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Lundi 9 février 2026, retrouvez Pierre-Yves Dugua (Correspondant américain), Julien Nebenzhal (Président, eToro Patrimoine), Emeric Blond (Gérant fonds actions, Tailor AM) et Valentine Ainouz (Responsable Stratégie Fixed Income, Amundi Investment Institute) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change.
00:11Pour rester à l'écoute des marchés chaque jour, vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via vos box.
00:16Vous nous retrouvez dans la foulée, en rattrapage, c'est-à-dire soit en replay sur bsmart.fr,
00:22soit en podcast sur l'ensemble de vos plateformes préférées.
00:24Au sommaire de cette édition ce soir, Sanae Takahashi, taille patron, qui remporte avec la manière et la quantité les élections législatives qu'elle avait elle-même déclenchées.
00:35Une victoire historique sans appel qui lui offre d'ailleurs une super majorité des deux tiers à la chambre basse du Parlement japonais
00:43pour déployer et dérouler sa stratégie reflationniste par la relance budgétaire avec le maintien de taux réels suffisamment bas
00:53et avec une devise suffisamment faible également pour entraîner et maintenir cette reflation japonaise.
01:02Est-ce que tout cela est possible ? Est-ce que le marché pourra absorber une telle relance budgétaire au Japon
01:09quand le ratio dette sur PIB tourne autour déjà des 200% ?
01:14C'est la question qu'on se posera avec nos invités de Planète Marché.
01:16Le marché actions japonais, l'Asie en général, a très bien réagi à cette victoire électorale de Sanae Takahashi et du Parti libéral démocrate japonais.
01:25Bien sûr, Pauline Grattel vous apportera plus de précisions dans un instant.
01:29Au démarrage d'une semaine qui sera marquée par la montée en puissance toujours et la poursuite de la saison de publication de résultats.
01:35On a plus d'une dizaine de sociétés du CAC 40 qui publient leurs résultats cette semaine.
01:39Et une bonne partie encore de la cote américaine avec de nombreux poids lourds.
01:43Et puis sur le plan macroéconomique, on va reprendre les bons vieux indicateurs traditionnels aux Etats-Unis.
01:49A savoir le rapport sur l'emploi qui a été décalé de quelques jours après le mini shutdown, la mini paralysie administrative et gouvernementale américaine.
01:59L'emploi américain c'est ce mercredi.
02:02Nous aurons également d'ici là les ventes au détail et l'indicateur d'inflation CPI aux Etats-Unis pour le mois de janvier qui sera publié en fin de semaine.
02:11Voilà donc pour le programme, discussion à suivre avec nos invités de Planète Marché.
02:15Nous reviendrons bien sûr sur ce risque ou cette volatilité autour du thème de l'IA qui s'invite depuis quelques jours, quelques semaines et une paire de mois même.
02:25Disons-le, est-ce une crise de la tech ou est-ce que c'est simplement un ajustement des prix et des multiples de valorisation sur certains secteurs technologiques ?
02:36On pense bien sûr au logiciel, question là aussi qu'on posera à nos invités de Planète Marché dans un instant.
02:40Et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse, notre quart d'heure américain, comme chaque semaine, le lundi avec notre correspondant américain Pierre-Yves Dugas.
02:47Nous reviendrons notamment sur la gestion par Jeff Bezos du Washington Post à la mode Silicon Valley.
02:56Et autant dire qu'effectivement c'est une crise ouverte entre la rédaction du Washington Post et sa direction aujourd'hui.
03:02Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, nous retrouvons Pauline Grattel qui vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
03:19Bonsoir Pauline.
03:20Bonsoir.
03:20Et c'est le Japon qui est à la une pour démarrer cette semaine.
03:22Oui, Sanae Takahashi, la première ministre du Japon, a pris le risque de demander un mandat encore plus fort aux Japonais en convoquant des élections anticipées.
03:31Résultat, une victoire écrasante et historique hier avec une super majorité des deux tiers à la chambre basse.
03:38C'est inédit depuis l'après-guerre.
03:40Sanae Takahashi promet un plan de relance gigantesque de plus de 20 000 milliards de yens, soit plus de 100 milliards d'euros et des baisses d'impôts et la suppression temporaire de la taxe d'alimentation notamment.
03:50Les marchés ont réagi de manière visible à cette élection et à ce résultat électoral.
03:54Oui, le Nikkei s'est envolé de 4% pour dépasser les 57 000 points portés par une idée, le retour du stimulus économique.
04:02C'est la fête sur les actions donc, mais le mouvement est nerveux sur les marchés obligataires.
04:06Les taux japonais se sont tendus avec un rendement à deux ans autour de 1,30% et un 10 ans autour de 2,30%.
04:13Le marché d'échange, lui, est en revanche beaucoup plus nerveux.
04:17Oui, le yens est volatile, il a d'abord reculé légèrement après la victoire de Takahashi avant de se raffermir au cours de la séance,
04:23alors que le ministère des Finances japonais a multiplié les avertissements sur une intervention sur le marché d'échange.
04:30Le dollar, lui, recule aujourd'hui face à toutes les grandes devises.
04:33Le dollar-yen s'équilibre autour de 155, l'euro-dollar lui aussi remonte en flèche à plus de 1,19%.
04:39Qu'en est-il des grands indices actions mondiaux en dehors des marchés japonais et asiatiques, Pauline ?
04:45Dans le reste de l'Asie, le bond des indices actions était général.
04:48L'indice Cospis sud-coréen s'est envolé de 4%.
04:51Aux Etats-Unis, les indices consolident ce lundi.
04:54Après une séance de rebond en fin de semaine dernière, le Dow Jones, qui bondissait de 2,5% en clôture vendredi,
04:59avait dépassé les 50 000 points, un record qu'il bat à nouveau aujourd'hui.
05:04En Europe, les indices évoluent sans tendance marquée.
05:06Le CAC 40 est à l'équilibre autour de 8 300 points, soutenu par ST Microelectronics.
05:10Oui, ST Micro soutenu en hausse grâce à un contrat avec Amazon.
05:15Oui, ST Microelectronics est en tête du CAC 40 et bondit de 8% après l'annonce de sa collaboration stratégique élargie
05:21avec Amazon Web Services, la filiale cloud d'Amazon,
05:26grâce à un engagement commercial de plusieurs milliards de dollars
05:29pour fournir des solutions de semi-conducteurs sur plusieurs années.
05:33Et puis au chapitre acquisition, on notera Eli Lilly, le laboratoire américain,
05:37qui annonce le rachat du développeur de thérapie Orna Therapeutics.
05:41Oui, pour un montant pouvant aller jusqu'à 2,4 milliards de dollars,
05:44cette opération s'inscrit dans sa volonté de se diversifier au-delà du secteur de l'obésité.
05:49Le titre est en hausse de 3%.
05:51Enfin, sous la pression de la FDA et de Novo Nordisk,
05:55Imsen Earth a annulé le lancement de sa pilule amégrissante.
05:58Le titre Novo Nordisk bondit de 10%.
06:01Quel sera le programme demain à l'agenda des marchés, Pauline ?
06:03Demain, les investisseurs attendent les résultats de Kering et Ferrari en Europe
06:07et ceux de Coca-Cola, Spotify et AstraZeneca aux Etats-Unis.
06:10Côté macro, les ventes au détail américaines de décembre sont attendues
06:13et en France, on regardera le taux de chômage du quatrième trimestre.
06:17Tendance, mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
06:19les infos clés du jour sur les marchés avec Pauline Grattel.
06:223 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
06:36Emmerick Blanc est avec nous, gérant chez Taylor Asset Management.
06:39Bonsoir Emmerick.
06:40Bonsoir.
06:40Julien Nebbenzal nous accompagne, le président d'Itoropatrimoine.
06:43Bonsoir Julien.
06:44Bonsoir Grégoire.
06:45Et Valentine Ennuz est à nos côtés, responsable de la stratégie Fixed Income
06:48chez Amundi Investment Institute.
06:51Bonsoir Valentine.
06:52Merci d'être avec nous.
06:53Comme le disait Pauline, c'est le Japon qui est à la une.
06:57Valentine, alors, victoire historique du Parti libéral démocrate.
07:01Je crois que même les résultats vont au-delà de ce que les politiciens japonais pouvaient
07:07avoir en tête en matière de victoire, qui offre donc une grande visibilité, beaucoup
07:12de stabilité politique, un capital politique énorme pour Sanayi Takahashi, qui va donc
07:18pouvoir dérouler son plan de relance.
07:21La question étant de savoir si le marché peut encaisser des efforts de relance budgétaire
07:27au Japon aujourd'hui.
07:29C'est le mot, du budgétaire, du budgétaire et encore du budgétaire, du budgétaire
07:33qu'on a au Japon, mais aussi aux Etats-Unis, au Canada, en Allemagne.
07:39Donc on est vraiment...
07:40Ils ne sont pas seuls sur la ligne dans les starting blocks.
07:42On est vraiment aujourd'hui sur des besoins de financement des Etats qui sont extrêmement
07:47importants et qui...
07:49On est passé aujourd'hui globalement à des besoins de financement qui étaient avant
07:53conjoncturels à structurels.
07:55On voit que maintenant, globalement, les Etats, la solution, c'est qu'on dépense
07:58plus, il y a la population qui vieillit.
08:00Alors, ce n'est pas nouveau au Japon, c'est une histoire de longue date, mais globalement,
08:04dans les économies développées, on a du vieillissement de la population.
08:08On a aussi...
08:09On doit augmenter les besoins de financement sur la défense.
08:11Aux Etats-Unis, il faut soutenir l'économie parce qu'ils sont en guerre dans le domaine
08:14de la tech avec la Chine.
08:16Globalement, on a encore du budgétaire au Japon.
08:20Et là, ça ajoute quand même une inflation qui reste élevée et des taux réels qui
08:27sont...
08:27Négatifs, toujours.
08:28Négatifs.
08:29Donc ça, ça marque quand même une différence avec les autres zones économiques et toujours
08:33une faiblesse dans la devise.
08:35Et une inflation qui reste trop élevée.
08:37Ce qu'il faut quand même retenir au Japon, c'est qu'il y a 40% de l'alimentation qui
08:42est importée.
08:44Donc cette faiblesse de la devise a vraiment un impact direct sur le prix payé par le
08:51consommateur.
08:52Et cette faiblesse de la devise, elle est durable dans l'état actuel des choses ? Beaucoup
08:59d'interventions verbales pour l'instant pour essayer de limiter la dépréciation
09:02du Yen.
09:04Est-ce qu'il y a un moment, et si oui, pour quelles raisons, est-ce qu'il y a un moment
09:07où le Yen pourrait être amené à se réapprécier ?
09:11Se stabiliser déjà.
09:12Se stabiliser déjà.
09:13Déjà, la politique budgétaire expansionniste n'aide pas.
09:17Pour moi, il y a deux axes.
09:18Politique budgétaire et puis remonter les taux.
09:20Mais ça, la Banque centrale du Japon...
09:23Donc, politique budgétaire moins laxiste ou peut-être plus ciblée.
09:26On verra comment Sanae Takahashi alloue effectivement ses efforts de relance.
09:30On ne part pas du tout dans cette direction-là.
09:31On ne part pas.
09:32Après, la question qu'on se pose, nous, on est investisseurs européens.
09:37Et pour l'instant, le sujet, c'était quand même que les investisseurs japonais
09:40étaient des grands acheteurs de crédits euros, de crédits US.
09:45Ils étaient des grands acheteurs sur la dette française, sur la dette américaine.
09:49Et jusqu'à présent, on n'observe pas un désintérêt fort des investisseurs japonais
09:54pour les actifs non japonais.
09:57Deux, trente ou deux, cinquante sur leurs dix ans domestiques, ça ne les intéresse pas encore aujourd'hui ?
10:02Ça va venir.
10:03C'est quelque chose qui va être structurel.
10:05Pourquoi ça prend du temps ?
10:06Ça prend du temps parce que je pense que dans leurs allocations, ce sont des choses quand même assez structurelles.
10:10Les allocations d'actifs qui sont faites deux fois par an.
10:13C'est quelque chose quand même...
10:15C'est la prise de décision qui prend du temps.
10:17La prise de décision prend du temps, mais pour moi, on va s'engager quand même dans cette dynamique
10:22où il va y avoir un désintérêt, quelque chose qui va être progressif,
10:25ce n'est pas violent, mais un désintérêt progressif, mais certain,
10:28des investisseurs japonais pour les actifs étrangers.
10:31Forcément, quand on voit ces différentiels de taux,
10:35la question va se poser pour les investisseurs japonais.
10:39Donc ça, ça veut dire globalement, on va continuer d'avoir des pressions sur les parties longues des courbes.
10:44Alors, toute cette histoire de primes de termes qu'on a observées l'année dernière,
10:48et ça veut dire, en gros, les banques centrales ont baissé leurs taux,
10:52et malgré les baisses de taux des banques centrales, on a les taux longues, on continue de grimper,
10:55c'est quand même quelque chose de pas commun.
10:58Pour moi, on n'est qu'au début de cette histoire.
11:00Avec des trésors, on en parle beaucoup aux Etats-Unis, mais c'est vrai aussi en Europe, par exemple,
11:07qui raccourcissent beaucoup les horizons des dettes qui sont émises.
11:12C'est-à-dire qu'il y a vraiment une désertification des parties longues de courbe,
11:16avec moins d'acheteurs naturels, moins d'acheteurs agressifs,
11:19mais du coup, une logique d'émission en face qui est obligée de s'adapter à cette absence de demande.
11:26Surtout, on voit ça aux Etats-Unis.
11:27On voit le trésor américain qui a émis énormément de Tibis,
11:30et la Fed aussi qui achète plus de Tibis.
11:32Donc, il n'y a pas de sujet, par exemple, à très court terme,
11:37cette histoire de pression sur les parties longues,
11:39ce risque est amoindri à très court terme,
11:42parce que les Etats gardent une capacité à émettre sur la partie courte,
11:47parce que pendant cette période de taux bas, taux négatifs,
11:51les Etats ont quand même extrêmement bien géré leur dette,
11:54ont augmenté la maturité moyenne de leur dette.
11:56Donc là, aujourd'hui, il y a une petite majeure nouvelle,
11:57mais c'est une solution à très court terme.
11:59C'est ça, ça dure un temps.
12:00Ça va durer un temps.
12:01À un moment, on ne pourra pas continuer d'augmenter le poids de sa dette sur du très court.
12:07Donc, pour moi, ce risque-là, il y a quand même des changements structurels
12:11qui sont les besoins de financement des Etats,
12:14maintenant, qui sont plus conjoncturels, mais qui sont structurels.
12:17Une vigilance beaucoup plus forte des investisseurs
12:20sur les besoins de financement des Etats.
12:23Un désinstérêt structurel qui se dessine,
12:27des acheteurs pour les parties longues,
12:29des Japonais qui vont quand même être plus intéressés par leurs actifs domestiques.
12:32On voit aussi les fonds de pension,
12:34les changements dans les fonds de pension,
12:36où ils vont sûrement plus se reporter sur les actions que sur l'obligataire,
12:40avec des besoins de rendement plus élevés.
12:41Bon, tout ça pour dire qu'on va avoir plus de pression sur les parties longues,
12:46mais à très court terme, oui.
12:48Il y a cette marge de manœuvre qu'ont les Etats et qu'ils utilisent,
12:50mais pour moi, c'est du très court terme.
12:52C'est vrai que pendant la période de taux zéro, voire négatif,
12:54on pouvait émettre jusqu'à 100 ans pour certains pays.
12:57On était payés pour s'endetter, la France ne s'en est pas privée.
13:00L'Autriche avait effectivement émis du 100 ans à ce moment-là.
13:05Qu'est-ce que vous inspire l'histoire japonaise, Julien ?
13:08Alors, il y a quand même une question spécifique sur le marché japonais.
13:11Est-ce que ce qu'on appelle le Takahashi Trade,
13:13l'idée que les actions profitent de la reflation japonaise,
13:16et qu'évidemment, c'est plus compliqué pour le marché obligataire
13:20et que pour le Yen, pour l'instant, le niveau, le point bas a peut-être pas été encore trouvé.
13:26Est-ce que c'est un trade qui a encore de l'avenir
13:29et plus globalement, effectivement, victoire très large du Parti conservateur japonais
13:34avec pour mission de la dépense budgétaire et fiscale ?
13:38Est-ce que c'est un schéma, effectivement, qu'on retrouve,
13:40comme le dit Valentin, un peu partout dans le monde, là ?
13:43Oui, je ne veux pas paraphraser trop longtemps.
13:46Non, ce qui se passe au Japon, c'est ce qui se passe dans le monde.
13:50Ce sont des choses qui ont commencé il y a une vingtaine d'années
13:52et qui participent de l'ajustement de la politique à la situation monétaire, en fait.
14:00La situation monétaire, c'est systématiquement plus de déficit budgétaire,
14:04un financement par les banques centrales d'une manière ou d'une autre.
14:07Et ces choses-là, en fait, l'histoire montre qu'il n'y a qu'une fuite en avant qui est possible.
14:11Il n'y a jamais de...
14:13Les fameux moments qu'on peut avoir, le franc-point carré, etc.,
14:15ces trucs-là, c'est des épiphénomènes, c'est des petites histoires.
14:19Mais quand les mouvements sont massifs comme ça,
14:21il n'y a qu'une solution, c'est la fuite en avant.
14:24Après, je ne vais pas commenter la pertinence de ce choix de relance budgétaire,
14:29parce qu'encore une fois, il n'y a pas d'autre solution.
14:31Et qu'en plus, sur l'ensemble des marchés,
14:34à la fois les marchés obligataires, mais le change,
14:36à partir du moment où tout le monde fait la même chose au bon moment,
14:38c'est un petit peu une observation de l'équilibre qui est en train de se constituer.
14:43C'est un concours de beauté, quoi.
14:44Avec les banques centrales, avec les banques centrales qui tiennent l'équilibre.
14:47Je dis des choses très simples, mais c'est ce qui se passe, c'est à peu près ça.
14:51La pertinence, après, de ce programme, je ne sais pas,
14:53dans les livres d'économie, la relance singulière de la France en 1981,
14:59ce n'était pas couronné de succès.
15:01Ce qu'a décidé l'Allemagne, là, il y a un peu plus d'un an maintenant,
15:05c'est une excellente chose, mais on s'aperçoit,
15:07enfin, on le savait, mais on sait bien maintenant
15:09que c'est étalé sur un certain temps,
15:12que c'est concentré sur certains secteurs.
15:14Donc, en fait, on ne peut pas parler d'une chose comparable.
15:16Ce n'est pas la même chose que ce que nous dit le Japon,
15:18avec la baisse qui est beaucoup plus tromptière, en fait, dans l'esprit.
15:22Donc, qu'est-ce que ça va donner ?
15:24Je ne suis pas juge de tout ça.
15:26Ce que je sais, c'est que le cycle économique américain,
15:29je l'ai dit il y a deux mois, trois mois, quatre mois,
15:32pour moi, se renverse à la baisse,
15:33c'est-à-dire que c'est un ralentissement qui est devant nous.
15:35Et donc, partant de ce principe,
15:37et avec mon idée personnelle sur la politique américaine,
15:41budgétaire et monétaire,
15:42je pense que ce qui se passe au Japon
15:43n'est pas forcément une bonne idée.
15:45D'accord.
15:45La conclusion de tout ça, c'est qu'il n'y a pas le choix.
15:47On atteint peut-être, ou on risque d'atteindre peut-être,
15:50quand même une certaine limite de ces politiques.
15:53L'inefficacité, le rendement marginal
15:55de l'excès budgétaire,
15:59est quasiment nul maintenant.
16:00Il est extrêmement faible.
16:02Encore une fois, je dis des faits.
16:05La seule partie un peu prospective,
16:06c'est le rythme de l'économie américaine
16:09et notamment de sa composante industrielle
16:10est tel dans mes travaux sur les cycles
16:12et d'autres que je suis,
16:14il est tel que nous sommes devant un ralentissement.
16:16Donc, ce qui se passe là,
16:17ça n'a pas de conséquences.
16:20Est-ce que le Japon reste un sujet systémique,
16:22financièrement parlant ?
16:24J'entends, est-ce qu'un renversement du Yen
16:28peut poser des problèmes ?
16:30La rapatriation d'actifs japonais,
16:32est-ce que ça peut créer des troubles
16:35dans les marchés globaux ?
16:36À la fin de la hausse de la Fed,
16:38juillet 2023,
16:40je me souviens très bien avoir pensé,
16:42dit,
16:43qu'il fallait être attentif,
16:45c'est un mot très policé pour dire surtout
16:47ne paniquons pas,
16:48mais regardons bien,
16:49à ce qu'il allait se passer au Japon,
16:50parce que c'était le dernier endroit
16:51qu'il n'y avait pas de normalisation
16:52de la politique monétaire.
16:54Et moi, je ne connaissais pas,
16:55peut-être certains le savent,
16:57moi je ne connaissais pas,
16:57je n'avais pas de données fiables
16:58bien expliquées sur le caritrade.
17:01Et donc, je ne savais pas
17:02ce qui allait se passer.
17:03Donc ça a commencé,
17:04et le bouleversement,
17:05en dehors de temps en temps
17:06d'un petit ralentissement sur le Nasdaq,
17:08un petit,
17:08non, ce n'est pas grand-chose,
17:10je n'en vois pas.
17:11Donc je pense qu'il n'y a peut-être
17:14pas grand-chose à attendre
17:15de ce côté-là,
17:16parce que sinon,
17:17s'il y a des grandes positions
17:18de caritrade,
17:19la dynamique de la politique monétaire
17:21et budgétaire,
17:22on la voit,
17:22que les taux longs vont rester longs,
17:24vont rester élevés à ce temps,
17:25tout le monde l'a compris.
17:25Ça semble écrit, oui.
17:27Donc ça veut dire que le caritrade
17:31est peut-être déjà absorbé
17:32avec plein de collatéraux partout.
17:34C'est la seule explication
17:34que j'ai sur ce point-là.
17:36En revanche,
17:36sur la hausse du Yen,
17:38c'est dans le corollaire
17:40qui n'est pas là,
17:41mais qui est un risque,
17:42là un risque systémique,
17:44dans le corollaire,
17:44et qu'est-ce que les États-Unis
17:45vont vouloir faire
17:46avec leur dollar ?
17:47Et en fait,
17:48je reviens au point du dollar.
17:49Je réponds à la question
17:51en revenant au point.
17:52Qu'est-ce que les Américains
17:53veulent faire de leur dollar,
17:54vraiment ?
17:55Et qu'est-ce qui va se passer
17:56dans les 12 mois
17:57qui viennent là-dessus ?
17:58C'est ça qui me semble important.
18:00Oui, effectivement.
18:02Où va le dollar ?
18:03Donald Trump nous disait
18:04qu'il était très à l'aise
18:04avec le dollar.
18:05On voit que Scott Bessent,
18:07lui, réaffirme à chaque fois
18:08que les États-Unis conduisent
18:10et poursuivent une politique
18:11de dollar fort,
18:12quand bien même le dollar
18:13a pu baisser 10% l'an dernier
18:15face à un certain nombre
18:15de devises.
18:16Emery, sur l'histoire japonaise,
18:18je ne sais pas
18:18ce que ça vous inspire,
18:19mais c'est vrai qu'en tout cas,
18:20c'est un marché chaud.
18:22Et puis, toute l'Asie
18:22en a profité ce matin aussi.
18:25On redécouvre,
18:27mais déjà depuis une paire d'années
18:28maintenant,
18:28le marché japonais
18:30et l'histoire japonaise
18:32sur le plan de l'investissement.
18:34Je ne dis pas
18:34que c'était ininvestissable,
18:35mais en tout cas,
18:36là, il y a beaucoup plus
18:37d'allant à investir au Japon
18:39qu'on a pu le voir
18:40pendant des années.
18:42C'est vrai que je me rappelle
18:43par le passé,
18:43le Japon,
18:44ce n'était pas ininvestissable,
18:46c'était juste une zone
18:46de non-intérêt.
18:47Oui, c'est ça.
18:48Il ne se passait rien.
18:49Ça n'avait pas d'intérêt.
18:50Il ne se passait rien.
18:51Les communications des sociétés
18:53étaient complètement différentes
18:54de nous,
18:55enfin,
18:55ce qu'on pouvait avoir
18:56en Europe ou aux Etats-Unis.
18:58Les dynamiques commerciales
18:59étaient très différentes.
19:00C'était des acteurs
19:01qui, effectivement,
19:02étaient très tournés
19:02vers les marchés locaux.
19:05Donc,
19:06c'était une zone
19:06de non-intérêt,
19:07tout simplement.
19:08Et c'est vrai qu'en plus,
19:10c'était conforté
19:10par l'idée
19:11qu'on était dans
19:12une espèce de cercle vicieux
19:14depuis la crise asiatique
19:15où le Japon
19:17ne savait plus dépenser
19:18pour eux.
19:19Les plans d'investissement
19:20pour relancer l'économie,
19:22etc.
19:22Il n'y avait rien.
19:24Aucun plan de soutien
19:25à la consommation,
19:26à des secteurs d'activité,
19:27etc.
19:28Il y avait des luttes
19:29contre le shadow banking
19:30pour restructurer
19:32un peu le secteur bancaire.
19:33Mais il n'y avait rien
19:33pour sauver un petit peu
19:35ce qui n'allait pas au Japon
19:36sur fond,
19:37effectivement,
19:38de déclin démocratique.
19:39Donc,
19:39c'était vraiment
19:40la soupe à la grimace
19:40tout azimut.
19:42Et là,
19:43peut-être
19:43qu'on a quelque chose
19:45dans le sens où
19:46on n'a plus
19:46un gouvernement de coalition,
19:48on a un gouvernement
19:49qui a une très forte majorité.
19:50Donc,
19:50il va avoir le pouvoir
19:51de faire passer des choses
19:52éventuellement.
19:54Ça n'engage que moi
19:54ce que je dis.
19:55Mais voilà,
19:56pour une fois,
19:57on a un gouvernement
19:57qui a les moyens
19:58de sa potentielle politique.
20:01Politique disruptive,
20:02parce que jusqu'à présent,
20:03c'était que des politiques
20:04japonaises
20:04un petit peu haut-tiède,
20:06on blesse personne,
20:07on ne fait pas de vagues,
20:09amis américains,
20:10amis chinois,
20:10etc.
20:11Là,
20:11maintenant,
20:11on a un gouvernement
20:12beaucoup plus radical.
20:15Si on s'intéresse
20:16un petit peu
20:16à ce qui se passe
20:17sur le parti politique
20:18qui a apporté
20:19la présidence japonaise
20:21actuelle,
20:22c'est un parti politique
20:23révisionniste
20:23qui nie pas mal de crimes
20:25qui sont passés
20:26pendant la seconde guerre mondiale
20:27en Chine.
20:28Donc,
20:29ça peut tendre
20:29un peu nos amis chinois.
20:30On ne l'a pas abordé,
20:32mais la dimension politique
20:33étrangère
20:34menée par Sanae Takashi
20:36peut être effectivement
20:37en rupture,
20:38entre guillemets,
20:39par rapport à ce qu'on a pu
20:40observer du Japon.
20:40Il y a des tensions
20:41grandissantes
20:42dans la mer de Chine,
20:43autour de Taïwan,
20:44autour des îlots,
20:45certains îlots japonais
20:46que les Chinois revendiquent.
20:47Il y a plein d'histoires
20:48qui peuvent faire
20:49qu'il y a des sujets forts
20:51qui peuvent être abordés
20:52et qui peuvent être
20:53adressés par ce gouvernement.
20:55Quand on parle
20:55de plan d'investissement,
20:56ça peut être
20:56un plan d'investissement
20:57pour mobiliser
20:59le peu de jeunes
21:01qui restent au Japon
21:02autour de cette nouvelle
21:04pyramide des âges.
21:06Ça peut être
21:06des plans de relance
21:07de l'économie,
21:09de l'industrie,
21:10de la finance,
21:11peut-être accepter
21:13plus d'immigrés.
21:16L'Europe,
21:17les États-Unis,
21:18plein d'autres pays
21:18ont fonctionné
21:19à coups d'immigration
21:20pour combler
21:22certains trous.
21:24Le Japon peut faire ça
21:25éventuellement.
21:26Si on est dans
21:27une politique de rupture
21:28et qu'on se dit
21:29on ouvre les vannes
21:30dans l'investissement
21:31et on a
21:32le potentiel politique
21:34de le faire,
21:35pourquoi pas ?
21:37Ça peut être
21:37un Japon 2.0 ?
21:38Oui, oui.
21:39On avait eu,
21:41Shinzo Abe avait été
21:42quand même à un moment
21:43avec les Abénomics
21:44une source d'espoir,
21:45mais c'est vrai
21:46qu'il s'était vite
21:47heurté
21:48à beaucoup de limites
21:49de ce point de vue-là.
21:51Un mot encore
21:52du Japon,
21:52Valentine.
21:55Quelle attitude
21:56on peut imaginer
21:57de la Banque Centrale
21:58du Japon
21:58dans ce contexte-là ?
22:00À quel rythme ?
22:03Parce que quand on voit
22:04les secousses
22:04qu'on a pu avoir
22:05en janvier
22:05sur le marché obligatoire
22:06japonais,
22:07on se dit que c'est
22:08un marché qui crie
22:09à la boge
22:10monter les taux.
22:12Après,
22:12ça va dépendre aussi
22:13de ce que fait la Fed.
22:15Ça va aussi dépendre
22:17de ce que fait la Fed.
22:18Si on est sur une Fed
22:19qui continue
22:19de baisser ses taux
22:20ou pas,
22:21mais si on est sur une Fed
22:22qui continue
22:22de baisser ses taux,
22:23nous c'est notre scénario,
22:24la boge va être obligée
22:25de continuer de monter ses taux.
22:26Après,
22:27moi je m'interroge
22:27après des décennies
22:29de taux bas négatifs,
22:31est-ce qu'on ne va pas
22:32à un moment
22:32avoir un accident
22:33dans l'économie
22:34en remontant les taux
22:35comme ça ?
22:35Mais pour l'instant
22:36ça tient bien.
22:38Moi je m'interrogeais
22:39quand même
22:39sur des problèmes
22:40de stabilité financière
22:41en remontant les taux
22:41comme ça.
22:42On a eu des petits épisodes
22:43d'été 2024,
22:44c'est ça ?
22:44Il y a un petit mouvement
22:45un peu compliqué.
22:46Ça reste pour l'instant
22:47je trouve assez mesuré.
22:50Pour l'instant,
22:51il n'y a pas d'autre issue
22:51pour la boge
22:52que de remonter ses taux.
22:53On change de régime.
22:55Oui,
22:55je crois que la vérité
22:56on l'a évoqué,
22:57c'était effectivement
22:57la peur de décorrélation
22:59trop forte
22:59par rapport
23:00aux autres zones économiques
23:01sur les taux,
23:03sur les dépenses publiques,
23:05sur plein de choses.
23:05Et effectivement,
23:06il y a un moment donné,
23:07on ne peut pas être
23:07tout le temps
23:08que le bon élève.
23:10Ces plans de dépenses publiques,
23:12c'est le cas du Japon,
23:13mais on a cité
23:14bien sûr les Etats-Unis,
23:15l'Allemagne,
23:16l'Europe en général.
23:17Ça reste un bon playbook
23:18pour l'investisseur privé,
23:21gestionnaire d'actifs ?
23:22Je pense que c'est
23:24le meilleur playbook
23:25pour l'investisseur.
23:27C'est le seul moyen
23:29pour l'investisseur
23:30d'avoir effectivement,
23:31en choisissant,
23:31en identifiant bien les thèmes,
23:32les endroits où il faut
23:33investir, etc.
23:34C'est vraiment
23:34le seul moyen
23:35de ce pas de garantir,
23:37mais d'avoir
23:38un minimum de certitude
23:39sur la direction
23:40que prend un thème,
23:42un secteur,
23:44une typologie d'industrie
23:45et ce vers quoi
23:47va se diriger
23:48un gouvernement
23:49quand on évoque
23:50effectivement
23:50les plans
23:50de transition énergétique
23:52européens,
23:53Fit for 55,
23:54Repo ReU et compagnie.
23:55C'est 5 000 milliards
23:56d'euros
23:57à dépenser
23:58d'ici 2030.
23:59C'est quand même
23:59un facteur soutien
24:00assez fort
24:01pour pas mal
24:01d'industries
24:02et de thèmes
24:03d'investissement
24:04à travers l'Europe.
24:07Et on accepte
24:07la présence du politique.
24:09En tant qu'investisseur privé,
24:11vous êtes obligé
24:11d'accepter la présence
24:12du politique
24:14bon gré mal gré.
24:15Encore une fois,
24:16j'ai toujours en tête
24:17la réflexion de Donald Trump
24:18il y a 15 jours,
24:183 semaines
24:19vis-à-vis du secteur
24:20de la défense.
24:20Vous vivez
24:21de la commande publique.
24:22Je veux augmenter
24:23le budget de la défense
24:24peut-être de 50%
24:26si le Sénat,
24:27les congrès
24:27valident cette disposition.
24:30Je ne vous laisserai pas
24:30faire n'importe quoi
24:31avec l'argent
24:32des commandes publiques.
24:34Cette idée-là,
24:36on va la voir
24:36se multiplier un peu partout,
24:37j'imagine.
24:38Si c'est la commande publique
24:39qui fait vivre
24:40des secteurs,
24:41des industries...
24:43Oui,
24:45on accepte
24:45effectivement de financer
24:46ou de se porter garant
24:47pour des plans
24:47d'investissement massifs.
24:49Mais la condition
24:49sine qua non,
24:50c'est que cet argent
24:51soit dépensé à bon escient
24:52et qu'on évite
24:53des stratégies
24:54de retour à l'actionnaire
24:55trop importantes
24:56comme Trump
24:57l'évoquait dans la défense.
24:59Mais quelque part,
25:01c'est de bon sens.
25:02Je veux dire,
25:02qui ça choque ?
25:04Personne.
25:05Nous, en tout cas,
25:05je sais que d'un point de vue
25:06l'investisseur
25:07sur les actions,
25:08ça nous garantit
25:09de l'activité
25:10sur le court-moyen-long terme,
25:12des carnets de commandes,
25:13peut-être un certain niveau de marge,
25:14pas excessif,
25:15mais un certain niveau de marge.
25:17Bref.
25:17Et après,
25:18avec toutes les stratégies
25:19de vaste communiquant,
25:21de ruissellement
25:22qu'on peut avoir
25:23après avoir investi
25:24effectivement
25:25par le haut
25:25dans certains...
25:26C'est le playbook
25:30à suivre
25:30aujourd'hui.
25:31Non, mais je dis ça
25:32parce que
25:32pendant des années,
25:33beaucoup de gérants
25:33venaient m'expliquer
25:34« Ouh là là, moi,
25:35plus je suis en dehors
25:36de la sphère publique,
25:37plus je suis en dehors
25:38du politique,
25:39mieux je me porte.
25:40Mieux je me porte.
25:41Je ne veux pas
25:41de valeur qui soit
25:42soumise à réglementation,
25:44soumise au cadre politique,
25:45etc. »
25:46J'essaie au contraire
25:47de m'éloigner
25:47le plus possible de ça.
25:48Qui n'est pas tributaire
25:49du réglementaire aujourd'hui.
25:51Le réglementaire dit tout,
25:52que ce soit sous les angles
25:53extra-financiers,
25:53émissions de CO2,
25:56plein de sujets
25:58qui viennent encadrer
25:59effectivement
25:59les activités industrielles.
26:01C'est un carcan,
26:03oui,
26:03ça peut être effectivement
26:04du red tape,
26:05comme on dit
26:05chez nos amis en plus de 100.
26:07Mais il y a une contrepartie,
26:10c'est que derrière,
26:10il y a peut-être
26:11de l'activité un peu
26:12quasi garantie
26:12qui peut en découler.
26:14C'est un interventionnisme
26:16de plus en plus fort
26:17qu'on se voit
26:17dans l'implémentation
26:19de l'IA
26:19dans l'économie,
26:20comment dépenser
26:21sur la défense.
26:23Moi, je trouve
26:23qu'on se rapproche
26:24quand même un peu
26:24de la Chine
26:25qui a des plans quinquennaux
26:26qu'on trouve diablement efficaces.
26:28Et on se dit
26:28qu'il y a quand même
26:29quelques leçons à retenir.
26:31Avoir des visions
26:31de moyen terme
26:32sur l'économie,
26:33ce n'est pas si mal.
26:34Bien sûr.
26:35Et c'est exactement ça.
26:37C'est effectivement
26:37vision.
26:38Quelle vision
26:39à une zone économique ?
26:40Et on voit
26:40qu'effectivement
26:41quand il y a
26:41des rétropédalages,
26:43je pense,
26:43sur les émissions
26:44pour l'auto,
26:45récemment,
26:45ou sur les émissions
26:46dans l'industrie
26:47la semaine dernière
26:48comme il y a eu un article
26:49dans une presse
26:50un peu douteuse
26:52sur l'éthropédalage
26:53réglementaire potentiel,
26:54le marché
26:55tout de suite
26:55l'a très mal pris.
26:56Parce qu'effectivement
26:57il se met à douter
26:59après de la volonté politique
27:00et de la stabilité
27:02du cadre réglementaire
27:03qui au départ
27:04était assez difficile.
27:05Il y a du manque
27:05de stratégie à moyen terme.
27:07Il y a du manque de vision.
27:08Oui.
27:08Parce qu'on a besoin
27:08de tous les investisseurs
27:09en fait.
27:10Absolument.
27:10Julien, sur le dollar,
27:11je reprends votre question.
27:12Que veut l'administration Trump
27:14avec le dollar ?
27:15Alors est-ce que
27:16la nomination d'un Kevin Warch
27:18avec ce qu'on sait
27:19et ce qu'on ne sait pas
27:20d'ailleurs de lui
27:21aujourd'hui
27:22qui est-il en 2026 ?
27:24Est-ce que ça nous donne
27:24des éléments d'information ?
27:27On le présente
27:28comme étant orthodoxe.
27:30J'ai beaucoup lu
27:31qu'il était quand même
27:32plutôt vu
27:32comme étant positif dollar.
27:35Est-ce que c'est une manière
27:36aussi de contrôler
27:37ce risque de débasement
27:39de la monnaie américaine ?
27:41Est-ce que le nom de Warch
27:42ça vient aussi
27:43mettre une limite
27:44au risque de perte de contrôle
27:46que l'administration américaine
27:48peut avoir à un moment
27:49sur sa devise ?
27:50Alors,
27:52je n'aurais pas dû parler
27:52du dollar.
27:53En général,
27:53j'aime bien sortir mon joker
27:54à ce moment-là.
27:56Mais sans développer
27:58trop le dollar,
27:59mais la question
27:59sur la banque centrale américaine.
28:02La banque centrale américaine,
28:04à mon avis,
28:04elle n'a pas beaucoup
28:05de marge de manœuvre.
28:06C'est ma lecture,
28:07mais je dis ça
28:08depuis un petit moment.
28:10La situation politique
28:13qu'ont voulu les Américains,
28:15clairement,
28:15c'est une situation
28:16dite de réindustrialisation,
28:20de développement national,
28:23d'un certain nombre de choses,
28:23etc.
28:24C'est à peu près contraire
28:25à importer de la déflation.
28:27C'est à peu près l'opposé
28:28de faire ça.
28:29Et quand on a en même temps
28:31une organisation budgétaire
28:34qui est un peu ouverte,
28:35on va dire,
28:36parce que je crois
28:37qu'on doit être à 7 ou 8 %
28:38à peu près du PIB,
28:40normalement,
28:41ça n'est pas quelque chose
28:42qui est là pour tempérer l'inflation.
28:43Ça n'est pas possible.
28:45Mais si,
28:46dans ce même mouvement,
28:48d'autres zones
28:49font à peu près
28:49la même chose
28:50par réaction
28:51et les barrières douanières,
28:53les tarifs,
28:53les barrières douanières
28:54participent de ce mouvement,
28:56alors à un moment,
28:57forcément,
28:57la sphère financière
28:58va aussi s'ajuster
28:59avec tout ça.
29:00C'est la question
29:00qui a été posée
29:01sur le Japon,
29:02que vont faire
29:02les investisseurs japonais
29:03qui sont,
29:04alléluia,
29:04toujours présents
29:05sur les marchés
29:06de dette américains
29:06et européens.
29:07Mais peut-être
29:09si le Yen monte,
29:10les choses vont être différentes.
29:11Peut-être si la Banque centrale
29:12du Japon monte ses taux
29:14et que la partie longue
29:15de la courbe
29:15trouve que c'est bien
29:16mais peut-être pas encore assez
29:17et qu'on continue
29:17de monter aussi,
29:19les choses peuvent être différentes.
29:21Donc,
29:21je crois que c'est
29:22la gestion
29:23de cette transformation
29:24qui est extrêmement profonde,
29:27qui est voulue
29:27par,
29:28à nouveau,
29:29il n'a pas été élu
29:29par des Américains,
29:32Trump.
29:33Je souhaite toujours rappeler
29:34ce que les gens
29:34souvent disent en ce moment
29:36mais qui sont les Américains
29:37où on découvre un pays ?
29:37Non, non,
29:38mais c'est les Américains
29:39qui ont élu Trump.
29:39Et il fait un peu
29:41ce qu'il a dit,
29:41enfin, grosso modo.
29:43Tout ça,
29:44ça demande d'avoir,
29:46ces transformations,
29:46ça demande d'avoir,
29:47j'ai envie de dire,
29:48beaucoup de finesse
29:49qui n'est pas...
29:49Du doigté, oui.
29:50Non, mais c'est de la finesse,
29:51ce n'est pas tout à fait
29:52ce qui caractérise
29:52l'administration Trump,
29:54mais quand même,
29:54derrière,
29:55il y a des gens
29:55à la main-oeuvre
29:55qui savent qu'ils ne peuvent
29:56pas aller dans tous les coins
29:57au même moment.
29:58Donc, on peut peut-être
29:59faire des choses
29:59au niveau sociétal
30:01qui soient un peu marquées,
30:02mais peut-être que
30:02du côté monétaire,
30:03il faut faire un petit peu
30:04attention.
30:05Il y a cette histoire
30:05de créer les stable coins
30:07qui, à mon avis,
30:08vraiment une tentative
30:09d'aller chercher du financement
30:11que je, d'ailleurs,
30:11je ne m'explique toujours pas
30:12d'un point monétaire,
30:13mais c'est un autre sujet,
30:14mais d'aller chercher
30:15du financement un peu alternatif
30:16en cas de pénurie
30:18d'investisseurs internationaux,
30:19etc.
30:19Donc,
30:20toutes ces choses
30:20qui sont faites
30:21sont des choses
30:22qui sont du domaine,
30:22je ne veux pas dire
30:23de l'apaisement,
30:24mais d'une gestion
30:24la plus sereine possible
30:26d'une direction
30:30qui peut amener
30:31quand même à un chaos.
30:32Moi,
30:32je suis toujours
30:34de ce côté-là.
30:35Je pense que
30:35ce qui peut se passer,
30:36c'est très problématique.
30:37Ce que fait le Japon
30:37ne vient pas plutôt
30:40nuancer le tableau,
30:41ce que je disais au début.
30:43Vous dites,
30:43un an après Trump,
30:44le risque Trump
30:45n'a pas baissé.
30:46Non, non,
30:46je pense que ça progresse.
30:47Mais moi,
30:48je pense que ça progresse
30:49beaucoup et que les réactions
30:50qu'il y a tout autour,
30:51que ce soit l'Europe,
30:51la Chine, etc.,
30:52participent de ça.
30:53Le point politique du Japon,
30:55moi, je ne l'avais pas
30:56mentionné,
30:56mais c'est spectaculaire.
30:59C'est spectaculaire
31:00que les Japonais,
31:01après tout ce qu'on connaît
31:02leur histoire,
31:03leur rôle dans la Deuxième
31:04Guerre mondiale,
31:04leur volonté,
31:05leur soumission aux États-Unis,
31:07là,
31:07commence à dire en fait,
31:09non,
31:09on ne pense pas du tout
31:10ce qu'on vous a dit
31:10depuis 70 ans.
31:11Le fond de notre pensée,
31:12il n'est pas là.
31:13Le fond de notre pensée,
31:14il est là.
31:14Et il y a les Chinois
31:15qui sont en face.
31:16Et les Chinois,
31:17ce n'est pas qu'ils sont plus...
31:18Ce n'est pas qu'ils sont
31:18redevenus copains
31:19avec les Japonais,
31:20mais ils ont d'autres intérêts.
31:26On essaie de garder du fluide
31:29entre toutes ces zones
31:31en nommant ce nouveau gouvernement.
31:33Et donc,
31:33quand vous dites
31:34qu'il n'a pas beaucoup
31:34de marge de manœuvre,
31:35c'est-à-dire quoi ?
31:36Il n'aura pas d'autre choix
31:37que de continuer
31:38de baisser les taux
31:39comme l'aurait fait,
31:41je ne sais pas,
31:42n'importe qui d'autre ?
31:43Non,
31:43je vais rester dans la logique
31:45d'avant,
31:46j'ai du mal de m'exprimer.
31:48Pour moi,
31:48la baisse de taux
31:49qu'a fait la Fed,
31:50je trouve que c'est un ajustement
31:52d'une politique monétaire haussière.
31:54D'accord.
31:55Je ne considère pas
31:56qu'elle est pro-cyclique,
31:57je considère qu'elle a monté
31:58ses taux à un niveau
31:59qui était difficile à estimer,
32:01personne ne le savait,
32:025, 3, 4,
32:02je ne sais plus,
32:03Donc on reste dans une stratégie
32:04de normalisation
32:05de la politique monétaire,
32:06ni plus ni moins.
32:07Exactement.
32:07D'accord.
32:07Moi, je pense que la Banque
32:09centrale américaine
32:09ne devrait pas...
32:11Donc il n'y aura pas très loin.
32:12Voire peut-être pas du tout.
32:14D'accord,
32:14non mais c'est très clair.
32:16Là, c'est très clair.
32:16Jusqu'au moment où il y aura
32:17un alentissement économique puissant,
32:18c'est autre chose.
32:19Mais pour l'instant,
32:20il n'y a pas de marge de manœuvre.
32:22Quelle est la lecture que vous faites
32:23chez Amundi de Warch,
32:25effectivement,
32:26et de ses marges de manœuvre
32:27et de la Fed sous Warch.
32:29Est-ce que c'est une pure continuité
32:31de ce qu'on a observé
32:32ou est-ce qu'il y a
32:33une rupture possible ?
32:34Alors déjà,
32:35sur le risque d'indépendance
32:36de la Fed,
32:37où on s'était tous
32:38quand même bien inquiétés,
32:39je pense que ce risque,
32:40la probabilité de ce risque
32:41baisse quand même.
32:43Donald Trump n'a pas
32:44la majorité au bord,
32:45il y a 12 votants,
32:46donc la nature collégiale
32:48des décisions du FOMC
32:49rend quand même
32:49difficile pour Trump
32:51d'influencer lourdement
32:52les décisions du FOMC.
32:54Donc voilà.
32:54Là, aujourd'hui,
32:55on a le FOMC
32:56qui est en mode pause
32:58parce qu'ils sont plus confortables
33:00sur les projections économiques
33:02et qu'il y a une inflation
33:03qui est quand même,
33:04qui considère un peu trop élevée.
33:06Pour moi,
33:07s'il y a un peu moins de sujets
33:08sur l'inflation,
33:09si on continue d'avoir
33:10des tendances
33:11d'inflation à la baisse,
33:13ils vont continuer
33:14les baisses de taux.
33:14Nous, on est toujours
33:15sur deux baisses de taux
33:16l'année prochaine.
33:17Alors, pour revenir à Kevin Warch,
33:19ça a quand même, je trouve,
33:20un angle intéressant
33:21dans son analyse.
33:23Lui, il décrit un peu
33:25la forward guidance,
33:27il trouve que ça a forcément
33:28un peu inutile
33:29et il préfère avoir
33:30des convictions économiques.
33:31Donc ça, je suis curieuse
33:32de voir ce que ça donne
33:33au sein du FOMC.
33:34Et là, il a la main.
33:35Autant sur la politique
33:36qu'il tôt...
33:36Il a la main, il a la main.
33:38Non, mais sur la stratégie
33:39de communication de la Fed,
33:40il peut impulser des choses.
33:41Sur les équipes,
33:43le staff,
33:43il peut décider
33:44qui reste, qui part.
33:46Le FOMC, c'est autre chose.
33:47Mais il y a des sujets
33:48sur lesquels il a la main.
33:49Il va falloir convaincre
33:50ses petits collègues
33:50qu'il ne faut pas regarder
33:52les dernières données économiques,
33:54mais qu'il faut se projeter.
33:56Et donc avoir la conviction
33:57accrochée au cœur
33:58que le boom de productivité
33:59est là pour durer.
34:00Son scénario,
34:02c'est qu'il y a
34:02un boom de productivité
34:03qui va faire que
34:05l'inflation,
34:05pas de sujet,
34:06tout ce que l'IA va toucher
34:08va rendre moins cher.
34:10Alors, je suis d'accord
34:12avec cette vue
34:12que l'économie américaine
34:14peut être un peu considérée
34:15à bout de souffle.
34:16On voit aujourd'hui
34:17qu'elle repose quand même
34:18sur deux piliers.
34:18La consommation des ménages
34:20les plus riches,
34:20un effet action,
34:21et sur l'investissement,
34:23le boom de l'investissement
34:24dans l'IA.
34:25Donc on se dit
34:25au bout d'un moment,
34:26ça va quand même
34:27ces deux piliers s'essouffler.
34:28Là, on pourrait avoir
34:29une reprise,
34:32pour moi,
34:33de ce cycle.
34:34C'est si on arrive
34:35à voir ces CAPEX
34:36qui aujourd'hui
34:36sont sur les grands noms
34:37de la tech,
34:38qui rebasculent
34:40sur l'ensemble
34:41de l'économie américaine
34:42et qu'on arrive
34:43à générer des gains
34:44de productivité
34:44au niveau de l'ensemble
34:45de l'économie.
34:46Premier challenge
34:47de l'économie américaine
34:48pour les six prochaines années,
34:52pour qu'on ait toujours
34:52une croissance
34:53au-dessus du potentiel
34:54en 2027.
34:55Parce que là...
34:55Donc là aussi,
34:55il faut que les choses
34:56s'élargissent.
34:57On a beaucoup parlé
34:57de la bulle de profit
34:58des GAFAM.
34:59Là, c'est la bulle
35:00de CAPEX
35:01des 4, 5 gros
35:03hyperscalers.
35:04Et donc,
35:04il faudrait que tout ça
35:05se diffuse un peu plus.
35:06Se diffuse à l'ensemble
35:07de l'économie,
35:07qu'on soit capable
35:08à l'ensemble de l'économie
35:09de générer des gains
35:10de productivité.
35:11Donc, pour moi,
35:12le premier challenge.
35:13Et deuxièmement,
35:14que ces gains
35:14de productivité,
35:15s'ils sont générés,
35:16c'est quand même
35:16une hausse conditionnelle
35:18assez forte,
35:18sur l'ensemble
35:19de l'économie,
35:20ça se traduit
35:20pas seulement
35:21par une appréciation
35:22du prix des actifs,
35:23parce que maintenant,
35:24aujourd'hui,
35:24si on regarde
35:24l'économie américaine,
35:26elle n'est portée
35:26que par l'appréciation
35:27des prix des actifs,
35:28mais aussi une hausse
35:29des salaires,
35:29parce qu'on voit
35:30quand on regarde
35:30la croissance
35:31du revenu disponible,
35:32il est quand même
35:33en chute libre.
35:34Donc, pour moi,
35:34grande challenge
35:35de l'économie américaine,
35:36investir sur l'ensemble
35:37de l'économie
35:38et que ces gains
35:39de productivité
35:39génèrent évidemment
35:40une hausse du prix
35:41des actifs,
35:42mais soient aussi capables
35:42de générer des hausses
35:44de salaires.
35:45Et donc,
35:45c'est un pari
35:46qu'ils font,
35:47Kevin Noir,
35:47chez Libas,
35:48si on ne baisse pas les taux,
35:49les entreprises,
35:50ça va être beaucoup
35:51plus compliqué d'investir
35:52parce que les conditions
35:53de financement
35:53des petites entreprises,
35:55ce ne sont pas les conditions
35:55qu'on a sur le marché obligataire.
35:57On voit que là,
35:58on a des volumes records,
35:59une demande record.
36:00C'est beaucoup
36:00de financement bancaire.
36:01On voit que là,
36:02les conditions de financement,
36:03elles ne sont pas aussi fortes
36:04et elles dépendent
36:05beaucoup des taux courts
36:06et on voit que les taux réels
36:07à deux ans
36:08sont quand même assez élevés.
36:10Donc, c'est un pari qu'ils font.
36:11Donc, l'économie américaine
36:12aujourd'hui,
36:13elle boume fort.
36:14Si rien n'est fait,
36:15eh bien moi,
36:18et il y a un pari qui est très fort
36:19aujourd'hui qui est fait
36:20sur l'IA quoi,
36:21sur l'IA et cette intégration
36:22de l'IA sur l'ensemble
36:23de l'économie.
36:24Et donc, oui,
36:26on a des attentes élevées,
36:28des chiffres de croissance forts,
36:29mais il y a aussi
36:30un niveau de risque
36:30qui est plus élevé
36:31parce qu'une économie
36:32aujourd'hui,
36:32c'est passionnant,
36:33qui dépend énormément
36:34du marché actions.
36:35Changement de nature
36:36de la croissance.
36:37Un changement de nature
36:37de la croissance.
36:38Et puis, ces actions-là
36:40qui boument ces boîtes
36:40de la tech,
36:41elles changent de régime
36:42aujourd'hui en dépendant
36:42plus de la dette.
36:43doucement, doucement.
36:44Donc, on va s'amuser.
36:46Bon, alors justement,
36:48où est-ce qu'on en est
36:48du pari de l'IA,
36:49selon vous,
36:50Emeric,
36:50là, chez Taylor ?
36:51Alors, je ne refais pas
36:52toute l'histoire,
36:53mais depuis 2-3 mois,
36:54effectivement,
36:55on a un thème de l'IA,
36:57soit à travers
36:58les fournisseurs
36:59de hardware,
37:00de puces,
37:01d'infrastructures,
37:01soit à travers
37:02les fournisseurs
37:03de software,
37:04les logiciels.
37:04On a un thème de l'IA
37:05qui sous-performe
37:06quand même depuis
37:072-3 mois,
37:07peut-être maintenant,
37:09avec surtout
37:09beaucoup plus de volatilité.
37:10On voit,
37:11y compris pour des méga caps
37:14de plusieurs trillions
37:15de dollars,
37:15on peut voir des chutes
37:16de 10-15%.
37:18C'était Microsoft
37:19il y a quelques jours
37:20à peine.
37:20Et je ne parle même pas
37:21du secteur des logiciels
37:22qui se fait détruire
37:24entre guillemets
37:25depuis un an
37:25et qui voit sa chute
37:26s'accélérer
37:27à la faveur
37:28d'un nouveau modèle
37:29d'IA sorti,
37:30celui d'Enthropic
37:31en l'occurrence.
37:32Mais il y en aura
37:32un autre demain
37:33chez OpenAI,
37:34ensuite Gemini,
37:36etc.
37:36Enfin,
37:36la course au modèle,
37:37elle va se poursuivre.
37:38On a l'impression
37:38que le secteur
37:40des logiciels
37:40n'a peut-être pas
37:41encore fini
37:42de toucher le fond.
37:43Quelle lecture
37:43vous faites
37:44justement de cette séquence ?
37:45Cette lecture-là.
37:48En fait,
37:49tout simplement,
37:50nous,
37:50ça fait un moment
37:50qu'on dit ça,
37:51on en a parlé plusieurs fois,
37:53que nous,
37:54on jouait
37:55l'angle plutôt
37:56équipement,
37:57infrastructure,
37:58autour des data centers,
37:59etc.
38:00Et qu'on jouait
38:00très peu
38:01la partie software
38:02et c'est là
38:02où était concentré
38:03une grande partie
38:04du risque
38:04de l'IA
38:05et une grande partie
38:07des investissements aussi.
38:08Les gens
38:08n'en parlaient pas beaucoup
38:09mais une énorme partie
38:10des augmentations capitales,
38:12des levées de fonds,
38:13de private equity
38:13qui ont été menées
38:14notamment aux Etats-Unis
38:15mais aussi en Europe
38:16ont été faits
38:17sur du software.
38:20Le secteur darling
38:21du private equity.
38:21tout avait été...
38:23C'est du cash,
38:23c'est de la récurrence,
38:25c'est de la croissance.
38:26Et ils avaient tous
38:27un petit peu
38:27revu le narratif
38:28du software
38:28en disant
38:29« Ah mais l'IA,
38:30mais en fait,
38:31on en faisait. »
38:31Et tout à coup,
38:32on s'est découvert
38:32effectivement des espèces
38:33d'extensions
38:34où il y a
38:34sur tous les parties
38:36software
38:36sur la gestion
38:38des données de santé,
38:39la gestion des données
38:39professionnelles,
38:40la gestion de toutes
38:41les données
38:41que vous pouvez avoir.
38:42On avait mis l'IA
38:43à toutes les sauces
38:44autour de ça.
38:45Après,
38:45on avait fait effectivement
38:46sur le traitement
38:46de l'image,
38:47puis de la vidéo.
38:48Donc,
38:48c'était vraiment là
38:49que les choses
38:50allaient se passer.
38:51Clairement,
38:51il va y avoir une crise
38:52parce que
38:53ces modèles économiques,
38:54ils fonctionnent
38:55par le nombre
38:56de licences vendues
38:57et aussi
38:58formation des utilisateurs.
39:00Parce qu'effectivement,
39:01quand vous formez
39:01beaucoup d'utilisateurs
39:02sur un an,
39:04deux ans,
39:04parce que effectivement,
39:05c'est des outils
39:05très pointus,
39:06c'est un investissement
39:06énorme pour les sociétés
39:08et ils deviennent captifs,
39:09ces ingénieurs
39:10qui sont formés.
39:11Et du coup,
39:12en fait,
39:13l'arrivée de l'IA,
39:14ça va effectivement
39:15réduire le nombre
39:15de licences.
39:16Des travaux,
39:17par exemple,
39:17je ne sais pas,
39:17de modélisation
39:18des bâtiments publics
39:19ou de bâtiments tout court,
39:20quand vous les construisez,
39:22jusqu'à présent,
39:22c'était deux à six mois
39:24de conception
39:24avec une équipe
39:25de 20 personnes
39:26qui bossaient
39:27pendant X temps
39:28avec je ne sais pas
39:29combien de licences
39:30et qui faisaient
39:31la conception
39:31de A à Z
39:32en 3D,
39:33si on appelle ça
39:33des bims,
39:35qui faisaient effectivement
39:36ce plan,
39:36cette maquette
39:37à grandeur nature,
39:38réplique parfaite
39:39de l'immeuble
39:39avant de lancer
39:40pour effectivement
39:40l'architecte
39:42et la personne
39:43qui allait construire
39:43le promoteur.
39:45Ça,
39:45c'est un dasso-système,
39:46par exemple.
39:46C'est du dasso-système,
39:47c'est du nemet-check,
39:48c'est du PTC,
39:50tout ce qu'on peut penser.
39:51Eh bien,
39:52ces gens-là,
39:53ils vont vendre
39:53beaucoup moins de licences,
39:54ils vont faire
39:55beaucoup moins de formations
39:55et leurs outils
39:56auront beaucoup moins
39:57de plus-value
39:58parce qu'effectivement,
39:59on sera formé
40:00beaucoup plus vite,
40:01on aura l'IA à côté,
40:02un peu comme dans le coding,
40:04il y aura moins d'années
40:04de formation
40:05dans les différents codes,
40:07il y aura effectivement
40:07des IA en miroir
40:09qui viendront aider
40:10à coder,
40:12dire là où ça ne va pas,
40:12etc.
40:13Il y aura un humain
40:14un peu senior
40:15qui supervisera
40:16que l'IA est bien codé,
40:17mais ça va,
40:18on parlait d'obsolescence
40:19programmée
40:19ou de destruction
40:21créatrice,
40:23il y aura probablement
40:25effectivement
40:25des secteurs,
40:27des pans entiers
40:28de l'économie
40:28qui vont être révolutionnés
40:29et notamment
40:30des accès
40:30à des professions,
40:32dans les cabinets d'avocats,
40:33dans les ingénieurs,
40:34etc.,
40:35tous ces jobs
40:36un petit peu
40:36de petites tâches,
40:39un peu...
40:41là où il y a
40:42de la place
40:42pour l'automatisation,
40:43il y aura l'IA
40:44qui va tout pour le verser.
40:46Et ça veut dire
40:46que ces boîtes-là
40:46peuvent plus payer
40:4740 fois le...
40:48Ah bah non,
40:49justement,
40:49c'est exactement ça.
40:50D'ailleurs,
40:50le précurseur,
40:51c'était Adobe,
40:52Adobe,
40:53aux US.
40:54Traitement d'images
40:54et vidéos,
40:56les gens très vite
40:56ont compris
40:57qu'il allait y avoir
40:57un truc qui allait se passer
40:58de très très grave là-dessus
40:59et malgré des publications
41:01records,
41:02trimestre après trimestre,
41:03je sais,
41:04ces 18 derniers mois,
41:04la société n'a rien fait
41:07en bourse.
41:07Elle n'a fait que des centres.
41:08Et donc,
41:08c'est le de-rating
41:09d'un secteur,
41:10c'est la chute d'un secteur,
41:12c'est les fallen angels
41:14du software.
41:15Il n'y a pas d'autres
41:16à venir là ?
41:16Oui,
41:17il n'y a pas d'autres.
41:18Non,
41:18mais c'est brutal.
41:19Le changement de statut,
41:20c'est toujours très brutal.
41:21C'est un changement statutaire,
41:22c'est un peu comme
41:23des sociétés de croissance
41:24qui deviennent des sociétés matures
41:25et qui,
41:25effectivement,
41:26deviennent value.
41:28Là,
41:29c'est...
41:29On a un changement statutaire,
41:31des boîtes de croissance
41:32qui se payent 40 fois
41:33vont peut-être se payer
41:33maintenant 20 fois.
41:35Comme vous le disiez,
41:36derrière quand même de la dette,
41:37le private credit
41:37a beaucoup financé aussi
41:38les boîtes de software,
41:39etc.
41:40Donc,
41:40le risque est toujours
41:42dans le crédit
41:42à la fin de la journée.
41:44Oui,
41:44parce qu'on regarde
41:45des indicateurs très rigolos
41:46à regarder la dette
41:47sur le S&P 500
41:48par rapport au PIB.
41:49On est sur des plus bas historiques,
41:51mais ça,
41:51c'est un ratio
41:52qui va remonter.
41:54Et maintenant,
41:54on voit ces grands noms
41:55qui viennent se refinancer
41:57sur le marché de la dette.
41:58Alors,
41:58pour l'instant,
41:59on va passer sur un modèle
42:00où tous les cash-lots
42:01étaient redirigés aux actionnaires
42:02maintenant sur un modèle
42:04qui va être
42:05intensif en capital.
42:05Je crois que c'est Alphabet,
42:06ils vont lever 15 milliards
42:07sur le marché.
42:08Alors,
42:08ils n'auront évidemment
42:08aucun problème.
42:09Tout le monde va s'arracher
42:10la dette Alphabet.
42:11Voilà,
42:12sauf qu'on aura 15 milliards
42:13de dette Alphabet,
42:14c'est peut-être 15 milliards
42:15de moins pour d'autres,
42:17je ne parle pas d'acteurs de la tech,
42:18d'acteurs plus traditionnels peut-être.
42:20Pour des États ?
42:21Pour des États.
42:22Je mets les États
42:23dans le même panier,
42:23effectivement,
42:24qui auront peut-être
42:24moins d'accès
42:25à cette demande
42:26de financement.
42:28Après,
42:28on pourra peut-être
42:29à un moment ou à un autre
42:30s'interroger sur la visibilité
42:31des cash-lots
42:32de ces entreprises-là
42:33à 10 ans.
42:34Ce n'est pas aussi facile.
42:37Julien,
42:37alors sur la séquence tech,
42:39est-ce qu'il y a une crise
42:39de la tech en gestation ?
42:41Et puis,
42:42j'ajoute à ça,
42:43bon,
42:43les cryptos,
42:45beaucoup de points hauts
42:46ont été faits en octobre.
42:47D'ailleurs,
42:47le TAMIA a fait un point haut
42:48aussi en octobre.
42:50Les cryptos,
42:50c'est un point haut en octobre
42:51et derrière,
42:51c'est quand même
42:52un crash assez violent.
42:54Alors,
42:54les précieux,
42:54le point haut est un peu plus récent,
42:55mais il y a eu quand même
42:56là aussi des débouclages
42:58et des liquidations
42:58très violentes.
43:00De voir
43:00plusieurs poches de marché
43:02se dégonfler en même temps,
43:04ça assainit le marché
43:05ou ça le fragilise ?
43:08Est-ce que ça assainit ?
43:09Sur
43:12les trois marchés
43:16concernés,
43:17il y a effectivement un lien.
43:19À la rigueur,
43:19on peut prendre le bitcoin
43:20pour faire la passerelle.
43:21Le bitcoin,
43:22c'est
43:22du hachage,
43:25du registre
43:25et du protocole.
43:27Hachage,
43:27registre,
43:28on est tout à fait
43:29dans la partie
43:30celle qui va nous permettre
43:33de faire des gains
43:34de productivité,
43:34celle qui est dans
43:35nos métiers à nous,
43:36la tokenisation
43:37de nos services.
43:39Donc,
43:39celle-là est très claire.
43:40La partie protocole,
43:41elle,
43:42c'est l'idée
43:42un peu 68ards
43:44de 2009
43:45qu'il nous faut
43:46une monnaie
43:47qui soit asymptotique.
43:50C'est-à-dire
43:50qu'on en produit
43:51de moins en moins
43:51pour pouvoir nous protéger
43:53de la gabegie monétaire
43:55qui est devant nous
43:56et qui n'a pas
43:57beaucoup de sens.
43:58Je dis volontairement,
43:59je dis 68ards
44:00pour dire en fait
44:00c'est un peu
44:01une utopie
44:02qui d'ailleurs
44:04n'a pas de sens
44:04du point de vue monétaire.
44:06Cette partie-là
44:06du bitcoin
44:07et ça et l'or,
44:08c'est la même chose
44:09pour moi.
44:10Mais sauf que dans le bitcoin,
44:11on a les deux.
44:11On a la tech
44:12et on a l'utopie.
44:13J'entends.
44:14Donc,
44:14c'est pas facile
44:15pour ça que
44:15quand les gens regardent
44:16le bitcoin,
44:18ce qui reste à la fin,
44:19que je disais
44:20il n'y a pas longtemps,
44:20à mon avis
44:21sur ce marché-là
44:22il reste à la fin
44:23une chose très simple
44:24c'est l'émotion
44:25et quasiment
44:26que du comportement.
44:28Parce qu'en fait
44:28derrière deux choses
44:29ensemble
44:30qu'on ne peut pas séparer
44:32à la fin
44:33on ne peut pas comprendre
44:33les mouvements.
44:34Donc je ne peux pas vous répondre
44:35je ne peux pas répondre
44:36sur le bitcoin
44:36qui a perdu
44:37qui a été divisé par deux
44:38est-ce que c'est la même chose ?
44:38Oui, je veux dire
44:39voilà il y a un sigle
44:40tous les quatre ans
44:40etc.
44:41Je veux dire
44:41ce que tout le monde
44:42a déjà vu.
44:43Mais ce qui compte
44:43c'est pourquoi
44:44cette chose-là
44:45s'est produite
44:45et qu'est-ce qui est derrière.
44:46Et est-ce que c'est
44:47la partie tech
44:48ou est-ce que c'est
44:48la partie utopie ?
44:50Franchement je ne sais pas.
44:52La partie utopie
44:53mais qui est de très bon sens
44:55de la part des investisseurs
44:56qui est de détenir
44:57des choses
44:58qui seront tangibles
44:59si un jour
45:00il y a un problème monétaire
45:01et en fait
45:02on se dirige vers
45:02un problème monétaire majeur
45:03je redis encore un peu
45:05mon avis
45:05il vaut mieux avoir de l'or
45:07pas forcément
45:08parce que l'or
45:08passera de 5 000
45:10à 25 000 ce jour-là
45:11mais parce que
45:12ce sera peut-être
45:12une des seules choses
45:13qu'on pourra réellement exploiter
45:14pour commencer à construire
45:15quelque chose.
45:15Non mais c'est
45:16je dis des
45:18On revient vraiment
45:19au B à bas alors.
45:20Alors que le Bitcoin
45:21ce n'est pas du tout
45:21évident.
45:22J'entends.
45:23Pour autant
45:23la partie Bitcoin
45:25la partie techno
45:26de la Bitcoin
45:27les gens qui disent
45:28ouais ça vaut beaucoup
45:29le Bitcoin
45:29mais quand on va utiliser
45:31cette technologie
45:32pour tokeniser
45:33nos métiers
45:34on ne va pas le faire
45:35pour acheter du Bitcoin
45:36à un million
45:37on va le faire
45:38parce que ça va nous faire
45:38gagner de l'argent
45:39à nous tous collectivement.
45:40Ça nous permet
45:41d'être plus secure
45:42moins cher etc.
45:44Donc forcément
45:44il n'y a aucun lien
45:45avec le Bitcoin
45:46dans le fond
45:47il n'y en a aucun
45:47et si on va plus loin
45:49le Bitcoin
45:50qui est un protocole
45:51qui est non souverain
45:52qui est fermé
45:53qui est clos
45:54ne va plus y toucher.
45:55Est-ce que
45:56des chambres de compensation
45:57des états
45:58vont vouloir travailler
45:58avec un truc qui est clos ?
45:59C'est impossible.
46:01Donc en fait
46:01dans la baisse du Bitcoin
46:03je pense qu'il y a
46:04pour essayer quand même
46:05de répondre à la question
46:06je pense qu'il y a
46:07la remise en cause
46:08de pas mal de choses
46:09qui sont dans la technologie
46:10et de la perspective
46:11de tout ça.
46:12donc l'IA
46:13probablement
46:14est liée à ça
46:14c'est-à-dire que l'IA
46:15est en train
46:15c'est ce qui s'est passé
46:16pour les softwares
46:17l'IA est en train
46:18de dire
46:19bah en fait
46:19on va avoir une autre
46:20manière de gérer tout ça
46:21qui va être bien différente.
46:22nouvelle architecture
46:23mais je vais terminer
46:25juste là-dessus
46:25parce que je pense
46:25que tout se lit
46:26quand on a eu
46:28le deuxième choc pétrolier
46:29en 79
46:30c'est quand même
46:31le grand moment
46:32d'IBM
46:32du premier ordinateur
46:33et des fantastiques
46:35gains de productivité
46:36qui étaient devant nous.
46:37Ça a mis quand même
46:38un bon moment
46:38avant d'arriver.
46:40On est à peu près
46:40dans une situation inflationniste
46:41avec un nouveau gadget
46:42qui va nous faire gagner
46:43de la productivité.
46:46L'histoire
46:47ne se répète pas toujours
46:48mais elle rime parfois
46:49c'est ça
46:49l'idée générale.
46:51Merci beaucoup à vous trois
46:53d'avoir été les invités
46:53de Planète Marché ce soir.
46:55Julien Ebenzal
46:55Itoro Patrimoine
46:57Emmerick Blond
46:58Taylor Asset Management
46:59Valentin Ennouz
47:00Amundi Institute.
47:06Le dernier quart d'heure
47:07de Smartbourg
47:07chaque soir
47:08c'est le quart d'heure
47:08thématique
47:09chaque lundi
47:10le thème
47:10c'est celui de la vie
47:12politique, économique,
47:13financière, américaine
47:14avec Pierre-Yves Dugas
47:16notre correspondant américain
47:17à distance avec nous.
47:18Bonsoir Pierre-Yves.
47:20Merci beaucoup
47:20d'être avec nous.
47:21Oh oui ce sont des annonces
47:23qui ont fait les gros titres
47:24en l'occurrence
47:25de la presse américaine.
47:27On parle de la crise
47:29et de la restructuration
47:30lourde engagée
47:31par Jeff Bezos
47:32au Washington Post
47:33Pierre-Yves
47:36avec un Jeff Bezos
47:37qui se
47:37j'allais dire
47:38qui applique
47:39assez basiquement
47:41les méthodes
47:42de la tech
47:43et de la Silicon Valley
47:44à un journal
47:46historique
47:46comme le Washington Post
47:48et tout ça
47:48évidemment
47:49fait un peu de remous.
47:51Oui ça ne passe pas
47:53très bien
47:53Jeff Bezos
47:56est propriétaire
47:57de ce journal
47:57Jeff Bezos
47:58n'est plus
47:59patron d'Amazon
48:01depuis 2021
48:02Jeff Bezos
48:04est très actif
48:05dans la gestion
48:06d'autres entreprises
48:07notamment sa société
48:08de transport spatial
48:09Blue Origin
48:10il a fait profil bas
48:13jusqu'il y a
48:15un peu plus d'un an
48:16et petit à petit
48:18il s'immisce
48:19dans les questions
48:20éditoriales
48:20du Washington Post
48:22et là
48:22on sent
48:23qu'il y a
48:24sa patte
48:25derrière cette décision
48:26ostensiblement prise
48:28par
48:28Will Lewis
48:30qu'il a mis
48:30qu'il a nommé lui-même
48:33au poste
48:33d'éditeur
48:35du groupe
48:36éliminer
48:39300 personnes
48:40300 emplois
48:42dans une structure
48:44de
48:44un peu plus de 1000
48:46ça ne passe pas
48:48très bien
48:49à Washington
48:49ça ne passe pas
48:50très bien
48:51dans la presse
48:52d'autant que
48:53le profil
48:55de Jeff Bezos
48:56nouvel ami
48:57de Donald Trump
48:59est quelque chose
49:00qui irrite énormément
49:01le Washington Post
49:02qui est très largement
49:03constitué de gens
49:04qui détestent
49:05Donald Trump
49:06et qui constituent
49:07et qui sont convaincus
49:08ils l'écrivent
49:09tous les jours
49:09que Donald Trump
49:11est une menace
49:12pour la démocratie
49:13américaine
49:14ça ne se passe pas bien
49:16tant et si bien
49:17que
49:17l'éditeur
49:19du journal
49:20a dû démissionner
49:20samedi
49:21il avait été invisible
49:22mercredi
49:23lors de l'annonce
49:24de ces 300 suppressions
49:25d'emplois
49:25une personne
49:28par intérim
49:29a été nommée
49:29quelqu'un
49:30qui a un profil
49:32qui vient de
49:33Google
49:33et de Yahoo News
49:35et de Tumblr
49:36mais qui n'a pas
49:36le profil
49:37d'être un
49:38grand éditeur
49:38de presse
49:39et il y a
49:41cette révélation
49:42qui me paraît
49:43importante
49:44dans cette affaire
49:45qui relève
49:47non pas seulement
49:48de ce basculement
49:50idéologique
49:50que Jeff Bezos
49:51voudrait voir
49:52s'opérer
49:52dans le contenu
49:53éditorial
49:54du Washington Post
49:55pour que ça
49:55devienne un journal
49:56plus centriste
49:57et moins
49:58progressiste
50:00favorable à l'aile gauche
50:01du Parti démocrate
50:02il y a cette question
50:04de l'effondrement
50:05des visites
50:08et de la fréquentation
50:10et de la lecture
50:11des articles
50:13du Washington Post
50:14quand il s'agit
50:15d'internautes
50:15qui d'ordinaire
50:16s'adressaient
50:17à un moteur de recherche
50:18pour avoir accès
50:19à des informations
50:20maintenant
50:21de plus en plus
50:22les internautes
50:23ne lisent plus
50:24les articles
50:24de journaux
50:25ils lisent
50:26des résumés
50:27qui ont été faits
50:28par l'intelligence
50:28artificielle
50:29et l'intelligence
50:30artificielle
50:31est en train
50:31de changer
50:32la manière
50:33dont l'internaute
50:34lisait le journal
50:35numérique
50:36et c'est une mauvaise
50:38nouvelle
50:38pour non seulement
50:39le Washington Post
50:41mais toutes les autres
50:42grandes publications
50:43le problème
50:44c'est que Jeff Bezos
50:45part d'un niveau
50:46plus bas
50:47il a irrité
50:48beaucoup d'abonnés
50:48vous vous souvenez
50:49qu'il était intervenu
50:51pour empêcher
50:52au Washington Post
50:54d'appeler à voter
50:55pour Kamala Harris
50:56dans les 48 heures
50:57qui ont suivi
50:588% des abonnés
50:59ont résilié
51:01à leur abonnement
51:01donc les choses
51:02se complètent
51:02pour Jeff Bezos
51:03bon avec
51:04effectivement
51:05cette crise ouverte
51:06au Washington Post
51:08autre sujet
51:09passablement
51:10sulfureux
51:11Pierre-Yves
51:12disons-le
51:13les liens
51:13entre la famille
51:14Trump
51:15les enfants
51:16de Donald Trump
51:16notamment
51:17avec
51:18l'émirat d'Abu Dhabi
51:20et notamment
51:21alors je crois
51:21que c'est le frère
51:22du président
51:24de l'émirat
51:25en tout cas
51:26des liens
51:27qui sont plus
51:28que des liens
51:28amicaux
51:29puisqu'on parle
51:29d'investissement
51:30massif
51:31dans l'entreprise
51:33crypto
51:34de la famille Trump
51:34en fait
51:36il y a
51:37deux scandales
51:38dans cette affaire
51:39deux scandales
51:40potentiels
51:41en tout cas
51:42il y a deux affaires
51:43qui sentent
51:44le souffre
51:44il y en a une
51:46qui est plus facile
51:47à expliquer
51:48aux lecteurs
51:48et aux électeurs
51:50américains
51:51et c'est celle
51:51qu'a choisi
51:52le parti démocrate
51:53pour faire des misères
51:54à la famille Trump
51:55c'est la découverte
51:58grâce à une enquête
51:59du Wall Street Journal
51:59journal de monsieur Murdoch
52:02qui décidément
52:02n'est plus tellement
52:03l'ami de la famille Trump
52:04et qui a révélé
52:06que quatre jours
52:07avant
52:07l'investiture
52:09de Donald Trump
52:10pour son deuxième mandat
52:12le chef
52:14ce sultan
52:15ce sheikh
52:17pardon
52:17des émirats arabes unis
52:19qui est responsable
52:20des services
52:21de renseignement
52:21des émirats
52:22a carrément
52:23investi
52:24500 millions
52:26de dollars
52:27pour acheter
52:2749%
52:29d'une société
52:30World Liberty
52:31qui n'avait
52:32ni client
52:33ni produit
52:34elle avait en revanche
52:35cette particularité
52:36d'être détenue
52:38contrôlée
52:39dirigée
52:39créée
52:40par les fils
52:41de Donald Trump
52:42ces derniers
52:44se sont mis
52:45dans les semaines
52:45qui ont suivi
52:46à émettre
52:47des main coins
52:48le fameux
52:49dollar Trump
52:50le dollar Melania
52:51ils en ont émis
52:53pour 550 millions
52:55qui sont tombés
52:56dans leur poche
52:57sous forme
52:57de véritables dollars
52:58et ceux qui ont acheté ça
53:00se sont retrouvés
53:01avec des main coins
53:02qui aujourd'hui
53:02ne veulent pratiquement plus rien
53:03le chef
53:05des émirats
53:07Raboudi
53:07lui n'avait pas droit
53:08à cette source
53:09de cash
53:10alors on se demande
53:10pourquoi
53:11d'abord
53:12cette affaire
53:13n'avait pas été révélée
53:14plus tôt
53:14et pour quelle raison
53:16il est entré
53:17dans cette transaction
53:18on découvre
53:20et à Odissoie
53:21qui m'a l'y pense
53:22que quelques semaines
53:23plus tard
53:24l'administration
53:25Biden
53:26autorise
53:26l'exportation
53:29de puces électroniques
53:30de plus forte capacité
53:31de calcul
53:32de Nvidia
53:33et de AMD
53:34aux émirats
53:35Raboudi
53:35parce que
53:36les émirats
53:37l'administration Trump
53:38autorise
53:39bien sûr
53:39Pierre-Yves
53:40exactement
53:41l'administration
53:42Biden
53:42l'avait interdit
53:43et l'administration
53:45Trump
53:45l'autorise
53:46mais il n'y a aucun rapport
53:48entre les deux transactions
53:50j'ai appris
53:51j'ai appris un mot
53:52au cours des dernières heures
53:54c'est le mot
53:54finance décentralisée
53:56est-ce que vous savez
53:57ce que ça veut dire ?
53:58oui c'est tout ce qui est
53:59sur la chaîne
54:00comme on dit
54:00c'est le on-chain
54:01la finance décentralisée
54:03Pierre-Yves
54:04et bien voilà
54:05vous êtes très fort
54:06la centralisation
54:09c'est très mauvais
54:09parce que
54:10quand vous êtes
54:10président du mouvement
54:11MAGA
54:12et que vous êtes inculpé
54:14devant de multiples tribunaux
54:16les banques
54:16ne veulent plus
54:17avoir de compte
54:18avec vous
54:19elles ferment vos comptes
54:20elles ne veulent certainement plus
54:22vous prêter d'argent
54:23ce qui prouve
54:24que la centralisation
54:25du pouvoir financier
54:26pour le monde MAGA
54:27est une mauvaise chose
54:28tandis que dans le monde
54:29des cryptos
54:30à ce moment là
54:31tout est décentralisé
54:32et c'est dans ce souci
54:33de faire profiter
54:34l'américain moyen
54:35des merveilles
54:36que le crypto
54:37peut offrir
54:38que les trois fils
54:40de Donald Trump
54:41ont lancé
54:42cette opération
54:43avec deux autres fils
54:44deux autres fils
54:46intéressants
54:47il y a
54:47Brandon Lutnick
54:49qui est Brandon Lutnick
54:50mais le fils
54:51de Howard Lutnick
54:52qui est Howard Lutnick
54:54celui qui a créé
54:55et géré longtemps
54:56Cantor Fitzgerald
54:57la banque d'investissement
54:58nuorcaise
54:59et qui aujourd'hui
54:59est secrétaire
55:00au commerce
55:01et puis il y a également
55:03Zach Witkoff
55:05qui est Zach Witkoff
55:06mais le fils
55:07de Steve Witkoff
55:08qui est Steve Witkoff
55:09un grand investisseur
55:11dans l'immobilier
55:11à Manhattan
55:12qui est devenu
55:13parce que c'est un ami
55:13de Donald Trump
55:14le principal leader
55:16des négociations
55:17pour la paix
55:18en Ukraine
55:18et la paix
55:19avec l'Iran
55:20et bien figurez-vous
55:22que tous ces fils
55:23de leur prestigieux papa
55:24ont tous un point commun
55:26ils sont tous
55:28dans ces affaires crypto
55:29ils sont tous
55:30à l'origine
55:31de créations d'entreprises
55:33qui émettent
55:34des tokens
55:35qui émettent
55:36des stable coins
55:37et qui ensuite
55:38s'aperçoivent
55:40que tous ces gens
55:41ont acheté des produits
55:42qui ne valent plus rien
55:43mais qu'eux
55:44se sont fait grassement
55:45rémunérés en cash
55:46et bien tous ces fils
55:47figurez-vous
55:48c'est difficile
55:49tout de même
55:50à imaginer
55:51n'ont rien dit
55:53à leur papa
55:53Donald Trump
55:55n'est au courant
55:56de rien
55:56ce sont ses fils
55:58qui font des affaires
55:59il ne sait pas
56:00ce que font ses fils
56:01il n'intervient pas
56:03il n'y a pas
56:03de conflit d'intérêt
56:04même chose
56:05pour le fils
56:06de Howard Lutnik
56:07et même chose
56:08pour le fils
56:08de M. Witkoff
56:09on y soit
56:10qui mal y pense
56:11comme disait l'autre
56:13laisse pas traîner ton fils
56:14Pierre-Yves
56:15bon on verra bien
56:18effectivement
56:19comment tout ça tourne
56:20je regardais
56:21j'avais une petite vidéo
56:21de Steve Bannon
56:22qui donnait une conférence
56:23j'imagine devant une salle
56:24acquise à la cause
56:26MAGA
56:27il avait quand même
56:28cette phrase
56:28comprenez bien
56:29disait-il à l'audience
56:30que si Donald Trump
56:32n'est pas réélu
56:33ou on ne trouve pas
56:33un moyen
56:34d'aligner un nouveau mandat
56:36pour Donald Trump
56:37beaucoup d'entre vous
56:38dans cette salle
56:39et moi le premier
56:40se retrouvant en prison
56:41oui
56:43derrière cette affaire
56:44crypto
56:45qui alarme
56:47les démocrates
56:47et quelques républicains
56:49aussi
56:49il y a la perspective
56:51en cas de défaite
56:52des républicains
56:52aux midterms
56:53d'avoir la deuxième partie
56:55du mandat
56:55de Donald Trump
56:56complètement occupé
56:57par des procédures
56:58de destitution
56:59destitution
57:00potentielle du président
57:02mais aussi
57:02de l'attorney general
57:03et d'autres membres
57:04de son cabinet
57:05on verra
57:06effectivement
57:07ce sera le grand rendez-vous
57:08de cette année
57:08on a encore quelques mois
57:09pour s'y préparer
57:11merci beaucoup
57:11les élections de mi-mandat
57:12aux Etats-Unis
57:13merci Pierre-Yves
57:14la chronique hebdomadaire
57:15de la vie politique
57:16économique
57:17financière
57:18américaine
57:18de l'administration Trump
57:20et des fils
57:21et de la famille Trump
57:22c'est avec Pierre-Yves Dugas
57:23chaque lundi
57:24dans Smart Bourse
57:25dans ce dernier quart d'heure
57:26que vous vous retrouvez
57:27comme toutes les émissions
57:28bien sûr
57:28en replay
57:28sur bsmart.fr
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