vont se faire retoquer demain
17:58par la Cour suprême.
18:00Après, la question du remboursement,
18:03on ne sait pas.
18:04C'est vraiment une wild card, quoi.
18:07Si ça arrive,
18:08ça voudrait dire qu'il devrait y avoir
18:10un remboursement aux alentours
18:12de 150 milliards dans ces eaux-là,
18:14ce qui fait que même pour un pays
18:15comme les USA, c'est beaucoup.
18:16Ça fait une bonne partie,
18:19une bonne fraction, on va dire,
18:20du déficit.
18:21Et on pourrait avoir des tensions
18:24sur les taux longs fortes
18:27qui suivraient cette décision
18:29de remboursement,
18:30enfin de demande de remboursement.
18:32Donc ça, c'est quelque chose
18:33qui pourrait arriver demain.
18:37On ne sait pas, franchement,
18:38pour le remboursement.
18:40Après, je pense qu'on aura plus
18:42une phase de volatilité,
18:44de court terme sur le sujet
18:46des droits de douane,
18:47parce qu'il y a les mi-termes,
18:49on en a déjà parlé,
18:50qui vont être très compliqués pour lui.
18:53Évidemment, il y a d'autres sections
18:55qu'il va et qu'il peut actionner,
18:56mais comme la section 122
18:58qui lui permet de remonter
18:59les droits de douane de 15 points
19:01pendant 150 jours
19:04sur tous les pays du monde
19:05en cas de crise de liquidité importante.
19:07Donc ça, c'est quelque chose
19:07qu'il pourrait faire.
19:09Mais redevenir aussi agressif
19:12ou plus agressif qu'il nous l'a été...
19:13Redvenir à Richemann à ce moment-là,
19:14ce n'est pas la bonne idée politique.
19:15Ce n'est pas la bonne idée
19:16par rapport aux mi-termes
19:18qui arrivent.
19:20Il est déjà très mal
19:21dans les sondages.
19:23En fait, depuis la Seconde Guerre mondiale,
19:25il y a sur les 20 mi-termes,
19:26il y en a 18 pour lesquels
19:27les présidents en exercice
19:28sont perdus des sièges.
19:31Bon, ben voilà.
19:32Les choses sont très compliquées pour lui.
19:33Il y a un truc presque physique,
19:34mécanique autour
19:35de ces élections de mi-mandat.
19:37Oui, exactement.
19:39Et puis, il y a, de toute façon,
19:41on parlait un peu tout à l'heure,
19:43l'économie en cas.
19:45Les ménages les plus défavorisés
19:47souffrent pour plein de raisons différentes
19:49en même temps.
19:49Parce qu'il y a la foradability,
19:51l'immobilier coûte cher,
19:52parce que les droits douanes,
19:53c'est surtout eux qui les subissent,
19:55parce qu'eux n'ont pas d'effet de richesse
19:56qui proviennent des actions.
19:57Alors que les ménages les plus aisés,
19:59les choses se passent relativement bien
20:01pour eux.
20:02Et toutes ces choses-là,
20:04mises bout à bout,
20:05le pénalise très fortement.
20:06Et on le voit dans les élections spéciales
20:08qu'il y a eu,
20:08les élections, comment dire,
20:10locales, intermédiaires,
20:12qu'il y a pu y avoir en 2025.
20:13Les Républicains ont perdu à chaque fois
20:14au moins 20 points, quoi.
20:16Au moins.
20:17Donc, les choses risquent
20:18d'être très compliquées pour lui.
20:20Et il faut...
20:21Et cette belle et grande loi budgétaire
20:23ne permet pas de...
20:25Non seulement ne permet pas
20:26de réconcilier les deux cas de l'économie,
20:29mais ça risque de les accroître.
20:31C'est même complètement le contraire
20:32parce que, de toute façon,
20:34ça a surtout reproduit l'existant
20:35pour les plus aisés
20:36et pour les plus défavorisés,
20:40on a des coupes
20:41dans les subventions d'assurance santé,
20:44dans les bons alimentaires,
20:46il y a des petites coupes aussi.
20:47Et donc, cette partie, finalement,
20:49de l'électorat
20:50serait très défavorisée, finalement,
20:52par cette grande loi budgétaire américaine.
20:55Bon, et puis, peut-être aussi
20:58une perception des ménages,
21:00de l'électeur américain
21:01vis-à-vis du marché du travail
21:02qui est différente aujourd'hui.
21:04C'est la semaine des données
21:05du travail américain.
21:07La perception, elle est mauvaise.
21:08Leur perception de...
21:10L'entrée sur le marché du travail
21:11est quelque chose
21:12de plus compliqué aujourd'hui.
21:13Ah oui, mais clairement.
21:14Alors là, ce qui se passe
21:14sur le marché du travail,
21:16il y a beaucoup de raisons
21:17pour lesquelles la lisibilité
21:18des chiffres est très compliquée
21:20avec ce qui s'est passé
21:21avec le shutdown,
21:21le fait qu'on n'ait pas eu
21:23la moitié du job report d'octobre.
21:25Enfin, donc, on a pas mal
21:26de problèmes de lisibilité.
21:29En revanche, quand on regarde
21:30à peu près toutes les données
21:31qu'on peut avoir,
21:33ce qu'on voit, c'est que depuis
21:34le Liberation Day, à peu près,
21:35le marché du travail est à l'arrêt
21:36aux Etats-Unis.
21:37Donc, ce n'est pas catastrophique
21:38parce qu'on n'a pas une explosion
21:40du chômage.
21:41C'est gelé, quoi.
21:41C'est complètement gelé.
21:43Et en fait, s'il y a eu
21:44des créations d'emplois,
21:44c'est uniquement dans le secteur
21:45de la santé,
21:47hors secteur de la santé,
21:48il y a eu plutôt...
21:49Donc, si on prend tout le reste
21:50du secteur privé,
21:51c'est à peu près 80% quand même
21:52du secteur privé,
21:54on a plutôt eu des destructions
21:55d'emplois.
21:56Donc, c'est très léger,
21:57c'est pas beaucoup.
21:58Mais on voit que, finalement,
22:00le temps n'est pas aux embauches.
22:02Le chiffre qui est sorti hier,
22:03l'ADP,
22:04c'était 41 000 créations d'emplois
22:06dans le secteur privé
22:07sur le mois de décembre,
22:08dont 39 000 dans les services
22:10à la santé.
22:11Si on arrive à la santé,
22:12ça fait à peu près
22:12presque zéro, quoi.
22:13Et là, il y a vraiment
22:15un marché du travail
22:15qui est à l'arrêt.
22:16On est complètement
22:17sur cette phase
22:19de low hiring,
22:20low firing,
22:21qu'a exposé Jérôme Poel
22:22plusieurs fois.
22:24Ça, on l'a vu
22:24dans le rapport Joltz d'hier,
22:26qui montrait que le taux d'embauche
22:27est le plus bas depuis 15 ans.
22:29Mais dans le même temps,
22:30le taux de licenciement,
22:31il est historiquement bas.
22:32Donc, on a un équilibre
22:32qui est très...
22:33On embauche plus,
22:34on est très bizarre.
22:35Mais voilà,
22:36il y a vraiment
22:36un marché du travail
22:37qui est complètement gelé.
22:38Et il ne faut pas grand-chose
22:40pour faire dérailler la machine.
22:42Et la fête doit se préparer
22:43à ça et baisser les taux.
22:44Qu'est-ce que vous en dites, Thierry,
22:46de cet équilibre
22:47du marché du travail ?
22:48Est-ce que cette...
22:49Low firing,
22:51low hiring,
22:51est-ce que ça peut durer ?
22:52Est-ce que c'est soutenable ?
22:53Et à ce moment-là,
22:54la Fed reste vigilante,
22:56mais sans avoir besoin
22:57d'en faire peut-être
22:58plus que nécessaire.
22:59Ou est-ce que c'est
23:00un équilibre forcément
23:01un peu instable
23:02et qui amènera la Fed
23:04à aller plus loin
23:04que 25 ou 50 BP
23:06de baisse de taux ?
23:08Alors, sur l'évolution,
23:10encore une fois,
23:11sur les taux,
23:12je me rappelle souvent
23:12quand je viens vous voir,
23:13la Fed fera ce qu'il y a à faire.
23:15C'est-à-dire qu'en fait,
23:15on est tous en train
23:16de parier à chaque fois
23:17sur une, deux, trois
23:18baisses de taux.
23:19C'est un exercice
23:20dans lequel je ne rentre pas
23:21parce que la Fed,
23:21d'abord, on a tendance
23:22un peu à...
23:23C'est-à-dire ce qu'il y a à faire.
23:24Ce qu'il y a à faire,
23:25c'est quoi ?
23:25C'est ramener l'inflation
23:26à 2% ?
23:27C'est soutenir la croissance ?
23:29C'est permettre
23:30au gouvernement fédéral
23:31de s'endetter
23:32si d'autant plus
23:34on n'a plus la manne des tarifs ?
23:35C'est quoi le job ?
23:36Ça a été, à un moment donné,
23:38je lutte contre l'inflation.
23:39Aujourd'hui, la priorité,
23:40c'est l'emploi depuis six mois.
23:43C'est ça.
23:43Depuis Jackson Hole, quoi.
23:44Au mois de mai,
23:45il n'est plus là.
23:46Moi, ce qu'on essaie de dire
23:47à nos clients,
23:47c'est de dire
23:48qu'ils sont 12 à voter.
23:49Il y a 7 membres
23:50du Board of Governors.
23:52Le reste,
23:52c'est des présidences tournantes.
23:53Il n'est pas tout seul,
23:54le président.
23:55Il insuffle forcément
23:56la grande tendance.
23:58Mais lors du dernier résultat
24:00des votes qui a lieu,
24:01il y a quand même
24:02deux d'entre eux
24:02qui voulaient...
24:03qui mettaient
24:04pour une hausse de taux.
24:05Donc, Miran,
24:06qui est un petit peu
24:06le sous-marin de Trump
24:09au sein de la Fed,
24:10à tout seul,
24:11il ne fera pas bouger les choses.
24:13Donc, on se dit,
24:13voilà,
24:14si la Fed fera ce qu'il y a à faire...
24:17Vous ne croyez pas à l'idée
24:19ou en tout cas,
24:20l'idée que le marché
24:21se mettrait à percevoir la Fed
24:22comme étant totalement
24:23aux ordres de Trump,
24:25totalement...
24:26ayant totalement capitulé
24:27sur l'idée d'indépendants.
24:28Vous ne croyez pas à ce risque-là ?
24:30Moi, j'ai envie de vous dire,
24:31pour faire simple,
24:33Powell a eu raison sur tout.
24:34Mais depuis un an,
24:36il a eu raison sur tout.
24:37C'est-à-dire qu'en fait,
24:38il a eu raison
24:38de freiner Trump
24:39dans ses ardeurs
24:40de baisser les taux.
24:41Vous imaginez aujourd'hui,
24:42on a un taux de croissance
24:43qui est au-delà de 4.
24:45En fait, bon,
24:45en réel ou nominal,
24:47les chiffres ne sont pas les mêmes,
24:48mais on a un taux de croissance
24:49qui est assez fort.
24:50Vous avez une inflation
24:51qui est relativement conjurée
24:52entre 2,5 et 3 %.
24:55On aimerait 2,
24:56mais voilà.
24:57Donc, ça marche.
24:59Le bateau ne coule pas du tout.
25:00Les faits ont l'air
25:01de lui donner raison.
25:01Si vous aviez écouté Trump,
25:03s'il a écouté les sirènes de Trump
25:05de baisser le taux,
25:06vous seriez dans une situation
25:07de surchauffe,
25:07de croissance économique,
25:08une inflation beaucoup plus élevée.
25:11Donc, voilà.
25:11Alors, ça ne veut pas dire
25:12qu'il aura raison encore cette année.
25:14Il est parti dans quelques mois.
25:15Je dis juste que,
25:16on va avoir,
25:17là, en 2026,
25:19on va avoir des effets,
25:20théoriquement,
25:21enfin, même,
25:21pas que théoriquement,
25:22bénéfiques
25:23du One Big Beautiful Bill.
25:25Arrête.
25:25qui, il ne faut pas se mentir,
25:29beaucoup de choses existent déjà.
25:31La baisse des taux
25:31qu'il avait appliquée
25:33sur l'impôt des sociétés
25:34et des personnes physiques
25:35lors de son premier mandat
25:36ont été prorogées par Biden.
25:38Donc, il n'y a pas tellement de choses.
25:39Il y a d'autres choses
25:39qui viennent en supplément.
25:41On verra un petit peu
25:42quel sera l'impact.
25:44Voilà.
25:44Et ça, je pense que c'est ce qui va,
25:46à mon avis,
25:47mener la Fed
25:48à être plus ou moins agressive
25:50dans les prochains mois.
25:51Pour résumer,
25:53pour parler sans langue de bois,
25:55on est sur nous,
25:57sur un scénario 2026,
25:58d'une croissance soutenue.
26:00En fait, pour tout vous dire,
26:01c'est un petit peu
26:02à pleurer d'ennui.
26:02Tout le monde pense la même chose
26:03en ce début d'année aux Etats-Unis.
26:05Tout le monde parait
26:05sur une croissance soutenue,
26:07une poursuite de l'IA,
26:08on en parlera peut-être tout à l'heure.
26:10Alors, un des gros sujets,
26:11c'est de savoir...
26:12C'est bien,
26:12parce qu'on sait déjà
26:13que ça ne va pas se dérouler comme ça.
26:15Non, il y a...
26:16Ouais, je ne sais pas.
26:18Il y a un des sujets.
26:19Il y a un truc
26:19qui lâchera quelque part.
26:21Il y a quelque chose
26:21qui ne fait pas consensus,
26:22c'est l'histoire
26:23de la rotation du marché.
26:24Je le sens,
26:25il y a beaucoup de résilience.
26:26On est dans un métier
26:27où les gens ont du mal
26:28à changer de logiciel.
26:29Lorsqu'ils ont gagné
26:30sur une thématique,
26:32basculer sur une autre,
26:33c'est très compliqué.
26:34Il faut vendre l'idée
26:35au sein des...
26:37On a un début d'année
26:37et toutes les gestions
26:38dans tous les institutions financières.
26:40Tout cher de l'invalisé.
26:40Voilà, comme si...
26:42Tout démarrait le 1er janvier.
26:43Ce qui n'est pas le cas
26:44et on verra ce que ça donne.
26:45Bon, sur...
26:46Oui, si, sur la Fed, quand même.
26:47Enfin, l'emploi, la Fed
26:49et entre 25...
26:51Enfin, entre une ou deux
26:53baisses de taux complémentaires
26:54et 150 points de base
26:56de baisses de taux
26:57comme plaide encore
26:58Steven Myron aujourd'hui.
27:00Où est-ce que le curseur
27:01peut atterrir, selon vous, Nicolas ?
27:03Je pense que ça peut être agressif.
27:05Je partage ce que vous avez dit
27:06sur le fait qu'il y a vraiment
27:08un risque sur l'emploi.
27:09Je pense que les données
27:09qu'on a eues hier sur le JOL
27:10sont vraiment inquiétantes.
27:12Et ce qui est intéressant,
27:13c'est qu'on va avoir quand même
27:13des mouvements assez importants.
27:15Donc, Myron devrait sortir
27:16de la Fed ce mois-ci.
27:17Donc, on va avoir
27:18le remplacement qui aura lieu.
27:20Alors, il y a deux solutions.
27:21Soit, on aura aussi...
27:23On va avoir le nom
27:23ce mois-ci, a priori,
27:24du prochain chair de la Fed.
27:26Alors, donc...
27:27Attends, hein !
27:27Pour l'instant, les probabilités,
27:28donc, c'est les deux Kevin,
27:29avec Kevin Asset et Kevin Warsh.
27:31Très bien.
27:32Et faible probabilité,
27:34mais on va dire que je croise
27:35des doigts, on va dire.
27:36On espère toujours
27:36avec Chris Waller.
27:38Mais de toute façon,
27:39je pense que Chris Waller
27:40va écraser intellectuellement
27:41le prochain chair.
27:42Donc, de toute façon,
27:44ça sera plutôt...
27:44Il sera une voix importante
27:45toujours au sein de l'homme.
27:46Il sera la voix la plus importante,
27:47à mon avis.
27:47D'accord.
27:47Et il l'a été sans doute aussi
27:49ces dernières années
27:50et qu'il va avoir
27:52un ascendant intellectuel
27:54sur qui...
27:55Enfin, peu importe la personne,
27:56sur la personne qui arrive.
27:57C'est lui le shadow gouverneur,
27:58quoi, en fait.
27:58Oui.
28:00Shadow président.
28:00Donc, la meilleure solution,
28:01ce serait qu'il soit chair,
28:03évidemment.
28:03Et sinon, ça va être
28:04quelque chose
28:05d'un peu plus compliqué.
28:07Mais le problème,
28:08c'est que s'il met Kevin Asset,
28:09qui est donc le plus proche
28:10de Trump là-dedans,
28:12je pense qu'on a vraiment
28:12quelque chose
28:13qui devient un peu,
28:14je dirais pas guignolesque,
28:15mais c'est pas digne de la Fed.
28:18À mon avis,
28:18Kevin Warsh, à mon avis,
28:19n'est pas beaucoup plus digne
28:20de la Fed,
28:20même s'il l'a déjà été.
28:22Parce qu'il a une vision
28:23qui est tellement radicalement opposée
28:24à comment la Fed a évolué
28:25sur les 15 dernières années
28:26qu'il y a vraiment
28:27un problème de ce côté-là.
28:29Par contre,
28:29s'il mettait effectivement
28:30Chris Waller,
28:31et même, je pense que
28:32la bonne solution peut-être,
28:33pourquoi pas garder Miran,
28:34parce que même si on s'est
28:34pas mal moqué de lui,
28:35j'ai trouvé qu'il était
28:36plutôt intéressant conceptuellement
28:39et qu'en fait,
28:39il a apporté pas mal au débat.
28:40Donc, très bien.
28:42Et que si on avait
28:43un board qui était dirigé
28:45par ces gens-là,
28:46on aurait sans doute
28:46quelque chose
28:47qui serait très réactif,
28:48évidemment hyper pro-croissance.
28:50Donc, à mon avis,
28:52très bien.
28:52Mais très réactif,
28:52c'est-à-dire des jumbo cuts
28:53s'il faut ?
28:54Je pense qu'il y a
28:55le moindre risque,
28:56je pense qu'il n'y a aucun problème.
28:58Et quand on voit d'ailleurs
28:58ce qui a été fait,
28:59notamment sur la structure
29:00du QE,
29:02qui n'est pas un QE,
29:03mais qui est quand même
29:03vaguement un QE,
29:05qui a été annoncé le mois d'année.
29:06Comment il s'appelle ça ?
29:07C'est le programme de...
29:09C'est quoi le RM...
29:10Management Programme ?
29:11Oui, d'accord.
29:13Oui, c'est ça.
29:14Parce que le QE,
29:16c'est en gros,
29:16on achète de la dette
29:17de long terme
29:17et donc on fait de la demande
29:20et là, ce qu'on fait,
29:21c'est qu'en fait...
29:21On ne cherche pas
29:21à manipuler les taux longs, là.
29:22En fait, on propose au Trésor
29:24de venir le placer sur le cours
29:26et donc, en fait,
29:26on réduit l'offre.
29:27Donc, en fait,
29:28au lieu d'augmenter
29:28la demande du long,
29:30on réduit l'offre
29:30et donc, en fait,
29:31oui, on fait du QE.
29:32Et donc, ce qui permet
29:33de mettre un cap sur les taux,
29:34éventuellement,
29:34d'avoir un effet sur le Forex,
29:35donc sur la base du dollar
29:37si jamais il y avait un problème.
29:38Mais voilà,
29:38mais on soutient la croissance
29:39et ce qui manque,
29:40on a des autorités
29:40qui sont quand même alignées
29:42sur le besoin
29:43de ce qui est de quoi être fait
29:44Et tout ça sans risque
29:45inflationniste supplémentaire.
29:47Moi, je ne vois pas
29:48de risque inflationniste
29:48aux Etats-Unis aujourd'hui.
29:49On a eu les tarifs,
29:50on a effectivement
29:51une croissance qui est très forte.
29:52Donc, la Fed admet
29:52que l'objectif maintenant,
29:54c'est 3% et c'est plus 2, alors.
29:55Et puis là, en fait...
29:55Non, mais c'est une vraie question, Nicolas.
29:57Et il faut regarder...
29:59Implicitement, elle accepte
30:00que ce soit 3% et plus 2%.
30:01Eh bien, on a eu le Père Noël
30:02pendant les vacances.
30:04On a eu Bestland
30:05qui a fait une interview
30:06que j'ai trouvée assez intéressante.
30:07Ah, vous avez été gâté.
30:08Voilà, qui nous a dit
30:09qu'il avait...
30:10Enfin, que lui considérait
30:11que le jour,
30:12on en retournait à 2%.
30:13En fait, on pourrait avoir
30:13une cible qui était
30:14entre 1 et 3%.
30:15Évidemment, le 1%,
30:16c'est au cas où
30:17vous avez une productivité
30:18super forte
30:19qui vous permet d'avoir
30:19quelque chose
30:20qui est en nominal
30:20et stable entre 4 et 5%.
30:22Mais si jamais on n'y arrive pas,
30:24on n'hésite pas
30:24d'avoir une inflation à 3%
30:25et donc on supporte la croissance
30:26quoi qu'il en soit.
30:27Mais quand on prend
30:27ce cadre-là,
30:28en fait, ça vous fait
30:29ce qu'on appelle
30:29le nominal GDP.
30:30Enfin, du targat
30:32du nominal GDP.
30:33Le PIB nominal.
30:34On cible le PIB nominal.
30:35Voilà, on cible
30:36le PIB nominal.
30:37Et ce qui, en fait,
30:37quand on regarde
30:38les données américaines
30:39depuis pas mal d'années,
30:40ce qui correspond à peu près
30:41à ce qui a déjà été fait
30:42dans la réalité.
30:44Et donc, il y a effectivement
30:45une poursuite de la croissance
30:46et qui est exactement
30:47l'inverse
30:47de ce qui est fait
30:48en Europe, par exemple.
30:48Ah, ouais.
30:50Je vous promets,
30:51on va parler d'Europe,
30:52mais on en parle en creux,
30:53déjà, d'une certaine...
30:54Non, mais d'accord avec l'idée,
30:55parce qu'il y a quand même
30:56des gens dans le marché
30:56qui s'inquiètent,
30:57légitimes,
30:59qui s'inquiètent,
31:00oui,
31:00d'une résurgence
31:02du risque inflationniste
31:03dans le cas d'une Fed
31:04qui couperait aveuglément
31:05ses taux
31:06ou en tout cas,
31:07peut-être avec un biais
31:09trop orienté
31:10sur un soutien
31:12à la croissance
31:12par rapport à une inflation
31:14qui n'est pas revenue
31:16à la cible,
31:16encore une fois.
31:17Alors déjà,
31:18je voudrais dire
31:18que j'étais 100% d'accord
31:19avec ce que Nicolas a dit
31:20sur la Fed.
31:21Le seul truc
31:21que je pourrais ajouter,
31:22c'est le...
31:24Même si c'est peu probable,
31:26c'est le 21 janvier,
31:28c'est une date
31:28qui est super importante
31:29pour la Fed
31:30parce qu'il y aura
31:31l'audition
31:32qui concernera
31:33le limogéage
31:34de Lisa Cook.
31:35Ah, oui.
31:36Et c'est peu probable,
31:38à mon avis,
31:38que le limogéage
31:39soit validé.
31:40Et si ça l'était,
31:41là,
31:42Trump change tout le monde,
31:43change l'équipe, quoi.
31:44On fait sortir...
31:45Voilà,
31:45on remet l'équipe
31:46des remplaçants.
31:47La Cour suprême
31:47a quand même déjà
31:48limité la possibilité
31:50de...
31:50Non,
31:51elle a simplement
31:52posé...
31:53Enfin, voilà,
31:53dans le cas de la Fed,
31:54ils ne se sont pas prononcés.
31:56D'accord.
31:56Ils ont mis en suspens,
31:58en fait,
31:58le limogéage
31:59de Lisa Cook.
32:00Le 21 janvier,
32:02on pourrait apprendre...
32:04Donc,
32:04ils ne rendront pas
32:04leur jugement ce jour-là,
32:05mais on entendra
32:06les positions un peu
32:07des uns et des autres
32:08à la Cour suprême.
32:09On pourrait apprendre
32:10qu'il y ait une majorité
32:10qui se dessine
32:11en faveur
32:12du limogéage
32:13de Lisa Cook.
32:14Et dans ce cas-là,
32:15là,
32:15ça deviendrait...
32:15Ça changerait tout.
32:17Ça changerait vraiment tout.
32:19Probabilité faible,
32:20mais quand même
32:20vraiment à suivre.
32:22Sinon,
32:23après,
32:24ma position
32:25par rapport à ça,
32:26c'est que
32:27actuellement,
32:28la croissance américaine,
32:30elle est faible.
32:31Ça fait quand même
32:31deux ou trois ans
32:32qu'elle est faible.
32:33Il n'y a rien de catastrophique,
32:36mais il y a vraiment
32:37des sables
32:39qui cachent la forêt.
32:40On a vraiment
32:41les investissements
32:41dans l'IA
32:42qui ont été très forts
32:42sur 2025,
32:44qui ont tiré
32:44très fortement...
32:45Sur un ou deux trimestres,
32:46d'ailleurs.
32:47Oui, mais...
32:48Quand je regardais
32:49la décomposition trimestrielle,
32:50c'est vrai qu'en fin d'année,
32:52c'est...
32:53Oui, c'était...
32:54Non, mais ce que je veux dire,
32:54c'est qu'il y a encore
32:55d'autres soutiens
32:56dans la croissance américaine.
32:58Oui, oui,
32:58il y en a,
32:59mais si on regarde,
33:01par exemple,
33:01le scénario de la Fed
33:02pour 2026,
33:03ce qu'il expliquait
33:03en conférence de presse
33:04de Jean Powell,
33:05c'était quand même
33:05que la croissance
33:05serait forte,
33:06surtout parce qu'il y aura
33:07des investissements
33:08dans l'IA.
33:08Enfin, leur scénario,
33:10à eux, c'est ça.
33:11Ça repose là-dessus, quoi.
33:12C'est en bonne partie ça.
33:13Il n'y a pas que ça,
33:13mais c'est en bonne partie ça.
33:16Et en fait,
33:16quand on regarde,
33:17déjà, un peu le marasme
33:19sur le marché du travail,
33:20c'est plutôt une dégradation,
33:21très lente dégradation
33:22du marché du travail,
33:23déjà depuis trois ans,
33:24ça ne correspond pas
33:25avec une économie
33:26qui est en plein boom.
33:27Donc, je pense que
33:28la progression
33:30de l'activité économique
33:31est relativement faible
33:32aux États-Unis,
33:33qu'il y a pas mal
33:34de secteurs qui sont à l'arrêt.
33:35Et puis, tout simplement,
33:36si on regarde les profits
33:37et les entreprises hors tech,
33:39franchement,
33:40ça fait trois, quatre ans
33:43qu'il ne s'est pas bassé
33:43grand-chose.
33:44Alors, c'est seulement
33:44en train de changer.
33:45C'est seulement sur la fin 2025
33:48qu'on a vu des choses
33:48qui étaient en train
33:49de s'améliorer
33:50sur les profits
33:50hors de la tech aux États-Unis,
33:52en particulier sur le secteur
33:53de la santé.
33:54Mais je pense qu'il y a quand même
33:55une bonne partie
33:56de l'économie américaine
33:57qui a besoin, finalement,
33:58de ces baisses de taux.
34:00Il n'y a pas qu'il y ait
34:00de problème sur la capacité
34:02de ces groupes
34:03à dépenser encore
34:04dans les infrastructures d'IA.
34:05Il ne faut pas qu'il y ait
34:05de problème de marché
34:06qui empêcherait
34:08ou qui freinerait
34:09la capacité de ces groupes
34:10à déployer des CAPEX.
34:11Ça fait partie des risques
34:13de l'année 2026.
34:14Est-ce qu'il y aura
34:14assez d'électricité ?
34:16Oui, oui, oui.
34:16Par exemple.
34:18Entre autres.
34:19Est-ce qu'il y aura
34:19assez de capacité de mémoire aussi ?
34:21C'est des questions
34:22qui se posent.
34:22Oui, il y a un problème d'offres
34:23de ce point de vue-là, effectivement.
34:25Bon, ça nous amène
34:25à l'idée de la rotation
34:26du marché américain, Thierry.
34:28Commençons à en parler
34:29tout à l'heure.
34:30Qu'est-ce que vous en dites ?
34:31Alors, notre stratégiste
34:32a fait un papier en décembre
34:33qui était assez intéressant.
34:34Il a posé la question suivante.
34:36Il a fait le constat
34:36que depuis 2023,
34:37sur la crise des banques
34:38qu'on a eue à l'époque,
34:39on a eu quatre faux départs
34:41sur les thématiques décycliques
34:42quand on parle de rotation.
34:44Alors, l'histoire
34:45des small cap ou mid cap,
34:47je ne rentre pas
34:48dans cette granularité-là.
34:49Je me demande juste
34:49si, en fait, effectivement...
34:52Parce que les dernières années,
34:53en fait,
34:54n'ont pas été linéaires
34:55sur l'univers des Magnifiques 7.
34:56On parle de l'IA
34:58depuis fin 2022.
34:5923, c'est vraiment les 7.
35:0324, c'est beaucoup NVIDIA
35:04qui a porté le marché.
35:06Et quand vous regardez
35:06l'année qui vient de s'écouler,
35:08sur un marché,
35:08le SPI qui fait 17% d'offres,
35:10vous en avez que deux
35:11qui ont surper.
35:11Oui, c'est ça.
35:12C'est Google et NVIDIA.
35:13Les autres, c'est en dessous.
35:15Donc, il faut nuancer.
35:16Donc, la contribution relative
35:18des Magnifiques 7
35:19à la perte du SPI
35:19ne fait que décélérer.
35:22Donc, le travail
35:22qu'a fait mon stratégiste
35:23était assez intéressant.
35:25il fait le constat
35:26qu'on a eu 4 faux départs
35:27et il fait le constat
35:28qu'on évoquait à l'instant
35:29depuis octobre dernier.
35:31De nouveau,
35:31on constate
35:32qu'il y a un espèce
35:32de rattrapage
35:33que vous voyez
35:34sur les années...
35:34C'est le Dow Jones
35:35qui bat des records
35:35en ce moment.
35:36C'est le Dow Jones,
35:37vous avez le S&P Callaway,
35:38les Midcap
35:40qui refont un record.
35:40Donc, il y a pas mal
35:41d'éléments.
35:42On peut déjà le constater,
35:44on ne peut pas le nier.
35:45La question, c'est
35:46est-ce que c'est
35:47un cinquième faux départ
35:48ou pas ?
35:48Et donc, pour répondre
35:49à cette question,
35:50il a fait une chose,
35:51il a créé un indice.
35:52Alors, il a un indice
35:53de cyclicité
35:54comme il l'a appelé
35:54et il a mis dedans
35:5520 paramètres.
35:57Alors, on peut débattre
35:57des paramètres,
35:58il y a un peu de tout.
35:59Il y a les mises
36:00en chantier de logement,
36:01les applications
36:02pour les hypothèques,
36:04vous avez la masse monétaire,
36:05vous avez les ventes
36:05de véhicules neufs,
36:06anciens, etc.
36:07On peut discuter
36:08de la pertinence
36:09de ces indices.
36:10Ce qui est ressorti
36:11lorsqu'il a un petit peu
36:12secoué le cocotier,
36:13pour parler simplement,
36:14c'est qu'en fait,
36:15il a fait le constat
36:16sur les 12 derniers mois
36:17qu'il y a des certains indices
36:19qui étaient en forte accélération
36:20et pas d'autres.
36:22Et ceux qui étaient
36:22en forte accélération,
36:23c'était entre autres,
36:24par exemple,
36:25les spot tracking,
36:26c'est les tarifs
36:26pour tout ce qui est
36:27transport routier,
36:28c'est-à-dire des notes
36:28de l'accélération
36:29de la croissance.
36:30Il a parlé aussi
36:31des applications
36:31sur les achats immobiliers,
36:33c'est en forte croissance,
36:33etc.
36:34Et tous les indicateurs
36:35qu'il a identifiés
36:36sont des leading indicators,
36:37sont des indicateurs
36:38pour lui
36:38qui donnent une tendance.
36:39Donc, nous,
36:41notre pari sur 26,
36:43c'est de vouloir croire
36:44que, ce que disait
36:45Templeton,
36:46this time is different,
36:48cette fois c'est différent
36:48et que peut-être,
36:49voilà, donc,
36:50on verra,
36:51dans ce métier,
36:52il faut être parfois aussi...
36:53Et donc,
36:53le marché peut avoir
36:54un profil plus cyclique ?
36:56Oui,
36:56et c'est ce qu'on est
36:57en train de voir
36:58en ce moment
36:58sur les US.
37:00Alors,
37:00on se garde toujours
37:01une porte de sortie,
37:02on ne lâche pas l'IA,
37:03on dit, voilà,
37:03vous parliez des CAPEX
37:04à l'instant,
37:05le montant sur les hyperscalers,
37:07on parle de 450,
37:08500 milliards,
37:09c'est beaucoup d'argent,
37:11on attend aussi
37:12un retour sur investissement.
37:14Quand vous voyez,
37:14il y a des dossiers
37:15qui ont lâché du terrain
37:16comme Hewlett-Packard,
37:18comme Dell ou autres,
37:19c'est parce que
37:19quand vous avez un acteur
37:20qui était,
37:21Inix, je crois,
37:22qui a fait parler
37:23de la forte hausse des prix
37:24sur les puces
37:25de près 70%,
37:26à un moment donné,
37:27dans la chaîne de valeur
37:28de production,
37:29vous allez impacter
37:30des marges des acteurs
37:32qui vont vous livrer,
37:32on va dire,
37:33le produit fini.
37:34Dell,
37:34ça fait des serveurs,
37:36et voilà.
37:37Et la baisse d'hier,
37:38c'est ça,
37:39c'est une réaction
37:39à ces hausses de prix.
37:40Donc,
37:41il faudra voir aussi
37:41la capacité
37:42qu'aura un certain nombre
37:43d'acteurs dans la tech
37:45de valeur ou répercuter
37:47les hausses des prix ou pas.
37:48Et là,
37:48le marché pourrait être,
37:49à mon avis,
37:49assez sévère.
37:50Et ça,
37:51c'est un rendez-vous
37:51pour 2026.
37:52Ah oui.
37:53Histoire de rentabilité,
37:54des rentabilisations
37:55des capex.
37:56Alors,
37:56on aura déjà un peu
37:57de lisibilité
37:58parce que dans 8 jours,
37:58on commence la publication
37:59du Q4 aux US,
38:00on va commencer
38:01avec les grandes banques,
38:02très important.
38:03On verra,
38:03dans un premier lieu,
38:04vu qu'on parlait
38:04du consommateur tout à l'heure,
38:06est-ce qu'il y a
38:06une dégradation
38:07au niveau de l'utilisation
38:08des utilisations
38:11des cartes de crédit,
38:12des défauts de paiement
38:12dans le mot que je cherchais ?
38:14Voilà,
38:14c'est une très première éducation.
38:15Mais sur le reste,
38:16ça sera aussi intéressant.
38:18Bon,
38:18un mot de l'Europe,
38:19du coup,
38:19Nicolas,
38:20effectivement,
38:21c'est le gouverneur
38:24de la Banque du Portugal
38:24aujourd'hui
38:25qui nous dit,
38:27mais comme d'autres,
38:28que la BCE
38:29est en position confortable,
38:31qu'il n'y a pas de raison
38:32si l'inflation
38:33poursuit sa trajectoire
38:34telle qu'on l'observe
38:35aujourd'hui,
38:36qu'il n'y a pas de raison
38:36que la BCE
38:37sorte de ce statu quo
38:39qu'elle juge
38:39toujours confortable,
38:41y compris
38:42quand on est gouverneur
38:43d'une banque centrale
38:43d'un pays
38:44dit périphérique.
38:47We are in a good place,
38:48c'est le mot...
38:49C'est une erreur
38:50collective massive.
38:52Je pense que oui.
38:54Au sein de la BCE,
38:55aujourd'hui.
38:55En fait,
38:56quand on regarde,
38:57si on prend la zone euro,
38:58en fait,
38:58il y a beaucoup de choses
38:59qui ont poussé
38:59la croissance de la zone euro
39:00depuis la période Covid
39:02qui sont un peu extérieures.
39:04En fait,
39:04alors on regarde les données,
39:05déjà,
39:06si on enlève l'Irlande,
39:07on peut enlever une partie.
39:08Il y a eu le super bonus italien
39:10qui était une partie,
39:11qui est en fait,
39:11assez considérable de mouvement.
39:13On a ensuite tous les fonds
39:14qui ont été dépensés
39:15par le NGU.
39:17Et en fait,
39:18c'est difficile
39:19d'avoir des données propres
39:20sur la zone euro.
39:21Et en fait,
39:21ce que j'ai fait,
39:22c'est que je prends juste
39:22la France et l'Allemagne
39:23qui ne sont pas incluses
39:25dans le NGU,
39:25qui est le corps,
39:26en fait,
39:26c'est quand même 50%
39:27de la zone euro.
39:28Et là-dedans,
39:29je reprends uniquement
39:29le secteur privé.
39:30Donc en fait,
39:30ce qui est mesuré
39:31très fréquemment
39:32par les États-Unis,
39:33de ce qu'ils appellent
39:34le PDFP,
39:35donc c'est vraiment
39:35où vous prenez
39:35la consommation des ménages
39:36et vous prenez
39:37l'investissement des entreprises.
39:37La demande finale privée,
39:38le vrai cœur de l'économie.
39:40Et en termes réels,
39:40en fait,
39:41si je prends l'Allemagne
39:42et la France agrégées,
39:43en fait,
39:43depuis 2019,
39:44c'est zéro.
39:46Aux États-Unis,
39:46c'est plus 18.
39:47Donc c'est 18% de croissance.
39:49Depuis la première hike
39:50de la BCE,
39:51c'est moins 1% en Europe.
39:52En trois ans,
39:53c'est quasiment plus 9%
39:54aux États-Unis.
39:55C'est absolument invraisemblable.
39:57C'est-à-dire que
39:57ce à quoi on assiste,
40:00c'est en fait,
40:00on a de la croissance
40:01qui vient de facteurs exogènes,
40:03mais par contre,
40:03ce qui dépend vraiment
40:04de la politique monétaire,
40:05c'est-à-dire le secteur privé,
40:07lui, en fait,
40:08sert en gros
40:08d'amortisseur
40:10de tout ce qui se passe
40:10pour le reste.
40:11C'est-à-dire qu'on est en train
40:11de détruire notre secteur privé
40:13en Europe,
40:14on va dire,
40:14pour compenser les effets
40:15de ce qui a été fait,
40:16justement pour contrer
40:17ces politiques-là.
40:18Mais aujourd'hui,
40:19le secteur privé,
40:19encore une fois,
40:20France-Allemagne,
40:21c'est zéro,
40:21zéro en six ans.
40:22Enfin, il n'y a pas d'équivalent
40:23depuis 45.
40:30La BCE a fait le job.
40:32On a fait notre travail
40:33pour apporter notre soutien
40:34à l'économie.
40:35Dans le policy mix,
40:36il y a maintenant
40:37la place des gouvernements,
40:38des budgets,
40:39de la réglementation.
40:40C'est à eux
40:41de stimuler la croissance.
40:42Je ne le crois pas
40:43parce que, justement,
40:44c'est ce qui a été fait.
40:45Et en fait,
40:45quand on voit, par exemple,
40:46le plan allemand,
40:46et en fait,
40:47le plan allemand,
40:47ça va être un plan de relance
40:48qui va faire encore
40:49de la dépense publique.
40:50Mais en fait,
40:50ce qui va être fait,
40:51c'est qu'on a,
40:51et ce qui avait été annoncé
40:52par Schnabel,
40:53l'éventuelle hausse de taux,
40:54par exemple,
40:54qui est pricé plutôt
40:55pour début de vue 2027,
40:57c'est en fait un effet
40:58qui permettrait de compenser
40:59justement le surplus de demande
41:00qui va être généré par l'Allemagne.
41:01Donc, si on vient contrer cela
41:03pour faire payer au secteur privé
41:04ce qui est mis en place
41:04par le secteur public,
41:05mais c'est exactement
41:06à la séquence
41:07à laquelle on assiste
41:08depuis six ans,
41:09le résultat,
41:10c'est qu'en Europe,
41:10la croissance du secteur privé,
41:11encore une fois,
41:12depuis 45,
41:12il n'y a pas d'équivalent.
41:13C'est-à-dire qu'on est en train
41:13de détruire vraiment
41:14notre secteur privé.
41:15On a une banque centrale
41:16qui dit au même moment
41:16« we are in a good place »
41:18et au même moment,
41:19on a un euro
41:19qui est donc au plus haut historique,
41:21qui atteint son plus haut historique
41:21le 16 décembre dernier.
41:22Face à toute devise.
41:23Alors, même qu'on est
41:24dans une guerre commerciale
41:25la plus forte aussi,
41:27à ce moment-là,
41:27c'est une stratégie
41:29qui est suicidaire
41:30comme si, en fait,
41:31on ne s'était pas rendu compte
41:31de ce qui est en train
41:32de se passer dans le monde.
41:33Et « we are in a good place ».
41:35Comment on sort de ça ?
41:37On peut en sortir ou pas ?
41:38De ce statu quo confortable ?
41:39J'ai accueilli très favorablement
41:41l'interview d'Emmanuel Macron
41:43à son retour de Pékin
41:44en disant qu'il y avait
41:46un problème aussi avec les tarifs chinois
41:48et qu'il fallait peut-être
41:50en mettre en place.
41:51Donc, ça passe par une pression politique ?
41:53Il y a évidemment
41:53une pression politique
41:54à mettre en place.
41:55On a le G7
41:55qui va être dirigé par la France.
41:57J'ai peur, par contre,
41:58que le poids politique
41:58ne soit pas suffisant
41:59pour qu'on arrive à quelque chose.
42:00Et surtout, je vois qu'en face,
42:02on a une Allemagne
42:03qui aujourd'hui, en fait,
42:05est dans cette situation-là
42:05mais va avoir son plan à elle
42:08qui va protéger l'Allemagne
42:09indirectement, mais relativement.
42:11Donc, pourrait bénéficier
42:12la situation en Europe
42:13par rapport aux autres pays européens,
42:15mais tant pis pour les autres.
42:15C'est vrai que du strict point de vue
42:18de l'inflation,
42:18alors il est à 2% aujourd'hui,
42:20mais dans un pays comme la France,
42:22on régresse vite
42:24sous 1% d'inflation
42:25en rythme annuel.
42:27Oui, on y est depuis un moment,
42:29mais encore un dixième en moins
42:31le mois dernier, quoi.
42:33En fait, pour continuer
42:35ce que disait Nicolas...
42:37Oui, vous n'êtes pas seul, Nicolas.
42:39Quand je disais erreur collective massive,
42:42c'est au sein de la Banque Centrale Européenne
42:43parce que dans le monde des marchés,
42:45il y a d'investissement...
42:46Je crois que la BCE peut se targuer
42:48d'être la Banque Centrale
42:49la plus indépendante du monde
42:50du pouvoir politique,
42:52on se rend compte
42:53que ça peut avoir
42:55un coût économique, quoi.
42:57Vous ne dites pas
42:57qu'on est en train
42:58de préserver quelque chose
42:59quand même qui a de la valeur
43:00sur le long terme ?
43:01Non, je n'en sais rien.
43:02On a quand même
43:03beaucoup débattu
43:04de ces sujets,
43:04de ces questions d'indépendance.
43:06Quand on a vu la Fête
43:07commencer à vaciller,
43:09on s'est dit
43:09« Ouh là là, c'est grave ! »
43:11Ce que dit Nicolas,
43:12c'est qu'il y a la...
43:14Vous me dites si je me trompe.
43:17C'est qu'il y a vraiment
43:17une focalisation
43:19sur des chiffres d'inflation
43:21de très court terme
43:23avec assez peu d'analyse finalement
43:25de l'évolution...
43:27Oui, des grandes masses
43:29et des grandes évolutions
43:30de l'économie,
43:31le tissu industriel,
43:33la guerre commerciale, etc.
43:34et ça rentre finalement
43:35assez peu
43:36dans l'analyse de l'ABCE,
43:39de ce qui sort
43:40des conférences de presse
43:41en tout cas
43:41et c'est probablement
43:44une erreur.
43:45Quand on voit
43:46l'évolution
43:48des relations commerciales
43:49entre l'Europe
43:50et la Chine
43:51et l'explosion
43:52des exportations chinoises
43:54vers l'Europe,
43:55moi je ne peux pas
43:56m'empêcher de penser
43:56que c'est quelque chose
43:57qui est très
43:57au moins désinflationniste
43:59même si ça ne se voit pas
44:01forcément encore bien
44:02dans les chiffres.
44:03Mais c'est quelque chose
44:04qui va arriver.
44:07Nicolas,
44:07il y avait un point
44:09que je trouvais extraordinaire,
44:10c'était Isabelle Schnabel
44:11a parlé le mois dernier
44:11en disant que
44:13les importations européennes
44:15en provenance de Chine
44:15étaient en train de baisser.
44:17Et en fait,
44:18elle a raison,
44:18c'est qu'en nominal,
44:19ça baisse.
44:20Sauf que le déflateur
44:21est à moins 18,
44:22c'est-à-dire qu'en volume,
44:23ça explose.
44:24Mais les volumes explosent
44:25et en fait,
44:26c'est un espèce d'angle mort.
44:28Elle est brillante,
44:30Isabelle Schnabel.
44:31Oui, elle est consciente.
44:32Elle sait très bien
44:32ce qu'elle dit.
44:33Et en fait,
44:33c'est juste un moyen
44:34de masquer une réalité
44:35qui est en train
44:35effectivement d'effacer
44:36la production européenne.
44:38Mais ce qui est un peu
44:39troublant là-dessus,
44:40c'était qu'au début
44:41de la guerre commerciale,
44:42Christine Lagarde
44:43parle des réallocations
44:44des flux commerciaux.
44:45Et là, on se dit
44:45« Waouh ! »
44:46Justement, c'est un facteur.
44:47Oui, ils en ont parlé
44:48au tout début.
44:49Et puis, c'est complètement
44:50sorti du discours.
44:51Ils n'en parlent plus du tout
44:52et on voit que les transferts
44:55de petits colis de la Chine
44:56vers les États-Unis
44:58se sont effondrés.
44:59En revanche, vers l'Europe,
45:00ça a explosé.
45:01Ça a complètement pris le relais
45:02et cette histoire de flux,
45:03c'est en train de se matérialiser.
45:04Il faudra attendre encore
45:05quelques semaines
45:06pour les retours
45:07des banques centrales,
45:0827-28 janvier
45:09pour la première réunion
45:10de la Fed cette année.
45:11Et ce sera le 5 février
45:13pour la Banque Centrale Européenne
45:14et la Banque d'Angleterre.
45:15Merci à vous trois
45:16d'avoir été les invités
45:17de Planète Marché ce soir.
45:18Bastien Drus,
45:18CPR Asset Management,
45:20Nicolas Gotsman,
45:21la financière de la Cité
45:22et Thierry Guille,
45:23Raymond James France.
45:34Le dernier quart d'heure
45:36de Smart Bourse,
45:36chaque soir,
45:37c'est le quart d'heure thématique.
45:38Le thème ce soir,
45:39c'est celui des infrastructures,
45:41l'investissement en infrastructures,
45:43enjeux et perspectives.
45:44Nous en parlons avec
45:45les spécialistes d'Infranity
45:47et Gilles Langaine
45:48qui est à mes côtés
45:49cofondateur et managing partner
45:51d'Infranity.
45:51Bonsoir Gilles.
45:53Bonsoir, prévoir.
45:53Merci beaucoup d'être avec nous.
45:55Infranity qui est donc
45:55un spécialiste
45:56de l'investissement en infrastructures
45:58aussi bien en dette
45:59qu'en fonds propres,
46:00qu'en écoutis.
46:01Gilles, mais justement,
46:03racontez-nous un peu
46:03l'histoire d'Infranity
46:04et qu'est-ce que l'histoire
46:06d'Infranity
46:06et le développement
46:07d'Infranity
46:08ces dernières années
46:09nous dit aussi
46:10de la croissance
46:11de ces marchés
46:12et de l'investissement
46:13en infrastructures.
46:15Ravie de vous retrouver
46:16sur ce plateau
46:17et puis je vais en profiter
46:18pour redire un mot
46:20sur Infranity.
46:22Donc Infranity continue
46:23de très bien se développer.
46:25Aujourd'hui,
46:25on gère environ
46:2613 milliards d'euros
46:27pour le compte
46:28d'investisseurs institutionnels
46:29et aussi de clients privés.
46:33On est aujourd'hui
46:33leader en financement
46:35d'infrastructures
46:36à travers nos stratégies
46:37private debt
46:38en infra
46:38et puis on a fortement
46:40développé notre activité
46:42private equity infra
46:43donc investissement
46:44en equity
46:45avec un positionnement
46:46assez clair
46:47sur le mid-market.
46:50Et puis,
46:50d'un point de vue
46:51géographique,
46:52on reste principalement
46:53investi en Europe
46:54mais on a étendu
46:56notre activité
46:57à l'Amérique du Nord
46:58avec l'ouverture
46:59l'année dernière
46:59d'un bureau à New York.
47:0013 milliards,
47:03je le disais,
47:03ça correspond à peu près
47:04à un doublement
47:05de nos encours
47:05ces trois dernières années
47:06donc on voit
47:07que la croissance
47:08est là
47:08et ce succès
47:10de ce développement,
47:11je dirais,
47:12il est dû
47:13essentiellement
47:14à notre modèle
47:15et puis aussi
47:16au positionnement
47:17stratégique
47:17qu'on a adopté
47:18en tant que spécialiste
47:20de la classe d'actifs
47:21adossé
47:23à un grand assureur
47:24européen
47:24généraliste.
47:25En l'occurrence,
47:25bien sûr.
47:26Et ça,
47:28c'est un couple
47:28qui fonctionne bien ça.
47:29Oui,
47:29ça se comprend
47:30quand on regarde
47:31les grandes évolutions
47:32de l'industrie
47:33asset management.
47:34D'abord,
47:35la croissance continue
47:36des marchés privés
47:38et quand on regarde
47:39bien les marchés privés
47:39à l'intérieur
47:40des marchés privés,
47:42à la fois la dette privée
47:43et l'infrastructure
47:44sont les deux classes d'actifs
47:46qui croissent
47:46les plus vite.
47:49Et puis d'autre part,
47:49ce partenariat
47:50avec un assureur,
47:52on voit bien
47:53que ça a été
47:54quelque chose
47:55de très recherché
47:56par les grands gérants
47:58de private equity
47:59qui ont cherché
48:01à nouer
48:01ce type de partenariat
48:03ou à s'adosser
48:03d'une manière
48:04ou d'une autre
48:04à des bilans d'assurance.
48:06Le modèle le plus,
48:08l'exemple le plus parlant,
48:09c'est probablement
48:10Apollo avec Athènes
48:13mais KKR aussi
48:14et même Blackstone.
48:17Qui viennent se nourrir
48:17du bilan
48:18des assureurs.
48:20Et donc,
48:20ça a eu deux impacts
48:21assez forts.
48:22Le premier,
48:23ça a été d'abord
48:23de nourrir leur croissance,
48:24d'avoir des accès
48:25à des actifs
48:26et puis d'autre part,
48:28ça a aussi modifié
48:30leur portefeuille d'activité
48:33parce qu'aujourd'hui,
48:34pour ces grands acteurs,
48:37du fait que les assureurs
48:39naturellement allouent
48:41une plus grande partie
48:42de leurs actifs
48:43à de la dette,
48:44ont développé fortement
48:46leur activité private dette.
48:47Et donc aujourd'hui,
48:48même pour ces grands noms
48:49du private equity,
48:50l'activité est plus étoffée.
48:53Aujourd'hui,
48:53le portefeuille
48:53est plus développé
48:54en private dette.
48:55Et ça,
48:56c'est vraiment
48:56à notre image infranitive
48:57où on a ces deux jambes,
48:58private dette
48:59et puis private equity.
49:00Et le potentiel
49:01de croissance,
49:02alors le remodelage,
49:04on va dire,
49:04de la composition
49:05des bilans,
49:07le remodelage
49:07par conséquence
49:09du paysage aussi
49:10de la gestion d'actifs,
49:11il y a encore
49:12pour dette privée,
49:13dette infra,
49:14il y a encore
49:15un potentiel
49:16de croissance
49:16inaboutie,
49:18j'ai envie de dire,
49:18Gilles ?
49:19Oui,
49:19les projections
49:20disent que,
49:22encore une fois,
49:23ces deux classes d'actifs,
49:25dette privée
49:25et infra,
49:26vont continuer
49:27de se développer
49:28et de croître
49:29plus vite,
49:29d'une part,
49:31que la moyenne
49:32des marchés privés.
49:33Et les marchés privés
49:34eux-mêmes
49:35sont appelés
49:35à croître plus vite
49:36que les marchés publics.
49:37Donc on voit
49:37que le potentiel
49:39est bien là.
49:40Et puis,
49:41si je m'arrête
49:41plus spécifiquement
49:43sur l'infrastructure,
49:44les thématiques
49:44de fonds,
49:46et on pourra en reparler,
49:47telles que la transition
49:48énergétique,
49:49l'investissement
49:49dans les infrastructures
49:50digitales,
49:51continuent d'alimenter
49:51un pipeline
49:52très très dense.
49:54Un autre relais
49:55de croissance,
49:56et alors pour l'ensemble
49:57des actifs privés,
49:58du non-coté
49:59en général,
50:00c'est ce qu'on appelle
50:01le private wealth,
50:03les clients privés,
50:05avec certaines surfaces
50:07patrimoniales néanmoins.
50:09Après,
50:09on peut descendre
50:09sur des clients
50:10particuliers aussi.
50:11Il y a différentes stratégies
50:12de ce point de vue-là.
50:13Comment est-ce que
50:14vous voyez,
50:14ce relais de croissance
50:15chez Infranity,
50:17et comment est-ce que
50:17vous avez envie,
50:19j'allais dire,
50:20de l'accompagner ?
50:21Avec quel type
50:22de stratégie
50:23et de discipline
50:24aussi peut-être ?
50:25Oui,
50:25c'est une bonne question.
50:27Alors,
50:28on a très tôt
50:29chez Infranity
50:30ouvert nos stratégies
50:32en infra
50:33à des investisseurs privés,
50:35et on l'a fait
50:36dès 2020,
50:38et si vous vous rappelez,
50:39à l'époque,
50:39c'était la loi Pacte,
50:40en s'appuyant
50:42notamment
50:42sur la capacité
50:44à distribuer
50:45ces thématiques
50:48d'investissement
50:48dans des contrats
50:49d'assurance-vie.
50:50Évidemment,
50:50on avait un partenaire
50:51privilégié
50:51qui était Generali.
50:54Et on avait
50:55la conviction
50:55qu'il y allait avoir
50:57une demande très forte
50:58des investisseurs privés
50:59pour cette classe d'actifs
51:01parce qu'elle donne
51:02des cash-faux stables,
51:03long terme.
51:03On donne du sens
51:05à son épargne,
51:06des actifs tangibles,
51:08et donc,
51:09on voyait le potentiel.
51:11Et puis,
51:12d'un autre côté,
51:14il est clair
51:15qu'en France,
51:17on n'a pas
51:18de fonds de pension,
51:19mais on a un taux
51:20d'épargne très élevé.
51:21Et donc,
51:21c'est important
51:23de mobiliser cette épargne
51:24pour l'investir
51:25dans l'économie,
51:26en particulier
51:26ce qu'on appelle
51:27l'économie réelle.
51:29Je voyais que
51:29les échos titraient
51:30ce matin.
51:30Oui, c'est l'enquête
51:31de l'EMF,
51:32je crois que c'est.
51:32Oui, bien sûr.
51:33Beaucoup d'épargne
51:34avec toujours
51:35une appétence
51:36pour des placements
51:37plutôt sans risque,
51:38quand même.
51:38Voilà, exactement.
51:40Ou en tout cas,
51:41sans risque,
51:41mais en tout cas,
51:43un souci de liquidité.
51:45Et donc,
51:45pour mobiliser davantage
51:47cette épargne,
51:48c'était important
51:49de venir
51:50avec des solutions
51:51qui permettaient
51:51de générer
51:52un peu de liquidité.
51:53Et donc,
51:53effectivement,
51:54nous,
51:54on lance aujourd'hui
51:56une nouvelle génération
51:57de produits
51:58qui sont des fonds
52:00ce qu'on appelle
52:00semi-liquides,
52:01open-ended,
52:02et qui permettent
52:03de donner
52:03des fenêtres
52:04de liquidité.
52:05Alors,
52:05il faut être clair,
52:06le sous-jacent
52:07reste moins liquide
52:08que sur les marchés
52:10publics,
52:11et donc,
52:11ce n'est que
52:12semi-liquide.
52:13Je pense qu'il faut
52:13être assez pédagogue.
52:15Mais néanmoins,
52:17cette possibilité
52:18d'entrée
52:18et de sortir
52:19au cours de la vie
52:20de ces fonds
52:21attire quand même
52:22ces investisseurs privés
52:24et ça permet
52:25de mobiliser
52:26davantage l'épargne
52:27pour ces stratégies
52:28d'investissement
52:29sur les marchés
52:30privés.
52:30Et en ajustant
52:32effectivement
52:33le degré
52:33de liquidité
52:34de ces stratégies,
52:35on arrive quand même
52:37à préserver
52:38une génération
52:38de performance
52:39suffisamment significative
52:42pour que les produits
52:42soient compétitifs,
52:44Gilles ?
52:45Oui,
52:45alors effectivement,
52:45il faut trouver
52:46le bon équilibre
52:46entre avoir
52:47une poche de cash
52:48et puis la stratégie
52:51un peu plus pure
52:52d'être investi
52:53sur ces actifs
52:54et infrastructures
52:55en l'occurrence.
52:55Alors nous,
52:57on a justement
52:58cette spécificité
52:59d'être capable
52:59d'investir à la fois
53:00en equity
53:01et en dette.
53:02Vous savez que la dette
53:03quand même donne
53:04de la liquidité
53:04parce qu'il y a des coupons,
53:06parce qu'il y a du principal
53:07qui revient
53:08et donc on arrive
53:09à être assez efficient
53:10en fait dans la création
53:12de liquidité
53:12en faisant quand même
53:13travailler un peu plus
53:14l'argent
53:14que s'il était seulement
53:16gardé en cash.
53:17Donc voilà,
53:18on arrive à trouver
53:18un bon équilibre
53:19et puis l'important
53:21c'est aussi la performance
53:21dans la durée,
53:22c'est aussi des investissements
53:23de long terme.
53:24Et donc pour nous,
53:26enfin vous parlez
53:27de la question
53:27de la discipline,
53:29nous on a maintenant
53:305-6 ans d'expérience
53:31sur cette ouverture
53:33justement
53:34à des investisseurs
53:35particuliers
53:35et c'est vrai
53:36qu'on a quand même
53:37identifié
53:37un certain nombre
53:37de facteurs clés
53:38de succès.
53:39Le premier,
53:41d'abord je crois
53:42que c'est d'avoir
53:44la taille
53:44parce que si vous voulez
53:46donner une vraie qualité
53:47de gestion institutionnelle
53:49à des investisseurs privés,
53:51vous devez être capable
53:53d'absorber les flux.
53:54C'est différent
53:54d'un fonds fermé
53:56où vous levez
53:56pendant 2-3 ans,
53:57vous savez ce que vous levez,
53:58vous investissez,
54:00là vous avez des flux
54:00qui rentrent tous les mois
54:01et l'enjeu
54:02c'est de les mettre au travail
54:04de façon disciplinée
54:05et garder la même sélectivité.
54:07Donc ça vous pouvez le faire
54:08que si vous avez
54:08une plateforme large
54:09qui vous permet
54:10d'investir très régulièrement.
54:12Je vous donne un exemple,
54:13chez Infranity
54:14on investit environ
54:152 à 3 milliards
54:16par an dans le marché
54:16donc on peut absorber
54:17des flux tous les mois
54:19qui vous permettent
54:20d'exposer nos clients.
54:23L'accès,
54:24la taille des fonds eux-mêmes
54:25et là je dirais
54:25l'accès justement
54:26au site capital
54:27avec notre modèle assurantiel
54:29il est très important
54:29parce que pour faire rentrer
54:31les investisseurs privés
54:32en général on aime
54:33que le fonds
54:34soit déjà un peu constitué
54:35qu'il y ait déjà
54:36un peu de taille
54:36pour ne pas absorber
54:37la courbe en J totalement
54:38et puis être capable
54:40de donner de la diversification
54:42ce qui est aussi
54:42la résilience
54:43de la stratégie.
54:47Donc ça c'est quand même
54:47très important
54:48être capable
54:49de garder ce niveau
54:50de sélectivité
54:51et de diversification
54:52et pour vous donner
54:53des ordres de grandeur
54:54le fonds qu'on a ouvert
54:56aux épargnants français
54:58a collecté
54:59un milliard
54:59quasiment en ave
55:00donc on voit
55:02le succès
55:03de la classe d'actifs
55:04quand on a
55:05les bons ingrédients.
55:06Si on parle
55:07d'investissement
55:07justement là
55:08Gilles
55:09et déploiement
55:10des investissements
55:11donc quand on est
55:12positionné
55:12sur
55:13de la dette privée
55:15ou du private equity
55:17dédié aux infrastructures
55:18dites
55:19c'est des segments
55:19qui connaissent
55:20la plus forte croissance
55:21aujourd'hui
55:21dans l'univers
55:22des actifs privés
55:23couplés à
55:24l'enthousiasme
55:25pour l'IA
55:26qui est aussi
55:26un marché
55:27d'infrastructure
55:27aujourd'hui
55:28Gilles
55:29est-ce qu'il y a
55:29déjà un risque
55:30de surchauffe ?
55:31En tout cas
55:31est-ce que ça appelle
55:31une vigilance
55:32particulière
55:33aujourd'hui
55:35pour des gestionnaires
55:35d'actifs comme vous ?
55:37Oui
55:37écoutez
55:38il y a deux secteurs
55:39qui tirent le marché
55:40depuis quelques années
55:41c'est d'une part
55:42le secteur de l'énergie
55:43et d'autre part
55:44le secteur
55:45des infrastructures
55:46digitales
55:47ce sont des marchés
55:49très profonds
55:50si on commence
55:51par le secteur
55:52de l'énergie
55:53je crois que
55:53les événements
55:55de ces dernières semaines
55:56nous rappellent clairement
55:57que l'énergie
55:58reste au cœur
55:59des enjeux
56:00de ce monde
56:00enfin le Venezuela
56:02pardon
56:03sans le pétrole
56:03c'est pas la même histoire
56:04et donc nous
56:06chez Infraniti
56:06on n'investit pas
56:07dans le pétrole
56:08on investit
56:08dans la transition énergétique
56:09mais on croit
56:10fondamentalement
56:11que c'est le bon moyen
56:12au-delà
56:12des enjeux écologiques
56:14de répondre
56:15à des enjeux
56:15de souveraineté
56:16de sécurité énergétique
56:18parce que
56:20clairement en Europe
56:21on est pauvre
56:22en énergie conventionnelle
56:23donc c'est assez clair
56:25que les énergies renouvelables
56:26et le nucléaire
56:27ont leur rôle à jouer
56:29mais même aux Etats-Unis
56:31où il y a beaucoup plus
56:32d'énergie conventionnelle
56:34et puis il y a cette idéologie
56:35de l'administration Trump
56:36ils sont assez pragmatiques
56:38les Américains
56:39ils ont besoin
56:40aujourd'hui
56:41d'installer
56:43beaucoup plus
56:44de capacités électriques
56:45parce qu'il y a
56:45l'électrification des usages
56:47il y a les data centers
56:48qui consomment
56:48et donc clairement
56:50ils continuent
56:50d'investir
56:51et d'installer
56:52massivement
56:53des énergies renouvelables
56:54par contre
56:55il faut être sélectif
56:56dans ce secteur
56:57c'est important
56:59aujourd'hui
57:00selon nous
57:01d'investir
57:02dans des développeurs
57:03d'énergie renouvelable
57:03qui diversifient
57:04leurs technologies
57:05qui ont de l'éolien
57:06qui ont du solaire
57:08et qui aussi
57:09couple ça
57:09avec des batteries
57:11pour stocker l'électricité
57:12parce qu'aujourd'hui
57:13c'est important
57:14pour être mieux armé
57:15dans un contexte
57:16où la pénétration
57:18des renouvelables
57:18crée de la volatilité
57:19dans les réseaux
57:20dans les prix de l'électricité
57:21et donc ça
57:22il faut être assez sélectif
57:23sur ces marchés
57:25et puis le deuxième secteur
57:26l'infra digitale
57:27où là on parle
57:28effectivement
57:28on parle de surchauffe
57:30qu'est-ce qui se passe exactement
57:31c'est vrai que l'IA
57:32crée une vague
57:32d'investissement
57:33sans précédent
57:34et aujourd'hui
57:36c'est surtout
57:37aux Etats-Unis
57:38que ça se passe
57:38si on est clair
57:39parce que
57:40on est dans cette phase
57:41de l'IA
57:41où c'est vrai
57:42qu'il faut des puces
57:43mais il faut aussi
57:44des infrastructures
57:46au premier rang
57:47desquelles
57:47les centres de données
57:49et aujourd'hui
57:50on est dans cette phase
57:51de l'IA
57:52où on a besoin
57:53d'entraîner
57:54CLLM
57:54c'est Large Language Model
57:56et on a besoin
57:57d'infrastructures dédiées
57:58très puissantes
57:59qui sont essentiellement
58:01aujourd'hui construites
58:02aux Etats-Unis
58:03nous on a pris
58:06une approche pragmatique
58:08on n'a pas pris
58:08trop d'exposition
58:09à ces infrastructures dédiées
58:10par contre
58:11il y a une deuxième phase
58:12qui va arriver
58:12qui est la phase
58:13de l'utilisation
58:14de ces langages
58:17et donc ça
58:18ça va demander
58:18des data centers
58:20un peu partout
58:20y compris en Europe
58:21plus proche des utilisateurs
58:22et là
58:23on aura
58:24des opportunités
58:25intéressantes
58:26en Europe
58:26merci beaucoup Gilles
58:27merci d'être venu
58:28évoquer pour nous
58:29les enjeux
58:30de ces marchés
58:31d'infrastructures
58:31Gilles Langagne
58:32cofondateur et managing partner
58:33d'Infranity
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