- il y a 5 mois
Ce vendredi 8 mai, les mesures envisagées par le gouvernement pour stimuler l'emploi des jeunes, la proposition du MEDEF visant à assouplir les règles relatives aux CDI, et la manipulation des marchés par Donald Trump, ont été commentées par Nathalie Janson, professeure d'économie à Neoma Business School, Christian Parisot, économiste et conseiller auprès d'Aurel BGC, et Sylvie Casenave-Péré, présidente du Groupe Posson Packaging, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00Et pour parler de tous ces sujets, j'ai le plaisir d'accueillir sur le plateau Nathalie Jansson.
00:03Bonjour Nathalie.
00:04Bonjour Raphaël.
00:05Professeure d'économie à Neoma Business School.
00:07Face à vous, Sylvie Caznaf-Péret.
00:09Bonjour Sylvie.
00:10Première participation dans Les Experts aujourd'hui.
00:12Vous présidez le groupe Posson Packaging.
00:16On a une industrielle autour du plateau.
00:19Ravi de vous accueillir.
00:20Et Christian Parizeau.
00:22Bonjour Christian.
00:23Rebonjour.
00:23Qui était déjà là dans la matinale, économiste et conseiller auprès d'Aurel BCG.
00:28Alors je le disais, le premier sujet, on l'avait déjà évoqué, mais beaucoup trop rapidement.
00:33Hier, dans Les Experts, je voudrais qu'on y passe un petit peu de temps ce matin, c'est l
00:37'emploi des jeunes.
00:38On sait qu'en France, nos deux gros problèmes sont le taux d'emploi des jeunes et des seniors, des
00:45plus de 60 ans.
00:47Si on augmentait ce taux d'emploi au niveau européen, on aurait réglé tous nos problèmes de finances publiques.
00:52C'est aussi simple que ça.
00:53Pour l'emploi des jeunes, Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail, accompagné de trois autres ministres, a présenté hier un
01:02plan.
01:02Un plan pour l'emploi des jeunes dont l'ambition est d'améliorer ce fameux taux d'emploi pour les
01:0815 à 24 ans de 5 points d'ici 2030.
01:14Allez Nathalie, je commence avec vous.
01:16Qu'est-ce que vous avez pensé des mesures ?
01:18Il n'y a pas un rond, c'est très simple, on ne peut pas mettre un euro supplémentaire, et
01:22oui, évidemment, on a 5% de déficit.
01:25Alors, que propose le gouvernement ?
01:27Écoutez, oui, effectivement, c'est d'essayer de faire en sorte que l'insertion des jeunes soit plus facile sur
01:33le marché du travail,
01:34et notamment de pouvoir finalement rendre un peu plus flexible leur entrée.
01:40En fait, quand on regarde, par exemple, la France, ce n'est pas une bonne nouvelle, a toujours un taux
01:46de chômage des jeunes qui est élevé.
01:49Plus de 21%, je rappelle qu'on est à 7,8% si je ne dis pas de bêtises aujourd
01:54'hui en France, on est à plus de 21%, plus 5 points dernièrement.
01:59Exactement, et c'est intéressant de regarder avec l'Espagne, parce que l'Espagne, en fait, qui est également à
02:04peu près au même niveau,
02:06mais elle est partie de beaucoup plus haut.
02:07Beaucoup plus haut, elle était à plus de 30%, il y a quelques années.
02:09On voit bien qu'effectivement, pour pouvoir améliorer cette entrée des jeunes sur le marché du travail, ce n'est
02:16pas mystérieux,
02:17il a fallu qu'ils assouplissent, effectivement, qu'ils créent des contrats plus souples,
02:22mais aussi d'avoir un partenariat entreprise-école, c'est-à-dire effectivement faire en sorte que lorsque l'élève
02:30arrive sur le marché de l'emploi,
02:31il soit moins « déconnecté ».
02:33Là, les mesures présentées par le gouvernement sur ce partenariat, ils en parlent, le ministre, c'est uniquement par le
02:39biais de la sécurité,
02:40parce qu'il y a quelques jours, malheureusement, un événement dramatique, un apprenti est décédé sur un chantier,
02:46effectivement, après un accident, voilà, mais dans le rapport entreprise-école, on aurait pu imaginer des idées un peu plus
02:56larges.
02:56Mais c'est vrai que le problème de la France, on le sait depuis, enfin, je veux dire, c'est
03:03quand même des problèmes structuraires récurrents qu'on a depuis longtemps,
03:06c'est qu'en fait, on a un problème d'école, depuis, voilà, on a un problème d'école, le
03:10modèle, c'est toujours le modèle allemand,
03:11parce qu'effectivement, dans le modèle allemand, on a une valorisation de la filière d'insertion professionnelle,
03:16donc on a des jeunes qui ont un rapport avec les entreprises qui est beaucoup plus, je dirais, beaucoup plus
03:23décontracté,
03:24c'est-à-dire qu'il n'y a pas de problème pour un jeune de se décider à aller
03:27dans l'entreprise jeune,
03:28alors qu'en France, vous savez très bien qu'avec cette idée qu'il fallait avoir 85% de bacheliers,
03:35on a effectivement introduit, enfin, on a aggravé notre situation.
03:38Donc, on sait qu'on a aujourd'hui des jeunes qui font des bacs qui ne servent pas à grand
03:42-chose,
03:43parce qu'après, ils vont continuer des études qui ne vont pas les insérer,
03:48et donc, il faut, en fait, il faut réformer l'école en même temps que le marché du travail.
03:52Oui, et l'orientation à l'issue des filières, le fameux insert-score plébiscitaire,
03:57alors on va faire la communication autour de l'insert-score, c'est-à-dire quelle filière embauche,
04:01avec quel niveau de...
04:02Oui, alors effectivement, ils vont, ils favorisent le matching,
04:05ils favorisent la circulation de l'information,
04:06mais quand vous êtes aujourd'hui, enfin, pour avoir, pour être beaucoup,
04:10souvent dans les commissions de parents d'élèves pour des recours,
04:14vous voyez bien que la mentalité en France des familles en général,
04:19c'est qu'un enfant, il doit faire le général, sinon il a raté quelque chose,
04:22et donc, tant qu'effectivement, on n'aura pas mis un terme à cette illusion
04:27qu'en fait, des études générales mènent à quelque chose,
04:30je pense que ce qu'ils font, on ne va pas dire que ce n'est pas bien,
04:34mais ce ne sera sans doute pas suffisant, malheureusement.
04:36Je vais avoir l'avis de la chef d'entreprise, Sylvie Cazenat-Perry,
04:40mais juste avant, Christian Parizeau, vous avez jeté un coup d'œil
04:42aux mesures annoncées par le gouvernement, qu'en pensez-vous ?
04:44C'est ce qui vient d'être dit, moi, je pense que c'est ça.
04:46Le gros problème, c'est qu'en France, on ne peut pas parler des jeunes
04:49parce que ça s'inscrit dans une vision plus large.
04:52Alors, quand on a dit ça, on n'a pas de solution,
04:54ben oui, on n'a pas de solution pour les jeunes.
04:56Pourquoi ? Parce que d'une part, en amont,
04:58il faut réformer complètement notre système d'éducation,
05:01et c'est un vrai problème aujourd'hui de niveau d'éducation,
05:06de notre système qui soit adapté aux besoins de l'entreprise.
05:08On a un ministre de l'Éducation nationale, je vous coupe, Christian, une seconde,
05:11quand même, qui vient d'annoncer au Figaro cette semaine
05:14que le bac, si on ne savait plus écrire le français, on ne l'avait plus,
05:18il n'y avait plus la moyenne, et que sur les mathématiques,
05:20il fallait falloir se renforcer terriblement.
05:23Édouard Geffray est quand même assez intéressant
05:25comme ministre de l'Éducation nationale.
05:26Oui, je pense qu'il a au moins une raison de dire
05:29qu'il faut sanctionner un niveau
05:30et pas dire qu'il faut 85% qui réussissent.
05:33Il faut avoir un certain niveau, sinon le diplôme ne vaut rien.
05:37Mais je dirais qu'il y a l'aspect formation,
05:39mais on n'en parle pas aussi, il y a aussi toute la formation professionnelle.
05:42Pourquoi aujourd'hui, vous avez des jeunes
05:44qui veulent aller jusqu'à bac plus 5 ?
05:46Parce qu'on leur a dit que de toute façon,
05:48si tu n'attends pas à bac plus 5,
05:50derrière, dans l'entreprise, tu seras bloqué.
05:52Tu ne peux pas rentrer à un bas niveau d'entreprise,
05:55avoir une formation professionnelle et finir cadre.
05:58Non, tu seras fermé, tu seras bloqué.
06:00Donc il y a aussi quelque chose que les entreprises
06:02il faut qu'elles prennent en compte,
06:03les jeunes, leur vie ne se fait pas à 20 ans.
06:05Ils ont toute une carrière professionnelle.
06:08Et c'est d'autant plus vrai qu'aujourd'hui,
06:10on nous parle qu'on fera plusieurs métiers dans la vie et tout ça.
06:13Donc est-ce que notre formation initiale,
06:15est-ce que d'avoir bac plus 5 à l'origine,
06:17ça veut dire qu'on sera adapté dans le monde de demain ?
06:20Non, je pense qu'il faut aussi faire un peu de nettoyage dans les entreprises
06:26pour dire qu'il faut aussi permettre aux gens d'avoir des carrières
06:29et d'évoluer dans leur carrière.
06:30Donc vous voyez que les jeunes, c'est un peu ce qui est au milieu,
06:33mais il y a en amont et en aval.
06:36Et tant qu'on ne gérera pas tout l'ensemble,
06:38finalement on est dans un système qui marche mal en ce moment.
06:40On a l'avis des deux économistes là,
06:42Sylvie Caznaf-Péré.
06:43Comment ça se passe très concrètement,
06:45in situ, dans votre entreprise, je le rappelle,
06:48Pousson Packaging ?
06:50Sur ce qui a été exposé hier,
06:51je trouve que ça va dans la bonne voie.
06:53Depuis que j'exerce à la présidence du groupe Pousson Packaging,
06:58ce que j'observe, c'est que les choses quand même s'améliorent,
07:00même si le résultat n'est pas tout à fait là.
07:03Oui, un message d'optimisme.
07:04Oui, parce que nous concrètement, depuis des années,
07:08nous travaillons avec les collèges, les lycées,
07:10on ouvre nos portes régulièrement.
07:12L'entreprise, les entreprises du bassin d'emploi dans lequel je me situe,
07:16ouvrent leurs portes pour communiquer sur nos métiers.
07:20Est-ce que l'institution école est prête à vous écouter,
07:24à vous accueillir ?
07:25Bien sûr, on a des professeurs,
07:27on a des dirigeants d'établissements
07:29qui sont beaucoup plus motivés qu'il y a une dizaine d'années,
07:32ça n'a plus rien à voir,
07:34qui ont pris la conscience et la compréhension
07:37de ce qui existait pour leurs jeunes
07:38et qu'il leur fallait un futur.
07:40Et puis nous, de notre côté,
07:42on met en place des dispositifs.
07:43Par exemple, on a créé des petites maisons
07:47pour héberger nos alternants
07:48parce que le problème de l'emploi des jeunes,
07:50c'est aussi le problème du déplacement.
07:52Comment ils se déplacent ?
07:52Le logement, crise majeure.
07:53Alors dans les grandes villes, ça va,
07:55il y a peut-être des transports en commun,
07:57mais nous, dans nos provinces,
07:58on ne peut pas dire qu'on réindustrialise la France
08:00en plein centre de Paris ou de Nantes ou d'Angers.
08:02C'est forcément dans les campagnes
08:05et on n'a pas de transports en commun,
08:06c'est normal,
08:08mais ce n'est pas non plus un drame.
08:09Donc, particulièrement chez nous,
08:11et je ne veux pas pousser cette proposition,
08:16mais quand même,
08:16on a institué une sorte de leasing social
08:19et le salarié, pour 2 euros par jour,
08:21il a sa voiture assurée, entretenue, kilométrage,
08:26et il peut venir à l'usine.
08:27Et ça, ça aide les jeunes,
08:30ça attire les jeunes.
08:31C'est une mesure qui attire les jeunes.
08:32– Pardon, vous avez organisé
08:34votre propre leasing social,
08:36sans que l'État s'en mêle, sans que…
08:38– Exactement, on n'a pas attendu que l'État,
08:41et je pense que globalement,
08:42les entreprises font leurs efforts
08:44pour pouvoir, non seulement recruter des compétences,
08:48mais aussi les garder, les fidéliser,
08:50les faire progresser aussi,
08:52c'est ce qui fait notre appétence,
08:54c'est ce qui fait qu'on reste,
08:55et ce qu'on aime avant tout,
08:57que le jeune soit ou pas formé.
08:59Depuis très longtemps,
09:00les entreprises ont pris le relais
09:02de l'éducation nationale,
09:04parfois aidées par les professeurs ou pas,
09:07pour intégrer ces jeunes
09:09dans des plans d'amélioration continue,
09:12de formation continue,
09:13qui sont très importants chez nous,
09:16qui sont très bien suivis,
09:17qui sont aussi suivis par les inspections du travail,
09:20c'est normal, par les directions du travail,
09:22mais ce sont des moyens,
09:24des vecteurs de progrès, d'intégration,
09:27et on a des gens qui n'ont pas de diplôme,
09:29qui sont aujourd'hui managers dans notre entreprise.
09:32Alors, des gens sans diplôme,
09:33je voulais qu'on s'arrête une minute
09:34sur les mesures qui ont été présentées
09:36par le MEDEF en début d'année,
09:38sur les NEEDS notamment.
09:39Je rappelle, les NEEDS,
09:41c'est un acronyme anglais,
09:42mais ce sont les jeunes
09:43qui sont sortis du système scolaire,
09:46souvent très jeunes,
09:48sans diplôme,
09:49sans formation,
09:49et qui sont sans emploi.
09:51Très compliqué à réinsérer
09:53dans le monde du travail.
09:55Vous nous dites, ce matin,
09:57Sylvie Cazenaf-Péré,
09:58que vous avez des jeunes,
09:59sans formation, sans diplôme,
10:00qui ont fini manager.
10:02C'est que donc, c'est possible.
10:04Le MEDEF s'était inspiré
10:06des mesures de Matteo Renzi,
10:08mis il y a 10-15 ans
10:10en arrière, en Italie.
10:12Pour faire simple,
10:14un CDI assoupli,
10:16avec des droits rechargeables,
10:17pendant trois ans,
10:17on peut licencier le jeune,
10:19si on voit que ça ne matche pas
10:20au sein de l'entreprise,
10:22en contrepartie
10:23d'une formation continue,
10:27comme vous le faites
10:28chez Posson Packaging.
10:30Et puis, par ailleurs aussi,
10:31peut-être voir un SMIC
10:32un peu en baisse
10:33pour ces jeunes
10:35sans formation,
10:36sans diplôme,
10:37en contrepartie
10:37d'une formation dans l'entreprise.
10:39La CGT est montée au plafond
10:41en disant au scandale.
10:42Mais si ça se fait ailleurs,
10:44est-ce que ce n'est pas
10:45des mesures très concrètes
10:46qu'on devrait reprendre,
10:46Nathalie Jansson ?
10:48Voilà.
10:49Je vais être désagréable,
10:51en fait,
10:51ce qu'il faudrait,
10:52c'est surtout...
10:52Vous n'êtes jamais désagréable,
10:53Nathalie.
10:54Il faut enlever,
10:56il faut supprimer
10:57le SMIC tout court,
10:58déjà,
10:59il faut assouplir
10:59le marché du travail
11:00parce que,
11:00de toute façon,
11:01chaque jeune,
11:03on voit bien dans le cas
11:04qui vient d'être discuté,
11:05les entreprises,
11:07elles ont un intérêt,
11:09forcément,
11:09elles ont besoin
11:10de main-d'oeuvre
11:12qu'elles puissent intégrer,
11:13qu'elles correspondent
11:15à leurs compétences
11:16et ça,
11:16elles savent faire.
11:17Donc,
11:18il faut surtout les laisser
11:19et les laisser aussi
11:21contracter un salaire
11:22avec un jeune.
11:23Alors,
11:24pourquoi pas,
11:24effectivement,
11:25avoir...
11:26Déjà,
11:26flexibiliser les contrats,
11:28c'est une voie
11:29qu'il faut prendre
11:31assez rapidement
11:32et d'ailleurs,
11:33l'Espagne,
11:33c'est pareil,
11:34dans ces mesures
11:34qu'elle a prises,
11:35c'est aussi un CDI
11:36plus souple
11:37parce qu'effectivement,
11:38on a besoin de souplesse
11:39quand c'est un jeune.
11:40D'ailleurs,
11:41des deux côtés
11:41parce que ça peut être
11:42aussi le jeune
11:43qui n'a pas envie
11:44de continuer
11:45parce qu'on est toujours
11:46en train de regarder
11:47du côté de celui
11:48qui emploie,
11:48mais les deux parties,
11:50c'est-à-dire que quelqu'un
11:51qui est employé,
11:51je dirais malgré lui,
11:53c'est-à-dire qu'il a l'impression
11:54qu'il faut qu'il reste
11:54parce que sinon,
11:55il n'aura pas autre chose,
11:56c'est pas une bonne recrue
11:58et c'est ni bien pour lui
12:00ni bien pour l'entreprise.
12:01Donc,
12:01il faut surtout assoublier
12:03les conditions du marché
12:04du travail
12:04qui,
12:04effectivement,
12:05en France,
12:05sont quand même
12:06particulièrement rigides
12:08et malheureusement,
12:08là-dessus,
12:09il n'y a pas grand-chose
12:09qui est dit
12:10et effectivement,
12:10avoir un SMIC jeune,
12:11c'est comme avoir
12:12un SMIC vieux,
12:13enfin,
12:13c'est pas une bonne idée
12:13en économie,
12:14c'est pas une bonne idée
12:15d'avoir différents prix.
12:17Que les prix soient différents,
12:18soit.
12:18Donc,
12:19vous libéralisez totalement,
12:20aucune norme,
12:21nulle part.
12:21Et on enlève le SMIC
12:23qui,
12:23en fait,
12:24n'a pas lieu d'être.
12:25Est-ce qu'il vous empêche
12:26d'embaucher le niveau du SMIC
12:28Sylvie Cazenaf-Péret
12:29et ses jeunes
12:29sans diplôme,
12:30sans formation ?
12:31D'abord,
12:32si on a les marchés,
12:33si on a les commandes,
12:34on embauche.
12:35D'abord,
12:35c'est la première condition
12:37de l'embauche.
12:38Ensuite,
12:39c'est vrai que le SMIC
12:41et tous les dispositifs
12:43qui sont associés
12:44autour du SMIC
12:46deviennent
12:46d'une complexification
12:49telle
12:49que nous,
12:52en entreprise,
12:52qu'est-ce qu'on fait ?
12:53On calcule un coût de revient.
12:54Dans le coût de revient,
12:55il y a de la main-d'œuvre.
12:56Donc,
12:56tous les dispositifs
12:57qui sont autour,
12:58qui vont venir compenser
13:00le coût de la main-d'œuvre,
13:03nécessitent une mobilisation
13:04du RH
13:06telle
13:06qu'on n'essaie pas,
13:09mais en tout cas,
13:09on ne le rend pas
13:09dans notre prix de revient.
13:10Donc,
13:11ça ne nous rend pas
13:12plus compétitifs.
13:13Donc,
13:13je vais suivre l'opinion
13:14qui vient d'être développée
13:16par Nathalie tout de suite.
13:17Je me permets.
13:17Oui,
13:18je vous en prie.
13:19Parce qu'en fait,
13:20ce dont on a besoin,
13:21c'est de la souplesse.
13:23Je ne suis pas du tout,
13:24moi,
13:24alors,
13:24je ne suis pas pro-CGT,
13:26etc.
13:26Vous imaginez bien,
13:27en général,
13:28les patrons ne sont pas trop
13:29pro-syndicats.
13:30Néanmoins,
13:31je trouve que
13:32créer encore
13:33une catégorie spécifique
13:35de contrat de travail
13:37pour une catégorie
13:38de la population
13:39qui,
13:40si,
13:41par malheur,
13:41le jeune
13:42qui a été sorti
13:43du marché
13:44pour une raison
13:44X ou Y,
13:45il arrive un an trop tard,
13:46il ne peut pas
13:47en bénéficier.
13:48Mais nous,
13:48ça nous complexifie
13:49notre quotidien.
13:51C'est incroyable
13:53de toujours
13:54créer des règles nouvelles.
13:56Ce dont on a besoin,
13:57c'est de stabilité
13:58pour employer
14:00sereinement.
14:00Donc,
14:01vous estimez que
14:01dans le cadre actuel,
14:02vous pouvez faire
14:03de l'embauche
14:03par intérim,
14:04par CDD,
14:05par différents contrats
14:06aussi.
14:06Vous le faites.
14:07Donc,
14:07finalement,
14:08pas besoin de rajouter
14:09de couches supplémentaires.
14:10Christian Parizeau.
14:12Il y a l'apprentissage,
14:13je le rappelle,
14:14ça marche.
14:15On a vu que
14:16quand on met
14:17l'État,
14:17certes,
14:18certains vont nous dire
14:19qu'il y a de l'aubaine.
14:20Oui,
14:20même s'il y a
14:21deux,
14:21trois emplois
14:22qui sont liés
14:23à l'aubaine,
14:24en général,
14:25l'apprentissage a marché
14:26et on voit
14:27que ça marche très bien.
14:28Alors,
14:28certes,
14:29on peut dire
14:29que c'est bien
14:30de faire l'apprentissage
14:31quand on est
14:31Bac plus 2,
14:32Bac plus 3,
14:33Bac plus 5,
14:33effectivement,
14:34ça a coûté 10 milliards.
14:35On peut s'interroger
14:35sur le coût budgétaire
14:36de la mesure.
14:37Là,
14:37on nous parle
14:37d'une mesure
14:38pour aider les jeunes.
14:39On veut recréer
14:40un nouveau contrat
14:41alors qu'il y a des choses
14:42qui existent,
14:42qui sont en place,
14:43qui sont financées.
14:44Donc,
14:45je m'interroge,
14:46est-ce que finalement,
14:47on a vu que ça a très bien marché ?
14:48Encore une fois,
14:49ces mesures,
14:49c'est pour les NITS,
14:50c'est-à-dire pour des jeunes
14:51qui sont complètement
14:52en dehors du système.
14:53Il suffit de mettre
14:54des structures
14:54où on leur donne
14:55des formations
14:57qui permettent
14:57l'apprentissage.
14:58C'est-à-dire que l'idée,
14:59c'est de les attirer.
15:00On essaye de les avoir
15:01à poids au poids.
15:02On leur fait une proposition.
15:03On vous dit
15:04pendant deux ans,
15:04vous allez travailler,
15:05mais vous ne serez pas
15:06dans le cadre scolaire
15:08parce que le gros problème
15:09de ces gens-là,
15:09en général,
15:10c'est plutôt un problème
15:11de rejet du format scolaire.
15:13Donc,
15:13on leur dit
15:14vous allez rentrer
15:15en entreprise,
15:16donc vous êtes en apprentissage.
15:17Excusez-moi,
15:18qu'est-ce qu'on appelle ?
15:19Et vous aurez quand même
15:20une formation théorique
15:23demandée à ces jeunes
15:23de travailler en entreprise
15:25s'ils n'ont pas un minimum
15:26de formation théorique.
15:28Donc,
15:28voilà,
15:29ça s'appelle l'apprentissage.
15:30Excusez-moi,
15:31mais je ne vois pas
15:31ce qu'on va inventer de plus.
15:33Si je peux me permettre,
15:34pas seulement les jeunes,
15:35mais leur famille,
15:36les professeurs,
15:37les directeurs d'établissements.
15:38C'est vraiment quelque chose
15:40qui se passe au plan local.
15:41C'est une mobilisation locale
15:43des partenaires locaux
15:45qui travaillent ensemble
15:47pour faire découvrir
15:49les entreprises
15:50là où elles sont.
15:51Après, les jeunes,
15:51ils vont recevoir
15:52une formation,
15:53ils vont partir
15:53où ils veulent,
15:55mais au moins
15:55qu'ils aient cette formation
15:56et cette appétence
15:58pour le monde du travail.
15:58Mais qui coordonne
15:59au niveau local
16:00ce travail
16:01entre l'éducation nationale
16:02et les chefs d'entreprise ?
16:04Depuis plus de 30 ans,
16:05on travaille en association
16:07avec tous les acteurs
16:08du territoire.
16:09En fait,
16:10ça ressemble au...
16:11Ce que vous décrivez,
16:11c'est le système allemand,
16:12tout simplement.
16:13Parce que c'est ça,
16:13le système allemand,
16:14c'est des entreprises
16:16qui travaillent effectivement
16:17avec la filière d'apprentissage
16:19et en fait,
16:20ils ont un devoir
16:21de formation,
16:21entre guillemets.
16:23Et voilà,
16:23je veux dire,
16:24ce n'est pas compliqué.
16:25Après,
16:26on n'est pas obligé
16:26de suivre un modèle,
16:27mais nous,
16:27on a quand même
16:28un sérieux problème
16:29de rigidité.
16:30En plus,
16:30on sait très bien
16:31que les entreprises
16:31aujourd'hui font face
16:33à des conditions économiques
16:34qui changent très souvent.
16:36On a beaucoup plus
16:36de volatilité qu'avant.
16:37Vous vous doutez bien
16:38qu'une entreprise
16:39qui se retrouve
16:39avec des rigidités
16:42dans la manière
16:42dont elle emploie
16:43les jeunes en plus,
16:45c'est vraiment...
16:48Forcément,
16:48ça va tomber,
16:49la rigidité va impacter
16:50la partie de la population
16:52qui est la plus compliquée
16:54à gérer.
16:55Et c'est ça
16:56qui est vraiment incroyable,
16:58enfin qui est incroyable
16:59dans le sens étymologique,
17:00c'est-à-dire
17:01pourquoi les gouvernements
17:03n'arrivent pas à comprendre
17:04que rigidifier des prix,
17:06des procédures,
17:07en fait,
17:08empêche l'adaptation
17:09de l'entreprise.
17:10Donc,
17:10sans vouloir tout,
17:12enfin,
17:12plus rien contrôler,
17:13il faut bien qu'ils comprennent
17:15que c'est quand même
17:15un élément bloquant
17:17et que ça complexifie
17:18quand même le travail
17:19de l'entreprise fortement.
17:20Et donc,
17:21c'est au préjudice
17:22de ces populations jeunes.
17:25Bon,
17:25l'avenir est dans l'entreprise.
17:26C'est ce que je retiens
17:27quand même
17:27quand le public
17:29n'est plus capable
17:30de gérer
17:31certains problèmes,
17:32je vois que les entreprises
17:33prennent les choses en main
17:33quand même
17:34pour les traiter.
17:35Avant,
17:36on se rappelle,
17:36moi j'ai une famille
17:38qui vient d'un endroit
17:40où il y avait
17:40une industrie papetière,
17:41mes grands-parents
17:42habitaient dans les maisons.
17:43Ah oui,
17:44mais le paternalisme
17:45du 19e siècle
17:46en Écosse,
17:46c'est pas en train de dire
17:47qu'on voit bien
17:48que les entreprises
17:49quand elles ont un problème
17:50elles trouvent des solutions.
17:51C'est pareil
17:52quand la Silicon Valley
17:53avec les problèmes
17:54de logement,
17:54ils avaient des systèmes
17:56de ramassage des gens
17:57pour les acheminer.
17:59L'entreprise,
18:00elle a besoin
18:01de résoudre des problèmes.
18:02Elle ne va pas attendre.
18:04Bon,
18:04merci pour ce message
18:05optimiste en tout cas.
18:06On peut faire des choses
18:08au travers de l'entreprise.
18:10Allez,
18:10on va passer
18:10à une grande séquence maintenant.
18:13Trump marché.
18:14On va en parler
18:14grosso modo
18:15jusqu'à la fin
18:17de l'émission.
18:18La première question
18:19que j'ai envie
18:20de vous poser,
18:21c'est Trump
18:21manipule-t-il
18:22les marchés ?
18:23On a l'impression
18:24d'une gestion
18:24parfois,
18:25pardon,
18:26je vais y aller directement,
18:27quasi mafieuse
18:28des intérêts
18:30d'un petit clan
18:31qui,
18:32en faisant fluctuer
18:34les marchés
18:37au gré
18:38des déclarations
18:39du président
18:40américain,
18:41s'en mettent
18:42parfois
18:43plein les poches.
18:43Des marchés financiers
18:44qui ont évidemment
18:45réagi,
18:46là,
18:47il y a 24-48 heures,
18:48à la perspective
18:49d'un accord
18:50entre les États-Unis
18:52et l'Iran.
18:53Là,
18:53on voit que depuis cette nuit,
18:54ils se retirent dessus,
18:55donc ça va bouger
18:56dans le sens inverse.
18:59La réalité,
19:00Christian Paizot,
19:01grand spécialiste
19:01des marchés,
19:02on n'a aucune idée
19:03de ce qui se passe
19:04des discussions en cours.
19:05Est-ce qu'on vit pas
19:08une méga opération
19:10de manipulation
19:11des marchés ?
19:13Je vais vous répondre
19:14oui,
19:14ils manipulent les marchés,
19:16mais peut-être pas
19:16comme on le pense,
19:17dans le sens
19:18qu'il est tellement instable,
19:20il est tellement incertain
19:21qu'aujourd'hui,
19:22vous avez des opérateurs
19:22de marché
19:23qui ne peuvent pas
19:23prendre une position.
19:24Je vais vous faire
19:25l'extrême.
19:26Est-ce que vous êtes prêt
19:28à jouer aujourd'hui
19:28une forte baisse
19:29de la bourse américaine ?
19:31Je mets un peu de côté
19:31la thématique de l'IA
19:32et tout ça.
19:34Sur la thématique
19:35Moyen-Orient,
19:35parce qu'on pourrait
19:36prendre des valeurs
19:37qui sont sensibles à ça,
19:38est-ce que vous êtes prêt
19:38aujourd'hui
19:39à mettre plusieurs millions
19:40pour jouer la baisse ?
19:41Pourquoi ?
19:42Parce que vous dites
19:43si je commence
19:43à faire ce pari
19:44et que Trump
19:45va dans les plateaux
19:46et dit
19:47tout est fini,
19:47on a un accord,
19:48je vais avoir ma position
19:49qui va se retourner.
19:50A l'inverse,
19:51la situation est tellement grave,
19:53le D3 d'Hormuz
19:53est bloqué,
19:54on se dit
19:56que ça ne va pas
19:57se résoudre
19:57du jour au lendemain,
19:58vous pourriez dire
19:58je suis super baissier,
20:00je peux jouer une baisse.
20:01Mais personne n'a joué
20:02cette baisse
20:02parce qu'on se dit
20:03on peut se reprendre
20:04un coup derrière.
20:05Mais ça joue aussi
20:06sur l'économie.
20:07Je vous prends
20:07juste un petit exemple.
20:09on a Bakariouj
20:10qui nous donne,
20:11c'est un équipement
20:12qui est pétrolier américain
20:13qui nous donne
20:13le nombre de puits
20:14qui sont ouverts
20:14et fermés aux Etats-Unis.
20:15Et on s'aperçoit
20:16que les pétroliers américains
20:18malgré la forte hausse
20:19des cours du pétrole
20:20n'ouvrent pas plus de puits.
20:22Aujourd'hui,
20:23ils sont bloqués.
20:23Pourquoi ?
20:24Parce qu'ils se disent
20:24si demain Trump
20:25nous dit que la carrière est finie,
20:26le pétrole ne va pas rester
20:27à ce niveau-là
20:28et on va perdre de l'argent.
20:29Donc ils disent
20:30autant produire ce qu'on produit,
20:31on ne produit pas plus,
20:32on le vendra plus cher
20:33mais ne ouvrons pas à nos puits
20:35parce que Trump
20:35ne nous donne aucune visibilité.
20:37Donc je ne sais pas
20:38si c'est volontaire,
20:39mais en tout cas...
20:39C'est une forme de stabilité
20:40les déclarations
20:41puisque ça part dans tous les sens.
20:43C'est la stabilité de Trump
20:43qui fait que personne ne bouge.
20:45C'est ça.
20:46D'autant plus
20:47qu'il faut bien garder à l'esprit
20:49que le marché du pétrole
20:50était plutôt en surplus.
20:52Oui.
20:53Donc vous imaginez bien...
20:53On était à 60 dollars,
20:54on a oublié,
20:55mais au mois de janvier.
20:55Donc en fait,
20:56eux, ils savent que
20:57dès que c'est fini,
20:59même si ça prend du temps,
21:00donc eux,
21:00ils n'ont aucune incitation
21:02à rouvrir des...
21:03Enfin, je veux dire,
21:03l'incitation à rouvrir des prix,
21:04elle est faible.
21:05Et c'est la même chose
21:06du côté du gaz de schiste.
21:07Donc effectivement,
21:09on ne peut jouer...
21:10Enfin, pour le moment,
21:10on ne sait pas
21:11combien de temps ça va durer,
21:12mais à part une hausse,
21:13on ne peut pas avoir
21:14d'autres choses
21:15qui vont se passer
21:16puisqu'effectivement,
21:17rationnellement,
21:17vous n'allez pas vous lancer
21:18à ouvrir un puits
21:19si c'est pour le fermer
21:20deux mois plus tard.
21:21C'est impossible.
21:25C'est une entreprise industrielle
21:27dans ce contexte très nouveau.
21:29Alors, comment on fait ?
21:29De la même manière,
21:31on s'organise peut-être,
21:32comme vous avez souligné
21:34tout à l'heure à l'Allemande,
21:35nous, on a intégré une scope,
21:38on achète notre énergie
21:39via cette scope
21:40qui réunit beaucoup d'acteurs.
21:42Ça nous a permis
21:43de figer nos prix d'achat d'énergie
21:46parce que, in fine,
21:48quelle que soit la taille
21:49de l'entreprise,
21:50on doit payer la facture.
21:52La facture,
21:53elle n'est pas reportage
21:55chez le client tout de suite,
21:57ce n'est pas possible.
21:58Donc, ça passe par des coûts
21:59très importants
22:00sur notre trésorerie
22:01et des à-coups
22:02sur notre trésorerie,
22:03surtout dans des industries
22:05énergivores.
22:05Nous, on est un peu énergivores,
22:07c'est le moins qu'on puisse dire.
22:08Et par ailleurs,
22:09on a mis en place
22:10des systèmes d'énergie
22:11non fossiles,
22:13des panneaux solaires.
22:14Est-ce que ça pousse
22:15à l'électrification ?
22:16Comme on le voit
22:16sur le marché du véhicule électrique
22:18qui est en plein boule.
22:19Ça pousse en partie
22:21à l'électrification,
22:23ça pousse surtout
22:23à la recherche
22:24de nouvelles technologies
22:25avec des experts
22:27dans ces nouvelles technologies,
22:28notamment de batteries.
22:30Vous voyez,
22:30hier, on était
22:31avec des experts sur...
22:33Il y a un an,
22:34ce n'était pas vraiment possible
22:35de stocker
22:36cette énergie solaire.
22:38Aujourd'hui,
22:39ça le devient.
22:40Donc, évidemment,
22:41il y a des technologies
22:42qui se développent
22:43très rapidement
22:43et les entreprises
22:44sont toujours plus
22:45agiles et flexibles
22:47que les États.
22:48Et comme vous dites très bien,
22:50si on est libre
22:50d'avancer,
22:51si le cadre réglementaire
22:53ne change pas
22:55toutes les cinq minutes,
22:56eh bien,
22:57on fait des investissements.
22:58Alors, ça pose d'autres problèmes
23:00parce que cette énergie,
23:01on va la produire,
23:02mais peut-être qu'on ne va pas pouvoir...
23:04On va l'utiliser,
23:05mais peut-être pas
23:05la remettre sur le réseau
23:06à un prix suffisamment
23:08pour amortir nos installations.
23:09Mais ça passe aussi
23:12par la coordination de moyens.
23:14C'est pour ça
23:15qu'on a intégré une scope
23:16pour déployer tout ce dispositif,
23:18pour pouvoir bénéficier
23:19de coûts d'investissement
23:20très affaiblis.
23:21Par exemple,
23:22on implante
23:221 000 panneaux solaires.
23:24Les budgets d'origine
23:25qu'on avait réunis
23:26étaient autour
23:27d'un million d'euros.
23:28C'est à peu près ça.
23:29Parce que ce n'est pas en toiture,
23:30c'est sur le sol.
23:31Enfin bref,
23:31c'est un peu compliqué chez nous.
23:34Eh bien là,
23:34on est arrivé
23:35à un budget global
23:36du tiers
23:38en investissement.
23:39Donc,
23:40les entreprises,
23:40elles vont faire ça.
23:42Voilà l'efficacité,
23:43de l'euro dépensé.
23:44Elles vont créer les conditions
23:45de leur performance économique
23:47pour pouvoir survivre
23:49dans un monde incertain.
23:51Mais pardon Sylvie,
23:51dans le monde incertain
23:52que vous soulignez,
23:53est-ce que vous avez envie
23:53d'investir ?
23:54Est-ce que vous êtes
23:54en capacité ?
23:56Certainement,
23:57est-ce qu'on investit
23:58quand on a la dissolution
24:00depuis 18 mois
24:01qui met un bazar politique
24:02sans nom dans le pays
24:03et la géopolitique
24:04qui rend notamment
24:06le coût de l'énergie
24:08plus en plus prohibitif ?
24:09Alors,
24:09comme vous pouvez observer,
24:11je ne suis pas un chef
24:11d'entreprise
24:13tout nouveau.
24:14Ça fait longtemps.
24:15Donc,
24:16j'ai l'expérience,
24:16j'ai vu
24:17un nombre de crises
24:20incroyables.
24:20On vit un peu
24:21dans une permacrise
24:22depuis 2008.
24:22Voilà.
24:23Oui,
24:23et puis même auparavant,
24:24on a eu la globalisation,
24:27les délocalisations.
24:28Je disais tout à l'heure
24:29à une personne
24:31que j'ai rencontrée
24:31que 100% de mes clients
24:33ont disparu.
24:34Parce que,
24:35voilà,
24:36et dans l'emballage,
24:37ça paraît incroyable.
24:38Bon.
24:38Donc,
24:39on est habitué à ça
24:40et donc,
24:41on doit s'adapter.
24:42Nous,
24:42on ne retient pas
24:43les investissements.
24:44Par contre,
24:45on gère le financement
24:46des investissements.
24:47Parce qu'une entreprise,
24:48ce sont des flux
24:49de trésorerie.
24:50Quand on voit
24:51l'attitude
24:52du président Trump,
24:54il me fait penser
24:55à un dirigeant
24:55qui finance du long terme
24:57par du court terme.
24:58Ah ben,
24:59on va en parler justement
25:00dans la seconde partie
25:00de l'émission.
25:02Mais c'est un peu ça.
25:03Voilà,
25:03nous on réagit
25:04pour pérenniser
25:05notre activité industrielle.
25:09On va en parler
25:09dans la seconde partie
25:10de l'émission.
25:11Restez avec nous,
25:11on revient dans une petite minute.
25:13On se disait
25:14est-ce que Trump
25:14manipule les marchés ?
25:15Est-ce que les marchés
25:16ne manipulent pas aussi ?
25:17Un petit peu Trump,
25:19on voit que dès que
25:19les taux longs
25:20touchent les 5%,
25:23Trump a tendance
25:24à reculer.
25:25C'est le fameux taco.
25:27L'administration Trump
25:28qui cherche aussi
25:30à financer
25:30de plus en plus
25:32à court terme
25:33sa dette
25:34des T-Bills
25:35plutôt que les T-Bonds.
25:37On verra ensemble
25:38ce que ça peut avoir
25:39comme conséquence
25:40sur les marchés.
25:40Et puis on reviendra
25:41sur les dernières déclarations
25:42du président américain
25:44dans la guerre commerciale
25:45qui l'oppose
25:46à l'Union européenne.
25:47Et puis la décision
25:48de la Cour suprême
25:51aussi
25:51qui vient de condamner
25:53les tarifs
25:54de Donald Trump.
25:55Voilà pour le programme
25:56de la suite.
25:57On revient tout de suite.
25:57Ne quittez pas.
25:58de la Cour suprême
25:58et de la Cour suprême
25:58sur les nations.