- il y a 20 heures
Tout savoir sur les grandes tendances du marché de l'immobilier avec les meilleurs experts et notre journaliste maison, Marie Coeurderoy, et vous !
Catégorie
📺
TVTranscription
00:03BFM Business présente les experts de l'IMO, Marie-Cœur De Roura.
00:08Et il est midi sur BFM Business lors des experts de l'IMO, mais avant cela, un rappel des principaux
00:12titres de l'actualité.
00:13La guerre au Moyen-Orient et face à l'échec des discussions avec les Américains, les Iraniens cherchent désormais le
00:18soutien des Russes.
00:19Le ministre iranien des Affaires étrangères est arrivé ce matin à Saint-Pétersbourg où il doit être reçu par Vladimir
00:25Poutine.
00:26L'Iran parle déjà de front uni avec la Russie et accuse les Américains d'être responsables de l'échec
00:31des discussions de paix au Pakistan.
00:33Face au blocage du détroit d'Hormuz, de nouveau paralysé, les prix du pétrole repartent à la hausse.
00:39Le baril de Brent pour livraison en juin dépasse ce midi les 109 dollars.
00:43Tensions persistantes également sur le marché obligataire avec un disant français autour des 3,66%.
00:49Les marchés suspendus également aux décisions des grandes banques centrales cette semaine.
00:53Réunion d'abord de la réserve fédérale américaine à partir de demain et jusqu'à mercredi, la dernière présidée par
00:59Jérôme Powell.
01:00Dans ce contexte, les analystes tablent sur un statu quo.
01:04Jeudi, ce sera au tour de la Banque Centrale Européenne et là aussi prudence attendue avec un maintien de ces
01:08taux anticipés.
01:10Face au retour de la menace inflationniste, les observateurs tablent tout de même sur une hausse au mois de juin.
01:15Allez, c'est l'heure des experts de Limo.
01:17Votre programme avec Bienici.
01:20On est bien ici.
01:21Trouvez votre futur logement par vie de quartier et temps de trajet sur bienici.com.
01:25Une bonne journée commence avec de bonnes infos.
01:28C'était votre programme avec Ikea pour les pros.
01:30Toute l'offre et les services d'Ikea dédiés aux pros.
01:32Ikea.
01:37BFM Business présente les experts de Limo, Marie Cœur d'Auroa.
01:42Et les experts de Limo, c'est tous les jours à l'heure de votre déjeuner sur BFM Business.
01:46Une demi-heure pour parler de notre immobilier, de nos logements, de toutes les situations qui vous concernent, que vous
01:51soyez locataire ou propriétaire.
01:53Et ça tombe bien parce que le pro de Limo du jour va s'intéresser à tous ces maillons de
01:58la chaîne immobilière dans des cas assez exceptionnels, notamment celui de catastrophe naturelle.
02:02On va faire un focus sur Angers et sa région.
02:06Ensuite, retour en plateau pour le débat du jour.
02:08Et aujourd'hui, on va parler du marché locatif et plus précisément du marché de la location meublée moyenne durée.
02:14Vous verrez ce que c'est dans quelques instants.
02:15Mais d'abord, c'est l'heure du pro de Limo.
02:18Les experts de Limo, le pro de Limo.
02:22Et on est en ligne avec Sébastien Blanvilain, directeur général.
02:25L'adresse en Joumène.
02:26Bonjour Sébastien.
02:28Bonjour Marie.
02:29Alors, je le disais, on va parler de situations qui malheureusement se reproduisent de plus en plus, en témoignent le
02:35coût de nos assurances d'ailleurs.
02:36On parle de catastrophes naturelles.
02:38Dans votre région, vous avez eu des inondations et vous avez constaté l'impact de ces inondations, de ces catastrophes
02:44naturelles,
02:46sur, quand je disais tous les maillons de la chaîne immobilière, c'était sur les locataires comme sur les propriétaires.
02:52Oui, tout à fait. On a été touchés début février et ça faisait 30 ans qu'on n'avait pas
02:57été, on n'avait pas connu une telle situation où, en effet, on s'est retrouvés avec plusieurs communes, des
03:02dizaines et dizaines de logements inondés.
03:04Et c'est vrai qu'il a fallu gérer l'urgence et ça a un impact, en effet, sur le
03:09locataire, puisque celui-ci se retrouve du jour au lendemain avec un bien qui est partiellement ou totalement inondé.
03:14Donc, il faut qu'il se reloge. Donc, il faut savoir que le propriétaire, lui, n'a aucune obligation de
03:19reloger son locataire.
03:20Donc, ça veut dire que le locataire doit se débrouiller via son assurance ou via éventuellement la mairie pour trouver
03:25un logement.
03:26Donc, déjà, c'est impactant, effectivement, pour le locataire.
03:30Forcément, le propriétaire, lui, c'est impactant parce que le droit du locataire, dans ce cas-là, c'est d
03:34'arrêter de payer totalement ou partiellement son loyer.
03:36Donc, le propriétaire, lui, se retrouve dans une situation où il n'a plus de loyer.
03:40Donc, il faut qu'il fasse appel à son assurance pour éventuellement avoir une réparation de son préjudice locatif.
03:47Et puis, bien entendu, après, c'est toute la partie qui va être expertise, travaux.
03:54Voilà, c'est la remise en état du logement et ça prend des mois.
03:59C'est ce que j'allais dire, tout ça prend du temps.
04:01Mais ma question, c'est justement, vous, comment vous intervenez dans ces moments-là,
04:05que ce soit sur la gestion locative avec le locataire, que ce soit sur le marché de la transaction,
04:10de l'évaluation du patrimoine aussi, ça doit être compliqué, du recours aux assurances.
04:14Qui s'en occupe ? Est-ce que vous, vous intervenez dans cette chaîne-là ? Comment ça se passe
04:18?
04:19Oui, bien sûr, en tant que gestionnaire locatif, on se doit, bien sûr, de prévenir les assurances.
04:23On essaye de faire le lien parce que le locataire, lui, est dans une situation de stress.
04:27Donc, on est là aussi pour l'accompagner, pour prévenir son assurance,
04:30puisqu'on a tous les éléments pour le faire, prévenir aussi l'assurance du propriétaire,
04:34que tout ça, ça se mette un petit peu en marche, commander.
04:37Alors, les expertises reviennent vers nous aussi pour les rendez-vous.
04:41Donc, en effet, c'est un vrai travail qui dure sur des semaines,
04:45puisque là, on rentre simplement dans une phase, et on est quasiment trois mois après,
04:48où les assécheurs arrivent dans les logements parfois.
04:51Donc, ça veut dire que pendant toute cette période-là, c'est effectivement pas mal d'incertitudes.
04:56Donc, ça, c'est sur la partie locative, pardon, sur la partie transaction,
05:01on se retrouve dans des cas de figure où vous avez des propriétaires,
05:05des futurs acquéreurs qui ont acheté des logements qui se sont retrouvés inondés
05:09et qui souhaitaient se désengager.
05:11Et là, forcément, dans le compromis, c'est une zone qui est à risque, qui est inondable.
05:17Le RP, les PPRN, etc., les plans de prévention des risques naturels, pardon,
05:20ont bien été indiqués.
05:22Et là, tant mieux, je ne sais pas, ça dépend si on se passe du côté acquéreur ou vendeur,
05:26l'accueilleur ne peut pas se rétracter.
05:28Ce n'est pas parce que la maison a été inondée,
05:30c'est une zone inondable qui peut se rétracter.
05:33Donc, en effet, on a aussi pas mal de gestions, non pas conflictuelles,
05:37mais de pédagogie avec le notaire, avec les acquéreurs, les vendeurs,
05:40pour expliquer que la vente doit aller jusqu'au bout.
05:43Mais du coup, ça se passe comment ?
05:44Alors, pardon, mais ça m'intéresse particulièrement ce cas-là de la transaction
05:48qui était en cours, finalement, avec ce compromis de vente.
05:51Est-ce que l'acheteur, il a d'ores et déjà un assureur ?
05:55Comment ça se passe ?
05:55Comme on est quand même très en amont de la vente,
05:58enfin, qui assume les coûts, au final ?
06:01Alors là, c'est encore le vendeur, puisque la maison appartient encore au vendeur.
06:04Donc, c'est l'assurance du vendeur, bien entendu, qui va faire le nécessaire.
06:08Et l'acquéreur, on va certainement repousser un petit peu l'acte authentique
06:12pour que la maison soit rendue à nouveau, soit habitable,
06:15soit à l'État où elle était lors du compromis.
06:18Et là-dessus, Sébastien, on n'est pas du tout sur les cas de maisons fissurées,
06:25avec, vous savez, les retraits gonflements des argiles.
06:27Le système assurantiel fonctionne mieux que là-dessus, non ?
06:30Quand on est sur un cas d'inondation.
06:33Je pense, oui, parce qu'hélas, on en a de plus en plus.
06:37Et c'est vrai que les assureurs, ils sont un petit peu maintenant au fait du jour
06:40par rapport à cette situation-là.
06:42Alors, c'est vrai qu'en plus, vu le volume qu'il y a eu,
06:45il y a forcément un automatisme qui a permis d'aller un peu plus vite qu'habituellement.
06:51Bon, les maisons fissurées, c'était encore un autre souci.
06:54Là, c'est des problèmes structurels qui sont totalement étrangers aux locataires.
06:58Mais là, la complexité, c'est que tout le monde, voilà, locataire, propriétaire,
07:03assurance, agence immobilière, artisan, tout ça doit, expert aussi d'assurance,
07:09tout ça doit rentrer effectivement dans une certaine logique de calendrier, en fait.
07:14Sébastien, j'ai quand même une dernière question à vous poser,
07:17parce que notre réalisateur allemand, qui est à fond dans nos sujets
07:19et qui a toujours des questions très pertinentes, me dit,
07:21mais qu'est-ce qui se passe quand, en cours de route,
07:23la zone qui n'était peut-être pas inondable au départ, elle le devient ?
07:26Est-ce que là, pour le coup, ça remet en cause ce qui a été signé ou pas ?
07:30Alors là, je ne suis pas un juriste, on va dire,
07:34qui pourrait vous citer des articles.
07:36À mon avis, si effectivement, lors du compromis,
07:38la zone n'est pas inondable, elle devient inondable,
07:41je pense que là, il y a peut-être une remise en question.
07:43Ça, c'est possible.
07:44Là, il faudrait creuser.
07:45Je ne veux pas aller au-delà de mes compétences.
07:48Tous les cas de figure, en tout cas, que nous avons eus,
07:50c'est clairement des zones qui étaient inondables,
07:53qui ont prouvé qu'elles étaient inondables, hélas.
07:55On n'a pas eu de cas où on a des zones qui étaient non inondables
07:58et qui sont devues inondables.
07:59Je ne sais pas si...
08:02J'ai un doute sur le fait de dire qu'il y a une zone non inondable
08:05qui est devue inondable.
08:06En tout cas, dans notre secteur,
08:07je n'en ai pas connaissance à ce jour.
08:08Mais c'est quand même quelque chose qui pourrait être de nature
08:10à contester de la part de l'acquéreur
08:11au moment après signature du compromis de vente, pour le coup.
08:16Oui, vraisemblablement, bien sûr.
08:17Mais on reprendra le temps, on reprendra le temps
08:18parce que vraiment, ce sujet est passionnant
08:20et malheureusement, ce sont des épisodes
08:22qui sont amenés à se multiplier.
08:23Merci pour votre témoignage.
08:25Sébastien Blanc-Vilain, directeur général de l'adresse Anjou Mène.
08:29Si, comme Sébastien, vous avez des témoignages
08:31à nous apporter à l'antenne de BFM Business,
08:33n'hésitez pas à nous écrire.
08:34On a une adresse mail,
08:36lesexpertsdelimo.com
08:44Et deux invités pour parler de cette location meublée.
08:47Alors du coup, rien à voir avec nos histoires d'inondations,
08:49mais enfin quand même,
08:50de vrais sujets qui nous intéressent tous.
08:53Qu'on soit locataire ou propriétaire investisseur,
08:55Jean Gouvion de Saint-Cyr, directeur de Barnes Rental.
08:58Vous ne pouvez pas avoir des noms à français,
09:00ce n'est pas possible.
09:02Vous m'obligez à avoir toujours cet accent pourri.
09:05C'est horrible.
09:06Bonjour Marie.
09:07Bonjour Jean.
09:08Et à mes côtés également,
09:09Frédéric Lecoq, président de Paris Attitude.
09:11Mais oui, mais oui.
09:12Ça se dit dans les deux langues.
09:14Bonjour Marie.
09:14C'est très bien, en version franche-touillarde.
09:17Donc messieurs, je le disais,
09:18on va parler de la location meublée.
09:21Vous insistez chez Paris Attitude
09:23sur ce concept de moyenne durée.
09:24Alors est-ce que vous pourriez nous dire,
09:26évidemment, c'est une réponse de Normand,
09:27mais si c'est de la moyenne durée,
09:29ce n'est pas de la courte,
09:30mais ce n'est pas de la longue.
09:31Donc c'est quoi précisément ?
09:32Alors moyenne durée,
09:33pourquoi en fait déjà je fais la distinction
09:35et depuis longtemps,
09:37parce qu'en fait,
09:38on est souvent assimilé à des...
09:41Airbnb, on va le dire.
09:43Je n'aime pas les citer,
09:44vous le faites pour moi,
09:45merci Marie.
09:46Non, non, en fait,
09:47nous en fait,
09:48on est dans du logement,
09:50on n'est pas dans de l'hébergement.
09:51Donc la différence,
09:52c'est que hébergement,
09:53c'est plutôt court,
09:54logement, c'est plutôt long.
09:56Notre moyenne durée de location,
09:57c'est 10,6 mois
09:58sur l'ensemble de nos locations de 2025.
10:01La plupart de nos locataires,
10:03en fait,
10:03viennent pour des raisons professionnelles.
10:05Quand je dis la plupart,
10:06on a des raisons professionnelles
10:07où l'entreprise paye,
10:09la plupart où on a des salariés
10:12qui ont un budget alloué par l'entreprise
10:15et d'autres, en fait,
10:16qui s'hébergent eux-mêmes
10:17pour des raisons professionnelles
10:18et une mobilité pro.
10:21Moi, la location meublée longue durée,
10:24elle est quand même de toute façon
10:24plus courte
10:25que la location ville longue durée.
10:27On est d'accord ?
10:28Oui.
10:29C'est quoi ?
10:29C'est 9 mois, c'est ça, les beaux ?
10:3112 mois.
10:3212 mois ?
10:3212 mois.
10:33Vous êtes fort.
10:34Par défaut,
10:35elle est plus longue,
10:36elle est plus courte
10:37parce que la durée des beaux
10:38est plus courte.
10:39Oui, c'est ça.
10:39Et qu'elle est renouvelée
10:41tous les ans
10:42et alors que c'est tous les 3 ans
10:43pour un...
10:44Exactement.
10:44Voilà, je ne suis pas si nulle que ça,
10:46finalement.
10:47Ok, donc location moyenne
10:49durée meublée
10:50et là, je me retrouve
10:52avec cette situation de
10:53quel type de bail je signe
10:55et vous allez me sortir
10:56de votre chapeau,
10:57tous les deux,
10:58le fameux bail code civil.
11:00Alors, s'il est employé
11:02à bon escient,
11:03c'est bien.
11:03S'il a mauvaise escient,
11:04je m'adresse à tous nos auditeurs
11:06et téléspectateurs
11:07qui seraient tentés
11:08par ce bail code civil.
11:09Rappelons les règles ensemble,
11:11messieurs, s'il vous plaît.
11:12C'est quoi le bail code civil ?
11:14Le bail code civil,
11:16c'est un bail de droit commun
11:17qui est régi
11:18entre un propriétaire
11:20et un locataire
11:20et librement négocié
11:22entre les parties.
11:23Voilà.
11:24Je dis bien librement.
11:25Après, effectivement...
11:27Il fait fi
11:28de l'encadrement
11:29des loyers,
11:29par exemple ?
11:29Bien sûr.
11:30Des prix à vie,
11:32du montant
11:32du dépôt de garantie...
11:33On peut tout fixer en amont
11:35et peu importe
11:36si ça ne respecte pas
11:37le bail loi de 89 classique.
11:39Le bail de droit commun
11:40qui n'est pas régi
11:43par une loi.
11:44C'est un bail libre.
11:45Alors là, j'imagine
11:46tous les investisseurs
11:48qui nous écoutent
11:48qui nous disent
11:48« Wow, mais c'est génial ! »
11:50Et après, on rajoute
11:51« Oui, mais... »
11:53Bien sûr.
11:54Pour pouvoir pratiquer
11:55ce bail code civil,
11:56il faut que le logement
11:57ne soit pas destiné
11:58à un usage
11:58de résidence principale.
12:01Et c'est là
12:01que vous,
12:02vous vous adressez,
12:02que ce soit du côté
12:03de Barnes
12:03ou de Paris Attitude,
12:05plutôt à des entreprises
12:06ou à des gens en mobilité,
12:08des gens qui ne vont pas rester.
12:09Voilà.
12:10Il s'appelle aussi
12:10bail résidence secondaire.
12:13Et dans cette dénomination-là,
12:15il prend tout son sens.
12:16Parce qu'effectivement,
12:18on est dans le cadre
12:19d'un hébergement,
12:20d'un logement
12:21qui devient non principal
12:25parce qu'à durée déterminée.
12:27Mais c'est important
12:28de le rappeler.
12:29Je vous le dis
12:29parce qu'effectivement,
12:30on en avait beaucoup parlé
12:31au moment des Jeux Olympiques
12:32parce que vous aviez
12:33beaucoup de propriétaires
12:34bailleurs
12:34qui, pour anticiper
12:35et puis pour voir
12:36faire partir le locataire
12:38quand ça les arrangeait,
12:39avaient signé des baux
12:40de ce type-là.
12:41Il y en a encore
12:42qui existent.
12:42Moi, j'ai vu...
12:43Alors, c'est...
12:44Voilà.
12:44Et vous regardez sur Internet
12:46quand vous voyez
12:47que le loyer dépasse allègrement
12:48l'encadrement des loyers.
12:49Quand ce n'est pas précisé
12:50sur les sites d'annonce
12:51parce que parfois,
12:51c'est précisé,
12:52au moins, c'est honnête.
12:53Mais quand ce n'est pas précisé,
12:55si vous voyez
12:56qu'on vous demande
12:56des dépôts de garantie
12:57qui atteignent
12:58des montants stratosphériques
12:59et des loyers
13:00qui dépassent allègrement
13:01l'encadrement,
13:02ça sera un bail code civil.
13:03Et n'oubliez pas
13:04que ça,
13:05on n'a pas le droit
13:05si ce n'est pas justement
13:06par vos biais.
13:07Il faut que ce soit quand même
13:09fait dans les règles de l'art.
13:11Je préfère le dire.
13:12Une fois qu'on l'a dit maintenant,
13:13à qui vous vous adressez ?
13:14Quel est l'usager,
13:16justement,
13:16qui n'est pas,
13:17sans doute pas,
13:18en tout cas,
13:18en résidence principale
13:19dans ces logements,
13:21en fait, du coup ?
13:22Alors,
13:23principalement des grandes entreprises,
13:24des grandes entreprises
13:25du 440.
13:26On travaille avec
13:29une centaine de sociétés
13:30aujourd'hui
13:30qui font venir
13:31des collaborateurs
13:32du monde entier,
13:34des Etats-Unis,
13:35d'Europe,
13:36pour qu'ils puissent
13:37travailler en France,
13:38qu'ils viennent
13:38en expatriation
13:40pour des durées
13:41entre 1 et 3 ans.
13:43Et donc,
13:43ces gens-là,
13:44effectivement,
13:44soit arrivent
13:46avec l'avantage
13:47du bail société,
13:48c'est-à-dire que
13:49l'entreprise
13:50prend le bail
13:50à son nom.
13:51C'est ça,
13:51c'est dans ces cas-là,
13:52c'est l'entreprise
13:52qui est locataire,
13:53en fait ?
13:54Je dirais que,
13:54principalement,
13:56le code civil
13:57prend tout son sens
13:58avec, justement,
13:59ce type de bail.
14:01L'entreprise
14:01prend le bail
14:02à son nom
14:02pour l'usage
14:03de son collaborateur
14:04et, à partir
14:05de ce moment-là,
14:06on négocie
14:07propriétaire
14:07et entreprise
14:08un bail
14:10pour qu'il soit
14:11bien fait.
14:12Après,
14:12effectivement,
14:13on peut aussi avoir,
14:14et actuellement,
14:15on en a beaucoup,
14:15des Américains,
14:16on a beaucoup d'Américains
14:17qui arrivent actuellement
14:18à Paris,
14:19et tant mieux pour nous,
14:20d'ailleurs,
14:21pour se loger.
14:22Et donc,
14:23on a des entrepreneurs,
14:24des Américains
14:25qui arrivent
14:25avec leur propre entreprise
14:27et là,
14:27effectivement,
14:28qui se logent
14:29via leur entreprise.
14:30Ou alors,
14:31on le sait,
14:32ces pays anglo-saxons
14:33comme l'Australie,
14:33les États-Unis,
14:34fiscalement,
14:35ils restent très souvent
14:36rattachés
14:37d'où ils viennent.
14:38Donc,
14:38c'est une résidence secondaire
14:40qui est tout à fait justifiée.
14:41Et d'ailleurs,
14:42on fait attention
14:43chez Barnes
14:44à ce que...
14:46C'est une espèce
14:46de résidence secondaire
14:47qu'on loue,
14:48en fait.
14:48Voilà,
14:49exactement.
14:49C'est ça.
14:49La résidence principale
14:50reste à l'étranger
14:52par un bien,
14:53par même fiscalement
14:54les impôts.
14:55Et en France,
14:56ils viennent uniquement
14:57que pour travailler
14:58et même parfois
14:59des pieds à terre.
15:00On a des Américains
15:00qui viennent six mois
15:01et repartent.
15:02Frédéric,
15:03vous me disiez
15:03avant que l'émission démarre,
15:04puisque vous parliez,
15:05genre,
15:06de l'arrivée d'Américains
15:06aussi qui était
15:07de plus en plus présents,
15:08de l'impact de la guerre
15:10au Moyen-Orient
15:11sur votre marché en ce moment.
15:12vous voyez
15:12d'autres types
15:13de clientèle revenir.
15:14Oui,
15:15mais ce n'est pas
15:15le seul impact.
15:16C'est-à-dire que...
15:17Enfin,
15:17quand je dis
15:18que ce n'est pas
15:18la seule cause,
15:19pardon.
15:20La conséquence,
15:21c'est qu'effectivement,
15:21on a un retour
15:22d'expatriés français
15:23qui reviennent
15:24quand il y a
15:25une situation conflictuelle
15:26dans une région du monde.
15:28En ce moment,
15:28c'est le Moyen-Orient
15:29et effectivement,
15:30on voit quelques ressortissants
15:32français qui nous appellent
15:33en nous disant
15:34« J'ai besoin d'un logement
15:36pendant une période donnée,
15:37le temps que,
15:37en gros,
15:38le conflit se calme.
15:40Se règle,
15:42qu'on a eu depuis
15:43de nombreuses années,
15:44on a eu des ressortissants
15:46ukrainiens
15:46qui fuyaient l'Ukraine.
15:49On a eu
15:49« Quand la Libye est tombée »,
15:51« Le printemps arabe ».
15:52Toutes ces périodes-là,
15:53en fait,
15:53nous ont amenés
15:54à avoir des mouvements
15:55de population
15:56qui ont un besoin
15:57de logement
15:58pour une durée déterminée.
16:00Et là,
16:00dans ce cas-là,
16:01le bail code civil
16:02prend tout son sens.
16:03Il existe depuis
16:04suffisamment longtemps
16:05pour pouvoir le justifier.
16:06Mais effectivement,
16:07on le voit,
16:08il y a une couverture médiatique
16:10qui est de plus en plus
16:10importante là-dessus.
16:12On voit qu'en fait,
16:13il y a quelques abus.
16:13Il y a quelques propriétaires
16:14qui se disent
16:15« Tiens,
16:16si je pouvais vétiller
16:17de respecter
16:18l'encadrement du loyer
16:20par ce biais-là,
16:22je m'engoufle dans la brèche. »
16:24Sauf qu'effectivement,
16:25c'est une erreur,
16:28c'est une malversation
16:29de la loi.
16:29Et le risque derrière,
16:30c'est que le locataire
16:31qui rentre dans les lieux
16:33et qui se rend bien compte
16:34qu'il n'est pas là
16:34au titre d'une résidence secondaire,
16:36mais bien d'une résidence principale,
16:38peut se retourner
16:39contre le propriétaire.
16:41Je le dis aux locataires
16:41qui nous écoutent,
16:42je sais qu'il y en a beaucoup.
16:43Si c'est votre cas,
16:44vous pouvez faire
16:45requalifier le bail
16:46et donc obtenir
16:48une baisse sans doute
16:49assez massive
16:49du loyer notamment.
16:51Du coup,
16:51revenir sur un bail
16:52dit plus classique,
16:53soumis à la loi
16:54du 6 juillet 1989
16:55et donc dans ce cas-là,
16:56avec toutes les contraintes
16:57qui sont liées à ce bail,
16:59donc l'encadrement des loyers,
17:00l'encadrement du dépôt de garantie,
17:02l'encadrement des prix à vie,
17:03tout ça s'applique du coup
17:04de manière rétroactive.
17:05Mais j'imagine
17:06que ça n'avait pas
17:07vos affaires à tous les deux
17:08justement ces abus,
17:09parce que quelque part finalement,
17:11est-ce que ça ne jette pas
17:12un peu une mauvaise image
17:13sur les baux que vous signez,
17:15que vous faites signer
17:16aux propriétaires
17:17avec les entreprises locataires
17:18ou les expats ?
17:20C'est quand même compliqué
17:21pour vous de gérer ça,
17:22j'imagine.
17:23Alors effectivement,
17:23les agences aujourd'hui
17:24qui se disent spécialisées
17:27dans le code civil,
17:29c'est un vrai problème.
17:30C'est un vrai problème
17:31parce que forcément,
17:34avec nos deux agences
17:36qui sont quand même
17:36des agences qui ont pignon sur rue,
17:39qui sont très connues à Paris,
17:40si aujourd'hui,
17:41il y a un spécialiste
17:41qui ne fait que ça,
17:42c'est que forcément,
17:43il le fait de manière
17:44pas forcément légale.
17:46Il faut savoir que nous,
17:47aujourd'hui,
17:47je parle pour Barnes,
17:48on a un taux de code civil
17:50qui malheureusement augmente
17:51dans Paris Intramuros,
17:52mais on est également...
17:54Pourquoi vous dites
17:54malheureusement augmente ?
17:57Ça m'intéresse.
17:58Parce qu'en fait,
17:59par défaut,
18:00on sait qu'encore une fois,
18:01ce sujet de résidence secondaire,
18:03il est fragile.
18:04Et donc,
18:04il nous expose.
18:05Nous, en tant que professionnels
18:06immobiliers,
18:06on a un devoir de conseil
18:07envers nos bailleurs.
18:10Et on sait que malheureusement,
18:13parfois,
18:13le propriétaire me dit
18:14je veux absolument
18:15un bail de code civil
18:15pour ne pas être impacté
18:17par l'encadrement immobilier.
18:18Et donc, nous,
18:18professionnels immobiliers,
18:19avec le peu d'offres
18:20qui est actuellement sur le marché,
18:22on se retrouve en concurrence
18:23avec des agences
18:24qui disent
18:24c'est pas grave,
18:25on y va.
18:25Oui, nous,
18:25on va le faire quand même.
18:26Et donc, ça,
18:27c'est problématique.
18:29Mes partenaires aujourd'hui
18:30de relocation
18:31qui amènent
18:31tous ces clients expatriés
18:34sont tous les jours
18:35nous disent
18:36ce n'est plus possible.
18:37Donc, après,
18:39il y a des solutions,
18:39on en a plein.
18:40Je pense qu'on pourra
18:41en reparler.
18:42Mais c'est vrai que
18:44cette mauvaise concurrence
18:46qui dit
18:46je ne fais que du code civil
18:47ne peut pas bien le faire.
18:49Ça, c'est une évidence.
18:50Après, il y a des alternatives.
18:52Ce bail
18:54de mobilité professionnelle
18:55plus court.
18:56Le bail mobilité.
18:57Alors, attention,
18:57le bail mobilité
18:58est quand même soumis
18:59à la loi Lurin.
18:59Oui.
19:00Voilà, c'est quand même
19:01soumis à l'encadrement.
19:02Donc, on a des solutions.
19:04Il peut y avoir
19:05un bail précaire,
19:06par exemple,
19:06qui est une bonne alternative aussi.
19:08C'est quoi
19:09entre le bail...
19:10Alors, il va falloir
19:11qu'on s'y retrouve
19:12parce que c'est quoi
19:12la différence,
19:13ce bail précaire
19:14avec le bail code civil
19:15ou avec
19:18le truc de l'État,
19:19la bail mobilité ?
19:20La convention
19:21d'occupation précaire,
19:22elle est comme
19:23le bail code civil.
19:24C'est un convention
19:25de droit commun.
19:26Donc, c'est régi
19:27entre les parties.
19:29Le bail mobilité,
19:30lui, est régi
19:31par la loi du...
19:31Oui, mais par rapport...
19:32Alors, du coup,
19:33par rapport à ce bail précaire,
19:34ce n'est pas exactement
19:35comme le bail code civil,
19:36du coup ?
19:36Si, si, si.
19:36Ah, si, d'accord.
19:37Parce que là,
19:37je croyais qu'il y avait
19:38encore une autre alternative.
19:40Non, mais...
19:40Non, mais...
19:40C'est une autre dénomination.
19:42D'accord, ok.
19:42Effectivement, on l'appelle
19:43bail code civil,
19:44bail résidence secondaire
19:44et il y a bail précaire aussi.
19:46Parce que le bail précaire,
19:46il faut réellement justifier
19:48de la précarité de ce bail.
19:49Oui, bien sûr.
19:50Ce qui est très intéressant,
19:51d'ailleurs.
19:51C'est-à-dire qu'il y a
19:52aujourd'hui,
19:53exactement comme
19:53une résidence secondaire,
19:54si on n'arrive pas
19:54à la justifier,
19:55ce n'est pas une résidence secondaire.
19:58Le bail d'occupation précaire,
20:00c'est pareil.
20:00S'il y a une vraie dénomination
20:02précaire de ce bail,
20:03il est propre et c'est bien.
20:05Et il y a une demande
20:05pour ça, messieurs ?
20:07Parce que là,
20:07vous me dites...
20:08Effectivement, j'imagine...
20:08D'ailleurs, il me semblait,
20:10quand j'avais bossé
20:10sur le sujet
20:11de ce bail code civil
20:12ou bail précaire,
20:13qu'à l'origine,
20:14s'il avait été là aussi,
20:15c'était précisément
20:16il concernait exclusivement
20:17Futentant,
20:18ces fameuses entreprises
20:19qui cherchaient à héberger
20:21leurs salariés en mobilité.
20:23Est-ce qu'aujourd'hui,
20:24il y a encore une forte demande
20:26de la part des entreprises ?
20:27Bien sûr.
20:28Oui ?
20:28Bien sûr, bien sûr.
20:29Les demandes sont toujours
20:31plutôt constantes, je dirais.
20:33Effectivement,
20:35comme Jean l'indiquait,
20:37on reçoit chez nous,
20:38chez Paris Attitude,
20:39de plus en plus, en fait,
20:40de demandes étrangères.
20:41On est à peu près
20:42à une proportion actuellement
20:43de 75% de nos clients
20:44qui viennent de l'étranger,
20:46qui sont de nationalité étrangère.
20:48Donc, dans ce sens-là,
20:49en fait,
20:49ça répond exactement
20:50à la problématique,
20:52en fait,
20:52l'encadrement, en gros,
20:54du bail code civil.
20:57Et est-ce qu'on a
20:59une augmentation
21:02de nos beaux codes civils
21:04en ce qui nous concerne ?
21:05Je dirais que c'est plutôt stable.
21:08Il y a quand même
21:09un effet, effectivement,
21:10plutôt néfaste, en fait,
21:11de, je dirais,
21:13des acteurs
21:14qui ne respectent pas,
21:15en gros,
21:16le cadre légal, en fait,
21:17du bail code civil,
21:19du bail société.
21:20Et on le voit, en fait,
21:23nous,
21:23dans certains propriétaires
21:26qui...
21:28candidats propriétaires,
21:29donc qui nous appellent
21:29pour référencer leurs biens
21:30chez Paris Attitude
21:31et qui nous disent
21:32« Je ne veux que ça. »
21:35mais ça ne marche pas comme ça.
21:36Mais alors, justement,
21:37justement,
21:38il nous reste six minutes.
21:39Je voudrais qu'on s'adresse
21:41à tous ces propriétaires
21:42qui cherchent
21:42à optimiser
21:43leur investissement
21:44mais à respecter
21:45les règles.
21:46Donc,
21:47où est-ce qu'il faut
21:47que se situe le bien ?
21:49Comment est-il
21:50ou pas adapté ?
21:51Est-ce qu'il est adapté
21:52en fonction, peut-être,
21:52de la typologie du bien ?
21:54Peut-être que ça marche
21:54sur les petites surfaces
21:55et moins sur les grandes
21:56ou pas, d'ailleurs.
21:57Je dis peut-être
21:57une énorme bêtise.
21:58Est-ce qu'il y a
21:59des localisations,
22:00des typologies de biens
22:01qui se prêtent
22:02plus que d'autres
22:03à ces beaux civils
22:05qui peuvent permettre
22:07effectivement
22:07de maximiser le rendement ?
22:09Alors, là,
22:10on peut faire, en fait,
22:11deux familles
22:13de biens
22:15destinés
22:16à certaines familles
22:18de candidats locataires.
22:19Les clients étrangers,
22:2175% chez Paris Attitude,
22:22quand ils viennent
22:23pour une mission
22:25à durée déterminée,
22:26ils n'ont pas envie
22:27de s'expatrier,
22:28j'irais,
22:29trop trop loin.
22:30Ils ont envie
22:30de vivre leur expérience
22:32professionnelle expatriée
22:33à Paris,
22:34au cœur de Paris.
22:35Donc, en fait,
22:36ils veulent être
22:36à l'intérieur de Paris.
22:37Même si l'entreprise
22:39est située
22:40en petite couronne
22:41ou en grande couronne,
22:42ils préfèrent, en fait,
22:43faire le trajet,
22:44mais vivre, en fait,
22:45dans Paris.
22:45Donc, ça, c'est très, très important.
22:46Et ça, on peut le transférer aussi
22:47parce qu'on ne m'accuse pas
22:48de faire du parisianisme,
22:49mais on peut le transférer
22:50à d'autres grandes villes
22:50type Lyon, par exemple.
22:51Oui, exactement.
22:53C'est propre, en fait,
22:55à toute ville.
22:58Et tout expat
22:59qui a envie vraiment
23:00de vivre dans le cœur
23:01de la métropole.
23:02Exactement.
23:02Et si on se transpose
23:04en français expatrié,
23:05en fait, dans une ville
23:06à Londres
23:07ou n'importe quelle ville,
23:09on n'a pas envie,
23:10on va dire,
23:10de s'enterrer exactement
23:12très, très loin.
23:12On a envie de vivre,
23:13en fait, au cœur de la ville.
23:16Pour ce qui est
23:17des clients français,
23:18alors nous,
23:18les clients français,
23:19en fait,
23:19on a une part d'étudiants,
23:21on a une part
23:21de mobilité professionnelle aussi
23:23qui viennent
23:25de province
23:25ou éventuellement
23:27des dom-toms,
23:27par exemple,
23:28ça arrive aussi souvent.
23:30Et là,
23:30dans ces cas-là,
23:30en fait,
23:31on se rapproche plus,
23:31on va dire,
23:33soit de quartiers
23:34plus populaires
23:35ou alors de quartiers
23:36qu'on a connus,
23:37de quartiers
23:38où on a des amis,
23:40de quartiers proches
23:41de son travail.
23:44Donc,
23:44il y a ces éléments-là
23:45aussi qui échangent.
23:46Du côté,
23:46chez Barne,
23:47je ne sais pas,
23:48moi,
23:48Barne,
23:48c'est plutôt,
23:49j'imagine quand même
23:51le bien un peu prestigieux.
23:52Donc,
23:52j'imagine que vous,
23:53vous êtes beaucoup plus...
23:55Oui,
23:55bien sûr.
23:55Alors,
23:56c'est vrai que pour répondre
23:57vraiment à la clientèle aujourd'hui
23:58qui est éligible
23:59et qui même sera peut-être
24:01plus intéressée
24:01par ce code civil,
24:03je vous disais,
24:03il y a une arrivée massive
24:05d'Américains actuellement
24:05avec un très fort pouvoir d'achat,
24:07donc des locations
24:08qui peuvent vraiment s'envoler
24:10plus de 10 000 euros par mois.
24:11Souvent,
24:12ces Américains,
24:13ils n'ont pas,
24:14ils n'ont aucun justificatif
24:16de revenu.
24:17Donc,
24:17il faut être un peu souple,
24:19c'est-à-dire qu'on appelle ça
24:20des dossiers un peu plus atypiques
24:23et donc,
24:24on peut se retrouver par exemple
24:25à avoir des paiements annuels,
24:26des choses comme ça.
24:28Et ça,
24:28c'est possible avec le bail code civil ?
24:30Voilà,
24:30exactement.
24:31Ça,
24:31c'est possible avec le bail code civil.
24:34Tous les propriétaires n'acceptent pas
24:36mais ça permet effectivement
24:36d'avoir un petit peu de trésorerie
24:39et puis surtout de sécuriser
24:41cette location.
24:42Donc voilà,
24:42c'est vrai que ce profil aussi
24:43aujourd'hui très très haut de gamme
24:44de la clientèle,
24:45le bail code civil
24:46va pouvoir effectivement
24:47être un peu plus souple.
24:49On va pouvoir travailler ensemble
24:50les durées,
24:52etc.
24:52Oui,
24:52parce que j'ai Alban
24:53qui me demande dans l'oreillette,
24:54il me dit
24:54est-ce qu'il peut y avoir des cautions ?
24:56Mais j'imagine que c'est
24:56le fameux dépôt de garantie
24:57qui peut être très élevé aussi
24:59par la souplesse du bail code civil.
25:01Bien sûr,
25:01mais après,
25:01en fait,
25:02souvent on dit
25:03le code civil permet tout.
25:04Après,
25:04encore une fois,
25:05c'est un contrat
25:05qui signe entre deux parties.
25:07Oui,
25:07encore faut-il
25:08que le locataire accepte.
25:08Exactement,
25:09et très régulièrement,
25:10d'ailleurs,
25:10je le dis à mes bailleurs
25:11et à nos équipes,
25:13je dis attention,
25:13notre bail code civil,
25:14il est relativement souple,
25:15c'est-à-dire qu'on voit
25:16des beaux codes civils
25:17toute la journée,
25:18lorsqu'on travaille
25:18avec des gestionnaires,
25:19etc.,
25:19on voit des beaux codes civils
25:20très stricts,
25:21beaucoup plus proches
25:22seulement d'un bail commercial,
25:23donc nous,
25:23on reste sur des beaux
25:24d'habitation
25:25et je leur dis attention,
25:26plus vous êtes stricts,
25:27plus vous avez de chances
25:28d'avoir un logement vacant.
25:29Voilà,
25:30ça c'est la réalité.
25:30Parce que c'est ça aussi le sujet,
25:32c'est-à-dire qu'effectivement,
25:33l'enjeu,
25:33c'est quand même,
25:34quitte à maximiser mes profits
25:35grâce au déplafonnement
25:36des loyers,
25:37autant qu'il y ait des gens
25:38qui le louent,
25:38parce que si je suis trop gourmand,
25:40je n'ai personne.
25:41Tout à fait,
25:41si un bailleur veut faire
25:43un code civil complètement délirant,
25:45même s'il respecte
25:46l'encadrement légal du code civil,
25:50il n'y aura personne.
25:51Il n'y aura personne,
25:51exactement,
25:52il ne faut pas faire n'importe quoi.
25:53Et messieurs,
25:53justement,
25:54je voudrais terminer là-dessus
25:55parce que vous avez parlé
25:56des étudiants.
25:58Moi,
25:59les étudiants
25:59avec un bail code civil,
26:01je ne comprends pas trop
26:01parce que le niveau des loyers,
26:03je trouve ça énorme en fait.
26:04Et je ne vois pas
26:05comment un étudiant
26:06peut véritablement
26:08prétendre à un bail code civil
26:09compte tenu
26:11du niveau exorbitant des loyers.
26:13C'est dans le cadre
26:14en fait d'une durée
26:15très courte.
26:16Oui, bien sûr,
26:16mais alors il faut que ce soit
26:17vraiment le temps d'un stage.
26:18Oui, bien sûr, c'est ça.
26:19Mais est-ce que vous ne croyez pas
26:20que c'est peut-être
26:21le souci de ces baux-là ?
26:23Est-ce que ça ne peut pas avoir
26:24un effet inflationniste
26:26sur tout un tas de locataires
26:27qui cherchent à se loger
26:29parfois durablement
26:30dans les villes en fait ?
26:31Ma conviction,
26:32c'est que ça a un effet
26:34inflationniste
26:34si effectivement
26:35ça devient un effet de mode
26:36et que beaucoup de propriétaires
26:39s'engouffrent dans ces faits de mode
26:40en ne respectant pas
26:41le cadre légal
26:43du bail code civil.
26:43Si on respecte
26:44le bail code civil
26:45dans sa forme légale
26:47qui existe depuis très très longtemps,
26:49il n'y a aucun risque
26:50en fait que ça prenne
26:51en fait une inflation
26:53des montants des loyers.
26:54Si je peux effectivement compléter,
26:57je pense que c'est aussi
26:58à nous acteurs de l'immobilier
27:00de faire attention
27:01à ce marché qui est fragile,
27:02c'est sûr
27:02et donc savoir dire
27:05aux propriétaires
27:06Là, ce n'est pas possible.
27:07Voilà.
27:07Vous voyez par exemple,
27:09il y a des zones à Paris,
27:10même à Tramuros,
27:11le sud du 15ème
27:12où j'ai certains
27:14fonds d'investissement
27:14avec qui on travaille
27:15qui nous disent
27:16je ne veux que du code civil.
27:18Je leur dis
27:19on a essayé,
27:20ça ne fonctionne pas.
27:21Donc à nous aussi
27:23de savoir dire non
27:26et de travailler
27:28sur du long terme
27:29c'est un peu
27:30l'éducation
27:31je pense
27:31mais ne pas aller
27:32à la facilité
27:33du code civil
27:33de continuer
27:34un petit peu
27:34à lutter
27:35et ça fonctionne
27:35vraiment aujourd'hui
27:36on a des
27:37nos partenaires
27:39nous remercient
27:40tous les jours
27:40de faire ça.
27:41Alors,
27:42on est là aussi
27:43pour faire des locations
27:45il y a peu d'offres
27:46énormément de demandes
27:47mais tout en respectant
27:48la règle
27:48mais on essaie
27:49de le faire au maximum
27:50et je pense que ça nous va bien.
27:52Et je vais garder ça
27:52pour le dernier mot
27:53de l'émission
27:54parce que le jingle de fin
27:55est déjà parti
27:56et j'adore cette phrase
27:58savoir dire non
27:59mais c'est l'histoire
27:59de la vie ça.
28:00Voilà.
28:01Merci à tous les deux
28:02merci à Jean Gouvion
28:03de Saint-Cyr
28:03directeur de Barnes
28:04Rental
28:05à la française
28:05Frédéric Lecoeur
28:07président de Paris
28:08Attitude
28:08à la parisienne
28:09merci d'avoir été avec nous
28:11je vous retrouve demain
28:12pour un nouvel épisode
28:13des experts de l'IMO
28:14sur BFM Business
28:16Les experts de l'IMO
28:17sur BFM Business
Commentaires