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  • il y a 2 jours
Tout savoir sur les grandes tendances du marché de l'immobilier avec les meilleurs experts et notre journaliste maison, Marie Coeurderoy, et vous !

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00:03BFM Business présente les experts de l'IMO, Marie-Cœur d'Aurora.
00:08Et les experts de l'IMO, c'est tous les jours à l'heure de votre déjeuner, ça tombe bien,
00:12il est midi une.
00:13Mais d'abord, un rappel des principaux titres de l'actualité économique et ce regain de tension au Moyen-Orient
00:17qui provoque de nouvelles tensions aussi sur les marchés financiers.
00:20L'ensemble des bourses européennes sont dans le rouge, les prix du pétrole repartent à la hausse.
00:25Le baril de Brent flirte de nouveau avec les 98 dollars ce midi.
00:28Le marché obligataire, lui aussi, se tend à nouveau.
00:31La dette de l'État français à 10 ans se rapproche des 3,65%
00:35et le 10 ans allemand est repassé au-dessus des 3% de nouvelles tensions
00:39après que les États-Unis et l'Iran se sont de nouveau attaqués mutuellement la nuit dernière,
00:43chacun accusant l'autre de violer le cessez-le-feu.
00:46Si à ce stade, Donald Trump assure que les discussions diplomatiques indirectes se poursuivent,
00:51l'un des conseillers du guide suprême iranien promet ce midi, je cite,
00:54un déluge de missiles et de drones en cas de nouvelle agression américaine.
00:58C'est dans ce contexte que l'OCDE annonce une révision à la baisse de ses prévisions pour la croissance
01:03mondiale cette année.
01:04Si le conflit se prolonge jusqu'à l'an prochain, le PIB ne progressera que de 2,1% en
01:102026
01:11contre 2,9% prévus au départ.
01:13L'impact de la guerre serait de seulement 0 à 1 point
01:15si un accord de paix devait être conclu ces prochaines semaines.
01:19Allez, c'est l'heure des experts de Limo.
01:21Votre programme avec Bien Ici.
01:24On est bien ici.
01:25Trouvez votre futur logement par vie de quartier et temps de trajet sur bienici.com
01:58BFM Business présente
01:59accélérer la vente d'une maison qui avait du mal à se vendre.
02:03Peut-être en étant un peu plus transparent et en sachant véritablement
02:07quelle est la note de performance énergétique du logement
02:09et quels travaux je vais devoir faire pour que ce bien corresponde à mes envies,
02:15mes besoins et mes capacités financières surtout.
02:17Ensuite, retour en plateau pour le débat du jour
02:20et encore de merveilleux professionnels à mes côtés.
02:22On va faire le tour de l'état de ces marchés de l'immobilier.
02:25L'ancien, le neuf.
02:26Les politiques prennent-ils suffisamment de bonnes décisions
02:29pour pouvoir permettre à ces secteurs
02:32soit de poursuivre dans leur reprise pour l'ancien,
02:34soit de se relancer enfin pour le neuf.
02:37On verra ça dans quelques instants.
02:38Mais d'abord, c'est l'heure du pro de Limo.
02:41Les experts de Limo, le pro de Limo.
02:44Et on est en ligne avec Manon Delmas,
02:46MIFSUD, conseillère immobilier IAD France à Toulouse.
02:50Bonjour Manon.
02:52Bonjour Marie, merci pour l'invitation.
02:54Ben non, merci à vous pour votre témoignage.
02:56Bon, six mois de vente.
02:57Et j'allais dire, finalement, c'est pas tant que ça à l'heure actuelle.
03:00Mais six mois de vente pour une maison, c'était long, c'était long.
03:02Et puis d'un coup, d'un seul, baguette magique,
03:04j'ai envie de dire, ça s'est débloqué.
03:06Enfin, baguette magique, c'était quoi la baguette, Manon ?
03:09Alors, la baguette magique, ça a été tout simplement, du coup,
03:12une reprise en main de ce bien, effectivement,
03:15qui ne se vendait pas après six mois de commercialisation.
03:18Cinq visites, zéro offre.
03:20Le retour des acquéreurs était sans appel.
03:24Ils avaient peur, du coup, de la classification énergétique de la maison.
03:28Et donc, la vendeuse m'a contactée pour me demander mon aide.
03:31Et donc, bien évidemment, pas de DPE sur la maison.
03:36Enfin, bien évidemment...
03:37Mais je croyais que c'était obligatoire, les DPE.
03:39C'est plus obligatoire, les DPE ?
03:42Absolument, vous avez tout à fait raison.
03:44Je rappelle aux téléspectateurs qu'effectivement,
03:46l'affichage du DPE dans les annonces immobilières
03:49est obligatoire depuis le 1er janvier 2022.
03:52Et donc là, il n'y en avait pas.
03:54Donc en même temps, s'ils n'étaient pas à raccord avec la réglementation,
03:57ça explique cela.
03:57J'imagine que, comme ça, au premier abord,
04:00on se disait aussi, non seulement il n'y a pas de diagnostic de performance énergétique,
04:03mais j'imagine que la maison, elle ne paraissait pas être A ou B.
04:06C'était pas un logement neuf.
04:09Tout à fait.
04:10La maison était plutôt ancienne.
04:11Et donc, effectivement, les acquéreurs avaient peur de cette classe énergétique.
04:17Et donc, malgré tout, il y avait quand même eu de l'amélioration
04:21puisqu'on avait eu le changement des menuiseries, par exemple,
04:23l'isolation par l'intérieur, la pose de la pompe à chaleur.
04:27Donc, il y avait quand même des éléments qui, malgré l'ancienneté de la maison,
04:30permettaient d'avoir une meilleure classification énergétique.
04:33Donc, ce qui a été nécessaire de faire, en effet,
04:36c'était de contacter un professionnel, un diagnostiqueur,
04:40pour établir un diagnostic de performance énergétique.
04:43Et au final, la note, elle n'est pas si pourrie que ça, quoi.
04:47Même dès, je pense que pour un logement ancien,
04:49c'est plutôt une belle performance, quand même.
04:52Tout à fait.
04:53La note était très correcte.
04:55Et ce qui a permis, effectivement, d'avoir, finalement,
04:58le carnet de santé énergétique de la maison,
05:01qui était plutôt correct et en adéquation avec les travaux qui avaient été réalisés.
05:05Et elle s'est vendue, du coup.
05:07Alors, vous avez eu des offres.
05:08Alors, j'aime bien l'histoire, parce qu'en plus, voilà,
05:11c'est ce que disait Jacques Chirac, je crois.
05:14Les emmerdes, ça vole souvent en escadrille.
05:16C'est que là, en l'occurrence,
05:17combien même vous aviez eu enfin une offre avec un DPE
05:21qui, finalement, était plus que correct.
05:22Et bien, là encore, il y a eu des choses qui se sont passées.
05:26Ça n'a pas été aussi simple que ça.
05:28Alors, effectivement, la suite sur cette maison a été qu'on a eu des super acquéreurs
05:34qui étaient ravis d'acheter cette maison.
05:36Mais on avait donc l'acheteuse qui est sous curatelle.
05:39Donc, ça a été, après, un accompagnement bancaire qui a été un peu plus complexe.
05:45Mais il faut savoir bien s'entourer de professionnels.
05:48puisqu'il faut savoir que, quand on est sous curatelle,
05:51il y a des délais qui sont un petit peu plus longs,
05:53notamment sur l'obtention des assurances de prix.
05:55Mais bon, là, ça y est, elle est vendue.
05:56Elle s'est vendue à un bon prix, cette maison ?
05:58Elle s'est vendue au prix.
06:01Et elle s'est vendue, en effet, en peu de temps après mon intervention.
06:05Un mois et demi après, elle s'est vendue, du coup,
06:08grâce à tout cet accompagnement derrière qui était nécessaire.
06:12Mais c'est toujours intéressant.
06:14Merci, Manon, pour votre témoignage.
06:15C'est toujours intéressant, ces témoignages de vous, professionnels.
06:17Parce que c'est des histoires de vie derrière toute acquisition immobilière,
06:21que ce soit du côté des vendeurs, des acheteurs de vous, professionnels.
06:24Donc c'est toujours intéressant.
06:25Merci, Manon.
06:26Manon Delmas, Mif Sud, conseillère immobilier IAD à Toulouse.
06:31Si, comme Manon, vous avez des témoignages terrain à nous apporter,
06:34des anecdotes, des coups de cœur, des coups de gueule parfois.
06:36Et ça arrive assez régulièrement, surtout en ce moment.
06:38N'hésitez pas à nous écrire lesexpertsdelimo.fr.
06:42Allez, c'est l'heure du débat.
06:48Quel duo de choc.
06:49À ma droite, Pascal Boulanger, président de la Fédération des promoteurs immobiliers.
06:53Bonjour, Pascal.
06:54Bonjour, Marie.
06:55Et à ma gauche, Loïc Quentin, président de la FNIM.
06:58Bonjour, Loïc.
06:58Bonjour, Marie.
06:59Et vous êtes les meilleurs représentants de vos segments immobiliers respectifs.
07:03J'ai envie de dire l'ancien, l'existant.
07:05Je me souviens d'un ancien patron de la FNIM qui a vraiment été très attaché
07:09au fait qu'on arrête de dire l'ancien, mais bien l'existant et le neuf.
07:13Vous êtes dans un état de santé un peu différent tous les deux.
07:16Mais vous êtes quand même avec un petit fond d'inquiétude.
07:18On ne va pas se mentir.
07:19Je vais commencer par Pascal.
07:21Le neuf, bon, on attend.
07:23C'est un peu sereine.
07:24Sereine, ne vois-tu rien venir ?
07:26On pensait que la reprise allait s'engager.
07:28Elle est quand même assez timide aujourd'hui pour la construction neuve.
07:32Oui, on a fait l'année 2025 catastrophique, je l'ai déjà dit sur votre antenne.
07:37Le premier trimestre 2026, on pensait qu'il allait bien démarrer.
07:41On avait le dispositif Jean-Brun, je pense qu'on y reviendra.
07:44Et malheureusement, un conflit armé au Moyen-Orient.
07:47Et on sait par expérience que dans ces moments-là, il n'y a pas d'investisseurs.
07:51Les gens attendent, ne font pas des prêts de long terme.
07:53Ils se demandent si les taux d'intérêt ne vont pas monter.
07:55Ils demandent ce qui va se passer.
07:56Il y a une inquiétude et cette inquiétude n'est pas du tout propice à l'investissement.
08:01Donc, malgré l'obtention du dispositif Jean-Brun, malgré un début de reprise qu'on pensait avoir,
08:09vous savez, c'est quand même un petit peu un manque de chance.
08:13Le 21 février, on obtient le dispositif Jean-Brun.
08:17Le 28 février, soit 7 jours plus tard...
08:19L'Amérique déclare la guerre à l'Iran.
08:21Voilà, donc aujourd'hui, on est dans l'Atlantisme.
08:23On a des bons atouts.
08:26Mais il y a un climat général qui fait que ça ne redémarre pas.
08:29Bon, je vous regarde, Loïc, sur l'existant.
08:32Le redémarrage, il a quand même eu lieu en 2025, on ne va pas se mentir.
08:36Et quand je dis un peu, parfois, moi, je trouvais qu'il y avait une forme de timidité
08:39chez certains acteurs de l'immobilier ancien, de me dire...
08:42Oh, quand même, c'était quoi, 950 000 ventes l'année dernière ?
08:46On a terminé à 952 000 ventes.
08:4712% de croissance, on avait projeté 11% en janvier 2025, oui, sur l'année 2025.
08:53Sacrément fort !
08:54Tout à fait, mais on ne se rend pas forcément dans les prévisions.
08:56Et je peux peut-être vous en dire d'autres maintenant.
08:58Aujourd'hui, qu'en est-il sur l'année 2026 ?
09:00Puisque c'est la question posée.
09:022026 nous inquiète, comme Pascal.
09:04C'est une situation qui est très inquiétante, pour plusieurs raisons.
09:08On a bien démarré l'année.
09:09On avait pronostiqué 3 à 5% en janvier 2026, avant que la guerre au Moyen-Orient, la crise, ne
09:16soient révélées.
09:17Et aujourd'hui, ce qu'on constate, c'est que les derniers chiffres d'avril, en acte signé,
09:24on était affiné 2025 à 952 000 transactions.
09:28Nous terminons avril à 940 000.
09:31Donc ça commence déjà à baisser, quoi.
09:33Ça a déjà baissé.
09:33Alors, même si d'année à année, ils ne sont pas comparables,
09:36parce qu'il y a eu un mois d'avril l'an dernier qui est exceptionnel.
09:39On peut avoir aussi un rattrapage en même.
09:42Et néanmoins, la tendance est de fond.
09:43J'avais dit récemment, il y a un mois, un marché convalescent au bord de la rechute.
09:48Et pourquoi au bord de la rechute ?
09:49Cette rechute, elle est provoquée principalement par la crise au Moyen-Orient,
09:53par une inflation qui est au rendez-vous et qui est de retour.
09:562,5% d'inflation.
09:58Aujourd'hui, nous n'avions que 0,3% en janvier.
10:01On attend les annonces de la Banque Centrale Européenne.
10:04La semaine prochaine, en juin.
10:05Le 11 juin, il y a fort à croire que dans tous les cas, le taux de la BCE va
10:09remonter.
10:09Ce qui va immédiatement et mécaniquement entraîner un relèvement des taux des prêts consentis aux particuliers en matière immobilière.
10:15Donc, c'est ça qui nous inquiète.
10:18Et il y a un aspect psychologique aussi pour les acheteurs.
10:20C'est-à-dire que, quand bien même la hausse dont on parle assez régulièrement à l'antenne des experts
10:23de l'IMO et de BFM Business,
10:24elle est quand même assez modeste à ce stade sur nos crédits immobiliers.
10:27Et pour autant, psychologiquement, on sent qu'il se passe quelque chose chez les acheteurs potentiels.
10:32Il y a aussi une crainte, je dirais un manque de visibilité sur l'avenir politique de la France.
10:37Il y aura dans un an, nous aurons un nouveau président de la République,
10:41une nouvelle Assemblée Nationale constituée,
10:43deux nouveaux groupes parlementaires et un nouveau ministre du Logement.
10:47Et on repart.
10:48Et là, c'est l'inconnu la plus totale.
10:50Comment le logement va être traité dans la période à venir ?
10:53On est d'accord.
10:54Mais déjà, on va rester sur, effectivement,
10:55Loïc, vous mettez le point sur ce qui est l'alpha et l'oméga de vos marchés respectifs.
10:59Ce sont les conditions de financement des acheteurs.
11:01Donc là, aujourd'hui, effectivement, on voit que nos taux d'intérêt, ils ont plutôt une tendance haussière.
11:05Je le dis d'un mot quand même, mais il y a des opérations,
11:07pour celles et ceux qui souhaiteraient acheter un bien immobilier ancien ou neuf d'ailleurs,
11:10il y a des opérations de certaines banques en ce moment
11:12qui mettent tout sur la table pour engranger de nouveaux dossiers avant qu'ils ne soient trop tard.
11:17Allez regarder quand même, parlez-en à vos courtiers, vos banquiers.
11:18Il faut en profiter, à 3,25 c'est pas cher.
11:20C'est ça, il y a une offre à 3,10 sur 20 ans, tout profil confondu dans une grande
11:25banque nationale.
11:26Je crois que ça vaut le coup.
11:27Je pense que les banques jettent leur dernière force dans la bataille avant qu'elles ne puissent plus.
11:31Non mais c'est même pas ça Marie.
11:32Moi je vois régulièrement, on dit les banques ne veulent pas prêter, c'est faux.
11:36Mais c'est vraiment faux.
11:37En ce moment c'est vraiment pas le cas.
11:40Moi je vois régulièrement les patrons de ces banques qui me disent
11:42mais c'est notre cœur le prêt immobilier,
11:45parce que les gens empruntent sur 15 ou 20 ans
11:47et donc on fidélise un client avec un prêt sur 15 ans ou 20 ans
11:50et après ils ont d'autres produits à proposer.
11:52Donc ils ont vraiment envie.
11:53Alors il y a effectivement cette montée, comme vient de dire très justement Loïc,
11:57des taux d'intérêt et puis aussi les critères du HTSF.
12:00Le Haut Conseil pour la stabilité financière.
12:02Oui, qui sont beaucoup trop, beaucoup trop rigoureux.
12:05Les banques elles-mêmes me le disent.
12:06On nous protège de bêtises qu'on ne va pas commettre.
12:09C'est ça que me disent les banques.
12:10Et donc sur le reste à vivre, etc.
12:13Sur les fameux pourcentages d'endettement.
12:14Et puis on va avoir le sujet du fameux taux d'usure aussi qui va se poser là.
12:18Taux d'usure, s'il y a un peu d'inflation, ça va se demander.
12:19Donc il faut peut-être libéraliser de ce côté-là.
12:21On fait beaucoup nous de pression pour qu'on nous entende.
12:25Les banques nous disent mais attendez, on n'a pas de défaillance,
12:27on a envie de prêter.
12:29Mais les conditions de la réglementation européenne
12:32avec les transpositions de la norme en France
12:34fait que des fois on peut prêter à Madame Dupont
12:37et on ne peut juridiquement pas.
12:40Donc ça c'est un vrai sujet.
12:41Mais pas ça quand même sur le crédit IMO et sur le logement neuf.
12:44Non seulement effectivement je le disais,
12:46les taux ne sont pas si élevés que ça historiquement.
12:48Parce que je vois tous les autres.
12:49Les gens, vous regardez sur les réseaux sociaux
12:51qui entendent parler de taux à 3,5%.
12:54Oh mon Dieu, moi j'empruntais à 1%.
12:56Les gars, vous êtes assez peu nombreux finalement historiquement.
13:00On est sur des taux quand même qui sont relativement faibles.
13:03J'ai connu des taux à 17%.
13:04Voilà, regardez, écoutez-le.
13:06En 17% !
13:0781.
13:08Voilà, c'était une période où François Mitterrand disait
13:11les Français gagnent de l'argent en dormant
13:13parce qu'on avait des rémunérations de comptes à terme à 15 points.
13:15Ah bah oui, là pour le coup effectivement en parallèle
13:17on avait, j'imagine, et puis le livret A de l'époque.
13:20Mais juste quand même sur le logement neuf,
13:22au-delà de nos taux de marché,
13:23on a aussi tout un tas de prêts bonifiés
13:26qui concernent spécifiquement l'achat d'un logement neuf
13:28parce qu'ultra performant.
13:30On a le prêt à tout zéro de l'État,
13:31mais on a aussi des prêts spécifiques à zéro pour cent d'intérêt
13:34de la part des banques elles-mêmes.
13:37J'ai du mal à comprendre comment finalement
13:39ce financement qui est finalement
13:42vraiment agréable en ce moment
13:43pour acheter un logement neuf
13:45ne puisse pas aller dans votre sens
13:47de commercialisation de logements neufs.
13:49Je regardais vos derniers chiffres à la FED.
13:51Un quart de projet annulé ?
13:54Oui, 24%, presque un quart.
13:57C'est quand même dingue !
13:58Alors qu'en temps normal, c'est négligeable.
14:00C'est entre 2 et 3%, peut-être 3,5%.
14:02Et on a aujourd'hui...
14:04Vous savez, le problème, nous, c'est que pour démarrer une opération,
14:06il faut qu'on ait un taux de réservation,
14:08ce qu'on appelle le quota pour démarrer les travaux.
14:10C'est ce que nous demandent nos banques.
14:12Et quelquefois, on n'arrive jamais à l'obtenir.
14:13Donc les premiers clients se désistent.
14:15On va dire, attendez, j'ai réservé il y a un an.
14:17Je ne suis toujours pas...
14:18Je vois que ça ne démarre toujours pas.
14:19Je ne peux plus attendre.
14:21Et donc, effectivement, on a actuellement 24% des projets
14:24lancés par les opérateurs, promoteurs et immobiliers
14:26qui ne vont pas au bout.
14:28Ça veut quand même dire que les trois quarts vont au bout.
14:30Mais on doit arrêter des projets
14:32qui n'ont pas encore techniquement démarré.
14:34Mais ma question, Pascal, c'est pourquoi ?
14:36Je vous l'ai dit, il n'y a pas de confiance.
14:39J'ai beaucoup pesté sur les conditions
14:42que nous imposait le gouvernement
14:44ou les non-conditions, l'arrêt du PINEL, etc.
14:46Aujourd'hui, je le redis sur votre antenne,
14:49on a été entendu avec le dispositif Jean Brun.
14:51On a eu le prêt à taux zéro pour les maisons individuelles.
14:55On a eu l'amendement pour lequel je m'étais beaucoup battu
14:57des donations, qui est toujours en vigueur jusqu'au 31 décembre.
15:01Tout ça va dans le bon sens et on a une volonté.
15:04On ressent, je ressens une volonté gouvernementale de nous aider.
15:08J'en ai parlé d'ailleurs, il y a une quinzaine de joies
15:09avec le président Macron qui avait compris,
15:11qui m'a dit oui, effectivement,
15:12ils ont fait pas un mea culpa,
15:14mais ils sont allés trop loin
15:18pour nous embêter.
15:19Aujourd'hui, ils veulent nous aider,
15:20ils ne sont plus majoritaires.
15:21C'est déjà un peu plus compliqué.
15:22Quand ils voulaient nous embêter, ils étaient majoritaires.
15:24Aujourd'hui, ils veulent, mais ils ne sont plus majoritaires.
15:26Mais il y a ce que Loïc a décrit,
15:28ce que j'ai décrit il y a quelques instants,
15:30il y a en France une espèce d'inquiétude,
15:32une angoisse internationale également,
15:34qui fait que les gens ne sont pas prêts
15:36à faire des investissements de long terme.
15:37C'est ça qu'on ressent aujourd'hui.
15:38Donc c'est plus psychologique ?
15:41Psychologique, il y a aussi quand même un gros problème,
15:42c'est que les Français n'ont plus confiance
15:44dans l'investissement immobilier,
15:45dans l'investissement locatif.
15:46Et vous faites la bonne pirouette, là, pour le coup,
15:48parce qu'on va parler du Jean-Brun,
15:50parce qu'effectivement, il a été quand même,
15:51dès le départ, plutôt favorable.
15:53Franchement, on ne va pas rentrer dans les détails,
15:54parce que je pense qu'encore,
15:55il y a des améliorations possibles
15:56sur le Jean-Brun dans le leu.
15:56Pour le neuf, mais pas pour l'existant.
15:57Mais pour l'existant, c'est quand même cataclysmique.
15:59Il y a le projet de loi qui va être présenté,
16:01qui a été présenté par le ministre,
16:03et là, qui contribue, finalement,
16:05à réguler et corriger le tir,
16:08et notamment avec un dispositif
16:09qui est sensiblement à peu près identique
16:11au marché du neuf.
16:12Mais la question qui se pose,
16:13c'est que les Français n'ont plus confiance.
16:15Il faut restaurer cette confiance des investisseurs.
16:17Comment aurait-il confiance aujourd'hui ?
16:18D'abord, les taux de rendement sont trop faibles.
16:20Le rendement de l'immobilier n'est pas assez élevé
16:22par rapport, je dirais, à la pression fiscale,
16:24par rapport aux obligations.
16:25C'est ce que j'allais dire.
16:25À cause de quoi, Loïc ?
16:27C'est quoi ? C'est la fiscalité ?
16:28Ce sont les prix qui ont trop augmenté
16:29au moment où nos taux étaient à 1%.
16:31Mais c'est l'ensemble.
16:32Et toutes les annonces aussi,
16:33je dirais, les nouvelles réglementations
16:35qui s'appliquent aux propriétaires.
16:36La réglementation environnementale, par exemple.
16:38On voit que l'encadrement des loyers,
16:39ça fait 12 ans et on va y venir,
16:40parce que c'est ce sujet qui vous tient à cœur,
16:42mes chers maris.
16:43Donc là, l'encadrement des loyers,
16:45comment on continue encore à parler
16:47d'un dispositif qui n'a pas montré son efficacité,
16:50mais qui est un véritable épouvantail
16:52Mais il n'a pas montré non plus son inefficacité.
16:53L'impôt sur la fortune immobilière
16:55qui a été effectivement recréée par Emmanuel Macron,
16:59Français, qui ne veulent pas investir dans l'immobilier.
17:02Toutes les normes, toutes les obligations,
17:03les réglementations, les diagnostics
17:05qu'on doit naisser un contrat,
17:06les impayés, etc.
17:08Tout sous les risques que prend un propriétaire bailleur.
17:11Eh bien, je dirais...
17:12Mais pardon Loïc, mais là, encore une fois,
17:13je vais boucler la boucle sur l'aspect psychologique,
17:15mais est-ce qu'il n'y a pas un aspect plus psychologique
17:17qu'autre chose ?
17:18Encore une fois, l'encadrement des loyers,
17:19à Paris, les loyers n'ont pas baissé
17:21depuis la mise en place de l'encadrement des loyers.
17:23Ils ont juste augmenté un peu moins fort qu'ailleurs.
17:25Les impayés de loyers, ils plafonnent à un taux
17:27qui est historiquement élevé, mais qui est de 3%.
17:29Mais Marie, on n'a pas besoin d'un encadrement.
17:31Il y a déjà un encadrement naturel
17:32dans toutes les loyers sur les zones tendues
17:34où l'augmentation est plafonnée
17:36à la seule variation de la liste réelle.
17:37Il n'est pas naturel, voilà.
17:37Il était aussi introduit dans la loi.
17:39C'est 48% du marché locatif en France
17:42qui est classé en zone tendue,
17:43qui a déjà une limitation à l'augmentation
17:45au moment de la sortie du locataire.
17:46À la relocation.
17:47À la relocation.
17:47Mais ça veut dire que quelqu'un
17:48qui viendrait investir n'aurait pu...
17:50Mais chère Marie,
17:51si l'encadrement des loyers avait été efficace,
17:54mais Paris n'aurait pas perdu
17:55et ne perdrait pas 1 000 habitants par mois ?
17:56Oui, mais alors pourquoi une ville comme...
17:58Non, mais parce qu'à chaque fois,
17:59on me donne l'état du marché locatif parisien
18:02et je l'entends, il est déplorable
18:04et je suis bien placée pour le savoir.
18:05700 logements par mois se libèrent.
18:06Mais ma question, c'est pourquoi
18:09l'état du marché locatif au niveau national
18:11et dans d'autres villes
18:12qui n'ont pas l'encadrement des loyers
18:14se détériorent tout autant ?
18:15Pour deux facteurs principaux.
18:18Vous prenez la part des logements meublés à Paris
18:21et passez de 13 à 29% en 14 ans.
18:25Toutes les grandes villes de France
18:27ont vu effectivement cette érosion.
18:29On a accordé plus d'avantages fiscales
18:30à la location meublée
18:31qu'à la location nue
18:32qui est faite pour...
18:33Donc c'est plutôt un vrai choc fiscal.
18:35C'est-à-dire que l'encadrement des loyers
18:37à bon dos quand même.
18:38Il y a une vraie réalité fiscale
18:40sur l'investissement locatif en France
18:42et d'ailleurs d'où la bataille du neuf
18:44pour récupérer un dispositif attractif quand même.
18:47Oui, parce qu'on se rend compte
18:48que s'il n'y a pas de dispositif attractif,
18:50il n'y a pas de modèle économique.
18:52Donc on peut me faire toutes les simulations qu'on veut,
18:54on peut me faire toutes les études.
18:55Nous, on se rend compte
18:56et ça existe depuis la loi Menuri,
18:5886, 1940 ans.
19:02Dès que le dispositif fiscal s'arrête,
19:04patatrac, les chiffres se cassent la figure.
19:06Je vais vous donner encore mes chiffres,
19:07je les ai par cœur.
19:08Une année normale,
19:08on fait 61, 62 000 ventes
19:11aux investisseurs privés.
19:13L'année dernière, sans dispositif,
19:159 468 versus 61, 62 000.
19:19Donc on a...
19:20Loïc a donné un sujet tout à l'heure.
19:21On parle de l'impôt sur la fortune.
19:24Alors qu'on soit pour ou contre l'ISF.
19:26Très bien.
19:27Mais quand on dit
19:28on supprime l'ISF
19:29pour mettre que sur l'immobilier,
19:30moi j'ai beaucoup de clients,
19:32de gens qui me disent
19:33mais j'ai plus envie d'avoir l'immobilier,
19:36je préfère mettre ça en assurance,
19:38en assurance vie, en liquide,
19:40sur la bourse, etc.
19:41Ce qui est dommage
19:42parce qu'il y a un rôle social quand même
19:43dans l'investissement.
19:44Pourquoi on a puni l'immobilier ?
19:46Pour une raison simple,
19:47c'est qu'avec votre compte en manque,
19:48vous pouvez le délocaliser.
19:50Votre appartement,
19:50partir à l'étranger,
19:51c'est beaucoup plus compliqué.
19:53Et tout ça,
19:54on a plafonné les loyers,
19:55on peut être pour ou contre,
19:56mais nous on sait que ça retire
19:59des logements,
20:00du marché.
20:01On a donné plus de droits
20:02à des locataires,
20:03aujourd'hui les propriétaires nous disent
20:04moi je ne suis pas dans le débat,
20:06je constate.
20:06Et aujourd'hui,
20:07il n'y a plus d'intérêt à investir
20:09s'il n'y a pas un dispositif fiscal
20:11qui compense.
20:12Et ça,
20:12messieurs Lecornu et Jean Bral
20:14l'ont bien compris,
20:15la preuve,
20:15on arrête le dispositif,
20:16patatrac.
20:17Donc,
20:17il faut retrouver un équilibre,
20:19il faut que les rapports
20:21locataires-propriétaires
20:23se rééquilibrent
20:24un peu en faveur des propriétaires,
20:25il ne faut pas avoir peur de dire
20:26qu'on a trop protégé.
20:28Il y a des villes
20:29où il faut que ce soit
20:29à l'avantage
20:30un peu plus des propriétaires,
20:32il y en a d'autres
20:32où je pense que c'est
20:33les spécificités territoriales
20:35de la France
20:35et on peut difficilement dire
20:37que dans les villes
20:37ultra tendues,
20:39ce soit les locataires
20:41qui aient la main,
20:42quand même.
20:42Mais ce n'est pas une question...
20:43Mais si on veut équilibrer
20:44les rapports en fait.
20:45Non mais ce n'est pas vrai Marie,
20:46dans ces villes-là,
20:47les gens nous disent
20:47de toute façon,
20:48si je n'ai pas ma rentabilité,
20:50je vais payer ceci,
20:51je vais payer de l'impôt sur la fortune,
20:52je vais payer une taxe foncière.
20:53Il y a des endroits
20:54où la taxe foncière
20:54correspond à 3 mois et demi
20:56de loyer.
20:56Oui je suis d'accord.
20:57Et ce n'est pas le cas de Paris.
20:583 mois et demi...
20:59Je ne parle pas de Paris,
21:00je vous parle de la France.
21:00Non mais c'est pour ça
21:01que je parle de villes tendues
21:02versus villes moins tendues.
21:03Vous avez de l'impôt
21:04sur vos revenus,
21:05il suffit qu'un locataire
21:06ne paye pas bien
21:07ou qu'il y ait des gros travaux
21:08qui soient votés
21:09dans la copropriété
21:09pour que vous ayez
21:10des rentabilités négatives.
21:12Nous on entend les gens
21:13qui nous disent
21:13ça n'a pas d'intérêt.
21:14Donc ils viennent dans le neuf
21:15parce que le neuf
21:16il n'y a pas de travaux
21:16pendant 15-20 ans
21:18et puis il y a un avantage fiscal
21:19mais ils ne viennent plus
21:21dans l'ancien
21:21et on voit ce qui se passe.
21:23Donc il faut rééquilibrer tout ça.
21:25D'ailleurs il y a des programmes
21:26politiques que je suis en train de lire
21:27où pour la première fois
21:29parce que les dernières élections
21:30présidentielles
21:31le logement était un peu
21:31le grand oublié.
21:32On l'a dit suffisamment.
21:34Là j'ai l'impression
21:34que c'est un sujet majeur
21:36et j'en profite
21:37d'être sur votre antenne
21:38pour interpeller les politiques
21:40et les candidats.
21:40J'ai commencé à lire des programmes
21:42qui vont dans le sens
21:43de rééquilibrer
21:44parce qu'on est allé trop loin
21:45et quand on va trop loin
21:46le marché s'est arrêté.
21:48Appelle aussi de votre côté Loïc
21:49nos futurs candidats
21:51à l'élection présidentielle
21:52de se dire
21:53le logement doit être
21:54au cœur des débats.
21:55On a cessé de le dire
21:56de toute façon
21:56ça fait trois ans
21:57qu'on ne cesse d'interpeller
21:58tous les politiques
21:58les 11 groupes parlementaires
22:00tous les ministres successifs
22:01comme quoi le logement
22:02est une urgence.
22:03Moi j'ai dit
22:04la crise de l'immobilier
22:04derrière nous
22:05la crise du logement
22:06est devant nous
22:06et là on va vers la crise
22:08on n'est pas encore
22:08dans la crise du logement
22:09donc dans tous les cas
22:10c'est la vraie question
22:11comment allons-nous
22:12nous sortir de cette situation
22:14parce qu'on est
22:15une situation de crise inédite
22:17au moment où l'État
22:17n'a plus les moyens
22:18de conduire
22:19et d'adopter une politique.
22:20Aujourd'hui les budgets
22:21et on va le voir
22:22au moment du projet
22:23de loi de finances
22:23pour l'année prochaine
22:25ça va être encore
22:26un grand débat
22:27parce qu'il n'y a pas
22:27beaucoup de marge de manœuvre
22:28et pourtant il faut
22:29sauver le logement.
22:30Donc la vraie question
22:31aujourd'hui c'est vrai
22:31que dans tous les cas
22:33si on continue
22:33à exercer une pression fiscale
22:35sur le logement
22:36il y a de moins en moins
22:36d'investisseurs.
22:37Par y de Paris
22:38Paris c'est pas trois mois
22:38mais à Paris avant
22:39c'était un mois
22:40l'année de la Gaule
22:41l'a passé à deux mois maintenant
22:42dans tous les cas
22:42c'est deux mois de loyer
22:43avec 50% d'augmentation
22:45de la taxe foncière
22:45une année.
22:46Donc tout ça
22:46c'est une pression
22:47sur les propriétaires
22:48et la pression
22:49elle est telle
22:49que dans tous les cas
22:50le rendement diminue.
22:51Investir aujourd'hui
22:52dans le neuf
22:52ou dans l'existant
22:53c'est un taux de rendement
22:54qui très souvent
22:55est inférieur
22:55au taux de rendement
22:56qu'on peut dégager
22:57sur des obligations
22:58ou les marchés financiers.
22:59Qui plus est
22:59à l'heure inflationniste
23:00qu'on connaît aujourd'hui.
23:02D'un mot quand même
23:02messieurs
23:02parce qu'il ne nous reste
23:03que quatre minutes
23:03il faudrait que l'émission
23:04dure deux heures
23:04avec vous.
23:05A chaque fois
23:05c'est une chose
23:06mais oui je sais
23:06le temps passe vite
23:07quand on discute intelligemment
23:09juste vous parlez quand même
23:10de ces sujets environnementaux
23:11parce que c'est un vrai sujet
23:12pour vos deux métiers respectifs
23:14j'ai envie de dire
23:14il y a les enjeux
23:15de rénovation énergétique
23:16de votre côté
23:17il y a les enjeux aussi
23:19des coûts de construction
23:20je pense à ça
23:21parce qu'effectivement
23:22vous construisez
23:22ultra performant
23:23mais dans ce climat inflationniste
23:25est-ce qu'il y a
23:27une espèce d'ombre
23:28de plus en plus menaçante
23:30sur des promoteurs
23:32qui se sont engagés
23:33dans la construction
23:33d'un immeuble
23:34et qui vont voir
23:35les coûts augmenter
23:36et qui pourraient peut-être
23:37stopper
23:38se retrouver dans une situation
23:39parfois dramatique
23:40au niveau de l'entreprise
23:41des surcoûts derrière
23:43in fine pour ceux qui achètent
23:44comment ça se passe en fait ?
23:45C'est le danger
23:46c'est effectivement le danger
23:47puisque aujourd'hui
23:49avec ce conflit
23:50on n'a pas encore vu
23:52réellement
23:54les prix monter
23:55mais on sait que c'est en train
23:56donc on vous a vendu
23:57un appartement aujourd'hui
23:58sur un prix
23:59d'un marché estimé
24:01et peut-être que
24:03quand on va ouvrir
24:04les plis
24:04on ne va pas avoir
24:06la faisabilité technique
24:07donc peut-être
24:07qu'on abandonnera
24:08l'opération
24:08parce que
24:09ou qu'on ira voir
24:10les clients
24:11écoutez voilà
24:11les prix tels qu'ils sont
24:13on n'y arrive pas
24:14sauf si vous acceptez
24:15un surcoût
24:16ou sinon
24:17oui c'est un véritable problème
24:19vous savez
24:19les promoteurs
24:20n'ont pas beaucoup
24:21de marge de manœuvre
24:23et de marge tout court
24:24j'ai déjà dit
24:25sur votre plateau
24:25je peux le redire
24:26la moyenne des marges
24:27d'un prompteur
24:27c'est 5%
24:28le coût de construction
24:29c'est 50%
24:31si le coût de construction
24:32dérape de 10%
24:33et ça va vite 10%
24:34on a déjà mangé
24:35toute notre marge
24:36donc si le coût de construction
24:38dérape de 15-20%
24:39on est en marge négative
24:40donc soit
24:41les clients acceptent
24:42une augmentation de prix
24:44soit on voit le projet
24:46soit on arrête
24:47c'est quand même
24:48un vrai risque
24:49car là
24:49ah bah oui
24:51beaucoup ont cru
24:51chez les politiques
24:52qu'on avait des marges
24:54on n'annonçait pas nos marges
24:55moi maintenant
24:55depuis tant que j'ai pris
24:56la présence de cette fédération
24:57je le dis
24:58nos marges c'est 5%
25:00et donc on n'a pas
25:01beaucoup de marge de manœuvre
25:02mais donc c'est
25:03même chose sur l'ancien
25:04enfin j'ai envie de dire
25:04sur l'existence
25:05ou sur les travaux
25:06bien évidemment
25:07qu'une inflation sur les matériaux
25:08va impacter directement
25:09les grands gentils
25:10de rénovation énergétique
25:11c'est la même préoccupation
25:12que l'on a
25:13quand on parle de la rénovation énergétique
25:14aujourd'hui l'urgence
25:15on a toujours dit
25:16que le calendrier
25:17n'était pas tenable
25:17et ne sera pas tenu
25:19et on a persisté
25:20dans le dogmatisme
25:21et dans l'idéologie
25:22la réalité c'est que
25:23au 1er janvier 2028
25:25on a à nouveau
25:26540 000
25:27pas de logements
25:28classés F
25:28logements classés F
25:29qui vont sortir du parc locatif
25:31parce que considérer
25:32comme indécent
25:33l'urgence
25:33elle n'est pas
25:34sur une vision dogmatique
25:36et idéologique
25:36de la politique du logement
25:37l'urgence
25:38c'est à maintenir
25:39des logements existants
25:40qu'ils soient F ou G
25:42qu'on le veuille
25:43ou non
25:44dans tous les cas
25:44il faut d'abord
25:45loger les français
25:45et avoir un choc d'offre
25:47ce qui n'est pas le cas
25:47encore dans ce pays
25:48le gouvernement
25:49a enfin compris
25:51merci à Vincent Jean-Brun
25:52et Sébastien Lecornu
25:53d'accompagner
25:53nos fédérations
25:54dans ce sens là
25:55nous n'avons jamais été
25:56autant écoutés
25:56voilà finalement
25:58dommage
25:58depuis deux mandats
25:59vous voulez dire
26:01oui depuis deux mandats
26:02voilà mais il n'est jamais
26:02trop tard
26:03mais il est quand même
26:04un peu tard
26:04pour redresser
26:05la situation
26:06dans laquelle nous sommes
26:07et de façon rapide
26:07et on le rappelle
26:08à nos auditeurs
26:09et téléspectateurs
26:10messieurs
26:10encore une fois
26:11les conditions de crédit
26:12ne sont pas aussi terribles
26:13qu'on veut bien vous le dire
26:14il faut y aller
26:14et par contre
26:15un tien vaut mieux
26:16que deux
26:17tu l'auras
26:17parce que vraiment
26:18on vous conseille
26:19vraiment fortement
26:20si vous avez un projet
26:21dans les stand-by
26:22là où vous vous disiez
26:22ça peut peut-être
26:23attendre deux ou trois mois
26:24peut-être pas
26:25si c'était pas pour tout de suite
26:26évidemment il n'y a pas
26:28mais si c'était quand même
26:29incessamment sous peu
26:30allez-y quand même
26:30et regardez
26:31ce qu'on fait aussi
26:32dans l'ancien
26:33dans l'existant
26:34et dans le neuf
26:34vous allez voir
26:35il y a plein de jolies choses
26:36à acheter
26:36merci à tous les deux
26:37d'avoir été avec nous
26:38sur le plateau
26:39Pascal Boulanger
26:39le patron de la FED
26:40des promoteurs immobiliers
26:41et Loïc Quentin
26:42le patron de la FNAIM
26:44les experts de l'IMO
26:45reviennent demain
26:45pour un nouvel épisode
26:48les experts de l'IMO
26:49sur BFM Business
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