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  • il y a 5 minutes
Ce jeudi 7 mai, François Sorel a reçu Frédéric Simottel, journaliste BFM Business, Claudia Cohen, journaliste chez Bloomberg, et Jérôme Marin, fondateur de cafetech.fr. Ils sont revenus sur les bénéfices records de Samsung, l'impact sur les tarifs après le rachat de SFR, et notamment la sortie en salle du film Narnia de Netflix, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:01Tech & Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:04Voilà le retour de Tech & Co, la quotidienne, une belle soirée avec nous, merci d'être là.
00:09Tech & Co, la quotidienne pour débriefer l'actu, avec ce soir Claudia Cohen qui est avec nous, journaliste chez
00:14Bloomberg,
00:15Jérôme Marin, fondateur de CaféTech.fr, et Frédéric Simotel, évidemment journaliste maison à BFM Business.
00:23Je vous propose maintenant de nous intéresser à Samsung qui passe le cap des 1000 milliards en bourse.
00:30Une valorisation incroyable pour une boîte qui le mérite malgré tout, parce que voilà, Samsung c'est le géant coréen
00:37du sud bien sûr,
00:39qui est partout, qui est à la fois on va dire dans l'électronique grand public, qui est une petite
00:44partie de son business,
00:45tout ce qui est smartphone, télé, etc.
00:47Et puis il y a la grosse partie, on va dire la partie immergée de l'iceberg qu'on ne
00:51voit pas, c'est la fabrication des composants.
00:54Et là, Samsung, c'est le roi avec TSMC, Samsung fabrique les écrans pour les iPhones, fabrique de la mémoire,
01:01etc.
01:03Pourquoi ces chiffres, Jérôme ? C'est encore une fois l'intelligence artificielle.
01:06Exactement. Alors Samsung utilisait les puces, et dans ces puces, ils font beaucoup de puces,
01:12ils font ce qu'on appelle les DRAM et les NAND qui sont les puces qu'on met dans les
01:14smartphones et dans les PC.
01:15Et puis il y a des nouvelles puces, des puces mémoires, et notamment des puces qu'on appelle HBM,
01:20qui sont les puces utilisées, qui sont les meilleurs puces mémoires en fait,
01:23qui sont utilisées, qui sont couplées avec les GPU pour faire entraîner les modèles d'IA.
01:28Et donc forcément, la demande pour l'IA étant très forte, la demande pour ces puces est très forte.
01:33Et donc il y a d'une part des hausses de prix énormes sur toute la gamme de puces,
01:38que ce soit les puces pour l'IA et même les puces pour les PC, les ordinateurs.
01:41C'est pour ça d'ailleurs que Samsung prévient que la branche grand public, la branche mobile,
01:46va tomber dans le rouge, pourrait tomber dans le rouge, parce qu'ils doivent payer tellement cher
01:49pour leur puce mémoire que ça va faire, leurs smartphones ne seront plus rentables.
01:52Ce qui est assez rigolo quand on sait d'où vient Samsung.
01:55Après ça tombe, ça reste dans la famille j'ai envie de dire.
01:58Oui, c'est pour ça qu'ils les enlèvent de Chine.
02:01Oui, oui, ils vont arrêter.
02:02Ils ne veulent plus vendre leurs télés en Chine.
02:04Non, pas les smartphones.
02:05Les smartphones en Chine.
02:07Les télés Samsung ne vont plus être vendues en Chine.
02:10Ça c'est plutôt une question de concurrence.
02:13Samsung aujourd'hui en Chine c'est quasiment ridicule en fait, même sur les smartphones.
02:17Et donc voilà, il y a ces puces mémoires qui font que les profits s'envolent.
02:21C'est devenu, avec une autre boîte sud-coréenne qui s'appelle SKINX.
02:25En fait il y a trois acteurs de ces puces, donc Samsung, SKINX et Omicron,
02:28qui est une boîte américaine, qui s'envolent en bourse, qui ont leurs profits, qui s'envolent.
02:32Ils ont depuis au premier trimestre leur gros profit de l'histoire.
02:37Donc je ne sais pas si on se rend compte, Samsung c'est une boîte qui a, je ne sais
02:40plus combien d'années, 40 ans ou plus même.
02:41Oui, bien sûr.
02:42Et c'est leur meilleur profit historique.
02:4433, enfin on parle d'une dizaine de milliards.
02:47C'est pas un profit, c'est 8 milliards, non c'est 33 milliards.
02:49Ils sont quasiment, juste pour donner un chiffre, en termes de profit, ils sont quasiment arrivés au niveau d'Apple.
02:54C'est incroyable.
02:55Oui, bien sûr.
02:56Et puis c'est carrément une dynastie.
02:58C'est ça qui est intéressant chez Samsung.
03:01Je ne sais pas si, enfin, il y a eu l'un des ponts de Samsung, je crois le grand
03:05patron qui est décédé il y a quelques années.
03:07Et en fait la famille pour racheter ses pas, enfin en tout cas en termes de, si vous voulez, d
03:14'impôts pour récupérer la succession, a payé 8 milliards.
03:18C'est dingue.
03:19Enfin c'est des chiffres qui sont complètement hallucinants.
03:22Claudia, là-dessus ?
03:24Déjà, il faut bien se rendre compte que, c'est-à-dire qu'ils sont parmi les 13 entreprises dans
03:28le monde à avoir passé ce cap de valorisation.
03:32Et ça montre aussi quand même le rôle central que l'Asie joue aussi pour les infrastructures, pour l'écosystème
03:39IA qui est quand même de plus en plus important.
03:41Et ce que tu disais aussi, cette demande de plus en plus forte face à une offre finalement qui se
03:49concentre entre les mains de quelques acteurs
03:50fait que les évolutions de prix qu'on voit et les augmentations de prix qu'on voit vont continuer et
03:55vont continuer encore sur des années.
03:59Donc c'est vraiment une très belle réussite franchement pour Samsung.
04:04Et après, j'ai regardé tout à l'heure avant de venir, le cours de bourse a fait x4 quand
04:09même en un an.
04:10Donc c'est quand même énorme la rapidité à laquelle ils gagnent des parts de marché.
04:16Et c'est vrai que Samsung, au début, je trouve qu'on en parlait moins quand même sur les grands
04:19gagnants de l'IA.
04:21C'est pas... On parlait moins d'eux, peut-être qu'on les avait moins vus ou en tout cas
04:25on les a un canaliste.
04:26Et puis je pense qu'ils sont moins exubérants que les autres.
04:28Non, aussi parce que la demande de plus, la demande de mémoire n'était pas aussi forte en fait.
04:31Au début, on s'était plus sur les GPU.
04:33Maintenant, comme les modèles sont de plus en plus grands, il y a besoin de plus en plus de mémoire
04:37en fait.
04:37C'est pour ça que la demande de mémoire a vraiment augmenté ces derniers mois en fait.
04:42Et puis il ne faut pas oublier que Samsung, c'est en Corée du Sud.
04:46La Corée du Sud, il faut qu'ils soient résilients, ils sont entourés d'ennemis.
04:49La Chine, Corée du Nord, le Japon, ce n'est pas les ennemis mais ils ne se sont jamais...
04:53Pas trop appréciés.
04:54Ils ne s'aiment pas trop.
04:55Et l'Asie du Sud-Est qui est un peu agressive aussi, Singapour, tous ces gens-là.
05:00Voilà, la Corée du Sud, ce n'est pas forcément leurs grands amis.
05:03Donc les entreprises, on le voit dans le domaine de la voiture, Hyundai, qui sont des grands conglomérats,
05:09qui se renforcent eux-mêmes parce qu'ils fabriquent des voitures, des bateaux, des composants, des écrans télé,
05:16enfin ils font tout ça.
05:17Donc ils ont cette force de résilience.
05:19Aujourd'hui, on peut aussi dire que Samsung, on se rend compte que c'est important d'avoir des technos,
05:24des semi-conducteurs.
05:25Mais ce qui semble important aussi, et ça nous rappelle aussi un peu Apple, c'est tout ce qui est
05:31la maîtrise industrielle.
05:32Samsung a une maîtrise industrielle de bout en bout.
05:35Ils sont concurrents de NVIDIA, enfin ce qui nous intéresse.
05:37Ils sont concurrents de TSMC, de NVIDIA, des groupes chinois, de Apple.
05:41Quand même, chercher une boîte qui est concurrente de tous ces gens-là, qui sont tous des numéro 1 dans
05:45leur secteur
05:46et qui tiennent, ils ne sont pas numéro 5 ou 6 sur chacun des marchés.
05:50Ils sont en train de leur coller au basque, voire d'être devant.
05:55Et puis, c'est un acteur de la souveraineté technologique mondiale.
05:58Aujourd'hui, oui, ils sont partout.
05:59Ils sont partout.
06:00Alors la conséquence de ça, c'est que les employés de Samsung lèvent le doigt.
06:04Ils disent, attendez les gars, c'est bien beau votre valot de 1 000 milliards de dollars.
06:07Mais nous aussi, on veut leur notre part du gâteau.
06:10Et les équipes, donc, demandent des primes et des augmentations,
06:14sans quoi ils menacent, vous savez quoi, de faire une grève géante.
06:19Erwan Morris nous explique cette mésaventure.
06:237% d'augmentation de salaire, 15% des bénéfices reversés.
06:27Voilà ce qu'exigent deux syndicats de Samsung qui menacent autrement de 18 jours de grève à compter du 21
06:32mai.
06:33Et ses représentants de salariés ont matière à négocier.
06:35Le groupe coréen a vu son bénéfice net au premier trimestre, multiplié par 6 en un an.
06:41Et sa capitalisation boursière dépassait désormais les 1 000 milliards de dollars,
06:44aux portes du top 10 des plus grandes entreprises cotées du monde.
06:48Un économiste coréen estime qu'un mouvement social coûterait au groupe au moins 7 milliards de dollars,
06:53sans compter qu'il pourrait mettre en péril des projets de contrat, notamment avec Nvidia.
06:58Selon le Financial Times, la direction de Samsung aurait déjà proposé de redistribuer 13% de son bénéfice.
07:04Mais les syndicats chercheraient à inscrire dans le règlement de l'entreprise le versement annuel de cette prime,
07:09ce qu'a fait l'autre fabricant de puces du pays, Skynyx.
07:12Il s'est engagé à reverser à ses salariés 10% de son bénéfice d'exploitation ces 10 prochaines années,
07:18ce qui pourrait faire près de 500 000 dollars par salarié pour les 35 000 collaborateurs dès cette année.
07:24Vous vous rendez compte, les sommes astronomiques...
07:26On parle de 35 000 collaborateurs chez Skynyx, chez Samsung, c'est 260 000 collaborateurs.
07:33Moitié-moitié à peu près, en Corée, et puis le reste en Corée.
07:35Mais bon, ça va faire un joli chèque quand même.
07:37Après, je ne sais pas si c'est pour tout le monde.
07:39Non, ce n'est pas pour tout le monde, mais enfin, les échelles ne sont pas tout à fait les
07:43mêmes.
07:43Après, ils ont bien raison, c'est l'équivalent de notre grève des transports pendant les fêtes de Noël.
07:50Tu sais que tu vas obtenir ce que tu veux.
07:52Après, il faut quand même dire que les employés de Samsung qui ont déjà des actions ont vu leurs actions
07:58énormément augmenter.
08:00Oui, bien sûr.
08:01Mais ce qui est intéressant, c'est aussi la discipline sud-coréenne qui est au cordeau,
08:05qui n'a rien à voir, par exemple, avec la discipline européenne.
08:09C'est-à-dire que là, pour qu'il y ait une espèce de montée en pression comme ça de
08:16la part des salariés,
08:18c'est qu'il y a un vrai problème, je pense.
08:19Après, ils ont des syndicats puissants.
08:21Oui, ils ont des syndicats puissants, mais c'est vrai qu'il y a une hiérarchie,
08:24enfin, un respect de la hiérarchie en Corée qui est quand même assez impressionnante.
08:29Après, il y a aussi le côté des profils, des super-profits qui sont là.
08:33Et donc, est-ce qu'on redistribue ?
08:35Je ne sais pas quels sont les mécanismes de redistribution qui existaient avant,
08:38ou s'il y en avait ou pas.
08:39Donc, je pense que quand on voit autant de profits,
08:43en plus, ce qu'il faut dire, c'est que ces employés-là qui travaillent pour fabriquer les puces,
08:47ils ont des compétences qui ne sont pas faciles à obtenir, en fait.
08:50On ne va pas les remplacer facilement, on ne va pas délocaliser cette production en Chine ou ailleurs,
08:53parce que c'est fait en Corée du Sud avec des gens qui sont extrêmement formés pour ces tâches-là.
09:00Donc, ils ont un vrai pouvoir de force aujourd'hui, une position de force qui leur permet de demander ça.
09:05Et finalement, est-ce que Samsung peut se permettre, on disait, d'arrêter de travailler pendant 18 jours ?
09:10Probablement pas.
09:11Donc, probablement qu'ils obtiendront presque ce qu'ils veulent ou ce qu'ils veulent.
09:16Et voilà.
09:17Mais par contre, juste, je voulais préciser un truc, c'est que,
09:19pourquoi ces boîtes, quand on parle de Samsung et de Skynix, au Micron,
09:24ils sont assez prudents parce que, en fait, le marché des puces, c'est un marché qui est très cyclique.
09:28À un moment où tout va très bien et à un moment où c'est la catastrophe,
09:31il y a trois ans, c'était une crise sans précédent où Samsung était en perte.
09:35Bien sûr, oui, on s'en souvient.
09:37Et donc, ils sont toujours très prudents.
09:39Ils sont très prudents pour augmenter leur capacité de production.
09:41Et c'est pour ça que les prix augmentent, parce qu'ils ne veulent pas augmenter leur capacité de production
09:43très rapidement.
09:44Oui, parce qu'ils se disent, on va investir des milliards, mais après, boum, il n'y aura plus besoin
09:47de...
09:47Ça prend des années, en fait, à construire une usine.
09:48Ça prend cinq ans, six ans.
09:49Et dans six ans, on ne sait pas le niveau de la demande.
09:50Et ils sont très prudents sur les salaires aussi, à cause de ça, en fait,
09:53parce que c'est des marchés où on peut très vite...
09:56Oui, mais quand tu fais mille milliards de valeurs, tu es un peu trop prudent.
09:58Oui, mais la valorisation, dans trois mois, elle peut tomber à 500 millions, à 300 millions.
10:03C'est du papier, ce n'est pas quelque chose de concret.
10:06Mais après, ça pose la question plus profonde qu'on a abordée plein de fois sur ce plateau,
10:09de où vont les gains de productivité, finalement, de tous ces gagnants des différentes vagues technologiques
10:15qu'on a vues ces dernières décennies et qu'on voit là avec l'IA aussi,
10:18parce que tu as la question de à quel point ça bénéficie à la société, dans son ensemble.
10:25Aux travailleurs, est-ce que ça permet de...
10:27Bon, ben voilà, tu gagnes le même salaire ou un tout petit peu moins, mais tu travailles moins.
10:30Ou est-ce que quand il y a énormément d'argent comme ça qui arrive dans une entreprise,
10:35à quel point tu en fais bénéficier les salariés qui font tourner ton entreprise ?
10:38C'est des vraies questions de société, et la classe politique, d'ailleurs, ne s'en est pas du tout
10:46emparée, quand même.
10:48Ils ont eu une grande grève en 2024, vous avez connu une grève un peu massive,
10:52et puis après, si on revient, je crois que c'est plus dans les années 80-90 qu'il y
10:56avait des méga grèves en Corée,
10:59parce qu'avant, les mouvements syndicaux étaient très réprimés.
11:01Ah oui, bien sûr.
11:02Et ensuite, c'est quand il y a la formation d'un peu de ces grands conglomérats,
11:06ils disent que là, dans ces grands conglomérats, il y a une forte syndicalisation,
11:10alors que dans les ETI, PME, beaucoup moins.
11:14Mais voilà, finalement, il faut en profiter maintenant.
11:16Donc cette grève pourrait commencer le 21 mai, si rien n'est fait.
11:19Elle pourrait coûter évidemment des milliards à Samsung.
11:21Il y a le président du conseil d'administration qui s'appelle Shi Ji Yoon,
11:25qui a appelé à la responsabilité et mise en garde contre les conséquences économiques d'une grève
11:30pour Samsung comme pour le pays.
11:31Parce qu'en plus, il y a ce fameux patriotisme coréen, sud-coréen, qui est très très fort.
11:37Donc on joue un peu sur la corde sensible, mais à mon avis, les syndicats ne vont pas se laisser
11:41faire.
11:43Ils ne vont pas se laisser faire.
11:45Mais quelle belle transition !
11:47Mais que se passe-t-il ce soir ?
11:49Sans le vouloir, je vous jure que c'est vrai.
11:51On va parler d'SFR, donc.
11:53Vous l'avez compris.
11:54Parce que l'emploi devient un enjeu dans le rachat de SFR.
11:57Les syndicats s'inquiètent de l'avenir des 8000 salariés de l'opérateur
12:00qui seront repris par, évidemment, ceux qu'on glauque Mera, Bouygues, Free et Orange.
12:06Et hier, la directrice générale d'Orange, Christelle Edmane,
12:08a tenu à rassurer ses salariés sans toutefois s'engager.
12:13Mathieu Pechberti nous résume tout ça.
12:16Les concurrents de SFR veulent éviter une polémique sur l'emploi.
12:20Orange, Bouygues, Free doivent formaliser leur offre de rachat d'ici deux semaines.
12:24Et Christelle Edmane s'est voulue rassurante devant les sénateurs.
12:27Orange est évidemment un acteur responsable.
12:29Les autres membres du consortium également.
12:31Et donc, notre enjeu est évidemment d'avoir un traitement responsable
12:35pour les collaborateurs du groupe SFR.
12:37La directrice générale d'Orange n'a toutefois pas répondu
12:39à la demande des syndicats de maintenir les emplois pendant trois ans.
12:42Ils ont été reçus au ministère du Travail mardi
12:45et ils craignent des doublons pour la moitié des emplois de SFR.
12:49L'opérateur compte 6600 salariés et près de 4000 vendeurs dans 600 boutiques
12:54où les salariés ont fait grève samedi dernier.
12:57Selon nos informations, les boutiques de SFR seront réparties entre Orange, Bouygues et Free.
13:02L'opérateur de Xavier Niel inquiète les syndicats
13:04pour ses conditions sociales moins bonnes que celles de ses concurrents.
13:08C'est le dossier pineux.
13:10Alors, il y en a pas mal des dossiers compliqués dans cette histoire,
13:13dans le rachat des SFR, par ce consortium, rappelons-le, Orange, Free et Bouygues.
13:19Mais celui-ci, c'est, on va dire, le plus impopulaire
13:22parce qu'effectivement, il y a forcément des doublons, des métiers doublons.
13:27On sait que le jour où SFR va disparaître,
13:29toutes les boutiques SFR vont disparaître aussi
13:31et ça représente des milliers de salariés, Jérôme.
13:34Oui, il disait la moitié des salariés.
13:35C'est ça.
13:36Donc, ils seront concernés.
13:38Donc, oui, ça, après, ils peuvent dire ce qu'ils veulent.
13:41Les discours n'engagent que ceux qui les croient.
13:43Donc, si la patronne d'Orange dit qu'ils seront responsables,
13:46ça veut dire quoi, responsables, finalement ?
13:48Donc, on verra.
13:50On verra, je ne sais pas trop.
13:51Est-ce que c'est pour les accompagner vers...
13:52Oui, c'est ça, les accompagner vers la sortie avec un chèque,
13:58une reformation, reskilling et tout ça, pourquoi pas.
14:00Mais c'est vrai que dans ce genre de choses,
14:03on sent quand même qu'il y a beaucoup de...
14:05Parce que, un, on va dire, le marché des télécoms
14:08n'est pas en super forme.
14:10Donc, le fait qu'ils se retrouvent à trois,
14:13certes, ça va peut-être un petit peu améliorer les choses,
14:14mais ça va leur coûter un milliard.
14:16Il faut les sortir.
14:18Et puis, deux, on parle de 8000 salariés en trop.
14:22Il va falloir trouver une place.
14:24On sait que c'est compliqué.
14:25Et il va y avoir de la casse sociale, forcément, Claudia.
14:28– Forcément.
14:29Ce serait illusoire de...
14:30De toute façon, à chaque reprise d'entreprise, rachat, fusion,
14:35il y a forcément de la casse sociale.
14:37Ce serait illusoire de dire autrement.
14:38Et en plus, l'opération va se faire avec l'aval de l'État.
14:41Donc, à partir du moment où vous avez l'aval de l'État,
14:43et bien, ça veut dire que vous avez un aval,
14:47on va dire une validation, peut-être tacite aussi,
14:50du fait qu'évidemment, il y aura des gens qui vont être remerciés.
14:54Et c'est triste.
14:55Après, moi, je me demande aussi, en termes de clients aussi,
14:59quel avenir pour les clients d'SFR.
15:02Moi, pour être tout à fait transparente,
15:05je suis cliente SFR avec toute ma famille.
15:07Depuis, je pense qu'on est vraiment parmi les meilleurs clients de SFR.
15:10– C'est donc vous, alors ?
15:11– Je vais vous chercher, je pense.
15:13– Non, parce que c'est nous.
15:14– Non, non, mais tu vois,
15:16parce qu'il y avait, lors de son audition aussi à la patronne d'Orange,
15:18il y avait une discussion sur les prix,
15:20c'est-à-dire quel impact il va y avoir sur les prix des forfaits
15:23pour les clients d'SFR, pour les clients des autres,
15:25parce que c'est aussi une discussion intéressante à avoir.
15:28Et là-dessus, honnêtement, j'ai vraiment beaucoup de mal à me positionner
15:30parce que par rapport à mon expérience de SFR,
15:33et je ne sais pas si c'est le cas chez d'autres opérateurs,
15:35mais je trouve que ça varie vraiment énormément les forfaits.
15:37Et tu as des grosses marges de négociation
15:39quand tu appelles le service client,
15:41pour être encore transparente, pour donner un exemple,
15:44avant, je payais, tu vois, genre 25 euros mon forfait,
15:46j'ai appelé, j'ai dit que je n'étais pas contente,
15:48maintenant, c'est passé à 11 euros, alors qu'en fait…
15:50– Et tu rappelles, tu dis que tu n'es pas contente,
15:52tu vas passer à 5.
15:52– Mais tu vois, du coup, même, je me suis demandé à chaque fois
15:55de mon expérience personnelle,
15:56comment ils font, en fait, le pricing des forfaits ?
16:00– Parce qu'ils préfèrent te garder.
16:01– C'est assez flou, tu vois.
16:02– Ils préfèrent te conserver et t'avoir dans leur base client,
16:05même s'ils vont gagner deux fois moins avec toi que de perdre, en fait.
16:10– Oui, mais du coup, le débat sur les prix,
16:12de passer de 4 opérateurs à 3,
16:14dans quelle mesure ça va affecter ou pas les clients,
16:17je trouve qu'on n'a pas beaucoup d'éléments de réponse là-dessus.
16:19– Est-ce que vous avez vu ce qu'a dit, justement,
16:21Christelle Ellemann sur ce sujet ?
16:22Parce qu'elle a réagi sur la question que tout le monde se pose.
16:26Je connais la sensibilité du sujet,
16:28je voudrais rassurer immédiatement sur l'effet tarifaire.
16:30Une question revient régulièrement,
16:32la consolidation ne va-t-elle pas faire remonter les prix ?
16:35La réponse est non.
16:37C'est ce qu'a dit Christelle Ellemann.
16:38– C'est ce qu'avait dit la DG d'Iliad, ici même, sur ton plateau,
16:44quand elle était venue à la bras droit de Xavier Niel,
16:48elle avait dit, tu lui avais demandé,
16:50alors c'était pas encore, c'était évidemment dans les cartons,
16:53mais il n'y avait pas eu cette annonce encore de ce potentiel rachat.
16:58– Oui, on en savait pas trop encore,
17:00– Elle ne s'était pas exprimée là-dessus,
17:02mais elle avait dit, Xavier Niel a toujours dit
17:03que même à trois opérateurs, les prix n'augmenteraient pas.
17:07– C'est Bonnath Orletin qui avait sorti à mon micro
17:11une petite pirouette.
17:12– Le patron de Bouygues Télécom.
17:13– Oui, de Bouygues Télécom,
17:14qui avait dit, nous serons toujours très compétitifs.
17:18– Bah voilà, oh boy, comme ça.
17:20Compétitif, ça ne veut pas dire que les prix ne vont pas augmenter.
17:22– On va nous vendre la 6G, on va nous vendre autre chose,
17:26les liens avec les lunettes.
17:27– Et là, votre avis là-dessus ?
17:28– Après, il faut quand même, si on se rappelle
17:30ce qui se passait à la fin des années 90, début des années 2000,
17:33où il y avait une entente entre SFR Orange et Bouygues sur les prix.
17:36– Ça leur a coûté quelques centaines de millions.
17:37– Ils ont été condamnés exactement,
17:38je rappelais les SMS à 15 centimes d'euros,
17:40c'est une autre époque aujourd'hui.
17:42Mais aujourd'hui, ce que je me dis,
17:45c'est qu'avec un acteur comme Free,
17:47peut-être que, parce que s'il y en a un qui ne reste pas cher,
17:50les autres ne pourront pas forcément augmenter leur prix,
17:52parce que voilà, c'est une pression concurrentielle.
17:54– Mais tu te rends compte que quand tu regardes les tarifs,
17:56Free n'est pas forcément le moins cher maintenant.
17:58C'est plutôt SFR et Bouygues qui se tirent la bourre.
18:00– Et puis, ils ont leur marque Soch pour l'un,
18:04Arrède pour l'autre.
18:05– Oui, bien sûr.
18:06– Et ils arrivent à avoir des tarifs avantageux.
18:08– Donc, à voir en fait.
18:09– J'ai discuté, moi, avec un responsable de chez Bouygues,
18:13qui me disait, nous, on surveille SFR,
18:15et dès que SFR sort un forfait,
18:18hop là, on s'aligne,
18:19où on fait un peu mieux pour le même prix,
18:21où on baisse d'un euro pour en donner autant.
18:24Et vice-versa, quand SFR qui le fait, c'est Bouygues.
18:27– Et ce qui est vrai, c'est que le prix moyen
18:29que payent les Français a chuté ces dernières années,
18:32alors que les opérateurs espéraient que la 5G le fasse monter,
18:35c'est l'inverse, c'est que ça continue de chuter,
18:37parce qu'il y a cette pression concurrentielle.
18:39Est-ce que la pression à 3 sera aussi forte qu'à 4 ?
18:41On verra, en fait.
18:42– Bon, écoutez, on verra si les deux engagements…
18:45– Il y aura le marché des entreprises sur lesquels
18:46ils pourront se rattraper.
18:48– Oui, vas-y, Claudia.
18:49– Non, rien, je voulais juste dire qu'en tout cas,
18:51si l'opération se fait, Patrick Drahi, quand même,
18:55s'en sort bien, quoi.
18:56Au niveau du prix, etc.
18:58– Je ne fais pas trop de soucis.
18:59– Non, mais ce que je veux dire,
19:00c'est que ce n'est pas forcément le prix aujourd'hui
19:02qui est mis sur la table.
19:04Beaucoup d'acteurs, quand tu parles à des banquiers, etc.,
19:07sont contents.
19:08C'est-à-dire qu'on n'aurait pas forcément imaginé
19:09que ça aille aussi haut.
19:12– Tout le monde est content.
19:14– Il paraît que c'est un deal win-win pour tout le monde.
19:17– Sauf peut-être les salariés SFR.
19:19– Sauf pour les salariés SFR,
19:22ils sont juste à côté de nous, pour tout vous dire,
19:24parce que physiquement, ils sont à quelques dizaines de mètres d'ici.
19:27Et on les salue,
19:29surtout dans cette période d'incertitude
19:30qui va durer un moment quand même.
19:32Parce que là, on est au tout début du…
19:33Tu le disais tout à l'heure pendant la pub,
19:35en plus, le calendrier a été repoussé.
19:38– Deux choses vont être fixées au 15 mai,
19:40et là, ça a été repoussé.
19:41Ça ne sera pas le 15 mai,
19:42parce qu'effectivement, il y a plein de clauses à vérifier, etc.
19:46– Juridiques, techniques, technologiques, enfin…
19:48– Voilà, et on attend peut-être une vente d'SFR pas avant.
19:52Enfin, les plus optimistes disent fin 2027,
19:55mais ça sera sans doute plutôt en 2028.
19:57– Ça fera 5 ans.
19:58– Donc, c'est beaucoup de temps.
20:02Voilà pour ce sujet.
20:04Il est 20h21.
20:05On va terminer par quelque chose d'un petit peu plus léger quand même.
20:08On va parler de SVOD.
20:08– Est-ce que vous vous intéressez au marché de la SVOD, tous les deux ?
20:12– Moi, oui.
20:13– Jérôme ?
20:13– C'est moi qui ai écrit l'article dont on va parler.
20:15– C'est trop bien.
20:15Donc, vous savez quoi ?
20:16On va écouter Jérôme nous parler de tout cela.
20:19Non, c'est intéressant parce qu'évidemment,
20:20dans cette bataille de tous ces, on va dire, éditeurs de contenus,
20:26il y a Netflix.
20:27et Netflix, vous l'avez peut-être entendu,
20:31va sortir une adaptation du Monde de Narnia,
20:35qui est évidemment une franchise très porteuse,
20:37qui était portée par Disney, non ?
20:39– Je crois que c'était Fox, je crois.
20:41– C'est pas trop notre culture française, on s'y a adapté parce que…
20:44– Le Monde de Narnia, on va regarder, mais c'est pas…
20:47– C'est sûr, c'est pas l'histoire.
20:48– Non, c'est ce qui est logique, finalement.
20:49– Je crois que c'est Fox, mais de mémoire.
20:51– Et donc, Netflix a réussi à choper la licence du Monde de Narnia
20:56et a investi beaucoup, beaucoup, beaucoup d'argent
21:00dans un film qui va être, qui est pire qu'un blockbuster.
21:03Je sais pas combien de centaines de millions de dollars va coûter ce film.
21:05– 200 à peu près.
21:06– 200.
21:07– C'est lié à des estimations.
21:08– Voilà, c'est pas le premier film qui coûtera 200 millions de dollars chez Netflix.
21:11Tous les gros blockbusters de chez Netflix sont à peu près dans cette zone-là.
21:15Sauf que la nouveauté, c'est que ce film-là pourrait passer par la case
21:21cinéma dans certains pays.
21:22– Ça va passer.
21:23C'est le même officiel, exactement.
21:25– Je dirais ça parce qu'en France, on sait pas trop.
21:26– Non, alors en France, il y a un gros problème, c'est la chronologie des médias
21:28qui fait qu'un film qui passe en salle doit attendre 15 mois avant d'être sur Netflix.
21:33Netflix, l'idée-là qu'ils ont, c'est de mettre le film en salle en février 2027,
21:38et de le mettre sur Netflix en avril 2027, donc 49 jours après exactement,
21:43ce qui est totalement inédit.
21:45Netflix, aujourd'hui, a toujours refusé de mettre ses films au cinéma.
21:48Alors, ils en mettaient quelques-uns, les films qui étaient à Oscar,
21:50parce que pour être éligible aux Oscars, il faut avoir une sortie en salle aux Etats-Unis,
21:53donc ils les mettaient sur une centaine de salles aux Etats-Unis pendant une semaine.
21:56– Comme Apple TV faisait aussi.
21:57– Voilà, exactement, sur des salles, généralement des petites salles indépendantes
22:00dans la banlieue de Los Angeles, des choses comme ça.
22:02– Pour avoir le sceau, en fait.
22:03– Le sceau Oscar, pour être éligible aux Oscars,
22:05qu'ils n'ont jamais gagné l'Oscar du meilleur film d'ailleurs.
22:08Donc là, c'est totalement nouveau.
22:09Alors au départ, on savait, ce film, c'est Greta Gretwig,
22:13qui s'appelle, la réalisatrice, c'est celle qui a fait Barbie,
22:17qui a demandé que le film soit d'abord diffusé dans les salles IMAX,
22:22il y en a à peu près 1800 dans le monde.
22:24Elle a obtenu ça, dans les négociations qu'elle avait Netflix,
22:27elle a obtenu que le film soit diffusé dans les IMAX,
22:29et puis finalement, la semaine dernière, ils ont lancé,
22:31non, mais ça sera disponible partout, dans toutes les salles à grande échelle.
22:35Donc AMC, qui est la grande chaîne de cinéma américaine,
22:38a dit qu'ils allaient diffuser le film.
22:40Ce qui est totalement nouveau, parce que pendant des années,
22:43les patrons de Netflix ont dit, non, on n'a pas besoin de mettre dans les salles de cinéma,
22:46on sait qu'on perd de l'argent, mais ce n'est pas grave,
22:48parce que ça nous donne des abonnés.
22:50Donc là, il y a un changement d'attitude.
22:52Alors après, ce n'est pas le premier, ils ont changé sur la pub,
22:54ils ont changé sur le sport, ils ont changé sur le partage de comptes.
22:57Et donc, ça pourrait être un revirement un peu stratégique majeur de Netflix,
23:01en se disant, on va aller chercher des millions de dollars,
23:04parce que le monde de Narmia, il y a eu trois films
23:05qui ont été déjà réalisés dans les années 2000.
23:09Ça fait entre 400 et 700 milliards de dollars au box-office.
23:12Donc, c'est quand même beaucoup d'argent que Netflix pourrait rentabiliser,
23:14pourrait récupérer.
23:15Et en se disant, même si on le met au cinéma pendant 49 jours,
23:18ce n'est pas à cause de ça qu'on va perdre des abonnés,
23:19que les gens ne vont pas arrêter d'être à Netflix,
23:21parce que le film était au cinéma.
23:22Ça va peut-être même créer encore un buzz plus important, finalement.
23:25Peut-être.
23:26Donc après, eux, ils disent, pour l'instant, c'est un test.
23:28Enfin, ils disent, c'est un one-off.
23:30Mais moi, je pense que si ça marche bien,
23:32on pourrait voir ça se répéter plus en plus.
23:34Puis le modèle du streaming,
23:36on voit que ça devient un peu plus difficile.
23:38Et les gens, il y a le pouvoir d'achat.
23:41Donc, on s'abote moins.
23:42On voit, on est toujours en train de chercher le film qui va nous intéresser.
23:46Après, Netflix est en train de se transformer aussi.
23:48Netflix se dit, devient un studio.
23:50Enfin, ça fait un moment qu'ils deviennent un grand studio.
23:52Ils ont voulu racheter Warner.
23:55Bon, ça ne s'est pas fait.
23:56Mais on voit qu'ils ont cette vision-là.
23:58Et puis, je pense qu'ils se rendent compte que,
24:00finalement, qu'on sorte des films au cinéma,
24:02qu'ils restent pendant quelques semaines au cinéma,
24:03qu'ensuite, on les sortent en...
24:04Tu sais, on voit ça aujourd'hui, dans un degré moindre,
24:07mais en télévision.
24:08Tu sais, aujourd'hui, tu as des séries,
24:09même sur les grandes chaînes françaises,
24:11des séries qui sortent,
24:12qui disent, ce soir, le nouveau,
24:14ça va durer six épisodes,
24:16le secret de je ne sais quoi.
24:17Mais vous pouvez déjà la voir sur la plateforme.
24:19Et on se dit, mais à quoi ça sert de faire toute cette pub ?
24:22Alors qu'on...
24:23Parce que les deux...
24:25Il y a ceux qui vont regarder les six épisodes d'un coup ce soir.
24:27Et il y a ceux qui vont attendre,
24:29regarder un, deux, peut-être le troisième.
24:31Et puis, un soir, ils le regarderont bien.
24:33Oui, il n'y a plus ce tabou de proposer un contenu en ligne
24:37avant sa diffusion en broadcast,
24:39qui a été pendant longtemps quelque chose,
24:41un sujet un peu touchy, finalement.
24:42Je reviens sur le monde de Narnia,
24:44c'est Disney, j'avais raison.
24:45Le premier monde de Narnia
24:47a été produit par Walt Disney Studios.
24:48C'est bizarre que Disney ait lâché, en fait, cette licence.
24:52En fait, ça a très bien marché,
24:54et puis après, ça a beaucoup moins marché les autres pieds.
24:57Ce qui est intéressant de voir aussi,
24:59c'est que finalement, tu vois,
25:01les acteurs qui arrivent pour disrupter un marché
25:04reviennent à chaque fois aux fondamentaux,
25:07aux Netflix que tu disais sur la pub,
25:09où c'était vraiment un tabou.
25:11Et leur marque aussi, c'était de dire,
25:13nous, on ne fera jamais de pub.
25:15Finalement, ils y vont.
25:16Là, c'est un essai,
25:18mais peut-être s'ils en font plusieurs,
25:19ça peut faire partie du modèle économique.
25:21Et après, même, pour faire un autre parallèle,
25:24mais on voit de plus en plus aussi
25:27de figures de YouTube
25:29aller dans des émissions sur le petit écran.
25:32On voit de plus en plus de liens aussi
25:34entre les différentes plateformes.
25:36Cuisine, choux, etc.
25:37Oui, c'est ça, mais c'est intéressant au final,
25:39parce que tu vois,
25:40ceux qui ont présenté en stratégie un peu concurrente
25:43et tout, finalement, apparaissent sur les mêmes...
25:48Oui, les vieux médias, on va dire.
25:50Les vieux médias.
25:50Et en fait, ce qui se rend compte,
25:51la chose qui compte, c'est l'écran, en fait,
25:53qui ne change pas.
25:54Et après, peu importe la façon dont tu consommes.
25:56On ne sait pas ce qui va se passer en France, alors,
25:58véritablement.
25:59Parce qu'en France,
26:01Netflix ne pourra pas avoir ce scénario-là.
26:03Parce que s'ils sortent le monde de Narnia au cinéma...
26:06Ils doivent attendre 15 mois.
26:07Ils sont obligés d'attendre 15 mois.
26:09C'est Canal qui va choper la première diffusion
26:11quelques mois après,
26:12parce que c'est les accords du Sensei
26:14entre Canal et le Sensei, justement.
26:17Donc, peut-être que Netflix ne sortira pas ce film en France
26:21et attendra la fenêtre de diffusion sur Netflix.
26:24C'est aussi possible qu'ils renégocient.
26:28Disney a renégocié sa fenêtre.
26:29Je crois qu'elle est plus légère, sa fenêtre.
26:31Parce que aussi, Disney avait dit,
26:32si c'est comme ça, nous, on ne mettra pas.
26:34C'était Moana Moa et Vaiana 2, à l'époque.
26:36Ils disaient, on ne le sortira pas en salle.
26:38Parce que sinon, il faut attendre qu'on attende 15 mois
26:39pour le mettre sur le Disney.
26:40Donc, il y aura peut-être des renégociations.
26:42Peut-être que ça, ça va accélérer.
26:44Quand tu vois le temps qu'ils mettent pour négocier,
26:46c'est en février prochain.
26:47Oui, je pense que c'est...
26:49Ils ont déjà renégocié la sortie des DVD aussi.
26:52Les DVD sortent beaucoup plus vite.
26:54En tout cas, c'est des bonnes nouvelles.
26:55Ça fait un moment que je n'avais plus entendu ce nom.
26:57Oui, mais les DVD de films qui étaient au cinéma
27:01il y a trois mois qui sortent déjà.
27:03Je vais aller m'acheter mon DVD ce week-end.
27:04C'est une phrase qui a pris un coup de vieux quand même.
27:06C'est des bonnes nouvelles, en tout cas,
27:07pour les salles de cinéma qu'on pensait complètement mortes
27:10au moment du Covid.
27:11Et au final, tu vois à Paris, il y a du monde au cinéma.
27:15Et puis c'est vrai qu'un film comme Le Monde de Narnia,
27:17donc Nouvelle Mouture,
27:19qui est un film qui doit avoir des effets spéciaux incroyables,
27:22ça doit être quand même assez savoureux de le regarder au cinéma.
27:25Après, je disais tout à l'heure, Le Monde de Narnia,
27:27tu parlais pour la France,
27:28ce n'est pas notre culture.
27:31Les Anglais étaient à fond dessus,
27:32parce qu'au départ, c'est des enfants
27:34qui vont à la campagne,
27:37dans une campagne anglaise,
27:39à cause des bombardements sur Londres.
27:40Et là, ils tombent dans ce monde fantastique.
27:42Nous, on n'a pas été élevés là-dedans.
27:43Non, c'est clair.
27:45On verra bien ce que va...
27:48Nous, c'est Chéri Bibi.
27:49Les aventures de Chéri Bibi.
27:51Chéri Bibi.
27:52Mais Claudia connaît pas Chéri Bibi.
27:53J'ai pas l'air grande.
27:54Jérôme connaît pas.
27:55Allez voir, c'est un truc...
27:56Enfin, ça date des années...
27:57Même nous, on était déjà très très jeunes.
28:01C'est vrai.
28:01C'est plus nos...
28:02C'était une vieille série des années 60, Chéri Bibi.
28:05Ah oui, moi, j'étais vraiment pas là-haut.
28:07Et c'est pas disponible sur Netflix.
28:09Je peux vous le garantir.
28:10C'est des épisodes de 13...
28:11Peut-être sur Lina, tiens.
28:13Sur Madeleine, qui est la plateforme de Lina.
28:16Mais vous allez voir, ça prend un petit coup de vieux.
28:19Sincèrement, je vous le survends pas.
28:21C'est pas la peine de le croire.
28:22Il y a le roman de Gaston Leroux qui existe toujours.
28:24C'est ça.
28:26Bon, merci beaucoup à tous les trois.
28:28Excellent moment en votre compagnie.
28:30Merci, Claudia Cohen.
28:31Merci beaucoup.
28:31Que vous pouvez dire sur tous les médias de Bloomberg.
28:35Et voir aussi.
28:36Tant en temps.
28:37Tant en temps.
28:37Moi, moi, c'est vraiment écrit à fond.
28:39Voilà.
28:40C'est bien.
28:40Comme ça, on te voit sur BFM Business dans ta canneco.
28:42Ça, ça fait plaisir.
28:44C'est ça.
28:44Merci, Jérôme.
28:45Jérôme Marat.
28:46J'espère que les analyses de Jérôme vous ont donné envie de découvrir sa newsletter.
28:52Cafétech.fr, je vous le rappelle.
28:53Et merci à toi, Fred.
28:55On se retrouve la semaine prochaine.
28:57Tu prends le relais de Tech & Co.
29:00Là, ça va...
29:01Moins de jeux de mots.
29:02Ça va moins de mots.
29:03Moins de jeux de mots.
29:04Plus de professionnalisme.
29:06Plus de chiffres.
29:07Plus de chiffres.
29:08Moins de jeux de mots.
29:08Plus de pros.
29:09Voilà.
29:10Pro, PRO.
29:11Attention.
29:12Ne partons pas en n'importe quelle direction.
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